Université Libanaise
Faculté de sciences économiques et de gestion
Branche I
Le taux de change et la croissance économique...
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Table des matières
Remerciement............................................................................................
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iii.1.1.a) La PPA absolue ''en niveau''.............................................................................. 29...
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À ma famille, Et mes amies.
Remerciement
Mon travail de recherche à été rendu possible grâce au soutien, aux encourageme...
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Introduction Générale
Le taux de change d’une monnaie est un bon indicateur de la vigueur, de la stabilité et
de la prod...
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les pays de taille moyenne poursuivent une approche se situant entre ces deux
extrêmes.
La recherche à réaliser l'équili...
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Soit par une action sur les prix nationaux : «dévaluation interne» ou «désinflation
compétitive », on parle donc de la c...
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Chapitre 1: le marché de change
Introduction :
’avènement du marché de change est le résultat direct de l’évolution de
l...
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Section I : Les régimes de change :
i.1) Le choix d'un régime de change :
Les échanges internationaux de biens de servic...
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(monétaires), par la suite l'attractivité des régimes de change Flexible croît
avec l'importance des chocs réels relati...
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- Le flottement pur permet d'obtenir l'indépendance de la politique monétaire et
libre mouvement des capitaux, le SMI d...
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au dollar américain dont le prix était fixe par rapport a l'or au FMI, chaque monnaie
est convertible en dollar et eux ...
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ce que le cours de la monnaie soit suffisamment attrayant pour attirer de nouveau les
investisseurs.
Une caisse d’émiss...
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i.2.3.b) Les inconvénients :
- Un pays qui adopte un régime de taux de change fixe est sensible aux crises
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i.4) Régime de change flexible :
Dans un système de changes flexibles, les taux de change fluctuent librement en
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des réserves importantes de devises pour défendre le cours de la monnaie. Dans
ces conditions les banques centrales ne ...
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- Dans un troisième temps, on s’aperçoit qu’un régime de change flexible est
susceptible d’être inflationniste, dans la...
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i.5) Régimes de change intermédiaires :
Les régimes de taux de change intermédiaires représentent un compromis entre le...
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Section II: Le marché de change :
Le marché de change appelé aussi le marche des devises en anglais FOREX
"FOReign Exch...
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ii.1) Les différents compartiments du marché de change:
Il existe plusieurs compartiments interdépendants sur le marché...
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Groupe un : est constitué des investisseurs qui interviennent sur le marché de change
en vue d'effectuer des transferts...
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- Elles cherchent à influencer l'évolution des cours de change dans le but de
réaliser des objectifs économique interne...
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ii.3) Les types de cotations des cours de change :
Il existe deux modalités de cotation des devises : au certain et à l...
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cotation au certain c'est le nombre des unités étrangères nécessaire pour obtenir une
unité de nationale, soit par exem...
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ii.4) Les différentes mesures des taux de change :
Il existe deux catégories de taux de change, la première qui couvren...
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l'échange internationaux, ou encore sur la base des termes de l'échange internes. Si E
est le taux de change nominal (T...
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ii.4.2.a) Interprétation:
Lorsque la cotation est à l'incertain:
- Si 𝑞 = 1 , cela signifie que le rapport des cours de...
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de surévaluation (sous-évaluation) réelle et donc un défaut (excès) de compétitivité-
prix, en parlant du taux de chang...
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iii.1.1) PPA absolue et PPA relative
Il y a deux versions de la PPA: la version absolue et la version relative, moins
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réalisation simultanée de l'équilibre interne (l'économie se trouve sur son sentier
de croissance potentielle) et de l'...
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Chapitre II : L'effet Balassa-Samuelson
Introduction:
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Section I : La PPA est restrictive :
Une étude de la Banque Mondiale de 1994 compare le pouvoir d'achat de tous les
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Section II : L'effet «Balassa Samuelson», les différentes mesures :
L'effet «Balassa Samuelson» peut recouvrir deux sit...
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Puisque «l'indice des prix» est une moyenne pondérée entre les deux secteurs, les prix
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.
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" sont respectivement les indices des ...
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Remplaçant l'équation (2.6) dans (2.1), on obtient :
𝒒 = 𝒆 .
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. 𝒑 𝑵
𝟏−𝜸
𝒑 𝑻∗ 𝜸∗ . 𝒑 𝑵
𝟏−𝜸∗ (2.7)
On sait que 𝒑 𝑻
𝜸...
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Le second membre désigne respectivement :
 𝒒 𝑻 est le prix relatifs des biens échangeables.
 𝟏 − 𝜸 [ 𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑻 − 𝒑 𝑵
...
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Les prix ajustés s'écrit alors comme suite :
𝒑 𝑻 = (𝒘 𝑻 − 𝜶 𝑻 ) 𝑒𝑡 𝒑 𝑻
∗
= (𝒘 𝑻
∗
− 𝜶 𝑻
∗
) (2.11)
𝒑 𝑵 = 𝒘 𝑵 − 𝜶 𝑵 𝑒𝑡 𝒑...
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dans les deux secteurs dans les deux pays, ce terme sera négligeable en cas de
concurrence avec des pays industrialisés...
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du secteur des biens échangeables entre un pays émergent et un pays avancé, cette
hypothèse semble toujours vérifiée au...
44
Ensuite on suppose que le TCRI* ne connaît pas des variations importantes, la
formule (2.9) se réduit jusqu'à :
𝒒 = 𝟏 −...
45
une appréciation du taux de change réel. Il peut y avoir des effets sectoriels de
cette demande d'investissements.
Le c...
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Chapitre 3 : les comptes extérieurs au Liban
Section I: Vers un régime de change fixe
Le secteur du commerce et service...
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Section II: les comptes extérieurs et le taux de change:
Le bon niveau du taux de change nominal est celui qui autorise...
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De manière générale les exportations libanaises depuis (1990-2014) n'étaient pas
affectées par les fluctuations du taux...
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Bien que les exportations tendent à augmenter et les importations tendent à diminuer,
la balance commerciale enregistre...
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Le taux de couverture12
représente un indicateur important du commerce, celui-ci
est interpréter comme le taux auquel l...
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Le taux de change et la croissance économique ;l'effet Balassa-Samuelson au Liban-PDF

  1. 1. Université Libanaise Faculté de sciences économiques et de gestion Branche I Le taux de change et la croissance économique: L'effet Balassa-Samuelson au Liban Projet présenté pour l'obtention de licence en sciences économiques Préparé par: Rabih Bassam EL HABTAH Jury: Superviseur: Dr. Chawki EL MOUSSAWI Suppléant: Dr. Maged CHARAFEDDINE 2014-2015
  2. 2. 2 Table des matières Remerciement........................................................................................................................... 4 Introduction Générale............................................................................................................... 5 Chapitre 1: le marché de change............................................................................................... 8 Introduction :............................................................................................................................. 8 Section I : Les régimes de change :............................................................................................ 9 i.1) Le choix d'un régime de change :.................................................................................... 9 i.2) Les régimes de change rigide : ..................................................................................... 11 i.2.1) Régime de change Fixe :......................................................................................... 11 i.2.2) Les caisses d'émission : .......................................................................................... 12 i.2.3) Avantages et inconvénients des régimes rigides : ..................................................... 13 i.2.3.a) Les avantages ...................................................................................................... 13 i.2.3.b) Les inconvénients :.............................................................................................. 14 i.4) Régime de change flexible :........................................................................................... 15 i.4.1) Les avantages et les inconvénients de change flexible:............................................. 15 i.4.1.a) Les avantages: ..................................................................................................... 15 i.4.1.b) Les inconvénients :.............................................................................................. 16 i.5) Régimes de change intermédiaires : ............................................................................. 18 Section II: Le marché de change :............................................................................................ 19 ii.1) Les différents compartiments du marché de change:.................................................. 20 ii.2) Les différents participants sur le marché de change :................................................. 20 ii.3) Les types de cotations des cours de change : .............................................................. 23 ii.3.1) La cotation à l'incertain (direct quote ou cotation directe): ................................. 23 ii.3.2) la cotation au certain ( indirect quote ou cotation indirecte)............................... 23 ii.4) Les différentes mesures des taux de change : ............................................................. 25 ii.4.1) Le taux de change effectif nominal: ...................................................................... 25 ii.4.2) Le taux de change Réel :........................................................................................ 25 ii.4.3) Le taux de change effectif réel .............................................................................. 27 ii.5) Le désalignement : ....................................................................................................... 27 Section III: Les déterminants des taux de change :................................................................. 28 iii-1) La parité de pouvoir d'achat et la différentielle d'inflation: ....................................... 28 iii.1.1) PPA absolue et PPA relative ................................................................................. 29
