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  1. 1. SRADDT 2009 – 2030 ACTUALISATION Juin 2014 Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014
  2. 2. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 2 SOMMAIRE Introduction P.3 La méthode mise en oeuvre : une démarche participative P.4 Les évolutions majeures portées par l’actualisation et présentation de la nouvelle architecture P.6 Les défis transversaux P.17 Le défi de l’attractivité P.19 Le défi du numérique P.29 Le défi des transitions écologique et énergétique P.36 Le défi de la gouvernance P.50 Les orientations P.57 L’Auvergne, un nouveau monde P.58 Axe 1 : Une Auvergne singulière, rayonnante, reconnue et attractive P.58 Axe 2 : Une Auvergne ouverte et collaborative P.68 L’Auvergne une terre d’accueil et du vivre ensemble P.71 Axe 1 : L’alliance des diversités territoriales P.71 Axe 2 : Des bassins de vie dynamiques et attractifs P.80 Axe 3 : Des territoires de solidarités et d’épanouissement P.93 L’Auvergne, un nouveau modèle économique au service de l’homme (emploi) et des territoires P.103 Axe 1 : Une économie performante et durable, ancrée dans les territoires et fondée sur des ressources exceptionnelles P.103 Axe 2 : Un environnement favorable à la compétitivité et à la performance du modèle économique auvergnat P.122 L’Auvergne, une offre de mobilité plus durable, plus performante et plus accessible P.135 Axe 1 : Une offre coordonnée, des réseaux et services interconnectés (au niveau régional et interrégional) P.135 Axe 2 : Des mobilités plus durables P.139 Axe 3 : Une région mieux connectée aux réseaux internationaux et nationaux P.144 Axe 4 : Des dessertes régionales performantes P.150 Axe 5 : Des bassins de vie disposant d’offres locales de mobilité adaptées et innovantes P.152 Glossaire du numérique P.155
  3. 3. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 3 Mesdames, messieurs, Choisissant d’être au plus près de la réalité des territoires, le Conseil Régional d’Auvergne a souhaité actualiser sa stratégie dans une démarche de co-­‐construction innovante et ouverte. La crise économique et sociale qui n’épargne pas la région, mais aussi le développement des infrastructures, le cadre budgétaire contraint des collectivités sont des éléments que nous devons intégrer dans cette stratégie renouvelée avec le potentiel que recèle l’entrée dans l’ère numérique. Nous avons décidé de consulter largement. Tous nos partenaires institutionnels, économiques et associatifs ont été associés au travers d’ateliers et de cahiers d’acteurs, mais il fallait aller plus loin car nous pensons que les citoyens ont un avis sur les grandes questions stratégiques et qu’ils veulent le partager pour autant qu’on leur donne la parole. Lors des journées citoyennes, les Auvergnates et les Auvergnats se sont projetés vers l’avenir, 10 000 citoyens ont pris le temps de répondre à un questionnaire permettant d’identifier les enjeux de l’Auvergne et les attentes de la population pour 2030. C’est durant cette démarche de co-­‐construction que le Président de la République a annoncé une fusion des régions. Cette réforme, qui sera soumise au Parlement, renforce la nécessité de se donner des objectifs et une vision pour 2030. Ce schéma stratégique est le meilleur outil de négociation et de co-­‐construction de la future grande région que nous avons à disposition. Toutes nos ambitions partagées pour le développement de l’Auvergne dans le cadre d’une nouvelle région Rhône-­‐Alpes-­‐Auvergne sont à l’intérieur. Maintenant commence une nouvelle ère, nous devons prendre notre destin en main, construire l’avenir de l’Auvergne quelles que soit l’organisation administrative à venir. René Souchon
  4. 4. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 4 La méthode mise en oeuvre pour l’actualisation : Une démarche participative
  5. 5. 1 -­‐ Les instances de pilotage du processus d’actualisation Si la maîtrise d’ouvrage du processus d’actualisation a été portée par le Conseil régional d’Auvergne, deux instances partenariales de pilotage ont été constituées : Un Comité de pilotage Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 5 dont la composition était la suivante : o Président du Conseil régional o Présidents des 4 groupes politiques du Conseil régional o Présidents des Conseils généraux de l’Allier, du Cantal, de la Haute-­‐Loire et du Puy-­‐de-­‐ Dôme o Présidents des Communautés d’agglomérations d’Aurillac, Clermont-­‐Ferrand, Le Puy-­‐en-­‐ Velay, o Montluçon, Moulins, Vichy o Président du CESER o Présidents des Agences régionales de Développement (ARDE, ARDTA, CRDTA, le Transfo) o Président de l’Agence d’urbanisme et de développement Clermont Métropole o Président du Syndicat mixte Clermont Vichy Auvergne o Directeur de l’IADT Un Comité technique composé des Directions générales de chacune des institutions du comité de pilotage. Chaque instance s’est réunie à 4 reprises durant la démarche. Réunions du COTECH Réunions du COPIL § 4 novembre 2013 § 2 décembre 2013 § 20 mars 2014 § 24 avril 2014 § 20 mai 2014 § 18 décembre 2013 § 28 avril 2014 § 26 mai 2014 § 11 juin 2014 Tous les travaux ont été préparés et restitués devant les instances de pilotage tout au long de la démarche. Les membres des ces instances ont été destinataires le 19 mai d’un document de travail, ayant servi de support à la seconde vague d’ateliers, puis le 2 juin d’une première version du SRADDT actualisé et enfin le 13 juin de la version définitive ayant pris en compte l’ensemble des remarques, avis et ajustements énoncés lors du dernier du COPIL du 11 juin.
  6. 6. 2 -­‐ Les étapes du processus d’actualisation Le Conseil régional et l’ensemble des partenaires, membres des instances de gouvernance, ont souhaité que cette démarche d’actualisation puisse être menée selon une démarche fortement participative tant vis à vis des institutionnels, des acteurs économiques et sociaux que des citoyens. Pour y parvenir les étapes suivantes ont été mises en oeuvre : Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 6 • Un Forum régional de lancement a été organisé le 25 octobre 2013 afin de présenter la démarche devant une centaine d’acteurs institutionnels et acteurs socio-­‐économiques régionaux. Ils ont pu échanger autour de deux tables rondes consacrées aux grands enjeux auxquels l’Auvergne est confrontée. • Conférence sur démarche prospective nationale : Territoires 2040 par la DATAR, le 14 janvier 2014 à l’IADT qui a réuni plus de 120 participants autour de 3 interventions : o Stéphane Cordobès, DATAR o Laurent Rieutort, directeur de l’IADT, CERAMAC o André Loechel, président de la fondation des territoires de demain • Début janvier 2014 début de mission pour le groupement en charge de l’assistance à maitrise d’ouvrage1 avec la réalisation : o D’une quarantaine d’entretiens auprès de personnes ressources (élus et directions de collectivités locales et de PNR, consulaires, agences de développement, services de l’Etat, experts… o D’un bilan évaluatif sur les réalisations des objectifs du SRADDT initial, depuis 2009, afin de servir de support aux analyses et aux ateliers o Analyse documentaire pour prise en compte des nouveaux schémas, nouvelles stratégies o Travail préparatoire des ateliers avec des membres du Comité technique • Les ateliers de travail. En février et mai se sont tenus deux séries d’ateliers, soit 12 journées de travail, qui ont rassemblé plus de 500 participants (représentants : des collectivités locales, CESER, services de l’Etat, PNR, grands opérateurs publics, agences, associations, opérateurs économiques et touristiques, consulaires, fédérations professionnelles, acteurs sociaux, universitaires, experts, membres de conseils de développement…). Ces ateliers ont permis de poser et comprendre les tendances, les enjeux et les opportunités de développement auxquels il faut répondre dès aujourd’hui mais aussi à l’horizon de 2030. Ils ont également été un temps et une possibilité d’échanges, de connaissance, de confrontation de points de vue entre des acteurs, des représentants des territoires, qui ne se croisent pas souvent. 1 Groupement constitué des cabinets : ETHEIS Conseil, EDATER et Destinature
  7. 7. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 7 • Des cahiers d’acteurs Afin de compléter les travaux en atelier, de permettre aux acteurs qui n’avaient pas pu se rendre aux ateliers il a été lancé en mars et avril un appel à « cahier d’acteurs ». Plus d’une trentaine de cahiers d’acteurs ont été produits, auxquels sont venues s’ajouter une dizaine de contributions libres. Ces cahiers d’acteurs et contributions ont été une source précieuse d’apports pour la construction de la nouvelle stratégie. Tous les cahiers d’acteurs sont consultables en ligne sur le site : www.auvergne.fr/imaginons2030/ • Une large enquête auprès des auvergnats pour que chacune et chacun puisse s’exprimer sur l’avenir de l’Auvergne. Le questionnaire comptait plus de 150 questions couvrant une dizaine de thématiques. Cette enquête a été diffusée via le magazine « L’Auvergne en Grand » -­‐ n°18 de Février 2014 -­‐ sous un format papier, mais il était également possible de répondre en ligne. Près de 10 000 questionnaires ont été reçus et ont permis de mieux cerner les attentes, les préoccupations et les propositions des auvergnat(e)s. L’ensemble des réponses mobilisées pour l’analyse est disponible sur http://opendata.auvergne.fr/. Les résultats et l’analyse de l’enquête sont également disponibles sur le site : www.auvergne.fr/imaginons2030/ 8677 réponses ont pu être exploitées dont 3046 issues de l’enquête en ligne (soit 99% d’exploitabilité des réponses) et 5631 réponses issues de l’enquête papier (94% d’exploitabilité). Le profil des répondants permet de considérer les réponses comme étant représentatives de la population auvergnate. Localisation et nombre de répondants. Source et cartographie ETHEIS Conseil
  8. 8. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 8 Quelques exemples de résultats de la consultation : Etes-­‐vous satisfait de vivre en Auvergne ? Considérez-­‐vous les thèmes suivants comme des points forts (en vert) ou des points faibles (en rouge) ? Dans les années futures, quelles doivent être les priorités pour l’Auvergne ?
