PRÉFET DE LA RÉGION                                                                                                       ...
Édité par RAUDIN :Recherches Aquitaines sur les Usages pour le Développement des dIsposi­ ifs Numériques. © 2012          ...
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SOMMAIRE           Avant-propos : Le projet RAUDIN et l’Atlas Numérique de l’Arc Atlantique..................................
AVANT-PROPOS    RAUDIN (Recherches Aquitaines sur les Usages pour le Développement des dIspositifs Numériques) résulte d’u...
Carte 1                         UN ESPACE D’ANALYSE TRANSRÉGIONAL                            BRETAGNE                     ...
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I              POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL                                                       Fac...
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1. Aires urbaines                                                       Le zonage en aires urbaines couvre 51 % de l’espac...
Carte 3                                                                                                                   ...
B. Mairies et intercommunalités : 2 niveaux de lecture du Web public                                                      ...
Carte 5DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF DES INTERCOMMUNALITÉS EN 2011                  923 intercommunalités                      1...
C. Pour une exploration géographique du Web public                                                       1. Fouille de don...
Figure 1DES ANNUAIRES INSTITUTIONNELS COMME POINTS DE DÉPART À LA CONSTITUTION DE LA BASE DE DONNÉES WEB PUBLIC           ...
2. Qualification de l’information disponible sur les sites                                                                ...
Figure 3                              GRILLE D’ANALYSE SOCIO-SPATIALE DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES   INDI...
II               DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS                                                  ...
Carte 6PRÉSENCE NUMÉRIQUE DES MAIRIES (WEB OFFICIEL) DU GRAND OUEST FRANÇAIS EN OCTOBRE 2011                              ...
Une prédominance du .fr dans les noms de domaine des sites web des collectivités                                          ...
Carte 7EXTENSION DU NOM DE DOMAINE UTILISÉE PAR LES SITES WEB DE MAIRIES                              Type d’extension du ...
B. Présence des intercommunalités sur le Web                                                              Tableau 2       ...
Carte 8PRÉSENCE NUMÉRIQUE DES INTERCOMMUNALITÉS DU GRAND OUEST FRANÇAIS EN OCTOBRE 2011                                   ...
La superposition de la base de données des mairies à celles des intercommunalités a permis de réaliser :                  ...
Carte 9                                                                                                                   ...
C. Démarches en ligne et services proposés aux administrés                                                                ...
Carte 11DÉMARCHES EN LIGNE DISPONIBLES SUR LES SITES WEB DE MAIRIES EN OCTOBRE 2011                                       ...
1. Services de télépaiement                                                              Parmi les démarches en ligne prop...
III		                        VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION                        EN DIRECTION DES ADMINISTRÉSA....
B. Emergence des réseaux sociaux17III. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉS               ...
C. La mobilité au service des administrésDans cette étude, peu de mairies (une dizaine) indiquent sur leur site web avoir ...
D. Mouvement d’ouverture des données publiques aux citoyens                                                               ...
Carte 12                         INITIATIVES LOCALES DE MISE À DISPOSITION DES DONNÉES PUBLIQUES VIA DES PLATEFORMES OPEN ...
2. Cartographie participative	                                                                            L’émergence de l...
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  1. 1. PRÉFET DE LA RÉGION AQUITAINE PRÉFET DE LA RÉGION AQUITAINEncé par l’Union Européenne. Ce livret Web Public est cofinancé par l’Union Européenne. PRÉFET DE LA RÉGION avec le Fonds européen L’Europe s’engage en Aquitaine avec le Fonds européen AQUITAINEnt régional. de développement régional.
  2. 2. Édité par RAUDIN :Recherches Aquitaines sur les Usages pour le Développement des dIsposi­ ifs Numériques. © 2012 tUniversité Michel de Montaigne Bordeaux 3Esplanade des AntillesDomaine Universitaire33607 Pessac CedexTél. 05 57 12 62 59http://raudin.u-bordeaux3.frDirecteur de la publication : Didier Paquelin - didier.paquelin@u-bordeaux3.frCoordination : Marina Duféal - marina.dufeal@u-bordeaux3.frAnalyse et rédaction : Julien Gelly - julien.gelly@u-bordeaux3.fr, Jonathan Labranche - jonathan.labranche@u-bordeaux3.fr,Franck Mérillou - franck.merillou@u-bordeaux3.fr,Réalisation graphique : LE TIROIR contact@letiroir.netTous droits réservés. Toute repro­ uction ou transmission, même partielle, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation décrite du détenteur des droits.Le projet RAUDIN est cofinancé par l’Union Européenne. L’Europe s’engage en Aquitaine avec le Fonds européen de développement régional.Impression : DSI pôle production imprimée et production FAD - Université Michel de Montaigne Bordeaux 3 - Mai 2012
  3. 3. web public Comment les collectivités territoriales du Grand Ouest français s’affichent-elles sur les plateformes numériques ?« Le site d’une collectivité doit proposer aux internautes de collaborer.Je crois qu’une collectivité doit expérimenter les technologies, les démocratiser et surtout, les expliquer.Parler de site 2.0 n’est pas très… parlant ! ANNEXELe site d’une collectivité ne peut plus aujourd’hui se contenter d’être un site vitrine. »Michel Sainte-Marie, Maire de Mérignac (Gironde)
