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Etude PwC sur le secteur des télécommunications en Afrique 2012
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Etude PwC sur le secteur des télécommunications en Afrique 2012

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  • 1. Communications Review Les télécommunications en Afrique : un secteur innovant et motivantPublication destinée aux dirigeants des secteurs destélécommunications, du câble, du satellite et de l’InternetVolume 17, n° 1Vue d’ensemble des marchés africains Avec une population de plus d’un milliard d’habitants,des télécommunications l’Afrique est le deuxième continent du monde. LesUne nouvelle approche pour améliorer télécommunications ont eu un impact économique etles performances des réseaux social considérable sur l’Afrique au cours de la dernièreLes paiements mobiles : perspectives d’évolution décennie. Et ce n’est qu’un début.Comment les chefs d’entreprises du secteurenvisagent l’avenirPerspectives : entretiens avec des dirigeantsdu secteur africain des télécommunications
  • 2. Photo en page de couverture : Nairobi, KenyaCommunications Review300 Madison AvenueNew York, New York 10017 États UnisDirecteur de la publicationPierre-Alain SurRédactrice en chefShelly RamsayAuteursShailabh AtalAhmed ChohanAdrian DunsbyMohamed KandeHarish NalinakshanPierre-Alain SurJohan van-HuyssteenConceptionCinthia BurnettTraductionPwC Language ServicesLe groupe Communications de PwC propose une gamme complète de services aux entreprises des secteurs destélécommunications, du câble, du satellite et de l’Internet du monde entier. Le groupe fournit des services d’assurance,d’innovation, dont témoigne l’évolution de nos services et de nos produits.Les informations contenues dans le présent document ont un objet exclusivement général et ne peuvent en aucun casresponsabilité de PricewaterhouseCoopers Audit et/ou de l’une quelconque des entités membres du réseau PwC ne pourracas de nécessité de consulter un spécialiste, vous pouvez contacter Pierre-Alain Sur de PwC par téléphoneau numéro +1-501-772-8067.Pour obtenir des exemplaires supplémentaires de la présente publication, veuillez contacter Shelly Ramsaysuivant : www.pwc.com/communicationsreview.Communications Review est une marque de PricewaterhouseCoopers LLP.
  • 3. Sommaire6ÉditorialArticles8 36L’Afrique : un continent très prometteur Les nouvelles possibilités offertes par les paiements mobiles appareil portable pour effectuer des paiements par voie électronique)croissance. L’Afrique est l’un des marchés des télécommunications les transforment radicalement les modes d’interaction entre les entreprisesplus dynamiques au monde, mais compte aussi parmi les territoires les et les particuliers et leur banque. Selon les résultats d’une étude réaliséeplus innovants – laboratoire d’essais mondial et leader des applicationsmobiles et numériques dans des domaines tels que les paiements, lecommerce, la santé et l’éducation. notoires, notamment au Kenya. Les opérateurs de téléphonie mobilepar Johan van-Huyssteen et les banques s’efforcent actuellement de reproduire ces initiatives dans d’autres pays où le fossé entre le taux de pénétration des services bancaires et celui de la téléphonie mobile atteste d’un fort potentiel de développement. par Ahmed Chohan et Adrian Dunsby26 46Établir des bases solides pour la croissance Obtenir des résultats Les engagements en matière de croissance de l’activité mondialese traduit par une utilisation réduite, des coûts accrus d’entretien et se renforcent en 2012 en dépit des incertitudes économiques,d’assurance, un recul de la satisfaction client et un taux croissant de réglementaires et d’autres aléas. Les chefs d’entreprises estiment quedésabonnement. C’est ce que l’on observe dans un contexte où les les fondamentaux de la croissance future sont toujours en place. Dansopérateurs du monde entier investissent dans le déploiement des la 15e édition annuelle de son étude mondiale sur les priorités desréseaux de nouvelle génération tout en subissant une diminution desinvestissements dans leurs réseaux existants, une compression desdépenses d’exploitation de réseau et une baisse du revenu moyen par moyens qu’ils mettent en œuvre pour renforcer les capacités locales et construire de nouveaux réseaux pour de nouveaux marchés. Les chefsdans leur amélioration avant de déployer les technologies de nouvelle d’entreprises adaptent leur stratégie commerciale, refondent leurs processus et parfois l’intégralité de leurs modèles opérationnels. Ilsexistants, obtiennent de meilleurs résultats et peuvent accélérer le gèrent également des risques qu’une intégration plus poussée pourraitdéploiement de nouvelles technologies. démarche stratégique permettant de saisir les opportunités offertespar Shailabh Atal, Mohamed Kande et Harish Nalinakshan conclusions de l’étude sur le secteur des télécommunications, réalisée sur la base d’entretiens avec 42 dirigeants du secteur dans 23 pays. par Pierre-Alain SurPerspectives54 60Wim Vanhelleputte Karel PienaarMTN Côte d’Ivoire MTN Afrique du SudMTN Côte d’Ivoire qui est le premier opérateur du pays, mise sur les Lorsque le taux de pénétration des services mobiles est supérieur développement de services innovants et la réévaluation de leursMTN Côte d’Ivoire, expose sa vision du rôle de la banque mobile dans les modèles commerciaux. L’innovation est un domaine maîtrisé par MTNpays développés et les pays en voie de développement, sur les relations qui est l’un des pionniers de la téléphonie mobile prépayée et qui amodèles opérationnels, qui nécessite non seulement une approchejudicieuse mais aussi de la patience. large bande et de répondre aux exigences des consommateurs. Karel télécommunications dans la réduction de la fracture numérique, ainsi que la nécessité d’adopter des modèles de services partagés et de nouer des partenariats pour développer l’offre de services et rester compétitifs. Communications Review 1
  • 4. Contents6Message from the editorFeatures8 36Africa: a continent offering a world of opportunity Enabling possibilities through mobile payments Mobile payments are radically changing the shape of personal andsubscriber numbers rising across the continent, Africa’s communications business banking in Africa. With a number of success stories alreadymarketplace has now passed the tipping point from high potential to high established, mobile operators and banks are seeking to replicategrowth. In addition to being one of the world’s most dynamic telecom these in other countries where the gap between banking and mobilemarkets, Africa is also among the most innovative – a global testing lab and penetration levels provides vast potential for further expansion.a leader in digital- and mobile-enabled applications in areas like payments, Africa’s population of unbanked people is in urgent need of accesscommerce, health and education. this need – provided they recognise the challenges that lie aheadby Johan van-Huyssteen and take steps early on to address them. by Ahmed Chohan and Adrian Dunsby26 46Creating a solid foundation for growth Delivering results Commitments to doing more business globally are accelerating in 2012to reduced usage, increases care and assurance costs, lowers customer despite economic, regulatory and other uncertainties. PwC’s 15thsatisfaction and increases churn. Those effects come as operators around Annual Global CEO Surveythe world are busy investing in the deployment of next generation networkswhile hobbled by dwindling investments in their existing networks, cuts innetwork operating expenditures and declining average revenue per user. by Pierre-Alain Surexisting networks before the next generation network technology rolloutnot only gain valuable insights into their existing network but also performbetter and rollout new technology networks faster.by Shailabh Atal, Mohamed Kande and Harish NalinakshanPerspectives54 60Wim Vanhelleputte Karel PienaarMTN Côte d’Ivoire MTN South AfricaMTN Côte d’Ivoire is the country’s number one operator and is setting its more on developing innovative services and reevaluating their business models. MTN is no stranger to innovation – it pioneeredVanhelleputte shares his insights on the role of mobile banking in developedand developing countries; the symbiotic relationship of operators andregulators; and how transitioning to new operating models requires notjust a smart approach, but also patience. importance of telecoms in bridging the digital divide and the necessity of moving to shared-services models and partnering to deliver new services and stay competitive.2
  • 5. Índice6Mensaje del editorArtículos8 36África: el continente que ofrece Cómo facilitar el pago con móvilun mundo de oportunidadesCon la entrada de miles de millones de dólares de inversión personal y profesional en África. Los operadores móviles y los bancosinternacional y el aumento de abonados en todo el continente, el están intentando replicar historias de éxito en países donde la brechamercado de las telecomunicaciones en África ha rebasado el punto de entre la banca y los niveles de penetración móvil ofrece un gran potencial de expansión. Las personas “no bancarizadas” en Áfricaelevado. Además de ser uno de los mercados de telecomunicacionesmás dinámicos del mundo, África se encuentra entre los mercados más los operadores están en una posición ideal para dar este servicioinnovadores: cuenta con un laboratorio de pruebas global y es líder en – siempre y cuando aprecien los desafíos y sepan tomar medidasaplicaciones digitales y móviles, en áreas tales como pagos, comercio, anticipadas para poder cumplir éstos.salud y educación. por Ahmed Chohan y Adrian Dunsbypor Johan van-Huyssteen26 46Crear cimientos sólidos para el crecimiento Entregar resultadosen el negocio: se traduce en una disminución del uso, aumenta los negocio en todo el mundo están en plena aceleración, a pesar decostes de mantenimiento y aseguramiento, reduce la satisfacción del las incertidumbres económicas, normativas y de otra índole. Laque operadores de todo el mundo estén ocupados invirtiendo en el cómo están adaptando los altos directivos la forma de entrar en eldespliegue de redes de nueva generación, lastrados por la disminuciónde la inversión en sus redes existentes, los recortes en los gastos deexplotación de redes y el descenso en los ingresos medios por usuario. resumen de las conclusiones clave de los consejeros delegadosLos operadores que hacen balance del estado de sus redes e invierten pertenecientes al sector de las telecomunicacionesen mejorarlas antes del lanzamiento tecnológico de aquellas de nueva por Pierre-Alain Surgeneración no solo adquieren una percepción valiosa de su red actual,sino que además logran un rendimiento más elevado e introducen lasnuevas redes tecnológicas con mayor rapidez.por Shailabh Atal, Mohamed Kande y Harish NalinakshanPerspectivas54 60Wim Vanhelleputte Karel PienaarMTN Côte d’Ivoire MTN South AfricaMTN Côte d’Ivoire es el operador número uno del país, que tiene lamirada puesta en servicios de banda ancha móvil 3G para resistir a los operadores deben centrarse más en desarrollar servicios innovadores y en reevaluar sus modelos de negocio. Innovar noartículo, su consejero delegado, Wim Vanhelleputte, comparte su es algo desconocido para MTN: fue pionera en la introducción devisión acerca del papel de la banca móvil en los países desarrollados yen desarrollo; la relación entre operadores y reguladores; y cómo unatransición hacia nuevos modelos de explotación requiere además de de MTN South Africa, Karel Pienaar, habla sobre cómo exploraruna aproximación inteligente, paciencia. compañías de telecomunicaciones a la hora de superar la brecha digital. Además puntualiza la necesidad de moverse hacia modelos de servicios compartidos y hacia la consolidación de alianzas que permitan ofrecer servicios nuevos y seguir siendo competitivos. Communications Review 3
  • 6. Inhaltsverzeichnis6Vorwort des HerausgebersBeiträge8 36Afrika: Ein Kontinent bietet Neue Möglichkeiten durch mobile Bezahlsystemeeine Welt voller Möglichkeiten Mobile Bezahlsysteme werden sowohl das private, als auch das geschäftliche Banking radikal verändern. Mobilfunkbetreiber undafrikanischen Telekommunikationsmarkt. Die Anzahl der Kunden stiegstetig an. Nun wird der Kontinent seinem Ruf als “high potential” gerecht auf und versuchen diese Geschäftsmodelle in weitereund glänzt mit hohen Wachstumsraten im Telekommunikationssektor. Länder zu exportieren, wo die Kluft zwischen Banken- undAfrika ist nicht nur einer der dynamischsten Telekommunikationsmärkteweltweit sondern auch einer der innovationsstärksten – ein globales eröffnet. Der Teil der afrikanischen Bevölkerung, welcher nachTestlabor und Marktführer für digitale und mobile Applikationen in wie vor kein Bankkonto besitzt, ist dringend auf den Zugang zuBereichen wie Zahlungsverkehr, Handel, Gesundheit und Bildung. modernen Finanzdienstleistungen angewiesen. Die Anbieter mobiler Bezahlsysteme können sich hier optimal positionieren –von Johan van-Huyssteen vorausgesetzt, sie erkennen die zukünftigen Herausforderungen und ergreifen frühzeitig Maßnahmen, um diese zu bewältigen. von Ahmed Chohan und Adrian Dunsby26 46Eine solide Basis für Wachstum entwickeln Konkrete Ergebnisse liefern Trotz ökonomischer, regulatorischer und anderen Unsicherheitenauf das Geschäft: sie führt zu einer verminderten Nutzung, erhöht die haben immer mehr Unternehmen vor, ihr Geschäft in 2012 Survey beschäftigt sich mit der Frage, wie UnternehmenslenkerNetzwerke nächster Generation beschäftigt sind, und gleichzeitig durch die Art und Weise von Marktbearbeitung bestimmen, Prozesseabnehmende Investitionen in bestehende Netzwerke, Kürzungen der neustrukturieren und gegebenenfalls ganze GeschäftsmodelleBetriebsausgaben sowie einen sinkenden Durchschnittsumsatz pro anpassen. Hier präsentieren wir Ihnen eine Zusammenfassungneuer Netzwerktechnologien eine Bestandsaufnahme ihrer Netzwerke Telekommunikationsbranche.machen und in die Verbesserung bestehender Netze investieren, von Pierre-Alain Sursondern bringen auch eine bessere Leistung und können neueNetzwerktechnologie schneller implementieren.von Shailabh Atal, Mohamed Kande und Harish NalinakshanPerspektiven54 60Wim Vanhelleputte Karel PienaarMTN Côte d’Ivoire MTN South AfricaMTN Côte d’Ivoire ist der führende Telekommunikationsbetreiber Wenn die Mobilfunkpenetration die 100-Prozent-Marke überschreitet,mobile 3G-Breitband-Dienste, um dem zunehmenden Druck innovativer Dienste und die Neubewertung ihrer Geschäftsmodellevon lokalen und internationalen Anbietern standhalten zu können. konzentrieren. MTN ist kein unbekanntes Unternehmen in SachenTelekommunikationsanbietern und Aufsichtsbehörden und legt über das Ausloten von Chancen in der Finanzbranche, die Bedeutungnahe, dass eine Umstellung auf neue Betriebsmodelle nicht nur der Telekommunikation bei der Überbrückung der digitalen Kluft sowieintelligente Ansätze sondern auch Geduld erfordert. die Notwendigkeit, auf Shared-Services-Modelle und Partnerschaften umzustellen, um neue Dienstleistungen anbieten und wettbewerbsfähig bleiben zu können.4
  • 7. 68 36 Johan van-Huyssteen Ahmed Chohan Adrian Dunsby26 46 Pierre-Alain Sur Shailabh Atal, Mohamed Kande Harish Nalinakshan54 60Wim Vanhelleputte Karel PienaarMTN Côte d’Ivoire MTN South Africa Communications Review 5
  • 8. Éditorial Pour donner une vue d’ensemble publication et responsable mondial de la croissance enregistrée en Afrique Communications de PwC, j’ai le plaisir par le passé, nous commençons de vous adresser ma première édition la présente édition par un article de Communications Review. À l’instar de Johan van-Huyssteen intitulé de mon prédécesseur, Colin Brereton, que cette publication réponde aux préoccupations, aux aspirations et aux infrastructures héritées du passé a questions qui sont au cœur des priorités des principaux décideurs du secteur mondial des télécommunications. Je téléphonie mobile. Les consommateurs se précipitent pour adopter et utiliser les son bilan exceptionnel en tant nouveaux services mobiles, faisant du que responsable mondial et pour marché africain des télécommunications sa contribution remarquable aux l’un des plus dynamiques du monde. prestations de PwC dans le domaine Ce marché est également l’un des plus des télécommunications ainsi qu’aux innovants, en particulier pour les performances de notre clientèle. applications évolutives comme les paiements mobiles. Aujourd’hui, une région du monde se distingue par un énorme potentiel Comme le souligne Johan, les de croissance inexploité : l’Afrique. opérateurs de toute l’Afrique Aussi, le thème choisi pour cette exploitent cette opportunité en en Afrique : un secteur innovant valeur ajoutée qui apportent d’ores au mode de vie et au bien-être de l’avenir du secteur dans cette région. millions de personnes. À travers l’examen minutieux de dix marchés africains des télécommunications, une forte croissance. Une série de des stades divers de développement, l’auteur met en évidence les effets relative des infrastructures dans des positifs sur le terrain. secteurs comme les télécommunications et les services bancaires, l’augmentation Le message est clair : pour le secteur des revenus disponibles et la mondial des télécommunications, vitalité économique croissante de la l’Afrique est prête – et la partie population rurale qui caractérisent réellement intéressante du parcours l’Afrique – indiquent que le secteur des ne fait que commencer. télécommunications connaîtra une croissance spectaculaire, sans commune mesure avec celle des autres marchés.6 Éditorial
  • 9. Notre deuxième article, par PwC pour indiquer comment la clientèle africaine non bancarisée de MTN Côte d’Ivoire, s’entretient avec – composée tant d’agriculteurs que nous du rôle de la banque mobile en d’entreprises urbaines de moyenne matière de développement économiqueconfrontés les opérateurs d’Afrique dimension – utilise la téléphonie et des possibilités pratiques de passageet du monde entier : soutenir etaméliorer les performances desréseaux. Les auteurs, Shailabh Afrique du Sud, retrace pour nousAtal, Mohamed Kande et Harish l’historique de MTN depuis ses originesNalinakshan, examinent les causes Les opérateurs qui tentent d’exploiter en 1994, lorsque les Sud-africains aisésprofondes, les répercussions et les opportunités offertes par lesles incidences opérationnelles actuel de 53 millions de connexionsperformances d’un réseau. Ils mobiles reliant des utilisateurs issus deanalysent les mesures concluantes mise en place de modèles d’activité toutes les couches de la population.prises par les opérateurs pouraméliorer leurs réseaux existants. réseau d’agents couvrant le territoireCes mesures favorisent une mise en la présente édition, j’ai éprouvé la sensation d’excitation, d’aventure etde nouvelle génération et une investissements réalisés pour surmonter d’intérêt social qui caractérise le secteuraccélération de la croissance future évolutif des télécommunications en Afrique. Notre secteur d’activité Notre quatrième article, intitulé construit des réseaux et génère unLes auteurs concluent qu’un programme chiffre d’affaires, mais il joue en outre ed’évaluation et d’amélioration des un rôle moteur dans le développementperformances peut déboucher, dès édition annuelle de l’étude mondiale économique et social de toute lalors qu’il est correctement exécuté, de PwC sur les priorités des chefs région. Nous proposons des servicesdes indicateurs clés de performance et améliorent le mode de vie – et le adoptées par les dirigeants d’entreprisestype peut engendrer des économies du secteur des télécommunications pour millions de gens tous les jours. Je suissubstantielles, tant en matière de heureux d’avoir pris mes fonctions dedépenses d’investissement qu’en ce qui refondre leurs processus commerciaux, directeur de la publication au coursconcerne les dépenses d’exploitation. voire l’intégralité de leurs modèles d’une période aussi énergisanteComme l’indiquent les auteurs, rares tant pour l’Afrique que poursont les outils qui permettent aux Communications Review, et j’attendsopérateurs d’atteindre un nombre avec impatience de recevoir vos intéresser tous ceux qui dirigent une suggestions et observations. Veuillez entreprise de télécommunications m’adresser vos commentaires éventuels dans un environnement de plus enl’un des segments les plus passionnants plus mondialisé, quel que soit leuret les plus prometteurs du marché lieu de travail. +1-501-772-8067.africain en termes d’opportunités etd’innovation : celui des paiements interviewons une fois de plus certainsnouvelles possibilités offertes par les acteurs et décideurs du secteur mondial Pierre-Alain Suret Adrian Dunsby montrent comment l’accent – bien entendu – sur l’Afrique, Associéles avancées rapides réalisées dans nous avons interrogé deux dirigeants Responsable mondial Communicationsle domaine des paiements mobiles de MTN, un opérateur panafricain PwCbancaires rendus aux entreprises et croissance et l’innovation dans la région.aux particuliers en Afrique. Les auteurss’inspirent d’études réalisées récemment Communications Review 7
