Le filament 29 de mai 2013

2 479 vues

Publié le

Madame, Monsieur,

Recevez le numéro 29 de votre journal « Le Filament ».

Veuillez en accuser réception, et nous faire part de vos avis, critiques et suggestions, svp. Merci de faire connaître et de faire lire «Le Filament», à d’autres personnes (amis, parents, collègues, connaissances ou pas, etc.), et de recueillir leurs avis pour nous.

Avec nos compliments.

Léandre Sahiri, Directeur de Publication. Sylvain de Bogou, Directeur de Rédaction

Publié dans : Actualités & Politique
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 479
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
8
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Le filament 29 de mai 2013

  1. 1. ¤¤¤¤¤¤ Le Filament magazine. Numéro 29 de mai 2013 ¤¤¤¤¤¤¤Journal libre et indépendant paraissant le 1erdu moisSommaireEditorial 1Ombres et Lumières 2A la une: 2Ce que je pense… 6Devinettes 7Franc-Parler 9Paroles, musique et politique 11Perdu de vue 12Proverbes et dictons 15Ce jour-là 16Courriers des Lecteurs 17L’écriture africaine au féminin 18Diaspora 19Réflexions 21Point de vue 21Encres indélébiles 22Controverses 23Y’en a marre 24Actualité oblige 26SOS 28Sanctuaire 29Le débat est ouvert 31Matière à réflexion 31Morceau choisi 32Sous l’art à palabres 33La Presse des Presses 33Page des jeunes 34L’Humeur d’OBQ 35Penser l’avenir 35Humour 38Arts et Littérature et culture 39Page de l’AECI 40Le Forum du Filament 41Religion 42Leçon de vie 43Santé-Conseils 45Amanien ?... 46Economie & Finances 49Livres à lire 52Le Courrier du Golfe 54Les Indépendances africaines 54Le cahier littéraire 55In Memoriam 55Fable 55Regards croisés 56Vérités et contrevérités 56Le bêtisier 58Libres propos 58A dire vrai… 59Agenda 59Dossier de l’Education 60Etat des droits 61Mots et expressions 63Le conte du mois 64Tableau d’honneur 65Libres propos 66Mot de fin 66EditorialNous ne saurions vous proposer à lirecette nouvelle parution de votre journalLe Filament sans, au préalable, vousremercier, une fois de plus, pour l’accueilfort cordial que vous nous manifestez, telqu’en témoignent notre courrier deslecteurs et le nombre impressionnant depropositions de textes à publier. Nousnous excusons de ne pouvoir les publiertous.Nous sommes, maintenant, bel et bienconvaincus que nous devons continueret suivre la ligne de l’indépendance quenous avons, à dessein, choisie pour nepas restreindre notre liberté, pour nepas nous aliéner, autrement dit, pourpouvoir exprimer librement nos idées etnos opinions, véhiculer librement vosmessages, prendre librement positionsur certains faits, avec lespoir et laferme conviction de contribuer,efficacement et rationnellement, audébat démocratique, à la constructionde l’intérêt général et à lavènementd’une véritable démocratie dans chaquepays en Afrique.Dans les nombreux messages reçus,certaines personnes nous ont reproché levolume de notre journal : « 60 pages,disent-elles, c’est trop ! »...Que répondre à ces personnes, sinon queLe Filament est un mensuel et donc ondispose d’au moins trente jours de24heures pour le lire.Par ailleurs, à titre de comparaison,donnons une idée du tirage de quelquesjournaux de référence, auxquels nousnous assimilons plus ou moins : CourrierInternational, hebdomadaire, 64 pagesA3 ; Jeune Afrique, hebdomadaire, 96pages A4 ; Metro, quotidien gratuitanglais, 64 pages A3 ; The South African,hebdomadaire de la diaspora sud-africaine, 38 pages A3, etc. De ce fait, etvu le volume d’articles à publier que nousrecevons, la tendance est plutôtd’augmenter le volume de votre journal,du moins à notre avis.De nouveaux lecteurs nous ont rejoints.Le cercle s’est agrandi encore plus. Denombreux textes à publier nous ont étéenvoyés, des soutiens nous ont étéapportés pour que nous continuions àrester fidèles à notre ligne, et pouraméliorer davantage Le Filament, afinqu’il demeure à votre goût et continuede répondre à votre attente.C’est l’occasion de vous en remercier etde vous féliciter de tous les efforts quevous faites pour nous aider volontiers àdiffuserLARGEMENT « LeFilament», àl’offrirGRATUITEMENT, àvos amis, à vosparents, à vosconnaissances, àvos collègues…,par email, par fax,par photocopie,par courrierpostal, etc.C’est l’occasion derappeler que lespropos injurieux,diffamatoires,racistes, etc., sont strictement interdits, entreautres conditions, pour la publication des textesdans « Le Filament » . Parce que nousprivilégions les investigations, le débat d’idées etla courtoisie.C’est aussi l’occasion de préciser que Lefilament est distribué et lu partout dansle monde et toute personne est libre d’yfaire publier ses textes, etc.Excellente lecture et à très bientôt.Léandre Sahiri, Directeur de Publication.Sylvain de Bogou, Directeur deRédaction.Infos :Si vous avez des difficultés pour rédiger unarticle, n’hésitez pas à nous contacter, nouspouvons vous accompagner dans la correction,rédaction, mise en page (syntaxe, plan, insertionde photo…). Contactez-nous par email ou partéléphone. lefilament@hotmail.comLE FILAMENT désigne lefil conducteur qui, dansune lampe électrique,produit de la lumière aupassage du courant etconditionne le temps devie d’une ampoule. Onvoit donc que leFILAMENT estindispensable dans lephénomène deproduction de la lumièrequi nous éclaire et quisert à éclairer, à rendreles objets visibles. C’estgrâce à la lumière que lesténèbres ne sont plusobscures.
  2. 2. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 2OOOmmmbbbrrreeesss & LLLuuummmiiièèèrrreeesssLa Lumière et lOmbre sont liées. Lesdeux doivent coopérer, lune estnécessaire à lautre. Ils forment un tout.Il faut savoir... Savoir, c’est avoir lalumière… Savoir aide à sortir delOmbre. Lumière et Ombre peuventaussi être antagonistes. En effet,lOmbre peut empêcher la Lumière. Parexemple, dans un état dictatorial, lapresse, les arts et linstruction sont misà l’ombre. Chez un individu, la volontédobtenir quelque chose peut lui faireoublier de tenir compte de la réalité desbesoins, des intérêts et des émotionsdautrui. Inversement, la Lumière peutempêcher lOmbre. Ainsi, une personnequi accumule des connaissances dansle désordre risque de devenir l’ombred’elle-même, sans plus aucun ressort.Ce qui implique qu’il fautcontinuellement jeter la lumière sur ceque l’on fait, cest-à-dire mettre enpratique le savoir, relever les tenants etles aboutissants d’un problème, d’uneaffaire, afin d’être efficace…Dans la symbolique du Yin et du Yang,la Lumière et lOmbre sinterpénètrent.Le Yin et le Yang stipulent quelharmonie vient de léquilibre entre laLumière et lOmbre. Le point noir dansle blanc signifie que le germe delOmbre se trouve dans la Lumière. Lepoint blanc dans le noir signifie que legerme de la Lumière se trouve danslOmbre.Eric Brasseur*«PPaarrttaaggee ttaa lluummiièèrree aavveecc lleess aauuttrreess,, ssii ttuuvveeuuxx llaa ggaarrddeerr bbrriillllaannttee »».. ((PPaauull AArrnnaauudd))*LE FILAMENTFondateur et Directeur de Publication :Léandre SahiriDirecteur de la Rédaction :Sylvain de BogouSecrétaire Général de la Rédaction :Julius Blawa GueyeRédacteur en Chef :Serge GrahComité de Rédaction :Léandre Sahiri, Sylvain de Bogou,Serge Grah, Jean-René Vannier,Thomas Oholli Niamké. JuliusBlawa Gueye, Djédji Monnet, G SJonathan, Macabre Etty. Serge-Nicolas Nzi. Nikitta Kadjoumé,Cédric Marshall Kissy, Lettê naaLettê, Marcel Amondji, BéréniceWadé Nemlin, Zacharie Acafou.Nick de Bessou, Roche SossiéhiContacts: lefilament@hotmail.com00 44 75 56 56 33 86 / 00 44 77 71 10 30 93http://www.lefilament.info*CCCôôôttteee ddd’’’IIIvvvoooiiirrreee :::QQQuuueee dddiiirrreee eeettt rrreeettteeennniiirrrdddeeesss éééllleeeccctttiiiooonnnsssjjjuuummmeeellléééeeesss ddduuu 222111 aaavvvrrriiilll222000111333 ???**DDeess éélleeccttiioonnss ssaannssiinnttéérrêêtt ppoouurr llaappooppuullaattiioonn iivvooiirriieennnneeCe dimanche 21 avril 2013, près de cinqmillions divoiriens étaient attendus auxurnes pour des élections coupléesmunicipales et régionales... Le moins quel’on puisse dire est que les Ivoiriens ne sesont pas rendus aux urnes et pourcauses.Un élément important à relever, le tauxde participation qui sannonce faible.Mais contrairement à ce que certainsmédias tentent de faire croire, lemanque dintérêt de la population pourlévénement na rien à voir avec lappelau boycott lancé par le parti de lancienPrésident Laurent Gbagbo, aux prisesavec la justice internationale pour lesexactions commises au cours de sonrègne.Le Front populaire ivoirien (FPI) aeffectivement lancé un mot dordre deboycott des élections municipales etrégionales. Mais, ce parti a toujours étéminoritaire et na jamais rien représentésur léchiquier politique national malgréles milliards de francs volés à la princesseet injectés dans la propagande politiqueet le recrutement des mercenaires quiont endeuillé le pays pendant unedécennie. En réalité, le taux departicipation ne pouvait pas être élevépour des raisons que tout observateursavait. Et, ces raisons sont évidentes. Leparti de Laurent Gbagbo en tirant lacouverture essaie donc tout simplementde se donner de la contenance et de fairecroire que la majorité de la population luia obéi.Ecartée la thèse ridicule de linfluence duFPI, les raisons de la désaffection dupublic pour ces dernières élections sontles suivantes.Tout dabord, les événementsdouloureux qui ont suivi les électionsprésidentielles ont entraîné desdéplacements de population ou tout aumoins, ont fait en sorte que nombre depersonnes ne sachent plus où sontpassées leurs cartes délecteurs. Que diredes quantités de déplacés qui ne voientpas pourquoi payer pour retourner dansleurs centres - souvent éloignés -uniquement pour voter.Une autre raison est celle qui oppose lesmilitants de base à la direction du RDR etdu PDCI. Les incompréhensions sontmultiples: sous prétexte de créer deslistes dunion RHDP, les directions desprincipaux partis de Côte dIvoire ontimposé des candidats inconnus,impopulaires et à la limite vomis par labase. Le Président Alassane Ouattara afermé les yeux sur les dérives duSecrétaire général par intérim du RDR,tout comme Bédié la fait avec DjédjéMady au PDCI. Plutôt que de faire lapromotion des jeunes cadres ou desmilitants qui se sont distingués pendantla décennie Gbagbo et qui nont pas étérécompensés après laccession aupouvoir dAlassane Ouattara, les grandspartis ont entrepris de leur imposer ceuxquils contestent. Alors, ce qui a étédécrié hier se répète aujourdhui entermes de cumuls de postes. Des gensqui ont démontré leur incompétence etque la population na aidé quà causedAlassane Ouattara ont été confirmés.Pire, ils sont à la fois cadres du parti,ministres, députés et maintenant maires,et présidents de conseils régionaux. Cela,le peuple ne peut laccepter. Et lameilleure manière de le dire consiste àboycotter les urnes. Ce quil a fait.En conclusion, les raisons qui expliquentlabsence des Ivoiriens dans les bureauxde vote ce dimanche sont donc simplescomme nous venons de le voir.Edgar KouassiSource: eburnews.net*« Le chien na jamais changé samanière de sassoir ». (Proverbe).*