  3. 3. 3 iii.1.1.a) La PPA absolue ''en niveau''.............................................................................. 29 iii.1.1.b) La PPA relative '' en évolution'' ........................................................................ 30 iii.2) Le différentiel de taux d'intérêt et l'effet Fisher: ........................................................ 31 iii.2.1.a) La parité des taux d’intérêt couverte .................................................................... 31 iii.2.1.b) La parité des taux d’intérêt non couverte............................................................. 31 iii.2.2) L'effet Fisher:........................................................................................................ 32 iii.3) Les taux de change d'équilibre fondamentaux: .......................................................... 32 Chapitre II : L'effet Balassa-Samuelson ................................................................................... 34 Introduction:............................................................................................................................ 34 Section I : La PPA est restrictive : ............................................................................................ 35 Section II : L'effet «Balassa Samuelson», les différentes mesures :........................................ 36 ii-1) La version simplifiée «au sens large» Décomposition du taux de change:................. 37 ii-2) Les différences de productivité entre les secteurs «au sens strict»:........................... 40 Section III : Les hypothèses sous-jacentes :............................................................................ 42 Section IV : Autre explications de l'appréciation du taux de change réel:.............................. 44 Chapitre 3 : les comptes extérieurs au Liban .......................................................................... 46 Section I: Vers un régime de change fixe ................................................................................ 46 Section II: les comptes extérieurs et le taux de change:......................................................... 47 ii.1) La Balance Commerciale............................................................................................... 47 ii.2) Les indicateurs de performance................................................................................... 49 ii.3) Le secteur extérieur des relations purement financières ............................................ 50 Section III: évaluer l'effet Balassa-Samuelson au Liban .......................................................... 51 iii.1) Les problèmes d'estimation qu'on peut rencontrer ................................................... 52 iii.2) Les tests d'estimation.................................................................................................. 52 iii.3) L'analyse des résultats du Liban.................................................................................. 53 Conclusion ............................................................................................................................... 57 Liste des références................................................................................................................. 59 Annexes ................................................................................................................................... 61 Annexe 1.............................................................................................................................. 61 Annexe 2 ............................................................................................................................. 63 Annexe 3.............................................................................................................................. 65
  4. 4. 4 À ma famille, Et mes amies. Remerciement Mon travail de recherche à été rendu possible grâce au soutien, aux encouragements et aux conseils de plusieurs personnes a qui je souhaite exprimer ma reconnaissance. Je remercie mes parents, mon père et ma mère, et mes aimables sœurs Rayane et Farah, simplement pour toutes les choses, j'ai la chance d'avoir vous toujours présent à ma côté, et je vous remercie pour m'accompagner toute au long du projet. Je voudrais remercier M. le Docteur Chawki EL MOUSSAWI qui a dirigé ma thèse. Mes amis trouveront ici toute ma sympathie. Je remercie – de manière non exhaustive – Waed SAFAR, Layal DARWISH, Koulthoum NAJJAR, Kamel ISMAEL, Mohammad BIZRI. Rabih
  5. 5. 5 Introduction Générale Le taux de change d’une monnaie est un bon indicateur de la vigueur, de la stabilité et de la productivité d’une économie ainsi que de la valeur de ses titres financiers. Les fluctuations du taux de change peuvent avoir un effet bien réel sur les particuliers et sur les entreprises. Si le taux de change chute, le niveau de la dette libellée en devises étrangères s’accroît et le prix des importations augmente. Tout bien importé utilisé dans la production nationale devient alors plus cher, ce qui fait augmenter le prix des biens produits et peut mener à l’inflation. Si le gouvernement hausse ses taux d’intérêt pour combattre l’inflation, il y aura dégradation de la production et de l’emploi. Le régime de taux de change1 que doit choisir un pays dépend de sa situation particulière. Le régime de taux de change est particulièrement important pour les pays en développement. Une petite économie ouverte dotée d’un régime de changes flottants peut éprouver des problèmes structurels transitoires lorsque son principal partenaire commercial est au beau milieu d’une transition technologique importante, cependant la plupart des pays de plus petite taille rattachent le cours de leur monnaie à celui d’une des grandes monnaies Les pays industrialisés abandonnent le régime de change fixe en raison de l'opposition entre l'objectif d'équilibre interne c'est à dire le plein-emploi des facteurs de production et l'objectif d'équilibre externe c'est-à-dire l'équilibre de la balance des paiements. L'adoption d'une parité de change fixe entrait en conflit avec cet objectif, notamment lorsque les économies subissaient des perturbations réelles ou étrangères. La flexibilité du taux de change était de plus en plus avancée comme étant plus appropriée aux pays industrialises (pays de relativement de grande taille). Tandis que 1 En théorie, le type de régime de change n’a pas d’impact sur les valeurs d’équilibre à long terme des variables réelles, mais il est susceptible d’agir sur le processus d’ajustement. Ainsi, Mundell (1963) a souligné que le taux de change réel devrait revenir à sa valeur d’équilibre de long terme après un choc économique, quel que soit le régime de change. Cependant, le processus dynamique de transition sera différent selon que le taux de change est fixe ou flottant.
  6. 6. 6 les pays de taille moyenne poursuivent une approche se situant entre ces deux extrêmes. La recherche à réaliser l'équilibre externe requiert l'étude de la compétitivité de l'économie en question, la compétitivité d’une économie nationale est défini comme la capacité (des entreprises implantées sur son sol) à affronter, d’abord à court terme, la concurrence internationale. Ce qui reflète les choix établis : - au niveau macroéconomique (taux de change, prix, fiscalité, effort de formation de la main-d’œuvre,..) - au niveau microéconomique (qualité de la gestion des entreprises, comportement de marge, efficacité de la commercialisation, qualité des produits, stratégies de différenciation, ….). Et se traduit au niveau des performances de l’économie : en particulier sa capacité à conserver et /ou accroître ses parts de marché relativement à la concurrence. La compétitivité internationale d’une économie nationale doit être comprise à la fois sur son propre marché «compétitivité-prix interne», Elle exprime la confrontation sur le marché national, entre produits importés et produits locaux. Et sur les marchés tiers «compétitivité-prix externe», Elle exprime la confrontation entre exportateurs concurrents sur les marchés tiers. En simplifiant l’analyse à deux pays et en considérant, pour le pays domestique, un seul indice de prix (P), et (P*) pour le pays étranger, la compétitivité-prix s’exprime comme le prix relatif de deux biens (ou paniers de biens) évalués dans la même monnaie «définition du taux de change réel (TCR)». Une amélioration de la compétitivité nationale passe donc par une modification du taux de change réel, soit par une action sur le taux de change nominal : «dévaluation externe» ou «dévaluation compétitive», Elle permet d’abaisser le prix relatif des produits nationaux par rapport à ceux des produits étrangers, on parle donc de la compétitivité-prix. L'avantage doit se traduire pour une économie nationale, par une augmentation des exportations, une diminution des importations, et une amélioration de son solde commercial extérieur. Mais en tenant compte de La structure des importations et des exportations (condition de Marshall-Lerner), et en faisant attention aux effets inflationnistes d’une dévaluation.
  7. 7. 7 Soit par une action sur les prix nationaux : «dévaluation interne» ou «désinflation compétitive », on parle donc de la compétitivité-coût. Le coût salarial unitaire CSU2 (courant) rapporte la valeur du coût d’usage du travail dans un pays à la valeur de la production (industrielle) qui y a été réalisée. L’évolution des coûts salariaux unitaires3 entre pays subit les influences : - de l’évolution de la rémunération nominale relative - de l’évolution de la productivité relative du travail Une économie connaît une perte de compétitivité relativement à ses concurrents si les gains de productivité relative deviennent insuffisants pour compenser une hausse, même modérée, des rémunérations relatives. La croissance économique est mesurée par l'augmentation de la production nationale, La parité de pouvoir d'achat constitue un déterminant important du taux de change il en existe d’autre déterminants, en effet dans une économie émergents, la PPA n'est pas toujours valable, l'effet Balassa-Samuelson signifie une distorsion dans la PPA dû aux différences de productivité relative entre les secteurs, la hausse de la productivité (augmentation de la croissance économique) dans le secteur des biens échangeable provoque un gain de productivité entraînant une augmentation des exportations d'une part, et une appréciation du taux de change réel d'autre part, donc l’effet Balassa pose la productivité comme déterminant du taux de change, en ce sens l’effet Balassa et qualifié d’offre, cependant l’appréciation du taux de change réel peut être dû à un effet demande, il s'agit de tester l'existence d'un tel effet pour l'économie Libanaise, l’appréciation du taux de change réel Libanais résulte-t-il d’un effet offre ou d’un effet demande? Et si cet effet sera en jeu pour l’économie Libanaise, est-il un effet durable ou juste instantané ? 2 𝐶𝑆𝑈 = 𝜔.𝑁 𝑃.𝑄 , avec 𝜔 est le salaire nominal, N le nombre des ouvriers, P le prix et Q la quantité produite. 3 Il existe d'autre moyen pour apprécier la compétitivité-coût. L’approche en termes de coût total est préférable car elle permet (l’intégration des consommations intermédiaires), et de prendre en compte l’organisation des activités : degré d’intégration, indépendance par rapport aux consommations intermédiaires importées, utilisation de la sous-traitance, utilisation des réseaux.
