Chap 4 structure sociale tes2_13-14

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Chap 4 structure sociale tes2_13-14

  1. 1. Comment analyser la structure sociale ? Chapitre 4 - TES 2 - 2013/2014 - PhW Manuel Sciences Economiques et Sociales Tle ES éd. 2012 Hatier pages 184 à 207 et pages 282 à 303
  2. 2. 1. Croissance, fluctuations et crises Science Économique (80 heures) 2. Mondialisation finance internationale et intégration européenne 3. Économie du développement durable 1. Classe, stratification et mobilité sociales Sociologie (50 heures) Regards croisés (40 heures) 2. Intégration, conflit, changement social 1. Justice sociale et inégalités 2. Travail, emploi et chômage
  3. 3. 1. Classe, stratification et mobilité sociales 1.1 Comment analyser la structure sociale ? (+ comment analyser et expliquer les inégalités ? ) 1.2 Comment rendre compte de la mobilité sociale ? Sociologie (50 heures) 2. Intégration, conflit, changement social 2.1 Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ? 2.2 La conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ?
  4. 4. 1. Classes, stratification et mobilité sociales Thèmes et questionnements Notions Indications complémentaires On mettra en évidence le caractère multiforme des inégalités économiques et sociales ainsi que leur aspect parfois cumulatif. On procédera a des comparaisons en utilisant les principaux indicateurs et outils statistiques appropriés. On présentera les théories des classes et de la stratification sociale dans la tradition sociologique (Marx, Weber) ainsi que leurs prolongements contemporains et
  5. 5. En préambule... “Nés sous la même étoile” IAM (EP, 1997)
  6. 6. Problématiques •La France réalise-t-elle l'idéal d'égalité des chances  •Assiste t-on à une réduction ou une augmentation des inégalités ? •Pourquoi nos sociétés restent-elles inégales ? •Comment les inégalités peuvent-elles se cumuler ? •Comment classer les individus ? •Les PCS sont-elles homogènes d’un point de vue social ? •Moyennisation ou polarisation ? •Les classes sociales sont-elles toujours pertinentes ? •Est-ce la fin de la classe ouvrière ?
  7. 7. Introduction
  8. 8. Petit détour pour réfléchir sur les différences, l'égalité et l'équité...
  9. 9. Texte de Ph. Frémeaux “la parité dans les toilettes"
  10. 10. Égalité ? Équité ?
  11. 11. Égalité / Équité En traitant tout le monde de manière égale, amène t-on tout le monde à la même position ?
  12. 12. Lexique page 454
  13. 13. Doc n°1 page 284
  14. 14. Doc n°3 page 284
  15. 15. Toute différence devient inégalité à partir du moment où elle est traduite en termes d'avantages par rapport à une échelle d'appréciations. Or, bien que ces différences soient le plus souvent anodines, sans conséquences, elles ne le sont pas toujours : les différences se transforment parfois en inégalités.
  16. 16. Certaines différences deviennent alors des inégalités, c'est-àdire des différences qui se traduisent en termes d'avantage et de désavantage et qui fondent donc une hiérarchie. Une différence se transforme en inégalité dès lors qu'elle est ressentie comme tel par des individus – c'est une notion subjective – et qu'elle engendre un avantage ou un désavantage. Les inégalités traduisent des différences d'accès aux ressources rares et socialement prisées.
  17. 17. Doc n°1 page 308
  18. 18. Égalité des droits Égalité ? ÉgalitéS ! Égalité des chances Égalité des positions
  19. 19. Article 1 « Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » Abolition de la société d'ordres Principe d'égalité des chances Idéal méritocratique
  20. 20. La révolution industrielle Modification des rapports sociaux Maintien de la stratification sociale malgré l'égalité en droit
  21. 21. Les classes sociales Aujourd'hui les différences juridiques n'existent plus : les hommes sont libres et égaux en droit. La stratification sociale, qui décrit la manière dont la société différencie et hiérarchise les fonctions des différents groupes sociaux, existe pourtant toujours : il existe des rapports inégaux entre les individus et les groupes qui se maintiennent dans le temps. La difficulté est alors de la justifier, de la rendre légitime aux yeux des individus, surtout dans une société ouverte caractérisée par une égalité des individus en droit.