  4. 4. SOMMAIRE Avant-propos : Le projet RAUDIN et l’Atlas Numérique de l’Arc Atlantique......................................................................................................................... p.3 I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL....................................................................................................................................... p.6 A. Identité spatiale du Grand Ouest français.................................................................................................................................................................................................. p.6 . 1. Aires urbaines............................................................................................................................................................................................................................................. p.8 . 2. Espaces ruraux............................................................................................................................................................................................................................................ p.8 B. Mairies et intercommunalités : 2 niveaux de lecture du Web public................................................................................................................................................... p.10 C. Pour une exploration géographique du Web public............................................................................................................................................................................... p.12 . 1. Fouille de données du Web sur le Web............................................................................................................................................................................................... p.12 2. Qualification de l’information disponible sur les sites..................................................................................................................................................................... p.14 . II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS...........................................................................................................................p.16 A. Présence des mairies sur le Web............................................................................................................................................................................................................... p.16 B. Présence des intercommunalités sur le Web.......................................................................................................................................................................................... p.20 C. Démarches en ligne et services proposés aux administrés................................................................................................................................................................. p.24 1. Services de télépaiement........................................................................................................................................................................................................................ p.26 2. Plateformes de covoiturage.................................................................................................................................................................................................................... p.26 III. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉS....................................................................... p.27 A. Indexation, archivage de l’information et des contenus multimédias................................................................................................................................................. p.27 . B. Emergence des réseaux sociaux................................................................................................................................................................................................................. p.28 . C. La mobilité au service des administrés...................................................................................................................................................................................................... p.29 D. Mouvement d’ouverture des données publiques aux citoyens et cartographie participative....................................................................................................... p.30 1. Ouverture des données publiques (mouvement Open Data)....................................................................................................................................................... p.30 . 2. Cartographie participative...................................................................................................................................................................................................................... p.32 CONCLUSION................................................................................................................................................................................................................................................ p.33 ANNEXES : Bibliographie...................................................................................................................................................................................................................... p.34 Liens Internet .................................................................................................................................................................................................................. p.36 Annuaires utilisés............................................................................................................................................................................................................ p.37SOMMAIRE Table des Cartes / Figures / Tableaux...................................................................................................................................................................... p.38 Bilan des travaux de l’Atlas Numérique de l’Arc Atlantique 2008/2012................................................................................................. p.39 Coordonnées de l’équipe de recherche................................................................................................................................................................ p.40 2