  8. 8. 8 Chapitre 1: le marché de change Introduction : ’avènement du marché de change est le résultat direct de l’évolution de l’histoire des échanges de monnaies, les racines de la négociation des devises remontent au moyen-âge du fait de l’extension du commerce au niveau national et européen au Xème siècle, les cultures et donc les devises rencontrent dans des lieux d’échange . Au niveau international, le vendeur désire être payé dans sa monnaie domestique alors que l'acheteur cherche également à régler sa facture dans sa propre monnaie, en conséquence toute transaction internationale entraîne un marché de taux de change. Les lettres de change sont ensuite crées en 1291 à Florance, ces lettres représentaient la possibilité d’effectuer des paiements à des tiers (les banquiers) et cela à faciliter à la fois la flexibilité et la croissance des échanges des monnaie, Ces lettres seront ensuite négocié sur la 1ère bourse créée en 1409 à Bruges. L’histoire des changes a réellement débuté avec « la Livre Sterling » lorsque chacun à positionné sa monnaie contre elle, la seconde guerre mondiale a mis fin a cette pratique. Dans le présent chapitre nous examinons les points suivent, une présentation des différents régimes de change est abordée dans un premier temps, ensuite on va présenter le marché des change et les différents taux de change, passant ensuite à présenter les différents mesures du taux de change en parlant de la notion de « désalignement », on termine par présenter les déterminants des taux de change de court et long terme. L
  9. 9. 9 Section I : Les régimes de change : i.1) Le choix d'un régime de change : Les échanges internationaux de biens de services ou de capitaux nécessitent un échange de monnaie, puisque chaque pays (ou ensemble de pays pour les pays de la zone euro, par exemple) a sa propre monnaie. Le régime de change désigne donc l’ensemble des règles par lesquelles un pays ou un ensemble de pays organisent la détermination des taux de change. Il existe une grande variété de taux de change correspondant plus ou moins à deux grands types de régimes : le régime de changes fixes et le régime de changes flottants (ou flexibles). Le choix d’un régime de change par rapport à un autre relève de la politique monétaire décidée par un pays ou une zone monétaire, par ailleurs entre ces deux extrêmes, on trouve des régimes intermédiaires, qui se distinguent selon les fluctuations que la banque centrale autorise autour de la parité de référence, et selon la fréquence des réalignements de cette parité. La vulnérablité aux chocs extérieurs constitue le facteur qui sert à déterminer le régime de change à choisir, en cas de choc externe le régime de taux de change flexible premettra les ajustements nécessaire ( par le mécanisme de la loi d'offre et de demande des monnaies) tandis qu'en régime de change fixe, les prix voire les salaires sont normalement les mécansimes qui assurent la retour vers la situation d'équilibre des comptes extérieurs autrement dit l'équilibre de la balance des paiements. La diversité des régimes de change de l'après Bretton Woods a relancé le débat sur l'optimalité du régime de change, voici les cinq grandes théories sur le choix du régime de change. 1. 1 la théorie de la zone monétaire optimale stipule que l'optimalité du régime de change Fixe croit avec l'intégration commerciale et la concentration géographique du commerce, et elle diminue avec la taille du pays parce que, plus un pays est petit plus il est ouvert au commerce et plus il bénéficiera d'une stabilité de son taux de change nominal. 2. la théorie de l'ajustement aux chocs monétaires et réels, montre qu'un régime de change Flexible (Fixe) permet un meilleur ajustement aux chocs réels
  10. 10. 10 (monétaires), par la suite l'attractivité des régimes de change Flexible croît avec l'importance des chocs réels relativement aux chocs monétaires. 3. la théorie de la crédibilité des politiques monétaire et budgétaires, dans les pays marqués par des politiques budgétaires excessivement expansionnistes et une monétisation du déficit budgétaire, les engagements des autorités à délivrer une inflation ne sont pas crédibles, par ces effets le régime de change Fixe permet d'importer la crédibilité des autorités monétaires et budgétaires du pays d'arrimage, pour les pays où la flexibilité de l'économie et la stabilisation du cycle économique sont plus importantes préféreront des régime de change Flottants. 4. la théorie de la trinité impossible postule que, lorsque les capitaux sont très mobiles, l'adoptation d'un système de change Fixe entraîne l'abandon de l'autonomie de la politique monétaire, cela s'explique par la mobilité internationale des capitaux induite par l'arbitrage international des taux d'intérêt. par conséquent, les pays ne peuvent choisir que deux des trois possibilités suivantes : la mobilité internationale des capitaux ; la fixité du taux de change nominale et une politique monétaire autonome, ces trois possiblités sont introduit par l'économiste canadien Robert Mundell sous le nom de triangle d'incompatibilité (fig. 1.1) 5. la théorie de l'effet du bilan, en faite la crise asiatique de 1997-1998 a révélé que les structures financières peuvent influencer la politque de change, sur le fait que les fluctuations du taux de change nominal exercent des effets de bilan en retour affetctent l'économie, ainsi les pays qui ont des engagements libellés en monnaie étrangère choisiront de stabiliser leur taux de change nominal de sorte à éviter les coûts des effets de bilan. Si on considère chacun des trois sommets du triangle, on constate que: - L'autarcie financière permet d'obtenir la stabilité de change et l'indépendance de la politique monétaire, le régime de change de Bretton Woods constitue un exemple de l'autarcie financière. - L'arrimage rigide de change permet d'obtenir la stabilité de change et libre mouvement des capitaux, le régime de change dans la zone euro constitue un exemple de l'arrimage rigide.
  11. 11. 11 - Le flottement pur permet d'obtenir l'indépendance de la politique monétaire et libre mouvement des capitaux, le SMI des années 90 constitue un exemple du régime de change flexible. i.2) Les régimes de change rigide : i.2.1) Régime de change Fixe : Dans un régime de change fixe, le cours d’une devise est fixé par rapport à un étalon souvent une monnaie ou un panier de monnaies (y compris les DTS4 ) par la banque centrale qui émet cette devise. Le cours ainsi fixé est appelé le cours pivot (ou parité fixe) et constitue le taux de change de référence autour duquel une certaine marge de fluctuation peut être autorisée (de plus ou moins quelques pourcents). Les autorités monétaires sont tenues de défendre le cours pivot pour le maintenir à l’intérieur de la marge de fluctuation autorisée. Des modifications du cours pivot (dévaluation ou réévaluation) peuvent néanmoins être autorisées sous certaines conditions. Après la seconde guerre mondiale, le système de change fixe généralisé de Bretton Woods (1944) a été mis en place pour organiser le système des paiements internationaux et prévenir les guerres commerciales et les dévaluations compétitives observées dans la période de l'entre-deux guerres, par la suite le système d'étalon de change-or est mis en place selon lequel chaque pays déclare la parité de leur monnaie 4 Droits de tirage spéciaux (DTS) : est un actif de réserve international, créé en 1969 par le FMI pour compléter les réserves de change officielles de ses pays membres. Sa valeur est basée sur un panier de quatre grandes devises. Les DTS peuvent être échangés contre des devises librement utilisables.
  12. 12. 12 au dollar américain dont le prix était fixe par rapport a l'or au FMI, chaque monnaie est convertible en dollar et eux même convertible en or, les États-Unis garantissent cette convertibilité, chaque pays est obligé à intervenir sur les marchés de change pour défendre leur parité à l'intérieur de la marge de fluctuation lorsque celle-ci s'écarte ± 1% de la parité officielle, tandis que les États-Unis est dispensé de défendre la valeur de sa devise. Le système de Bretton Woods s'effondre progressivement depuis 1960 à la suite des attaques spéculatives et à débouché en 1973 sur un flottement impur généralisé des devises par rapport au dollar américain, chaque pays à continuer à surveiller leur parité. Il existe plusieurs formes de régimes de change fixe. Un taux de change pivot peut être fixé avec une marge de fluctuation autorisée plus ou moins large. Dans un régime de monnaie unique, une banque centrale établit des taux de change fixes et irrévocables, les monnaies locales étant remplacées par une monnaie commune, en 1979 est mis en œuvre, les pays participant définies une parité de leur monnaie contre une monnaie unique L'ECU, chaque pays s'engage à limiter les fluctuations de leur parité si celle-ci s'écarte de ± 2.25% par rapport à l'écu, leurs interventions sur les marchés des changes débute d'un seuil fixé à 75% de la marge de fluctuation autorisée ±2.25% soit ± 1.6875% , cette marge s'est ensuite élargies à ±15% , avec le lancement de l'euro les taux de change des pays participant sont fixés de façon irrévocable. i.2.2) Les caisses d'émission : La caisse d’émission établit le cours de la monnaie nationale, en fonction du cours d’une devise étrangère ou d’un panier de devises; ce cours est défendable car la caisse d’émission détient des réserves de devises étrangères équivalant au minimum à une fois la valeur de la monnaie nationale au sens étroit. Il est possible d’échanger la monnaie locale contre la monnaie de réserve. Par définition, ces caisses d’émission ne peuvent donc jamais être à court de réserves. La masse monétaire du pays réagit en fonction de l’évolution de la balance des paiements : lorsqu’il y a afflux de devises étrangères dans le pays, la masse monétaire (et les réserves) s’accroît et, dans la situation inverse, elle chute. Tout glissement à la baisse des réserves contraindrait la caisse d’émission à réduire la masse monétaire et à relever les taux d’intérêt jusqu’à
  13. 13. 13 ce que le cours de la monnaie soit suffisamment attrayant pour attirer de nouveau les investisseurs. Une caisse d’émission présente trois grands avantages : la crédibilité (attribuable au haut niveau des réserves et à la rigidité des politiques), un niveau d’inflation faible et des taux d’intérêt plus élevés (la monnaie étant perçue comme stable). Elle permet également aux pays de conserver la majeure partie des recettes provenant du seigneuriage, c’est-à-dire de l’émission de monnaie nationale, puisque le gros des réserves de devises étrangères se trouve sous forme de titres négociables. i.2.3) Avantages et inconvénients des régimes rigides : i.2.3.a) Les avantages - En régime de taux de change fixe, les coûts de transaction des investissements et des opérations commerciales internationales sont plus faibles, Lorsque le taux de change est constant et que les investisseurs sont convaincus qu’il demeurera constant, il n’est nul besoin de se prémunir contre les variations du cours de la monnaie par des opérations de couverture. - Lorsqu’un pays décide de rattacher le cours de sa monnaie à celui de la devise d’un pays ayant une inflation faible, cela peut symboliser la détermination de son gouvernement de réaliser et de maintenir une inflation basse, ce qui est surtout le cas des pays en quête de désinflation rapide par suite d’une période d’hyperinflation. - Pour qu’un régime de taux de change fixe fonctionne, il faut que le pays qui l’adopte soit fermement déterminé à défendre le cours fixé, même en cas de chocs externes et de pressions exercées pour qu’il laisse flotter la monnaie. Il doit aussi disposer de réserves suffisantes pour pouvoir défendre la monnaie contre les assauts des spéculateurs. Cette crédibilité, assise sur des réserves suffisantes et l’engagement vis-à-vis de solides politiques monétaires et budgétaires, devrait convaincre les investisseurs que toute attaque contre la monnaie se ferait en pure perte et que, dans l’éventualité d’assaut des spéculateurs, la banque centrale pourra et voudra défendre sa devise.