  • 10. L’Afrique : un continent très prometteurinternational et à la hausse du nombre d’abonnés surl’ensemble du continent, le marché des télécommunicationsafricain a basculé d’un fort potentiel à une fortecroissance. L’Afrique, qui n’a pas hérité d’infrastructuresde télécommunications déjà installées, a court-circuitéà celle des réseaux et des services mobiles de grandediffusion. Malgré la croissance exponentielle du nombretotal d’abonnements mobiles qui dépasse 500 millions enAfrique, un énorme marché inexploité s’ouvre encore à unlarge éventail d’acteurs locaux, régionaux et mondiaux.L’Afrique est l’un des marchés des télécommunications lesplus dynamiques au monde, mais compte aussi parmi lesterritoires les plus innovants - laboratoire d’essais mondialet leader des applications mobiles et numériques dans desdomaines tels que les paiements, le commerce, la santéet l’éducation. par Johan van-Huyssteen Johan van-Huyssteen est Associé du groupe Télécommunications de PwC en Afrique du Sud. Pour des informations plus détaillées, contactez Johan par téléphone au8 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 11. Deux jeunes hommes travaillant avec un ordinateur portable, Mamako, Mali. La dernière décennie a été marquée La croissance de la par une croissance spectaculaire, par demeurent largement dominés par téléphonie mobile l’augmentation des investissements l’État et, dans bien des pays, les usagers est soutenue par des et par des avancées technologiques rapides dans tout le secteur des services des entités monopolistiques détenues investissements en hausse de télécommunications africain. Mais, entièrement ou partiellement par l’État L’un des indicateurs les plus évidents de pour de multiples raisons, il est clair que pour leurs services. la croissance de la téléphonie mobile en Afrique réside dans l’évolution qu’un début – et que le potentiel futur des modes d’investissement dans de l’Afrique dépasse très largement la mobile sont généralement très les infrastructures et les services croissance observée jusqu’ici. concurrentiels dans toute l’Afrique, de télécommunications. Selon les avec plusieurs prestataires – parmi estimations de BMI TechKnowledge Parmi ces diverses raisons, la plus Group, le montant total cumulé des importante est liée au fait qu’en matière quelques acteurs contrôlés par dépenses d’investissement effectuées de plateformes et de technologies de de grandes multinationales – et communications, l’Afrique n’a connu des taux de pénétration en forte mobile en Afrique depuis 2000 devrait quasiment que la téléphonie mobile. croissance. Dans certains pays, le taux passer de 78,8 milliards USD en 2008 D’une façon générale, la pénétration d’abonnement est largement supérieur montants sont investis dans un large la plupart des marchés africains – elle Selon les estimations sectorielles, le éventail d’infrastructures, d’opérations et de services locaux, régionaux, mobile a explosé en Afrique, passant panafricains et mondiaux. Comme marchés – et relativement stable ou en de 16 millions en 2000 – année au cours de laquelle il a dépassé le nombre d’investissements se caractérise par les services et les infrastructures de 500 millions actuellement. téléphonie mobile au détriment des services et des infrastructures de Communications Review 9
  • 12. Par voie de conséquence, le forte implication d’acteurs d’envergure venir, en raison de l’énorme potentiel secteur de la téléphonie mobile mondiale est le fruit du processus résiduel de croissance des abonnements de consolidation entrepris au cours mobiles. Les opportunités réelles des dernières années. Les plus gros de croissance sont même plus USD, selon les estimations – des opérateurs du monde – confrontés importantes qu’elles ne le paraissent investissements réalisés en cumul dans les télécommunications en Afrique. propension des consommateurs Ces investissements massifs sont ralentissement de la croissance sur étayés et favorisés par la progression leurs marchés plus traditionnels – se SIM. À l’instar des consommateurs rapide des abonnements mobiles, et se sont tournés vers les opportunités des autres marchés caractérisés par offertes en Afrique. Parmi les opérations des revenus relativement modestes, d’opérateurs de téléphonie mobile importantes réalisées récemment, on une forte sensibilité aux prix et une actifs dans la région. Selon Africa & peut citer l’acquisition par Bharti Airtel, concurrence saine entre les fournisseurs, Middle East Telecom Week, le nombre pour 10,7 milliards USD, des actifs de nombreux abonnés africains d’opérateurs de téléphonie mobile en 2010. Selon les informations l’utilisation combinée et rationnelle opérateurs de réseau mobile virtuel) est passé de 158 au premier trimestre de présente publication, plusieurs autres achètent et utilisent des combinés qui leur permettent de s’abonner auprès de leurs portefeuilles par de nouvelles acquisitions dans la région. cartes SIM. L’intérêt constant suscité par l’Afrique Selon un rapport publié en 2011 par du secteur des télécommunications comme France Télécom, Vodafone, MTN, Bharti Airtel et Millicom. Cette et en Afrique peuvent fonctionner avec deux cartes SIM. Ce pourcentage s’élève Schéma 1 : Investissements cumulés réalisés en Afrique dans les télécommunications fixes et dans les télécommunications mobiles (en millions USD) le schéma 2), cette utilisation intensive de deux cartes SIM a généré un écart 120 000 100 000En millions USD 80 000 60 000 que près de la moitié de la population 40 000 africaine ne sera toujours pas connectée 20 000 donc évident que le potentiel du marché 0 est pour une large part inexploité. 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Investissements cumulés dans la Investissements cumulés dans la téléphonie mobile téléphonie fixe Source : BMI-T. Analyse des infrastructures et des investissements en Afrique, 2010–2015. 10 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 13. L’importance des facteurs coûts des infrastructures et les frais divers stades de développement liés au marché local indirects. La mise en commun de tours après un démarrage modeste, avec de télécommunications est désormais des investissements et un accès aux Pour transformer ce potentiel en chiffre services qui amorcent actuellement d’affaires, les opérateurs doivent tout Inde et en Amérique du Sud. Cette mise une croissance. d’abord surmonter un certain nombre en commun connaît également un essor revenu disponible est généralement en bloc d’infrastructures de téléphonie de maturité, un autre facteur mobile entre les opérateurs et des de différenciation des marchés entreprises indépendantes, spécialisées africains réside dans leurs structures dans les tours, au Ghana, au Nigeria, réglementaires. La réglementation et de vendre les services dans de en Tanzanie, dans la République joue un rôle essentiel dans le développement de tous les marchés population d’usagers qui disposent de et en Afrique du Sud. de télécommunications, en particulier revenus individuels relativement faibles lorsqu’ils connaissent une évolution et et qui sont, pour bon nombre d’entre Par ailleurs, les opérateurs ne doivent une croissance aussi rapides que celles pas perdre de vue que l’Afrique, souvent travers d’immenses zones rurales. considérée comme constituant un ci-après concernant la réglementation). marché unique, est en réalité composée La plupart des organes et des régimes Compte tenu de ces facteurs, les réglementaires nationaux de la opérateurs, qu’il s’agisse d’entrants bien plus que d’autres régions comme région ont été mis en place dans les années 90 dans le cadre de la vague actifs en Afrique, doivent mettre au du continent, il apparaît que certains de libéralisations qui a traversé le point des modèles opérationnels et marchés des télécommunications, continent. Certains, comme ceux de commerciaux légers, permettant de notamment ceux du Nigeria, de l’Afrique l’Afrique du Sud, font actuellement concilier la rentabilité avec un revenu du Sud et de la région nord africaine, partie de la deuxième vague après avoir moyen par abonné relativement faible. peuvent être classés globalement fait l’objet d’une refonte fondamentale Dans un nombre croissant de cas, ces au cours des dernières années. Un grand modèles impliquent de coopérer avec revanche, d’autres marchés franchissent leur retard et de passer aux systèmes de 3e et de 4e génération. Comme indiqué précédemment, Schéma 2 : Abonnements de téléphonie mobile en Afrique, 2009-2016 il existe, dans la plupart des pays 1 000 100 africains, de nettes différences entre la 900 90 Taux de pénétration 800 80 700 70En millions 600 60 500 50 une réglementation stricte et par un 400 40 nombre restreint d’acteurs, voire par la 300 30 200 20 l’opérateur public. Les marchés de 100 10 la téléphonie mobile sont bien plus 0 0 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 déréglementés et concurrentiels, avec Nombre d’abonnements mobiles Nombre d’abonnés une pluralité d’acteurs et, souvent, un (en millions) côté gauche (en millions) côté gauche degré élevé d’actionnariat étranger. De Pénétration des abonnements Pénétration des abonnés nombreux gouvernements ont favorisé (en %) côté droit (en %) côté droit Source : Informa Telecoms & Media. aux enchères de spectre ouvertes et concurrentielles. Communications Review 11
  • 14. Comprendre la réglementation, vecteur essentieldu développement et de la croissance du marchéAu cours des années 90 et au début des années 2000, de nombreux pays africainsont entrepris de libéraliser leurs marchés des télécommunications. Leur objectifles investissements et permettre une amélioration des possibilités de choix etde la qualité de service. Cette déréglementation de grande ampleur a jeté lesjalons de la croissance rapide observée au cours de la dernière décennie, et apermis l’entrée sur le marché d’acteurs internationaux désireux d’exploiter lesopportunités d’investissement.bonne compréhension des cadres réglementaires en vigueur dans divers paysd’Afrique pour deux raisons principales : potentiel des investissements en raison de son incidence sur le coût d’entrée sur chaque marché, sur la probabilité de voir arriver de nouveaux facteurs) entre les participants au marché. La réglementation a également un impact sur le niveau des investissements dans les infrastructures requis pour pouvoir pénétrer le marché, et sur la latitude dont dispose l’opérateur historique pour tenter de limiter la concurrence des nouveaux entrants. Par exemple, si les régulateurs l’autorisent, la mise en commun de tours peut des diverses stratégies concurrentielles et de présenter aux autorités des arguments déterminants, fondés sur l’intérêt général, en faveur de politique et réglementaire local est particulièrement utile pour les entreprises qui envisagent d’investir dans certains pays émergents d’Afrique, où lesLes régimes réglementaires en vigueur en Afrique présentent de grandesréglementation plus homogène et cohérente dans les divers pays. Parexemple, en novembre 2011, la Commission nigériane des communicationsd’adopter une réglementation plus cohérente pour favoriser la croissance et une12 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 15. Un autre thème couramment évoqué Les paiements et le commerce par social des liaisons de communication en Afrique a été souligné récemmenttéléphonie mobile est celui du soutien principales sources d’opportunités de dans un entretien accordé par uncroissant en faveur de la mise en services, étant donné la possibilité de haut fonctionnaire des Nations uniescommun des tours. Les régulateurs ont s’appuyer sur la téléphonie mobile et les Fournir desencouragé l’adoption d’un nouveau une importante population africaine non Une dynamiquedes entreprises indépendantes, parce de changementqu’il rend les opérateurs en place plus été souligné par le succès mondialement reconnu du système bancaire sans Dans toute l’Afrique, les opérateurspour les nouveaux opérateurs qui génèrent une croissance rapidepénètrent sur le marché. Les pouvoirs l’appui de Vodafone et qui a été étendumise en commun d’infrastructures parce bas coût. Étant donné l’impact dequ’elle permet d’accroître les connexions L’engouement des consommateurs l’augmentation du taux de pénétrationmobiles et les recettes sectorielles africains pour les services de paiement des télécommunications, sourceimposables et qu’elle supprime la et de vente au détail par téléphonie de croissance économique et denécessité de construire les tours mobile a été mis en lumière dans une développement social, un panel étude réalisée récemment par le réseau de publicité mobile InMobi. Il ressort seulement des opérateurs mais aussi desAugmentations de bande administrations, des organisations non gouvernementales, des banques, despassante = nouvelles entreprises spécialisées dans les soins de minimum un produit numérique grâceopportunités de servicesCet environnement constitue un socle Afrique, les utilisateurs d’Internetsolide pour la croissance des services via un téléphone portable sont plusde 3e génération qui se développent À cet effet, les parties prenantesrapidement dans toute l’Afrique et qui vêtements, des appareils électroniques développent et proposent de nouvelles et des articles de loisirs, comme desplupart des pays. Compte tenu du taux qui apporteront un changement réel,de pénétration relativement faible de durable et positif dans la vie des gens. Par voie de conséquence, le paysageles zones rurales, les opérateurs qui africain des télécommunicationsproposent du haut débit par satellite ne se caractérise pas seulementsont en train de lancer un riche Les soins de santé par téléphonie par l’augmentation du nombreassortiment de plateformes haut mobile connaissent également une d’abonnements mobiles, mais aussidébit en Afrique. croissance rapide, grâce aux progrès par l’amélioration des opportunités et de l’inclusion sociale de chacunL’augmentation de l’offre de bande la collaboration entre les opérateurs, lespassante entraîne des conséquences organisations non gouvernementales, seule raison, le marché africain desqui dépassent très largement le cadre les pouvoirs publics et les prestataires télécommunications est l’un des plusdu secteur des télécommunications du secteur de la santé. Dès 2007, une passionnants du monde et l’un de ceuxproprement dit. Sur le plan économique,les études réalisées semblent indiquer Nous allons examiner un échantillonde pénétration de la téléphonie mobile de dix marchés africains des de-lièvre. Selon une enquête réalisée télécommunications, qui se situentcroissance économique de l’ordre de en 2009 par les Nations unies, l’Afrique était la première du monde pour le développement et de maturité. Lesse développe en Afrique et ces services nombre de projets de santé mobile pays sélectionnés correspondent auxont un impact positif de plus en plus dans la région, soit 21. Ce nombre a marchés des télécommunicationsimportant sur les styles de vie et le augmenté rapidement par la suite, grâce les plus importants des régionsbien-être des personnes, notamment comme le VIH/SIDA et la contrefaçon australe, l’Afrique centrale et l’Afriqueet l’accès aux soins de santé. de médicaments. D’une façon plus francophone. PwC reconnaît que générale, le potentiel économique et certaines des informations utilisées proviennent de Business Monitor Communications Review 13
  • 16. des planteurs de café, des éducateursl’amélioration du bien-être dans les pays les moins avancés – a décrit le rôle quejoueront les télécommunications dans ces pays. Au cours d’un entretien avecde café en Afrique.et connaître l’ordre de grandeur des prix du café. Il existe donc de nombreuxdéveloppement économique et c’est également vrai pour divers aspectsdans le domaine de l’éducation et l’échange d’informations en général.L’échange d’informations confère un plus grand pouvoir aux gens dans14 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 17. 2Afrique australe : 1 3Afrique du Sud loué ou utilisé un téléphone cellulaire en 2010. Le pays était doté de 4,1 millions lancement a été réalisé en 2011). VersLe secteur sud-africain des la même date, la société a annoncétélécommunications peut s’enorgueillir qu’elle ne souhaitait plus être cotéede son marché, l’un des plusmodernes du continent en termes de Le marché sud-africain des économique mondiale et parce qu’elletechnologies et de services. La loi surles communications électroniques par deux opérateurs : Telkom South de ses besoins de capitaux. Africa et Neotel. Neotel est entrée sur le marchéremplacé la législation précédente Telkom SA a été créée en 1997 lors de sud-africain des télécommunicationsmarque le début d’une ère nouvelle de l’issue de la cession d’une participation qui détenait son capital étaitconcurrence basée sur les services, par composé de Videsh Sancharmopposition avec le régime antérieur, un consortium composé de Telkomvertical et axé sur les technologies. Malaysia Berhad et de South Western télécommunications de la sociétéLe marché sud-africain de la téléphonie privatisation de l’opérateur est entrée indienne Tata Corporation), avecmobile approche de la saturation, avec dans une nouvelle phase en 2003 lorsque l’État a introduit en bourse entités semi-publiques Transtel etLe nombre d’abonnés ou de cartes SIM le réseau sur le Johannesburg Stock Connexion créée pour la promotionde pénétration de la téléphonie mobile black economic 2008, Telkom a cédé sa participationcours de la même période. Selon les au capital de l’opérateur de téléphoniestatistiques publiées dans le cadre de a annoncé le futur lancement de son15 ans ont personnellement possédé, propre réseau de téléphonie mobile1 Guerrier zoulou parlant sur un téléphone cellulaire, Afrique du Sud.2 Voyageurs dans une gare routière, Francistown, Botswana.3 Camion dans le désert namibien, Namibie.4 Hommes discutant dans le village de Mukuni à l’extérieur de Livingstone, Zambie. 4 Communications Review 15
  • 18. empowerment), avec une participationTwo Consortium, détenant chacune abandonner son réseau WiMAX pour qui a contribué au ralentissement de se concentrer sur le déploiement de la croissance du nombre d’abonnés,participations détenues initialement son réseau 3G W-CDMA. L’arrivée de la comportait un risque majeur, en termes concurrence sous la forme d’un accès de chiffre d’affaires, pour les opérateurs de réseau de téléphonie mobile. LeCommunications, dont la participation projet de réglementation concernant les tarifs de terminaison des appels mobileset qui est ainsi devenue l’actionnaire opérateurs et prestataires de services a provoqué et continuera de provoquermajoritaire de Neotel. une baisse des revenus d’interconnexion.acquis une participation supplémentaire en raison de l’apparition de servicesTwo Telecom Consortium. À la suite de innovants comme Mxit – un service decette acquisition, Tata Communications D’autres systèmes de câble sous-marin, messagerie mobile instantanée dont ledétenait une participation de Cable System), seront mis en service en millions sur les réseaux.consortium a obtenu une licence La croissance du secteur sud-africain express cable) est prévu pour 2013. Il des télécommunications devrait accuserinternational en 2005. Le lancement reliera l’Afrique du Sud, l’Angola et ledu deuxième opérateur national sous Brésil, créant ainsi l’itinéraire le plus les prévisions, le nombre de cartesla bannière de Neotel a eu lieu en août court vers l’Amérique du Nord.2006. La licence de la société a unedurée de validité de 25 ans et comporte Quatre opérateurs de téléphonie tandis que le marché de la téléphoniel’obligation pour l’opérateur de desservir mobile – Vodacom, MTN, Cell C et14 zones du pays stipulées dans le 8ta de Telkom SA – desservent le 4,3 millions de lignes.contrat. on recensait 52,2 millions de cartes Cadre réglementaire : état desDepuis 2007, Telkom a dû faire face SIM actives sur les réseaux d’Afrique lieux et perspectives d’évolution du Sud, soit une augmentation de L’autorité de régulation deslancement par cette dernière de ses télécommunications et des médias estservices de gros et de ses services de de réseau de téléphonie mobile ontdétail aux entreprises et aux particuliers. adopté des stratégies commerciales Authority of South Africa), créée particulièrement agressives pour lancer Telecommunications Authority etpar la téléphonie mobile, tandis que les niveau gratuites des cartes données Independent Broadcasting Authority),autres fournisseurs de services réseau pour les clients 3G existants. Des baisses conformément aux dispositions de la de prix massives sont venues renforcer encore davantage cette dynamiquepassés aux services données de gros et concurrentielle. MTN a pris les devants, suivie peu de temps après par Vodacom, en accordant des réductions allant Le régulateur comprend troisconcurrence, Telkom a lancé son propre divisions : les divisions médias,réseau mobile W-CDMA, 8ta, couvrant volume de données pour les clients télécommunications et poste. Sondans un premier temps les zones ayant conclu un contrat ou opté pourmétropolitaines du pays. Pour les autres dotations parlementaires, les intérêtszones, Telkom utilise le réseau MTN en perçus sur les fonds déposés, les fraisitinérance et propose ainsi ses services Les opérateurs de téléphonie mobile ont de dossier, les redevances de licencesdans tout le pays. également fait preuve de dynamisme et les rémunérations perçues au titre pour déployer leurs propres réseaux de services. Ses principales fonctionsTelkom jouit toujours d’une position comprennent le contrôle des acteursdominante sur le marché national de l’interception des communicationsl’ADSL, avec un nombre d’abonnés16 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 19. du secteur des communications, la libéralisation qui ont été consacrés par Botswanadélivrance de licences aux prestataires cette loi mais qui n’ont pas été réalisés font actuellement l’objet d’études ou de Le Botswana, situé en Afriquemédias et poste), la gestion du mesures pour bon nombre d’entre eux. australe, comptait 137 422 lignesspectre des fréquences et du plan denumérotation, ainsi que la protection L’ICASA Amendment Act a élargi ledes consommateurs contre les pratiques domaine de compétence du régulateur, de décembre 2010, soit un tauxcommerciales déloyales. Le régulateur qui inclut désormais les servicesest chargé de mettre en œuvre la postaux, tout en consolidant son indépendance. Au cours de l’exercice 2007-2008, l’ICASA a accordé 150 marché botswanais de la téléphonie mobile devrait atteindre 2,65 millionsdes Communications. d’abonnés, ce qui représente une et 36 licences pour des réseauxLe département des Communications privés de télécommunicationsa élaboré plusieurs documents depolitique générale en 2009, dont un Le régulateur a également fait preuveet un concernant la cybersécurité. d’autorité sur plusieurs questions essentielles ardemment débattues dans tout le pays en 2009 et au début Corporation) jouit d’une situationpénétration de ces services en Afrique de 2010, dont celle des tarifs de de monopole sur le marché nationaldu Sud en rendant le coût du service terminaison des appels mobiles quiplus abordable pour le Sud-africain est peut-être la plus importante. Cette question a été résolue et une approche Telecommunications Corporation Act).et une économie de l’information. Le les tarifs d’interconnexion. L’ICASA a Cet opérateur est une société publique imposé une diminution progressive des tarifs d’interconnexion au cours des remplissait initialement les fonctionsadopter la réglementation appropriée de régulateur du secteur. Le projeten matière de tarifs de terminaison les tarifs des appels par téléphone de privatisation de la BTC, qui futdes appels mobiles, qui remplace tous reporté en 2008 en raison de la criseles autres accords conclus entre le économique mondiale, a été réactivédépartement des Communications, en 2011. L’opérateur historiquele ministère des Communications est donc en cours de privatisation.et les opérateurs. Selon les projets de cession, une élargissent les compétences deLe cadre réglementaire sud-africain l’ICASA en matière de contrôle du des investisseurs et au personnel de laen matière de télécommunications marché des communications. Les Les actions seront vendues au publicsitue dans la deuxième vague de Act concernent la suppression du en plusieurs phases, sous réserve de pouvoir d’approbation des règlementsun stade généralement caractérisé élaborés par l’ICASA attribué au en cas de cession ultérieure des actionspar une libéralisation plus poussée ministre, le renforcement des pouvoirs par les investisseurs.du secteur. Au cours des dernières de l’ICASA en matière d’enquêtes et d’exécution de ses décisions, ainsi que Trois opérateurs publics deont été réalisées en ce qui concerne la l’institution d’une commission des télécommunications proposent desmise en application de la loi relative plaintes et de la conformité, chargée services de téléphonie mobile dans leaux communications électroniques d’assister l’ICASA lors des audiences et de présenter des conclusions sur Vista), Mascom Wireless et beMobile les plaintes et les allégations de de la Botswana Telecommunications offrir leurs services au Botswana en 1998, tandis que BTC beMobile a commencé en 2008. Communications Review 17