  22. 22. I- Décrire et expliquer les inégalités A- Identifier et mesurer les inégalités 1° Comment mesurer les inégalités ?
  23. 23. Ra p pe l
  24. 24. Séance de travaux dirigés
  25. 25. Plusieurs outils pour mesurer les inégalités économiques Lorsque l’on cherche à étudier l’importance des inégalités (de salaires, de revenus, de patrimoine…) dans une société, on peut recourir à plusieurs instruments permettant de mesurer la disparité (écart entre des moyennes), la dispersion ou la concentration. On utilise souvent la moyenne. Seulement, le calcul de la moyenne ne renseigne pas sur les écarts, c’est-à-dire sur la manière dont se répartissent les variables. Une même moyenne peut en effet cacher des situations très diverses quant à la répartition de la grandeur étudiée autour de la moyenne. C’est pourquoi on est amené à se servir d’autres indicateurs : quantiles, représentation graphique par la courbe de Lorenz et l’indice de Gini.
  26. 26. Les quantiles sont un outil permettant de partager une population en parties égales. Il existe différentes sortes de quantiles : - les quartiles partagent les effectifs en 4 parties égales (même effectif représentant 25% du total) - les quintiles partagent les effectifs en 5 parties égales (20% de l’effectif total) - les déciles partagent les effectifs en 10 parties égales. Il s’agit de prendre une population et de la « découper » en tranches de 10% -les centiles partagent les effectifs en 100 parties égales de 1% -les millimes partagent les effectifs en 1000 partie égales Dans cette liste, Il manque un quantile bien connu, lequel ?
  27. 27. La médiane ! 1 458 euros, c'est, selon l'Insee, le revenu salarial mensuel médian des Français en 2010 : la moitié des salariés ont gagné moins, l'autre plus. Il s'agit d'une rémunération nette qui tient compte du temps effectivement travaillé par les salariés. C'est pourquoi il est inférieur au salaire en équivalent temps plein médian qui se situe lui à 1 726 euros mensuel.
  28. 28. Faites une phrase....
  29. 29. Un exemple de quartile...
  30. 30. On distingue deux types de décile (prenons le cas où on s’intéresse au niveau de vie d’une population) : Le décile pointé correspond au niveau de vie qui délimite les tranches → il y en a 9 Le décile moyen correspond au niveau de vie moyen de chaque tranche de 10% de la population → il y en a 10 seuil ≠ catégorie !
  31. 31. Les déciles d'une distribution permettent de calculer des rapports interdéciles : - le rapport D9/D1 met en évidence l'écart entre le haut et le bas de la distribution ; c'est une des mesures de l'inégalité de cette distribution ;
  32. 32. Le coefficient de Gini compare l’état de la répartition des revenus et une situation théorique d’égalité parfaite. Plus il est proche de zéro, plus on s’approche de l’égalité (tous les individus ont le même revenu). Plus il est proche de un, plus on est proche de l’inégalité totale (un seul individu reçoit tous les revenus).
  33. 33. Situez les valeurs suivantes sur les courbes de Lorenz : W : En 2002, les 20% les moins riches représentaient 10% de l’ensemble des revenus (exprimés en niveau de vie) X : En 2008, les 30% les plus riches représentaient 50% de l’ensemble des revenus (exprimés en niveau de vie) Y : En 2003, les 50% les moins dotés en patrimoine, détenaient environ 7% du patrimoine total. Z : En 2003, les 50% les mieux dotés en patrimoine, détenaient environ 93% du patrimoine total.
  34. 34. I- Décrire et expliquer les inégalités A- Identifier et mesurer les inégalités 2° Une diversité d’inégalités dans la société française
  35. 35. Doc n°1 page 288
  36. 36. Doc page 289
  37. 37. Doc n°2 page 288
  38. 38. Doc n°4 page 289
  39. 39. Lexique page 456
  40. 40. I- Décrire et expliquer les inégalités B- Des inégalités diverses qui évoluent et se cumulent 1° Des Causes multiples
  41. 41. Doc n°1 page 292
  42. 42. page 296
  43. 43. page 296
  44. 44. I- Décrire et expliquer les inégalités B- Des inégalités diverses qui évoluent et se cumulent 2° Comment les inégalités peuvent se cumuler ?