  3. 3. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 3Mon dernier souffleMon dernier souffle de vieSerait de réunir tous mes amis (es).Mourir ! Oui certes ! Mais de plaisir,De rires et de tous nos souvenirs.Mon dernier souffle de vieSerait de vous aimer, de vous chérir.Au bon souvenir de notre amitié,Où une réelle complicité est née.Mon dernier souffle de vieSerait décrire encore et encore.Tous ces mots qui vous disent " Jetaime "Si merveilleux si beaux comme unpoème.Mon dernier souffle de vieSera mon dernier souffle dune vie.Dune vie ô combien si remplie,De lamour dune famille et de mesamis.Mon dernier souffle de vieSera en réalité mon dernier souhait :Glisser dans mon tombeau,Mon cahier, ma plume, mon stylo !Et vous écrire den haut !Maxalexis.Extrait de « Lamitié sincère ».*AAlllliiaannccee RRHHDDPP ::ÇÇaa sseenntt llaa ffiinn !!La proclamation des résultats desélections locales, son lot de violences etles contestations donnent du tournis auxautorités en ce moment. Dans la grisaille,le PDCI et le RDR, les deux ténors duRHDP, sont à couteaux tirés et s’accusentmutuellement de fraudes. Au regard desdifférentes déclarations faites de part etd’autre, il apparaît clairement que cesdeux partis courent inexorablement versla fin de leur union.La bataille électorale, qui était censée sedérouler tranquillement dans les urnes,s’est malheureusement transposée sur lascène publique, prenant l’allure d’uncombat de rue entre partisans du PDCI-RDA et ceux du Rdr. Mieux, ces troublesfort regrettables, ont eu pour théâtre,dans la plupart des cas lescirconscriptions électorales où le partid’Henri Konan Bédié a été plébiscité.C’est le cas par exemple de la communede Koumassi. Dans cette commune eneffet, des partisans de Cissé Ibrahima ditBacongo, candidat malheureux du RDR,sont descendus dans les rues pourmanifester bruyamment en tirant mêmedes coups de feu. Le ministre Bacongocrie à la fraude et demande l’invalidationdu scrutin. A Treichville où FrançoisAmichia, le maire sortant semble avoirles faveurs des électeurs, les urnes et lesbulletins de vote ont été saccagés ouemportés. A Cocody, c’est après delongues discussions que les résultatsfaisant de N’Goan Mathias candidat duPDCI, le vainqueur des élections, ont étéannoncés. Parce que justement, lespartisans de Félicien Agbahi du RDR s’ysont opposés, estimant que c’est leurcandidat qui méritait la victoire. Dans lacommune de Marcory où Aby Raoul duPdci-Rda a remporté les élections, sixautres candidats dont le Rdr réclamentl’annulation du scrutin. Et puis dans leCavally, pour ce qui est des régionales,c’est la ministre Anne Désirée Oulotto duRdr qui dit avoir engagé un recours enannulation du scrutin face au candidatDagobert Banzio, du Pdci-Rda, vainqueurdes élections. A Abobo où le candidatAdama Toungara du Rdr a remporté lesmunicipales, la situation semble biencalme. Une fois n’est pas coutume, lePdci conteste la victoire de Koné Kafanaà Yopougon. Doukouré Moustapha,candidat malheureux, dit détenir despreuves de la fraude du Rdr. Face à cettesituation, les deux alliés du RHDP disentavoir saisi chacun ses avocats. La batailleau-delà des urnes risque de laisser desstigmates profonds, qu’il faudra dutemps pour les cicatriser...Le PDCI donnera-t-il une suite favorableau FPI ?Il y a quelques jours, le Front populaireivoirien, le parti de Laurent Gbagbo,faisait un appel de pied au PDCI-RDA, ences termes : « Frères et sœurs du PDCI, lemoment du grand sursaut national estvenu. Resserrons nos rangs pour fairebarrages aux prédateurs. Rassemblons-nous, pour défendre la Nation en péril.Nous n’avons que cette patrie. Alorsdéfendons-là ensemble… ».Voilà quelques lignes de ce qu’il estconvenu d’appeler « l’appel de pied duFPI au PDCI ». Même si le ProfesseurNiamkey Koffi, porte-parole d’HenriKonan Bédié a réagi en affirmant quecelui-ci n’est pas intéressé par cettealliance, il reste que le Bureau politiquedu PDCI-RDA n’a pas encore réponduofficiellement à cet appel. D’ailleurs,Niamkey Koffi a aussi affirmé que laquestion serait étudiée en tempsopportun. Avec ce qui se passe en cemoment sur le terrain, le parti d’HenriKonan Bédié pourrait donner une suitefavorable au Front populaire ivoirien.Car, depuis la fin de la présidentielle denovembre 2010, tout porte à croire quele RDR ne veut plus de l’alliance deshouphouëtistes.Jean Philippe Okann,in Dernière heure du 25/04/l 2013.**LLeess éélleeccttiioonnss dduu 2211 aavvrriill22001133 ::UUnn ddééssaavveeuu cciinnggllaanntt eettrréévvééllaatteeuurr ppoouurr lleeggoouuvveerrnneemmeenntt iivvooiirriieenn.Après des négociations et tractationsavec le FPI, le retrait de ce parti desnégociations et son refus de participeraux élections du 21 avril 2013, lesélections se sont déroulées, commeprévues sur toute l’étendue du territoireet tel que le souhaitait le Chef d’état, M.Ouattara. Que peut-on en dire ?Etat des lieuxYamoussoukro: Adèle Miézan,Commissaire supérieure de la CEI deYamoussoukro, détenue à la préfecturede police pour fraude avérée etconstatée.Port-Bouët: Bureau de vote ouvert àlheure, mobilisation très timide desélecteurs.Bangolo: Déguerpissement des électeurs.Lordre des candidats sur la liste duspécimen diffère de celui de la liste devote.Yopougon: Le staff du candidat ZiéCoulibaly (ex candidat PDCI auxlégislatives de Yopougon) tente decorrompre les partisans de Gbagbo.Cocody: "Désert électoral au centre devote Ste Marie". Source Valérie Bonie deBBC.Abobo: Groupe scolaire Soghéfia:11h20mns, toujours pas délecteurs (fiefde M. Ouattara).Bas Sassandra, Korogho, Boundiali,Fresco : Désert électoral.Bonoua : le seul candidat en lice pour lesrégionales Aka Ahoulé fait du porte àporte pour faire grimper le taux departicipation, etc.Le pays secoué par la violence post-électorale.
  4. 4. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 4L’on peut déclarer sans sourciller que lesélections n’étaient pas apaisées,ouvertes, transparentes etdémocratiques.Les alliés du RHDP (PDCI et RDR) se sontfait remarquer de la plus piètre desmanières, sapant la réputation de la CôteD’Ivoire et la paix dans ce pays. Lafraude, les urnes emportées ou détruites,l’intimidation et l’incursion des hommesen armes dans des bureaux de votefurent les éléments qui ont marqué oumeublé ces élections. Comme il fallait s’yattendre, des candidats ont crié à lafraude en s’accusant mutuellement. Pourrégler ces contestations, ils ont eurecours aux armes à feu, machettes etautres instruments. La ville de Séguéla aenregistré deux décès et des blessés dansles affrontements entre militants PDCI etRDR. Même son de cloche à Koumassi(Abidjan) avec un mort, de nombreuxblessés et dégâts matériels. La communed’Adjamé (Abidjan) était encore sur lepied de guerre les 22 et 23 avril 2013.Ailleurs, les perdants s’apprêtent aussi àréclamer, dans la violence, leur victoirevolée. Les forces de l’ordre et de l’ONUCIont été dépêchées sur les lieux pourcalmer les esprits.Au total, l’on peut dire que le pays estsécoué par la violence post-électorale,depuis le sud jusqu’au nord, sans oublierl’ouest et le centre-est. Certainscandidats réclament le recomptage desvoix, comme c’est le cas d’Anne Ouloto(RDR) contre Dagobert Banzio du PDCIdans la commune de Blolequin. Noussommes surpris qu’elle n’ait pas dépêchésur les lieux des bombardiersoccidentaux et de l’ONUCI comme ce futle cas sur la résidence du PrésidentGbagbo.Ces candidats malheureux aux électionsdonnent aujourd’hui raison au PrésidentGbagbo, que, « en cas de contestations,le recomptage est la forme la pluscivilisée »... Si les Etats Unis d’Amérique,la France et la Grande Bretagne ont desyeux pour voir et des oreilles pourentendre, qu’ils reconnaissent leur bêtisehumaine qui a engendré des pertes envie humaine, et ce, de façon inutile.C’est le cas de le dire que le désordreétatique créé par le Chef d’état, M.Ouattara, a atteint les personnalitéscomme M. Cissé Bacongo, ministre del’enseignement supérieur et de larecherche scientifique. Cet homme d’étata organisé une milice qui sévit àKoumassi pour réclamer sa victoire. Lemarché est parti en fumée, ainsi qu’unposte de police. La mairie a été saccagéeet de nombreuses personnes ont étéblessées.Cette violence post-électorale surpresque toute l’étendue du territoire estle fait du parti au pouvoir, le RDR, quiveut, vaille que vaille, s’approprier lescommunes du pays.Un désert électoralMalgré le très faible taux de participationselon BBC et RFI, l’on a des difficultéspour comprendre et accepter les tauxavancés par la CEI. Au départ, Elleestimait le taux à 15% ensuite à 30% etdésormais à 60%. Le FPI, quant à lui,indique le taux de participation entre13% et 15%. Nos spécialistes aux FDRCestiment le taux de participation entre8% et 10%. Ce taux est plus ou moinsconfirmé par BBC qui estime le taux en-dessous de 12%. Reuters estime le tauxde participation à 13%. C’est un véritabledésert électoral, jamais atteint dansl’histoire de la Côte D’Ivoire.Dans certains bureaux de vote, lesvotants n’atteignaient pas la centaine. Lebureau de vote 03 EPP Oupoyo sur 374inscrits, 11 votants avec un taux departicipation de 2, 94%. Grand-Bérébysur 336 inscrits, 48 votants. Selon la RTi,ce taux de participation est estimécomme un taux moyen. A Bongouana parcontre, sur 1570 inscrits, nous avons6007 votants. Au Plateau (Abidjan), lecandidat Benjo obtient 79% contre 31%pour son rival, soit un total de 110% -Résultats de la CEI. C’est un désaveucinglant et révélateur pour legouvernement ivoirien.Désillusion et déceptionEn effet, l’appel du FPI à boycotter lesélections du 21 avril 2013 a étélargement suivi sur toute l’étendue duterritoire. Aussi, les militants RHDP ne sesont pas cru concernés par ces élections.Ils ont aussi boycotté ces élections dansles zones d’influence ou bastion du RDR.A Korhogo, par exemple, les bureaux devote EPP Soba II et EPP Ouezzin Coulibalyn’avaient toujours pas d’électeurs à 14 h05. A Abobo Groupe Scolaire Sogéfia, pasd’électeurs jusqu’à 11 h 20. Il n’y avait euaucun engouement de la part desmilitants du RDR. Pourquoi cet état defait ?Partant de ce constat, on peut affirmerque, non seulement la représentativité etla légitimité de M. Ouattara souffrent denombreux handicaps ou doutes, mais, enplus, les militants du RDR sont pour laplupart désillusionnés et déçus de lagouvernance du Chef d’état M. Ouattara.En effet, la cherté de la vie, le rattrapageethnique, le chômage, l’insécuritégalopante, les promesses électorales nontenues entre autres sont les problèmesqui affectent tout le monde, y comprisces militants du RDR. Nombreux sont cesmilitants qui scandaient « GbagboKafissa, cest-à-dire : Gbagbo était mieux!».Nick De Bessou, JuristePrésident du Forum pour la Démocratieet la Résolution des Crises (FDRC)*« Je ne suis paslINVESTIGATEUR desviolences ».(Cissé Bacongo, à la Une de Nord-Sud quotidien).« Evidemment, nous-mêmes, onsait ça, Monsieur le ministre-député-ex-futur-maire, parce quetu nes pas policier pour menerdes investigations ; Mais nous, ondit : tu es lINSTIGATEUR. Etça, cest pas pareil ! ».Jonathan Kacou*