  • 20. Cadre réglementaire : état des Namibielieux et perspectives d’évolution et d’une collaboration étroite avec les opérateurs publics de Le marché namibien desL’autorité de contrôle des télécommunications est desservi télécommunications – Botswanatélécommunications du Bostwana par un seul opérateur de téléphonie Telecommunications Corporation, opérateurs de réseau mobile : Mobile autres parties prenantes du secteur, la Telecommunications Corporation BTA a actualisé le modèle de coûts etrégulateur du marché botswanais des marque Leo, et Telecom Namibia quitélécommunications. C’est une entité propose un service de téléphonieindépendante qui jouit d’une autonomie, mobile sur la plateforme CDMA sous la du modèle actualisé de 2010, la BTA marque Switch. La Namibie comptaitautres ressources. sur le marché des télécommunications.Grâce au nouveau cadre régissant les La directive de la BTA a pour objet de mettre en œuvre les recommandationsadopté en 2007, le Botswana dispose fondées sur le modèle de coûts et le Étant donné sa situation de monopole,d’une plateforme pour les licences Telecom Namibia détient uneneutres sur le plan technologique,qui tient compte de la convergencecroissante des technologies et des de mesures d’incitation appropriées société a été créée en 1992 et l’Étatservices. Le marché national des détient la totalité de son capital partélécommunications est l’un des plus terme viables dans les technologies de l’intermédiaire de Namibia Post etlibéralisés de la région. Le régime mis l’information et des communications de Telecom Holding Limited.en place pour les licences, neutre sur le au Botswana. Le but recherché estplan des services et des technologies, l’augmentation du taux de pénétration Il existe en Namibie deux opérateursa permis la fourniture de services de et de l’utilisation des services de de réseau mobile GSM, MTC et Leo, ettélécommunications dans le cadre télécommunications. Le modèle de coûts un troisième opérateur de téléphonied’une licence unitaire d’opérateur mobile, Switch, qui propose sespublic des télécommunications. sur des méthodologies conformes aux services sur la plateforme CDMA. meilleures pratiques internationalesLa BTA a libéralisé la passerelle voix en matière de détermination des comptait deux millions d’abonnésinternationale et a levé les restrictions de télécommunications.autorisant de ce fait les titulaires de La BTA procède actuellement avecde licences neutres a également permis d’un cadre pour la mise en commun Selon les prévisions, le marchéaux opérateurs de téléphonie mobile namibien des télécommunicationsde mettre leurs propres liaisons de l’environnement réglementaire et de mobiles devait croître pour atteindre favoriser par ce biais la croissanceœuvre de ces dispositions s’est traduite et le développement du secteur. Lapar un renforcement de la concurrence mise en commun d’infrastructures facilitera la fourniture de servicesdes prix inférieurs. Pour assurer une abordables – le coût des prestations de la même période.mis en place un système automatiséde surveillance du spectre, qui secaractérise par des tours de surveillance des infrastructures sur l’environnement. L’étude est achevée et la BTA a publié lesurveillance du spectre très moderne projet de rapport pour examen avec les parties prenantes.de Gaborone.18 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 21. Cadre réglementaire : état des Zambie Cadre réglementaire : état deslieux et perspectives d’évolution lieux et perspectives d’évolution Le marché zambien des télécommunications est desservi Le cadre réglementaire zambien duLa Commission namibienne des par quatre opérateurs de réseau de secteur des télécommunications a télécommunications : Zamtel, qui est subi une transformation. L’ancienCommunications Commission trois opérateurs de réseau mobile GSM. of Zambia), institué par une loidevenue le régulateur national destélécommunications en vertu d’une loi recensait sept millions d’abonnés Information and Communications Technology Authority), créée par la loi sur les technologies de l’informationAct 8) en 2009, l’Autorité namibiennede régulation des communications de pénétration de la téléphonie mobile and Communication Technologies Act) a instauré un nouveau cadre pour lesNCC en tant que régulateur des secteurs licences, qui demeure toutefois axé surdes communications, des médias et des de monopole pour les services de les technologies et n’est pas neutre sur ce plan.Cette dernière loi instaure de nouvelles lors de la scission de l’entité en chargerègles du jeu pour les opérateurs, en de la poste et des télécommunications L’étude relative au coût des servicesparticulier pour MTC et Leo, puisqu’elle dans le secteur des TIC a étéleur permet d’entrer dans le domaine commanditée par la ZICTA et a étédes services intégrés et des services de zambien a acquis une participation achevée en septembre 2010. Cette étudeconvergence. Cette évolution se traduirasans aucun doute par un élargissement cette entité est désormais dirigée par juridique et réglementaire préalable,de la gamme de services et de solutions une nouvelle équipe. Zamtel a porté le un examen du régime des licences et une analyse complète du marché. cours de l’année 2011. Le rapport contenait de nombreusesLa CRAN vient tout juste d’être créée et recommandations et il appartient aua recruté Stanley Shanapinda au poste Les trois opérateurs de téléphonie régulateur de les mettre en œuvre. Cette opération était toujours enen cours de constitution sur les plansopérationnel et administratif et assuresimultanément la coordination avec les desservent le marché très concurrentiel de la téléphonie mobile qui a enregistréce dernier. Lorsque les postes encore une croissance en 2011, puisque tousvacants auront été pourvus, le premier les opérateurs ont fait état d’une augmentation substantielle de leurœuvre l’ensemble des dispositions du base d’abonnés au cours de l’année.Communications Act 8, en particulieren matière de convergence des licences. Communications Review 19
  • 22. 2Afrique centrale : 3 1Nigeria Nitel a été créée en 1985 lors de la fusion entre Posts & Telecommunications etLe marché nigérian des Nigerian Telecommunications Limited. attribuées, selon diverses combinaisons,télécommunications est le premierd’Afrique. Il est entièrement libéralisé. libéralisation, elle a obtenu une licencecompte au minimum 25 opérateurs mobile GSM pour une redevance dequi proposent des services de 1,8 million USD. Les efforts entrepris pour privatiser Nitel se sont heurtés internationales et longue distance,transformation du marché nigérian tentative ayant échoué en avril 2011. notamment des opérateurs de VSAT. Ledes télécommunications en diverssegments, dont ceux des réseaux de La deuxième licence d’opérateur opérateurs en fonction des servicesdes services voix, données et Internet. Globacom en 2002. Cet opérateur a pour principal actionnaire la société Le marché nigérian de la téléphonieLe marché nigérian de la téléphonie pétrochimique nigériane Conoil, mobile est desservi par cinq opérateursmobile est le premier d’Afrique. À la de réseau GSM : MTN Nigeria, Glo allemande) a été choisie commed’abonnés sur le réseau GSM et partenaire stratégique pour les aspects6,1 millions d’abonnés sur les réseaux opérationnels et le réseau. Ses activités devait poursuivre sa croissanceCDMA, soit un taux de pénétration dynamique et atteindre 102,6 millions plusieurs branches : Glo Gateway,mobile. Le nombre d’abonnés au Glo 1 et Glo Broadaccess. catégorie de licences pour les opérateurs cette période. d’accroître la participation du secteur Le marché nigérian de la téléphonieest desservi par l’opérateur historique, privé. Cette catégorie inclut divers CDMA est réparti entre 12 opérateurs,Nitel, et par le deuxième opérateur types de licences qui couvrent pour la mais il est dominé par quatre opérateursnational de réseau, Globacom, ainsi que plupart les liaisons des réseaux privésprivés de télécommunications. 1 Festival de Durbar, Kano, Nigeria. 2 Masaï avec un téléphone cellulaire, Kenya. 3 Entebbe, Ouganda, descente et montée de passagers dans les autocars.20 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 23. KenyaHelios Towers), Reliance Telecom et régulateur, l’ensemble des licences etVisafone Communications. Le nombre des prestataires de services du secteur Le marché kenyan des télécommunications est de loin le son indépendance a été renforcée par historique du réseau, Telkom Kenya,depuis l’année 2009, pour laquelle il Act) de 2003. Cette loi stipule, dans sa quatrième partie, qu’une commission parlementaire est chargée de superviser pays peut s’enorgueillir de posséderCadre réglementaire : état des un marché de la téléphonie mobilelieux et perspectives d’évolution Étant donné qu’elle est tributaire du concurrentiel avec quatre opérateurs de réseau.Le cadre réglementaire nigérian enmatière de télécommunications est Telkom Kenya, qui a été créée par fait indépendante.les pouvoirs publics, qui interviennent 1999, propose des solutions de Bien que le marché nigérian desau niveau national et au niveau des communications intégrées baséesÉtats par le biais du ministère des sur une série de services voix et plus fortes croissances du monde, lesCommunications, et par le régulateur pouvoirs publics ont échoué dans leursdu secteur, la Commission nigériane Kenya a conclu un partenariat avec le dernières tentatives de privatisation de Nitel, après avoir annoncé l’achèvement groupe France Télécom, qui a pris uneCommunications Commission ou du processus en juin 2011, car le dépôt de garantie de 105 millions USD n’a pas pour 390 millions USD.Le ministère des Communications été versé. Les pouvoirs publics tentent de Le marché kenyan de la téléphonie céder Nitel depuis près d’une décennie, mobile est desservi par quatrematière de communications sur la opérateurs : Safaricom, Airtel et ses niveaux d’endettement posentle gouvernement central, tandis que des problèmes. Globacom a annoncéles États sont administrés par le biais récemment qu’elle pourrait présenterdes corps législatifs compétents. La une offre pour acquérir cet opérateur sectoriel publié par la Commission kenyane des communications La Banque centrale du Nigeria amettre en œuvre la politique générale e trimestre,des pouvoirs publics en matière de le Kenya comptait au 30 juin 2011 11 entreprises spécialisées dans lestélécommunications. Cette mission un nombre total d’abonnés de paiements par téléphonie mobile, eninclut l’instauration d’un environnement excluant les opérateurs de réseau mobileouvert et concurrentiel dans le de la population. Les abonnementsdomaine des télécommunications d’entrer sur le marché et de proposer total des abonnements mobiles. Lesservices de télécommunications et nouveaux abonnements étaient en leurs services aux Nigérians nond’attirer les chefs d’entreprises vers hausse pour Safaricom et Telkom bancarisés dont le nombre est estiméce marché. La NCC, qui est perçue Kenya et en baisse pour Airtel et Yu.comme l’un des régulateurs les plus opérateur national du Nigeria, a été leprogressistes d’Afrique dans le secteurdes télécommunications, s’est efforcée par ce système de paiement en nouantd’adopter une approche radicalement un partenariat avec Afri-pay Limited,nouvelle du développement du marché Globacom et cette banque sont prêtsdes télécommunications, la NCC est une de paiement mobile appelé U-Mo.organisation indépendante habilitée D’autres acteurs devraient bientôt entrer sur le marché. Communications Review 21
  • 24. Cadre réglementaire : état des abus de position dominante et, en cas fournies par la Commission ougandaiselieux et perspectives d’évolution de réponse positive, la mise en place de solutions proportionnées et appropriées. Communications Commission),Le secteur des télécommunications Sure Telecom est en train d’investira pour régulateur la CCK, créée par 400 millions USD dans ce projet en une nouvelle réglementation et dede 1998. Cette loi a été précédée nouvelles lignes directrices, notamment une niche en fournissant des servicespar l’adoption, en 1997, d’un cadre en matière de concurrence, dans l’espoirgénéral pour les télécommunications de rendre les conditions de concurrencerevêtant la forme d’une déclaration plus équitables et de renforcer concurrencer les services de téléphoniede politique générale concernant les la concurrence. Des divergencessecteurs des télécommunications et dans l’interprétation de la nouvelle MTN Uganda. réglementation ont contraint leset 2006). Aux termes de la loi, le Selon les prévisions, le nombrerégulateur est un organe indépendant de préserver leurs intérêts. Le régulateur atteindre 14,6 millions en 2011, soit unles redevances perçues au titre des messagerie de Safaricom, ainsi que leslicences et du spectre. La mission de du marché ougandais de la téléphoniela CCK inclut l’attribution des licences Kenya, parmi ceux qui nécessitent une mobile. Ces chiffres laissent supposeraux opérateurs, la résolution des approche réglementaire plus poussée.litiges, la gestion du spectre nationaldes fréquences radio et l’élaboration Le régulateur kenyan desde règlements, notamment en matière télécommunications et les pouvoirs Cadre réglementaire : état desd’interconnexion et de tarifs. publics étudient la possibilité lieux et perspectives d’évolution La Commission ougandaise commerciales. La CCK souhaite en outre que les opérateurs redistribuent le spectre qui leur est alloué et lancentinterventions réglementaires dans le des services de 4e génération. des secteurs des télécommunications,offrir aux opérateurs et prestataires de des médias et des services postaux.services la possibilité de développer Ougandades produits et des services innovants Le marché ougandais des Communications Act) de 1997. Sespour les utilisateurs. Dans le cadre télécommunications est desservi par fonctions comprennent l’attribution sept opérateurs, dont deux opérateurs des licences aux opérateurs, lascindées en fonction des services et gestion et l’affectation du spectre,des infrastructures et segmentées réseau mobile titulaires de licences. Un l’approbation des tarifs et le contrôlecomme suit : nouvel opérateur de téléphonie mobile de la qualité. Le marché ougandais titulaire d’une licence a l’intention de des technologies de l’information et Systèmes de passerelle déployer son réseau prochainement. des communications est considéré internationale comme étant l’un des plus libéralisés et Fournisseurs d’infrastructures Le marché de la téléphonie mobile est ouverts d’Afrique. La concurrence joue desservi par cinq opérateurs : MTN pleinement dans le secteur ougandais des télécommunications, tant pour les services que pour les infrastructures. Fournisseurs de contenus. Hits Telecoms). Le sixième opérateur de réseau titulaire contenant des lignes directrices d’une licence, Anupam Global, n’a relatives aux tarifs au détail pour les pas encore déployé son réseau en services voix. Ces lignes directrices ont raison de problèmes liés au spectre. pour principal objectif de promouvoiraspects de la concurrence dans le Sure Telecom, société de téléphoniesecteur d’activité. Ces fonctions incluent concurrentiel dans le secteur des de lancer très prochainement une télécommunications. L’UCC estl’examen des niveaux de concurrencesur ces segments, la constatation des l’ensemble des parties prenantes ; pour l’instant, les tarifs favorisentpermettant de déterminer s’il y a eu d’autres régions. Selon les indications22 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 25. 2Afriquefrancophone : 1 3Ghana Le secteur ghanéen de la téléphonie opérateur de télécommunications mobile devait poursuivre cetteLe marché ghanéen des croissance rapide et atteindretélécommunications est très 22,1 millions d’abonnés – soitconcurrentiel avec deux opérateurs L’opérateur de téléphonie mobile un taux de pénétration du marché Celtel International, qui fait partie duréseau mobile GSM. Le Ghana comptait les prévisions, le nombre de lignes de l’opérateur auprès de l’État ghanéen de dénomination pour devenir Zaindes taux de pénétration du marché en août 2008. Puis, la société Zain a même période. été acquise par Bharti Airtel et a une fois encore adopté une nouvelle raison Cadre réglementaire : état desVodafone Ghana Telecom est le lieux et perspectives d’évolutionnuméro un du marché ghanéen de L’État ghanéen demeure actionnaire Le régulateur ghanéen des de la société, avec une participation télécommunications est l’Autoritécet opérateur détenait une part de nationale des communications compagnie Ghana National Petroleum.constituée en 1974, l’État conservant Le marché ghanéen de la téléphoniela totalité du capital de l’opérateur mobile compte six opérateurs titulaires a été adoptée conformément aux de licences : Airtel, Tigo, VodafoneVodafone a acquis une participation de générale de développement desl’État ghanéen et, depuis cette date, la télécommunications de 1995. La de Globacom, dont le réseau étaitsociété a changé de raison sociale pour NCA est un organisme indépendant encore en phase de déploiement etdevenir Vodafone Ghana Telecom. qui est chargé de mettre en œuvreL’État conserve une participation la réglementation conformément 2010 représentait une augmentation1 Port de Tema : c’est le plus grand port maritime du Ghana qui en possède deux.2 Cameroun, marché de Dschang.3 Côte d’Ivoire, Yamoussouka, berger avec des moutons et des chèvres, en train de parler à des amis. Communications Review 23
