REP 2400    INTERNET ET RELATIONS          PUBLIQUESFEP - Certificat de relations publiques     Professeur : Patrice Lerou...
Introduction« Le but d’un essai1 : écrire pour dire, pour connaître le monde. Écrire pour commenter etexpliquer le réel. U...
Première partie :Portrait d’une (sous-) génération : les      « jeunes» baby-boomers                                      ...
Le portrait d’une génération… Une tentative, en tout cas1er janvier 2011 : la première cohorte des baby-boomers prenait sa...
Dan Barry, qui signe l’article du NYT susmentionné, écrit : « Previous generations wereraised to speak only when spoken to...
Bien sûr, un survol sur Internet permet de constater que, d’une façon générale, un peupartout au monde, les baby-boomers s...
celui ou celle qui ne sait pas que ces deux événements ont eu lieu, dans leur ville. Pourles « Early » baby-boomers, Expo ...
Notre génération a joué un rôle déterminant dans le façonnage de l’économie canadienne,selon Karol J. Krotki et Jacques He...
Seconde partie :  Internet, médias sociaux et baby-              boomers                                      9
Le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations)Nous avons la chance de pouvoir compter, au Québec, sur ...
Une étude intéressante, certes, mais compte tenu de son angle « aînés», qui ne rejoint pasvraiment le sujet des présentes....
dont le revenu familial est au-dessus de 60 000 $ sont des internautes réguliers, de mêmeque 95,2 % des professionnels, 93...
 Divertissement en ligne et Web 2.0 : Les jeunes boomers se divertissent peu sur         Internet, sauf pour la consultat...
Selon M. René Vézina, du Journal des Affaires23, le point de bascule est atteint, auQuébec : pour la première fois, nous c...
De 2000 à 2010Utilisation Internet : de 40% à 74%Utilisation des téléphones portables : de 34 % à 81 %Utilisation de « Clo...
Troisième partie : Pourquoi les jeunes (et moins jeunes)baby-boomers hésitent-ils … à envahir        les réseaux sociaux? ...
À mon avis, deux raisons fondamentales sont à la base de l’hésitation des baby-boomersvis-à-vis des réseaux sociaux.Premiè...
Dans un article intitulé « De Big Brother à Big Mother 30 », M. Villemure écrit ce quisuit :« Contrairement à la croyance ...
René Villemure termine son article en recommandant de ne pas être alarmiste et que cene sont pas les médias sociaux qui so...
ConclusionForce est de constater, en parcourant le Web à la recherche de données relatives auxbaby-boomers et à leur utili...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Rep 2400 essai - renée senneville (oct. 2011)

736 vues

Publié le

Essai remis à M. Patrice Leroux le 31 octobre 2011 dans le cadre du cours REP2400

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
736
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
5
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Rep 2400 essai - renée senneville (oct. 2011)

  1. 1. REP 2400 INTERNET ET RELATIONS PUBLIQUESFEP - Certificat de relations publiques Professeur : Patrice Leroux Titre :Les baby-boomers à l’ère d’Internet et des médias sociaux Par Renée Senneville SENR31555800 Le 31 octobre 2011 1
  2. 2. Introduction« Le but d’un essai1 : écrire pour dire, pour connaître le monde. Écrire pour commenter etexpliquer le réel. Une écriture qui vise une connaissance. Se découvrir en précisant sapensée : dans le texte même cela engendrera une forme d’errance, un centre et desdigressions.Digression (selon www.linternaute.com): développement qui s’écarte du sujet principal.Voilà en je voulais en venir. Je suis partie avec comme ambition, celle de dresser unportrait de l’utilisation des médias sociaux par les baby-boomers. En route, j’ai voulupréciser ce que j’entendais par « baby-boomers», et je me suis un peu éternisée sur lesujet, très intéressant, des sous-groupes qui forment l’ensemble des baby-boomers : lesjeunes baby-boomers (dont je suis, en toute modestie), nés entre 1955 et 1964, et lesmoins jeunes (les véritables « baby-boomers», selon moi, en tout respect), nés entre 1945et 1955.Cette exploration générationnelle m’a permis de bien cerner ce que nous sommes, nous,les jeunes baby-boomers. Nous empruntons certaines de nos qualités aux plus âgés, quisouvent étaient en ligne de front devant nos parents, alors que pour nous le passage a étéplus facile. Mais nous nous distinguons de nos aînés à plusieurs égards. La premièrepartie de cet essai se termine donc dans un mode de digression totale…La seconde partie de cet essai fait du rattrapage. Nous plongeons