  45. 45. Doc n°2 page 292
  46. 46. Valeurs Normes Socialisation Statuts Rôles Langage
  47. 47. Socialisation différentielle Les normes et les valeurs évoluent à travers le temps et la socialisation est donc variable selon les époques. Mais cela varie aussi en fonction des groupes sociaux, on parle alors de socialisation différentielle. Au sein d’une même société, il y a en effet des sous-cultures qui varient plus ou moins par rapport à la culture dominante. ne pas confondre sous-culture et insolence.
  48. 48. Doc n°2 page 294
  49. 49. II- Stratification et classes sociales A- Les théories des classes sociales et de la stratification 1° Castes, ordres et classes
  50. 50. page 186
  51. 51. Castes Principe de classement Ordres Classes Pureté Prestige Economique Hérédité égalité de droit Hérédité Fermeture & institutionnalisation Relations ? endogamie endogamie mais inégalité de inégalité de inégalités de droit droit fait Hiérarchique Complé- mentaires antagonistes
  52. 52. Les castes La société traditionnelle indienne est organisée selon un système de castes. Selon l’un des grands textes de l’hindouisme, les quatre castes traditionnelles seraient issues du corps de Brahma, le dieu créateur : •Les enseignants) •Les administrateurs, brahmanes (prêtres, sortiraient de sa bouche. kshatriya (guerriers, princes, rois) de ses bras. •Les vaishya (agriculteurs, commerçants, hommes d'affaires) de ses cuisses. •Les sudra (artisans, serviteurs, ouvriers) de ses pieds. Les parias étaient considérés “hors caste"
  53. 53. Les castes A la base de la hiérarchie des castes il y a l'idée magique et religieuse de pureté et d'impureté, idée qui est à la base de la séparation des castes entre elles. Ce système trouve sa justification morale dans deux principes philosophiques et religieux de karma et de dharma. Ce seraient en effet les actions (karma) accomplies dans des vies antérieures qui conditionneraient la naissance dans une caste donnée et c'est grâce à l'accomplissement correct de ses devoirs (dharma) que |'on peut espérer renaître dans une caste plus noble.
  54. 54. Les ordres Les trois ordres, ou états selon la formule médiévale (clergé, noblesse, tiers état), abolis par la Révolution dès 1789, représentaient une classification idéale des rapports sociopolitiques, traditionnelle en Europe depuis la stabilisation du régime féodal (XIIe-XIIIe s.).
  55. 55. Les ordres
  56. 56. Un peu d'histoire... - 4 aout 1789 : abolition des privilèges - 3 novembre 1789 : promulgation des 17 articles de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
  57. 57. I- Stratification et classes sociales A- Les théories des classes sociales et de la stratification 2° Les théories des classes sociales a) l'analyse marxiste
  58. 58. pe ap R l Article 1 « Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » Abolition de la société d'ordres Principe d'égalité des chances
  59. 59. pe ap R l La révolution industrielle Modification des rapports sociaux Maintien de la stratification sociale malgré l'égalité en droit
  60. 60. pe ap R l Les classes sociales Aujourd'hui les différences juridiques n'existent plus : les hommes sont libres et égaux en droit. La stratification sociale, qui décrit la manière dont la société différencie et hiérarchise les fonctions des différents groupes sociaux, existe pourtant toujours : il existe des rapports inégaux entre les individus et les groupes qui se maintiennent dans le temps. La difficulté est alors de la justifier, de la rendre légitime aux yeux des individus, surtout dans une société ouverte caractérisée par une égalité des individus en droit.
  61. 61. Karl Marx Né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie et mort le 14 mars 1883 à Londres Philosophe de formation, historien, économiste, sociologue, journaliste, révolutionnaire,...