  5. 5. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 5PPDDCCII ((TTeecchhnnoollooggiieeEElleeccttoorraallee))vvssRRDDRR ((VViioolleenncceeEElleeccttoorraallee))« Les deux frères siamois, réunis au seindu RHDP (coalition au pouvoir) sont, plusque jamais, à couteaux tirés dans uneélection nationale où l’opposition estabsente. Le PDCI aussi crie au loup car leRDR a redoublé d’ardeur dans la fraudemassive et la violence aveugle face à sonallié. Si le ridicule tuait !...Vivement le sursaut national pour mettrefin à cette récréation macabre ! ».Jovin Greye*IIvvooiirriieennss,, IIvvooiirriieennnneess,,LLaa ssiittuuaattiioonn eesstt ggrraavvee,,aaggiissssoonnss mmaaiinntteennaannttLe partage du butin finit très souvent parla guerre entre alliés.C’est à cette maxime que nous assistonsdepuis laccession de lalliance PDCI-RDRau pouvoir après le coup d’état du 11avril 2011.En effet, la politique de rattrapageethnique des justiciers du nord à tous lespostes nominatifs et effectifs du pays afinit par fissurer la forteresse qui servaitde pare-brise a cette alliance de façade.Et depuis il ne se passe de semaine sansque les ivoiriens ne soient saisis par desdéclarations de protestations etdindignation des barons ainsi que desjeunes du PDCI.Des cadres du parti cinquantenaire denotre pays qui crient à la trahison de leurallié dhier montrant du coup que lavictime dans le partage du gâteauprésidentiel est bel et bien le PDCI deBédié.Aussi ces cris de cœurs traduisent lesfrustrations de ces cardes mais surtout lemalaise au sein du RHDP. Les violences etles fraudes qui ont émaillées lesdernières élections municipales entrealliés sont les preuves évidentes de nosobservations.Elles sont aussi des signes cliniques etcaractéristiques de la maladie qui vaexpédier dans le tourbillon de lenfercette alliance diabolique, et avec elletous ces concepteurs et financiers,visibles ou tapis dans lombre, quilssoient nationaux ou étrangers.Par ailleurs je pense que pour faciliter ladislocation du RHDP et isoler le RDR, quenous puissions taire nos rancœurs contrenos frères du PDCI. Je souhaite que nousmettions en place des stratégies quipuissent nous rapprocher de ces frèresqui hier, nont pas compris lessence denotre combat. Peut-être que nous avionsmanqué de techniques dapproche pourles emmener à comprendre lessence denotre combat, peut-être quil aurait falluquils soient eux aussi des victimes duRDR pour quils prennent conscience dela gravité de la situation.Pour la COTE DIVOIRE, agissonsmaintenant.Cri de Cœur.**DEMAIN N’EST PAS LOINToi qui tues sans sommationToi qui ne penses qu’à gouverner lestombesToi qui tires sur toute opposition à tonusurpationToi qui tues le roi et la reine pourt’approprier leurs biensToi qui éventres la femme qui, hier, tedonnait à boireToi qui violes la fille qui, ce matin encore,t’apportait à mangerPenses-tu à demain, oui demain, lorsquela table tournera ?Toi qui applaudis les sévices à ton voisindonnésToi qui dénonces pour avoir à manger et àte faire aimer du diableToi qui as reçu tout, vraiment tout, duchef du village qui, en frère, t’a accueilliToi qui, chaque matin, chaque soir, avecune indécence inouïe, rit du malheur deton bienfaiteur d’hier qui t’a ouvert saporte ?Penses-tu à demain, oui demain, lorsquela table tournera ?Penses-tu vraiment que tu es dans debonnes mains ?Penses-tu à ta descendance et aux biensacquis au prix du sang de ton voisin d’hier?Penses-tu que l’histoire te laissera tevadrouiller dans la rue avec ce qui n’est pastien ?Penses-tu que la descendance du voisinhumilié hier te laissera tranquille ?Penses-tu que, en frère, en sœur, en ami,tu seras encore accueilli ?Penses-tu que le diable que tu sersaujourd’hui assurera ta sécurité à vie ?Penses-tu que les richesses accumuléesaujourd’hui resteront tiennes à jamais ?Penses-tu que la terre légère te sera ett’accueillera ?Ceci est un avertissement.Demain sera rude et amer pour lescompagnons du diableCeci est un appel à celui qui voudra bien seressaisir et se faire pardonnerCeci est le dernier appel lancé aux égarésde la RépubliqueDemain, oui demain, n’est plus loin.Et demain,Les complices, le même sort que leursmaîtres bourreaux subirontSans appelEt demainLes complices, sur l’autel des traîtresverront leurs gorgesTranchéesEt demainLes complices et les lâches aux petits pieds,de leur sang laverontLe sol éburnéenMon sol souillé par leurs maîtres venus enotage prendre mon Eburnie.Eh bien oui !DemainLorsque la table aura tourné,Les amitiés, les fraternités et les voisinagesserontRedéfinisProfondément, solennellement,radicalement.Sylvain de Bogou
  6. 6. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 6Ce que je penseUne Chronique de Léandre Sahiri[Cet espace ou bloc-notes me permetdanalyser et de commenter librementles sujets d’actualité, de chez nous oud’ailleurs. C’est, en quelque sorte, monjardin secret. J’ai plaisir et honneur à yaccueillir et à partager quelques idéesavec vous].«Beaucoup de ce que je dis peut paraîtreamer, mais cest la vérité. Une grandepartie de ce que je dis peut paraîtrecomme semer le trouble, mais cest lavérité. Une grande partie de ce que je dispeut être perçue comme une incitation à lahaine, mais cest la vérité. (Malcolm X).MMIILLIITTAANNTT OOUU BBÊÊTTEEHHUUMMAAIINNEE ??Les graves incidents qui ont eu coursrécemment en Côte d’Ivoire, sousl’égide du PDCI, du RDR, et autresindépendants, dans le cadre desélections municipales et régionales,nous invitent à revoir ou à repréciser,une fois de plus, le concept de« militant » qui, aujourd’hui,notamment dans les pays africains,nous apparaît comme un véritable malqui, comme dirait La Fontaine, répandla terreur.UUnn mmiilliittaanntt nnee ddooiitt ppaass ssee ccoommppoorrtteerrccoommmmee uunn mmiilliittaaiirree,, nnii ccoommmmee uunnbbrriiggaannddDans son sens étymologique, militer,c’est constituer une raison, unjugement, une position en faveur d’unecause, d’une idée, d’une décision quivaut la peine que l’on lutte, parce quele résultat escompté est susceptible degarantir la paix, la stabilité et leprogrès.Donc, le militant doit se comporter, enprincipe, comme une personnepositive, respectable, engagée dansune lutte idéologique, c’est à dire queson combat doit exclure toute violenceet viser à faire triompher son idée ou laposition qu’il défend. C’est en ce sensque le militant diffère du militaire, dubrigand ou du bandit.En effet, là où le militaire est, a priori,fondé à user de son arme, en tant quesoldat, homme de guerre, et faisantpartie des forces armées, là où lebrigand ou au bandit s’illustrent parleurs crimes, leurs actes de vol ou depillage commis hors la loi, avecviolence et à mains armées, le militants’investit dans le dialogue et dans desactions pacifiques, respecte les lois dela république et agit sans violence.DDeess rreellaattiioonnss eennttrree ddiirriiggeeaannttss eettmmiilliittaannttssAinsi donc, le militantisme se veutfondamentalement une lutteidéologique, pacifique ou non-violente,exige que les rapports liant lesdirigeants aux militants ne soient pasde maîtres à esclaves, d’exécutifs àexécutants, de dominants à dominés,de sorte que les uns n’imposent pas, àleur gré, des décisions que les autres,à leur dépens, subiraient…Bien au contraire, les dirigeants et lesmilitants doivent vivre dans une sortede symbiose, en ce qui concerne d’unepart les décisions à prendre, et d’autrepart les actions à mener lesquellesengagent la vie du parti et la destinéedu pays.Dans cette optique, il s’avèrenécessaire et indispensable :- que, premièrement, les militantsregardent les dirigeants comme desêtres humains et non comme desdémiurges, c’est à dire non comme desêtres omnipotents et omniscients,organisateurs de tout l’univers,infaillibles, c’est à dire des individus quine peuvent jamais se tromper et dontles paroles doivent être buesnaïvement et les mots d’ordreexécutés à la lettre ;- que, deuxièmement, les dirigeantsconsidèrent les militants comme desêtres humains réfléchis, au même titrequ’eux-mêmes, les respectent pourleur dignité humaine, plutôt que de lestraiter comme du bétail, c’est à direcomme un ensemble d’animaux sansjugement, prêts, à tous instants, àexécuter n’importe quel mot d’ordre,au risque et au péril de leurs vies, ainsiqu’au mépris des droits des autrescitoyens.Ces deux principes élémentaires nesont malheureusement pas mis enpratique, en particulier dans les paysafricains où la plupart des dirigeantsafricains prennent les militants pour dubétail électoral lors des scrutins. Endehors des périodes électorales, doncen temps ordinaires, les militants sontvus et utilisés ni plus ni moins quecomme des bêtes humaines, c’est àdire des êtres humains dominés parleurs instincts et manquantd’intelligence, de jugement et aptesuniquement à suivre, tels des moutons,ce que pensent ou disent leurs chefssouvent dits charismatiques, à tort ouà raison.Et donc vus comme des bêteshumaines, les militants sont exclus detoute décision politique, et donc, neconnaissent pas, ne comprennent pas,ne contrôlent pas les politiquesmenées par leurs dirigeants. Alors que,ailleurs, les militants de base sontassociés à des prises de décision,conviés à des colloques, séminaires,«universités d’été », en vue de leurformation à l’exercice de droits etdevoirs d’Homme et de Citoyen.OOnn nn’’eesstt ppaass mmiilliittaannttss ppoouurr eexxééccuutteerrlleess ssaalleess bbeessooggnneessCertes, le fait est que de nombreuxmilitants, pour la plupart analphabètes,acceptent de passer pour des bêteshumaines. Et, dès lors, infantilisés,voire animalisés, ces militantsacceptent leur situation de misèrecomme une fatalité qui les réduit àvivre éternellement dans l’ombre et àla solde des dirigeants. Et dès lors, dansles partis politiques, les militantslimitent leurs rôles et leurs activités demilitants au statut de bêtes de somme,pour exécuter tout bêtement de salesbesognes, pour porter fièrement lescannes et les fardeaux des dirigeants,pour être les porte-voix des leaders,pour diffuser leurs idéaux dont, trèssouvent, ils ignorent l’esprit et la lettre,pour défendre, becs et ongles, desidioties.Ainsi, ignorants, ces militantss’impliquent résolument, du moinsirrésistiblement, sinon instinctivement,c’est à dire sans jugement, ni raison,dans des actions horribles, dans desmanifestations violentes, dans desactes de vandalisme sans nom, quidéfient tout entendement et toutecivilité : destruction ou subtilisation
  7. 7. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 7des urnes, boycottages d’élection,casses, pillages, vols, assassinats,meurtres, viols, etc.Force est de reconnaître que nombredes membres des organisationspolitiques se conduisent, au quotidien,comme des vers de terre, autrementdit, ils vivent nus : sans esprit critique,sans raison, sans dignité, sansjugement, si bien que leurs actes, loinde nous faire aller de l’avant,endeuillent inutilement nos familles,nous plongent dans l’angoisse, nousdépouillent de nos biens acquis au prixde mille efforts, nous dévalorisent auxyeux des autres communautés.Et, le comble, c’est que, au moment oùces militants se livrent à ces actes,pendant qu’ils s’adonnent, corps etâmes, à ces barbaries et autres crimescrapuleux, les dirigeants des partis,eux, sont sous haute garde ou se lacoulent douce dans leurs châteaux oudans les palaces de la place ou àl’étranger avec leurs femmes, leursenfants et autres proches.D’ailleurs, nul n’ignore que cesdirigeants et leurs familles, à quelquesrares exceptions près, se terrent, neprennent jamais part aux manifestionsqu’ils suscitent ou commanditent, sousprétexte que leur sécurité, à eux, n’estpas garantie.Comme qui dirait, ils ne sont pas fouspour mettre leur vie en danger, là où ilssont convaincus que des bêteshumaines, bêtes sans cornes, excitéesoutre mesure ou surexcitées à souhait,demeurent, plus que jamais et à touspoints de vue, disponibles pours’exécuter merveilleusement, prêts àmourir pour que vive le chef,moyennant quelques petits billets debanque, voire sans rien encontrepartie.C’est, sans doute, eu égard à ces faits,qui mettent en mal le processusdémocratique, que l’on affirme que« l’Afrique est malade de sesdirigeants ». Mais, on oublie tropsouvent d’ajouter que notre continentest également et surtout malade de sespopulations militantes à qui fontdéfaut, très souvent ou même tropsouvent, le bon sens et la conscience.DDee llaa ccoonnsscciieennccee eett dduu cciivviissmmee ddeessmmiilliittaannttssEn tout cas, il est temps et urgent que,chez nous, les militants prennent etaient conscience du fait qu’ils ont laforce et la validité de leurs membrespour travailler et échapper aux piègesdes pouvoirs d’argent. Les militantsdoivent prendre et avoir consciencequ’ils ont reçu de Dieu l’intelligence etla sagesse pour ne pas se laisser abuserpar les politiques. Ils doivent prendreet avoir conscience qu’ils ont lescapacités et les ressources nécessaireset suffisantes pour éviter de se laissermanipuler par les dirigeants et pournous faire éviter des situationsdéplorables, telles que celles que nousvenons hélas ! de vivre, en Côted’Ivoire…Ainsi, il est clair que d’une part, lesderniers événements qui ont fait denombreuses victimes et endeuilléplusieurs familles, et d’autre part, lesexactions qui attisent les foyers detension, partout en Afrique, sont le faitque certains militants, commed’habitude, préfèrent, en grande foulemoutonnière, suivre les mots d’ordre -quels qu’ils soient-, se mordre leurspropres doigts, plutôt que de leverceux-ci.Dommage, bien dommage que lesmilitants africains se considèrenttoujours comme des bêtes humaines,et que comme telles, ils n’osent pasrefuser la bêtise où les entraînent, laplupart du temps et à leurs dépens, leschefs, du moins les soi-disant chefs...C’est ce que je pense !Léandre Sahiri*« Quand on veut répondre à unintellectuel, c’est par des argumentsbien étayés qu’on procède et non pardes injures, ni par des arguties de basétage ». (Julius Blawa Gueye).