dans les chiffres, lesstatistiques et les données, au point d’en perdre le sens de l’orientation. Il y a tantd’études et d’enquêtes à consulter, toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Maiscomment gérer toute cette information? Par la curation personnelle, bien sûr. J’ai tentéd’identifier les sources d’information les plus sûres. J’ai tout de même tenté de suivre uncertain fil conducteur pour obtenir ne serait-ce qu’une esquisse de l’utilisation d’Internetet des médias sociaux par les baby-boomers.Et en troisième partie, j’identifie ce que je crois être les plus grands obstacles à laparticipation des baby-boomers aux réseaux sociaux. Ces obstacles sont en lien directavec ce que sont, dans leur essence, les baby-boomers. Donc, finalement, mon « errance»de la première partie n’aura peut-être pas été vaine.1 http://mondeplumes.forumactif.net/t54-qu-est-ce-qu-un-essai 2
  3. 3. Première partie :Portrait d’une (sous-) génération : les « jeunes» baby-boomers 3
  4. 4. Le portrait d’une génération… Une tentative, en tout cas1er janvier 2011 : la première cohorte des baby-boomers prenait sa retraite. Le New YorkTimes (NYT), dans sa première édition de la nouvelle année2, rapportait les conclusionsd’un récent sondage réalisé par le Pew Research Center3, au sujet des 10 000 Américainsqui franchiront cette étape, chaque jour, pour les 19 prochaines années. Pour nos voisinsdu Sud, on parle de 79 millions de personnes, soit 26 % de la population. Reportons ceschiffres chez nous. Si on se fie aux dernières données de Statistique Canada4, 8 912 384Canadiens prendront leur retraite d’ici 2020, au rythme de 1218 départs par jour, soit444 570 par année.« Réputés pour leur idéalisme et leur égocentrisme, les membres de la génération desbaby-boomers vivront et travailleront plus longtemps que leurs parents, tout ennourrissant davantage de regrets sur la façon dont leur vie a tourné», écrit Richard Hétudans son blogue du 1er janvier 20115, rapportant les conclusions du sondage du PewResearch Center. Le désenchantement des baby-boomers serait notamment lié à lasituation économique et aux objectifs irréalisés d’une génération qui, selon une pubcélèbre de 1971, « voulait apprendre au monde entier à chanter en parfaite harmonie,avant de lui offrir un Coca-Cola… », toujours selon M. Hétu.Durée de vie plus longue (et les craintes que cela entraîne, notamment sur le plan dessoins de santé), prolongement des années de travail (et les difficultés y reliées, le besoinde mise à jour, et également le « bumping » dont ils font souvent l’expérience),désenchantement, désir de jeunesse éternelle (et le Botox qui va avec), regrets, contexteéconomique mondial précaire (aujourdhui les États-Unis et la Grèce, demain l’Italie…Le Canada tient bon, mais pour combien de temps?), autant de volets dont il estamplement question dans les médias, lorsque le sujet des baby-boomers est abordé.Certains tentent de dresser un véritable portrait universel des baby-boomers. D’autres,dont je suis, sont d’avis qu’il est impossible d’énumérer les caractéristiques les décrivant.Quelques éléments fondamentaux rapprochent cependant les baby-boomers, ceux dumonde occidental, en tout cas. L’histoire et le contexte sociologique font clairementpartie de ceux-ci.2 http://www.nytimes.com/2011/01/01/us/01boomers.html3 http://pewresearch.org/pubs/1834/baby-boomers-old-age-downbeat-pessimism4 http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/110324/dq110324b-fra.htm5 http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2011/01/01/les-baby-boomers-a-65-ans/ 4
  5. 5. Dan Barry, qui signe l’article du NYT susmentionné, écrit : « Previous generations wereraised to speak only when spoken to, and to endure in self-denying silence. But babyboomers were raised on the more nurturing, child-as-individual teachings ofDr. Benjamin Spock, and then placed under the spell of television, whose advertisersmarketed their wares directly to children ». M. Barry cite Steven M. Gillon, auteur deBoomer Nation 6. Ce dernier, lui-même un boomer, nous met en garde contre unegénéralisation des caractéristiques de sa génération. Il identifie toutefois des élémentscontextuels qui touchent l’ensemble des boomers : « It created a sense of entitlement thathad not existed before… We became more concerned with our own emotional well-being,whereas to older generations that was considered soft and fluffy ».Les baby-boomers n’ont pas créé le rock and roll, mais ont capitalisé sur son potentielpour se révolter contre leurs