  62. 62. Karl Marx 1848 Manifeste du Parti Communiste 1850 Les luttes de classes en France 1852 Le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte 1867 Le Capital et beaucoup d'autres livres...!
  63. 63. page 186
  64. 64. Selon Marx, les rapports de production répartissent les agents économiques en deux classes qui diffèrent par leur relation spécifique aux moyens de production et au capital. L’une a la propriété des moyens de production, l’autre les met en œuvre. Avec la révolution industrielle, le progrès technique et le passage d’une économie rurale à une économie industrielle, les moyens techniques de production (machines,…) sont devenues plus complexes et plus coûteuses par rapport à la période précédente où ces moyens de production étaient limités, reposant sur la force humaine ou animale et donc accessibles à tous. Cela aboutit à une séparation entre ceux qui ont les capitaux pour accéder à ces nouveaux moyens de production et ceux qui n’ont d’autre possibilité que de louer leur force de travail.
  65. 65. Karl Marx est initialement un philosophe qui s’intéresse à l’histoire. Il développe une théorie du matérialisme historique. Pour lui les conditions matérielles de production déterminent les rapports sociaux.
  66. 66. Les capitalistes sont donc ceux qui possèdent les moyens de production (machines, bâtiments, terrains), tandis que les salariés, que Marx appelle les “ prolétaires ”, ne disposent que de leur force de travail. Pour Marx, les rapports sociaux sont des rapports d’exploitation
  67. 67. Le conflit est donc au cœur de la problématique marxiste puisque c’est la prise de conscience de cette exploitation qui est à la base de la lutte des classes. Les conflits du travail structurent donc la société en groupes adverses. Il ne suffit pas d'un conflit d'intérêt pour que l'on puisse parler de conflit social, il faut encore que les individus partageant une même situation dans les rapports de production, ici les salariés, aient conscience de leur similitude et s'unissent pour revendiquer contre un ennemi commun. Ils constituent alors ce que Marx appelle une “ classe sociale ”. Classe "en soi" Classe "pour soi"
  68. 68. II- Stratification et classes sociales A- Les théories des classes sociales et de la stratification 2° Les théories des classes sociales b) Les classes sociales chez Max Weber
  69. 69. Max Weber (21 avril 1864-14 juin 1920) Ce penseur allemand est considéré comme un des fondateurs de la sociologie. 1904-1905 L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme. 1919 Le savant et le politique 1921 Économie et société
  70. 70. page 187
  71. 71. Ordre économique // classes 3 échelles hiérarchi ques distinctes Ordre social : groupes de statut Ordre Politique // partis
  72. 72. Groupe de statut Un groupe de statut est un groupe social dont les membres disposent d’un même degré de prestige social associé à leur statut social (condition statutaire) qui dépend lui-même de plusieurs facteurs. Weber en identifie quatre : la naissance, la profession, l’instruction et le style de vie. Parmi ces quatre facteurs, le style de vie est l’élément le plus déterminant L’échelle de prestige dans une société est variable et elle évolue. Le prestige peut être en rapport avec le diplôme, les capacités physiques, la profession, ... Il dépend des valeurs que reconnaît la société.
  73. 73. L’échelle de prestige dans une société est variable et elle évolue. Le prestige peut être en rapport avec le diplôme, les capacités physiques, la profession, ... Il dépend des valeurs que reconnaît la société.