*Les propos injurieux, diffamatoires,racistes, etc., sont strictement interdits,entre autres conditions, pour la publicationdes textes dans « Le Filament ». Nousprivilégions le débat d’idées et la courtoisie.*JJee vvoouuss rreemmeerrcciiee mmoonnDDiieeuu……Je vous remercie mon DieuDe nous avoir donné Bernard B. DadiéDe lavoir fait NoirD’avoir fait de lui une personnalitéexceptionnellePar la puissance de sa convictionPar la singularité de son talentPar l’étendue de sa culture.Je vous remercie mon DieuDe nous avoir donné Bernard B. Dadié,De l’avoir faitUn infatigable combattant anti-colonialUn défenseur acharné de la cultureafricaineUn amoureux par-dessus toutde la vérité.Je vous remercie mon DieuDavoir permisA des jeunes de Côte d’IvoireAux élèves du Collège la SorbonneDe rencontrer Bernard B. DadiéQui fait partie de notre patrimoineculturelQui contribue au rayonnement denotre paysJe vous remercie mon Dieupour cette grâce particulièreJe vous remercie papa Dadié.Serge Grah*DDD eee vvv iii nnn eee ttt ttt eee sss« Les énigmes et les devinettes font appel ànotre imagination, à notre créativité, à notrebon sens, a notre capacité à résoudre desproblèmes… Il s’agit de déjouer lesapparences, imaginer des solutionsinnovantes. Parfois, les énigmes et lesdevinettes sont un bon prétexte pourapprendre, pour délier l’esprit et l’exercerau jeu de la symbolique ». (E. Tououi BiIrié).proposez desdevinettes
  8. 8. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 8LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vous estréservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer sur lessujets d’actualité. Librement. Pour fairepartager vos opinions et vos thèses...AAllaassssaannee OOuuaattttaarraa aaggaaggnnéé.. IIll nn’’yy aa ppaass eeuu ddeeffrraauuddeess mmaassssiivveess.. EEtt ddoonncc,,iill nnee ppoouuvvaaiitt yy aavvooiirr ddeerreeccoommppttaaggee..Nous avons tous suivi avec beaucoupd’intérêt les déclarations de LaurentGbagbo, le jeudi 28 février dernier, lorsde son « procès avant procès » à La Haye.Toujours égal à lui-même, il a réaffirméque c’est bien lui qui avait gagnél’élection présidentielle de 2010. Selonlui, la preuve de sa victoire se trouveraitdans le recomptage des voix qu’il avaitréclamé en vain. Et c’est l’argumentmassue que développent,inlassablement, ses partisans, depuis sachute : « Nous avons demandé unrecomptage des voix pour prouver quec’est Gbagbo qui avait gagné. On l’arefusé parce qu’on ne voulait pas que lavérité soit sue ».Il semble que, pour eux, à force derépéter un mensonge, il finit par devenirvérité. Chaque fois qu’ils répèterontcette fable, nous nous ferons le devoir deleur rappeler les faits qui sont encorefrais dans les mémoires de toutes lespersonnes de bonne foi. Quels sont-ils ?Lorsque la Commission électorale, puis lecertificateur de l’élection ont proclamé lavictoire de M. Alassane Ouattara, niLaurent Gbagbo, ni le président de laCour constitutionnelle, personne n’a misen cause les chiffres donnés.Personne n’a dit qu’il y avait eu unmauvais comptage des voix et que, enréalité, c’était Laurent Gbagbo qui avaiteu le plus de voix. Personne n’a réclaméun Recomptage des voix.Non. Yao N’Dré a dit que les chiffresétaient exacts, mais qu’il y avait eufraude dans dix départements, au nordet au centre, régions où M. Ouattaraavait pratiquement raflé toutes les voix.En conséquence, il décidait d’annulercelles de ces dix départements. C’est enles annulant que M. Laurent Gbagbodevenait vainqueur.Or, cette décision de Yao N’Dré posaitplusieurs problèmes.D’abord, il avait été le seul à avoir vu,depuis Abidjan, des fraudes massives, làoù tous les témoins et observateursprésents ont relevé des incidentsmineurs. A la fin des opérations de vote,les préfets nommés par Laurent Gbagboavaient transmis leurs rapports danslesquels ils ne signalaient rien de spécial.Et ce, à un moment où personne nesavait qui avait gagné, ni qu’il y aurait desproblèmes. On ne peut donc passoupçonner leurs rapports d’avoir étépartiaux.D’ailleurs, jusqu’à ce jour, personne neles a mis en cause. Les reportages de latélévision, contrôlée par Gbagbo, avaientaussi dit que tout s’était bien passé dansces régions. Les nombreux observateursdépêchés sur place avaient dit la mêmechose.Où donc et comment Yao N’Dré avait-ilvu ces fraudes massives ?En deux jours, sans quitter Abidjan, ilavait bouclé ses enquêtes et décidaitd’annuler TOUTES LES VOIX de ces dixdépartements. Y avait-il eu fraude dansTOUS les bureaux de vote de ces régions? On a parlé de voitures cassées, defemme violée. En quoi ces incidents,certes déplorables, entachent-ils lasincérité des votes des localités où ils seseraient produits ?Quelle loi de ce pays dit que, s’il y a desfraudes ou des incidents dans un bureaude vote d’une localité, il faut annulertoutes les voix de cette localité ? Il n’y ena pas ! La loi à laquelle se réfèrentLaurent Gbagbo et ses partisans dit que,en cas de fraudes massives, si leur priseen compte conduit à inverser lesrésultats du scrutin, on l’annule et l’onreprend l’élection sur tout le territoire.Donc, s’il y avait eu des fraudes massives,comme l’a dit Yao N’Dré, dans la mesureoù leur prise en compte devait conduireà modifier le résultat donné par la CEI, laseule chose que la loi l’autorisait à faireétait d’annuler l’élection et de demandersa reprise. C’est donc bien Yao N’Dré quia violé la loi en inversant les résultats,pour cause de fraudes qu’il avait été leseul à avoir vues. C’est ça qui est lavérité!D’où est donc sortie cette histoire derecomptage ? Il fallait recompter pourdémontrer quoi ? Que Gbagbo avait euplus de voix que Ouattara ? Avec ou sansles voix illégalement annulées ? C’estlongtemps après que la crise acommencé, lorsque Gbagbo et sespartisans ont vu que personne, dans lemonde entier, à part quelquesintellectuels camerounais exilés sur lesbords de la Seine, ne voulait leur donnerraison, qu’ils ont sorti de leur manchecette histoire de recomptage. Alors quedepuis des mois, les bulletins et procès-verbaux étaient sous leur entier contrôle.Qui prennent-ils pour des imbéciles ?Venance Konan*« Quand on veut répondre à un intellectuel,c’est par des arguments bien étayés qu’onprocède et non par des injures, ni par desarguties de bas étage ».Julius Blawa Gueye.**« Lorsque quelque chose ne plaît pas,la tendance humaine et naturelle estde sen débarrasser, dune manière oudune autre ». Léandre Sahiri.*Pour vous procurer ce nouveau livre deLéandre SahiriContact : 0044 75 56 56 33 86 / 0033 6 9858 47 13
  9. 9. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 9FFFRRRAAANNNCCC--- PPPAAARRRLLLEEERRRUne rubrique du Doyen Thomas OholliNiamké, pour nous aider à y voir clairdans les problèmes et situations quenous vivons au quotidien.LLee CCoonnttiinneenntt AAffrriiccaaiinn eesstt eennPPéérriill !!DDiiaassppoorraa,, aauu sseeccoouurrss,, ppoouurrllee cchhaannggeemmeenntt!!Tout changement suppose un défi àrelever. Et ce défi nattend point. Lechangement est nécessaire,indispensable, surtout quand lasituation devient indécente,inconfortable, insupportable. Mais, ilne faut pas perdre de vue que c’est unprocessus difficile, mais pasimpossible. Il est possible dyaccéder. Il suffit de se poser lesquestions suivantes : pourquoi vit-on ?Comment vit-on ? Pourquoi une sigrande disparité entre les uns et lesautres?, etc.Si donc, nous sommes d’accord que lechangement est une nécessitée vitale,on peut aussi se demander : Y-a-t-il,parmi les membres de la communauté,un groupe d’individus qui doivent seulsaccepter les sacrifices pour lechangement ? Y-a-t-il un groupe quiest spécialisé pour réfléchir, pouranalyser la situation, pour manifesterla colère au nom de tous? Y-a-t-il ungroupe qui doit seul s’engager dans lecombat pour le changement ?, etc.Soyons les artisans du changementLa vie nous soumet, chaque jour, à desépreuves pour tester notre courageet notre volonté, quant auchangement.En ce moment précis, le continentafricain est en péril. Il ny a point àprétendre que tout va bien et que rienne se passe, ni à prétexter que nousne sommes pas prêts.Dans la vie, rien ne se rattrape. Unesemaine qui passe emporte avec elletrop de jours pour nous permettredaccepter ou pas notre sort. Quechacun de nous soit l’artisan duchangement tant désiré dans lemonde, au niveau individuel etcollectif. Ce changement a peut-êtrebesoin dune seule personne, dun seulmoment et dune seule action pour seréaliser. Qui sait ? Mais, la présencedun bon nombre de personnesengagées est nécessaire etprépondérante, des personnes ayantdes connaissances du pourquoi etcomment parvenir au changement.L’union fait la forcePour parvenir au changement, on atoujours besoin dun bon nombre depersonnes pour activer le processus,parce que…- Ensemble, nous sommes plus fortsque divisés,- Ensemble et en unisson, noussommes plus efficaces,- Ensemble, nous sommes beaucoupplus créatifs quindividuellement,- Ensemble, nous créons un impact etcomprenons mieux le pourquoi dubesoin...Le changement est le résultat finaldune pensée positive.Le changement nest point unequestion de chance. Le changementest issu d’une réflexion, dunedécision et d’une action positives,avec le cœur d’un peuple engagé,déterminé. On n’attend pas lechangement. Il faut lactiver pourlobtenir. Dans toute société, lechangement ne devient possible etacquis que lorsque le peuple s’engageet se met en action pour accéder àune autre vie. Ceci a besoin du gestedune personne à un moment, et enson temps.Mon appelC’est pourquoi, je lance ici linvitationà vous tous les Africains et lesafricaines du monde, y compris lesAfricains-Caribéens et les Africains-Américains du Nord et du Sud, pourune réflexion commune, uneorganisation commune qui visera àconduire à une conscience commune, àune décision commune, en vue duchangement de la situation quiprévaut sur notre terre-mère,l’Afrique, qui est en péril.Croyez-moi, nous pouvonsatteindre et ce changement. Ilsuffit de créer la confiance entrenous, de communier ensembledans la transparence à traversune inspiration combinée du cœuret de l’esprit.Il y a un temps pour séloigner dugroupe ; mais il y a un temps aussipour se joindre au groupe et pourréfléchir, pour trouver des recettes,pour agir!Le doyen Thomas Oholli Niamké,Londres**Quand un Chinois te dit : "Jemappelle Jean-Louis". Tu froncesles sourcils et tu lui dis : "Ah bon,ça fait bizarre, je pensais que tuavais un nom chinois genre JongLi". Quand un Indien te dit : "Jemappelle Raphaël". Idem, tu luidiras encore : "Ah bon, je pensaisque tu avais un nom indien genreRajiv". Quand un Arabe te dit : "Jemappelle Maurice". Toujoursétonné, tu lui diras : "Ah bon, tessûr que tu ne tappelles pasMouloud ?". Mais, quand unAfricain te dit : "Je mappelleDavid", Tu trouves cela plus quenormal. Par contre, sil te dit: "Jemappelle Makanda", tu trouverascela anormal, et tu fronceras lessourcils... Et là, interloqué, tu luidemanderas: "Euhh en fait, taspas un prénom? Un prénom pluscommun, un nom de baptêmequoi ?".Qui parmi nous ici peut nier queça ne lui ai jamais arrivé? A vousdy réfléchir...Ndona Mayinga Mayambu viaJules Kazy. Source : DiasporaAfricaine.