  14. 14. 14 i.2.3.b) Les inconvénients : - Un pays qui adopte un régime de taux de change fixe est sensible aux crises monétaires, car un tel régime permet aux spéculateurs de faire des paris à sens unique, En cas d'un déficit de la balance courante, les spéculateurs vendront la devise, dans l’espoir de la déstabiliser, car ils auront senti l’éventualité d’une dévaluation devant rendre les exportations moins chères et les importations plus chères. Mais, si le pays dispose de réserves de change suffisantes, il pourrait les dépenser afin de défendre sa monnaie dans l’espoir de « punir » les spéculateurs, mais le maintien de réserves n’est pas sans coût. Il est onéreux de défendre sa monnaie - c’est l’équivalent d’exporter sa devise - et il y a toujours risque de dévaluation si les spéculateurs obligent les autorités monétaires à vendre une bonne part des réserves ou s’il devient trop coûteux de maintenir le taux de change fixé. - En régime de taux de change fixe, les chocs externes sont absorbés par des variations des prix et des salaires. Toutefois, il arrive souvent que les prix et les salaires soient relativement rigides et ne s’ajustent pas facilement à la baisse, notamment en raison de l’influence des syndicats et des contrats de travail. Il peut alors se produire des pressions (déséquilibres) pouvant mener à des assauts spéculatifs sur la monnaie. - Choisir un régime de taux de change fixe revient à sacrifier l’autonomie monétaire du pays, c’est-à-dire la capacité de réduire les taux d’intérêt de manière à stimuler la demande intérieure en cas de récession. Si cet incitatif monétaire a pour effet d’abaisser les taux d’intérêt à court terme, les investisseurs seront moins portés à conserver la monnaie et le taux de change (fixe) pourrait faire l’objet d’une attaque. Il y a également des conséquences à long terme qui sont incompatibles avec un taux de change fixe. Avec une politique monétaire incitative, on s’attendrait vraisemblablement à une inflation plus élevée, d’où une valeur d’équilibre plus faible de la monnaie interne. À long terme, les taux d’intérêt nominaux augmenteraient pour tenir compte des attentes d’une dépréciation monétaire.
  15. 15. 15 i.4) Régime de change flexible : Dans un système de changes flexibles, les taux de change fluctuent librement en fonction du jeu d'offre et de la demande ou, au moins fluctuent dans les limites de marges larges. Ainsi les banques centrales peuvent être amenées à intervenir dans le cadre de fluctuations passagères trop importantes pour les moduler à terme il s'agit dans ce cas d'un flottement qualifié impur. i.4.1) Les avantages et les inconvénients de change flexible: i.4.1.a) Les avantages: Le régime de changes flottants actuels présents en théorie de nombreux avantages sont: - Il permet une certaine autonomie des politiques monétaires, car en cas d'excédents commerciaux, les banques centrales ne sont plus obligées d'augmenter mécaniquement la masse monétaire en contrepartie de l'arrivée des devises étrangères, ce qui a pour effet d'importer l'inflation si la hausse des prix étrangers sont supérieurs aux hausses des prix intérieurs, il suffit alors de glisser le cours de la monnaie a la hausse sur les marchés internationaux, donc le change flexible permet un rééquilibre automatique des comptes extérieurs sans que les autorités monétaires aient à intervenir. - En effet, un déficit commercial suscite une contraction de la masse monétaire, qui provoque une augmentation du taux d'intérêt et donc une entrée des capitaux étrangers attirés par les taux rémunérateurs. Sur le plan économique, cette contraction de la masse monétaire entraîne un ralentissement de l'activité économique, ne stabilisation des prix et donc une amélioration de la compétitivité sur les marchés nationaux étrangers; ainsi les exportations augmenteront, les importations diminueront et la balance commerciale se rééquilibrera. - les changes flottants permettent une adaptation rapide aux chocs réels, notamment en cas de déséquilibre des paiements courants, provoquant des conflits entre l’offre et la demande de devises. Il faut rappeler qu’en système de changes fixes il en résultait une variation des réserves de change puisque la banque centrale doit intervenir pour maintenir la parité de la monnaie nationale, et ce n'est pas le cas avec les changes flottants, les banques centrales n’ont plus besoin de conserver
  16. 16. 16 des réserves importantes de devises pour défendre le cours de la monnaie. Dans ces conditions les banques centrales ne doivent pas subir des variations de leur volume de réserves officielles et les institutions ne reçoivent plus de demandes de réserves nouvelles. - Un système de changes flottants fait que les marchés sont moins sensibles aux fortes poussées de fièvres spéculatives, comme celles qui se produisaient sur les monnaies dont l’évolution laissait penser qu’une dévaluation ou une réévaluation était inéluctable. Dans ce cas tous les opérateurs étaient encouragés à vendre ou à acheter cette monnaie à des fins purement spéculatives. Au contraire, les changes flexibles amènent les marchés à des ajustements mutuels, permanents et graduels, entre le cours des devises et les anticipations des opérateurs. - Enfin les politiques monétaires des pays peuvent être plus flexibles. En effet puisque la variation du taux de change garantit l’équilibre extérieur, la politique économique bénéficie d’un degré de liberté supplémentaire : le taux d’intérêt peut être utilisé à la réalisation d’objectifs internes. On présente souvent les changes flottants comme un moyen « d’immuniser » une économie de la conjoncture étrangère. Ainsi on pourrait interpréter la mise en place des systèmes flottants comme étant l’opportunité de pouvoir choisir sa propre politique monétaire avec des taux d’inflation acceptables. i.4.1.b) Les inconvénients : - Dans un premier temps on peut dire que ce système de changes flexibles est caractérisé par une forte sensibilité du taux de change aux flux de capitaux dans l’économie. On considère par exemple que 10 milliards supplémentaires injectés sur le marché, pouvait entraîner un mouvement de 5% sur les cours. Ainsi les taux de changes nominaux enregistrent une volatilité plus grande à court et moyen terme, ce qui peut provoquer des impacts négatifs sur la balance commerciale. - Dans un deuxième temps, on constate que la flexibilité du change n’a pas favorisé un rééquilibrage des balances courantes, car les Etats-Unis ont cumulé une dette extérieure considérable, en raison du déficit de leur balance courante à l’égard du reste du monde. Ainsi on n’a pas observé de tendance à l’équilibre des balances des opérations courantes dans la plupart des pays. Beaucoup ont conservé un besoin de financement.