  5. 5. AVANT-PROPOS RAUDIN (Recherches Aquitaines sur les Usages pour le Développement des dIspositifs Numériques) résulte d’une dynamique concertée entre chercheurs en sciences humaines et sociales de l’Université de Bordeaux, pour la mise en place d’actions de recherches qui participeront au développement des usages des dispositifs numériques en région Aquitaine. Les activités de ce groupement de chercheurs s’inscrivent dans l’axe 2 du programme FEDER « développer les TIC au service de la société de l’information » et sont cofinancées à ce titre par le FEDER, la Région Aquitaine et l’Université de Bordeaux. Cinq axes de recherche structurent le projet, convergeant tous vers un objectif unique : la compréhension multidimensionnelle des processus de construction des usages des outils et dispositifs numériques. La diversité disciplinaire des 23 chercheurs engagés dans ce programme assure une complémentarité méthodologique et épistémologique. Les activités de recherche et de valorisation contribuent aux quatre attendus de ce programme : introduction1 2 3 4 répondre à des produire des préconisations développer des approches contribuer à un réseau problématiques pour l’action en éclairant la pluridisciplinaires national et international de concrètes soulevées par décision publique recherches dans le champ le développement des des mutations sociales et Technologies de l’Information organisationnelles à l’ère et de la Communication numérique (TIC) au service de la société de l’information et de la connaissance LE SITE AVANT-PROPOS http://raudin.u-bordeaux3.fr/ 3
  6. 6. Carte 1 UN ESPACE D’ANALYSE TRANSRÉGIONAL BRETAGNE Finistère Côtes-d’Armor Mayenne Ille-et- Vilaine Sarthe Morbihan Loire- Maine-et- Atlantique Loire PAYS DE LA LOIRE Vendée Deux- Sèvres Vienne POITOU- Charente- Maritime e CHARENTES nt re ha C Dordogne Gironde MIDI- Lot Lot-et- PYRÉNÉES Aveyron AQUITAINE Garonne Tarn-et- Landes Garonne Gers Tarn e onn Pyrénées- ar G Atlantiques Hautes- e-t au Pyrénées Ariège HAVANT-PROPOS Fond de carte : Articque (2008) Atlas Numérique, RAUDIN 4
  7. 7. ATLAS NUMÉRIQUE DE LARC ATLANTIQUE,UN OUTIL DE GOUVERNANCE DES TERRITOIRES DU WEB SUR LE WEBL’objectif du groupe de recherche « Atlas numérique de l’Arc Atlantique, un outil de gouvernance des territoires du Web sur le Web » duprojet RAUDIN est de contribuer à la connaissance des contours du territoire numérique par l’analyse du déploiement des sites webdans l’espace transrégional français, espagnol et portugais. Ce groupe de recherche s’insère dans une démarche géographique(cartographique et statistique) quant à la connaissance du territoire numérique.Souhaitant décentrer le regard, lespace étudié, celui de la façade atlantique, se compose des régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Aqui­ aine et Midi-Pyrénées. tL’analyse des usages numériques, leurs logiques de diffusion, leurs éventuels impacts sur le fonctionnement et la compétitivité desterritoires sont autant de questionnements qui ont interpellé les membres du groupe de recherche, dont sont ici restituées seules lesprincipales analyses quant à l’organisation spatiale des collectivités territoriales sur Internet.Dans ce travail, c’est un usage en particulier qui retient l’attention : celui qui consiste pour un établissement, ici en l’occurrence unecollectivité territoriale, à se doter d’un site web, d’être présent sur les réseaux sociaux et développer une application Smartphone.L’ensemble de ce travail d’exploration et d’analyse de l’information disponible en ligne sera restitué sur le site internet du projet RAUDIN enune vaste base de données associée à un atlas numérique de façon à rendre compte de la propagation du Web dans les secteurs d’activitéet dans les territoires.La première partie de cette étude permettra d’aborder d’une part les zonages qui ont servi de trame à l’observation du Web public et d’autrepart la méthodologie déployée pour caractériser l’information disponible en ligne.Dans un second temps, l’analyse portera sur le traitement de l’information disponible sur les sites publics (mairies et intercommunalités) :comment ces acteurs institutionnels impriment leur présence sur le Web, rendant compte ainsi de leurs champs de compétence à destinationde leurs administrés ? AVANT-PROPOSEnfin, la dernière partie de ce livret sera consacrée aux nouveaux dispositifs de communication mis en place sur ces sites territoriaux :ceux relevant du Web 2.0, des plateformes mobiles, des dispositifs de cartographies participatives et d’Open Data. 5
  8. 8. I POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL Face à des monographies du Web public menées dans un cadre régional par AEC1 et MARSOUIN2, l’étude Web public présentée ici s’inscrit dans un cadre transrégional, puisque l’analyse de la présence numérique de ces acteurs institutionnels nous a conduits de la Bretagne jusqu’en Midi-Pyrénées (Carte 2). A. Identité spatiale du Grand Ouest français Cette exploration du Web public appréhende des dynamiques sinscrivant au cœur dun espace marqué par la diversité :  171 756 km²,  comptabilisant 14,5 millions d’habitants,  5 régions, 26 départements,  739 intercommunalités,I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL  9 550 communes, dont 23 de plus de 50 000 habitants. Au sein des grandes zones définies par l’INSEE (ZAUER3), la population se répartit ainsi :  83,3 % dans les aires urbaines4,  16,7 % dans l’espace rural5 Il faudra ainsi prendre en considération la diversité des territoires à explorer lors des analyses et lectures de cartes à venir dans cette étude. 1 Diagnostic de l’ quitaine Numérique (2008 à 2011) : http://www.aecom.org/Vous-informer/Publications/Diagnostic_AEC A 2 Mairie 2.0 : Analyse des sites web communaux bretons (septembre 2011) http://www.marsouin.org/spip.php?article430 3 Zonages en Aires Urbaines et en aires d’emploi de l’Espace Rural : ce découpage distingue l’espace à dominante urbaine de l’espace à dominante rurale. Il permet notamment de prendre en compte le phé- nomène de périurbanisation en s’appuyant sur l’attractivité en termes d’emploi (Source : INSEE, 2010). 4 Une aire urbaine ou « grande aire urbaine » est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 10 000 emplois et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci (Source : INSEE, 2010). 5 L’espace à dominante rurale, ou espace rural, regroupe l’ensemble des petites unités urbaines et communes rurales n’appartenant pas à l’espace à dominante urbaine (pôles urbains, couronnes périurbaines et communes multipolarisées). Cet espace est très vaste, il représente 70 % de la superficie totale et les deux tiers des communes de la France métropolitaine (Source : INSEE, 2010). 6