  10. 10. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 10CECI EST V OTRE PAGEPUBLICITAIRE POUR V OSANNONCESTTTAAAMMM---TTTAAAMMM,,, SSSOOOUUURRRCCCEEE DDDEEEMMMEEESSSSSSAAAGGGEEESSS SSSOOONNNOOORRREEESSS,,,TTTAAAMMM---TTTAAAMMM………ANNONCESBientôt se tiendra à Londres, enAngleterre, une grandeconférence internationale surl’actualité en Côte d’Ivoire.Thème : « Information et débatsur la situation sociale etpolitique en Côte d’Ivoire »*ChanteuseProfessionnelleet mère d’unenfant autiste,je suiségalementPrésidente-Fondatrice del’ONG AEAA(Aide auxEnfants Autistesd’Afrique).Sur le continent,la rareté (ousouventl’inexistence) de structures adéquates pourl’encadrement de ces enfants est uneévidence. C’est pourquoi je suis heureusede vous annoncer que, très bientôt, ouvrirale 1ercentre d’accueil et d’éveil de monONG àAbidjan, enCôte d’Ivoire.Il s’agira d’uncentre équipéd’ordinateursavecconnexioninternet,d’une salle dejeux pour lesenfants avectélévisionécran plasma.Le centre accueillera les enfants par groupede 5 ou 10, de 9H à 10H et un autre groupede 13H à 16H.A moyen terme, l’objectif est d’ouvrir deuxautres centres de ce genre dans deuxautres pays africains.J’ai besoin de vos conseils, de vos idées etsuggestions, mais aussi de votre apport detout genre.*Opportunités et OffresL’Association AFUSEPropose des cours d’initiation et demaintenance informatique (Cours engroupe ou individuel à votre domicile).Accompagnement des personnes endifficulté pour les démarchesadministratives et sociales. Contact :06 26 03 26 13 / 06 27 29 59 23Email : afusebrunoy@yahoo.fr*L’espace AnibwéLEspace Culturel PanafricainAnibwé propose : librairie, Edition,manifestations culturelles tout aulong de lannée.52 rue Greneta 75002 Paris. FranceTel/Fax: 0033(0)1 45 08 48 33Email: k2inter@voila.frwww.anibwe.com*Découvrez la librairie en ligne :livres et auteurs issus de toutelAfrique, ainsi que la Revue desbonnes nouvelles dAfrique qui viseà répandre lAFROPTIMISME.www.diasporas-noires.com*Surprise-surprise- visitez le site:www.city2visit.com*A Londres.Chaque mois,votre journal gratuitAAFFRROO LLOONNDDOONN NNEEWWSSCcontact :Tel. 08432899053 orMob. 07853 41 42 89Email:afro.london@gmail.com**Appel à contribution pourun projet d’ouvragecollectif.Libérez votre créativité !Écrivains Francophones d’Amérique lanceun appel à contribution pour recueillir destextes dans le cadre d’un projet depublication d’un ouvrage collectif.Cet appel est lancé à toute personnedésireuse de participer à cette à cetteinitiative, membres et non-membres. Lesgenres littéraires choisis sont la nouvelle etla poésie.Les textes soumis doivent être inédits etnon soumis pour publication ailleurs. Lalongueur de la nouvelle soumise ne devrapas dépasser les 1500 mots. Chaque. Lenombre de poèmes est limité à cinq (5).La date limite de la réception des textes estle 15 mai 2013.Un montant de 20 S couvrant les fraisadministratifs pour l’ouverture du dossierdoit être envoyé avec les textes.Le chèque doit être libellé au nom de : LesÉcrivains francophones d’Amérique(inscrire la mention ouvrage collectif)Pour toute information, veillez prendrecontact avec nous :Ghislaine SathoudResponsable du projet de publicationgsathoud @hotmail.com*CETTE PAGEPUBLICITAIRE VOUS ESTRESERVEE POUR VOSANNONCES
  11. 11. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 11PPaarroolleess,,mmuussiiqquuee eettppoolliittiiqquuee[Nous publierons des textes en rapportavec la vie des artistes. Nous vous invitonsà proposer pour cette rubrique des textesde chansons qui vous ont plu ou qui ontune certaine portée (morale, civique,politique par exemple) ou qui reflètentl’actualité. Vous pouvez les accompagnerd’un commentaire. D’avance merci].EEnn cchhaannttaanntt lleess lloouuaannggeessddee FFaauurree GGnnaassssiinnggbbéé,, AAïïcchhaaKKoonnéé nnoouuss iinnssuullttee ttoouuss..Hier, j’ai dû supprimer de mon blogdeux commentaires d’internautestogolais, l’un appelant les Togolais àaller attaquer les Ivoiriens au Togo, etexiger qu’Aicha Koné rembourse auxTogolais ce qu’elle a pris avec FaureGnassingbé pour faire son morceau,l’autre traitant les Ivoiriensd’opportunistes… Le genre demessages qui amènent à des violencesgratuites et insensées.Aicha Koné seule sait ce qu’elle y agagnéQu’on se le dise, chers compatriotes,cette chanson n’est pas une histoireentre Togolais et Ivoiriens. Aicha Konén’a consulté aucun Ivoirien avantd’aller faire cette chanson, et c’est elleseule qui sait ce qu’elle y a gagné. C’estelle seule qui doit être attaquée,harcelée, huée… jusqu’à ce qu’ellemonte au créneau et dise ce qu’elle y agagné. Elle et son héros national, sondieu Faure Gnassingbé. Le chef d’Etatcapable d’aller commanditer unechanson qui le loue, pendant que lesfonctionnaires du pays qu’il prétenddiriger sont dans les rues, plaidantpour une amélioration de leursminables salaires, pendant que six moisaprès la rentrée les étudiants de sonpays n’ont pas encore touché uneseule tranche de leurs aides, pendantque chaque jour, chassés par la misèreet le désespoir, des centaines dejeunes Togolais se lancent dans desaventures sans issue vers desdestinations incertaines.Chers frères ivoiriens, rassurez-vous,les Togolais ne sont pas xénophobes.Vous êtes chez vous au Togo, toutcomme nous, Togolais, sommes cheznous en Côte d’Ivoire. Et s’il arrive àvos frères réfugiés d’être injustementmaltraités durant leur exil sur le soltogolais, n’y voyez aucune trace dexénophobie des Togolais, mais de lamauvaise foi, l’incapacité etl’irresponsabilité de ceux-là qui dirigentleur pays d’accueil. Le Togo ne va pasbien. Le Togo d’Eyadema, de ses fils etde son clan est un cauchemar pour lesTogolais. Voilà pourquoi, nous, milliersde jeunes Togolais, sommes en exil,incapables de retourner chez nous. Vosfrères réfugiés ne sont que desvictimes parmi les millions de victimesque nous sommes. Voilà en quoi lecantique d’Aicha Koné à son idoleFaure Gnassingbé vous insulte, toutcomme nous….Les artistes africains doivent éviter detransmettre des messages insensés etde défendre des causes perduesqui amènent à des violences gratuitesJ’apprécie beaucoup le courage desartistes ivoiriens. C’est le premier paysde notre sous-région où l’on sent leplus l’engagement des artistes dans lavie sociopolitique de leur pays. DeTiken Jah Fakoly et Alpha Blondy àMagic System, en passant par PetitYodé, Soum Bill… les artistes ivoiriensont toujours défendu, malgré leursdifférentes convictions, la Côte d’Ivoirecontre la guerre allumée par leshommes politiques depuis les années2000. Je partage cette conception del’artiste qui doit être un porte-voix deson peuple, pour dénoncer et affronterles dérives des politiques.Je partage aussi l’idéal de ces artistesafricains qui suppriment les frontièresde leurs pays, et parlent, au nom del’unité africaine, pour d’autres pays. Ilest d’ailleurs anormal, aberrant qu’unartiste africain enferme sa voix et salutte dans son pays, insensible auxmisères des peuples voisins. Mais queces artistes prennent bien le soin de serenseigner sur les réalités, les vraies,des pays pour lesquels ils veulent jouerles porte-voix.On se rappelle cette chanson de PetitYodé, un chanteur ivoirien très écoutéau Togo, qui s’égosillait « Togolais,laissez-le gouverner, c’est lui l’avenir dupays… », parlant de Faure Gnassingbé,quand ce dernier se faisait introniseren 2005 par les barbares de l’arméetogolaise dans le sang des Togolais, à lamort de son boiteux dictateur de pèreEyadema. « On ne donne pas un nomgratuit… si son père l’a nommé Faure,c’est parce qu’il est vraiment fort… »,chantait-il avec un cynique humour, aumoment où Faure Gnassingbé et sesfrères envoyaient les militaires et lesmilices drogués de leur défunt pèredécapiter les Togolais révoltés dans lesrues.Aujourd’hui, c’est une mémé-has-been, courant derrière un come-backdifficile, qui vient chanter aux Togolaisles louanges d’un président dont elleignore tout jusqu’au nom, comme ellel’appelle dans la chanson « FaureEyadema ». Qu’Aicha Koné disecombien d’écoles primaires gratuiteselle a visitées au Togo et les conditionsdans lesquelles travaillent les élèves etles enseignants – au moment où depetits enfants sont en train de se faireassassiner par les militaires etgendarmes togolais pour avoirmanifesté contre les mauvaistraitements dont sont victimes leursenseignants, combien de femmes elle avues accoucher par césarienne et lesconditions dans lesquelles elles ont ététraitées, combien de Togolais lui ontaffirmé qu’ils vivent en paix au Togo,combien lui ont déclaré qu’ilsprospèrent au Togo… Peut-être queFaure Gnassingbé a fait loger la diva aupalais de la Présidence pendant unbout de temps, et son début devieillesse lui a fait confondre laPrésidence et le Togo.Le comble de la loufoquerie, c’estquand, pour se justifier sur sa pageFacebook, mémé Aicha se définitcomme une panafricaniste, uneafricaine de cœur… qui chante pourunir les Togolais.Ah oui, le panafricanisme !Encore ce mot, le panafricanisme. Ilnous en fera voir de toutes les couleursici, ce mot. Quelle grande bouillabaisseque ce panafricanisme-là ! Tout lemonde y met ses ingrédients et on nes’y retrouve plus. Au nom dupanafricanisme, Aicha Koné, gâteuse,chante des louanges à ce FaureGnassingbé-là qui est aujourd’hui l’un