  9. 9. • Les 4 Journées Citoyennes Pour compléter ces données, des journées citoyennes ont été organisées. Le principe ? Des citoyens, sélectionnés au hasard invités à débattre toute une journée sur des thématiques balayant l’ensemble des aspects de la vie des habitants et des habitantes de la région. Plus de 160 personnes ont ainsi participé à ces journées organisées simultanément à Aurillac et au Puy le 5 avril et à Montluçon et Riom le 12 avril 2014. Pour garder une trace de leurs échanges, les citoyen(ne)s regroupés par 5 ou 6 sous la forme « d’ateliers en ruche »2 ont conçu des Unes de journaux que l’on pourrait lire en …avril 2030. Les échanges ont été riches et fructueux, animés entre des personnes qui ne se connaissaient pas, qui n’avaient pas forcément les mêmes points de vue. Mais cette mixité a été productrice de créativité et les résultats de cet exercice ont permis de compléter, de façon qualitative, les données quantitatives obtenues avec le questionnaire. 2 Technique d'animation qui permet une expression créative, un travail collaboratif : par petits groupes, les participants échangent, en s'appuyant sur des supports concrets à réaliser (en l’espèce des Unes de journaux mais de 2030). Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 9
  10. 10. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 10 • Schémas récapitulatifs de la démarche
  11. 11. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 11 Les évolutions majeures portées par l’actualisation et présentation de la nouvelle architecture
  12. 12. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 12 Le 17 novembre 2009, le Conseil régional d’Auvergne adoptait son Schéma Régional de Développement Durable des Territoires (SRADDT). Sur la base d’une analyse du contexte auvergnat et des grandes tendances à l’oeuvre, la Région et ses partenaires ont affirmé l’ambition de « faire de l’Auvergne une région attractive, diversifiée et préservée ». Le scénario retenu prévoyait de conforter la qualification et le rayonnement de ses fonctions urbaines (développement des fonctions métropolitaines et amélioration de l’accessibilité externe) et d’organiser un fonctionnement en réseau permettant une meilleure organisation des services, une amélioration et une coordination des liaisons. L’ambition pour la région était basée sur : à 3 objectifs prioritaires : -­‐ Le redressement démographique. -­‐ L’accessibilité par la grande vitesse et le désenclavement des territoires. -­‐ Le développement durable spécifique tenant compte aussi des faibles densités. à 3 valeurs partagées : -­‐ Solidarités territoriales et sociales. -­‐ Préservation des équilibres écologiques. -­‐ L’ouverture de la société aux autres cultures. à 5 grands principes d’actions : -­‐ La mise en oeuvre de politiques différenciées. -­‐ Une organisation clarifiée des outils de gouvernance. -­‐ L’appropriation et la promotion d’une image décomplexée de l’Auvergne. -­‐ L’innovation pour atténuer les contraintes du territoire et optimiser ses atouts. -­‐ Le développement de liens avec les territoires européens. La mise en oeuvre de la stratégie se déclinait en 5 orientations : • Un espace vivant : conforter la démographie et les dynamiques économiques, rendre la société plus solidaire. • Une économie robuste : consolider et diversifier le socle économique. • Des villes rayonnantes et des territoires durables : qualifier les fonctions urbaines et favoriser leur rayonnement dans une perspective de durabilité. • Des espaces ruraux diversifiés : favoriser la structuration des espaces ruraux autour des bourgs centres tout en développant un cadre de vie de qualité. • Un environnement d’exception: préserver et valoriser les ressources naturelles et patrimoniales. Le SRADDT comporte également un volet Transports, décliné dans un document distinct qui constitue le Schéma Régional des Infrastructures et des Transports (SRIT).
  13. 13. Les évolutions proposées sont issues de la capitalisation de l’ensemble des investigations et travaux réalisés depuis janvier 2014 (entretiens, ateliers, journées citoyennes, enquête habitant, cahiers d’acteurs et contributions…), du processus de co-­‐construction avec les partenaires. Les évolutions majeures qui marquent Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 13 l’actualisation: o Intégration des nouvelles stratégies : Schéma Régional Climat Air Energie, Schéma Régional de Cohérence Ecologique, Stratégie économique (incluant la S3 et premières pistes sur le SRDEII), Schéma Régional de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, Stratégie touristique o Intégration de toute la réflexion et ambitions sur le numérique o Intégration des évolutions législatives et réglementaires en vigueur à ce jour (y compris Loi MAPAM de janvier 2014) o Intégration et mise en cohérence avec les stratégies fondements des futurs Programmes Opérationnels Européens o Mise en cohérence avec la démarche Nouveau Monde et le souhait d’une plus grande ouverture à l’extérieur o Une nouvelle architecture qui articule mieux le transversal et le sectoriel, plus simple et plus lisible o Un marquage plus fort des singularités et atouts de l’Auvergne o Une stratégie qui prend mieux en compte les aspirations citoyennes et sociétales pour que l’Auvergne offre un autre mode de développement (plus humain, plus durable, plus ancré sur les ressources et le territoire) o Une développement territorial fondé sur l’alliance des diversités et la fertilisation croisée o Une stratégie plus ambitieuse (attractivité et croissance démographique, création de valeurs, protection et valorisation des ressources, modes de vie…) et plus équitable (territorialement et socialement) o Une stratégie plus prospective, qui s’inscrit dans l’avenir (pour les modes de vie, la recherche, l’économie, les mobilités, la prise en compte des nouvelles valeurs des aménités et ressources…) o L’intégration du défi de la gouvernance et de la volonté de refonder la démocratie territoriale Actualisacon 2014 Novembre 2009 adopcon SRADDT/SRIT
  14. 14. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 14 La nouvelle architecture La capitalisation et le croisement de l’ensemble des analyses, contributions et réflexions ont conduit à proposer une actualisation fondée sur une nouvelle architecture permettant d’intégrer les évolutions citées précédemment. Il a donc été proposé de fonder cette nouvelle stratégie autour de 4 grands défis transversaux et de 4 orientations. 4 défis transversaux qui doivent irriguer les orientations et les objectifs stratégiques qui seront à mettre en oeuvre. L’attractivité : c’est la finalité majeure qui anime ce schéma. L’Auvergne doit poursuivre et amplifier son attractivité résidentielle, économique, touristique, culturelle. Cette attractivité sera source de croissance démographique qui devra se faire au bénéfice de tous les territoires et en veillant plus particulièrement à rajeunir la population par l’accueil de jeunes actifs. Toutes les orientations doivent contribuer à renforcer l’attractivité Les transitions écologiques et énergétiques : ce défi est essentiel pour l’avenir mais doit être relevé dès aujourd’hui. Les enjeux environnementaux, sociaux et économiques liés aux ressources naturelles et à l’énergie sont immenses et si ils sont de niveaux planétaire (alimentation mondiale, changement climatique, épuisement des énergies fossiles, biodiversité en diminution…) l’Auvergne est aussi particulièrement concernées car ses spécificités, ses singularités environnementales sont ses premiers atouts et nécessitent d’être préservés et valorisés. Mais ce sont aussi des potentiels de développement économique et de bien être considérables sur lesquels il faut s’appuyer mais dans une exigence de durabilité. Le défi du numérique est au coeur des nouvelles politiques de l’Auvergne. Le volontarisme de la Région, des 4 Départements et des 6 agglomérations pour équiper le territoire permet aujourd’hui de porter une véritable ambition atour du numérique. Celui-­‐ci imprègne progressivement et modifie en profondeur le quotidien du citoyen, il représente aussi un levier incontournable de modernisation de l’action publique et enfin il est le moteur d’une économie nouvelle. Sa dimension transversale à l’ensemble des politiques publiques imposait de le positionner comme un défi. Le défi de la gouvernance permet de poser des ambitions et des objectifs non seulement pour faciliter et garantir la bonne mise en oeuvre du SRADDT mais bien au delà pour mieux « gouverner » collectivement le territoire et faire progresser les politiques publiques. Dans un contexte paradoxal d’aspiration des citoyens à participer mais aussi de défiance vis à vis des responsables politiques, il est nécessaire de « gouverner » autrement et de refonder la démocratie territoriale. Les 4 orientations L’orientation 1 « L’Auvergne un monde nouveau » regroupe plusieurs objectifs. Tout d’abord valoriser les singularités et les atouts de l’Auvergne (positionnement géostratégique, atouts environnementaux et ressources naturelles, richesses patrimoniales, ressources humaines…) qui constituent tout à la fois son ADN mais aussi de formidables leviers de développement et d’attractivité. C’est mettre en oeuvre une politique d’attractivité plus partagée, cohérente et plus volontariste visant une croissance de 10% de la population d’ici 2030 et en s’appuyant sur les