  74. 74. page 187
  75. 75. Classes sociales (définition minimum) • Caractéristiques communes/ Homogénéité sociale • Hérédité sociale • Conscience de classe
  76. 76. Marx Holisme Les structures sociales déterminent les comportements individuels Weber Individualisme méthodologique Approche qui consiste à étudier les fonctionnements de la société en analysant les actes et les motivations des individus ainsi que leurs relations Nominaliste (Explication : les classes ne sont Réaliste Unidimensionnelle qu’une construction de l’observateur et non une représentation de la réalité => elles sont le produit de ce que le sociologue nomme (nominaliste) et n’ont pas nécessairement une existence « réelle ») dans la société. Pluridimensionnelle
  77. 77. Marx Analyse conflictuelle Weber Analyse consensuelle Classe ≠ Groupe de statut ≠ Partis Définition de la classe sociale Une classe sociale se définit par trois critères : * place dans le rapport de production *conscience de classe * conflictualité par rapport aux autres classes (lutte des classes) *Il distingue principalement 2 classes sociales (prolétariat et bourgeoisie). La classe se définit selon un critère économique Les individus qui partagent une situation de classe, cad qui se trouvent dans une situation économique semblable ou proche : -n’entretiennent pas nécessairement des liens entre eux, -- n’ont pas nécessairement conscience de classe, -- ne sont pas nécessairement susceptibles de s’organiser collectivement dans le cadre d’une lutte des classes. « Les classes ne sont pas des communautés »
  78. 78. I- Stratification et classes sociales A- Les théories des classes sociales et de la stratification 2° Les théories des classes sociales c) la synthèse de Pierre Bourdieu
  79. 79. Pierre Bourdieu (1930-2002) 1964 Les héritiers (avec JC Passeron) 1970 La reproduction, éléments d'une théorie du système d'enseignement 1979 La distinction, critique sociale du jugement 2007 La misère du monde
  80. 80. + Polycopié (Doc 4 p.193)
  81. 81. Pierre Bourdieu distingue quatre types de capitaux fondamentaux : Le capital économique mesure l'ensemble des ressources économiques d'un individu, à la fois ses revenus et son patrimoine. Le capital culturel mesure l'ensemble des ressources culturelles dont dispose un individu. Elles peuvent être de trois formes : incorporées (savoir et savoir-faire, compétences, forme d'élocution, etc.), objectivées (possession d'objets culturels) et institutionnalisée (titres et diplômes scolaires). Le capital social mesure l'ensemble des ressources qui sont liées à la « possession d'un réseau durable de relations d'interconnaissance et d'inter-reconnaissance ». Le capital symbolique désigne toute forme de capital (culturel, social, ou économique) ayant une reconnaissance particulière au sein de la société.
  82. 82. En quoi mon approche des classes est-elle une tentative de synthèse entre Marx et Weber ? Pierre Bourdieu souligne la permanence des rapports de domination entre classes. Il reprend la notion de "capital” mais en lui donnant une approche multidimensionnelle et en accordant une importance centrale aux inégalités culturelles.
  83. 83. I- Stratification et classes sociales A- Les théories des classes sociales et de la stratification 3° La stratification sociale a)Strates et classes : deux approches distinctes
  84. 84. Strates et classes ? Est-ce la même chose ? L'humanité du 8 janvier 2013
  85. 85. Classe Strate « Groupe fondamentaux opposés irréductibles les uns aux autres » et « Groupes hiérarchisés sur une échelle selon le revenu, profession, rapport au pouvoir et le prestige » On ne peut pas appartenir d’abord à une classe puis à l’autre. On appartient à l’une Inégalités ou à l’autre. Absence de mobilité sociale. Mobilité sociale Tension entre les groupes qui entraînent De manière générale pas de conflits. des conflits sociaux. Importance des conflits comprendre le changement social pour Absence de conflits majeurs, on peut passer d’une position à une autre.
  86. 86. I- Stratification et classes sociales A- Les théories des classes sociales et de la stratification 3° La stratification sociale b) La stratification sociale dans la sociologie américaine
  87. 87. Page 189
  88. 88. Classes sup Classes moyennes Classes populaires Structure en "diamant" ou en "toupie"...
  89. 89. Warner aboutit à une stratification reposant sur une succession de strate (lower-lower class/upper-lower class … upper-upper class) comme des barreaux d’une échelle qu’il serait possible de gravir : si on est dans l’upper-lower class, on pourrait à force de persévérance atteindre la lowermiddle class, puis la upper-middle class et ainsi de suite. Cette vision rejoint la vision individualiste de la société américaine où le statut de chacun dépend de nos efforts (vision idéaliste de la méritocratie) : c’est l’idéal du selfmade man.