  17. 17. 17 - Dans un troisième temps, on s’aperçoit qu’un régime de change flexible est susceptible d’être inflationniste, dans la mesure où il entraîne moins de contraintes dans les politiques monétaires menées par les pays. Ainsi la pratique des politiques monétaires restrictives, en jouant sur la hausse du taux d’intérêt a pour objectif de limiter les pressions inflationnistes. Cependant un tel régime de change limite l’intervention des autorités monétaires et de ce fait risque d’entraîner une augmentation du niveau général des prix. De plus, les éventuelles dépréciations du taux de change peuvent aussi être source d’inflation. - Dans un quatrième temps il faut souligner que ces fluctuations sont dues aux forts mouvements de capitaux dans l’économie, en raison des bonnes perspectives de croissance et des bons taux de rendement (mesuré par le différentiel entre i et i*). Cela rend instable les taux de changes, et risque de provoquer des crises en raison de l’afflux de l’épargne étrangère. Ces flux de capitaux croissent fortement en amont des crises, puis diminuent brusquement peu avant l’effondrement des changes. Ceci a illustré les crises de change des années 90 dans de nombreux pays. - En plus de cela, depuis le début des années 2000 la spéculation est encouragée par l’importance des produits dérivés qui amplifient les mouvements de changes. - Ainsi la volatilité de ce système constitue un véritable facteur d’insécurité, qui n’a cependant pas entravé le développement des transactions et des investissements, mais confère une très forte instabilité potentielle à l’ensemble du système bancaire et financier mondial. - Enfin, on a pu voir que le système de changes flexibles n’a pas donné plus d’autonomie aux politiques monétaires nationales, dans la mesure où les Banques centrales doivent tenir compte de la forte volatilité des taux de changes et de la réactivité des marchés. Au contraire, la flexibilité des taux de change a réduit l’efficacité des politiques économiques. Une politique caractérisée de relance est devenue difficilement soutenable, car susceptible de relancer l’inflation. Elle a plutôt tendance à faire fuir les capitaux. On constate ainsi que le système de changes flottants aboutit à l’illusion de pouvoir mener une politique autonome à l’abri des évènements extérieurs. Au contraire les fluctuations massives des taux de change ont affecté les choix de politiques économiques dans certains pays.
  18. 18. 18 i.5) Régimes de change intermédiaires : Les régimes de taux de change intermédiaires représentent un compromis entre les régimes de taux de change fixe et les régimes de taux de change flottant; ils tentent de combiner la stabilité des premiers et l’indépendance en matière de politique monétaire des seconds. Un des attraits des systèmes intermédiaire réside dans le fait que les gouvernements qui les adoptent peuvent ajuster le taux de change (ou la fourchette de variation de leur monnaie) selon les circonstances économiques. Ce régime de taux fixe mais ajustable pose un problème, puisque les taux de change peuvent faire l’objet de spéculations allant dans un seul sens. S’il est clair pour les autorités que le taux ou la fourchette doit être modifié, cela sera également manifeste pour les marchés, qui s’attaqueront peut-être alors à la monnaie. Une fois de plus, la défense de la monnaie sera coûteuse, soit sous forme de hausse des taux d’intérêt ou d’exportation des réserves de change. Il se pose également la question de la transparence. Il est plus difficile pour les investisseurs d’évaluer ce que les gouvernements feront dans un régime intermédiaire que dans un régime de taux de change fixe ou de taux de change flottant, qui sont relativement simples. Il faut se demander si les investisseurs réagiront mieux à des règles simples qu’à des règles complexes.
  19. 19. 19 Section II: Le marché de change : Le marché de change appelé aussi le marche des devises en anglais FOREX "FOReign Exchange market ", le marché de change est un type des marchés financier "marché des capitaux à long terme" sur lequel les différents acteurs peuvent s'échanger de la monnaie en respectant un taux de change déterminé. Le marché de change est différencier des marchés boursier qui ont une localisation géographiques précis " New-York ; Londres ; Paris " le marché de change lui ne connaît pas de frontières, il ya un seul marché de change dans le monde qui fonctionne en continu 24h/24 et sur lequel il ya confrontation des offres et des demandes des devises. L'échange de biens et services provoque des variations du taux de change celles-ci peut être soit une appréciation, soit une dépréciation, par exemple une demande libanaise des produits américains implique une demande de la devise américaine le dollar et vice versa, si les libanais achètent plus des produits américains que les américains achètent les produits libanais cette opération induit une demande libanaise sur la devise américaine, et il en résulte une appréciation du dollar américains et une dépréciation du livre libanaise, c'est le principe de la loi d'offre et de la demande (fig.1-2), selon laquelle une monnaie se déprécie (s'apprécie)-c'est-à-dire perdre de sa valeur- lorsqu'il faut dépenser plus(moins) d'unité de la devise locale pour acquérir la même quantité de la devise étrangère, le terme dépréciation (appréciation) s'applique dans un régime de taux de change flottant, tandis que le terme dévaluation (réévaluation) s'applique dans un régime de taux de change fixe.
  20. 20. 20 ii.1) Les différents compartiments du marché de change: Il existe plusieurs compartiments interdépendants sur le marché de change, on distingue les suivants : Le marché au comptant : appelé aussi marché "spot", le marché au comptant est le marché sur lequel des devises sont échangées soit entre banques (ou cambistes) soit par le biais d'un intermédiaire "le courtier" de la place financier. Il est nommé ainsi car les transferts de devises (qui restent virtuels) s'effectuent dans les deux jours ouvrés. Comme beaucoup de marché, il n'est pas localisé en un lieu géographique précis, les transactions se font de façon formelle par téléphone, internet, télex..., la réputation des opérateurs et la confiance réciproque joue un rôle majeur, un intervenant qui ne respecterait ses engagements serait vite exclu du marché. Le marché à terme : appelé aussi marché ''Forward" est un marché où les devises s'échangent à un cours fixé sur le moment pour une livraison qui se fera ultérieurement à une date déterminée. Par exemple, ce marché peut être utile pour un exportateur qui va recevoir des devises à une échéance donnée et qui souhaite dès maintenant figer le cours de change de son exportation afin de garantir le prix de ses ventes en devises nationales. Même principe pour un importateur qui veut fixer d'avance le coût de son approvisionnement. Le marché de dépôt : appelé aussi marché ''interbancaire'' c'est sur ce marché qui se traite des opérations de trésorerie en devises sous forme d'emprunts et de prêts. Le marché des produits dérivés : sur ce marche s'échange des nouveaux produits financiers, crée dans le but de faire face a la montée des risques financiers, pour permettre aux agents de gérer l'incertitude et de se couvrir contre les aléas, ce marche est lui-même organisé en marché particuliers. ii.2) Les différents participants sur le marché de change : On peut classifier les participants sur le marché de change en six groupes distincts, ces acteurs effectuent: des opérations de couverture, des opérations d'arbitrage et les opérations de spéculation sur le marché de change.
  21. 21. 21 Groupe un : est constitué des investisseurs qui interviennent sur le marché de change en vue d'effectuer des transferts de fonds, et des commerçants qui trouvent leurs chemins dans les marchés des changes soit pour des raisons de transactions commerciales ou financières, en fait les exportateurs et les importateur passent par le marché de change pour exécutent leurs engagement vis-à-vis de leurs clientèles. Groupe deux : est constitué de courtiers qui interviennent sur le marché de change en vue de tirer des gains en mettant en contact le vendeur et l'acheteur en échange d'une commission, les courtiers peuvent être des banquiers ou des maisons de courtage. Groupe trois : est constitué de négociants, ceux-ci ont les même motifs des courtiers pour intervenir sur le marché de change, le négociant achète des devises à un prix bas et le revendre à un prix plus élevé sur la même place financière, plus les prix des monnaie sont flexible plus l'opportunité de dégager un bénéfices est réalisable , en cas de parité fixe il est presque impossible aux négociants de pratiquer leurs activités, on distingue aussi le négociant de gros ( le volume de transactions est haut ) et le négociant de détail. Groupe quatre : est constitué des arbitragistes, qui cherchent à tirer un profit des opérations d'arbitrage, un combiste qui perçoit une divergence d'un cours d'une devise sur deux places financières différents, le prix d'équilibre est le même sur les deux places, mais dans un instant donné le prix de la devise en question diminue(augmente) à la suite de l'interactions entre l'offre et la demande de la devise sur cette place financière, le cambiste cherche à bénéficier de cette fait en achetant la devise de la place où les prix sont bas et la revendre sur l'autre place au taux d'équilibre, les opérations d'arbitrage se caractérise pas un comportement Risquophobe en d'autre terme l'arbitragiste tire un profit en raison d'une imperfection du marché de change. Groupe cinq: il est le plus important participant sur le marché de change il s'agit des banques centrales on confère un rôle majeurs aux banques centrales qui conduisent la politique monétaire pour des objectifs macroéconomiques grâce à ses interventions sur le marché des changes, ces institutions remplissent les fonctions suivantes: - Elles exécutent les ordres de leurs clientèles (administrations nationales, banques centrales étrangères, organismes internationaux) - Elles assurent le contrôle du marché de change
  22. 22. 22 - Elles cherchent à influencer l'évolution des cours de change dans le but de réaliser des objectifs économique interne d'une part, et pour faire certains engagements internationaux formels (la traite de Bretton Woods) ou informels (les accords dits du G7). - Groupe Six : est constitué des spéculateurs qui acceptent de s'investir dans des opérations de change dans des devises très risquées sans couverture, le comportement opérations de change dans des devises très risquées sans couverture, le comportement des spéculateurs est Risquophile, la spéculation consiste à anticiper l'appréciation d'une devise au détriment d'une autre, dans l'attente de réaliser un gain en raison de la modification des parité, en somme les opérations de spéculations sont des opérations qui procurent des gains pour un spéculateur et cause une perte pour une autre. La spéculation sur une devise est stabilisatrice (fig.1-3) si elle ramène la valeur de la devise à un niveau presque constant en d'autre terme l'amplitude des variations du cours de change de la devise en question reste dans la marge de fluctuation autorisé par les autorités monétaires La spéculation devient déstabilisatrice si elle renforce les amplitudes de variation des devises (fig.1-4), si les agents anticipent qu’une monnaie va se déprécier, ils vont la vendre en masse. Par là, la monnaie va effectivement se déprécier : les anticipations sont auto-réalisatrices et conduisent à des écarts fictifs entre la valeur d’une monnaie et sa valeur « réelle », ça va créer ce qu'on appelle une Bulle Spéculative.