  15. 15. valeurs et le marque « Auvergne Nouveau Monde ». L’ambition portée par cette orientation cherche aussi rendre l’Auvergne plus ouverte sur l’extérieure, plus collaborative vis à vis des territoires voisins (poursuivre la dynamique massif central, coopérer avec les régions voisines) mais aussi à l’échelle nationale, européenne et même internationale en s’inscrivant dans les réseaux, dans des dynamiques, en portant des projets ambitieux et marqueurs. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 15 L’orientation 2 « l’Auvergne une terre d’accueil et du vivre ensemble » porte des objectifs de nature à se doter de meilleurs conditions pour que tous les territoires de l’Auvergne soient plus dynamiques. Si la démarche métropolitaine est considérée comme un atout à renforcer pour le bénéfice de toute la région, les autres territoires qu’ils soient urbains ou ruraux, denses ou peu denses doivent aussi pouvoir continuer à mener des politiques qui respectent et valorisent leurs spécificités. C’est l’alliance des diversités territoriales qui permettra à tous les territoires de se développer harmonieusement. Ne pas se développer les uns contre les autres ou les uns à côté des autres mais se développer en complémentarité, pour que les bassins de vie soient dynamiques et attractifs, telle est l’ambition portée par le SRADDT. Si les territoires sont des espaces à produire, ils sont aussi des territoires à vivre et cette orientation vise à leur permettre d’être encore plus des territoires de solidarité et d’épanouissement pour les femmes et les hommes qui y vivent. L’orientation 3 « L’Auvergne, un nouveau modèle économique au service de l’homme (emploi) et des territoires » a pour ambition de porter un modèle de développement économique tout à la fois plus durable (fondé sur les nombreuses ressources et respectueux de leur gestion et de leur devenir, en développant l’économie circulaire, en prenant en compte les transitions écologiques et énergétiques), plus offensif (permettre et accompagner toutes les entreprises sur des marchés d’avenir en valorisant leurs spécificités, en développant l’économie collaborative et les partenariats publics-­‐privés et en intégrant le défi du numérique) mais aussi qui valorise l’atout de l’Auvergne de disposer d’une économie diversifiée (industrielle et productive, résidentielle et touristique). C’est aussi chercher à développer plus de valeur ajoutée, à partir des productions locales et des savoir-­‐faire, sur le territoire régional plutôt que de les voir partir ailleurs. C’est également s’appuyer sur le développement de l’économie sociale et solidaire et sur le potentiel de la silver économie. Des stratégies de soutien et de développement seront ainsi portées par les acteurs et responsables publics en partenariat avec le monde économique. Mais pour soutenir ces stratégies qui visent à créer des richesses pour les territoires et de l’emploi (première priorité pour les auvergnats) il faut aussi développer un environnement favorable. Cela passe par un soutien actif à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation qui sont des facteurs de croissance et d’attractivité. C’est aussi améliorer la mobilisation et la qualification des ressources humaines par la formation et l’anticipation. Enfin c’est développer des outils adaptés et innovants pour mieux répondre aux besoins des entreprises. L’orientation 4 « L’Auvergne, une mobilité, plus durable, plus performante, plus accessible » a pour ambition, dans un contexte de raréfaction des ressources publiques mais aussi dans un monde où les besoins et les modes de mobilité évoluent, de continuer à poursuivre la construction d’une offre de mobilité mieux adaptée aux enjeux, plus durable (économiquement, socialement et environnementalement) et qui réponde mieux aux besoins des usagers.
  16. 16. Le SRADDT veut ainsi mieux coordonner l’offre, les réseaux et les services grâce au développement de la multimodalité et de l’intermodalité et en s’appuyant sur le développement du numérique. C’est aussi viser une meilleure connexion aux réseaux nationaux et internationaux : dessertes aériennes, raccordement au TGV, améliorer la qualité et optimiser le temps de parcours avec la capitale et avec Lyon et avec d’autres villes périphériques (Bourges, Limoges, Toulouse…), améliorer le réseau routier sur les grands axes nationaux structurants. C’est aussi à l’intérieur de l’Auvergne disposer de dessertes régionales performantes (liaisons directes, meilleure qualité de service…). Enfin c’est permettre que chaque bassin de vie dispose d’offres locales de mobilité adaptées et innovantes par le renforcement de l’offre de transports urbains dans les principales agglomérations mais c’est aussi soutenir la constitution d’offres locales de mobilité dans les zones moins denses (mutualisation, transports à la demande, covoiturage, autopartage…). Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 16 Le schéma de la nouvelle architecture
  17. 17. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 17 LES 4 DÉFIS TRANSVERSAUX
  18. 18. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 18 LE DÉFI DE L’ATTRACTIVITÉ La population Auvergnate a fortement varié tout au long des deux derniers siècles, du fait de l’histoire et des dynamiques économiques et sociales. Année Population Année Population Année Population 1801 1 206 069 1872 1 497 874 1936 1 291 067 1806 1 322 436 1876 1 520 797 1946 1 267 303 1821 1 362 365 1881 1 535 474 1954 1 246 711 1826 1 398 836 1886 1 557 351 1962 1 273 162 1831 1 422 035 1891 1 544 984 1968 1 311 943 1836 1 456 209 1896 1 530 537 1975 1 330 479 1841 1 458 379 1901 1 510 787 1982 1 332 678 1846 1 498 774 1906 1 496 840 1990 1 321 214 1851 1 491 599 1911 1 459 406 1999 1 308 878 1856 1 490 962 1921 1 329 822 2006 1 335 938 1861 1 478 885 1926 1 343 570 2010 1 347 387 1866 1 498 509 1931 1 319 627 2013 1 355 630 En 1801 l’Auvergne comptait 1 206 000 habitants soit 150 000 de moins qu’aujourd’hui. En 1886 elle comptait 1 557 000 habitants, son plus haut niveau d’habitants avec 200 000 habitants de plus qu’aujourd’hui. De 1886 à 1999 elle a, sans cesse, perdu de la population (mises à part quelques variations à la hausse) pour atteindre 1 308 000 habitants. A partir de 1999 jusqu’à ce jour elle a réussi à retrouver une dynamique positive gagnant en 14 ans plus de 46 000 habitants (+ 3,6% soit une moyenne annuelle de + 0,26%). Durant la même période la population française progressait de 11%. Si l’attractivité était la finalité majeure du SRADDT initial3 adopté en 2009 (Faire de l’Auvergne une région attractive, diversifiée et préservée), elle le demeure dans la présente actualisation. En effet, les enjeux démographiques (nécessaire croissance et rajeunissement), les enjeux économiques (renforcer l’économie présentielle par les résidents et les touristes, attirer des créateurs d’entreprises et des entreprises qui souhaitent se délocaliser et/ou se relocaliser, des centres de recherche, des chercheurs, des étudiants…), les enjeux sociaux (mixité sociale, équilibre démographique..) et les enjeux territoriaux (combattre les décrochages et permettre à tous les bassins de vie d’être à minima en situation de stabilité ou/et puis de croissance) imposent à l’Auvergne de poursuivre et d’amplifier fortement son attractivité, ses attractivités. Pour 71% des auvergnats l’Auvergne est devenue plus attractive et pour 93% l’Auvergne doit continuer à accroître son attractivité 3 Dans le précédent SRADT « 2000-­‐2015 » la relance démographique constituait déjà le premier objectif prioritaire
  19. 19. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 19 En effet l’Auvergne se veut attractive auprès de différentes « cibles » : • Attractive pour accueillir de nouvelles populations et ainsi augmenter sa croissance démographique. Ces nouvelles populations peuvent être très diverses : actifs et non actifs, créateurs et porteurs de projets (économique, sociaux, culturels…), étudiants, chercheurs… • Attractive pour les entreprises qui souhaitent se relocaliser en France ou s’implanter dans un territoire qui répond à leurs besoins • Attractive pour les clientèles touristiques françaises et étrangères L’attractivité ne se décrète pas, elle est la résultante d’un ensemble de facteurs intrinsèques au territoire d’accueil et d’actions volontaristes, différenciantes et innovantes qui permettent de l’atteindre. Depuis plus d’une décennie en Auvergne, les acteurs publics et particulièrement les collectivités locales ont agi pour mettre en place les conditions d’une attractivité. Cela a commencé à porter ces fruits puisque le déclin démographique a été enrayé. Mais il l’a seulement été d’un point de vue global et régional car de fortes disparités infrarégionales existent aujourd’hui. Ainsi sur la période récente 2006 / 2011 on constate les différences suivantes. Échelle territoriale 2006 2011 % d’évolution sur 5 ans Auvergne 1 335 938 1 350 682 + 1,1% Allier 343 309 342 729 -­‐ 0,2% Cantal 149 682 147 577 -­‐ 1,4% Haute-­‐Loire 219 484 224 907 + 2,5% Puy-­‐de-­‐Dôme 623 463 635 469 + 1,9% L’Auvergne est face à diverses et importantes disparités démographiques : o Nombre d’habitants par département (de 1 à 4) o Evolution démographique (de -­‐1,4% à +2,5%) très contrastée entre départements mais aussi en infra-­‐départemental o Pyramide des âges très différente selon les territoires L’attractivité recherchée doit donc viser plusieurs objectifs : • Une attractivité diversifiée en termes de « cibles » • Une attractivité qui renforce la croissance démographique • Une attractivité qui vise à corriger les déséquilibres démographiques (rajeunir la population, tendre vers un solde naturel positif) • Une attractivité qui bénéfice à tous les territoires • Une attractivité qui contribue à une image positive et dynamique Pour y parvenir cela impose de bien analyser et comprendre la situation actuelle, les tendances pour pouvoir définir les leviers d’actions.