  9. 9. Carte 2 PEUPLEMENT DANS LE GRAND OUEST FRANÇAIS EN 2008Rennes Nantes Poitiers Population municipale I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL recensée en 2008 440 000 110 000 Bordeaux Toulouse 0 100 km. Sources : INSEE, 2011 Fond de carte : Articque (2008) Atlas Numérique, RAUDIN 7
  10. 10. 1. Aires urbaines Le zonage en aires urbaines couvre 51 % de l’espace d’étude (Carte 3) lorsque la population concernée représente 83 % de la population totale. Le territoire du Grand Ouest est composé de 65 grandes aires urbaines (1ère classe dans Carte 3) : les plus grandes concentrant population et emplois dans les fonctions métropolitaines (en l’occurrence la filière institutionnelle, étudiée par sa présence numérique dans ce livret). Parmi celles-ci, 4 comptent parmi les plus grandes aires urbaines françaises en 2008 :  Toulouse (4ème),  Bordeaux (6ème),  Nantes (8ème),  Rennes (11ème) qui depuis 1999 connaît une forte croissance de population avec une évolution moyenne annuelle de 1,4 % (Source : INSEE)I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL 2. Espaces ruraux « Dans l’ensemble, ces espaces de faible peuplement sont peu étendus, discontinus, et disposent tous de petites villes. Ils correspondent au milieu rural agricole hors des zones d’activités diversifiées. Ces faibles densités couvrent une assez grande partie du territoire français, la densité moyenne des communes rurales françaises étant une des plus faibles de l’Europe (31 hab/km²) »6. Dans le Grand Ouest français (Carte 4), la densité moyenne de ces espaces ruraux est de 28,6 habitants par kilomètre carré contre 137,4 pour les espaces appartenant à une aire urbaine. La prise en compte de cette double réalité (aires urbaines, espace rural) constitue un préalable nécessaire pour saisir toute la diversité des sites territoriaux qui ont été analysés au cours de ces campagnes d’exploration du cyberespace : campagnes qui nous ont amenés vers le site d’une ville comme Bordeaux (235 891 habitants) ou vers celui d’une commune comme Boulazac (6 601 habitants) en Dordogne. 6 Brunet R., Auriac, F. [dir] (1995), « Atlas de France, Volume 2 : Population », La Documentation Française, Paris, 128 p. 8
  11. 11. Carte 3 Carte 4 ZONAGE DES AIRES URBAINES EN 2010 ESPACES RURAUX EN 2010 Grandes aires urbaines Aires urbaines Brest Saint-Brieuc Grands pôles (10 000 emplois ou plus) Espace appartenant à une moyenne Rennes ou grande aire urbaine Quimper Laval Le Mans Couronnes des grands pôles Lorient Hors aires urbaines Vannes Communes multipolarisées des grandes aires urbaines Autre commune multipolarisée Angers Nantes Pau Aire urbaine de plus de 100 000 habitants Commune isolée hors influence des pôles Saint-Nazaire Aires moyennes I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL La Roche- sur-Yon Pôles moyens (de 5 000 à moins de 10 000 emplois) Poitiers Couronne des pôles moyens Niort La Rochelle Petites aires Angoulême Petits pôles (de 1 500 à moins de 5 000 emplois) Couronnes des petits pôles Bordeaux Agen Montauban Bayonne 0 50 km. Pau Toulouse Tarbes Sources : INSEE, DATAR, 2011 Fond de carte : Articque (2008), RAUDIN (2011) Atlas Numérique, RAUDIN 9
  12. 12. B. Mairies et intercommunalités : 2 niveaux de lecture du Web public La collecte et l’interprétation des informations disponibles sur les sites web officiels de collectivités territoriales ont sans doute constitué l’étape la plus fastidieuse de ce travail. En effet, la collecte s’est déroulée sur plusieurs mois, chacune des 9 550 mairies et des 923 intercommunalités composant le territoire d’étude ont fait l’objet de requêtes sur des annuaires institutionnels en ligne et sur Google. Cette méthodologie de collecte manuelle a été éprouvée lors d’études comparables (Duféal, 20047 et AEC8) en particulier dans le cadre d’une étude menée en octobre 2008 portant sur la présence numérique des collectivités locales et de la filière touristique en Aquitaine. Cette collecte qui s’est achevée en octobre 2011 n’est pas automatisée : aussi l’ensemble des éléments relevés ont nécessairement évolué depuis. Tout en étant des entités administratives distinctes, mairies et intercommunalités ont des périmètres qui se superposent, ce qui a constitué une difficulté pour la qualification des données : une commune pouvant en effet être simultanément présente sur le Web au titre du site institutionnel de la mairie ou au titre du site officiel de l’intercommunalité à laquelle elle est intégrée. Dans le Grand Ouest français, seules 5 % des communes ne sont pas intégrées à une intercommunalité (Carte 5), celles-ci étant situées en majorité en Région Midi-Pyrénées (pour 67 % d’entre elles).I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL Etant donné le nombre de communes n’excédant pas le millier d’habitants (70,4 % du total des communes du Grand Ouest), on peut effectivement considérer que lorsqu’il y a un site web d’intercommunalité celui-ci apparaît comme un bon relais institutionnel à l’absence du site web de la mairie (cf. II B - Présence des Intercommunalités sur le Web, p.20). 7 Duféal M. (2004), « Les sites web, marqueurs et vecteurs de dynamiques territoriales émergentes dans l’arc méditerranéen français ? », Thèse de Doctorat, sous la direction de Loïc Grasland, Université d’ vignon A et des Pays du Vaucluse, 272 p. 8 Diagnostic de l’ quitaine Numérique (de 2008 à 2011) : http://siad.aecom.org/Publications/Diagnostic_AEC/diagnostic2011 A 10