  12. 12. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 12des présidents les plus mal élus, lesplus détestés du continent noir. C’estsûrement son cadeau de grandepanafricaniste aux Togolais pour lacommémoration, le 27 avril dernier, ducinquante-troisième anniversaire del’indépendance de leur pays. Pauvre dupanafricanisme. Pauvre de nousTogolais !David KpellySource: davidkpelly.mondoblog.org*A lire dans notre prochaineparution :L’interview historiqued’Alpha Blondy(Avec un franc-parler décapant,l’artiste parle d’Alassane Ouattaraet du RDR, de feu Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, LaurentGbagbo, ainsi que de MmeDominique Nouvian FollerouxOuattara...).*Après larrestation dun coupletunisien pour avoir échangé unbaiser en public, les Tunisiens sesont rassemblés sur lavenueBourguiba pour un gigantesquedéfilé d’échange de baisers ensoutien à ce couple arrêté, sous leslogan « quils arrêtent tous lesamoureux de la Tunisie ».Patrice Piardon*CCCooonnnssseeeiiilllllleeezzz««« LLLeee FFFiiilllaaammmeeennnttt »»»ààà vvvooosss pppaaarrreeennntttsss,,,ààà vvvooosss cccooonnnnnnaaaiiissssssaaannnccceeesss,,,ààà vvvooosss cccooollllllèèèggguuueeesss,,,ààà vvvooosss aaammmiiisss………Pointde vueLLaa rrééccoonncciilliiaattiioonneenn CCôôttee dd’’IIvvooiirreePour la réconciliation, il y a du pain sur laplanche et les questions demeurent : Quelssont les faits auxquels la Commission Dialogue,Vérité et Réconciliation (CDVR) s’intéresse ?Quelle période est prise en compte ? Commentseront entendues les victimes? Quellesmesures sont prises pour assurer leurprotection? Quel sort sera réservé à ceux quiavoueront leur crime ? Est-ce que lacommission donnera une image juste etimpartiale pour gagner la confiance de tous lesIvoiriens ? Etc.Prononcez-vous ! Faitesconnaître votre point devueNous publions ci-dessous le point devue du juriste ivoirien Nick de Bessou,sous forme de lettre ouverte adresséeau président de la CDVR.AAddrreesssseeààMMoonnssiieeuurr CChhaarrlleessKKoonnaann BBaannnnyyMonsieur le Premier Ministre Banny,Président de la CDVR,Je voudrais, en tant qu’ivoirien, juristeet Président du Forum pour laDémocratie et la Résolution des Crises(FDRC), m’adresser à vous sur l’épineuxproblème qu’est la Réconciliation.Avant d’aborder le sujet de laRéconciliation, j’aimerais faire desobservations sur lesquelles vous pourriezvous prononcer plus tard.1/ Votre nomination à la tête de laCDVR.L’ordonnance No 2011-167 du13 juillet2011 portant création, attributions,organisation et fonctionnement de laCommission Dialogue, Vérité etRéconciliation (CDVR) s’est faite avant lesélections législatives du 11 décembre2011. L’Assemblée Nationale est l’organele mieux outillé pour statuer sur leproblème de la Réconciliation, unproblème national et non un problèmepersonnel ou politique. Le Chef d’Etat M.Ouattara ne peut prendre sur luil’engagement de réconcilier les ivoirienspar une ordonnance, en vous nommant àla tête de la CDVR. Pourquoi n’a-t-il pasattendu la mise en place de l’AssembléeNationale afin que celle-ci se prononcesur le sujet ? Qu’est ce qui pressait leChef d’état ? Rien.De ce fait, votre nomination estinappropriée pour les raisons que je vaisénumérer ici :- Votre appartenance au RHDP, militantdu PDCI donc partie prenante dans lacrise. Pas d’indépendance politique et laCDVR ne satisfait pas les attentes de lapopulation et ne lui inspire pasconfiance. Vous ne pouvez être juge, juryet bourreau dans un dossier qui vousimplique. Il n’y a aucune indépendanceet les populations n’ont aucuneconfiance en votre structure.- Le Chef d’état est aussi partie prenantedans la crise et ne saurait réconcilier lesIvoiriens. Il devait laisser cette latitudeaux parlementaires qui trouveraient laformule appropriée et les hommes etfemmes pour le boulot, afin de satisfairetoutes les parties. Par conséquent, aunom des Ivoiriens réunis ici, je récusevotre structure, la CDVR.2/ Vos actes et le célèbre mutismeaffiché.Depuis la création de la CDVR, vousn’avez jamais incité ou exhorté legouvernement à passer des lois dans lesens de la réconciliation, démontrantvotre bonne foi. Des concerts ont étéorganisés, çà et là, baptisés « caravanede la réconciliation », à laquelle vousaviez brillé par votre absence.Vous n’avez jamais encouragé legouvernement à appliquer l’article 12(exil) de notre Constitution, afin de fairerevenir au pays nos frères et sœurs enexil. Vous n’avez jamais mentionné lamisère que traverse nos frères et sœursen exil ou essayé de leur rendre visitepour leur apporter compassion et ousoulagement. Vous n’avez jamaisencouragé ou exhorté le gouvernement àlibérer les prisonniers politiques etmilitaires croupissant dans les goulags.Vous n’avez jamais critiqué ouvertementou vertement la traque des militantsLMP, leurs arrestations arbitraires, latorture, la violation de leurs droitsconstitutionnels et leur embastillement.3/ En vérité, la CDVR n’œuvre pasvéritablement pour la réconciliation etla paix dans notre pays4/ Votre position ambiguë vis-à-vis dugouvernement.Le gouvernement souhaite d’abord quela justice se prononce avant toute
  13. 13. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 13réconciliation. C’est une bonne chose,mais il y a un souci majeur. Seuls lesmilitants LMP sont inquiétés par lajustice ivoirienne. L’autre camp jouitd’une immunité particulière, malgré lesnombreux rapports accablants desorganisations nationales etinternationales des droits de l’homme.Ceci a pour conséquences immédiates, la« justice des vainqueurs ». L’on ignore,jusqu’à ce jour, votre position sur le sujetet vos critiques sont de plus en plusinexistantes.5 / votre structure n’a pas lescompétences et l’expertise deréconcilier les ivoiriensLe Président Gbagbo avait initié le Forumde la Réconciliation en novembre 2001,confié à la société civile dirigée par SonExcellence Seydou Elimane Diara. Ceforum était calqué sur le modèle Sud-africain. Le Président Bédié et le Premierministre Ouattara ont été encouragés àrentrer d’exil à l’aide de lois, garanties etautres instruments. Une loi a été votéepour leur accorder le statut d’ancienshommes d’état avec comme avantages,des résidences, un salaire, un véhicule decommandement et une garderapprochée de leur choix.Qu’est-ce que le gouvernement actuel aconcrètement fait ? Rien de tout ceci. Lesleaders du FPI et LMP sont en prison ouen exil. Leurs comptes bancaires sontgelés. Leurs résidences sont illégalementoccupées. Ils broient du noir en cemoment et les plus malchanceux ne sontplus de ce monde par manque d’argentpour se nourrir ou se soigner. Le cas leplus célèbre est celui du ministre AntoineBohoun Bouabré. Cette loi n’a jamais étéabrogée et s’applique à ces ancienshommes d’état. Elle garantit l’immunité àces hommes et femmes d’état. La CDVRn’a jamais abordé le sujet avec legouvernement et est restée muettecomme si ces anciens hommes d’état n’yavaient pas droit ou encore étaientconsidérés comme des ennemies del’état de Côte D’ivoire.On ne peut dire que la réconciliation desIvoiriens est copiée sur le modèle Sud-Africain. Nelson Mandela a été libéré deprison et s’est assis avec son adversairePeter Botha pour réconcilier les Sud-africains. Ce qui n’est pas le cas en CôteD’Ivoire. Le cas ivoirien actuel n’est pasbasé sur le modèle Sud-africain, mais ilest le fruit politique du Chef d’état M.Ouattara. C’est une réconciliation versionOuattara. Finalement sur le même sujet,vous ne nous avez pas encore dit qu’est-ce qui n’avait pas marché avec lesrésultats du forum de 2001 et aussiexpliquer le coup d’état manqué deseptembre 2002 avec comme corollairela partition du pays. Finalement, sur lesujet, nous n’avons aucune garantie quevotre structure a les compétences etl’expertise de réconcilier les ivoiriens.6/ vos actions et votre mutismelégendaire vous condamnent« Qui ne dit rien, consent ! ». Lapopulation et la diaspora ont observéque le gouvernement actuel essaie, tantbien que mal, d’effacer toutes les tracesdu Président Gbagbo dans l’esprit despopulations, notamment à travers ladestruction des monuments érigés parcet homme d’état et aussi par lebaptême de certains projets donnant lapart belle au Chef d’état, M. Ouattara etson entourage. Nous avons par exemplel’université Gon Coulibaly et l’universitéAlassane Ouattara. Le pont qui devaitporter le nom du Président Gbagbo a étébaptisé « Pont Henri Konan Bédié ».L’autre observation est que legouvernement actuel, à travers la CDVR,impose la réconciliation aux Ivoirienssinon à l’autre camp traqué, torturé,emprisonné à accepter les conditions surla table. C’est une réconciliation desvainqueurs, un peu à l’image deNuremberg en 1945. C’est uneréconciliation de façade, car elle nesatisfera jamais les attentes despopulations et créera des frustrations etcrises, à la longue.Le gouvernement actuel est conscient deces faits et ne fait rien pour s’approprierles revendications ou conditions del’opposition pour une réconciliationréussie ou apaisée. Le but est de mettrel’opposition devant les faits accomplis etl’accuser, à tort ou travers de l’échec dela réconciliation, dédouanant de ce fait leChef d’état M. Ouattara. Et, vous ne diteset ne faites rien.En conclusion, la CDVR est rejetée par ladiaspora et par la population ivoiriennes,parce qu’elle n’inspire pas du toutconfiance. Si les autorités ivoiriennessont soucieuses de créer de bonnesconditions pour la réconciliation, ellesdoivent dissoudre la CDVR actuelle et laremplacer par une autre structure, plusindépendante et moins partisane. Nousexhortons les autorités ivoiriennes àconfier ce problème épineux ou ceblocage à l’Assemblée nationale et aussiouvrir un vrai débat avec les populations,afin de recenser leurs inquiétudes etpropositions pour une bonneréconciliation. Si une nouvelle structureest en place, le FDRC peut l’accompagneren faisant des propositions pertinentes.Je vous remercie.Nick De Bessou,*LLEE SSIILLEENNCCEEDDEESS IINNTTEELLLLOOSSIls ont déserté l’arèneSe sont réfugiésDerrière un silence couardEt libre le champAux politicards braillards.Du confort de leur silenceDe leurs lâchetés douillettesDe leurs tours d’ivoireImpassibles ils regardentLa tour Eiffel des cadavresMonument du martyrDu peuple abandonné.Ils ont rangé leur styloIls ont fermé leur papyrusIls ont verrouillé leur cœur.Les pleurs du peuple en échoSe brisent sur la murailleindifférenteDe leurs parchemins stérilesSavants, doctes, intellosUn chapelet de motsVides et creux….Macaire Etty(Extrait de Mes Saintes Colères,inédit)*