  20. 20. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 20 I – Les enjeux de la démographie auvergnate Rappel des projections et analyses démographiques du SRADDT initial de 2009 Le SRADDT pointait une stabilisation récente d’un recul démographique prolongé observé en région, avec un phénomène de vieillissement plus accentué qu’au niveau national. Les projections de l’INSEE à l’horizon 20304 prévoyaient que la population auvergnate resterait stable avec 1 328 700 habitants5. Grâce à un solde migratoire positif, elle continuerait à progresser jusqu’en 2015, pour décliner par la suite sous l’effet du vieillissement. On constaterait alors une très forte progression de la population de plus de 60 ans, tandis que la population active et les moins de 20 ans connaîtraient un recul sensible engendrant in fine une tendance structurelle à la baisse de la part des effectifs de la population en âge de travailler (20 -­‐59 ans). Selon ces projections, la hausse de population devait être concentrée sur les espaces à dominante urbaine (urbain / périurbain) tandis que les espaces à dominante rurale devaient afficher un déclin démographique. Le risque de baisse de la population active identifié ci-­‐avant serait plus accentué sur les territoires ruraux régionaux, caractérisés par un solde migratoire négatif (retrait démographique) engendrant un vieillissement accru de leur population. En réponse à ces différents phénomènes, le scénario de référence ciblé par le SRADDT initial se fixait un objectif de progression de population de 6 % à l’horizon 2030, soit 80 100 habitants supplémentaires. Il visait l’amélioration de la capacité régionale à attirer des jeunes et des actifs, avec un impact positif permettant de modérer les évolutions de la pyramide des âges dessinées par le scénario tendanciel : légère baisse des effectifs des moins de 20 ans (et non-­‐réduction de près de 10 % telle qu’inscrite dans les projections INSEE) et baisse plus limitée des actifs (-­‐ 6,8 % au lieu de -­‐ 15 %). En revanche, il prévoyait que la progression des plus de 60 ans resterait très marquée. Ce scénario qui supposait une stratégie volontariste de développement centrée sur les agglomérations et les pôles, devait accentuer les tendances observées en matière de répartition infrarégionale de la population. Ainsi, les espaces à dominante urbaine devaient regagner de la population (+ 90 000 habitants). Inversement, l’espace à dominante rurale, considéré dans sa globalité (pôles de l’espace rural et espace rural hors pôles), perdaient environ 20 000 habitants. Ce chiffre était légèrement plus favorable que l’évolution prévue par l’INSEE (environ 25 000 habitants de moins en 2030 par rapport à 1999). 4Projections Omphale calées sur le recensement 2005. 5Très légère baisse de ses effectifs (-­‐ 0,2 %).
  21. 21. Ce que disent les dernières notes de conjoncture démographique de l’INSEE Des projections plus favorables qu’en 2005 Dans sa lettre d’actualisation des projections démographiques en date de Décembre 2010 (n°67) l’Insee Auvergne précise que « les tendances démographiques constatées ces dix dernières années Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 21 conduisent à réviser à la hausse les projections basées sur la période 1990-­‐2005 ». De 1999 à 2007, l’Auvergne a retrouvé une croissance démographique grâce à un net renforcement de son attractivité et un bilan migratoire désormais favorable dans tous les départements auvergnats dans un contexte de mobilité accrue sur l'ensemble du territoire. Comme le montre le tableau ci-­‐ dessous, l’évolution constatée vient contredire les projections de 2005 relatives aux moins de 20 ans du fait d’une hausse de la fécondité qui est venue accompagner cette dynamique. Ces nouvelles projections ne doivent pas faire oublier les tendances lourdes qui marqueront les prochaines années : vieillissement de la population, déséquilibres grandissants entre les espaces gagnés par la périurbanisation et les espaces plus ruraux. Tranches d’âge 2005 1er Janvier 2013 Evolution constatée Evolution à 2030 projetée en 2005 Evolution à 2040 projetée en 2010 Moins de 20 ans 291 500 294 767 1,12% -­‐1,9% 293 400 0 % 20 à 59 ans 708 500 673 176 -­‐4,99% -­‐6,8% 641 600 – 9 % Plus de 60 ans 331 400 387 687 16,98% +40,3% 512 600 + 49 % Dont 80 ans ou plus 75 440 168 000 + 103 % Ensemble 1 331 400 1 355 000 1,82% +6% 1 447 600 + 8 % Source : projections Insee 2005/2010 et population au 1er Janvier 2013, EDATER Un infléchissement de la progression démographique qui n’annule pas les prévisions de croissance démographique Malgré le fléchissement du regain de population constaté6, les publications de l’INSEE les plus récentes7 apparaissent toujours plus favorables à l’Auvergne que celles de 2005 : la population croîtrait de 5 % à l’horizon 2030, deux fois moins vite qu’au niveau national cependant. Une croissance démographique qui bénéficie principalement aux grandes aires urbaines auvergnates Si des déséquilibres s’observent, entre 2006 et 2011, la croissance démographique reste fortement concentrée sur les aires urbaines (+0,4%) notamment celles de Clermont-­‐Ferrand (+ 0,5% légère baisse par rapport à 1999-­‐2006), Vichy (+ 0,3% légère hausse), le Puy-­‐en-­‐Velay (+ 0,3% légère baisse) et Issoire (+ 0,7% légère baisse). Inversement, La dynamique démographique de l’aire urbaine aurillacoise s’est fortement détériorée (de +0,2 à -­‐0,2%). 6 Avec une progression de + 0,2 % par an entre 2006 et 2011 (+14 750 habitants pour une population totale de 1 350 700), la croissance de la population auvergnate s’est légèrement infléchie par rapport à la période précédente (+ 0,3 % entre 1999 et 2006). 7.
  22. 22. Attractivité des couronnes des aires urbaines En Auvergne comme en France, les années 2006-­‐2011 se situent dans le prolongement des trois décennies précédentes Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 22 marquées par l’extension de l’étalement urbain et la tendance au renforcement des couronnes8. Offrant à la fois une proximité des fonctionnalités urbaines et un cadre de vie rural, la croissance démographique est la plus forte dans les communes situées sous l’influence directe des principaux pôles économiques. Cette croissance démographique des couronnes périurbaines est particulièrement dynamique dans l’Allier9 alors qu’elle se stabilise autour d’Aurillac voir s’atténue un peu dans les aires de Clermont-­‐Ferrand, d’Issoire et du Puy-­‐en-­‐Velay. Autour de Moulins, de Montluçon et d’Aurillac, les gains de population des couronnes périurbaines restent néanmoins insuffisants pour assurer la croissance démographique des aires urbaines … Au détriment des centralités (centre-­‐villes et centre-­‐bourgs) A l’inverse, en Auvergne comme dans la plupart des centres urbains du centre de la France, la situation démographique des pôles urbains pris dans leur ensemble se détériore10 . Ceci, s’explique en partie par le vieillissement de la population qui entraîne une détérioration du solde naturel mais aussi par une désertification des centre-­‐villes et de nombreux centre-­‐bourgs (coût foncier/immobilier, qualité de l’offre, envie d’espace…). En Auvergne, seuls les pôles de Clermont-­‐ Ferrand et d’Issoire gagnent encore de la population. Des dynamiques variables dans les espaces intermédiaires ou multipolarisés Dans les espaces intermédiaires, on constate un ralentissement de la croissance dans le « couloir central » délimité du nord au sud par les aires de Vichy, Clermont-­‐Ferrand, Issoire et Brioude et de la périurbanisation stéphanoise en Haute-­‐Loire ainsi qu’une nette progression démographique entre Riom et Vichy. Les petites aires en perte de vitesse Dans les territoires qui échappent à l’influence d’un grand pôle urbain, la baisse démographique tend à s’accentuer (-­‐0,2% entre 2006 à 2011). Cette tendance est très marquée pour les petites villes et leur éventuelle couronne. Toutes les petites aires auvergnates perdent des habitants, à l’exception de celles de Saint-­‐Flour, de Langeac et de l’Yssingelais. Le déficit démographique s’accentue dans les zones rurales L’évolution démographique des petites communes rurales isolées se détériore. Sur la période 2006-­‐2011, leur population diminue en moyenne de 0,4 % par an, contre – 0,3 % entre 1999 et 2006. Inversement à ce que prévoyaient les projections de 2005 cela est dû à une aggravation du déficit naturel engendré par le fort vieillissement de la population alors même que ces communes continuent d’attirer de nouvelles populations. Dans certaines zones du Cantal et du Puy-­‐de-­‐Dôme, le bilan démographique s’est plus particulièrement dégradé. 8 En Auvergne, 41 % des personnes habitant dans une aire urbaine résident dans sa couronne, soit 2 points de plus qu’en 2006. En 2011, 359 400 Auvergnats habitent en périphérie d’une grande agglomération, soit 27 % de la population. Cette part ne cesse d’augmenter. Elle était de 24 % en 1999 et de 26 % en 2006. 9 Depuis 2006, la population des couronnes de Montluçon et de Moulins progresse annuellement de 0,9 % contre 0,5 % entre 1999 et 2006, 0,7 % à 1,0 % pour l’aire urbaine de Vichy. 10 Les pertes se sont accentuées dans les pôles urbains de Montluçon, Moulins et Aurillac entre 2006 et 2011.