  • 26. aux orientations données par le Côte d’Ivoireministère des Communications. Sesfonctions incluent l’attribution des La Côte d’Ivoire comptait 14,5 millions atteindre 16,7 millions, soit un taux delicences aux opérateurs de réseau etprestataires de services du secteurdes télécommunications, ainsi quel’élaboration de lignes directrices en atteindre 380 000 lignes, mais avec unmatière d’interconnexion, l’approbationdes équipements, l’allocation du spectre le secteur de la téléphonie mobileet la protection des consommateurs. Cadre réglementaire : état desLe régulateur ghanéen des lieux et perspectives d’évolutiontélécommunications a indiqué qu’il Côte d’Ivoire Télécom a été partiellement privatisée en 1997 Le marché ivoirien desne délivrera pas de nouvelles licences lors de la cession initiale d’une télécommunications a pour régulateurdans un avenir proche. Mais, selon le l’Agence des télécommunications dedirecteur général, des dispositions ontété prises en vue d’accorder des licences Télécom. France Télécom a porté la loi relative aux télécommunications de 1995. Cette loi a jeté les jalonset de services Internet supplémentaires. de la libéralisation du secteur et deParmi les nouvelles réglementations, la l’octroi de licences aux opérateurs deplus importante en termes d’impact sur réseau mobile. Deux départementsle marché pourrait être celle concernantl’enregistrement des cartes SIM, que er technique et un département le deuxième opérateur national dejuillet 2010. réseau après la délivrance par l’État, du ministère remplissent les fonctions en 2004, d’une licence d’une durée de de régulateur des télécommunicationsCette réglementation contraint les 20 ans. Les troubles civils survenus en Côte d’Ivoire. Il s’agit de l’ATCI, en dans le pays ont retardé le lancement charge des aspects techniques, et du Conseil des télécommunications dequ’une copie de leur carte nationaled’identité avant de pouvoir acquérir société sud-africaine MTN a rachetéune carte SIM. La NCA étudie des l’entreprise. Arobase Télécom comptaitmoyens supplémentaires de stimuler la l’ATCI et le CTCI en une seule entitéconcurrence, comme la portabilité desnuméros de téléphone portable, qui a Le marché ivoirien des services de qui se produisent régulièrement entreété mise en place en juillet 2011 et qui téléphonie mobile est desservi par ces deux instances réglementaires etest entièrement opérationnelle. de faciliter la fonction de régulateur MooV, MTN, Comium qui opère sous du secteur des télécommunications. la marque KoZ, la société libyenne LapGreen qui opère sous la marque examen de son système d’octroi aux Émirats arabes unis et la société nigériane Globacom qui a obtenu concurrence, en particulier sur une licence en 2009. Les réseaux le segment des services, et de de Warid Telecom et de Globacom reconsidérer l’allocation du spectre. sont en phase de déploiement. Le marché a enregistré une croissance avec un nombre d’abonnés porté24 L’Afrique : un continent très prometteur
  • 27. Cameroun Les services mobiles de troisième génération n’ont pas encore étémobile comptait 8,41 millions de Cadre réglementaire : état desclients, soit un taux de pénétration lieux et perspectives d’évolution Le secteur camerounais desCameroon Telecommunications télécommunications est régi par la loi sur les télécommunicationshistorique du Cameroun tant pour de 1998. Cette loi prévoyait la création d’un régulateur du secteurles services Internet. Cette société est indépendant – l’Agence de Régulationentièrement détenue par l’État et jouitde facto d’une situation de monopole ainsi que l’octroi de licences aux deuxIl existe deux opérateurs de réseau L’ART a pour fonctions d’élaborer et de mettre en œuvre la réglementation,et MTN Cameroun. Camtel a obtenu tandis que le ministère des Postesrécemment une licence de téléphonie la politique générale en matière dedans des controverses) et s’apprête télécommunications et de technologies de l’information et des communications.mobile basés sur la plateforme CDMA. Le régulateur a prouvé sa capacitéPar ailleurs, l’opérateur Yemba exploitedepuis 2008 un réseau mobile virtuel pays lorsqu’il a réduit les tarifsqui s’appuie sur la technologie CDMA et d’interconnexion entre les opérateursles systèmes de numérotation de Camtel.Le capital de Yemba est détenu par des réseau mobile, ce qui s’est traduit parinvestisseurs locaux sous la bannière de une diminution globale des tarifs deProvidence Technologies. Les servicesCDMA ont eu un succès limité et sontplutôt considérés comme un substitutpossédait une base modeste de 5 000 un avenir proche : l’octroi de licencesabonnés en 2010, mais ce chiffre devaitaugmenter en 2011. supplémentaires, la réduction des prix et la rupture du monopole de Camtel enLe marché camerounais de la matière d’accès aux câbles sous-marinstéléphonie mobile devait croître permettre au secteur de croître. L’entrée des nouveaux opérateurs de téléphonie mobile affectera probablement MTN et leur part de marché.cours de la même période. Le secteurde la téléphonie mobile devraitdevenir très concurrentiel lorsqueCamtel lancera ses activités detéléphonie mobile. Communications Review 25
  • 28. Établir des bases solidespour la croissanceLa combinaison de divers facteurs – augmentationexponentielle de l’utilisation des téléphones portables,complexité croissante des infrastructures réseau et pressionsconcurrentielles sur le marché – a mis un bon nombrede réseaux de télécommunications à très rude épreuveen termes de performances. La détérioration du réseauune utilisation réduite, des coûts accrus d’entretien etd’assurance, un recul de la satisfaction client et un tauxcroissant de désabonnement. C’est ce que l’on observe dansun contexte où les opérateurs du monde entier investissentdans le déploiement des réseaux de nouvelle générationtout en subissant une diminution des investissements dansleurs réseaux existants, une compression des dépensesd’exploitation de réseau et une baisse du revenu moyenpar abonné (ARPU).Les opérateurs qui évaluent leurs réseaux et investissentdans leur amélioration avant de déployer les technologiesprécieuses sur leurs réseaux existants, obtiennent demeilleurs résultats et peuvent accélérer le déploiementdes nouvelles technologies. par Shailabh Atal, Mohamed Kande and Harish Nalinakshan Mohamed Kande est Associé principal et Shailabh Atal ainsi que Harish Nalinakshan sont Directeurs au sein du groupe Conseil en stratégie PRTM de PwC. Pour des informations plus détaillées, veuillez contacter Mohamed par téléphone au numéro +1-202-756-1705 ou par courriel par téléphone au numéro +1-202-756-1725 ou Harish par téléphone au numéro26 Établir des bases solides pour la croissance
  • 29. Voiture dans le désert, Nigeria. Sur les marchés émergents, en La résolution des problèmes de La tentation de passer aux technologies particulier en Afrique, les opérateurs performance du réseau requiert une de la prochaine génération est très analyse approfondie des problèmes et de leurs causes profondes, puis le au point du réseau alors qu’il fonctionne critique. La croissance enregistrée sur lancement d’un programme transversal encore avec les technologies existantes ces marchés au cours des dernières d’amélioration des opérations. Dans est trop important pour ne pas être les pays aux économies émergentes pris en compte. La bonne nouvelle est comme ceux d’Afrique, la mise en œuvre que les opérateurs peuvent relever téléphonie mobile pour les abonnés, de ces mesures n’est pas un luxe, mais une nécessité. Toute somme affectée rigoureuse qui leur permettra d’obtenir aux dépenses d’investissement par effectuer en amont pour les appareils. abonné y est même plus précieuse en Les services voix demeurent l’application raison d’un revenu moyen par abonné phare sur ces marchés mais, avec le relativement modeste, et chaque déploiement de grande ampleur des opportunité d’obtenir de meilleurs réseaux 3G sur les marchés émergents, résultats avec moins de moyens doit la prochaine vague de croissance être entièrement exploitée avant tout nouvel investissement dans le réseau. une multitude d’appareils comme les tablettes et les téléphones intelligents. Pour les opérateurs, il est impératif de résoudre les problèmes liés aux performances actuelles du réseau avant de passer aux technologies de troisième, voire de quatrième génération. Communications Review 27
  • 30. La nécessitéd’évoluer : refonte du Mise en place d’un programme d’améliorationmodèle opérationnel Opérateur RésultatsLes opérateurs soucieux d’assurer Zone géographique : Le réseau mobile 2G de l’un des premierscomplète du modèle opérationnelauquel ils attribuent leur succès. Ce Afrique du Nord un certain retard, en termes d’indicateurs clés Réseau :un grand nombre d’opérateurs, mais il Réseau mobile 2G principal concurrent, de sorte que cet opérateursuccès passé continueront d’assurer Dimension : a subi un net recul de sa part de marché et de Premier opérateur national la valeur de ses actions. L’opérateur a lancé un audit portant sur les performances et leplusieurs raisons : fonctionnement de son réseau et a élaboré un Le passage aux technologies des troisième et quatrième générations réseau. Il a piloté la mise en œuvre de ce plan changement majeur par rapport indicateurs clés de performance du réseau – et aux technologies de deuxième soient clairement perceptibles. Ces mesures ont génération. Les opérateurs doivent des dépenses d’investissement et d’exploitation, personnel, outils et structures des concepts abstraits tels que les deux améliorations, l’opérateur a conservé sa pertes de paquets et la qualité du position de leader du marché. service plutôt que sur les connexions par commutation de circuits. La coexistence de plusieurs Les tensions concurrentielles Protocol) transforme l’opérateur générations de technologies au sein entre les opérateurs obligent en un fournisseur de services d’un même réseau rend également les fonctions techniques de base structures de coûts. Les opérations une nouvelle série d’exigences très de marketing onéreuses menées poussées qui dépassent le cadre en ce qui concerne la gestion du de l’ingénierie. Les utilisateurs spectre, la coordination en matière des campagnes de promotion des ventes, l’augmentation des coûts conception du réseau. soit fourni dans des conditions clientèle font que les opérateurs n’ont Les clients sont plus soucieux que caractérisent les services voix. jamais d’optimiser leurs ressources, de dépenses d’investissement ou possèdent parfois plusieurs cartes La diversité de l’offre des d’exploitation. SIM et sélectionnent les solutions fournisseurs et les exigences les moins onéreuses. Les régimes Une nouvelle série de clients d’interopérabilité des technologies réglementaires imposent une baisse des tarifs de terminaison des appels accrue, et l’opérateur ne peut mobiles ainsi qu’une amélioration par les nouvelles capacités des plus se contenter d’une approche de la portabilité des numéros et de la réseaux, requièrent une meilleure protection des consommateurs. Les collaboration organisationnelle infrastructures. proposées par des entreprises comme épreuve sur le plan opérationnel services qui étaient généralement en raison du revenu moyen par fournis par les opérateurs par abonné relativement modeste qu’ils apportent. renforcent le pouvoir des clients.28 Établir des bases solides pour la croissance
  • 31. Après avoir redoublé d’efforts Mais sous l’effet conjugué d’une fortependant de nombreuses années pour croissance et de la chute du revenuconstruire un réseau 2G et rivaliser diligence) axés principalement sur les moyen par abonné, les opérateursavec la concurrence en termes de actifs et le fonctionnement du réseau. de réseau ont dû gérer d’importantescouverture et de capacité, un grand La conduite d’une évaluation de ce type dépenses d’investissement etnombre d’opérateurs se retrouvent avec peut aussi être dictée par la nécessité de d’exploitation tout en subissant unune masse d’actifs caducs, un réseau comprendre et d’améliorer l’impression baisse du chiffre d’affaires. Tous ces de mauvais fonctionnement du réseau éléments pèsent sur la rentabilité, ou de réduire les coûts. Tout projet et les opérateurs cherchent tousd’outils et une main d’œuvre épuisée. les moyens de gérer les coûts. LaLe déploiement d’une autre technologie par exemple la réorganisation d’une dégradation des performances du importante plateforme ou le lancement réseau est souvent l’une des premières2G aurait des effets désastreux – d’un nouveau portefeuille de produits, conséquences involontaires de laqui se manifestent souvent par des compression des coûts. bonne occasion de prendre du reculdes problèmes de qualité du réseau et et d’évaluer son réseau. L’examen des indicateurs dedes retards dans le déploiement performance classiques des réseauxdu nouveau réseau. Étant donné que les opérateurs du monde entier sont en train d’effectuer ou de préparer le lancement de réseaux clairement que les opérateurs africains de nouvelle génération, le momentphase 2G et avant le déploiement de qu’ils ont surmontés de maintes façons,la nouvelle technologie obtiennent souvent en étant capables de mieuxde meilleurs résultats parce que cette nouveaux réseaux sur des bases solides. faire avec moins de moyens. Toutefois,meilleure connaissance du réseau la dégradation des performances a euexistant leur permet de procéder Performances des un impact sur leurs activités – réduction réseaux : le cas de l’Afrique de l’utilisation du réseau, augmentationnécessaires en vue d’un déploiement des coûts du service clientèle, recul de3G. Cette évaluation porte en L’Afrique compte plus de 200 la satisfaction des clients et croissance opérateurs de téléphonie mobile du taux de désabonnement. Il devientniveau de tous les aspects relatifs distincts répartis dans plus de 50 évident que les opérateurs africains doivent améliorer le fonctionnementl’ingénierie, le déploiement et le grandes multinationales et un grandfonctionnement de leur réseau. nombre d’opérateurs de taille plusL’évaluation est très détaillée modeste. Selon la GSMA, le taux un nombre plus élevé de clients, toutet concerne tous les processus de pénétration de la téléphonie en allégeant leur structure de coûts.technologiques, l’organisation mobile en Afrique est légèrementen matière de technologies, les Évaluations – version 1.0 :infrastructures réseau et les systèmes l’ancienne approchede soutien opérationnel. Il est fréquent de croissance annuel composé) au La plupart des opérateurs de cours des dix dernières années. Lesque cette évaluation couvre un téléphonie mobile qui entreprennentdomaine bien plus large que celui d’évaluer leur réseau et de lancer unde l’organisation technologique. programme d’amélioration se livrent limitée, qui correspond dans une large disparités, mais, dans certains pays,l’autre offre une bonne occasion de leurs niveaux ont été réduits dans des département chargé des technologies.et de mettre en œuvre un programme Par voie de conséquence, la priorité cours des quatre dernières années,d’amélioration, une autre opportunité se est généralement accordée aux aspectsprésente lorsqu’un opérateur s’apprête technologiques et l’objet de l’opération les réseaux. Bien que les réseauxDans ce cas, l’évaluation correspond 2G soient les plus répandus, la cas dans lesquels l’opérateur achète quasi-totalité des pays sont dotés de nouveaux outils de diagnostic d’un réseau 3G opérationnel. pour déterminer et résoudre les problèmes mais où les problèmes réapparaissent ultérieurement, les Communications Review 29
  • 32. inventaires automatisés de réseau qui Évaluations – versionsont commencés mais jamais achevés, transversaux des caractéristiques du 2.0 : une nouvelle approche réseau auxquels participent les équipes de l’évaluation desdes fournisseurs nouveaux qui ne chargées du fonctionnement et depermettent guère d’améliorer le réseau la maintenance, la base de données performances d’un réseauparce que l’utilisation des outils est contenant ces caractéristiques risque de Il existe, en matière d’évaluation dud’une portée limitée. devenir rapidement mal synchronisée fonctionnement et des performances avec le réseau en son état actuel, en des réseaux, une méthode plus récenteCes problèmes se posent parce que leurs raison de l’absence de dispositif de mais néanmoins éprouvée qui consistecauses profondes – qui résident dans les retour d’informations permettant deprocessus opérationnels, la structure comme indiqué dans le schéma 1.organisationnelle ainsi que dans les et de les incorporer dans une base desystèmes ou les outils de gestion de données. Par ailleurs, s’ils sont utilisés La première étape de cette approcheréseau – ne peuvent être résolues dans dans une structure organisationnellele cadre des programmes d’amélioration inadaptée, les outils appropriés peuvent permet au responsable du réseaude réseau axés uniquement sur les même accélérer l’apparition des ou des technologies d’acquérirtechnologies et les outils. problèmes. Par exemple, le fait d’utiliser une vue d’ensemble des problèmes un bon outil de diagnostic de réseau liés au réseau et aux technologiesCette approche technique très restrictive de l’information. Ces problèmes les problèmes, mais sans prendre les concernent aussi bien de simplescas de problèmes liés aux processus, un mesures appropriées en matière debon outil n’apportera qu’une solution respect de la vie privée, peut poser failles importantes dans les principestemporaire et risque même d’accroître des problèmes de non-conformité directeurs qui régissent la conceptionle taux d’occurrence des problèmes. dans ce domaine. du réseau. Cette vue d’ensembleSchéma 1 : Évaluation d’ensemble du réseau Environnement de l’entrepriseTests/mesures sur le terrain Planification et gestion du réseauIndicateurs internes Ces indicateurs et s La mise en Développement de produits et de services ces données servent su S œuvre des de base à l’analyse es recommandations ys c Pro tèm des performances génère des résultatsIndicateurs clés de performance du réseau financiers tangibles Planification et gestion informatiques es et outiAnalyse des interfaces Service à la clientèle ls ga O r nisPlaintes des clients ation Relations avec les fournisseursAnalyse comparative (benchmarking) Ressources humaines Liaisons intragroupe30 Établir des bases solides pour la croissance
  • 33. repose sur l’utilisation d’une série deMise en place d’un programme d’amélioration données détaillées extraites de sources internes et externes. Les sourcesOpérateur Résultats internes de données comprennent les rapports relatifs aux performancesZone géographique : Amérique du réseau, les rapports afférentsdu Sud d’envergure multinationale, en phase de aux dossiers d’incidents, l’analyse des plaintes des clients ainsi que lesRéseau : hausse des coûts de télécommunications. analyses approfondies concernantRéseau mobile desservant notamment les interfaces et les teststechnologies multiples réalisés sur le réseau. Les sources d’itinérance, de backhaul, d’interconnexion et externes d’informations incluentDimension : de terminaison. À l’origine, l’opérateur a été les tests réalisés par des tiers et les enquêtes de satisfaction des clients.sur une niche avec une opportunités d’optimisation des coûts qu’ilempreinte nationale prévoyait dans le cadre du déploiement de ses réseaux 3G. Une évaluation transversale a Au cours de la deuxième étape, une évaluation similaire permet de d’optimisation des coûts et, d’une façon dresser une cartographie décrivant plus générale, la nécessité plus stratégique d’opérer un changement organisationnel. Les opportunités d’optimisation des coûts ainsi que leurs liens, tant internes ont été communiquées aux diverses équipes qu’externes. L’élaboration de cette opérationnelles nationales chargées de les concrétiser. Par ailleurs, l’opérateur a mise en les activités importantes entreprises au cours du cycle de vie d’un réseau ayant pour unique mission de gérer les coûts de télécommunications. Cette unité devait exploitation et solutions), les collaborer dans les divers établissements en œuvre de ces processus, ainsi que les résultats associés aux processus et les outils utilisés pour les mettre en œuvre. L’analyse des processus inclut relatives aux coûts de télécommunications. également l’étude de la documentation y afférente et l’examen des indicateurs télécommunications, l’opérateur a conclu économies de coûts. Il a également rationalisé toute une série d’activités liées au cycle de vie des systèmes de télécommunications, qui incluent évaluation fournit généralement des indications qui montrent que les causes profondes des problèmes constatés l’ensemble de ses établissements. lors de la première étape résident Communications Review 31
  • 34. de la deuxième étape. Par exemple, il Cette évaluation globale du programme, composé de responsablesarrive parfois qu’un nombre élevé de fonctionnels et dirigé par un expert en l’opérateur de disposer d’une liste de matière de gestion de programmes, etsites cellulaires provienne de l’envoi 3) une série d’équipes centrales dédiéesd’instructions erronées par une équipe œuvre classés par ordre d’importance,l’exploitation du réseau. sur la satisfaction de la clientèle et programme d’amélioration. de la rapidité avec laquelle leurs retombées positives se concrétiseront. Les facteurs clés de réussite dula structure organisationnelle et la Ces initiatives peuvent concerner programme d’amélioration sont liésgouvernance associées aux principaux aussi bien l’assurance de réaliser unprogrammes gérés par les unités chiffre d’affaires que l’extension deresponsables des technologies. Sur centrales impliquées dans l’exécution,la base d’entretiens avec les parties la rationalisation des opérations deprenantes, y compris l’équipe de maintenance du réseau. La priorité de la stratégie et de l’exécution dudirection, un examen détaillé de programme gère les tableaux detous les éléments met en évidence bord, la présentation de rapports etles principaux points névralgiques les remontées d’incidents au coursdu réseau et les causes profondes des Le lancement et l’exécutionproblèmes. Ces causes sont souvent d’un programme clairement en amont des critères deou aux processus de soutien. Le volet d’amélioration du réseau contrôle d’entrée/sortie et par étapesorganisationnel de l’évaluation consiste après l’évaluation d’exécution, puis rendre les équipesniveau de la structure de pilotage et des problèmes de fonctionnement chargées de l’exécution responsables du respect de ces critères.et du processus décisionnel au sein parce qu’elle contraint les opérateursde cette structure. et que cette démarche va souvent le programme d’amélioration sontLa dernière étape, qui est essentielle, Un programme d’amélioration similaires l’ensemble des questions et multifonctionnel est plus complexe carresponsables des technologies dans l’évaluation réalisée précédemment.l’exécution de leurs tâches. Cette partie parties prenantes internes mais aussi des parties prenantes externes, comme œuvre de ces initiatives en collaboration les fournisseurs et les partenaires, ce avec les autres équipes et le reste deoutils et d’apprécier leur cohésion qui en rend l’exécution nettement plus l’organisation. Voici quelques exemples de thèmes classiques autour desquels les principes élémentaires qui peuvent initiatives peuvent s’articuler :recenser les chevauchements au niveaudes capacités des outils, des sources et la qualité du réseau existantassociés aux divers systèmes. pour lancer un programme Programme d’amélioration désigner un responsable et une le dynamisme de l’organisation et la équipe chargés de gérer le programme. motivation de son personnel Une structure de gouvernance bien Programme d’amélioration des directeur composé de cadres supérieurs, qualité et la rapidité des travaux 2) un comité multifonctionnel chargé de la stratégie et de l’exécution du Programme d’amélioration des l’organisation.32 Établir des bases solides pour la croissance