  14. 14. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 14LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Elle vousest réservée pour vous exprimer.Librement. Pour vous prononcer surles sujets d’actualité. Librement. Pourfaire partager vos opinions et vosthèses...TTIIBBUURRCCEE KKOOFFFFII ::«« JJ’’AACCCCUUSSEE SSOORROOGGUUIILLLLAAUUMMEE »»Interpellé par le journaliste sur cesviolations des droits de l’homme par lesrebelles, M. Soro Guillaume, ex-Premierministre de la République indépendanteet souveraine de Côte d’Ivoire, présidentde l’Assemblée nationale dit ceci : « Jeregrette la façon sommaire dont cesorganismes travaillent : la rébellionivoirienne n’a jamais coupé de bras, niviolé, ni creusé des charniers ».Pour peu, M. Soro Guillaume nous diraitque la rébellion n’a jamais tué ! Commec’est triste !Allons ! Nous faudrait-il dispenser descours de morale à M. Soro Guillaumepour qu’il sache que tuer des civilsdésarmés est un acte de violation desdroits de l’homme ? Et que cela justifieune interpellation de la part de l’ONU etdes organismes humanitaires ?Les Escadrons de la mort, tout aussidénoncés par L’ONU, n’ont jamais nonplus, violé, ni coupé de bras. Leurs crimessont-ils moins des crimes ?M. Soro doit faire l’effort de comprendreque l’inacceptabilité d’un crime n’est pasfonction du bras, de l’oreille ou destesticules de la victime que le criminel alaissé (s) intact/s/ (sans doute pourd’insolites raisons esthétiques), mais duprincipe même du crime ; c’est-à-direl’acte de tuer un homme, d’ôter (pourquelque raison que ce soit) la vie à notresemblable. C’est un acte prohibé partoutes les cultures du monde, du pluslointain de notre Humanité naissante auxâges avancés d’éclaircie morale.Malgré nos égarements actuels, nousIvoiriens, sommes, après tout, des genscivilisés, bons et gentils ; nous n’avonspas de tradition de crimes. Cette guerreest un malheur qui nous est arrivé, etnous devrions en être gênés. Nousn’avons pas à chercher à justifier destueries, ni à établir une hiérarchieesthétique dans les manières de tuer.Bon Dieu !Ce pays a tout de même des intellectuels,des gardiens de l’éthique millénaire despeuples ! Et nous ne saurions toléreroutre mesure que M. Soro Guillaumetienne des propos aussi gauches etindécents pour la morale, que ceux qu’ila tenus à Jeune Afrique à propos de sestueries, et qui sont diffusés dans lemonde entier. C’est une honte pour monpays ! Non, M. Soro, il s’agit de la Côted’Ivoire, tout de même !!!Des exactions dénoncées par HumainRight Watch et le Haut Commissariat del’ONU.Et puis, en réalité, les viols de la rébellionne se content plus : les dépositions desrescapées de l’enfer de Bouaké, Béoumi,Sakassou, Monoko Zohi, Guitrozon, etc.,et des contrées saccagées et soumisespar la rébellion, sont encore dans nosmémoires.Nous les avons entendues à l’Assembléenationale, et en direct. Peut-être que M.Soro ignore l’existence de ces documentsaudiovisuels qui font partie des archivesde la rébellion ; archives qu’il tenait àdétruire en cherchant à tous les prix àgérer le ministère de la Communicationet à placer ses hommes à la tête desmédias d’Etat…, pour falsifier notrehistoire. Peine perdue ! Ces documentsont été bien conservés. Et, nous sommesun certain nombre de (vrais) patriotesivoiriens, hier membres du ‘‘bois sacré’’,à savoir où ils se trouvent. Les témoinsdes supplices endurés ne les ignorentpas, les Ivoiriens des zones libres, nonplus ; les victimes de ces cas de viols,encore moins.La rébellion du Nord a fait aussi descharniers – c’est connu. Il est vrai que M.Soro appelle cela « fosse commune » ;mais, nous ne sommes pas obligésd’admettre cette nuance macabre,insalubre et suspecte qui veut altérer lecrime, et qui offense la mémoire descorps suppliciés. Quoi ! Ces hommes quisont morts, étouffés dans un conteneursurchauffé sous un soleil canaille deKorhogo, ces gendarmes désarmés etexécutés lâchement et froidement àBouaké, puis enterrés dans une fossecommune, tous ces cauchemars de notreseptembre noir de 2002, relèvent-ilsd’une banale esthétique fictionnelle ?Non, M. Soro, non !M. Guillaume Soro peut chercher à sefaire une nouvelle virginité (si tant estqu’il ait jamais été vierge !) en abusantde la générosité complaisante dessimples d’esprit, mais pas de la vigilancede ma mémoire, ni de celle des Ivoirienslucides et sérieux.Je l’invite donc à observer un peu dedécence sur ces questions hautementéthiques et humanitaires. Car les proposqu’il y émet heurtent sérieusement masensibilité d’intellectuel et offensent ledouble humanisme chrétienet « bossoniste » (animiste si vouspréférez) qui fondent mon éducation.Tiburce Koffi(Extrait de « Réaction à l’interview deSoro guillaume. Source : Le Blog deTiburce Koffi).**
  15. 15. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 15UUnn vveettoo ppoouurrll’’AAffrriiqquueeEntendez-vous les cris de ceux quipleurent ?Entendez-vous les soupirs de ceux quisouffrent ?Voyez-vous la misère de ceux qui n’ontjamais rien eu ?Sur eux, la douleur règne en seigneurSur eux, la mort règne en maîtresseAlors je le dis sans détourQu’on est bien loin des promesses d’unmonde meilleurQu’on est bien loin d’un monde de paixet de sécurité.Nous sommes dans le feu de l’injustice.Nous sommes sous le soleil brûlant dela tyrannie.Alors je le dis sans détourC’est un échec patent pour le mondedes armes et des guerres.Il est donc temps d’agir autrement etsans discrimination.C’est pourquoi nous voulons un veto.Un veto pour l’AfriqueUn veto pour tout recommencerUn veto pour offrir au monde un peud’humanitéUn veto pour l’AfriqueUn veto pour dire non à la proliférationdes armesUn veto pour faire bien cohabiter lespeuples du mondeUn veto pour l’AfriqueUn veto pour tout rééquilibrerUn veto pour donner à ceux quisouffrent une lueur d’espoirUn veto pour l’AfriqueUn veto pour tout simplement existerUn veto pour nous exprimerUn veto pour l’AfriqueUn veto pour un monde plus humainUn veto pour réaliser la promesseoriginelle d’un monde meilleur.Patrice Agbo,Extrait de « Le temps d’une rose ».*Proposez des proverbes et dictonsque nous publierons dans cetterubrique. Veuillez en fournirl’origine ou la source, unesignification brève ou une petiteillustration. D’avance merci.1 « Tant quil y a de la vie, il y a delespoir »Explication : Ce proverbe est utilisépour redonner de la force et ducourage à ceux qui nen nont plus Ilsignifie : .il ne faut jamais sombrerdans le désespoir, une issue esttoujours envisageable, possible. Cesttrès important de garder de lespoirdans notre vie, davoir toujours lecourage, la force de continuer, malgrétoutes les difficultés, parce que la vieest synonyme despoir..."2 « Bon sang ne peut mentir ».Explication : Cité par Noël du Fail dansPropos rustiques (1547), cetteexpression devenue proverbe estutilisée à propos de lhérédité : biensouvent, les qualités et les défauts desparents se transmettent aux enfants.Autre proverbe ayant le même sens :Les chiens ne font pas des chats ».3 « Selon ta bourse nourrit tabouche ».Explication : Cet ancien proverbe citépar Gabriel Meurier (1568), était utilisépour fustiger les personnes qui sontpréoccupées par le paraître, lesuperficiel, cest-à-dire les gens qui seprennent pour ceux quils ne sont pas.Ainsi, ce proverbe signifie : ne vivez pasau-dessus de vos moyens.4 « Il ny a que le premier pas quicoûte ».Origine : Proverbe français de MmeduDeffand (1763).Explication : Dans la vie, on na rien àperdre, on a tout à gagner. Mais,encore faut-il se lancer, oser etcommencer. Autrement, il faut pouvoirprendre des risques quand on tient àchanger de situation. Ce proverbesignifie en d’autres termes : « Qui netente rien, na rien. "Jean-René Vannier*LLLiiibbbrrreeesss PPPrrrooopppooosssCette rubrique est la vôtre. Ellevous est réservée pour vousexprimer. Librement. Pour vousprononcer sur les sujets d’actualité.Librement. Pour faire partager vosopinions et vos thèses...LLee nniivveeaauu ddee ccuullttuurreeggéénnéérraallee nnooss hhoommmmeessppoolliittiiqquueess llaaiissssee ààddééssiirreerrLa sclérose de lesprit aidant,lescroquerie intellectuelle et lebanditisme politique ne peuvent queprospérer et triompher. Plus onécoute nos hommes politiques, pluson constate, avec effarement, quilsne lisent absolument rien. Leurniveau de culture générale laisse àdésirer et va même en saffaissant. Ilsnont pas didées originales, etsemblent plutôt se méfier de touteinnovation pensante.En ce sens, lhistoire et la philosophiepolitique ne les intéressent pas et neles attirent pas. Leurs réflexions,dans ces domaines, sontapproximatives ou nébuleuses.Manifestement, la pensée est unexercice pénible pour eux et ilsn’aiment pas penser. Ils détestent lacontradiction et la contestation et ilssont vindicatifs, avec la rancunetenace. Ils adorent trop les louangespour encaisser les critiques, sanssouffrance, et les attaques, sans désirde vengeance.Dans lensemble, ils ne possèdentaucune éloquence personnelle. Ilsimprovisent, lamentablement, leursdiscours, ou sappliquent à les lire età les débiter, dune manièremécanique, sans aucune convictionoratoire. Leurs propos sont justemoyens et dune rhétorique passe-partout. Les articulations peuventvéhiculer tous les sujets et sadapterà nimporte quel auditoire. Tant lesrythmes, les cadences et lesintonations, sont les mêmes. Cest àpleurer de rires, bien souvent!Pa ul Zah ir i,p o lit o logu e , p h ilos o ph e*
  16. 16. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 16CCCEEE JJJOOOUUURRR---LLLÀÀÀ………Une rubrique pour rappeler desfaits historiques marquants.Envoyez-nous vos textes.Merci de nous envoyer à publier vostextes.*LLLeeeçççooonnnsss dddeee vvviiieee(Des histoires vraies etinspirantes que voussaurez apprécier, desconseils simples et justesque chacun de nousdevrait sapproprier danssa vie).~~~~«« NNoonn,, MMoonn aammoouurr,, jjeennee llee sseennss ppaass bbiieenn »»Au lit, l’autre soir avec ma femme, latempérature montait rapidement.Au moment de passer aux chosessérieuses, elle m’arrête et me dit :« Non, mon amour, je ne le sens pasbien… ».Puis elle ajouta : « Je n’ai passpécialement envie, Je voudrais justeque tu me tiennes dans tes bras. Tun’es pas assez en phase avec mesbesoins émotionnels de femme pourque j’aie envie de satisfaire tes besoinssexuels d’homme ! ».A mon regard ébahi, elle enchaîna :« Je voudrais que tu m’aimes pour ceque je suis, et non pour ce que je faispour toi au lit ». Comprenant que rienne se passerait ce soir là, je n’insistaipas et je m’endormis.Quelques temps après, comme j’avaisdes congés à récupérer, je décidai depasser la journée avec elle. Après undîner dans un petit restaurant sympa,je l’emmenai dans un grand magasinde mode où je l’invitai à essayer diversvêtements, sous mon regard intéressé.Pendant un long moment, elle essayatout ce qui tombait sous ses yeux etparada devant moi comme une star.Finalement, deux robes retinrentspécialement son attention. Commeelle ne savait pas se décider, Je luilaissais entendre qu’elle prendrait bienles deux. A l’étage suivant, se trouvaitle rayon chaussures : une paire neuvepar robe semblait indispensable. Unejolie paire de boucles d’oreilles luifaisait de l’œil. Hop, dans Le panier !Croyez-moi, ses yeux brillaient de plusen plus !!! Je la connais, je voyaismonter en elle une forme d’excitationindescriptible. Elle voulut même metester, Voir jusqu’ou j’irai, car elles’intéressa aux bracelets de tennis. Ellen’a jamais tenu une raquette, maisbon… Je répondis oui. Puis il y euquelques bas, de la lingerie, un foulard,les rayons parfum et maquillage etquelques bricoles.Finalement, elle me regarda avec desyeux pétillants comme du Champagne,et dit : » Ça va être cher tout ça. Onpasse à la caisse ? ». Quand Je répondis: « Non, Mon amour, je ne le sens pasbien… ». Son visage devint blêmed’étonnement et sa bouche restaouverte. Je lui dis alors : « Je n’ai passpécialement envie, Je voulaissimplement te voir habiller ainsi. Tun’es pas assez en phase avec mescapacités financières d’homme pourque je puisse satisfaire tes désirsd’achats de femme ». Et comme elleme regardait avec des yeux assassins,j’ajoutais : « Je voudrais que tum’aimes pour ce que je suis et nonpour ce que je t’achète ».Moralité : « Ne fais pas aux autres ceque tu naimerais pas quon tefasse ».Diané Mamadi*Indignez-vous"Le motif de base de larésistance cestlindignation"(Stéphane Hessel).*« Ce nest pas en teplaignant sur facebook queles choses changeront. Larésistance doit rentrer danssa phase active sur leterrain... Réveillons nous! »(Lazare Koffi Koffi).*VVVIIIEEE EEENNNSSSOOOCCCIIIÉÉÉTTTÉÉÉUne rubrique sous la directiond’Alain Tanoh Kablan pouraborder tous les problèmes desociété.*Ma FaimSur ma routeEn rentrant chez moiVoyez-vous !Tous les restaurants sont bondés demonde :Pour leur argentLes gens mangent, mangent etmangent encoreAvec ou sans appétitEt parfois plus qu’à leur faim.Et moiJe pense à ma faimÔ fidèle-compagne-de-tous-les-jours !Qui a beau jeu tous les joursDans mon ventreDe me tordre et retordreComme çaLes boyauxEt que bien souventJe m’ingénie à tromperSoit en mangeant n’importe quoiSoit en jeûnant.Léandre Sahiri*