  23. 23. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 23 Différents phénomènes devraient aboutir à une hausse de la demande de logement Cette croissance démographique localisée sur le territoire régional (hausse marquée dans les territoires de projection suivants : Grand Clermont, Monistrol-­‐sur-­‐Loire/Yssingeaux et Issoire), entraînera une augmentation du nombre de ménages (32 000 des 78 000 nouveaux ménages prévus en 2030 par les projections). Elle sera accompagnée par différents phénomènes sociétaux qui devraient entraîner une évolution des comportements en matière de cohabitation. Comme dans le reste de la France, l’Auvergne devrait connaître, à un rythme moins élevé cependant, une hausse de la part des résidents seuls (+38% entre 2009 et 2030) notamment impactée par l’augmentation de l’âge moyen, l’augmentation du nombre de familles monoparentales (+8%) ou l’affaiblissement de la vie en couple. En 2030, la part des personnes vivant seules devrait être équivalente à celle des couples (45 contre 46% contre 36/54% actuellement). Ces évolutions devraient entraîner une hausse de la demande de logement notamment dans les espaces périurbanisés qui resteraient donc attractifs en 2030. Plus qualitativement, ces phénomènes devraient entraîner des évolutions dans les types de logements recherchés : adaptés aux problématiques d’autonomie pour les séniors, moins grands pour les personnes seuls, … Ces évolutions sont à prendre en considération avec une très grande attention car ils vont impacter la vie sociale, le vivre ensemble mais aussi la politique de l’habitat, l’évolution des offres de services. Pour exemples : o l’augmentation du nombre de ménages âgés soulève plusieurs questions : accompagnement de la dépendance, lutte contre l’isolement, offre de parcours résidentiel, adaptation des logements... o la production de logements doit être mesurée en fonction de ces données car la capacité d’accueil de population nouvelle doit conduire à une production supérieure à celle déjà nécessaire pour accueillir le desserrement et l’évolution des ménages déjà présents sur le territoire (notion de point mort). Cela va donc avoir de très fortes conséquences sur l’urbanisme et la maitrise de la consommation d’espaces. Pour accroître l’offre de logement sans une production nouvelle, différentes solutions peuvent être mobilisées selon les territoires : remise sur le marché de logement vacants, réhabilitation, partage de parcelles déjà construites… Si la stratégie régionale intègre ces évolutions à venir il est impératif que chaque territoire, dans sa propre stratégie, intègre également ces facteurs démographiques majeurs, se fixe des objectifs et ses moyens d’actions en cohérence avec le cadre régional.
  24. 24. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 24 II – Les leviers pour une démographie dynamique et renouvelée Objectif n°1 – Suivre au plus près les dynamiques démographiques, en comprendre les causes, identifier les leviers pertinents en fonction des types de territoires L’évolution de la démographie régionale et, en lien direct, de l’attractivité du territoire régional seront des éléments majeurs de la capacité du territoire auvergnat à s’inscrire dans une dynamique de développement régional positive à l’horizon 2030. L’attractivité d’un territoire et les dynamiques démographiques qui en découlent, sont le résultat d’interactions complexes entre caractéristiques des territoires (densité, localisation géographique, desserte, cadre de vie, …), dynamiques économiques (dynamisme du bassin d’emploi, attractivité présentielle, niveaux de revenus des habitants, …) et évolutions des modes de vie (comment les différentes tranches d’âges de la population se retrouvent, ou pas, dans les modes de vie que permettent d’adopter chaque type de territoire : mobilités, famille, relations sociales, activités culturelles,… Tout territoire régional est soumis à la concurrence de régions limitrophes et doit tirer parti au mieux des atouts qui sont les siens. Pour ce faire, il convient d’être en capacité de suivre et d’observer de manière réactive et en continu les dynamiques résidentielles dans et en dehors du territoire régional afin de comprendre quels leviers doivent être activés en priorité en fonction des caractéristiques des territoires. Il sera donc nécessaire : • de suivre au plus près les évolutions à l’oeuvre dans les dynamiques démographiques au niveau national et international et de diffuser l’information aux acteurs de l’accueil ; • de suivre au plus près les évolutions à l’oeuvre dans les dynamiques démographiques au niveau régional et infra-­‐régional et de diffuser l’information aux acteurs de l’accueil ; Il conviendrait de renforcer l’observatoire des territoires pour qu’il soit plus actif et plus proactif, en cohérence et avec l’appui des missions et des données des observatoires territoriaux existants, et qui pourrait ainsi jouer ce rôle de veille, d’analyse et de diffusion de l’information condition impérative pour alimenter les stratégies et être en capacité d’agir et de réagir. Objectif n°2 – Définir une stratégie régionale cohérente et inciter à sa déclinaison dans les projets de territoire L’intégration de ce défi de manière transversale dans le SRADDT a pour objectif de mettre au premier plan cet enjeu de renouvellement démographique qui conditionnera en grande partie l’évolution régionale dans les années à venir. Sur la base d’une connaissance fine des dynamiques existantes et leviers contributeurs de l’attractivité résidentielle des territoires auvergnats il sera nécessaire de concevoir de manière partagée et mettre en application une stratégie globale visant à amplifier la dynamique positive amorcée au début des années 2000.
  25. 25. Pour ce faire, il s’agira notamment (nous rappelons ici sous l’angle démographique des éléments qui figurent dans la stratégie du SRADDT) : déployer une stratégie de développement qualitatif des territoires auvergnats visant à mettre en valeur les éléments patrimoniaux marqueurs de son histoire et de son Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 25 • d’amplifier la mobilisation autour d’une stratégie de marketing territorial devant permettre de « faire exister » l’Auvergne en tant que destination d’accueil résidentielle, de projets de vie et économiques. Il pourrait notamment s’agir de la continuation de la démarche autour d’Auvergne Nouveau monde mais plus globalement, d’intégrer l’enjeu du « faire parler de » ou « faire savoir » dans l’ensemble des initiatives prises en région et qui pourraient permettre de véhiculer une image positive de l’Auvergne, notamment auprès des publics cibles : renforcer la communication sur les évènements culturels, communiquer sur les initiatives de politiques publiques ou entrepreneuriales innovantes, valoriser les atouts du territoire (cadre de vie, qualité de la main d’oeuvre, …). Il faudra prendre des risques, montrer des postures iconoclastes, innovantes et expérimentales afin de donner envie aux porteurs de projets de venir s’installer en Auvergne ; • d’inciter à l’inscription de volet accueil dans les stratégies de territoire, diffuser les expériences, positive ou négatives, en matière d’accueil de nouvelles populations et favoriser l’appropriation de la culture de l’accueil (Cf-­‐ objectif 4) ; • de connecter encore plus l’Auvergne aux régions limitrophes, aux grands flux nationaux et au monde par tous les moyens de communication existants physiques ou à distance. L’Auvergne souffre encore d’un enclavement qui nuit fortement à son image et qui est un facteur limitant majeur pour de nombreuses dynamiques sociétales aujourd’hui en développement (retour des baby-­‐boomers dans leur région d’origine ou recherche d’un cadre de vie agréable pour la retraite, recherche d’installation de cadres urbains dans des territoires moins denses en proximité d’axes de communication leur permettant de se projeter rapidement en dehors du territoire ou leur permettant d’occuper un emploi hors région, installation de start-­‐up ou entreprises recherchant une connexion performante dans une économie mondialisée, …). A cet égard, l’amélioration des connexions physiques avec Lyon et Paris, vecteurs d’une ouverture de l’Auvergne à l’international, devront être traitées de manière prioritaire ; • de identité. L’Auvergne dispose de potentiels importants à cet égard notamment dans la mise en tourisme et la labellisation de sites historiques, naturels ou paysagers. Les initiatives récentes (labellisation du Puy-­‐de-­‐Dôme Grand site de France début 2008, candidature à l’Unesco pour la Chaine des Puys, labellisation Grand site de France Puy Mary …) ou en cours devront être suivies par d’autres. Notamment, il s’agira d’inventorier les sites porteurs de potentiel pour trouver un accueil favorable et faire écho au niveau national et international afin d’enclencher des opérations ambitieuses de mise en tourisme (Gergovie, vallée de l’Allier, Châteaux de l’Allier, Plus Beaux Villages de France…). Pour ce faire, il sera nécessaire de définir une liste de projets d’intérêt régional sur la base d’une grille de critères permettant d’étudier leur potentiel en tant qu’ambassadeurs de
  26. 26. l’Auvergne. Au niveau plus local, les initiatives de restauration / valorisation du patrimoine devront être démultipliées afin de donner aux territoires auvergnats une image de qualité (petit patrimoine, sites paysages, …). Les territoires de PNR devront être particulièrement actifs à cet égard et assurer un transfert d’expérience à l’ensemble du territoire régionale (guide de rénovation du bâti, …) ; • d’accompagner l’accueil de nouvelles populations par une stratégie globale en matière Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 26 de planification territoriale, d’urbanisme, de logement et d’habitat. L’Auvergne connaît une forte concentration de la dynamique démographique sur les franges de ses grandes aires urbaines, entraînant des phénomènes ayant des impacts négatifs sur la qualité du territoire (mitage, périurbanisation, artificialisation des sols, …). Le cadre de vie rural, l’accessibilité du foncier, … sont des facteurs clés dans les recherches des nouveaux installés. Il s’agira donc de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une stratégie régionale visant à renforcer l’attractivité des centralités auvergnates. A cet égard, des actions devront être menées différents niveaux : réalisation ou révision des plans locaux d’urbanisme au niveau intercommunal avec fixation d’objectifs de densification urbaine et de concentration des constructions nouvelles dans la continuité des centres bourgs, réhabilitation et adaptation des logements existants (réduire la vacance) et construction de nouveaux logements adaptés aux modes de vie d’aujourd’hui et de demain (performance thermique, connexion internet, taille des ménage, enjeu de l’autonomie des personnes âgées, …) tout en répondant aux critères de recherche des nouveaux arrivants (nouveaux modèle d’habitat semi-­‐collectif, partagé, …); opérations de redynamisation de centre-­‐bourgs (OPAH, ORAC, …) associées à des démarches de maintien ou d’installation de commerces de proximité (multiple rural, …). Il s’agira de redonner une attractivité aux centres urbains des agglomérations en jouant sur l’ensemble des leviers existants pouvant permettre de constituer une offre de vie en milieu urbain renouvelée : redynamisation de la vie commerciale (petits commerces, bars, restaurants, …) en facilitant l’installation et la relocalisation des commerces en centre-­‐ville (foncier), dynamiques culturelle et sociale à travers le soutien aux initiatives associatives permettant de faire vivre les quartiers urbains et l’organisation de manifestations culturelles tout au long de l’année. Objectif n°3 – Fixer un objectif ambitieux en matière de croissance démographique, décliné en fonction des types de territoires Le SRADDT initial de 2009 fixait un objectif de croissance démographique de 6% à l’horizon 2030, soit 80 100 habitants supplémentaires. Comme le montre l’état des lieux dressé ci-­‐avant, les projections les plus récentes prévoient une hausse de 5% à cette échéance. Il démontre aussi un réel déséquilibre dans cette dynamique avec certains territoires dont la population devrait stagner voir décliner. Ø Afin de fixer un cap mobilisateur, il pourrait être proposé d’augmenter l’objectif de croissance démographique à 10% à échéance 2030 soit 135 500 habitants supplémentaires et de calculer le taux de croissance démographique annuel moyen qui devra être obtenu sur la période (soit 0,56%).