  13. 13. Carte 5DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF DES INTERCOMMUNALITÉS EN 2011 923 intercommunalités 179 en Aquitaine 119 en Bretagne 214 en Midi-Pyrénées 97 en Poitou-Charentes 130 en Pays de la Loire I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL périmètre d’une intercommunalité commune n’appartenant à aucune intercommunalité 0 50 km. Sources : servicepublic.fr, adcf.org, google, 2011 Fond de carte : Articque (2008), RAUDIN (2011) Atlas Numérique, RAUDIN 11
  14. 14. C. Pour une exploration géographique du Web public 1. Fouille de données du Web sur le Web Plusieurs annuaires ont permis de constituer la base de données : parmi eux, le portail de l’administration française www.servicepublic. fr. Cet annuaire intègre à la recherche d’information une entrée géographique (par département), chaque mairie disposant d’une fiche personnalisée (Figure 1). Dans la pratique, ces fiches sont souvent peu renseignées ou obsolètes (sites non fonctionnels). Si l’exploration de cet annuaire a constitué une étape fondamentale dans le travail de collecte, 41 % des sites de mairies de la base ont été identifiés grâce à des requêtes sur Google9. Au final, la probabilité qu’un site web officiel ait échappé au travail de collecte est relativement faible. Si certains ont été oubliés ceci peut être principalement dû à un mauvais référencement ou à une création de site postérieure à octobre 2011. Les territoires concernés par cette faible présence sur l’annuaire www.servicepublic.fr sont principalement ceux de la région Poitou-I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL Charentes (excepté la Charente-Maritime), des départements des Landes, des Côtes-d’Armor, de Mayenne et de Sarthe où plus de la moitié des sites de mairies ont été collectés grâce à Google. A contrario, les Pyrénées-Atlantiques (75 %) et la Dordogne (78,9 %) sont les départements les mieux référencés sur l’annuaire. Concernant les sites web d’intercommunalités, la fouille de données a conduit à explorer l’annuaire géographique de l’Assemblée des Communes de France, www.adcf.org (Figure 1) : la même méthodologie de collecte, par agrégation de fiches sur le site, puis par vérification dans le moteur de recherche Google, a été appliquée. Ces requêtes Google ont ainsi permis d’identifier 107 nouveaux sites d’intercommunalités (soit 28 % du total). Souhaitant ouvrir et partager ce travail de collecte, ces informations (notamment les nouvelles indexations) seront envoyées à ces 2 portails institutionnels. 9 Cette requête, effectuée libellé par libellé (nom de la collectivité), a nécessité la lecture des résultats dans les trois premières pages. 12
  15. 15. Figure 1DES ANNUAIRES INSTITUTIONNELS COMME POINTS DE DÉPART À LA CONSTITUTION DE LA BASE DE DONNÉES WEB PUBLIC I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL 13
  16. 16. 2. Qualification de l’information disponible sur les sites Figure 2 Chaque site web territorial a été localisé : EXEMPLE DE QUALIFICATION DE L’INFORMATION  à la commune (Code INSEE issu du Code Officiel DISPONIBLE SUR UN SITE WEB DE MAIRIE : NANTES.FR Géographique10, Figure 3) pour les sites de mairies,  au code de l’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) pour les sites d’intercommunalités. Une grille d’analyse est venue compléter cette qualification géographique du Web (Figure 3) sur :  la démographie du site  : l’année de création du site et l’année de la dernière mise à jourI. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL  les services dématérialisés : démarches administratives en ligne, services de télépaiement (Figure 2)  les dispositifs multimédias : vidéos, WebTV, webcam  les canaux de communication : flux RSS, réseaux sociaux, mobilité (Figure 2)  les initiatives citoyennes  : cartographie participative, Open Data Actualités Démarches admnistratives Réseaux en ligne Covoiturage sociaux 10 Code INSEE du Code Officiel Géographique disponible en ligne http://www.insee.fr/fr/methodes/ nomenclatures/cog/ 14
  17. 17. Figure 3 GRILLE D’ANALYSE SOCIO-SPATIALE DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES INDICATEURS INDICATEURS MÉTADONNÉES DE LOCALISATION DE CONTENU Mise à jour ••••• Url du site web Présence de vidéos, webcams et WebTV Code INSEE ••••• ••••• ••••• Démarches administratives en ligne Code EPCI Mentions légales ••••• ••••• et crédits du site web Nom de la mairie Présence sur les réseaux sociaux •••••ou de l’intercommunalité ••••• Source de collecte Agrégateur de contenus ••••• Application(s) smartphone I. POUR UNE ANALYSE DU TERRITOIRE WEB INSTITUTIONNEL BASE DE DONNÉES CRÉATION D’UN ATLAS NUMÉRIQUE ANALYSE DE DONNÉES EN GÉOGRAPHIE 15
  18. 18. II DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS A. Présence des mairies sur le Web Dans le Grand Ouest français :  65,3 % des mairies ne disposent d’aucun site web  32,3 % des mairies disposent d’un site web officiel (soit 3 085 mairies)  2,4 % des mairies disposent d’un site web défaillant (soit 244 sites) Ces 244 sites défaillants (2,4 % du total) sont ceux non remis à jour ou ne fonctionnant pas lors de la campagne de collecte : ces sites web dits défaillants sont plutôt l’apanage de communes rurales comptabilisant en moyenne 1 200 habitants, là où les sites web dits fonctionnels sont ceux des communes comportant en moyenne 3 600 habitants.II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS Globalement, la présence numérique officielle des mairies reste l’apanage des communes appartenant aux grands pôles urbains. A contario celles éloignées du cœur de l’agglomération sont peu, voire absentes du Web (Carte 6). Les zones blanches concernent les communes situées en dehors de ces zones urbaines, à l’exception des départements de la région Bretagne, de la Vienne et du littoral landais, où la quasi-totalité des mairies disposent d’un site web. Tout en étant un département de faible densité de population, les Landes se placent en seconde position en Aquitaine (27 % des mairies y sont présentes numériquement) : ceci peut s’expliquer par une politique locale dynamique en matières d’équipement des mairies par le biais de la plateforme WebPublic4011 développée par l’ALPI (Agence Landaise Pour l’Informatique). 11 http://www.webpublic40.org/ 16