  • 35. Le cadre désigné en tant que Mise en place d’un programme d’amélioration responsable d’un programme d’amélioration doit être constamment Opérateur Résultats impliqué durant sa phase d’exécution. Ceci donne une bonne visibilité du Zone géographique : Une multinationale européenne du secteur des programme aux cadres dirigeants et Afrique sub-saharienne télécommunications a acquis récemment en Afrique un opérateur de télécommunications les niveaux de l’organisation. Réseau : Réseau mobile 2G Dimension : nouveaux dirigeants de la société ont rapidement l’ensemble des initiatives et des entrepris des préparatifs en vue d’un projet plus grands pays d’Afrique de transformation de grande ampleur de cet l’amélioration du réseau diffèrent opérateur. Ce projet concernait notamment la réorganisation de la structure opérationnelle de fonction des causes profondes des terme, l’augmentation du chiffre d’affaires et la problèmes de performance détectés au modernisation du réseau de la société de façon cours de l’évaluation, de la maturité de l’opérateur, de l’intensité de la concurrence et des perspectives de fondée sur l’amélioration du fonctionnement en œuvre rigoureuse des projets d’expansion, initiatives. Les sections ci-après sont ainsi que le centre d’appel. Ces mesures se sont traduites par une amélioration de l’ensemble des indicateurs clés de performance du réseau et de eu pour effet de propulser le réseau au premier rang pour la qualité des services voix et de favoriser la réussite d’une opération destinée le plan d’amélioration doit avoir sur le marché. pour principaux buts de maximiser le retour sur investissement, d’éliminer les dépenses d’exploitation inutilesÀ l’issue de ce processus rigoureux de classer les initiatives par ordre de d’affaires. Il doit également permettremise au point d’initiatives, classées par priorité en fonction d’un certain de s’assurer que les coûts opérationnels nombre de critères tels que le degréconvient de synthétiser les initiatives dans le secteur d’activité. L’objectif deen une série de programmes en vue en œuvre, le rendement probable cette étape est d’instaurer une nouvellede leur exécution progressive. Ces de l’investissement, l’effet attendu approche, fondée sur la rentabilité, pourprogrammes doivent remplir les sur l’expérience client et leurconditions suivantes : interdépendance avec d’autres règle générale, cette étape comporte initiatives ou avec le lancement indiquer un calendrier tangible ainsi l’examen de plusieurs questions fondamentales : par exemple) 1. Coûts de déploiement du réseau. être classés sous une rubrique désigner un responsable du Comment le coût des équipements programme qui devra rendre se situe-t-il par rapport aux prix du compte de l’exécution des travaux et marché ? Comment l’emplacement façon appropriée. des résultats obtenus du réseau est-il choisi et combien coûte-t-il ? Quel est le prix facturé par les sous-traitants pour la construction du réseau ? Comment le coût peut-il être réduit ? Communications Review 33
  • 36. 2. Contrats de location. Les éléments techniques 5. Qualité du service réseau. Les contrats de location sont-ils Quels sont les indicateurs conformes aux normes du secteur ? Dans le domaine technique, le plan utilisés pour évaluer la qualité doit comporter l’examen d’une série de du service ? Quelles sont les données – comprenant les indicateurs sources de données utilisées pour et la croissance du backhaul ? de qualité, les données relatives aux acquérir une vue d’ensemble des Quels changements de stratégie tests et au service clientèle, les audits sur performances du réseau ? Comment peut-on préconiser ? site et les données provenant d’autres les réseaux des concurrents sont-ils évalués ? Comment la responsabilité3. Transmission. La stratégie des performances du réseau est- et les coûts de backhaul sont- elle attribuée ? ils conformes aux normes du cette étape comporte l’examen de secteur ? Le backhaul est-il plusieurs questions fondamentales : Les éléments opérationnels permettre la croissance du 1. Conception du réseau. Sur le plan opérationnel, le plan doit L’architecture du réseau permet- comporter l’examen des processus, génération ? Quels changements elle de répondre aux exigences ? des outils, des systèmes ainsi que des peut-on préconiser ? Quels sont les processus en place structures et liaisons organisationnelles pour gérer les capacités du réseau ?4. Interconnexion/itinérance/ longue distance. Comment les coûts d’utilisation par minute se les coûts d’acheminement ? de processus de décision et de 2. Gestion du déploiement. gouvernance. Cette étape constitue de réduire ces coûts en concluant Comment les nouveaux sites sont-ils le noyau central de l’évaluation parce des partenariats avec d’autres déployés ? Quelles sont les règles qu’elle induit des changements qui sont fournisseurs ? Quel est le degré de d’ingénierie des sites en matière de capacités, de couverture ou de relatif au chiffre d’affaires pour les qualité ? Comment sont allouées elle comporte l’examen d’un certain règlements entre opérateurs ? les fréquences RF ? La gestion du nombre de questions fondamentales :5. Montant annuel des redevances 1. Structure organisationnelle. de maintenance/de licence. Les 3. Fonctionnement du réseau. Quels Quelles améliorations peut-on contrats et les redevances annuelles sont les systèmes et les outils utilisés encore envisager sur les plans de maintenance sont-ils conformes pour exploiter et gérer le réseau ? opérationnel et organisationnel, aux normes du secteur ? Quels Le centre chargé du fonctionnement ainsi qu’en termes de coûts, et changements pourraient être du réseau a-t-il une parfaite visibilité quelles sont les opportunités appropriés ? Quels sont les divers de tous les éléments du réseau ? potentielles pour chacune d’entre coûts associés aux contrats de licence Les problèmes d’indisponibilité du elles ? Les structures et les effectifs afférents aux principaux systèmes réseau sont-ils résolus rapidement ? sont-ils conformes aux pratiques et aux éléments du réseau ? Dans Quel est le niveau de collaboration habituelles des opérateurs de ce quelle mesure pourrait-on réduire entre les différentes fonctions en type ? Les approches actuelles les coûts des licences en consolidant vue de résoudre les problèmes ? la fonctionnalité des systèmes et en 4. Gestion du réseau de données. des fournisseurs de matériel et éliminant les chevauchements ? Comment le débit est-il évalué ? de services techniques ?6. Services d’utilité publique. Comment l’expérience client est-elle Comment les stratégies et les coûts 2. Chaîne d’approvisionnement. évaluée pour les divers appareils, en matière de services d’utilité Les paramètres, l’approche, les sites et modes d’utilisation ? données et les outils utilisés pour Quels sont les indicateurs en gérer la chaîne d’approvisionnement possible de réduire les coûts grâce sont-ils conformes aux pratiques données ? Comment sont gérés les en vigueur ? Comment pourrait- cas d’utilisation abusive du réseau ? on améliorer le processus de de subventions publiques ?34 Établir des bases solides pour la croissance
  • 37. affectées en priorité aux problèmes les et le caractère prévisible et de réduire plus importants en termes d’impact, le besoin en fonds de roulement ainsi que les coûts d’achat ? Les processus multitude d’initiatives incohérentes ; et les avantages immédiats que chaque des marchés sont-ils correctement initiative procure aux clients sont les prévisions relatives aux Dans la plupart des cas, cette démarche affectations de capitaux ? essentiels sur le plan technologique en3. Interface Ingénierie/Marketing/ favorisant les investissements. Finance. Comment les services Ingénierie, Marketing et Finance Dès lors qu’ils sont correctement communiquent-ils entre eux ? Quels réalisés, l’évaluation du réseau sont les dispositifs en place pour et le programme d’amélioration établir des prévisions régulièrement permettent non seulement d’améliorer actualisées et suivre l’évolution tous les performances des actifs du réseau, les trimestres ? Ces services opèrent- la prochaine phase de croissance4. Reporting. Comment l’objet, le processus d’élaboration, la capitaux ainsi utilisés sont bien mieux périodicité, le contenu et la employés que les centaines de millions présentation des rapports sur la de dollars que les opérateurs consacrent gestion des performances pourraient- la clientèle. l’exécution, les performances et la Sur la base de son expérience, d’améliorer et/ou d’automatiser la PwC estime que la mise en collecte des données et le reporting ? œuvre de cette approche entraîneRésultats indicateurs clés de performance d’un réseau. S’agissant des dépensesCette approche de l’évaluation des d’investissement, les économies réalisées – en évitant ou en repoussantaméliorations combine le savoir-faire l’achat d’équipements – sont comprises Pour les dépenses d’exploitation, les économies suivent une tendance similaire. Par voie de conséquence,lorsqu’elle est complétée par des le revenu moyen par abonné et laéléments de référence externes et satisfaction des clients augmentent,par une analyse concurrentielle des la productivité croît, les dépensesautres opérateurs. d’investissement et d’exploitation sont optimisées et le personnel est davantageL’accent est mis sur le traitement des satisfait. Très peu d’outils permettentcauses profondes des problèmes liés aux opérateurs d’atteindre un nombreau réseau et non sur leurs symptômes,de sorte que les solutions sont plus Communications Review 35
  • 38. Les nouvelles possibilités offertespar les paiements mobilesEn Afrique, les paiements mobiles (c’est-à-dire l’utilisationd’un appareil portable pour effectuer des paiements parvoie électronique) transforment radicalement les modesd’interaction entre les entreprises et les particuliers et leurbanque. Selon les résultats d’une étude réalisée en 2012par PwC, l’essor des paiements mobiles tend à s’accélérer,et un certain nombre d’initiatives couronnées de succèssont déjà notoires, notamment au Kenya. Les opérateursde téléphonie mobile et les banques s’efforcent actuellementde reproduire ces initiatives dans d’autres pays où le fosséentre le taux de pénétration des services bancaires etcelui de la téléphonie mobile atteste d’un fort potentielde développement. par Ahmed Chohan and Adrian Dunsby Ahmed Chohan et Adrian Dunsby sont Associés du groupe Communications de PwC en Afrique du Sud. Pour des informations plus détaillées, veuillez contacter Ahmed par téléphone au téléphone au numéro +27-82-577-9238 ou36 Les nouvelles possibilités offertes par les paiements mobiles
  • 39. Mère avec ses enfants utilisant un téléphone portable, Bamako, Mali. de l’accès des pauvres aux services d’interaction avec les banques dans téléphonie mobile et les banques plusieurs pays, un nombre croissant concentrent en priorité leurs efforts sur de personnes vivant dans des pays en un gisement d’opportunités énorme développement auront des téléphones de ce processus. et en forte croissance : l’importante portables, mais pas de compte bancaire, population non bancarisée qui vit dans des régions où les infrastructures de téléphonie mobile, de banques et bancaires matérielles sont souvent Les paiements de coentreprises formées entre des inexistantes, mais qui a besoin mobiles : un système opérateurs et des banques) met en lumière les approches retenues pour Dans l’ensemble du continent, le faciliter autant que possible l’accès aux en voie d’accélération systèmes de paiement mobile. Toutes la téléphonie mobile dépasse d’ores Selon les études réalisées récemment les entreprises qui ont répondu offrent par PwC sur les paiements mobiles en les frais de dossier aux utilisateurs Afrique, ce secteur a connu un essor et leur permettent d’effectuer des de la téléphonie mobile croît sans important au cours de l’année passée. transactions avec les banques dans cesse. Selon l’Union internationale PwC a effectué une enquête auprès des télécommunications, ce taux de 11 opérateurs de téléphonie souscription au service. La majorité mobile dans huit pays répartis sur d’entre elles n’exigent pas de solde le continent : l’Afrique du Sud, la minimum pour l’épargne, et aucune ne Cette situation est conforme aux Tanzanie, le Botswana, la Zambie, le prélève des commissions mensuelles tendances observées dans les pays Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Namibie au titre de la souscription au service. en développement du monde entier. et le Kenya. Cette enquête, qui a été achevée en février 2012, montre montant qui peut être transféré lors d’un centre d’orientation et de recherche que les paiements mobiles sont en paiement mobile, le maximum étant de voie de devenir un mode privilégié 1 270 USD. Communications Review 37
  • 40. Par ailleurs, les résultats de l’enquête Comprendre les modèles :mettent en évidence le grand intérêt avec ou sans les banques entoure la banque mobile, les banquessuscité par les paiements mobilespour plusieurs types de transactions. Il est important de distinguer les service rentable. Les taux d’utilisationLe plus souvent, les utilisateurs paient paiements mobiles de la banque mobile. demeurent relativement faibles parcedes dépenses d’épicerie, d’habillement Ces deux expressions sont souvent que les consommateurs considèrent leset de restauration ainsi que les frais confondues mais, de ces deux concepts,de transport, les frais de scolarité celui de banque mobile est le plus large. choix lié au mode de vie, et non commeet les factures des entreprises de une nécessité.services publics. La banque mobile désigne la fourniture Par contraste, les paiementsPour la population non bancarisée de nouvelles capacités de commerce mobiles – auxquels le présent articled’Afrique – composée aussi bien électronique par téléphonie mobile, est consacré – se développent dans lesd’agriculteurs, de commerçants et généralement dans des pays développés régions où les utilisateurs accèdentd’artisans que de petites et moyennes pour la première fois aux servicesentreprises – le paiement par téléphone étoffées et bien implantées. Sur ces marchés, ce service est en train de Les paiements mobiles, qui sont devenir de plus en plus personnalisé et bien plus complexes que la banqued’admission de nombreuses banques adapté, tourné pour l’essentiel vers la mobile et dont l’ubiquité repose suret la localisation de leurs succursales satisfaction des besoins de la clientèle la collaboration et les infrastructures de détail, sont parfaitement adaptésutilisant leurs téléphones portables Toutes ces tendances attestent d’une aux consommateurs des pays encomme des guichets automatiques développement. Dans ces pays, cede banque, ces personnes peuvent large bande et de la prolifération des service constitue dans bien des casdésormais transférer des fonds, payer appareils intelligents. l’unique moyen dont disposent lesdes produits et des services et accéderSchéma 1 : Comparaison des modèles de paiement mobilePrincipaux points Modèle Bancaire Non bancaire (NB)Qui est le régulateur ? Régulateur financier Régulateur des télécom. et régulateur financierDomaine d’application Additif TransformationnelQui conserve le dépôt ? Banque BanquePoints de remise et de Banque Télécom./NB et banqueretrait de fondsMarque dominante Banque Télécom./NBQui a accès Limité aux titulaires Limité aux abonnés/au service ? de comptes accès universelSupport/passerelle Non défini Télécom.Qui détient le client ? Banque Télécom./NBExemples MTN (Afrique du G-Cash, Smart, Celpay Sud), autres services (Zambie), M-PESA, bancaires par SMS Mobile MoneySource : Mobile banking: Overview of Regulatory Framework in Emerging Markets [La banque mobile : vued’ensemble du cadre réglementaire sur les marches émergents], Rasheda Sultana.38 Les nouvelles possibilités offertes par les paiements mobiles
  • 41. Les systèmes de paiement mobile de trésorerie dont ils disposent sur Nous examinerons ci-après quelques leur téléphone portable. Le modèle initiatives lancées avec succès en Afrique certain seuil mais, pour la plupart des non bancaire se distingue par une dans le domaine des paiements mobiles. caractéristique essentielle, liée au fait que les opérateurs gèrent les comptes et point de vue des opérateurs, leurs les soldes bancaires des clients, tandis des problèmes auxquels les banques principaux avantages résideront dans que les banques conservent simplement et les opérateurs sont confrontés alors le maintien du revenu moyen par qu’ils tentent d’exploiter l’opportunité trésorerie électronique qui circulent offerte par les paiements mobiles. dans le système. diminution du coût de fourniture Des précurseurs sur le du temps de connexion. Il s’avère que c’est le modèle non segment africain des bancaire qui a obtenu le plus de succès paiements mobiles Il existe deux modèles de paiement mobile : un modèle bancaire et un les exemples ci-après). La raison modèle non bancaire. Dans le premier est simple : le taux de pénétration de système de paiement mobile non cas, les clients entretiennent des de la téléphonie mobile étant élevé bancaire lancé avec succès en Afrique. relations contractuelles directes avec et le réseau d’agents étendu, la combinaison de ces deux facteurs fait que les opérateurs sont mieux placés soient souvent conclues exclusivement pour connecter la population non service compte actuellement plus de par l’intermédiaire d’agents). Dans le 13 millions d’utilisateurs – soit plus de cadre du modèle non bancaire, il n’existe élémentaires dont elle a besoin. aucune relation contractuelle de ce type. schéma 2). Malgré le montant modeste Au lieu de cela, les clients échangent ou Le schéma 1 décrit les caractéristiques des fonds transférés et crédités sur les transfèrent des fonds par l’intermédiaire du modèle bancaire et du modèle comptes des utilisateurs, le volume d’agents en contrepartie des crédits non bancaire. très important des transactions et des commissions a permis d’assurer très tôt la rentabilité du service. Schéma 2 : Portefeuilles de M-PESA au Kenya, 2007-2010 16 25Nombre de portefeuilles, en millions 14 13,3 Nombre d’agents, en milliers 20 12 10 8,9 15 8 6 10 5,1 4 5 2 1,3 0 0 2007 2008 2009 2010 Clients Agents Source : CGAP, Safaricom. Communications Review 39
  • 42. La conclusion de partenariats entre les opérateursde téléphonie mobile, les banques et les autresacteurs du marché devrait s’accélérer. Vodafone s’est donnée les moyens de juin 2011, Vodacom et Nedbank 2010, la Tanzanie comptait plus deactuellement environ 20 000 agents une clientèle potentielle caractérisée par des indicateurs de niveau de viedans toutes les zones urbaines et rurales. plus élevés que ceux de la clientèlePar comparaison, le pays compte Nedbank ont annoncé qu’elles lançaient visée initialement.840 succursales bancaires, selon les ce service en Afrique du Sud. Bienstatistiques publiées par Safaricom. Pour que la population non bancarisée Collaborer avec lesbien prendre la mesure du succès de banques en vue de 13 millions de personnes1, les avancées la croissancele nombre de clients qui utilisent cesystème dépasse désormais le nombre ont été lentes. Les prévisions initiales Les opérateurs de téléphonie mobile et les banques, galvanisés par le succès du délai de trois ans) ne se sont pas comptait environ 100 000 clients.2 Cet l’opportunité que les paiements mobilesrevendeurs de temps de connexion importantes entre le Kenya et l’Afriqueet de points de vente au détail jouant le du Sud, notamment en ce qui concerne économique et politique nécessairerôle d’agents bancaires), de transférer la réglementation bancaire en vigueurdes fonds en faveur d’autres utilisateurs dédiées aux paiements mobiles). Ces chaque pays. relations de partenariat s’inscriventrégler des factures et d’acheter du dans une stratégie rationnelle ettemps de connexion. Selon MoneyWeb, un site fondée. Les opérateurs de téléphonie Internet sud-africain dédié aux mobile ont une présence sur le marchéForte de son succès, Vodafone a qui fait défaut aux banques. Pour les rencontrées par la société ont banques, le maintien et le soutien deTanzanie en 2008. Dans un premier également été aggravées par un succursales dans les régions ruralestemps, l’adoption de ce service cadre réglementaire strict en excentrées ont un coût prohibitif. Cess’est avérée plus lente que prévu matière d’abonnement des clients et d’acquisition de points de vente, la réglementation locale étant plus pas desservies.densité de la population, aux tauxde pénétration plus modestes des homologues africains. Le manque Le cas de Zap-M constitue un exempleservices de téléphonie mobile, aux de formation et une compréhension intéressant de partenariat entre lesréseaux d’agents et aux systèmes banques et les opérateurs de téléphonie entravé les efforts déployés lors du mobile. Ce service de paiement mobile a été lancé au Kenya et en Tanzanie en 1 Source : www.howwemadeitinafrica.com 2 Source : www.techcentral.co.za40 Les nouvelles possibilités offertes par les paiements mobiles