parents. Ils n’ont pas mené le mouvement pour les droitscivils, mais ils y ont souscrit – au moins pour une large partie d’entre eux – et ils en ontappliqué les principes pour lutter pour les droits des femmes, des gays et des lesbiennes,selon M. Barry. « They came to expect, even demand, freedom of choice; options in life »,conclut-il.Deux générations dans uneSelon l’Encyclopédie canadienne7, les baby-boomers appartiennent à la génération néeentre 1946 et 1966, et la génération X (soit dit en passant un terme popularisé parDouglas Coupland, un excellent auteur canadien) (1966 à 1974), est celle quicorrespondant à la chute du taux de natalité après le baby-boom, c’est-à-dire le « baby-bust » d’après 1966. Je revendique un statut particulier pour les « jeunes » baby-boomers,soit ceux qui sont nés après 1955. Je suis d’avis qu’il faut scinder les baby-boomers endeux sous-groupes, même si le contexte historique et sociologique dans lequel ils ont étéélevés agit en partie comme un dénominateur commun. Les jeunes baby-boomers et lagénération X ont amorcé leur vie professionnelle en même temps, au cours de la décenniedes années 1980, et ont rencontré les mêmes difficultés, notamment un taux de chômagetrès élevé. D’ailleurs, en France, on est même allés jusqu’à élargir le groupe des boomersaux individus nés entre 1945 et 19698.6 Boomer Nation : The largest and Richest Generation Ever and How it changed America, Simon &Shuster, 20047 http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf00004378 Les Baby-Boomers. Une génération (1945–1969), rééd., Hachette Littératures, coll. « Pluriel »Paris, 2007 re(1 éd. 2003), 324 p. 5
  6. 6. Bien sûr, un survol sur Internet permet de constater que, d’une façon générale, un peupartout au monde, les baby-boomers sont identifiés au groupe des « individus appartenantà la classe d’âge entre 1946 et 1964», comme l’illustre cette définition tirée du Glossairede l’encyclopédie du marketing français9 ou cette définition tirée du site américain« about.com» ( appartenant au NYT): « The Boomers were born between 1944 and1964 »10. Mais les réalités des 1946-1955 et des 1955-1964 ne sont pas tout à fait lesmêmes.Les « jeunes » baby-boomersLa série Star Trek : The Original Series (de 1966 à 1969) les a tous fait rêver. Bobino etBobinette (1957 à 1985) les ont initiés, tout-petits, à la télévision. Pendant ce temps, leursgrandes sœurs et grands frères écoutaient Joan Baez et Bob Dylan. Quant à eux, ils sesont mis à écouter, un peu plus tard, les Rolling Stones, David Bowie, The Police ouMadonna.Richard Hétu nous invite à nous rendre sur un site du NYT qui résume les événementsqui ont marqué la vie des baby-boomers d’un certain âge11. Je n’étais pas née lors dupassage d’Elvis à l’émission d’Ed Sullivan, en 1956. Mais je me souviens très bien desfunérailles de John F. Kennedy en 1963 (j’avais 5 ans et je regardais la télévision encompagnie de ma mère qui pleurait à chaudes larmes), et du premier homme qui amarché sur la lune, en 1969 (l’année de la sortie du dernier album des Beatles, AbbeyRoad, un événement mémorable). J’étais assez âgée pour suivre l’actualité au moment duWatergate, et, déjà jeune journaliste, j’ai vu la navette Challenger exploser en direct, le28 janvier 1986.(Par contre, le lancement de Windows 95 n’est pas un événement marquant dans ma vie,ni même celui du premier iPod, le 23 octobre 2001. Le sujet des « technonuls» seraabordé dans la seconde partie de cet essai).Repères générationnelsPour nous, baby-boomers québécois (ou seulement montréalais, peut-être?), lesévénements marquants de notre jeunesse sont Expo 67et les olympiques de 1976.L’équation est très simple. Quiconque n’était pas né en 1967 est plus jeune que nous, etquiconque n’était pas né en 1976 est beaucoup plus jeune que nous. Il y a pire encore :9 http://www.e-marketing.fr/Definitions-Glossaire-Marketing/Baby-boomer-5805.htm10 http://humanresources.about.com/od/glossaryb/g/boomers.htm11 http://www.nytimes.com/imagepages/2011/01/01/us/01boomers-graphic.html?ref=us 6