  27. 27. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 27 Ø Afin d’assurer sa contribution à la dynamique de développement régional, de lui adjoindre des déclinaisons plus qualitatives : maintenir une évolution positive des moins de 20 ans ; viser à stabiliser la part des 20-­‐59 ans (ou à limiter son évolution afin qu’elle ne diminue pas de plus de 5%), … Ø Afin de mobiliser l’ensemble des acteurs régionaux et qu’elle bénéficie à l’ensemble du territoire régional, une déclinaison géographique de cet objectif de croissance démographique pourrait aussi être retenue : inverser la dynamique de hausse de la part des personnes habitant dans une aire urbaine résident dans sa couronne ; atteindre un solde démographique neutre ou positif dans les communes rurales isolées, … Il reviendra aux Départements et aux territoires de déterminer leurs propres objectifs en cohérence avec cet objectif régional. L’Allier se fixe un objectif de croissance de 6 % d’ici 2030 et le Cantal de +1 %. Objectif n°4 – Mobiliser l’ensemble des territoires auvergnats autour de l’objectif d’attractivité résidentielle, partager les expériences et mutualiser les outils Depuis 10 ans, différents outils de soutien et d’accompagnement à la déclinaison de ces politiques dans les territoires régionaux mais aussi vis-­‐à-­‐vis d’autres régions ont été mis en place : Politique d’accueil du Massif central, ARDTA, Auvergne Nouveau Monde, stratégies locales en matière d’accueil de population (Mission Accueil Allier / démarches qualité mise en place avec l’ARDTA : la Communauté de communes en Bocage Bourbonnais, la Communauté de communes de l’Emblavez, le Conseil général de l’Allier, le Pays de Saint Flour Haute Auvergne, la Communauté de communes de la Vallée de l'Ance, la Communauté de communes du Pays de Murat, le Parc des Volcans d'Auvergne, la Mission Accueil du Pays Lafayette et la Communauté de communes du Pays de Montsalvy sont certifiés avec l’ARDTA. Le Pays d’Issoire Val d’Allier Sud et le Pays des Combrailles appliquent la démarche tandis que la communauté de communes du Pays de Maurs, la Communauté de communes de Commentry Néris les Bains ou encore la Communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac utilisent la méthode au quotidien et participent activement à la qualité de l'accueil en Auvergne) Le déploiement de ces politiques rencontre des succès variables en fonction des territoires. Les partenaires constatent que ces enjeux et objectifs ne sont pas encore suffisamment appropriés par les élus et habitants. Les élus sont encore trop centrés sur des approches aujourd’hui en partie dépassées (création de zones d’activité) alors que serait nécessaire un travail d’animation quotidien et de valorisation de leur territoire. Il convient par ailleurs de rattraper un certain retard stratégique dû au caractère récent de ces politiques en Auvergne. Enfin si des politiques d’accueil ont été mis en place par certains territoires, la région n’est pas totalement couverte par ce type d’initiative ce qui constitue une faiblesse au vu des enjeux. Chaque territoire doit intégrer de manière innovante et prospective ce type de question. Il faut faire évoluer les mentalités, moderniser les approches. Des incitations plus importantes à l’intégration de ce type d’approche dans les stratégies de territoire pourraient être mises en place.
  28. 28. Il pourrait par ailleurs être pertinent de rechercher à mettre plus activement et plus fortement en commun les nombreuses initiatives qui coexistent en Auvergne tant en termes de connaissance des leviers que d’expériences en termes d’accueil de population. Un plan d’action ambitieux autour de l’attractivité pourrait être co-­‐construit entre les acteurs et servir de feuilles de route pour décliner opérationnellement la stratégie révisée du SRADDT. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 28 L’Auvergne dispose de nombreuses composantes qui contribuent à son attractivité : ü Positionnement géographique ü Accessibilité routière et aérienne / meilleure perspective sur le ferroviaire ü Patrimoine naturel de très grande qualité (biodiversité, milieux, paysages…) et autres patrimoines (culturels matériels et immatériels) ü Qualité environnementale influant sur la santé ü Des grands sites ü Diversités des espaces (densité) et des pôles de vie (métropole, villes d’équilibre, centre-­‐ bourgs, petites communes rurales) ü Dynamisme économique et innovation ü Potentiel de recherche ü Infrastructures numériques ü Offre de formation ü Mode de vie et vivre ensemble, solidarités ü Coût de la vie ü Coût et diversité de l’offre immobilière ü Climat ü Offre touristique et culturelle ü Offre de services ü Tranquillité publique ü … Les 4 orientations stratégiques du SRADDT vont contribuer à répondre à ce défi de l’attractivité en agissant sur ces composantes pour porter un modèle de développement véritablement durable, différent des grandes régions très urbanisées, pour offrir un autre mode de vie.
  29. 29. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 29 LE DÉFI DU NUMERIQUE AMBITION AUVERGNE NUMERIQUE 2030 : Le numérique au service des grands enjeux du territoire auvergnat L’innovation, pour 86% des auvergnats, et le numérique, pour 61%, doivent constituer des priorités pour les années futures Déjà 2,4 milliards d’internautes dans le monde et 15 milliards d’objets connectés : le numérique, porteur d’opportunités pour le citoyen, le territoire, l’économie ? Le numérique imprègne progressivement et modifie en profondeur le quotidien du citoyen : accès à la connaissance, à la culture, modes de communication, de consommation, de partage, de déplacement. Il est porteur d’opportunités pour mieux apprendre, se soigner, travailler, s’informer, participer à la vie démocratique. Pour les collectivités publiques, il représente un levier incontournable de modernisation de l’action publique : aménagement du territoire, renforcement de l’attractivité et du développement économique (gommer les limites des contraintes géographiques), innovation sociale (nouveaux modes d’activités durables comme le télétravail), amélioration des services rendus aux usagers (égalité d’accès à l’éducation -­‐ formation tout au long de la vie -­‐, à la santé -­‐ accès aux soins -­‐, à la culture, etc). Le numérique est le moteur d’une économie nouvelle, qui représente aujourd’hui un quart de la croissance et de la création d’emplois en France, dans le commerce électronique, l’édition de logiciels, les réseaux ou la production de contenus en ligne. Au-­‐delà de l’économie numérique, l’ensemble des entreprises est concerné par la transformation de leur activité sous l’influence du numérique : nouveaux marchés, accroissements de productivité, notamment. Le coeur de la filière numérique est constitué de technologies irriguant de nombreuses branches industrielles, et le développement ainsi que la maitrise de ces technologies sont des sources de différenciation majeures pour les entreprises : objets connectés et intelligents et logiciels embarqués, technologies de calcul intensif et leur application à la simulation numérique, technologies d’exploitation massive des données collectées par les services numériques (« big data »), sécurité des systèmes d’information dans des environnements de plus en plus virtualisés (« cloud »). Grâce au numérique, l’économie, toujours davantage appuyée sur la collaboration et la mise en commun de moyens, tend à devenir une « économie des solutions », permettant de donner des réponses en temps réel aux besoins du marché. Comme tous les changements radicaux, la révolution numérique porte également de nouvelles manières de vivre en société, de nouveaux risques qu’il faut intégrer. Ces changements qui impactent notre modèle de société, sont porteurs de questionnements : réussir le défi numérique implique que le citoyen puisse « entrer et vivre en confiance dans le numérique »11. 11 CESER, Note sur les « usages numériques », Mai 2014