  23. 23. 23 ii.3) Les types de cotations des cours de change : Il existe deux modalités de cotation des devises : au certain et à l’incertain. Ce dernier terme est issu d'une mauvaise traduction et il ne signifie pas du tout que la cotation est moins rigoureuse! ii.3.1) La cotation à l'incertain (direct quote ou cotation directe): Cette modalité de cotation est utilisé sur toutes les places financières du monde à l'exception des pays Commonwealth, La cotation à l'incertain c'est le nombre des unités nationales nécessaire pour obtenir une unité étrangère en contrepartie, soit par exemple la livre libanaise est une devise cotée à l'incertain, 𝐸 𝑈𝑆𝐷𝐿𝐵𝑃 exprime le prix relatif du dollar américain par rapport à la livre libanaise. La cotation au comptant ''S'', 𝐸 𝑈𝑆𝐷𝐿𝐵𝑃 = 1507 − 1514 signifie que le cambiste accepte d'acheter une unité du dollar américain pour 1507 livres libanaise en contrepartie, et il accepte de vendre une unité de dollar américain contre 1514 livres libanaise. L'appréciation de la monnaie nationale (La Livre Libanaise) correspond à une baisse du taux de change (on passe par exemple à la cotation à terme "F" Forward. 𝐸 𝑈𝑆𝐷𝐿𝐵𝑃 = 1500 − 1507), et la dépréciation de la monnaie nationale correspond à une hausse du taux de change (on passe par exemple à 𝐸 𝑈𝑆𝐷𝐿𝐵𝑃 = 1514 − 1521) ii.3.2) la cotation au certain ( indirect quote ou cotation indirecte) La cotation au certain est historiquement utilisée au Royaume-Uni. Elle l’est aussi pour coter l’euro bien que les pays de l’Euroland cotaient auparavant à l’incertain, la
  24. 24. 24 cotation au certain c'est le nombre des unités étrangères nécessaire pour obtenir une unité de nationale, soit par exemple la devise européenne l'Euro est cotée au certain, 𝐸 𝐸𝑈𝑅𝑈𝑆𝐷 Exprime le prix relatif du l'euro par rapport au dollar américain. La parité au comptant "S" 𝐸 𝐸𝑈𝑅𝑈𝑆𝐷 = 1.1211 − 1.1262 signifie que le cambiste est prêt à acheter une unité européenne pour 1.1211 dollar américain en contrepartie. et il accepte de vendre une unité européenne contre 1.1262 dollar américain. L'appréciation de la monnaie nationale (L'Euro) correspond à une huasse du taux de change (on passe par exemple à "F" 𝐸 𝐸𝑈𝑅𝑈𝑆𝐷 = 1.1262 − 1.1312 ), et la dépréciation de la monnaie nationale correspond à une baisse du taux de change (on passe par exemple à "F" 𝐸 𝐸𝑈𝑅𝑈𝑆𝐷 = 1.1112 − 1.1211). Il est aussi possible de passer d'une cotation à l'autre en pratiquant l'inverse du cours, soit par exemple 𝐸 𝑈𝑆𝐷𝐸𝑈𝑅 = 1 1.1262 − 1 1.1211 𝐸 𝑈𝑆𝐷𝐸𝑈𝑅 = 0.8879 − 0.8919. Le deuxième chiffre appelé le figure, le troisième et le quatrième sont appelés les points. Le produit de ces deux cotations pour une même devise à un instant donné est égale à un. De manière générale, il existe deux cours, un cours acheteur (Bid) et un cours vendeur (Ask), le plus bas (Bid) est le cours auquel le cambiste est prêt à acheter une devise, et le plus haut (Ask) est le cours auquel le cambiste est prêt à vendre une devise, la marge de profit est la différence entre (Ask – Bid) appelé (Spread) se calcule soit en pourcentage soit en points de base. la taille de celui-ci dépend de : la liquidité de cette devise sur le marché, la volatilité, l'anticipations cambiaires etc, plus le marché d'une devise est liquide plus le Spread sera faible et vice versa. Il existe en fait une relation entre le taux de change au comptant et le taux de change à terme, cette relation est expliquer par le différentiel de taux d'intérêt. En effet lorsque la mobilité des capitaux est parfaite, une augmentation des taux d'intérêts nationaux provoquent une demande sur la devise locale ce qui entraîne une appréciation (dépréciation) de la monnaie nationale si la cotation est au certain (à l'incertain), une appréciation (dépréciation) des cours de change entraîne un Report (Deport). La relation entre les taux d'intérêt et les cours de change est établit par La Parité Des Taux D'intérêt.
  25. 25. 25 ii.4) Les différentes mesures des taux de change : Il existe deux catégories de taux de change, la première qui couvrent les taux de change théorique ceux-ci ne passent pas par le marché de change, la deuxième sont les taux de change de marché ceux-ci résultent du marché de change, ces taux sont issus des deux compartiments, le compartiment au comptant qui défini un cours Spot et le compartiment à terme qui défini un cours Forward, un taux de change Spot correspond aux taux défini lors d'une transaction de change dont le délai de livraison est inférieur à deux jours ouvrés, il sera qualifié de taux de change à terme Forward dans le cas contraire. Les cours de changes expriment le prix relatif d'une monnaie par rapport à une devise, donc selon la définition les cours de change sont bilatéraux c'est-à-dire entre deux devises et sont des cours nominaux. ii.4.1) Le taux de change effectif nominal: Le taux de change effectif nominal est défini comme étant le rapport entre l'indice du taux de change moyen de la monnaie en question et la moyenne géométrique pondérée des taux de change des monnaies des principaux partenaires commerciaux. Il sert à évaluer si un monnaie s'apprécie par rapport a un panier de devises, soit la parité cotée à l'incertain: 𝐓𝐂𝐄𝐍 = 𝚷𝐢=𝟏 𝒏 𝒑 𝒑𝒊 ∗ 𝝎 𝒊 (𝟏. 𝟏) 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝚺𝝎𝒊 = 𝟏 ii.4.2) Le taux de change Réel : Le TCN ne permet pas d'estimer le pouvoir d'achat d'une monnaie; son évolution sur le long terme n'est pas un indicateur de l'évolution de la compétitivité d'une économie en raison de l'évolution des prix locaux et étrangers. On appelle taux de change réel (TCR) le taux de change nominal entre deux monnaies déflaté des prix. Plusieurs calculs du TCR sont possibles. On peut calculer le TCR noté q sur la base des prix relatifs à la consommation, ou à partir des termes de
  26. 26. 26 l'échange internationaux, ou encore sur la base des termes de l'échange internes. Si E est le taux de change nominal (TCN) coté à l'incertain alors: 𝒒 𝒆𝒙𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆 = 𝑬. 𝑷∗ 𝑷 (1.2) 𝑃∗ Est l'indice des prix étrangers en monnaie étrangère et P, celui des prix locaux. C'est la définition la plus générale et le plus utilisée en pratique. L'indice général des prix inclut à la fois les prix des biens échangés (exportables et importables) et les prix des biens non échangés. C'est à partir de lui qu'est énoncée la règle de la parité des pouvoirs d'achat. 𝒒𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆 = 𝑬. 𝑷 𝑻 ∗ 𝑷 𝑵 (1.3) 𝑃𝑇 ∗ Est l'indice des prix des biens échangés en monnaie étrangère et 𝑃𝑁 celui des biens non échangés. Ce TCR, est appelé termes de l'échange internes. Il est le meilleur indicateur de l'allocation des ressources nationales entre secteurs exposés à la concurrence étrangère et secteurs protégés. Comme cette allocation évolue lentement au cours du temps, il évolue lui aussi graduellement. 𝒒𝒕𝒆𝒓𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒍′é 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆 = 𝑬. 𝑷 𝑴 ∗ 𝑷 𝑿 (1.4) 𝑃 𝑀 ∗ Est l'indice des prix des importations en monnaie étrangère et 𝑃𝑋, celui des biens exportables. Ce TCR est l'expression inverse des termes de l'échange internationaux. Il se révèle plus volatil que les termes de l'échange internes et reflète davantage les variations du change nominal à court terme (exemples des deux chocs pétroliers de 1973 et de 1979). En général, les taux de change réels sont plus stables à long terme qu'à court terme et ils se révèlent plus stables que les taux nominaux. Cela s'explique par le fait que les prix de biens et services évoluent lentement en fonction des conditions réelles des économies (coûts de production, revenus disponibles des consommateurs) tandis que les taux de change nominaux peuvent changer brutalement sous la pression des marchés financiers. Ainsi les variations brutales des changes nominaux se répercutent surtout sur les changes réels à court terme.