  7. 7. celui ou celle qui ne sait pas que ces deux événements ont eu lieu, dans leur ville. Pourles « Early » baby-boomers, Expo 67 était un lieu de rencontres internationales, souventun tournant dans leur vie de jeune adulte. Pour les « Late boomers », dont je suis, Expo67 représentait un concours (celui ou celle qui obtiendrait le plus de visas dans sonpasseport rouge de l’Expo - un visa par pavillon). Nous étions accompagnés de nosparents, alors que les plus vieux se retrouvaient souvent entre eux, à la discothèque duPavillon de la Tchécoslovaquie. Les olympiques de 1976, pour les Late-boomers, ont étél’occasion de nous ouvrir sur le monde. Et d’admirer les magnifiques athlètes quidéambulaient dans les rues de notre ville. Nous avions à peine 20 ans, mais contrairementaux Early-boomers, nous n’avions pas les moyens de nous acheter des billets pour lesépreuves sportives!Le sujet des présentes : les jeunes boomersCette distinction entre jeunes boomers et les véritables boomers m’apparaît importantecar ma réflexion, dans le cadre de cet essai, porte principalement sur les jeunes baby-boomers, même si l’ensemble des baby-boomers partagent quelques caractéristiques.Donc, lorsque je parler de baby-boomers ou de boomers, mon expérience et mesconnaissances feront en sorte que je ferai référence aux personnes qui sont nées entre1954 et 1966, soit « ma clique ».D’ailleurs, Steve Gallion est d’accord avec moi. Disons plutôt que je suis d’accord aveclui(!). Il divise les boomers en deux groupes : ceux qui sont nés entre 1945 et 1957, etceux qu’il appelle les Shadow boomers ou Echo boomers, nés entre 1958 et 1963. NeilHowe et William Strauss (voir The Strauss-Howe generational theory12), historiens etauteurs du livre Generations13 en 1991, sont également d’avis que les personnes néesentre 1961 et 1964 représentent des modèles culturels et politiques très semblables àcelles qui sont nées entre 1955 et 1960.Un défi pour les spécialistes de la communicationBref, nous, les baby-boomers, sommes nombreux, rêveurs, idéalistes et exigeants. Noussommes plus instruits que ne l’étaient nos parents et nous vivrons au moins jusqu’à 80ans. Nous nous sommes battus pour avoir des choix, nous nous maintenons en bonneforme physique, nous sommes prudents et nous ne sommes pas dupes. Les baby-boomersreprésentent un bon quart de la population actuelle, une masse critique que lesspécialistes des communications ne peuvent pas ignorer, et surtout qu’ils doiventapprocher avec doigté.12 http://en.wikipedia.org/wiki/Strauss-Howe_generational_theory13 http://en.wikipedia.org/wiki/Generations_(book) 7
  8. 8. Notre génération a joué un rôle déterminant dans le façonnage de l’économie canadienne,selon Karol J. Krotki et Jacques Henripin, tous deux éminents démographes canadiens.« À mesure que les boomers prennent de l’âge, les pressions économiques et socialessont passées des écoles aux besoins des personnes âgées ainsi qu’au financement dessoins des santé et de la sécurité du revenu, dont la population vieillissante a besoin». 14Donc, les baby-boomers ont du caractère, et ont l’habitude de changer les choses qui neleur plaisent pas. Gare à ceux qui pensent pouvoir les « embarquer» dans quelqueaventure périlleuse!Tout ça pour en venir au vif de mon sujet… les médias sociaux et les baby-boomers.14 http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0000437 8
  9. 9. Seconde partie : Internet, médias sociaux et baby- boomers 9
  10. 10. Le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations)Nous avons la chance de pouvoir compter, au Québec, sur l’expertise du CEFRIO (leCentre francophone d’informatisation des organisations). Le CEFRIO regroupe 150membres universitaires, industriels et gouvernementaux, et 60 chercheurs associés etinvités15. Sa mission est de contribuer à faire du Québec une société numérique, grâce àl’usage des technologies comme levier de l’innovation sociale et organisationnelle.« Des Aînés branchés et de plus en plus compétents avec les TIC» : une étude duCEFRIO :En 2010, le CEFRIO publiait une étude intitulée « Des Aînés branchés et de plus en pluscompétents avec les TIC »16. On y dresse l’utilisation régulière d’Internet par les Aînés,soit les personnes de plus de 55 ans. Certaines informations ont été recueillies par sous-groupe, notamment le groupe de 55-64 ans, c’est-à-dire la population visée par le présentdocument. Il nous est ainsi possible de constater que 68 % de la population dont l’âge sesitue entre 55 ans et 64 ans sont des utilisateurs réguliers d’Internet, une augmentationnotable puisqu’en 2009, ils n’étaient que 63%. L’utilisateur type est un homme de 55-64ans, vivant en ville, disposant d’un revenu de retraite supérieur, et ayant un niveauuniversitaire. On y apprend également que 34 % des 50-55 ans participent à des réseauxsociaux.Freins à l’utilisation d’InternetL’étude identifie les principaux freins à l’utilisation d’Internet, sans toutefois spécifier desous-groupe. Ceux-ci sont donc propres à toutes les personnes de 55 ans et