  19. 19. Carte 6PRÉSENCE NUMÉRIQUE DES MAIRIES (WEB OFFICIEL) DU GRAND OUEST FRANÇAIS EN OCTOBRE 2011 II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS Mairie disposant d’un site web officiel ne disposant pas de site web officiel périmètre d’un grand pôle urbain (10 000 emplois ou plus) 0 50 km. Sources : servicepublic.fr, google, octobre 2011 Fond de carte : Articque (2008) Atlas Numérique, RAUDIN 17
  20. 20. Une prédominance du .fr dans les noms de domaine des sites web des collectivités Au moment de créer un site public, si le .fr apparaît comme un choix « naturel »12 (cette extension représentant 76 % des mairies, Tableau 1), 1 sur 4 préfère néanmoins une autre extension comme le .com, .net, .org … Tableau 1 VENTILATION DÉPARTEMENTALE DES EXTENSIONS DE NOMS DE DOMAINES .fr .com autres extensions Nombre % dans la part Département Type Url utilisé (en %) (en %) (en %) de sites du total des sites Loire-Atlantique 85,5 5,0 9,4 .fr 1 783 78,3% Pyrénées-Atlantiques 84,6 9,6 5,9 .com 336 14,8%II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS Mayenne 83,0 11,7 5,3 Orange ou Free 78 3,4 % Sarthe 81,3 6,6 12,1 autres 71 3,1% Maine-et-Loire 81,0 10,6 8,4 Vienne 80,4 7,8 11,8 .eu 9 0,4% Ille-et-Vilaine 79,4 12,5 8,1 Total des sites 2 277 100 % Vendée 77,9 17,8 4,3 Charente-Maritime 76,6 14,5 9,0 Charente 76,0 16,0 8,0 78,30% .fr Landes 74,4 13,3 12,2 Gironde 74,0 15,7 10,3 .com Finistère 72,4 17,6 10,0 Orange ou Free Deux-Sèvres 71,7 14,1 14,1 autres Morbihan 71,0 20,3 8,7 .eu Côtes-d’Armor 69,0 17,7 13,3 Lot-et-Garonne 66,7 11,6 21,7 Dordogne 57,8 31,3 10,9 14,76% 0,40% 3,43% Sources : Base de données RAUDIN – Atlas Numérique 2011, d’après servicepublic.fr, Google 3,12% Sur la Carte 7, s’il apparaît que les extensions Orange, Free, .eu et la catégorie « autres » se répartissent sans logique territoriale, le déploiement des .com concerne davantage les communes littorales, notamment dans le Morbihan, le nord de la Gironde et les Landes. 12 L’extension .fr est un domaine internet de premier niveau désignant l’espace territorial de la France. 18
  21. 21. Carte 7EXTENSION DU NOM DE DOMAINE UTILISÉE PAR LES SITES WEB DE MAIRIES Type d’extension du nom de domaine II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS .fr .eu .com orange ou free autres pas de site web périmètre d’un grand pôle urbain (10 000 emplois ou plus) 0 50 km. Sources : servicepublic.fr, google, 2011 Fond de carte : Articque (2008) Atlas Numérique, RAUDIN 19
  22. 22. B. Présence des intercommunalités sur le Web Tableau 2 PRÉSENCE NUMÉRIQUE DES INTERCOMMUNALITÉS DU GRAND OUEST Nombre d’intercommunalités … disposant d’un site web officiel Présence numérique intercommunale en (%) Grand Ouest français 739 477 64,5 % Bretagne 119 107 89,9 % Pays de la Loire 130 105 80,8 %II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS Poitou-Charentes 97 67 69,1 % Aquitaine 179 100 55,9 % Midi-Pyrénées 214 98 45,8 % Sources : Base de données RAUDIN – Atlas Numérique 2011, d’après adcf.org, Google Le nombre d’intercommunalités disposant d’un site web est bien supérieur à celui des mairies : respectivement 64,5 % contre 32,3 %, ce taux selevant à 90 % en Bretagne. LAquitaine et les Midi-Pyrénées sont, en termes de présence numérique, les régions les moins représentées dans le cyberespace avec des taux inférieurs à la moyenne du Grand Ouest français (soit respectivement 56 % et 46 %). En Aquitaine, le département des Landes comptabilise 80 % d’intercommunalités équipées  : faut-il y voir ici la marque de l’initiative WebPublic40 dans une logique d’accompagnement numérique auprès des collectivités ? A l’inverse, le département de la Dordogne (38 % dintercommunalités) est peu présent numériquement : ici des sites comme ceux du Pays de Bergerac13 et du Pays de Périgord noir14 jouent sans doute le rôle de relais à cette relative absence institutionnelle (mairies et intercommunalités). En région Midi-Pyrénées, ce sont les intercommunalités des départements des Hautes-Pyrénées (27 %), du Tarn-et-Garonne (29 %) et de l’Aveyron (36 %) qui accusent les retards les plus importants en matière de présence numérique. 13 http://www.pays-de-bergerac.com/ 14 http://www.pays-perigord-noir.com/ 20
  23. 23. Carte 8PRÉSENCE NUMÉRIQUE DES INTERCOMMUNALITÉS DU GRAND OUEST FRANÇAIS EN OCTOBRE 2011 II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS Intercommunalité disposant d’un site web officiel ne disposant pas de site web officiel Territoire n’appartenant pas à une intercommunalité 0 50 km. Sources : adcf.org, google, octobre 2011 Fond de carte : Articque (2008), RAUDIN (2011) Atlas Numérique, RAUDIN 21
  24. 24. La superposition de la base de données des mairies à celles des intercommunalités a permis de réaliser :  la Carte 9 qui permet de visualiser les territoires couverts par un site web de mairie et en cas d’absence de site web d’intercommunalité,  la Carte 10 qui dévoile les zones blanches (les territoires non couverts par un site de mairie ou par un site d’intercommunalité). En combinant sites de mairies et d’intercommunalités, les régions Bretagne et Pays de la Loire (à l’exception d’une partie de la Mayenne et de la Sarthe) sont celles qui connaissent la meilleure couverture numérique institutionnelle dans le Grand Ouest français. Par ailleurs, les territoires représentés en figurés hachurés sur la Carte 9, permettent de rendre compte de l’importance que peuvent prendre les intercommunalités, notamment dans les territoires ruraux (arrière-pays breton, départements de Charente-Maritime, Landes ou Pyrénées- Atlantiques), où ces dispositifs viennent compenser l’absence de sites web municipaux. Plus au sud, l’ensemble du territoire est relativement bien doté en sites institutionnels, notamment en Poitou-Charentes où seules quelquesII. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS zones blanches se détachent, notamment dans le nord du département de la Charente. Les régions Aquitaine (en particulier en Dordogne et dans le Lot-et-Garonne) et Midi-Pyrénées (à l’exception de la Haute-Garonne) sont à l’inverse davantage concernées par cette absence de Web local (Carte 10). Faut-il y voir le fait que ces deux régions sont marquées, au regard de leurs superficies, par une prégnance de l’espace rural (soit 59 % et 63 %) là où ce zonage s’étend en dessous des 50 % pour la Bretagne et les Pays de la Loire ? 22