  90. 90. II- Stratification et classes sociales B- Comment la société française est-elle stratifiée ? 1° La nomenclature des PCS : intérêts et limites
  91. 91. Le classement se fait donc sur la base de plusieurs critères : • le métier on distingue l’horloger et le cordonnier • la position hiérarchique au sein de la profession exercée (ou de l’ancienne profession en cas de retraite)  on distingue cadre, intermédiaire, exécution (employé et ouvrier) • le niveau de diplôme requis pour exercer cette profession, cad la qualification • le statut on distingue salarié ou indépendant ou employeur • la nature de l’activité on distingue l’ouvrier agricole, artisanal, industriel • la taille de l’entreprise on distingue le salarié de la grande, moyenne, petite entreprise • le statut public ou privé de l’employeur (administration ou entreprise) on distingue le cadre technique du public ou du privé
  92. 92. La nomenclature se compose de 8 groupes socioprofessionnels eux-mêmes subdivisés en 42 PCS qui regroupent 489 professions. • 1. agriculteurs exploitants ; • 2. artisans, commerçants et chefs d’entreprises de plus de 10 salariés ; • 3. cadres et professions intellectuelles supérieures ; • 4. professions intermédiaires ; • 5. employés ; • 6. ouvriers ; • 7. retraités ; • 8. autres personnes sans activité professionnelle.
  93. 93. PCS 24 PCS GSP 8 groupes
  94. 94. CSP ≠ classes...
  95. 95. II- Stratification et classes sociales B- Comment la société française est-elle stratifiée ? 2° La multiplicité des critères de différenciation a) effet d’âge et de génération
  96. 96. page 192
  97. 97. I- Stratification et classes sociales B- Comment la société française est-elle stratifiée ? 2° La multiplicité des critères de différenciation b) inégalités selon le sexe
  98. 98. page 192
  99. 99. L'âge et le sexe sont deux critères majeurs de différenciation sociale. Les pratiques culturelles varient fortement selon ces deux variables. Du point de vue de l'âge, il existe des effets d'âge et des effets de génération. Du point de vue du sexe, on constate qu'il y a des pratiques plutôt féminines et d'autres plutôt masculines. C'est le résultat de la socialisation.
  100. 100. III- L’évolution des structures sociales A- Des frontières de classes moins nettes…? 1° Des individus “pluriels” ?
  101. 101. Bernard Lahire né en 1963
  102. 102. Page 196
  103. 103. L’analyse des statistiques produites par l'INSEE dans son Enquête sur les pratiques culturelles peut conduire à associer à certains groupes certaines pratiques. culturelles (l’opéra pour les cadres, le bal pour les ouvriers, etc.). Cependant, une lecture minutieuse de ces données montre que les individus ne sont pas uniformément façonnés par leur milieu socia d’origine: un cadre peut, par exemple, écouter du rap et lire de la philosophie. Il existe ainsi une multitude d'« individus pluriels» dont les pratiques culturelles sont « empruntées» à des milieux sociaux très différents.
  104. 104. Comment expliquer l’émergence de ces « hommes pluriels », (comme les appelle Bernard Lahire)? Leur émergence peut tout d'abord être le résultat d’ “un effet de théorie” on repère de tels individus car on se donne la peine de les chercher. Mais on peut également mettre en évidence des explications historiques. ou structurelles, En effet, la massification scolaire et la diffusion d'une culture de masse (grâce aux médias) à partir des années 1950 ont permis aux différents milieux sociaux d'entrer en contact, ce qui a favorisé le partage de pratiques culturelles. Enfin, la pluralité des instances de socialisation (familles, amis, collègues, etc.) met l'individu en contact avec différentes cultures, ce qui favorise chez lui l’apparition de dispositions culturelles très variées.