plus, sansdistinction pour le groupe de 55-64 ans. Mais je suis d’avis que ces « freins» sontsensiblement les mêmes pour les jeunes boomers que pour les personnes plus âgées. On yretrouve notamment : l’inquiétude liée à la sécurité, la résistance au changement, lemanque d’habileté sur le plan technologique, la protection des renseignementspersonnels, les transactions en ligne peu sécuritaires pour les achats en ligne ou effectuerdes transactions bancaires. Les femmes sont les plus craintives.Le niveau de la maîtrise et des connaissances et de la technologie et d’Internet constitueun élément déterminant dans l’usage des technologies et dans les différentes activitésréalisées sur la Toile.15 http://www.cefrio.qc.ca/le-cefrio/notre-mission/16 http://www.cefrio.qc.ca/publications/detail-dune-publication/publication/4878/ 10
  11. 11. Une étude intéressante, certes, mais compte tenu de son angle « aînés», qui ne rejoint pasvraiment le sujet des présentes.Une enquête plus pertinente :NETendances : l’évolution des grandes tendances d’utilisation du Web et des TIC(technologies de l’information et des communications) au QuébecEn 1999, le CEFRIO lançait l’étude NETendances qui suit l’évolution des grandestendances d’utilisation du Web et des TIC au Québec, par le biais d’un sondagetéléphonique. Jusqu’ici, plus de 175 000 Québécois ont répondu aux questions dusondage, en anglais et en français. « L’engouement pour les médias sociaux auQuébec »17, un fascicule publié dans le cadre de cette étude, est une source précieuse destatistiques.On y apprend que les internautes qui font partie du groupe des baby-boomers et des aînéss’intéressent de plus en plus aux médias sociaux. 69,1 % des internautes de 45-54 ans,54,7 % internautes de 55-64 ans, et 38,6 % des 65 ans et plus réalisent au moins uneactivité par mois sur les médias sociaux. « Il y a donc lieu de croire qu’il y a une réellepénétration des médias sociaux chez les baby-boomers et les aînés québécois, et ce,surtout pour la consultation de contenu, l’interaction avec d’autres et l’entretien d’unprofil », y écrit-on.L’utilisation des médias sociaux varie donc largement selon l’âge. Selon l’étude du PewResearch Center susmentionnée, il semble que c’est justement au sein du groupe de baby-boomers que l’on constate la plus forte progression d’utilisation des médias sociaux,également en matière de la consultation de contenu, des interactions et de l’entretien d’unprofil . « La création de contenu, par exemple la réalisation d’un blogue, demeure uneactivité privilégiée par les cohortes les plus jeunes18 ».Le blogue du CEFRIO regorge de données de toutes sortes. Ainsi, de mois en mois, onpeut suivre l’utilisation d’Internet et de nouveaux éléments sont mis en lumière. Enoctobre 201119, par exemple, on apprend que le taux d’internautes réguliers est de 96,3 %chez les 18-24 ans, de 86,6 % chez les 25-34 ans, de 87,6 % chez les 35-44 ans et de 82,2% chez les 45-54 ans . 90,1 % des Québécois qui ont des enfants et 95,1 % des personnes17 http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Publication/NET_1-MediasSociaux_finalavecliens_.pdf18 Ibid, page 1819 http://blogue.cefrio.qc.ca/2011/10/utilisation-dinternet-au-quebec-en-octobre-2011/ 11
  12. 12. dont le revenu familial est au-dessus de 60 000 $ sont des internautes réguliers, de mêmeque 95,2 % des professionnels, 93,9 % des étudiants et 89,3 % des cols blancs.Les baby-boomers : plus observateurs qu’acteurs sur les réseaux sociauxEn juin 2010, le CEFRIO publiait un article sur son blogue, intitulé « Les baby-boomerset les médias sociaux »20. Selon les chiffres de l’époque (qui pourraient bien avoir changédepuis un an, au rythme où les tendances se poursuivent), tirés de l’enquêteNETendances, 346 000 aînés québécois seraient présents sur les réseaux sociaux. 23 %des 55-64 ans et 9% des plus de 65 ans ont fréquenté des sites de réseaux sociaux.NETendances a révélé des informations très intéressantes à leur sujet : « S’ils sontprésents sur les réseaux sociaux, leurs activités y sont moins évidentes... c’est auprès desplus de 55 ans qu’on observe les taux d’engagement les moins élevés… les baby-boomers et les ainés sont plus observateurs qu’acteurs sur les réseaux sociaux». En effet,les 55 ans et plus se sont inscrits sur Facebook surtout pour « suivre » leurs enfants oupetits-enfants, voir ce qui y apparaît, ou encore tenter de reprendre contact avec devieilles connaissances.Le portrait des jeunes boomers sur Internet serait le suivant, si on se fie à d’autresdonnées du CEFRIO 21:  Ils sont la cohorte la plus représentative de la moyenne québécoise, autant pour leur taux d’utilisation d’Internet et de leur matériel, la possession d’une adresse courriel que pour le nombre d’heures d’utilisation du Web et du Web 2.0. Les jeunes boomers sont donc la génération qui représente le mieux la tendance centrale.  