  25. 25. Carte 9 Carte 10 PRÉSENCE NUMÉRIQUE LOCALE DES COMMUNES TERRITOIRES NUMÉRIQUES RÉFRACTAIRES AU WEB INSTITUTIONNEL LOCAL II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS Commune Commune ne disposant pas de site web officiel de mairie, disposant d’un site web de mairie ni de site web d’intercommunalité sans site web de mairie, disposant d’un site web officiel de mairie, ou dont mais dont l’intercommunalité dispose d’un site web l’intercommunalité dispose d’un site web non présente sur le Web 0 50 km. Sources : servicepublic.fr, adcf.org, google, octobre 2011 Fond de carte : Articque (2008), RAUDIN (2011) Atlas Numérique, RAUDIN 23
  26. 26. C. Démarches en ligne et services proposés aux administrés Dans le souci de rendre les services publics accessibles à distance, nombre d’administrations optent pour le développement des démarches en ligne (état civil, vie scolaire, marchés publics...), soit plus de la moitié du Web municipal et ¼ du Web intercommunal. A titre d’exemple, les analyses menées depuis 2008 avec AEC dans le cadre du Diagnostic de l’Aquitaine Numérique15 avaient permis de mesurer qu’en 2008, 14 % des mairies proposaient d’effectuer des démarches en ligne. 3 ans plus tard ce taux s’élève à 65 %. Tableau 3 DÉPLOIEMENT RÉGIONAL DES DÉMARCHES EN LIGNE PROPOSÉES SUR LES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS LOCALES Démarches en ligne proposées sur les sites web de mairies Démarches en ligne proposées sur les sites webII. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS (en % du total des sites) d’intercommunalités (en % du total des sites) Grand Ouest français 57,3 % 26,2 % Pays de la Loire 71,1 % 31,4 % Poitou-Charentes 68,4 % 19,4 % Aquitaine 65,1 % 32,0 % Bretagne 56,3 % 21,5 % Midi-Pyrénées 32,2 % 24,5 % Sources : Base de données RAUDIN – Atlas Numérique 2011, d’après servicepublic.fr, adcf.org, Google Les régions ayant le mieux intégré ce type de services dématérialisés sont celles des Pays de la Loire, de Poitou-Charentes et d’Aquitaine pour les mairies, d’Aquitaine et des Pays de la Loire pour les intercommunalités (Tableau 3). Globalement, ce type de pratique reste l’apanage des espaces urbanisés, voire très urbanisés (Carte 11), même si de petites localités ont su saisir cette pratique de dématérialisation à destination de leurs administrés (littoral landais ou département de la Vienne). 15 M.Duféal, J.Gelly, J.Labranche, G.Steyaert, (Université Bordeaux 3, Département de Géographie) ; A.Bertin et L-P.Gilliard (AEC, Agence des Initiatives Numériques) (2008, 2009, 2010, 2011), http://www.aecom.org/Vous-informer/Publications/Diagnostic_AEC 24
  27. 27. Carte 11DÉMARCHES EN LIGNE DISPONIBLES SUR LES SITES WEB DE MAIRIES EN OCTOBRE 2011 II. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS Mairie dont le site web propose des démarches en ligne aux administrés ne propose pas de démarches en ligne aux administrés absence de Web communal ou site défaillant périmètre d’un grand pôle urbain (10 000 emplois ou plus) 0 50 km. Sources : servicepublic.fr, google, octobre 2011 Fond de carte : Articque (2008) Atlas Numérique, RAUDIN 25
  28. 28. 1. Services de télépaiement Parmi les démarches en ligne proposées sur les sites web de collectivités, les services de télépaiement constituent une catégorie se développant fortement depuis quelques années  : ces services permettent notamment aux familles de régler les services inhérents à la vie scolaire, et aux entreprises de payer différentes taxes locales. Même si ceux-ci restent relativement peu mis en avant pour le moment, ils sont souvent déclinés en dehors des autres services dématérialisés et constituent ainsi un service à part entière. Les utilisateurs accèdent généralement à une plateforme de paiement sécurisé via des codes d’accèsII. DÉPLOIEMENT TERRITORIAL DES SITES WEB DES COLLECTIVITÉS personnels ou sont redirigés vers une des plateformes centralisées de paiement mises en place par l’Etat français. PAGE WEB DE LA CANTINE : MERIGNAC.COM 2. Plateformes de covoiturage Tout en n’étant pas directement développés par les mairies ou par les intercommunalités, les sites institutionnels servent de relais d’information via des liens hypertextes à ces nouveaux services. Ce sont davantage les départements ou les régions qui proposent ce type de plateforme en ligne dans le but de mettre en relation des usagers des mêmes territoires qui cherchent à mutualiser leurs déplacements. Ce type de services se développe au cœur des territoires ruraux, ceci pour pallier l’isolement et l’augmentation du prix des carburants, mais également en zones urbaines où les déplacements sont de plus en plus importants et de moins en moins fluides. L’objectif est simple : fédérer une communauté cherchant à minimiser les coûts de déplacement en mutualisant les trajets. RUBRIQUE COVOITURAGE : LOCOAL-MENDON.FR 26
  29. 29. III VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉSA. Indexation, archivage de l’information et des contenus multimédias III. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉS16 % des mairies et 21 % des intercommunalitésproposent des abonnements à des flux RSS169,3 % des mairies et 13,4 % des intercommunalitésdisposant d’un site web proposent du contenu vidéoCe contenu vidéo est généralement associé :  à une actualité publiée sur le site web, WEBTV DE LA MAIRIE : VANNES.FR  à la visualisation par webcams des littoraux,  à la visualisation par webcams des grands axes routiers, des hyper-centres (Bordeaux et Saintes),  à des WebTV, voire à une déclinaison en reportages et interviews liés à la collectivité territoriale.16 Un flux RSS est un fichier au format XML utilisé pour un agrégateur de contenu Web. 27