  • 43. 2009 par Zain, deuxième opérateur leurs forces pour fournir des services Par comparaison, la banque parde téléphonie mobile de Tanzanie téléphonie mobile, qui est limitéeaprès Vodacom. Zain, qui jouit d’une Celtel et Celpay ont également regroupé leurs forces pour vendre des services de relevés et aux avis d’opération, est unNetwork, son réseau de téléphonie paiement mobile dans la République démocratique du Congo ; Wizzit a étémondiale), a lancé Zap-M en partenariatavec Citibank et Standard Chartered cartes de débit et les comptes bancaires banque mobile. C’est ce qui ressort de la 12e étude de PwC concernantmicropaiements aux commerçants. Son en partenariat avec Absa Bank et avec l’activité bancaire en Afrique du Sud,chiffre d’affaires provient uniquement la Poste sud-africaine) ; tandis que publiée en 2011, qui met en lumière les questions stratégiques et les problèmesmontant de la transaction) prélevées une équipe pour proposer des services émergents dans le secteur bancaire.de Zap-M. Ce service laisse aux agents Money) aux clients du Liberia. Il est Une autre étude récente réalisée intéressant de noter que, dans ce dernier conjointement par World Wide Worxcommun accord un prix équitable, cas, la banque centrale du Liberia a joué et FNB, souligne la forte croissancel’agent percevant une commission un rôle essentiel en faisant en sorte que de la banque par téléphonie mobileune fois la transaction effectuée.3 la réglementation locale permette aux au cours de l’année passée. Les deux partenaires de transformer leur résultats de l’enquête Mobility 2011Compte tenu de son modèle d’activité, vision en une réalité – de façon aussi montrent que dans les zones urbaines,Zain entretient avec les banques une pragmatique que possible.4 le pourcentage d’utilisateurs derelation entièrement différente de celle téléphones portables qui utilisent les Modèles proposés par les services bancaires est actuellement deavec ses deux banques partenaires opérateurs et modèlesou particuliers) de transférer des fonds bancaires : comparaison utilisateurs de téléphones portablesvirtuels directement de la plateforme Pour les raisons indiquéesZap sur leurs comptes bancaires. précédemment – accès relativementL’intérêt de ce système pour les banques plus de 16 ans utilisent les servicesest évident. Premièrement et surtout, bancaires par téléphonie mobile. la téléphonie mobile –, ce sont les modèles proposés par les opérateurs Les quatre grandes banquesréaliser des investissements importantsdans leurs propres infrastructures un rôle moteur en matière de paiements Standard Bank et Nedbank) ont toutes mobiles dans tout le continent. fait des incursions notables sur leavantage, tout aussi attractif, réside marché de la banque mobile. FNB,dans la possibilité pour les banques Les systèmes de paiement mobile par exemple, a enregistré un bond proposés par les banques n’ont guèreles clients qui n’ont pas de comptes obtenu de succès en raison de l’effetbancaires, les fonds virtuels demeurent dissuasif des risques encourus –sur la plateforme Zap et sont conservésdans un compte de règlement). nécessité de s’informer sur le client – et des contraintes imposées par les téléphone portable valide en AfriqueDe nombreux partenariats de ce type régulateurs. L’exemple le plus notoire de du Sud) au mois de décembre 2011voient soudainement le jour. FirstBank percée d’un système est probablementof Nigeria et Airtel Networks ont celui de MTN Mobile Money en Afrique décembre 2011, les clients de cetteconvenu récemment de conjuguer du Sud, une coentreprise créée entre banque ont effectué 2,4 millions de transactions par téléphonie mobile par Standard Bank).3 Voir le site http://technology.cgap.org pour une analyse plus approfondie de Zap-M.4 Source : www.mobilemoneyafrica.com Communications Review 41
  • 44. au Botswana, en Namibie, au différent axé principalement sur la Si la population africaine non bancariséeSwaziland et au Lesotho pour génération de revenus publicitaires en continue de recourir aux systèmesun montant de 214 millions de de paiement mobile pour les services bancaire traditionnel. Il est toutefois986 000 transactions en décembre TIC devront également jouer leur rôle banques dans ces relations car elles ont en adoptant une réglementation plusrécemment sa solution Pay2Cell qui transparente des télécommunicationspermet aux titulaires de comptes dans un grand nombre de pays dud’effectuer des paiements en faveur continent. Selon les recommandationsd’autres titulaires de comptes enutilisant simplement le numéro de association d’opérateurs représentant gouvernance réglementaire solide, le secteur de la téléphonie mobile au niveau mondial), les gouvernements devraient tenir compte, lorsqu’ilsd’ordre réglementaire La référence aux questions d’ordre réglementaire est particulièrement la façon dont la téléphonie mobile etou d’une autre nature pertinente. Les paiements mobilesIl semble que la conclusion de renforcent la convergence entre le devenus une composante essentiellepartenariats entre les opérateurs secteur des télécommunications et du paysage socioéconomique africain.de téléphonie mobile, les banques le secteur bancaire, ce qui pose aux Il convient de suivre une démarcheet les autres acteurs du marché soit identique pour les paiements mobiles.en voie d’accélération. certain nombre de problèmes qu’ils doivent traiter et résoudre avant population économiquement activeSeigne Dioum, directeur général de la mise en place des systèmes de du gigantesque secteur informelMobile Money au sein de la division paiement mobile. de l’Afrique, les paiements mobilesAfrique centrale et occidentale de devraient doper la croissance du produitMTN, a relevé cette tendance dans son intérieur brut de nombreux pays.discours lors du sommet de la GSMA en tête de liste – il s’agit de sauvegarder les fonds des clients détenus par voie Résoudre les questions de électronique, de garantir la sûreté et la sécurité et de fraude et lesque plusieurs modèles de partenariat risques de fraude des agents ou d’autres autres problèmes à venirintéressant, fondé sur la coopération types de comportement préjudiciable. Les opérateurs doivent tenir compte d’unentre les banques et entreprises de certain nombre de problèmes lorsqu’ilstélécommunications d’une part et les Les autres domaines essentiels évaluent l’opportunité offerte par lessociétés de publicité d’autre part, dans incluent notamment l’impact deslequel l’accent serait mis sur l’acquisition paiements mobiles sur la stabilité des Les risques les plus importants sontd’une très grande expérience produit systèmes bancaires et des systèmes de paiement nationaux, ainsi que d’identité et le blanchiment de capitauxcertaines sociétés de publicité) sur l’adéquation de la réglementationla base d’un modèle économique existante aux exigences en matière préoccupation. Les opérateurs ont fait d’émission de monnaie électronique. l’expérience des fraudes commises par le personnel, les agents ou les abonnés et peuvent en tirer les enseignements42 Les nouvelles possibilités offertes par les paiements mobiles
  • 45. La couverture et la liquidité du réseaufraude concernent des salariés qui ont d’agents sont également essentielles, encontourné les contrôles de sécurité particulier lorsque le développementou d’accès, ou des agents qui ont des réseaux d’agents ne suit pas laincité de façon abusive des abonnés bien entendu, les opérateurs doivent choisir l’approche optimale en matièreleur identité. de négociation des modes de relation avec les banques partenaires. LesCompte tenu de ces risques, lesopérateurs doivent s’assurer que les négociations incluent les accords de non exclusivité, les fournitures de liquidités,les compétences en matière de sécurité le risque de concentration, la réputationfont l’objet d’une attention adéquate. de la banque parmi la populationDans un environnement bancaire, le non bancarisée, les responsabilités, modalités et conditions en matière depeut avoir des conséquences très marketing, la nature des données quidifférentes de celles encourues dans seront échangées, ainsi que les tauxle secteur des télécommunications. d’intérêt et les frais bancaires.Les modèles d’activité requièrent un Il va de soi que la population africaineexamen minutieux. La rentabilité des non bancarisée a un besoin urgentsystèmes de paiement mobile demeureincertaine s’ils sont exploités dans le les opérateurs sont idéalement placéscadre d’une activité autonome. Lorsqueatteint 7 millions au Kenya, les clientsinstitutionnels et les grandes entreprises de les résoudre.très lentement. Autrement dit, il estindispensable d’atteindre un certainseuil pour que l’activité soit rentable. Communications Review 43
  • 46. Schéma 3 : Les difficultés liées aux paiements mobiles et les solutionsDifficulté Points à examinerDifficulté d’ordre réglementaire Adopter d’emblée les mesures appropriées en matière d’information sur le client Répondre aux exigences en matière (KYC), même si l’investissement initial est important (utiliser la biométrie par d’information sur le client (KYC) exemple). C’est probablement la meilleure solution à long terme Choisir un modèle bancaire ou un Pour les nouveaux entrants, fixer les exigences minimales en matière de KYC d’un modèle proposé par un opérateur commun accord avec le régulateur, en particulier dans les pays où le système de contrôle d’identité est peu utilisé et où les adresses sont souvent inexistantes Identifier le contenu des services Concevoir la collecte de données en fonction du but recherché (par exemple extraction de données afin d’acquérir une meilleure connaissance des clients) Exploiter les données empiriques – mentionnant des pays comme le Kenya, les Philippines et l’Ouganda – afin d’étayer le choix du modèle le mieux approprié pour atteindre les objectifs nationaux (desserte de la population non bancarisée, par exemple) Gérer toute incidence sur la fourniture de liquidités en reconstituant les dépôts bancaires et en s’assurant qu’ils sont synchronisés avec l’argent électronique en circulationÉvaluer la rentabilité de la banque Définir des objectifs – à cet égard, la rentabilité de la banque mobile peut s’avérermobile en tant qu’activité autonome moins cruciale que la réduction du taux de désabonnement sur les marchés très concurrentiels des services prépayés Définir des critères et des indicateurs permettant d’évaluer et de suivre la réalisation des objectifs et d’évaluer le retour sur investissement Concevoir un système de commissions de façon à inciter les agents à atteindre les objectifs définis, par exemple à promouvoir l’adoption et l’utilisation des services Élaborer un plan de lancement de sous produits (assurances mobiles, facilités de prêt, relations avec des tiers par exemple)Couverture et liquidité Être les premiers à commercialiser le produit ou le servicedu réseau d’agents Inciter les agents des concurrents à distribuer le produit Adopter un système de commissions clair et transparent qui soit attractif et compétitif Prendre des mesures préemptives pour gérer les problèmes de liquidité auxquels les agents pourraient être confrontés, par exemple à travers des stages de formation et la conclusion d’accords (avec les banques ou les entreprises de télécommunications) prévoyant l’octroi de facilités d’emprunt quotidiennes aux agents Pénétrer sur le marché des grandes entreprises avant vos concurrents de façon à accélérer l’adoption et l’utilisation du produit ou du service Commercialiser les services auprès d’autres entités effectuant des paiements en grandes quantités, tels que les bailleurs de fonds44 Les nouvelles possibilités offertes par les paiements mobiles
  • 47. Schéma 3 : Les difficultés liées aux paiements mobiles et les solutionsDifficulté Points à examinerPrévention du vol d’identité Former et sensibiliser aux risques de fraude l’ensemble des membres de l’organisation et des tiers impliqués dans la banque mobile, notamment le personnel intervenant sur le terrain et les agents Améliorer les processus de retrait des cartes SIM amovibles, souvent ciblées par les fraudeurs Effectuer un suivi permanent de la qualité des données Instituer des mesures visant à s’assurer que les agents respectent les normes de qualité des donnéesSurveillance de la fraude, mise en Optimiser le recours aux experts en matière de contrôles et de sécurité et faireplace de la sécurité et de contrôles en sorte que l’organisation possède des compétences suffisantes en matière de contrôles, de sécurité ou de fraude sans être tributaire d’experts en technologie Concevoir et mettre en place des systèmes et des rapports de suivi des fraudes et s’assurer que les rapports importants sont examinés par des personnes d’un niveau approprié Instaurer dans l’organisation une culture de contrôle qui peut être très différente des modalités adoptées par l’entreprise de télécommunications pour gérer le lancement d’autres produits ou les modifications de produits Concevoir les systèmes de commissions de façon à minimiser le risque de fraude lié aux commissions Surveiller le comportement des agents afin de détecter les activités suspectes ; traiter les cas de comportement abusif dans des délais appropriés et avec fermeté pour ne pas donner l’impression que ces comportements sont tolérés ou que la situation n’est pas maîtrisée Évaluer les risques d’infiltration frauduleuse Concevoir et mettre en place des dispositifs de contrôle et de sécurité appropriés au niveau du système d’exploitation, des bases de données et des applicationsConclusion de partenariats Sélectionner la (les) bonne(s) banque(s) comme partenaire(s)avec les bons fournisseurs Sélectionner les bons partenaires dans le domaine des technologies Sélectionner les partenariats essentiels d’un point de vue stratégique pour promouvoir l’utilisation des paiements mobiles, par exemple les municipalités Communications Review 45
  • 48. Obtenir des résultatsLes engagements en matière de croissance de l’activitémondiale se renforcent en 2012 en dépit des incertitudeséconomiques et réglementaires et d’autres aléas. Leschefs d’entreprises estiment que les fondamentaux dela croissance future sont toujours en place.Dans la 15e édition annuelle de son étude mondiale sur lespriorités des chefs d’entreprises («Surveyles perspectives d’avenir et étudie les moyens qu’ils mettenten œuvre pour renforcer les capacités locales et construirede nouveaux réseaux pour de nouveaux marchés. Leschefs d’entreprises adaptent leur stratégie commerciale,refondent leurs processus et parfois l’intégralité de leursmodèles opérationnels. Ils gèrent également des risquesconsacrent l’essentiel de leurs efforts à promouvoir unedémarche stratégique permettant de saisir les opportunitésoffertes par le marché.Le présent article est consacré à l’examen desprincipales conclusions de l’étude sur le secteur destélécommunications, réalisée sur la base d’entretiensavec 42 dirigeants du secteur dans 23 pays. par Pierre-Alain Sur Pierre-Alain Sur est le responsable mondial du groupe Communications de PwC. Pour des informations plus détaillées, veuillez contacter Pierre par téléphone au numéro +1-501-722-8067 ou par courriel Pour examiner l’ensemble des résultats de la 15e édition annuelle de l’étude mondiale sur les priorités des chefs d’entreprises, veuillez consulter le site www.pwc.com/ceosurvey.46 Obtenir des résultats
  • 49. Maisons colorées à Kabale en Ouganda. Dans tous les secteurs d’activité, les façon générale en matière de pronostic entreprises ont commencé l’année 2012 économique, les dirigeants du secteur au sujet de l’économie dans un climat de profonde incertitude des télécommunications sont plus mondiale quant aux perspectives d’évolution de positifs que leurs homologues des autres l’économie mondiale, en particulier en secteurs en ce qui concerne l’évolution Les dirigeants du secteur des ce qui concerne l’impact potentiel de la probable de leur entreprise. La moitié télécommunications sont davantage crise de la dette souveraine qui frappe préoccupés non seulement par les perspectives de croissance du chiffre perspectives d’évolution de l’économie des marchés en forte croissance d’affaires au cours des 12 prochains mondiale, mais aussi par plusieurs comme ceux de la Chine et de l’Inde mois, tandis que la moyenne ressort risques liés. Comme l’indique le schéma puissent relancer les secteurs affaiblis inquiets au sujet du risque de volatilité dirigeants que nous avons interrogés estiment que la situation économique Cela dit, le pourcentage de dirigeants l’ensemble de l’échantillon). De même, mondiale s’améliorera en 2012. du secteur des télécommunications qui préoccupés par les mesures prises par Ce pessimisme est plus marqué encore les pays très endettés pour réduire leurs parmi les dirigeants du secteur des l’inverse, ils sont moins préoccupés eux pensent que l’économie mondiale une observation qui ressortait de l’étude connaîtra un déclin au cours des réalisée l’an passé et qui concerne l’évolution contrastée des différentes télécommunications se disent un peu moyenne pour l’ensemble des dirigeants. Mais, s’ils sont plus moroses d’une cas extrêmes de réussite et d’échec. Communications Review 47
  • 50. Stratégie : changements des téléphones intelligents aux tablettes Cette discontinuité revêt diversestous azimuts ! formes et a généré une nervosité certains au rang de vedettes du jour compréhensible. Les dirigeants desLe changement et les perturbations qu’il au lendemain et prendre au dépourvu entreprises de télécommunicationsinduit sont une caractéristique constante ceux qui ne se sont pas préparés. Par sont plus inquiets que leurs pairs audu secteur des télécommunications et, conséquent, il n’est guère surprenant sujet des nouveaux entrants sur leselon les résultats de l’étude réaliséecette année, les chefs d’entreprises ne de télécommunications prévoient plus de deux fois plus de chancesperçoivent guère de signes indiquantque le rythme et l’ampleur des stratégiques fondamentaux au l’évolution des modes de dépense des cours des 12 prochains mois, contre consommateurs. Ils sont égalementL’émergence et l’adoption rapides de plus inquiets au sujet de la sûreté denouvelles technologies ainsi que de leurs chaînes d’approvisionnement etnouveaux appareils et canaux – allantSchéma 1 : Confiance dans la croissance du chiffre d’affaires de base sur certains marchés poseraau cours des 12 prochains mois probablement un problème graveQ: Êtes-vous confiant quant aux perspectives de croissance du chiffre d’affaires de votre entreprise au cours des 12 prochains mois ? Vous êtes… prochains mois. 60 50 % 50 44 % 40 % 40 30 26 % 20 14 % 12 % 10 % 10 3% 1% 0% 0 Pas du tout Pas très Assez Très Ne sait confiant confiant confiant confiant pas /Ne se prononce pas Ensemble des Dirigeants du secteur dirigeants des télécommunicationsBase : Ensemble des réponses (total de l’échantillon : 1 258 ; télécommunications : 42)Source : 15e édition annuelle de l’étude mondiale de PwC sur les priorités des chefs d’entreprisesSchéma 2 : Inquiétude liée à la volatilité ou au caractère incertainde la croissance économiqueQ: Êtes-vous confiant ou inquiet au sujet de la volatilité ou du caractère incertain de la croissance économique ? 60 48 % 50 45 % 40 32 % 29 % 30 19 % 17 % 20 10 7% 3% 0% 0% 0 Pas du tout Pas très Assez Extrêmement Ne sait confiant confiant confiant inquiet pas/Ne se prononce pas Ensemble des Dirigeants d’entreprises dirigeants de télécommunicationsBase : Ensemble des réponses (total de l’échantillon : 1 258 ; télécommunications : 42)Source : 15e édition annuelle de l’étude mondiale de PwC sur les priorités des chefs d’entreprises48 Obtenir des résultats
  • 51. Le pessimisme dont les dirigeants Alors comment les dirigeants dans leurs plans : par exemple,du secteur des télécommunications d’entreprises de télécommunicationsfont preuve au sujet de la situationéconomique mondiale a également prévoient d’opérer divers changementsprovoqué des inquiétudes quant stratégiques couvrant un large éventail de domaines organisationnels etpourcentage de dirigeants du secteur mois. Les décisions relatives auxla croissance de leur entreprise en 2012 dépenses d’investissement et les de gestion des risques, alors que laest supérieur au double du pourcentage opérations de structuration des fondsmoyen obtenu pour l’ensemble de la propres occupent une place importantepopulation consultée. Schéma 3 : Prévisions de changement stratégique Q: Dans quelle mesure prévoyez-vous un changement de stratégie de votre entreprise au cours des 12 prochains mois ? 60 57 % 50 43 % 29 % 40 36 % 30 21 % 20 13 % 10 0% 0% 0 Changement fondamental Léger Pas de Ne sait à tous égards changement changement pas/ Ne se prononce pas Ensemble des Dirigeants d’entreprises dirigeants de télécommunications Base : Ensemble des réponses (total de l’échantillon : 1 258 ; télécommunications : 42) Source : 15e édition annuelle de l’étude mondiale de PwC sur les priorités des chefs d’entreprises Schéma 4 : Prévisions de changement en matière de gestion des risques Q: Dans quelle mesure prévoyez-vous dans votre entreprise des changements d’approche en matière de gestion des risques au cours des 12 prochains mois ? 60 50 % 50 40 38 % 32 % 33 % 30 29 % 20 17 % 10 1% 0% 0 Pas de Léger Changement Ne sait changement changement majeur pas/Ne se prononce pas Ensemble des Dirigeants d’entreprises dirigeants de télécommunications Base : Ensemble des réponses (total de l’échantillon : 1 258 ; télécommunications : 42) Source : 15e édition annuelle de l’étude mondiale de PwC sur les priorités des chefs d’entreprises Communications Review 49