  105. 105. III- L’évolution des structures sociales A- Des frontières de classes moins nettes…? 2° Y a t-il une moyennisation de la société ? D T 6 ° n
  106. 106. Document 1 Page 194
  107. 107. page 195
  108. 108. Moyennisation La thèse de la « moyennisation » de la société française est avancée par des auteurs qui soulignent la perte d’emprise des milieux sociaux traditionnels, dotés d’une forte identification, comme la paysannerie ou la bourgeoisie au profit d’une classe moyenne de plus en plus étendue. Ce phénomène, généralement daté à partir de 1945, aurait pour cause principale la progression du pouvoir d’achat enregistré au cours des « Trente glorieuses », l’essor considérable des emplois de service qui conduirait à l’avènement d’une société postindustrielle, ainsi que l’homogénéisation progressive des modes de vie et des pratiques sociales. Henri Mendras, principal défenseur de cette thèse, met en lumière dans La seconde Révolution française (1988) l’apparition d’une constellation centrale, dont le groupe des cadres constituerait le symbole : l’une des nouveautés réside dans le fait que les normes sociales seraient désormais véhiculées par ce groupe majoritaire et non plus, comme traditionnellement, par les classes dirigeantes.
  109. 109. La moyennisation : processus de constitution d'une vaste classe moyenne, réduisant les positions extrêmes dans la stratification sociale et rapprochant ainsi les niveaux de vie et les modes de vie.
  110. 110. III- L’évolution des structures sociales B-…ou une recomposition des classes ? 1° Y a t-il une polarisation de la société ? D T 6 ° n
  111. 111. page 198
  112. 112. page 198
  113. 113. page 199
  114. 114. • Depuis la fin du XXe siècle, les inégalités de patrimoine sont en hausse. Cela s’explique notamment par une baisse de la fiscalité sur le patrimoine : comme le patrimoine est principalement concentré dans les mains des individus les plus fortunés, toute baisse de la fiscalité facilite sa transmission. • Par ailleurs, certains économistes comme Camille Landais ont mis en évidence que le salaire moyen mensuel des 0,01 % les mieux payés a augmenté de 69 % en France entre 1998 et 2006 alors que, dans le même temps, les 90 % les moins bien payés ne voyaient leur salaire moyen mensuel augmenter que de 0,9 %. Ces évolutions s’expliquent par une compression des bas salaires liée à la mondialisation. qui pousse les entreprises à comprimer leurs coûts de production afin de pouvoir faire face à la concurrence internationale. Ce sont les travailleurs peu qualifiés des pays occidentaux qui voient leurs rémunérations stagner, car ils sont directement en concurrence avec les
  115. 115. Depuis une vingtaine d'années environ, il est de plus en plus difficile de parler de moyennisation de la société. D'abord parce que les inégalités traditionnelles ne se réduisent plus, ensuite parce que se développent de nouvelles inégalités. Beaucoup de sociologues parlent aujourd'hui plutôt d'une "polarisation" de la société, c'est-à -dire d'une fragmentation de la population en deux groupes distincts, très éloignés, chacun à une extrémité de l'échelle sociale. Cependant, les classes sociales ne sont plus vraiment des classes pour soi (au sens marxiste): les individus n'ont plus vraiment conscience d’appartenir à un collectif structuré, homogène et cohérent.
  116. 116. La polarisation : processus de constitution de pôles principaux dans la stratification sociale, reflets d'inégalités qui creusent des écarts entre ces positions sociales, l'accent étant souvent mis sur l'existence de deux pôles d'où une approche bipolaire de la société.
  117. 117. Société en sablier
  118. 118. III- L’évolution des structures sociales B-…ou une recomposition des classes ? 2°- La classe ouvrière a t-elle disparu ?
  119. 119. http://www.dailymotion.com/video/xcyjcq_les-30-dernie Les 30 ans de la cause ouvrière Documentaire de la série Galilée du CNDP
  120. 120. Synthèse de la vidéo Résumez l’ensemble des transformations qu’a subie la classe ouvrière et le mouvement ouvrier (à partir de l’ensemble de la vidéo et de l’intervention finale du sociologue)
  121. 121. Classe ouvrière • automatisation/robotisation • Réduction des effectifs • chômage • désindustrialisation/tertiarisation • recul de la culture ouvrière • perte de la conscience de classe
  122. 122. page 202
  123. 123. page 203
  124. 124. La vie est belle le destin s´en écarte... Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, maudites sont les routes qu´il dévoile... Tant pis, on n´est pas nés sous la même étoile...
  125. 125. Publicité Poker Winamax

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