  30. 30. B. Emergence des réseaux sociaux17III. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉS 2,6 % des mairies et 4,2 % des intercommunalités disposent d’une page Facebook 1,1 % des mairies et 3,2 % des intercommunalités disposent d’un compte Twitter Cette présence assez faible des collectivités locales sur les réseaux sociaux est à relativiser en raison de la date de fin de collecte de l’information (fin octobre 2011) : une mise à jour permettrait sans doute d’observer un regain d’intérêt pour ce mode de communication. Une critique peut être toutefois émise envers plusieurs pages Facebook et comptes Twitter officiels de collectivités territoriales, puisque plusieurs d’entre elles ne sont pas ou peu gérées par leurs services, fautes de moyens ou de ressources humaines pour assurer la gestion. Dès lors, lorsqu’aucune ressource ne s’occupe de gérer l’information sur ces réseaux sociaux et de faire du « community management18 », ces comptes officiels apparaissent comme un espace vide et/ou de libre expression gérés de manière peu coordonnée par les utilisateurs, avec les dérives que cela peut parfois entraîner. La mairie la plus suivie sur Facebook est celle de Bordeaux avec plus de 9 000 personnes qui ont indiqué « aimer » la page officielle. Suivent les villes de La Rochelle (plus de 6 000),Toulouse (plus de 5 000), Mérignac (plus de 4 000), Quimper (plus de 3 000) et Nantes et Poitiers (plus de 2 000). 17 Il est possible que des collectivités soient absentes de la base de données (car n’ayant pas de site) tout en disposant de comptes sur ces plateformes de réseaux sociaux. 18 Démarche visant à animer et fédérer les échanges entre internautes autour des services Web 2.0 (ex: faire respecter les règles de bonne conduite au sein de cette communauté). 28
  31. 31. C. La mobilité au service des administrésDans cette étude, peu de mairies (une dizaine) indiquent sur leur site web avoir créé une application téléchargeable sur un de ces systèmes.Les rares à l’avoir fait l’ont principalement développé pour l’Iphone d’Apple (même si certaines déclinent une version mobile de leur site web). III. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉSAnglet19 (Pyrénées-Atlantiques, 37 897 habitants en 2008)Ici, le site web a été adapté à une lecture optimale en version mobile.Cholet20 (Maine-et-Loire, 54 118 habitants en 2008)Cette application téléchargeable sur les différents terminaux mobilesreprend l’ensemble du contenu développé sur le site web de la mairie.19 http://www.anglet.fr/20 http://www.cholet.fr/ 29
  32. 32. D. Mouvement d’ouverture des données publiques aux citoyens et cartographie participative 1. Ouverture des données publiques (mouvement Open Data)III. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉS L’Open Data est le processus de mise à disposition des données publiques à destination de l’ensemble des citoyens, ceci via des plateformes web proposant des données et des fonds de plans téléchargeables en ligne. S’il existe une plateforme nationale d’ouverture des données publiques21, les collectivités locales font également le choix d’ouvrir leur plateforme dédiée. Ces initiatives locales représentées Carte 12, concernent pour le moment principalement les territoires de la région Aquitaine (plateforme PIGMA22), le Conseil Général de la Gironde, les mairies de Rennes, Nantes, Toulouse et la Communauté Urbaine de Bordeaux (C.U.B.). Ce type d’initiative n’est pas l’apanage des grandes structures institutionnelles, à l’exemple de Brocas (département des Landes) commune de 800 habitants qui grâce à un travail de sensibilisation au cours de l’année 2011 a lancé son portail Open Data23 (téléchargement des documents, photos ou vidéos relatifs à la commune). Plusieurs projets de ce type viennent d’être mis en place ou sont sur le point de voir le jour : Conseil Général de Loire-Atlantique (mars 2012), Conseil Général de Maine-et-Loire (en phase de démarrage avec l’inventaire des données disponibles), Brest Métropole (mai 2012), La Rochelle Open Data (avril 2012) qui englobe un partenariat avec la Communauté d’Agglomération, l’Université et les entreprises de la filière TIC. 21 http://www.data.gouv.fr/ 22 http://www.pigma.org/ 23 http://opendata.brocas.fr/ 30
  33. 33. Carte 12 INITIATIVES LOCALES DE MISE À DISPOSITION DES DONNÉES PUBLIQUES VIA DES PLATEFORMES OPEN DATA Brest Métropole III. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉS Mairie de Rennes Le Mans Métropole CG44 CG49 Mairie de Nantes Mairie de La Rochelle Initiative Open Data déjà ouverte Communauté Urbaine en cours d’ouverture de Bordeaux CG33 RÉGION AQUITAINE Mairie de Mairie de Brocas Balma Le Grand 0 50 km. ToulouseExtrait de la Carte de France des initiatives Sources : Libertic, RAUDIN, 2012d’ouverture de données publiques Fond de carte : Articque (2008)VERSION V4 - Janvier 2012 et mise à jour par RAUDIN le 01 avril 2012 31
  34. 34. 2. Cartographie participative L’émergence de la cartographie participative numérique, dite «  cartographie 2.0  », a connu un engouement notamment au travers du lancement de Google Maps en France en avril 2006, et plus récemment par la création de plateformes concurrentes (comme Bing Maps). «  Poussée par les technologies de l’information, la cartographie, traditionnellement réservée aux initiés, prend aujourd’hui place au seinIII. VERS DE NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION EN DIRECTION DES ADMINISTRÉS de nos pratiques quotidiennes. (…) cette cartographie 2.0  place des amateurs dans des cadres professionnels (mise à jour des bases de données, collecte sur le terrain, production collaborative de référentiels, etc.) »24. Tout en respectant un protocole défini, les internautes sont invités à poster des observations liées au territoire, à échanger ou partager du contenu à partir d’éléments géolocalisés. Exemple de l’initiative « Léon » à Mérignac25 (66 095 habitants en 2008) Lancé en janvier 2011, cet outil de géolocalisation au service des habitants de la commune, permet de signaler tout problème technique constaté dans la commune  (problèmes de circulation, de signalisation, éclairage…). En quelques clics, l’utilisateur précise l’objet de son intervention en s’appuyant sur une carte de type Google Maps et en indiquant obligatoirement les éléments d’identité du plaignant. Cet outil s’inscrit dans une démarche de démocratie participative dans la mesure où il a pour vocation d’accélérer la remontée des dysfonctionnements aux services municipaux. 24 « Cartographie 2.0 : le grand public, producteur de contenus et de savoirs géographiques avec le web 2.0 », [Méricskay et Roche, 2001] dans revue en ligne Cybergeo, http://cybergeo.revues.org/24710 25 http://leon.merignac.com 32

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