  • 52. télécommunications sont en train Opérer dans un avenirmatière d’investissement et de gestion de repositionner leurs portefeuilles mondialisé : nouveaudes risques, les dirigeants d’entreprises monde, nouvelles prioritésde télécommunications indiquent qu’ils efforts sur le développement de nouveaux produits et services et sur Les dirigeants d’entreprises de le perfectionnement des produits et télécommunications sont plus positifsmis en œuvre des plans de réduction que leurs homologues des autresdes coûts au cours des 12 derniers d’entre eux ont aussi l’intention secteurs au sujet de la dynamiquemois, soit un pourcentage nettement d’adopter de nouveaux modèles évolutive de l’économie mondiale, d’activité dans un souci d’adaptationpour l’ensemble de l’échantillond’externaliser un processus ou une de télécommunications interrogésfonction de l’entreprise au cours auxquelles les dirigeants d’entreprises capitaux deviendront de plus en plus de télécommunications aimeraient le aisés et que les restrictions en placel’échantillon). Bien sûr, l’externalisation plus consacrer davantage de temps. seront moins nombreuses – alors quepeut être motivée par la nécessité Alors que les dirigeants de nombreuxde réduire les coûts, mais elle fait secteurs d’activité mentionnent le dirigeants partagent ce point de vue.également partie des changements développement des qualités de leaderorganisationnels majeurs auxquels et de la réserve de talents en premièreles deux cinquièmes des dirigeants position, les dirigeants d’entreprises de prévoient que la mondialisationd’entreprises de télécommunications télécommunications sont davantage continuera d’éroder les obstacles auprévoient de procéder en 2012. intéressés par les rencontres avec les clients. Les trois quarts d’entre transfrontaliers de biens, de servicesDe nombreux dirigeants du secteur eux estiment que la meilleure façon et de capitaux.des télécommunications réexaminent d’employer leur temps serait deégalement le meilleur moyen de gérer dialoguer avec les consommateurs Comme il fallait peut-être s’y attendre,l’innovation. Ce n’est pas surprenant, qui achètent leurs produits et leurs de nombreux dirigeants d’entreprisesétant donné le rôle si essentiel joué services, si seulement les journées de télécommunications mettent touspar les nouvelles technologies dans ce étaient plus longues. leurs espoirs de croissance futuresecteur. Les dirigeants d’entreprises de dans les marchés émergents et nonSchéma 5 : Importance des marchés émergents et des marchés développésQ: Pensez-vous que les marchés émergents sont plus importants que les marchés développés pour l’avenir de votre entreprise ? 60 50 45 % 40 32 % 30 27 % 19 % 20 16 % 14 % 14 % 12 % 10 % 10 5% 5% 2% 0 Pas du tout Pas Neutre D’accord Tout à fait Ne sait d’accord d’accord d’accord pas/Ne se prononce pas Ensemble des Dirigeants d’entreprises dirigeants de télécommunicationsBase : Ensemble des réponses (total de l’échantillon : 1 258 ; télécommunications : 42)Source : 15e édition annuelle de l’étude mondiale de PwC sur les priorités des chefs d’entreprises50 Obtenir des résultats
  • 53. dans les pays développés – comme le peine pour l’ensemble de l’échantillon. humain sont très importantes, parfont d’ailleurs leurs pairs des autres D’autre part, ils sont davantage susceptibles d’avoir annulé ou reporté pour l’ensemble de l’échantillon. Parque la plupart des dirigeants qui ont des une initiative stratégique au cours des ailleurs, les dirigeants d’entreprises de télécommunications attachent beaucoupen priorité la Chine, les dirigeants plus d’importance aux indicateursd’entreprises de télécommunications tels que la productivité du personnelcroient que le marché de ce pays sera de télécommunications ont tendanceessentiel pour la croissance au cours en cas de besoin, au lieu de recruterGestion des talents : un muter les salariés existants, alors que fait que de nombreuses entreprisestableau mitigé – et des de télécommunications ont réduit leurs effectifs. Dans ce secteur, le l’équipe de cadres dirigeants soit basée pourcentage de dirigeants qui ontd’information dans le pays où le siège de l’entreprise réduit l’effectif de leur entrepriseS’agissant de la gestion des talents,les dirigeants d’entreprises detélécommunications dressent un état des Cela dit, les dirigeants du secteur des derniers mois avoisine le triple dulieux mitigé. D’une part, ils prévoient pourcentage obtenu en moyenne. obtenir davantage d’informations sur Aussi les dirigeants d’entreprisesdes autres secteurs pour trouver les leurs salariés que les dirigeants des de télécommunications veulent-ils autres secteurs – et ils sont souvent s’assurer qu’ils sont bien informés de davantage satisfaits de la qualité tous les faits lorsqu’ils doivent prendre des informations qu’ils reçoivent. La des décisions délicates concernant lesnécessaires pour mettre en œuvre les moitié d’entre eux estiment que lesstratégies de leur entreprise au cours des informations concernant le retour devront quitter l’entreprise. sur l’investissement dans le capitalSchéma 6 : Report d’une initiative stratégique en raisond’un déficit de compétencesQ: La croissance et la rentabilité de votre entreprise ont-elles été affectées au cours des 12 derniers mois par un déficit de compétences ayant entraîné l’annulation ou le report d’une initiative stratégique clé ? 80 74 % 70 64 % 60 50 40 36 % 30 24 % 20 10 2% 0% 0 Oui Non Ne sait pas/Ne se prononce pas Ensemble des Dirigeants d’entreprises dirigeants de télécommunicationsBase : Ensemble des réponses (total de l’échantillon : 1 258 ; télécommunications : 42)Source : 15e édition annuelle de l’étude mondiale de PwC sur les priorités des chefs d’entreprises Communications Review 51
  • 54. Téléphérique descendant du sommet de Table Mountain, Cape Town, Afrique du Sud.Perspectives
  • 55. PerspectivesLa disparité des marchés africains des télécommunicationspour les opérateurs déjà présents sur ces marchés, ainsique pour ceux qui envisagent d’investir. Ces marchésse caractérisent par des divergences économiques ettechnologiques, par une incroyable diversité linguistique,ainsi que par des réglementations et des régimes différentsd’un pays à l’autre, pour ne citer que quelques exemples.Assurer la croissance de l’entreprise, améliorer lesrelations avec la clientèle, lancer des services utiles etla tâche peut être rude pour les dirigeants d’entreprises detélécommunications. Deux dirigeants de MTN basés dansdes pays différents présentent leurs points de vue sur lafaçon d’appréhender ce marché passionnant et évolutif. Communications Review 53
  • 56. Entretien avec :Wim VanhelleputteMTN Côte d’IvoireLa Côte d’Ivoire compte une population de l’ordre de21 millions d’habitants, et sept opérateurs desserventson marché de la téléphonie mobile. Sur un marché aussiconcurrentiel, faire partie d’un groupe panafricain detélécommunications n’est pas sans avantages. MTN Côted’Ivoire, qui est le premier opérateur du pays, mise sur lesservices 3G (haut débit mobile) pour répondre à la pressioncroissante des opérateurs locaux et internationaux. WimVanhelleputte, CEO de MTN Côte d’Ivoire, expose sa visiondu rôle de la banque mobile dans les pays développéset les pays en voie de développement, sur les relationsétroites entre opérateurs et régulateurs et sur le passageà de nouveaux modèles opérationnels, qui nécessitenon seulement une approche judicieuse mais ausside la patience. Wim Vanhelleputte a rejoint le groupe MTN d’Ivoire en 2009. de Chad Mobile, d’Imaginepartners Uganda et de Telcel Gabon et a exercé diverses fonctions au sein de Siemens Atea. Wim est diplômé de l’université de Bruxelles et de l’université de Gand, où il a étudié la physique nucléaire et la gestion de centrales électriques. Pour des informations plus détaillées, www.mtn.ci.54 Perspectives: Wim Vanhelleputte
  • 57. Communications Review : téléphones portables et des réseauxQue pensez-vous du rôle qu’ont sociaux. Malgré une utilisation encore industrielles, ou pour connecter lejoué les télécommunications en modeste sur la plupart de nos marchés, pays au World Wide Web par câbleAfrique en matière de développement ces services deviendront populaires.économique, d’amélioration des D’ici trois ou cinq ans, nos abonnés technologie qui s’impose. Nousconnaissances et de mise en place utiliseront leurs applications de donnéesde nouvelles technologies ? Plus encore plus intensément, de la même parce que l’on peut déployer des réseauxprécisément, quel a été leur impact manière qu’ils utilisent actuellement lesen Côte d’Ivoire ? dernier kilomètre entre votre combiné et une autre révolution. Non seulement la station de base, mais une fois arrivésVanhelleputte : Au cours des dans l’état d’esprit des gens, mais aussi10 ou 15 dernières années, le parce que cela permettra un certain solides capacités de transmission ausecteur des télécommunications – en niveau de croissance économique,particulier celui des télécommunications de développement et de connectivité solution appropriée.considérable dans le développement même imaginer voici quelques annéesdu continent. C’est l’un des secteurs étant donné l’absence d’infrastructuresd’activité, ou l’un des domaines adéquates.technologiques si vous préférez, dans technologie et parce que nous nelequel nous avons comblé le fossé entre Communications Review :les pays développés et le tiers-monde.Il n’existe plus de différence. De nos Internet via leurs combinés si nous nejours, si vous êtes en Côte d’Ivoire et si développées par le passé, pour desvous utilisez une connexion Internet, raisons évidentes. La téléphonie mobilevotre connexion sera peut-être même joue par conséquent un rôle très vont de pair ; il ne s’agit pas de choisirmeilleure que celle que vous pourriez important sur ce continent. Comment l’une ou l’autre. Cela dit, allons-nousobtenir en France ou en Suisse, ou concevez-vous l’interconnexion dedans d’autres régions du monde. 10 millions de ménages ivoiriens au Quels seront les rôles respectifs de cours des cinq prochaines années ? Non.L’avancée spectaculaire réalisée par Personne n’a les moyens de réaliserle secteur des télécommunications un tel investissement. Ce ne serait pasdans cette région du monde joue différente de celle qui existe dans rationnel d’un point de vue économiqueréellement un rôle moteur majeur les pays développés ? et, en outre, les consommateurs sontmon avis continuera. Même dans les Vanhelleputte : Sur le plan deszones rurales les plus reculées, MTN combinant ces deux technologies que qui se fait de mieux. C’est ce que je l’on pourra obtenir la meilleure qualitéde télécommunications sur la vie de service, et les investissementsquotidienne de millions de personnes esttout simplement énorme : ces services votre domicile ou de votre bureau sera Communications Review : À votrepermettent aux habitants, y compris avis, comment l’interaction entre lesceux des régions les plus excentrées que opérateurs et les pouvoirs publics et lal’on puisse imaginer, de se connecter au une réalité incontournable en l’état nécessité d’investir massivement dansvillage mondial. actuel des technologies.D’un point de vue psychologique, L’installation de câbles en cuivre pays est différent, les problèmes liéspour la population – mais aussipour la croissance économique l’heure actuelle parce que nous ne et, bien entendu, les opérateurs sontet le développement – les les utiliserons pas. Les opérateurs de perçus comme de grandes entreprisestélécommunications mobiles ont eu un capables de contribuer dans une largeimpact considérable dans cette région du expériences dans ce domaine et les de faciliter les investissements ainsi quenous préoccupons actuellement des montrer que ces câbles ne fonctionnent le développement.paiements mobiles, de la connectivité pas. Actuellement, pour acheminerdes données, des applications pour Communications Review 55
  • 58. N’oubliez pas que le véritable facteur de réussitede l’ensemble du secteur africain de la téléphoniemobile a été le concept de services prépayés.Vanhelleputte : Les pouvoirs publics Communications Review : Chacunet les opérateurs doivent comprendre geler son programme d’investissement s’efforce d’accroître ses capacités réseau,chacun de leur côté qu’ils ont besoin les pendant six mois. Les risques étaient et il est probable que tous les acteursuns des autres. Aucun pays au monde limités, mais nous avons immédiatement du marché n’aient pas été affectés parne peut mettre en place une économie interrompu nos investissements. Lesdu 21e pouvoirs publics et les opérateurs vous avez connue ici en Côte d’Ivoirebasée sur l’échange de connaissances, vont donc de pair ; ils ont besoin les en raison des élections. Commentles technologies de l’information uns des autres. envisagez-vous l’évolution future duet les services – sans posséder les marché des télécommunications eninfrastructures appropriées dans le Si nous devons payer des impôts, Côte d’Ivoire ?domaine informatique ou dans celui des des taxes ou d’autres contributionsTIC. Taiwan, Singapour et la Corée du supplémentaires, nous procédons Vanhelleputte : Je pense que nousSud fournissent tous de bons exemples sortons progressivement d’unedes avantages que procurent les si nous contribuons indirectement, situation dans laquelle nous n’avionsinvestissements dans ces infrastructures. par ces versements supplémentaires,Les pouvoirs publics ont compris depuis cadre réglementaire. L’environnementinvestir seuls dans ce type d’entreprise et que, par voie de conséquence, un nombre croissant de personnes terme qui, en fait, ne permettait pas de voter une nouvelle loi relative aux télécommunications. Notre législation sont bien employés. Si les impôts en matière de télécommunicationssentir. S’ils s’intéressent réellement ou les taxes contribuent réellement n’était plus du tout adaptée auxau développement économique de au développement du pays, nous technologies actuelles.leur pays, les gouvernements savent récupérerons indirectement dix foisqu’il faut des infrastructures dédiées notre mise. Je crois qu’il existe une volontéaux communications. Si un opérateur politique d’instaurer une transparencecomme MTN trouve un gouvernement Par conséquent, lorsqu’un réglementaire dans le secteur des gouvernement est sérieux et compétent et qu’il souhaite réellement concentrerengagera des fonds pour réaliser ces ses efforts sur la croissance, alors,investissements. Les problèmes qui évidemment, nous devons être – et La transparence, le droit, l’ordre, etc.,ont affecté la situation politique de la nous sommes – des partenaires enCôte d’Ivoire voici un an, en raison de matière de développement. je pense que les investisseurs préfèrent opérer dans un environnement clair56 Perspectives: Wim Vanhelleputte
  • 59. et transparent avec des impôts d’un passer un téléphone devant un appareil Communications Review : Si la banquemontant légèrement plus élevé que électronique par exemple, mais il s’agitdans un environnement obscur dans d’applications mineures. Il n’existe pas la clientèle plutôt qu’une importantelequel ils n’ont pas beaucoup d’impôts source de chiffre d’affaires, quels sonttous la première option, parce qu’au que ces applications ne répondent pas nécessaires pour combler les vides ?moins nous savons où nous en sommes Concernent-elles la santé, les réseauxet n’avons pas de surprises désagréables sociaux ou la publicité mobile ? Quellesqui surgissent inopinément. Je pense qu’en Afrique d’une façon applications sont susceptibles d’émerger générale, il existe selon les études et d’avoir un impact important sur leCommunications Review : les plus récentes vingt fois plus marché africain et en particulier surDans toute l’Afrique, de nombreux d’utilisateurs de téléphones portables le marché ivoirien ? que de titulaires de comptes bancaires,lancer, ou même lancent avec succès de sorte que nous comblons un vide avec Vanhelleputte : Au cours desdiverses offres de banque mobile. Les une technologie qui est parfaitement prochaines années, les applicationsinitiatives lancées au Kenya ont été adaptée aux opérations bancaires parce mobiles de données vont grimper encouronnées de succès, en partie grâce que nous avons la sécurité, les capacitésaux actions menées par Vodafone dans de distribution et l’image de marque. 3G dans un délai de quelques mois. Ilsce pays. Quel est votre point de vue sur Tous les ingrédients pour combler lela banque mobile et sur son évolutionfuture en Afrique et en Côte d’Ivoire ? vide tout en assurant la rentabilité de leur combiné. Une grande partie desVanhelleputte : Parlons de l’Afrique d’Ivoire, par exemple, le pourcentage régions du monde seront adoptées icidans son ensemble. La situation actuelle de personnes qui possèdent un compteme rappelle un épisode similaire qui a bancaire est historiquement bien dans un seul gros village aujourd’hui.eu lieu voici dix ans lors du lancement plus élevé que dans d’autres régionsdes services mobiles prépayés. N’oubliez d’Afrique. Le besoin est donc moindre.pas que le véritable facteur de réussite Les pays dans lesquels les banques sontde l’ensemble du secteur africain de rares, ou dont le secteur bancaire faitla téléphonie mobile a été le concept partie des moins développés, sont ceuxde services prépayés. Si nous en où les paiements mobiles connaissent d’affaires. Je pense plutôt que lesétions restés au paiement a posteriori, un essor rapide. consommateurs transfèreront unenous n’aurions même pas atteint partie de leurs dépenses mensuelles des Nous ne proposons pas des services deavons actuellement. Il n’y avait pas paiement mobile dans l’espoir que cetted’alternative en raison de l’absence activité soit rentable en tant que telle. types d’applications. Il existe un large Pour nous, les paiements mobiles sont éventail d’applications destinées aux consommateurs, mais je ne crois pasCe raisonnement reste valable trop que l’une d’entre elles émergeraaujourd’hui : les paiements mobiles multipliée par dix lorsqu’ils utilisent les du lot et se démarquera nettement icicomblent un vide. Si les 35 millions services de paiement mobile, car si lesde Kenyans étaient tous titulaires d’un clients peuvent changer aisément de une autre région du monde, que ce soitcompte bancaire, les paiements mobiles carte SIM ou de réseau, ils ne changent en Indonésie ou au Brésil. Les marchésn’existeraient pas pour commencer. pas de banque du jour au lendemain. Ils de ce type ont deux ou trois années éprouvent en fait une certaine réticencepaiements mobiles ne s’appellent pas se passe actuellement en Égypte ou enainsi et fonctionnent plutôt comme les paiements mobiles sont le principal Tunisie se produira dans deux ou troisun portefeuille mobile parce que moyen dont nous disposons pour ans sur notre marché.les applications sont secondaires.Certaines applications permettentde payer les frais de métro en faisant les transferts, ce qui est secondaire pour nous. Communications Review 57
  • 60. du groupe et permettent aux marchés adoptent cette démarche basée surqui est appréciable parfois lorsqu’on de grande dimension, plus évolués, l’échange de connaissances et destravaille dans cette région du monde, de stimuler la croissance des marchés opérations de promotion similaires. S’ilc’est que l’on sait généralement ce moins avancés. C’est ainsi que nous existe des acteurs locaux de dimensionqui va se produire au cours des deux réalisons des économies d’échelle. plus modeste, ce sont eux qui souffrentprochaines années juste en se tournantvers les autres pays et en regardant Communications Review : MTN de l’appui d’une grande multinationalece qui s’y passe actuellement. avis l’impact de cette situation sur laCommunications Review : concurrence sur ces 21 marchés ou, Un autre facteur de réussite important en particulier, en Côte d’Ivoire ? Dans pour MTN, que ce soit en Côte d’Ivoiretirez-vous le meilleur parti du réseau certains pays, il existe encore desd’entreprises que MTN détient sur le acteurs locaux qui peuvent éprouver des l’image de marque et au positionnementcontinent ? Quels avantages retirez- de l’entreprise en tant qu’entreprisevous de la couverture panafricaine ? africaine couronnée de succès. S’il les services attendus. Pensez-vous que n’était pas une composante essentielleVanhelleputte : MTN est présente dans dans une certaine mesure, les grandes de notre image de marque, notre succès21 pays. Nous sommes présents en entreprises d’envergure mondiale serait différent. Je ne dis pas que nousAfrique du Sud, en Iran et au Nigeria. seront de mieux en mieux implantées n’aurions pas réussi, mais que notre dans ces pays et que les acteurs locaux succès serait différent. Si MTN étaitune fraction très substantielle du volume disparaîtront ? Comment cette situation rachetée par Vodafone demain et si cetted’activité de MTN. Les marchés iranien va-t-elle évoluer selon vous ?et sud-africain sont plus évolués, plus de MTN pour l’appeler Vodafone, jedéveloppés que ceux de la majorité Vanhelleputte : pense que nous perdrions un peu de ce sont les grandes entreprises qui notre valeur, un certain plus que nouspar conséquent de la mise en commun écraseront les acteurs de dimension possédons et que les autres acteurs n’ontde l’ensemble des produits, services, peut-être pas.nouvelles promotions et prestations en train de se produire. MTN, Airtel, Communications Review :quoi que ce soit parce nous faisons Quelle est l’importance des modèlespartie d’un groupe. C’est l’avantage d’activité alternatifs – mise en commun la plupart des pays d’Afrique. de réseaux, plateformes de services,opérateur présent dans un seul pays. externalisation, centres de servicesCet opérateur n’a pas connaissance de Nous faisons tous notre travail. Les communs – pour MTN ? Ces modèlesce qui se passe réellement dans le reste différences portent sur des détailsdu monde, ni sur des marchés similaires mais nous procédons tous de façon quels obstacles ?ou plus évolués, et c’est sur ce point similaire sur un grand nombre deque MTN, présente dans 21 pays, marchés identiques. Si je veux savoir Vanhelleputte : Cela se produirase démarque. Côte d’Ivoire, j’appelle mon collègue de produire. Il est très judicieux d’essayerComment avons-nous lancé de lancer des activités transfrontalièresles paiements mobiles en Côte présente au Cameroun. Cet opérateur au sein d’une seule et même entreprised’Ivoire ? Nous avons fait venir ici fera ici ce qu’il est en train de faire avec une seule série de procédures et dedes collaborateurs de MTN Uganda,qui a lancé ce service six mois avant redondants, il existe de nombreusesnous, et ils se sont entièrement occupés moins une opération de promotion sur opportunités de rationalisation, dedu lancement pour nous. Les échanges consolidation, de mise en commun degéographiques de connaissances et d’Ivoire, quelques mois plus tard, et services, et d’externalisation, selon vosd’expériences sont intenses au sein inversement. Toutes les multinationales propres termes.58 Perspectives: Wim Vanhelleputte