  27. 27. 27 ii.4.2.a) Interprétation: Lorsque la cotation est à l'incertain: - Si 𝑞 = 1 , cela signifie que le rapport des cours de change nominaux reflète les niveaux des prix à la consommation, la compétitivité-prix n'est pas affectée - Si 𝑞 > 1 , cela signifie que le taux de change de la devise locale est sous- évalué, par la suite la compétitivité-prix s'est renchéri. - Si 𝑞 < 1 , cela signifie que le taux de change de la devise locale est surévalué, la compétitivité-prix est freinée. ii.4.3) Le taux de change effectif réel : Jusqu'à maintenant, la présentation du taux de change réel a été celle d'un taux bilatéral. Si à présent l'on désire étudier l'évolution du taux de change réel d'une monnaie, non plus par rapport à une seule autre monnaie, mais par rapport à plusieurs, il faut pouvoir calculer le taux de change effectif réel, il s'agit d'un indicateur synthétique macroéconomique permettant une comparaison de la compétitivité du pays par rapport au reste du monde, ce taux est défini comme l'indice du taux de change effectif nominal ajusté des variations des prix ou des coûts de main-d'œuvre par rapport à ceux des principaux partenaires, le FMI publie régulièrement ces indices, soit la cotation est à l'incertain 𝐓𝐂𝐄𝐑 = 𝐓𝐂𝐄𝐍 ∗ 𝐈𝐏𝐑𝐄 𝐓𝐂𝐄𝐍 = 𝚷𝐢=𝟏 𝐧 𝐄 𝛚𝐢 𝐞𝐭 𝐈𝐏𝐄𝐑 = 𝚷𝐢=𝟏 𝐧 𝐩𝐢 ∗ 𝐩 𝛚𝐢 𝐞𝐭 ∑𝛚𝐢 = 𝟏 (1.5) IPRE est l'indice des prix relatifs effectifs (une moyenne géométrique des prix relatifs). ii.5) Le désalignement : La dévaluation dépréciation a sur le long terme deux effets sur les comportements extérieurs l'un a trait aux ajustements structurels qu'implique un désalignement du change, et l'autre découle du mécanisme pernicieux de l'inflation importée. Les désalignements du taux de change E est défini comme la différence entre E observé et E d'équilibre en pourcentage, un écart positif (négatif) traduit une situation
  28. 28. 28 de surévaluation (sous-évaluation) réelle et donc un défaut (excès) de compétitivité- prix, en parlant du taux de change réel ou le TCER: 𝒅é𝒔𝒂𝒍𝒊𝒈𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝑻𝑪𝑬𝑹 𝒐𝒃𝒔𝒆𝒓𝒗é−𝑻𝑪𝑬𝑹 𝒅′ é𝒒𝒖𝒊𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆 𝑻𝑪𝑬𝑹 𝒐𝒃𝒔𝒆𝒓𝒗é ∗ 𝟏𝟎𝟎 (1.6) Section III: Les déterminants des taux de change : Le taux de change d’équilibre est fixé par les facteurs « fondamentaux » que sont, à long terme, la parité des pouvoirs d’achat et/ou le solde de la balance courante, et à court terme, les taux d’intérêt. Cependant, il peut arriver que le taux de change s’éloigne momentanément de son niveau d’équilibre sous l’effet d’une bulle spéculative ou d’un phénomène de sur réaction. iii-1) La parité de pouvoir d'achat et la différentielle d'inflation: Le principe de la parité des pouvoirs d'achat (PPA) a été proposé pour la première fois en 1916 par l'économiste suédois Gustav Cassel, afin de répondre à la question posée à l'époque: à quel taux stabiliser une monnaie fortement touchée par l'inflation ? la PPA stipule que: sur le long terme, la valeur d'une monnaie est déterminée par le montant de biens et services qu'elle permet d'acquérir, c'est-à-dire par son pouvoir d'achat interne, qui évolue en raison inverse du niveau général des prix domestiques, par la suite une monnaie se dévalue de la même ampleur que la hausse du niveau des prix du pays, en comparaison avec celle des autres pays (fig.1.5).
  29. 29. 29 iii.1.1) PPA absolue et PPA relative Il y a deux versions de la PPA: la version absolue et la version relative, moins restrictive. iii.1.1.a) La PPA absolue ''en niveau'' Sous sa forme absolue, la PPA pose qu'il existe un taux de change d'équilibre entre deux monnaies qui assure l'égalité des pouvoirs d'achat entre les pays concernés. Par exemple, si la parité franc-dollar est fixée à 5 francs pour 1 dollar et qu'elle respecte la PPA, un consommateur français peut acquérir avec 100 francs le même panier de biens que le consommateur américain avec 20 dollars. Si on appelle P l'indice des prix domestiques et P* l'indice des prix étrangers alors le taux de change nominal, qui réalise la parité des pouvoirs d'achat cotée à l'incertain est donné par : 𝑬 = 𝒌. 𝒑 𝒑∗ (1.7) k est un facteur de proportionnalité constant positif. Le plus souvent, on admet que k=1. En fait, lorsque l'on rapproche (1.7) de la définition générale du taux de change réel, on s'aperçoit que k n'est ni plus ni moins que le taux de change réel. La PPA suppose donc que le taux de change réel n'évolue pas. Les conditions suffisantes pour garantir cette équivalence: - Tous les biens sont parfaitement échangeables avec des coûts de transports nuls. - Le commerce extérieur est soumit à la concurrence pure et parfaite où les échanges sont réalisés sans restrictions telles les tarifs douaniers. - Les biens domestiques et étrangers sont parfaitement homogènes pour les produits similaires. La PPA absolue tend à se confondre avec la loi du prix unique : exprimés dans la même monnaie, les prix (hors taxes et coûts de transport) de produits identiques tendent à s'égaliser n'importe où dans le monde. En effet, une trop forte divergence de prix inciterait à acheter les produits dans les régions où ils sont les moins coûteux pour les revendre dans les régions où leurs prix sont les
  30. 30. 30 plus élevés. Cet arbitrage devrait finir par égaliser les prix d'une région du monde à l'autre. Dans les faits, la version absolue de la PPA est difficile à vérifier pour plusieurs raisons : - L'existence de coûts de transport et d'assurance limite les arbitrages géographiques nécessaires à l'obtention d'un seul prix pour chaque marchandise sur le marché international. - Les biens produits dans tous les pays ne sont pas parfaitement substituables, c'est-à-dire directement comparables entre eux sur la seule base des prix. Les différences qualitatives entre biens limitent donc les possibilités d'arbitrage nécessaires à la convergence des prix. - Dans les secteurs imparfaitement concurrentiels, les entreprises pratiquent souvent la discrimination des prix d'un pays à l'autre en fonction du degré de concurrence qui y règne. - Il existe dans tous les pays des biens et des services locaux qui ne font pas l'objet d'échanges internationaux et qui interviennent dans l'indice des prix à la consommation. Or, les prix de ces biens et services, très souvent produits à l'aide de techniques intensives en travail, dépendent de la productivité du travail local et non de la concurrence internationale. Ainsi, plus la productivité du travail est forte, plus les salaires et les prix de ces biens non échangés sont élevés. Le niveau observé des prix est donc systématiquement plus élevé dans les pays riches que dans les pays pauvre. C'est l'effet Balassa-Samuelson, cette effet sera exposé en détail dans le chapitre qui suite. iii.1.1.b) La PPA relative '' en évolution'' La PPA relative n'impose plus une proportionnalité entre taux de change et rapport des prix mais seulement entre variation en pourcentage du taux de change nominal et variation du différentiel d'inflation entre deux pays, selon cette seconde version, ''lorsque deux monnaies ont été l'objet d'une inflation, le cours normal du change sera égale l'ancien cours multiplié par le quotient du degré d'inflation dans un pays et dans l'autre.
  31. 31. 31 𝑬 = 𝜹𝑬 𝑬 = 𝜹𝒑 𝒑 − 𝜹𝒑∗ 𝒑∗ Donc 𝑬 = 𝒆 𝒕+𝟏− 𝒆 𝒕 𝒆 𝒕 = 𝝅 − 𝝅∗ iii.2) Le différentiel de taux d'intérêt et l'effet Fisher: Le taux d’intérêt est l’un des facteurs essentiels dans la détermination des taux de change. Alors que les banques centrales pilotent les taux d’intérêt à court terme, les flux des capitaux réagissent aux variations des taux d'intérêt, poussant le taux de change dans un sens ou dans l'autre, celle-ci qui entraîne soit un report soit un déport. Les relations entre taux d’intérêt et taux de change sont formalisées selon un principe simple plus connu sous le nom de « parité des taux d’intérêt ». Ce principe stipule que si deux devises ont des taux d’intérêt différents, alors cette différence se reflètera dans les taux de change Forward et dans les taux de change futur anticipé. Il existe ainsi deux versions de la parité des taux d’intérêt : iii.2.1.a) La parité des taux d’intérêt couverte en change qui établit un lien entre taux de change courant, taux de change Forward (c’est-à-dire le taux de change déterminé aujourd’hui sur le marché à terme, pour une date d’échange futur) et les taux d’intérêt des deux devises concernées. iii.2.1.b) La parité des taux d’intérêt non couverte en change qui établit cette fois-ci un lien entre taux de change courant, taux de change futur anticipé et les taux d’intérêt des deux devises. Les relations de parité des taux d’intérêt cherchent à expliquer l’évolution à court terme du change à partir du comportement deux catégories d’agents sur les marchés de taux et de change :  les arbitragistes qui cherchent à tirer partie des différences momentanées de cours de change entre les différentes places et aussi des écarts de taux d’intérêt et ce sans prise de position de change.  les spéculateurs qui cherchent à réaliser des plus-values en s’exposant volontairement au risque.