Leur taux d’utilisateurs réguliers d’Internet est en progression (80 %). Ils utilisent Internet en moyenne 9,8 heures par semaine à la maison, et 6,7 heures au bureau. Quant à l’Internet mobile, ils en font usage 0,4 heure par semaine, beaucoup moins que les plus jeunes internautes.  Recherche d’informations en ligne : 42 % d’entre eux utilisent Internet pour obtenir des sources d’informations avant un achat. Leurs sujets de recherche préférés sont les conditions météorologiques (73%), l’actualité (70%), la cuisine (68 %) et le jardinage et l’entretien de la maison (37 %).  78 % d’entre eux possèdent une adresse courriel, contre 91 % aux États-Unis.20 http://blogue.cefrio.qc.ca/2010/06/les-baby-boomers-et-les-media-sociaux/21 http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Projets/NETendances-Vol1_8_generations_LR.pdf 12
  13. 13.  Divertissement en ligne et Web 2.0 : Les jeunes boomers se divertissent peu sur Internet, sauf pour la consultation de vidéos (36 %). L’activité Web 2.0 la plus fréquente est la visite de wikis (46 %). Ils sont moins nombreux à visiter des sites de réseautage ou à participer à ces sites (39 %). (Aux États-Unis, ce chiffre est de 50 %).  Peu d’entre eux consultent des blogues (32%).  Ils ont la claire intention d’adhérer aux services bancaires en ligne.Notons que ces chiffres datent de 2010.Le marketing sur les médias sociaux destiné aux baby-boomersUne étude du Pew Research Centre22, menée au printemps 2011, a révélé que 32 % despersonnes de 55-64 ans utilisent l’un des médias sociaux les plus populaires (Facebook,Linkedin,ou Twitter) sur une base quotidienne. Ce pourcentage, l’année dernière, était de20%, soit une augmentation de 60 %. Facebook demeure en tête, suivi bien derrière parTwitter, qui ne rejoint que 11% des adultes internautes de 50-64 ans.Selon plusieurs analystes, les spécialistes de tout acabit (conseillers financiers,spécialistes de communication, banquiers) doivent réajuster leur tir, et envisagersérieusement d’augmenter leur présence sur les médias sociaux s’ils veulent rejoindrecette masse critique de baby-boomers dont la présence est en nette progression sur leWeb.Les baby-boomers utilisent les réseaux sociaux pour retrouver leurs anciens amis, pourgarder des liens avec leurs familles, se construire des réseaux personnels etprofessionnels, planifier leurs vacances et se trouver du travail ou faire avancer leurcarrière. Nombreux sont ceux qui sont abonnés à des listes d’envoi ou à des infolettres ouqui recherchent des renseignements liés à la santé. Les réseaux sociaux peuvent aussipermettre de briser les barrières intergénérationnelles, les connaissances pouvant êtrepartagées plus facilement.L’approche et le ton ne peuvent pas être les mêmes qu’avec les internautes plus jeunes.Les baby-boomers commandent une stratégie de marketing ciblée, qui leur est propre. Ilssont majoritairement urbains, éduqués, encore actifs, et ont un pouvoir d’achat élevé. Ilsne font pas partie de la « génération piton», mais ils sont bien présents tout de même, et àhaute vitesse. Ils exigent des services et des contenus mieux adaptés à leurs besoins.22 http://www.pewinternet.org/Reports/2011/Social-Networking-Sites.aspx 13
  14. 14. Selon M. René Vézina, du Journal des Affaires23, le point de bascule est atteint, auQuébec : pour la première fois, nous comptons plus de personnes âgées de 55 ans et plusque de jeunes de 15 ans et moins. Les entreprises doivent s’adapter à cette réalité dansleur approche du Web 2.0.Selon le site www.insidefacebook.com, l’âge moyen de l’utilisateur Facebook est de 26ans, mais le groupe où la plus grande progression est constatée est celui des femmes de55 et plus (une augmentation de 175 % entre 2008 et 2009), suivi par celui des hommesdu même âge (138 %). Partout dans le monde, des études confirment cette tendance duvirage Web 2.0 des baby-boomers.Atteindre les baby-boomers sur InternetSelon le blogueur Mark Miller24, beaucoup de spécialistes du marketing adoptent uneapproche plutôt traditionnelle pour atteindre les baby-boomers sur Internet. Ils croientque ceux-ci ont déjà leurs marques de choix et ne peuvent s’intéresser à ce qui estnouveau, qu’ils sont