  • 61. L’entreprise va se transformer dans conditions dans un autre pays. Parun délai de deux ou trois ans : sa exemple, si nous informons les Évidemment, cela ne marcherait pas.structure, les effectifs employés collaborateurs de MTN Bénin que Je prends un exemple extrême pourdirectement seront complètement nous allons faire fonctionner leur souligner qu’il existe des moyensdifférents. Cette évolution s’est commutateur depuis la Côte d’Ivoire, ingénieux d’aller de l’avant tout en je ne crois pas qu’ils organiseront une évitant ce type de problème.taille qui l’a rendue compliquée, fête, mais ils comprendront et dirontl’interconnectivité. Voici un exemple concret que je peux citer : pendant une longue période,Dire que l’on va externaliser son centre nous avons observé une résistance,d’appels et le transférer au Tchad parce au sein de MTN Côte d’Ivoire, lorsqueque le coût dans ce pays est la moitié les employés – en particulier ceux nous étions informés que nous allionsde celui encouru en Côte d’Ivoire, c’est qui ont une formation supérieure, devoir travailler avec une agence de autrement dit le personnel clé de notre publicité qui opérait également auprèsfonctionne. Mais en réalité, nous avons entreprise – estiment que leur domaine de MTN Ghana. Le personnel pensaitbesoin de capacités de transmission que ce serait un désastre, que cela famille, leur village ou leur ville, car ne marcherait jamais. Nous sommesentre tous ces pays, et ces capacités tel est leur état d’esprit. francophones et ils sont anglophones.font défaut depuis longtemps. C’est Même les photos poseront un problèmeseulement maintenant, avec l’arrivée de parce que les Ghanéens et les Ivoiriens une échelle bien plus large, panafricaine ont des visages si différents qu’auoptique supplémentaires, conjuguée ou internationale. Ils comprennent vu des photos, chacun constateraau déploiement massif de capacités bien plus de choses qu’il y a dix ans par instantanément qu’il s’agit de Ghanéens exemple et, du fait de cette évolution,devenons tous interconnectés grâce défaut, ne se présenteraient pas. Gérer effectivement, de nombreuses personnes le changement ne sera pas facile, mais je ne le comprendront pas. Mais si vouspouvoir envisager tout autre projet. ne suis pas trop pessimiste sur ce point. adoptez la bonne démarche, cela fonctionne bien. Nous faisons appelCommunications Review : Communications Review : Les clients ne sont pas identiques dans chaque pays. Bien qu’ils fassent partie de ce village mondial, ils peuvent avoir ou de l’externalisation, l’entreprise nedisparité des cultures et des pays. La une façon unique de consommer, de doit pas perdre de vue que certainesréglementation des divers pays peut se comporter ou d’agir. Pensez-vous particularités locales devront faireprésenter des similitudes, mais ce n’est l’objet d’adaptations minutieuses –pas toujours le cas. Les cultures et les vous devez gérer ce nouveau modèle qu’il ne s’agit pas d’adopter un modèlelangues des pays d’Afrique ne sont d’activité ? S’agissant des coûts oupas similaires. Il est possible que les des infrastructures, ce constat est faire preuve de discernement sur lesdifférences entre les cultures et les pays sans incidence sur le modèle, mais questions de cette nature. À défaut,ne posent pas de problème perceptible, vous devrez peut-être adapter votre vous pouvez commettre des erreursmais constituent-elles ou non un marketing et vos services en fonction des différences observées entre les clients.leur impact ? avantages que vous pensiez retirer de Vanhelleputte : C’est un point l’opération parce que vous perdez dixVanhelleputte : Le changement important, mais la solution dépend fois ce que vous gagnez en centralisant. de l’ingéniosité dont on peut faire Il faut également admettre que lepersonnes. Si une machine subit des preuve lors de la mise en œuvre des modèle peut comporter des limites.transformations, elle ne va pas faire Avec un peu de courage et d’imaginationgrève ni se plaindre. Personne ne de façon simple, rudimentaire et et une approche judicieuse, lesvous dira le contraire. Je pense qu’il élémentaire : supposons, par exemple, avantages retirés l’emportentest généralement admis aujourd’hui que nous externalisions notre centre généralement sur les inconvénients.en Afrique que certaines opérations d’appel en le transférant au Nigeriapeuvent être menées de façon plus Communications Review 59
  • 62. Entretien avec :Karel PienaarMTN Afrique du SudLorsque le taux de pénétration des services mobiles estsupérieur à 100 %, les opérateurs doivent davantage se de MTN Afrique du Sud depuis août 2009.concentrer sur le développement de services innovants Auparavant, Karel exerçait les fonctions de responsable Technologies et Informationet la réévaluation de leurs modèles commerciaux. du groupe MTN depuis janvier 2005. Son association avec le groupe MTN a commencéL’innovation est un domaine maîtrisé par MTN qui est en 1991 alors qu’il pilotait les initiativesl’un des pionniers de la téléphonie mobile prépayée et lancées par M-Net/Multichoice puis par MTN pour obtenir la deuxième licence d’opérateurqui a adopté de nouvelles technologies grâce à ses pilotes de réseau GSM en Afrique du Sud. Lorsque l’opérateur de téléphonie mobile a lancé sesLTE. MTN investit également dans le câble sous-marin services en 1994, Karel a été nommé cadre dirigeant du groupe en charge du réseau MTN et il a occupé ce poste pendant dix ans.aux exigences des consommateurs. Karel Pienaar, CEO Avant sa longue association avec le groupede MTN Afrique du Sud, décrit l’approche de MTN face MTN, Karel travaillait pour la société sud- africaine de télévision payante M-Net, où il a développé de nouvelles activités et dedes télécommunications dans la réduction de la fracture nouveaux services, dont Business TV, des services de diffusion de données et desnumérique, ainsi que la nécessité d’adopter des modèles services de télévision par satellite.de services partagés et de nouer des partenariats pour Avant de rejoindre M-Net, Karel a lancé et dirigé la division Communications dedévelopper l’offre de services et rester compétitifs. Cortech Ltd. Cette entreprise de distribution de matériel et de services spécialisée dans l’informatique et les communications fournissait des produits et des services liés sud-africaines. Karel, qui est né et a suivi des études en Afrique du Sud, a obtenu un diplôme en ingénierie électrique et électronique de la Rand Afrikaans University en 1982. Il est ingénieur professionnel et membre de l’Institut des ingénieurs en électricité et électronique. Pour des informations plus détaillées, consultez le site de MTN Afrique du60 Perspectives: Karel Pienaar
  • 63. Communications Review : contenu, de rapidité et de fonctionnalité. Pienaar : Je pense qu’il estQuel est votre point de vue sur le possible que les entreprises derôle que les télécommunications ont deviendra une réalité pour tous ceux télécommunications puissent obtenirjoué en Afrique et, en particulier, en un agrément bancaire dans un avenir proche, car les régulateurs seva-t-il évoluer ? rendent compte que les opérateurs de d’une situation dans laquelle chacun télécommunications sont bien placésPienaar : Il ne fait guère de doute que serait connecté au Web ainsi qu’aux pour faciliter l’accès des populationsla téléphonie mobile, en particulier, aeu d’énormes répercussions en Afrique de l’information et des communications)du Sud et en Afrique en général en et aux applications en amont comme la banque mobile, l’apprentissage en ligne, L’octroi d’agréments bancaires nousservices voix. les services de santé et d’administration ouvrirait l’accès au marché dans une en ligne ? Sans parler des nombreuses certaine mesure, puisque les entreprisesLorsque MTN a commencé son activité de télécommunications pourraienten 1994, environ 4 millions de lignes développement ?eux. Aujourd’hui, plus de 53 millions deconnexions mobiles relient tous les Sud- À mon avis, aucune mutation du secteur des télécommunicationsdans le reste de l’Afrique). L’impact n’aura un impact plus important sur la population sud-africaine que ce régulateurs qui, par le passé, ontnos concitoyens de communiquer et de passage aux TIC pour tous. MTN sera protégé les institutions anciennestraiter des affaires, de contacter leurs contre l’entrée d’autres participants. proue dans ce domaine. L’entrée des entreprises dede la tranquillité d’esprit que procure la télécommunications sur le marchépossibilité de se connecter n’importe oùen un instant, est incommensurable. disponibles, les limites en la matière déboucher sur un environnement n’entraveront plus le développement sans commissions ni frais d’opérationDe nombreuses études réalisées par la des services. Il deviendra alors très en raison des différences qui existentBanque mondiale ou par des acteurs important de redoubler d’efforts entre les modèles d’activité et lesdu secteur, notamment celles de la pour accroître le volume des services modèles de coûts respectifs desGSMA, indiquent que lorsque le taux proposés sur les infrastructures réseau. entreprises de télécommunicationsde pénétration des services mobiles L’appareil portable remplira toutes les et des banques. Les entreprises de fonctions pour chacun ; il mettra sur télécommunications peuvent s’appuyer un pied d’égalité les marchés évolués et sur les infrastructures et la base deétudes sous-estiment les avantages les autres marchés en acheminant les coûts existantes et ne seraient pasréels de cette connectivité. applications et les services disponibles handicapées par des infrastructures dans les zones urbaines traditionnelles héritées du passé, alors que lesPour ce qui est de l’avenir, nous avons en vers les zones rurales plus excentrées entreprises du secteur bancaire enAfrique du Sud un taux de pénétration d’Afrique du Sud. Ceci contribuera dans ressentent souvent le poids. Lesdes services mobiles voix supérieur entreprises de télécommunications numérique/économique dans le pays. La pourraient adopter les technologiessituation sera identique pour Internet, ce majorité des Sud-africains auront accès les plus récentes et démarrer sansqui permettra d’étendre la connectivité handicap, ce qui leur permettrait de pénétrer rapidement ce marché. Communications Review :enregistrer actuellement, c’est une réelle La banque mobile est bien implantéepossibilité – sous réserve des contraintes dans de nombreuses régions d’Afrique, population est bancarisée. De ce fait, en particulier au Kenya et en Afrique les services proposés dans ce paysles bons choix. Lorsque nous en serons dans le reste de l’Afrique. Au Kenya, faire évoluer le service et en élargirdes avantages qu’il offre en termes de l’application ? de succès parce que le pourcentage de la population qui est bancarisée est nettement plus faible qu’en Afrique du Sud. Communications Review 61
  • 64. Les acteurs du secteur des TIC ne devraient pass’attacher à devenir eux-mêmes des entreprisesde télécommunications. Ils devraient nouerdes partenariats avec les acteurs du secteur destélécommunications qui combinent des offres depremière qualité pour créer des solutions cibléessur le client.À l’heure actuelle, aucun des services S’agissant des équipementiers, Le modèle futur des entreprises dede banque mobile proposés ne répond en particulier, leur rôle sera de télécommunications repose sur des s’assurer que leurs feuilles de partenariats. Par le passé, lorsqu’ellesdivers types de clientèle, notamment route pour les produits – telles que ne proposaient que des produits eten termes de simplicité, de coût et des services voix, les entreprises ded’accessibilité. Cette situation évoluera, autrement dit avec les entreprises de télécommunications n’avaient guèreparce que la satisfaction de ces besoins télécommunications, les banques et les besoin d’une assistance de la partest directement liée aux capacités autres institutions – répondent mieuxde distribution des entreprises de aux besoins des clients actuels et des cas échéant, des distributeurs et detélécommunications et aux taux de clients futurs. Les équipementiers la chaîne de distribution. L’offre depénétration de la téléphonie mobile. services s’étoffera avec le lancement de entreprises de télécommunicationsCommunications Review : et tenir compte de leurs demandesPensez-vous que les équipementiers lors de l’élaboration de leurs feuilles de partenariats avec les banques et les de route. sociétés d’assurance, ainsi qu’entresecteur des télécommunications ? les intégrateurs – par exemple desÀ votre avis, quel rôle joueront-ils Nous coopérons très étroitement avec entreprises comme Internet Solutions,dans ce domaine ? les fournisseurs, notamment avec Business Connexion et Gijima en Afrique du Sud.Pienaar : Nos initiatives en cours visent pourquestion sur le rôle des équipementiers Compte tenu de l’envergure desproprement dit, commençons par obtenions les informations analytiques opérateurs de télécommunicationsexaminer l’environnement dans sud-africains présents sur le marchélequel s’inscrivent les TIC. Dans clientèle dont nous avons besoin pour et de l’envergure requise pourcet environnement, les clients, les mieux servir nos clients et proposer monter avec succès une entrepriseréseaux de télécommunications, de télécommunications, je crois queles fournisseurs d’équipements, les les autres acteurs du secteur desrégulateurs ainsi que les fournisseurs Communications Review : Quellesd’applications et de contenus sont tous devenir eux-mêmes des entreprisesliés. Aucun d’entre eux ne peut être mobiles qui généreront un chiffre de télécommunications. Ils devraientconsidéré isolément, indépendamment d’affaires en Afrique : la santé mobile, nouer des partenariats avec les acteursdes autres, en particulier lorsque les réseaux sociaux, la publicité mobile ? du secteur des télécommunicationsl’on étudie les moyens de lancer de qui combinent des offres de premièrenouveaux produits ou services sur Pienaar : Celles que vous mentionnez, qualité pour créer des solutions cibléesle marché. Chacun des acteurs a un ainsi que les applications en matière sur le client. Ces modèles fondés sur le d’assurance et l’apprentissage en ligne partenariat impliqueraient en outre unepromotion des services de banque sous toutes ses formes. Les opérateurs, collaboration accrue entre les opérateursmobile et de services similaires. les fabricants de combinés et les de télécommunications en vue de la fournisseurs de services over-the-top mise en commun d’infrastructures. soient développées.62 Perspectives: Karel Pienaar
  • 65. Compte tenu de sa position de premier Je crois que l’externalisation n’estévolueront, il est probable qu’un certain opérateur et de sa notoriété en viable que dans certaines circonstances qu’il convient d’examiner attentivementdans des domaines comme l’activité avant de conclure ce type d’accord.bancaire. La cause résidera dans leshandicaps hérités du passé : tel sera le stade où les infrastructures de tous les lorsqu’elle concerne des domainescas, par exemple, si l’un des partenaires territoires sur lesquels elle opère seront qui ne sont pas stratégiques pourne peut pas s’adapter ou évoluer assez connectées, devenir un assembleur de contenus et fournir des contenus aux de télécommunications ne peut pasun nouveau modèle et un ancien modèle fournir elle-même le service demandé autrement dit fournir les services cloudsystème technologique et la mise en du future. de certains obstacles, tels que desplace du système le meilleur et le contraintes législatives nationalesplus récent. Je pense que c’est un sérieux avantage dans le cadre du modèle d’activité du future. une entreprise de télécommunicationstélécommunications connaissent bien ne peut pas atteindre l’échelleles besoins et les habitudes de leurs Communications Review : Quelleclients. Dans le cadre du modèle fondé importance attachez-vous aux modèles capacités requises, l’externalisationsur le partenariat, ces informations d’activité alternatifs tels que la mise en doit être envisagée.seront encore mieux exploitées. commun de réseaux et de plateformes de services, l’externalisation ou les La mise en place d’un modèle centres de services partagés ? basé sur les services partagés estdans laquelle les opérateurs ne peuvent probablement le changement le pluspas évoluer assez rapidement. D’où la Pienaar : La mise en commun profond que connaîtra notre activiténécessité de conclure un partenariat de réseaux et de plateformesavec une entité dont les nouvelles de services est très importantecompétences et les capacités nous dans le modèle d’activité du futur. latence des connexions, les services Diriger avec succès une entreprise de télécommunications est avant toutCommunications Review : une question d’échelle et de création liés aux fonctions internes) ainsi que de services modulables. Nous entrons des services proposés directement dans une ère de capacités illimitéesvotre activité, et comment tirez-vous le avec le lancement des dernières cloud) deviendront une nécessitémeilleur parti du réseau d’entreprisesMTN ? Comment cette situation affecte- Il est donc impératif d’exploiter cest-elle la concurrence sur votre marché ? capacités en proposant des services Cette évolution ne se fera pas du jourPienaar : Les télécommunications chaque fois que nous proposons sur au lendemain. Il faudra du temps poursont une question d’échelle. Avec notre réseau un service supplémentairel’augmentation de la rapidité, qui génère un chiffre d’affaires, le une gestion appropriée du changement tout au long du processus.connexions, les opérateurs de de compte, une meilleure utilisationtélécommunications parviennent de nos infrastructures se traduira par l’augmentation du nombre de clientsun environnement de services et d’applications ainsi que par celle du chiffre d’affaires. MTN étudie actuellement un certain nombreCe qui veut dire que l’entreprise de projets de mise en communde télécommunications du futur d’infrastructures, en particulierconsistera en un seul réseau avec des au sein du réseau, et ces initiativesservices centralisés et modulables. permettront d’améliorer la rentabilité. Communications Review 63
  • 66. Les publications suivantes ont été rédigées par des Associés de PwCversion imprimée des publications, veuillez consulter les sitesénumérés ci-dessous.Les dépenses d’investissement : un sujet brûlantÀ l’échelle mondiale, le niveau des dépenses d’investissement dans le secteurcours des 30 dernières années. Ces investissements massifs n’ont pas le rendementsouhaité par les opérateurs de télécommunications. Sur la base de notre analyseet par câble du monde entier et d’une étude qualitative réalisée auprès de cadresdirigeants du secteur des télécommunications, nous avons dressé un état des lieux.Le présent document indique quatre raisons principales qui expliquent pourquoi lesIl recense douze caractéristiques d’un programme de gestion des investissementsbien conçu et concerne tout type d’organisation : entreprise de télécommunicationsveuillez consulter le site www.pwc.com/communications.Pas de câbles : changement de tendances dans le secteur nordL’accélération de l’adoption des téléphones intelligents et de l’utilisation desdonnées, l’augmentation des dépenses d’investissement liée au passage aux réseauxprépayés représenteront pour les opérateurs des opportunités de plus en plusimportantes en termes de chiffre d’affaires. Ces tendances et d’autres questionssont examinées dans le rapport concernant l’étude annuelle réalisée en 2011. PwCd’analyser les pratiques comptables et opérationnelles en vigueur dans le secteurle site www.pwc.com/communications.L’avenir des technologies : revoir les effectifs à l’aidedes nouveaux outils d’analyse (2012, 1re édition)de la culture de recherche d’informations que les entreprises peuvent promouvoirle gisement de données que représentent les médias sociaux, ainsi que lesdonnées sous-utilisées collectées par les entreprises en interne. Les conclusionsde leurs travaux peuvent servir de guide et constituer une source d’informationswww.pwc.com/techforecast.64
  • 67. Avantages pour l’environnement : 25,81 arbres préservés pour l’avenir ; 10 965 gallons d’eaux usées évitées ;74,54 livres de déchets liquides non créés ; 1 213 livres de déchets solides non générés ; 18 284 350 BTULes enveloppes utilisées pour la distribution sont entièrement biodégradables.de fournir des conseils pratiques.contexte, les cabinets individuels membres du réseau PwC. Les cabinets membres sont des entités juridiques distinctesPwCIL n’est pas responsable des actes ni des omissions commises par ses membres et ne peut pas contrôler l’exercicede leur jugement ni les contraindre en aucune manière. Les cabinets membres ne sont pas responsables des actes ouomissions des autres membres et ne peuvent contrôler l’exercice de leur jugement, ni contraindre en aucune manièreun autre membre ou PwCIL.Code : CRV17N1
  • 68. www.pwc.com