  30. 30. Dans toute technologie ou système, il y a simultanément deux tendances opposées, l’une est bonne, positive, émancipatrice et l’autre négative, prédatrice Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 30 « »12 : pour le numérique s’opposent le « poison toxique » (collecte déloyale d’informations, revente des données personnelles, traçabilité et surveillance, atteintes à la confidentialité et à la vie privée, fin de l’anonymat, destruction d’emplois, et le « remède vivifiant » (développement et dynamisation du lien social, essor de l’économie positive et circulaire, démocratisation de l’accès au savoir et à la culture, élargissement de la parole publique, succès des logiques participatives, création de nouveaux métiers, etc.). La stratégie de l’Europe : exploiter le potentiel du numérique pour favoriser l’innovation, la croissance économique et le progrès Face à de tels enjeux, la stratégie numérique pour l'Europe13 est l'une des 7 initiatives phare de la stratégie Europe 2020. Elle se veut facteur d'innovation, de croissance économique et de progrès dans la vie quotidienne des particuliers comme des entreprises : meilleurs soins de santé, solutions de transport plus sûres et plus efficaces, environnement plus propre, nouvelles possibilités de communication et accès plus aisé aux services publics et aux contenus culturels. Le secteur des TIC génère directement 5% du PIB européen mais il contribue bien davantage à l'augmentation globale de la productivité. Ceci s'explique par le degré élevé de dynamisme et d'innovation inhérent au secteur et par le rôle moteur que celui-­‐ci joue dans la transformation des modes opératoires des autres secteurs d'activité. Le développement de réseaux à haut et très haut débit aujourd'hui est aussi révolutionnaire que le développement des réseaux électriques et de transport il y a un siècle. En outre, avec l'évolution en cours dans l'électronique grand public, les frontières entre appareils numériques s'estompent. Il y a convergence des services qui, en passant du monde physique au monde numérique, sont accessibles partout sur n'importe quel appareil, téléphone intelligent, bloc-­‐notes électronique, ordinateur personnel ou téléviseur haute définition. La Feuille de route du gouvernement français sur le numérique au service de la jeunesse, de la compétitivité de l’économie, de la préservation des valeurs de la République Au plan national, l’ambition du Gouvernement consiste à faire de l’essor numérique un progrès économique, social, démocratique et environnemental pour l’ensemble des Français et des territoires. Elle se fonde autant sur les promesses de cette technologie que sur la détermination à en combattre les risques. Présentée en février 2013, la feuille de route pour le numérique définit trois axes majeurs : - Une action résolue pour que la jeunesse s’approprie le numérique et l’utilise pour apprendre, penser, créer et construire la société de demain - Une économie plus compétitive grâce au numérique : convertir les atouts nationaux en facteurs de croissance, de développement et d’attractivité : soutien à la R&D dans le numérique, visibilité donnée aux entreprises du secteur (French Tech), soutien des démarches à l’international, à l’appropriation des outils numériques par les entreprises, à l’industrie de la sécurité (cyberdéfense). 12 Stéphane Vial citant Bernard Stiegler dans « L’Etre et l’Ecran », Presse Universitaire de France 13 « Une Stratégie Numérique pour l’Europe », communication présentée en Mai 2010 par la Commission européenne au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions
  31. 31. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 31 - Des valeurs préservées et renforcées : le numérique, outil de réduction des inégalités en matière d’éducation, de santé, d’emploi, d’accès à la culture ou aux services publics. Les objectifs : protéger les droits et libertés fondamentales, les données personnelles, encourager l’exemplarité de l’administration, revitaliser la vie démocratique, garantir la sécurité en luttant contre la cybercriminalité. Le territoire auvergnat au coeur des usages numériques Consciente des enjeux du numérique en terme d’attractivité du territoire, l’Auvergne a très tôt engagé une politique d’aménagement numérique volontariste et concertée en faveur du déploiement d’infrastructures performantes, prérequis à l’émergence de services innovants et à valeur ajoutée : « de la même manière que le chemin de fer a permis d’ouvrir des horizons nouveaux au XIXème siècle, le Très Haut Débit pourra redonner à tous, sans restrictions, les mêmes opportunités de développement. Il est donc temps de penser demain et de prendre le wagon de tête du train de l’Histoire14 ». - En 2007, tandis que l’Agglomération Clermontoise déploie sur son périmètre un réseau à très haut débit pour les usages professionnels, la Région et les 4 Départements mettent en place un premier réseau d’initiative publique qui a permis de résorber les zones blanches de l’Internet dès 2009. - En juillet 2011, à l’issue de deux années de mise en concurrence, le Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique, adopté par la Région, les 4 Départements et les 6 Agglomérations, définit une stratégie de développement du très haut débit s’appuyant sur une articulation rigoureuse entre initiatives publiques et initiatives privées ainsi qu’une équité d’accès pour les auvergnats. - En juillet 2013, un nouveau Réseau d’initiative Publique Très Haut Débit fait l’objet d’un contrat de partenariat (ordonnance du 17 juin 2004 du Code Général des Collectivités Territoriales) avec la société Orange. Il est financé collectivement par la Région, les Départements et associe tous les acteurs publics en vue d’un déploiement équilibré et réaliste du Très Haut Débit sur le territoire, en complément des initiatives des opérateurs privés. D’ici à 2017, 100% des foyers auvergnats auront une connexion Internet d’une rapidité supérieure à 8Mb/s (déjà 68% en 2012). 42% d’entre eux bénéficieront de débits à plus de 100 Mb/s. Le Très Haut Débit sera déployé dans la majorité des zones d’activité et des sites prioritaires d’enseignement, de santé et d’administration. En 2025, 77% des foyers seront éligibles à des débits de plus de 100 Mb/s. Concernant l’internet mobile 3G et 4G, les opérateurs privés sont les seuls détenteurs des licences pour les fréquences permettant de déployer ces réseaux. Toutefois et malgré la faible marge d’action publique, il est prévu au travers du contrat de partenariat public privé Auvergne THD (2013 -­‐ 2037), d’intensifier la prospection des opérateurs mobiles susceptibles de déployer de la 4G (usages mobiles ou fixes) dans nos territoires ruraux grâce à des solutions de raccordements optiques de pylônes à conditions technico-­‐économiques adaptées prévues dans le catalogue commercial du Réseau d’Initiative Publique. 14 Allocution du Président René Souchon lors de la signature du contrat de partenariat avec Orange le 16 juillet 2013.
  32. 32. Parallèlement à cette ambitieuse mobilisation sur les infrastructures, les initiatives locales en faveur du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 32 développement des usages du numérique se multiplient : manuels scolaires numériques, formation à distance, télémédecine (Ex. Cardiauvergne, pour le suivi à domicile des patients insuffisants cardiaques sévères), coaches numériques, etc. Une récente étude sur les équipements et usages des Technologies de l’Information et de la Communication en Auvergne15 montre qu’en l’espace de 4 ans, le taux d’équipement des ménages auvergnats s’est considérablement développé : +22 points pour l’équipement en ordinateur à domicile, +34 points pour ce qui concerne les téléphones mobiles et +30 points pour les connexions à Internet à domicile. 3 ans après le lancement du premier i-­‐pad, 22% des foyers sont équipés de tablettes tactiles. Si aujourd’hui la tablette ne remplace pas l’ordinateur portable, 16% des ménages non équipés en ordinateurs souhaiteraient en acquérir une. Ainsi : - 90% des foyers auvergnats sont équipés d’au moins un téléphone portable, - 78% des foyers auvergnats sont équipés d’au moins un ordinateur, - 76% des foyers auvergnats sont connectés à Internet. Sur les usages, par le biais de l’enquête menée dans le cadre de la mise à jour du SRADDT auprès des habitants, 57% des répondants estiment que l’accès aux usages et services numériques en ligne est un point fort de la région et 56% sont satisfaits ou très satisfaits des services numériques en ligne (e-­‐formation, e-­‐santé, e-­‐commerce) à l’échelle de leur bassin de vie. Cependant des efforts restent à faire pour les réponses apportées par le numérique aux besoins des personnes âgées (seuls 36% des répondants en sont satisfaits à ce stade) et aux personnes handicapées (40% de satisfaits). Le numérique, outil d’attractivité et levier de l’atteinte des objectifs du territoire auvergnat à l’horizon 2030 Dans l’enquête d’actualisation du SRADDT, plus de 6 répondants sur 10 indiquent que le numérique doit être l’une des priorités de la région pour les années futures : le numérique est perçu comme un formidable outil, au service des enjeux d’attractivité du territoire auvergnat : - Pour le maintien des populations, de manière équilibrée entre territoires urbains et ruraux ; anticipant l’évolution de ces populations et de leurs besoins (Ex. nouvelles attentes des jeunes générations, vieillissement de la population) - Pour l’accueil de nouvelles populations : jeunes actifs, créateurs de start-­‐up, cadres urbains, etc. Relever le défi du numérique, c’est, pour chaque territoire, faire le choix d’une politique volontariste d’innovation au service de ses spécificités : faire émerger les idées innovantes, capitaliser sur les bonnes pratiques, sensibiliser les citoyens, mobiliser les potentiels locaux d’innovation, créer les conditions favorables, pour que chacun puisse tirer le meilleur parti de la mutation numérique du 21ème siècle. Grâce à une politique volontariste d’innovation, l’Auvergne s’inscrit sur la carte des écosystèmes d’excellence numérique européens. 15 « Baromètre numérique en Auvergne : les ménages », enquête du réseau SOURIR 2013, observatoire des TIC de l’ARDTA.