résistants au changement, et qu’ils ne s’adaptent pas à la nouvelletechnologie. Ils visent donc, erronément, les consommateurs plus jeunes. Auparavant, lanotion de « client pour la vie» existait. De nos jours, elle est disparue, toujours selon M.Miller. La vitesse du changement des produits fait en sorte que les consommateurs nepeuvent être retenus pour longtemps. Les boomers sont tout aussi ouverts aux nouveauxproduits que les plus jeunes. « C’est une génération qui a brisé le moule à chacun desstages de sa vie. Elle fera de même en atteignant l’âge mûr. En fait, les boomers onttoujours été au front lorsqu’il fallait adhérer à de nouveaux produits et à de nouvellestechnologies, leur vie entière a été faite de changements »25.L’évolution des baby-boomers, à l’ère numériqueUn tableau du Pew Resarch Center, « Baby Boomers in the Digital Age »26, permet devois l’évolution des baby-boomers, entre 2000 et 2010, à plusieurs égards. En voici unrésumé :23 http://www.lesaffaires.com/archives/generale/eveilles-capables-et-productifs-les-travailleurs-de-55-ans-et-/53616224 http://smallbiztrends.com/2007/04/reaching-baby-boomers-on-the-internet.html25 Traduction libre tirée de l’article de Mark Miller, ibidem.26 http://www.pewinternet.org/Presentations/2010/Mar/Boomers.aspx 14
  15. 15. De 2000 à 2010Utilisation Internet : de 40% à 74%Utilisation des téléphones portables : de 34 % à 81 %Utilisation de « Cloud » : de 10% à 50%Population d’internautes : de 28% à 34%Navigation quotidienne : de 24% à 32%Visite sur Internet une fois par jour : de 24% à 69%Utilisation du « e-commerce» : même niveau que la génération Millenium (18-29ans)Les « surfeurs d’argent »27La récente étude du Pew Research Center révèle que les adultes américains se connectentde plus en plus aux réseaux sociaux. C’est la première fois que la moitié de la populationutilise Facebook, Twitter ou Linkedin. Lutilisation des réseaux par les adultes de moinsde 30 ans stagne alors que les plus âgés commencent à shabituer quotidiennement à lesutiliser. Les baby-boomers deviennent la cible d’un nombre grandissant d’entreprises etde sites dédiés. Des réseaux sociaux exclusifs leur sont maintenant réservés,www.eons.com par exemple. De nouvelles technologies voient le jour. La société Careinnovations28 vient de lancer une tablette spécifiquement pour les baby-boomers. »27 http://www.portaildudeveloppementcommercial.com/articles/les-baby-boomers-accros-aux-r%C3%A9seaux-sociaux-.html28 http://www.careinnovations.com/ 15
  16. 16. Troisième partie : Pourquoi les jeunes (et moins jeunes)baby-boomers hésitent-ils … à envahir les réseaux sociaux? 16
  17. 17. À mon avis, deux raisons fondamentales sont à la base de l’hésitation des baby-boomersvis-à-vis des réseaux sociaux.Première raison : La technonullité des baby-boomersLa première raison est la « technonullité » d’un grand nombre d’entre eux, qui,contrairement aux générations qui les suivent, « ne sont pas tombés dedans » quand ilsétaient petits.Comme moi, ils ont connu le papier carbone et les machines à écrire, les heuresinterminables de recherche dans les bibliothèques, par mot clé, dans les milliers derépertoires et de périodiques qui étaient à notre disposition.Ça va trop vite pour eux. Ils s’achètent un Blackberry, et le lendemain, on leur dit queleur téléphone intelligent est très limité.Selon Julien Pouget, spécialiste français du management intergénérationnel29 , l’adoptionde nouvelles technologies et des réseaux sociaux se fait par strates générationnellessuccessives. Les générations qui ont grandi avec le numérique (X et Y) sont des« adopteurs précoces », et elles sont rejointes ensuite par les générations suivantes, letemps pour eux d’adopter de nouveaux usages.Seconde raison : La « traçabilité universelle »La question de la vie privée est au cœur des hésitations de ce groupe à se rendre sur lesréseaux sociaux. Selon l’étude Génération A (susmentionnée), nombreux sont ceux quidonnent toujours un faux nom sur Internet et font très attention de ne jamais publierd’informations personnelles.René Villemure, fondateur de l’Institut québécois d’éthique appliquée, est éthicien. En2005, il a été reconnu par la Chaire de management éthique des HEC comme étant l’unedes 120 personnalités internationales qui ont contribué au développement d’une éthiqueintégrale. Il enseigne également la gouvernance éthique au Collège des administrateurs desociétés de l’Université Laval.29 http://lagenerationy.com/2010/03/24/baby-boomers-numerique/ 17