  17. 17. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 17CCCOOOUUURRRRRRIIIEEERRRSSSDDDEEESSS LLLEEECCCTTTEEEUUURRRSSSNous recevons beaucoup decourriers. Nous vous enremercions. Continuez à nousécrire.@Frère Léandre, c’est un plaisir de terelire après ces moments de tristesse.Je constate que le baobab restedebout. Courage. Dally Gogognon.@Bonjour Léandre. Merci et du couragedans ce formidable et dur travail pouréclairer les gens et célébrer noscultures. Du courage! Léon Tuam@Merci de nous faire parvenir le derniernuméro du journal " LeFilament". Recevez nosencouragements pour tous les effortsconsentis. Mariame Gba.@Je reçois assez régulièrement votrepublication. Il est tout à fait normal quevous demandiez à chacun dy participeren y envoyant des articles. Mais,quelles sont les conditions ? Les articlesrédigés étant des œuvres de lesprit, lesproductions sont-elles rémunérées et àcombien? Confraternellement. GervaisDjidji.Réponse : Le Filament est un journalgratuit, non lucratif, sans aucunesubvention. Les contributions ne sontpas rémunérées. Nous vous référons àd’autres journaux de chez nous etd’ailleurs auxquels vous pourrez,comme de juste, vendre et même bienvendre vos « œuvres de l’esprit ».Bonne chance. (NDLR)@Merci mon frère. On appréciebeaucoup le journal Le Filament. Je suisen train de télécharger. Igen Seri.@Nous avons bien reçu la revue et nousne manquerons pas comme d habitudede le diffuser auprès de nos amis . Entoute amitié . Paul Dakeyo.@Grand merci pour ce journal que je vaisdiffuser dès à présent. Que Dieu vousbénisse pour ce grand travail et pourtoutes ces informations dont nousavons toujours et encore besoin pourcombattre mieux dans la prière et dansles actions. Merci. Pasteur EmmanuelGuehi.@Bonjour frère. Merci du combat desidées. Face à l’obscurantisme, lalumière des idées doit triompher.Cordialement. Jean-Marie Dodo.@Cest toujours un événement, la sortiedu Filament. Compliments. ProfesseurMalick Ndiaye, Université Cheikh AntaDiop, (UCSAD), Dakar.@Le Filament dans son essence dobjetnest pas et ne sera jamais source delumière. Le filament a une applicationlimitée qui nest pas profitable auxaveugles. Pendant quil existe dans cemonde des personnes dotées de touteleur faculté visuelle mais qui cependantdemeurent encore aveugles a laSagesse Pronisis de Dieu qui instruitdans le "Que faire pour arriver a unrésultat profitable a tous", dans le casdespèce aux voyants comme aux non-voyants. Et cest le cas de lAfrique,continent plus riche du monde abritantpopulation plus pauvre du monde. Quelcontraste? Tout cela par manquedillumination! Et cest de CetteLumière Unique dans sa quintessenceet qui a la capacité de transcender lesténèbres, le temps et lespace quilsagit. Genèse 1:3. Pendant que lesluminaires (Soleil, Lune etEtoiles) quant a eux, nont été créésquau 4ieme jour de la Création.Genèse 1:16-19. Excellente journée.(Jean-Didier Guigrey).@Bonjour. Félicitations pour le travail.Vous avez nos encouragements.(Karamoko Lancina).@Chers amis, je vous prie de lire cettemine dinformation « LE FILAMENT ».Bon week-end. (Jean de dieu Agneau).@J’ai reçu votre journal libre etindépendant « LE FILAMENT ». Je l’ailu, c’est bien je l’ai envoyé à mesamis. Merci et du courage. (KouaméMarcelin Ourega).@Arrêtons les écritures "SMS", ce nestpas agréable du tout. Nos enfants fontpareil dans leur rédaction à lécole etcest grave. Ils ne savent plus écrire, nilire. Et nous sommes surpris de leursrésultats de fin dannée. Combien deparents prennent le temps de voir lescahiers de leçons de leurs enfantsquand ils rentrent du service le soir? Ondira que la journée a été longue etdifficile, donc pas le temps de voir lesprestations de nos enfants. Il nest pastrop tard pour bien faire. Soyons unmodèle pour eux. Eugénie N’Guessan.@Chers amis, je recherche desinformations et des livres concernantlhistoire ivoirienne. Je voudrais uncontact aux éditions anciennementAMI, NEI actuelle. D’avance mercibeaucoup de votre aide. (Io Guédé).*ATTENTION !Des individus mal intentionnés sont entrain de diffuser dans les emails et surFacebook des films à caractèrepornographiques à notre insu. Nous nenous en apercevons pas, mais noscorrespondants les reçoivent comme sinous étions à lorigine de la publication,et parfois même avec un petitcommentaire.Si vous voyez une chose de ce genresur mon profil ou dans votre boite deréception, avisez la personne supposéeêtre l’expéditeur, surtout ne cherchezpas à louvrir car cest un VIRUS.Copiez et faites passer, ce message.Scannez maintenant vos ordinateurs sivous avez des anti-virus!*OOuuii,,oonn ssee rréévveeiilllleerraa !!Oui,On sortira de cette torpeur qui,Pour un tel peuple,Est la honte.Quand la France sera réveillée,Quand la France ouvrira les yeux,Quand la France distinguera,Quand la France verraCe qu’elle a devant elleEt à côté d’elle,Elle reculera, cette France,Avec un frémissement terrible,Devant ce monstrueux forfaitQui a osé l’épouserDans les ténèbresEt dont elle a partagé le lit.Cimper Nayra La Diotima
  18. 18. Le Filament magazine n° 29 MAI 2013 Email : lefilament@hotmail.com Page 18LLL’’’ééécccrrriiitttuuurrreeeaaafffrrriiicccaaaiiinnneeeAAAuuu fffééémmmiiinnniiinnnDans cette rubrique, nous présentonsles textes, les études, les profils… desfemmes écrivaines, en particulierd’Afrique, pour montrer que,contrairement à ce qu’on a tendance àfaire croire, nombre de femmesafricaines écrivent, s’adonnent auxBelles Lettres et nous gratifient debelles pages à lire.PPoouurrqquuooii ??Etre femme, cest parfois très difficile.Il en a toujours été ainsi.Etre noire et femme, cest encore plusdifficile.Etre noire, femme et avoir des idées,des rêves, des projets…, cest lhorreur!Les gens ont toujours aimé le confortde "sois belle et tais-toi", dans lequeltoutes les sociétés confinaient lesfemmes autrefois.Seulement, les temps ont changé.Mais, pas les mentalités.Aujourdhui, je minterroge :- Pourquoi les femmes mettent-ellesles bâtons dans les roues aux femmespour des broutilles?- Pourquoi les hommes réduisent-ilstoujours la femme, à son corps et à sonsexe?- Pourquoi les bonnes idées,lorsquelles viennent de la tête dunefemme sont-elles presque toujoursminimisées?- Pourquoi ça vous brûle la bouche dedire à une femme "cest très bien ceque tu fais", surtout lorsque lon saitquelle fait de son mieux?Et de vous à moi :- Pourquoi voulez-vous que je la ferme,quand jai tant et tant de choses à dire?- Pourquoi voulez vous que je sourie,alors que jai lâme en berne?- Pourquoi mempêchez-vousdavancer, alors quil y a de la place làoù je veux aller?- Pourquoi voulez-vous que je pleurelorsque je suis contente?- Pourquoi me demandez-vous monavis, si cest pour ne pas en tenircompte?- Pourquoi prenez-vous ombrage demes idées lorsquelles sont belles?- Pourquoi voulez-vous que je voussuive, si votre chemin nest pas lemien?-Pourquoi voulez vous que je crie, alorsque vous lisez, dans mes yeux, ce quevous refusez de comprendre?- Pourquoi voulez-vous les lauriers quejai tant souffert à récolter?- Pourquoi me faites-vous chanter,alors que vous ne savez pas danser?- Pourquoi me souriez-vous, alors quevotre regard est plein de haine?- Pourquoi ne voulez-vous pas que jaielair triste, quand je suis fatiguée de lecacher?- Pourquoi voulez-vous que je comptesur vous, alors que vous savez bien quevous nallez jamais maider?- Pourquoi devrais-je vous suivre dansla boue, alors que la terre ferme estmon choix?- Pourquoi mettez-vous votreballuchon sur mon chariot, alors quejai déjà du mal à le faire avancer?- Pourquoi nattendez-vous que descadeaux, alors que jai parfois des giflesà vous donner?- Pourquoi me regardez-vous, si çavous fait tant de mal de me voir ?-Pourquoi voulez vous voir du venin làoù je nai gardé que du miel?- Pourquoi voulez-vous me faire boirede la ciguë, alors que je nage dans uneeau fraîche?- Pourquoi devrais-je craindre la pluie,alors que je suis trempée jusquaux os?- Pourquoi voulez-vous que je cesse derêver?- Pourquoi ne vous construisez-vouspas des rêves pour être moins amer?- Pourquoi dansez-vous plus vite que lamusique?- Pourquoi dire du mal, si ça ne fait quedu mal?- Pourquoi poser des questions,lorsque lon sait que toutes les languessont de bois?Michelle Tanon-Lora(Écrivaine, spécialiste en littératureenfantine et conteuse)*DDDiiittteeesss---mmmoooiiiPPPooouuurrrqqquuuoooiii ???DDDiiittteeesss---mmmoooiiicccooommmmmmeeennnttt ???………Dans cette rubrique, retrouvezchaque mois, une questionsuivie de réponse, avec G SJonathan. Il s’agit d’expliquer lepourquoi et le comment deschoses de la vie. Parce que« Heureux qui peut savoir l’originedes choses de la vie » (Virgile).*Lecteurs, lectrices,Quels sont les livres qui vousont le plus marqué(e) dansvotre vie ou que vous jugezêtre les meilleurs et que vousconseillerez à lire ?Envoyez vos réponses etcommentaires au Filament(filament@hotmail.com)ou àMacaire Ettyethimacaire@yahoo.fr*

×