  33. 33. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 33 Relever le défi numérique, c’est aussi s’engager sur des ambitions numériques s’articulant autour des 3 piliers stratégiques qui feront de l’Auvergne un territoire attractif et différencié par rapport aux autres régions. 1. Une économie forte, créatrice des emplois de demain - Ambition n°1. Créer les conditions favorables à la dynamique et au renforcement de l’écosystème numérique auvergnat, autour notamment de l’identité numérique, de la sécurité et de la traçabilité des données, thématiques transversales aux projets numériques des entreprises16 - Ambition n°2. Favoriser l’émergence et l’usage d’outils d’accompagnement pour les filières économiques, au service de l’équité territoriale : encourager les usages du numérique (partage de la connaissance, nouveaux modèles économiques), la création et le développement d’outils pour accompagner les évolutions du monde agricole, le tourisme, vecteur d’excellence du territoire, etc. 2. Un environnement préservé, valorisé - Ambition n°3. Maitriser l’accès pour tous aux ressources essentielles à l'Homme (énergie, eau) et faciliter leur gestion par l'usage du numérique : assurer une meilleure gestion des ressources naturelles et énergétiques en favorisant l’optimisation énergétique des bâtiments et des services des collectivités locales (éclairage public, collecte des données environnementales, etc.) - Ambition n°4. Accompagner les initiatives numériques en matière de culture et patrimoines au service de l'épanouissement des auvergnats : valoriser les outils numériques de connaissance de la biodiversité, patrimoine commun à préserver pour les générations futures, encourager l’exploitation des données des patrimoines culturel et bâti pour le développement d’applications numériques, dans les domaines du tourisme, de l’enseignement, des loisirs, etc. 3. La qualité de vie du citoyen : une offre de services riche pour tous et homogène sur l’ensemble du territoire - Ambition n°5. Permettre le transport durable continu avec notamment la coordination des différents modes de transport -­‐ Garantir au citoyen la possibilité de se transporter utile (la continuité des services), optimiser ses déplacements, accéder à de nouveaux services de mobilité, voyager facile (tarification dématérialisée). - Ambition n°6. Améliorer le quotidien des citoyens grâce aux facilités du numérique (e-­‐ services) -­‐ Valoriser la démarche de libération des données, pour encourager le développement de e-­‐services spécifiques au territoire (vie quotidienne, tourisme, etc.), accessible à partir du terminal mobile. - Ambition n°7. Répondre aux attentes des populations pour le vivre mieux et plus longtemps : santé et qualité de vie -­‐ S’appuyer sur l’avance de l’Auvergne pour généraliser l’offre de télé-­‐santé sur l’ensemble du territoire ; anticiper le potentiel d’opportunités qu’ouvre le numérique avec l’internet des objets ; permettre et encourager les innovations. 16 Le CESER recommande que « les initiatives régionales privées et/ou publiques de nature à faire progresser de manière très concrète la question de l’identité numérique et de la signature numérique puissent être encouragées et soutenues », Note sur « les usages numériques » ; Mai 2014
  34. 34. - Ambition n°8. Favoriser l’accès à l’information, la formation et l’enseignement de qualité Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 34 pour tous - Ambition n°9. Accompagner la mutation de la société liée à l’accélération des usages numériques en récréant le lien social (tiers lieux) -­‐ Encourager le développement des lieux de vie du 21ème siècle dans les territoires pour travailler, échanger, accéder à la connaissance. 9 ambitions numériques pour un territoire attractif et différencié :
  35. 35. ü Le numérique n’est pas une fin en soi mais un moyen au service de politiques publiques ü Respecter le principe de subsidiarité ü Trouver le bon échelon de concertation/fédération/mutualisation/financement d’une partie de la conduite et de la mise en oeuvre de projets ü Notion d’observatoire et de coordination du Comité de Pilotage « infrastructures (SDTAN) et usages numériques » ü S’appuyer sur les meilleures pratiques, encourager leur duplication sur les territoires ou les adapter à l’existant, favoriser leur exportation et tirer les enseignements des expériences Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 35 Principes visant une meilleure efficacité des projets numériques Ce défi numérique, majeur pour l’attractivité, le dynamisme et le vivre autrement en Auvergne va donc irriguer les 4 orientations stratégiques du SRADDT actualisé. Il est à la fois facteur et objet d’une croissance démographique et économique mais aussi du mieux vivre ensemble en Auvergne tout en étant connecté et ouvert au monde.
  36. 36. Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 36 LE DÉFI DES TRANSITIONS ÉCOLOGIQUES ET ÉNÉRGÉTIQUES « La crise écologique, qui se mêle et s’entrecroise à la crise économique et sociale touchant la France comme de nombreux autres pays depuis plusieurs années, vient nous rappeler non seulement que notre mode de consommation et de développement n’est pas durable pour les générations futures, mais qu'il est également de plus en plus problématique et inéquitable pour les générations actuelles. (…). Le changement climatique, la perte accélérée de biodiversité, la raréfaction des ressources ou encore la multiplication des risques sanitaires environnementaux affectent l'ensemble des territoires et menacent notre cohésion sociale et la vitalité de nos économies. (…). Il est à présent indispensable d’engager, au delà d'une correction à la marge des trajectoires actuelles, une transformation d’ampleur de l’économie et de la société pour répondre à ces enjeux et aux impacts économiques et sociaux qu'ils engendrent. Une telle transformation de notre modèle vers un développement durable ne peut être instantanée. Elle demande d’opérer progressivement une « transition écologique » (…) qui repose sur deux volets essentiels : -­‐ L’innovation technologique et la recherche et développement en matière de procédés industriels : il est nécessaire de travailler sur tous les procédés permettant d’économiser les ressources naturelles, les techniques de production des prochaines décennies se décidant aujourd’hui. C'est en particulier le cas pour des secteurs caractérisés par un faible rythme de renouvellement des infrastructures et des équipements (production d'énergies, bâtiment, transports, etc.), pour lesquels les choix des prochaines années seront déterminants pour infléchir la trajectoire de long terme. -­‐ L'innovation sociale, avec une rénovation profonde de nos modes de pensée et de notre socle culturel : la transition écologique suppose de faire émerger de nouvelles manières d’agir, de produire, de nouvelles pratiques de consommation plus sobres et qui soient partagées par l'ensemble des acteurs pour constituer progressivement de nouvelles références collectives.(…) » Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2014 – 2020 (Extrait) Ces enjeux constituent un vrai défi pour les territoires, mais l’Auvergne possède un atout majeur pour le relever : son territoire d’exception, avec sa mosaïque de milieux naturels (surface importante de prairies d’élevages, 1/4 de zones boisées, réseau bocager encore présent à préserver, densité importante de cours d’eau, lacs naturels et zones humides, …) qui constitue une très grande richesse en termes de patrimoines et ressources, mais aussi de multiples sites et monuments culturels …. Plusieurs documents cadres dressent des orientations en matière de prise en compte des enjeux écologiques et énergétiques : Les Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Loire-­‐Bretagne et Adour Garonne qui sont déclinés dans les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) constituent le cadre réglementaire en matière de gestion des ressources en eau et des milieux aquatiques.
  37. 37. Deux documents-­‐cadre, instaurés par les lois Grenelle I et II, constituent en outre la feuille de route régionale pour réussir cette transition en Auvergne : -­‐ Le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire de l’Auvergne – Juin 2014 37 schéma régional de cohérence écologique (SRCE) : en cours de finalisation en 2014, ce schéma fixe un cadre permettant une meilleure prise en compte des continuités écologiques pour enrayer la perte de biodiversité (extraordinaire et ordinaire) alors que le paysage est de plus en plus fragmenté. Le SRCE constitue le volet régional de la Trame verte et bleue qui est elle-­‐même la déclinaison nationale du réseau écologique paneuropéen. La partie « verte » correspond aux milieux naturels et semi-­‐naturels terrestres et la composante « bleue » fait référence au réseau aquatique et humide (fleuves, rivières, zones humides, estuaires...). -­‐ Le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) : arrêté le 20 juillet 2012, ce schéma établit un état des lieux de la situation énergétique, atmosphérique et climatique de l’Auvergne, fixe des objectifs quantitatifs de réduction des consommations d’énergie, de réduction des émissions de GES et de production d’énergies renouvelables et propose une série d’orientations stratégiques à horizon 2020 pour atteindre ces objectifs. Celles-­‐ci identifient les leviers stratégiques sur lesquels les acteurs locaux sont invités à agir. Elles visent à orienter l’action collective au niveau régional, notamment l’action des collectivités locales à travers leurs Plans Climat-­‐Energie territoriaux (PCET), lesquels doivent être compatibles avec les objectifs et orientations du SRCAE. Lors de son évaluation, cinq ans après son adoption, il pourra proposer des objectifs révisés portant sur l’horizon 2030 ainsi que des orientations nouvelles. En plus de ces schémas « Grenelle », l’enjeu de la préservation du patrimoine naturel et de la biodiversité a fait l’objet dès 2010 d’une approche globale à travers le plan biodiversité qui a dressé un état de l’auvergne dans ce domaine et défini des enjeux de préservation dans les 10 ans à venir. Ces documents constituent des guides pour l’action des acteurs du territoire, publics comme privés. Ils doivent inspirer les politiques d’accueil des populations, les politiques d’aménagement, d’équipement, d’habitat ainsi que les politiques de développement économique. Les SRCAE constitueront vraisemblablement un volet obligatoire dans les prochaines générations de SRADDT. Dans ce cadre, ils bénéficieront d’une opposabilité renforcée via un rapport de compatibilité des SCoT et des documents d’urbanisme (mise en compatibilité lors de leur révision) -­‐ Une réforme de leur contenu dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique devrait ainsi renforcer la territorialisation et l’opérationnalité des recommandations. Les documents de planification (SCoT, PLUi, …) devront également prendre en compte les continuités écologiques en définissant les trames verte et bleue à leur échelle. L’Auvergne est une terre de nature qui représente un bien commun, un patrimoine à préserver, qui constitue aussi un ensemble de ressources, renouvelables en partie, qu’il importe de bien gérer afin qu’elles soient préservées et pourvoient durablement aux besoins des hommes et des activités installés ici et ailleurs, des ressources qui confortent l’attractivité de l’Auvergne et sa capacité d’accueil de nouvelles populations et qui peuvent faire grandir les germes d’une économie renouvelée, engagée dans la transition écologique. Pour 86% des auvergnats l’environnement doit être une des priorités des années futures

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