  18. 18. Dans un article intitulé « De Big Brother à Big Mother 30 », M. Villemure écrit ce quisuit :« Contrairement à la croyance populaire qui voit en les médias sociaux une manière desamuser ou de créer certains liens daffaires, je crois sage de proposer de faire porter leregard un peu plus loin et danticiper les impacts puis les conséquences de lusage, parfoispervers, de ces outils qui peuvent être, avant tout, de formidables outils de surveillance...En affaire de médias sociaux, il importe de savoir que chacun de nos gestes sur le Webpeut dorénavant être retracé, il suffit dy mettre le moyen. En 2011, le web représente latraçabilité universelle, lomnimémorisation de tout ce qui est consulté ou mis en ligne ».Selon lui, cette « traçabilité » universelle a déjà rendu obsolète le concept de vie privéetel que nous le connaissons. Il est vrai que nous sommes très nombreux – parmi les baby-boomers – à nous être battus pour protéger notre vie privée, à refuser de donner notrenuméro d’assurance sociale à quiconque nous le demandait sans justification. Le Canadan’a pas de carte d’identité obligatoire, contrairement à la France, par exemple. Nous nefaisons pas l’objet de « contrôles d’identité » régulièrement, comme nos cousins français.Comme le dit René Villemure, on avait peur de Big Brother, tous impressionnés que nousétions, après la lecture du livre 1984 de Georges Orwell, mais « avec les médias sociaux,nous faisons maintenant face à Big Mother, celle qui garde tout en mémoire... », écrit-il.Je crois que l’essence de l’hésitation des baby-boomers à participer aux réseaux sociauxse retrouve dans ces mots de M. Villemure : « La différence entre la réputation et lanotoriété sillustre par lincontournable durée nécessaire à la construction de la réputationversus linstantanéité ou la spontanéité offerte, par exemple, par les médias sociaux ».On l’a vu récemment, dans l’événement entourant le départ de Radio-Canada de PierreSormany, directeur des émissions d’affaires publiques de la Télévision. La diffusionaccidentelle dans l’espace public de propos personnels tenus à l’endroit de l’animateur etanalyste Jean Lapierre contrevenait à la politique journalistique de Radio-Canada, quigouverne l’utilisation personnelle des médias sociaux et selon laquelle « l’expressiond’opinions personnelles sur des sujets controversés ou d’ordre politique peut miner lacrédibilité du journalisme de Radio-Canada et éroder la confiance du public31 ». PierreSormany avait allégué sur Facebook que Jean Lapierre était lié à l’entrepreneur TonyAccurso.30 http://www.ethique.net/31 http://servicesfrancais.radio-canada.ca/communique-et-annonce/annonces/propos-de-pierre-sormany-sur-facebook/ 18
  19. 19. René Villemure termine son article en recommandant de ne pas être alarmiste et que cene sont pas les médias sociaux qui sont « dangereux, pervers ou non-éthique », mais c’estl’utilisation faite par certains qui défie le bon sens. 19
  20. 20. ConclusionForce est de constater, en parcourant le Web à la recherche de données relatives auxbaby-boomers et à leur utilisation d’Internet et des médias sociaux, que le sujet estd’actualité. Évidemment, on en parle beaucoup en ce moment, car les plus âgés viennentde commencer à prendre leur retraite. Mais ce départ prendra bien du temps. 19 années,c’est presque la durée d’une génération, d’une demi-génération en tous cas.Les baby-boomers forment une masse critique. Et contrairement à ce que nombreuxspécialistes du marketing pensaient, jusqu’à récemment, ils sont de plus en plus présentssur le Web. Ils doivent être courtisés, au même titre que les consommateurs plus jeunes.Mais pas de la même façon.Les baby-boomers, jeunes et vieux, ont l’habitude d’obtenir ce qu’ils veulent. Ilsn’aiment pas se faire dicter leurs désirs. Ils exigent le respect. Ils veulent comprendre.Leur handicap fondamental est la technonullité. Mais, comme il ressort des étudescontenues aux présentes, une fois ce handicap surmonté (ça ne sera pas très long, à monavis), ils sauront exploiter avec brio le potentiel que leur offre Internet.Mais pas n’importe comment. Certainement pas au mépris de leurs valeurs, notammentcelui du respect de la vie privée. Ils se sont battus pour gagner ce respect et protéger leurvie privée, pas question pour eux de se lancer, tête première, dans un océan qui pourraitbien anéantir en quelques minutes le travail de toute une vie : leur réputation.L’épisode Sormany en a certainement traumatisé plusieurs. Nous espérons qu’elle en auraégalement réveillé d’autres, moins prudents. 20

×