  32. 32. 32 iii.2.2) L'effet Fisher: La théorie de la PPA établit une relation entre la variation du taux de change et la différentielle d'inflation, celle-ci dépend également des taux d'intérêt puisque ces deux indicateurs trouvent leur racine commune dans l'évolution de la masse monétaire. Irving Fisher montre que le différentiel de taux d'intérêt est égal à l'écart d'inflation anticipée, cette relation entre l'inflation et les taux d'intérêt est appelée sur le long terme par ''l'effet Fisher''. Cet effet prédit qu'une hausse des taux d'intérêt domestiques résulte en une dépréciation de la monnaie nationale dans la mesure où cette hausse traduit seulement des anticipations inflationnistes plus élevées que celle de l'étranger (fig.1-6). 𝒊 − 𝒊∗ = 𝝅 𝒆 − 𝝅∗ 𝒆 = 𝜹𝑬 𝑬 = 𝒆𝒕+𝟏 − 𝒆𝒕 𝒆𝒕 Selon Fisher les taux d'intérêt réels entre pays doivent s'égaliser 𝑟 = 𝑟∗ C'est-à-dire 𝒊 − 𝝅 𝒆 = 𝒊∗ − 𝝅∗ 𝒆 Donc 𝒓 = 𝒓∗ = 𝜹𝑬 𝑬 = 𝒆 𝒕+𝟏− 𝒆 𝒕 𝒆 𝒕 iii.3) Les taux de change d'équilibre fondamentaux: Certains économistes ont cherché à expliquer les insuffisances de la PPA par l'absence de référence aux déterminants réels des taux de change. L'approche en termes de taux de change « d'équilibre » initiée par le FMI au milieu des années 1970, est née d'une volonté de dépasser cette limite. J. Williamson [1985 et 1994] fut ainsi conduit à proposer le concept de taux de change d'équilibre fondamental (FEER), défini comme le taux de change effectif réel assurant à moyen terme la
  33. 33. 33 réalisation simultanée de l'équilibre interne (l'économie se trouve sur son sentier de croissance potentielle) et de l'équilibre externe (son compte courant est «soutenable » à long terme). L'équilibre interne est représenté par une liaison inverse entre production potentielle et taux de change réel qui transite par le marché du travail. En cas de dépréciation du change réel, si la hausse des prix internes n'est pas totalement absorbée par une diminution du pouvoir d'achat des salariés, le coût du travail supporté par les entreprises se renchérit. Ces dernières réduisent a lors de façon permanente le volume des effectifs employés, ce qui conduit à une hausse du chômage d'équilibre. Dans ces circonstances, le niveau de la production potentielle est durablement diminue L'équilibre externe décrit, quant à lui, une relation positive entre la production et le taux de change réel résultant de la dynamique des échanges extérieurs. Pour maintenir la balance courante à son niveau « soutenable », toute baisse des exportations induite par une appréciation réelle devra être compensée - à terme - par une diminution équivalente des importations. La réalisation de cette dernière condition implique alors une baisse de la production. Le calcul des taux de change d'équilibre fondamentaux nécessite donc de connaître d'une part l'écart entre la production réalisée et la production potentielle (équilibre interne), d'autre part l'écart entre le solde courant observé et celui jugé« soutenable » (équilibre externe). Mais, la définition des deux références que sont le rythme de croissance potentielle et le niveau « soutenable » de la balance courante de chaque économie est loin de faire l'unanimité. Pour cette raison, l'approche de Williamson est souvent qualifiée de normative : le niveau des taux de change d'équilibre qu'elle permet de définir est conditionnel aux hypothèses retenues. C'est pourquoi Bayoumi, Clark, Symansky et Taylor [1994] préfèrent, quant à eux, parler de DEER (Desired Equilibrium Exchange Rates) plutôt que de FEER dans la mesure où les taux de changes effectifs ainsi calculés n'ont rien de « fondamentaux ».
  34. 34. 34 Chapitre II : L'effet Balassa-Samuelson Introduction: l existe plusieurs normes pour définir le «bon niveau» du taux de change, la parité de pouvoir d'achat (PPA) en niveau et en évolution constitue une référence souvent utilisée, mais elle n'est guère appropriée à l'étude des pays émergents, qui ont des niveaux de prix beaucoup plus faible que les pays développés, il est souhaitable de corriger la norme de (PPA) par l'effet dit «Balassa Samuelson» qui tient compte des différences de productivité entre les secteurs c'est-à- dire en tenant compte du niveau du développement. L'effet «Balassa-Samuelson» est pris en compte dans l'ensemble des études visant à étudier le taux de change «d'équilibre» dans les pays émergents. Partant sur les informations précédentes, l'effet «Balassa Samuelson» désigne une distorsion dans la (PPA) due aux différences de productivité relatives entre le secteur des biens échangeables «exportable», «l'industrie manufacturière et agriculture» et le secteur des biens non échangeables «services» provoque par la suite une appréciation tendancielle du taux de change réel. Dans ce chapitre, tout d'abord on expose comment la PPA absolue n'est pas valable notamment dans les pays émergents, ensuite on passe à présenter l'effet« Balassa Samuelson», cet effet qui montre que la différentielle de productivité est un déterminant des taux de changes, et finalement on termine le présent chapitre par une présentation des théories adversaires de l'effet «Balassa Samuelson», autrement dit les autres explications possibles de l'appréciation du taux de change réel. I
  35. 35. 35 Section I : La PPA est restrictive : Une étude de la Banque Mondiale de 1994 compare le pouvoir d'achat de tous les pays sur la base de celui des Etats-Unis. Deux mesures différentes sont proposées. La première mesure, par le taux de change, consiste à convertir le PNB/habitant du pays étudié en dollars américains à l'aide du taux de change du marché entre la monnaie du pays et la monnaie américaine. La seconde mesure, par les prix, consiste à remplacer dans le calcul du PNB les prix nationaux par les prix américains en dollars pour le même panier de biens consommé dans tous les pays. Les résultats de l'année 1992, pour quinze nations, sont repérer dans le tableau 2 : Si la PPA absolue était vérifiée, la dernière colonne donnerait toujours des valeurs proches de 100. Ce n'est évidemment pas le cas. Certains pays riches, mais pas tous, présentent un niveau de prix supérieurs au niveau américain. Surtout, en raison de l'effet Samuelson-Balassa, on remarque la relative faiblesse des prix intérieurs des pays les moins développés du groupe, comme la Turquie ou l'Inde. Pour conclure, on peut dire que les conditions de vérification de la PPA absolue paraissent très restrictives.
  36. 36. 36 Section II : L'effet «Balassa Samuelson», les différentes mesures : L'effet «Balassa Samuelson» peut recouvrir deux situations différentes selon que l'appréciation du «Taux de Change Réel» (TCR) passe soit par une augmentation de l'inflation, soit par la montée du «Taux de Change Nominal» (TCN), le cas le plus fréquent (notamment lorsqu'un pays suit un processus de rattrapage) est celui d'une augmentation de l'inflation dans le pays considéré qu'à l'étranger. Cependant l'effet «Balassa Samuelson» peut exister théoriquement même avec une inflation faible dans le pays considéré, dans ce cas l'appréciation du TCR est provoqué par le biais du renchérissement du TCN (Appréciation Réévaluation).La distorsion de la PPA peut être mesurée soit «en niveau» soit «en évolution». En niveau, l'effet «Balassa Samuelson» prévoit que les pays ayant une productivité relativement moins forte dans les biens échangeables que dans les biens non échangeable et par la suite ont des niveaux de prix moins élevés qu'à l'étranger (tel est le cas dans les pays en voie de développement), celui-ci provoque une appréciation dans le TCR due à un renchérissement du TCN et par la suite «la compétitivité-prix» se détériore. En évolution l'effet «Balassa Samuelson» prévoit une appréciation tendancielle du TCR qui se produit au cours du développement due aux gains de productivité relatifs plus rapide dans le secteur des biens échangeables que dans celui des biens non échangeables. Au cours d'un processus de développement une augmentation de la productivité dans le secteur des biens échangeables, entraînant une hausse des salaires, celle-ci était diffusée à l'ensemble de l'économie, il en résulte une augmentation des prix relatifs dans le secteur des biens non échangeables où la productivité n'a pas augmentée parallèlement avec celle des biens échangeables. Les prix des biens échangeables demeurent inchangés car les prix sont déterminés internationalement, autrement dit les biens échangeables sont confrontés à la situation de concurrence internationale qui fixe les prix à celui de marché, à l'opposition avec les prix des biens non échangeables «non exportable» par la suite leurs prix intérieur changent.
  37. 37. 37 Puisque «l'indice des prix» est une moyenne pondérée entre les deux secteurs, les prix des biens nationaux augmente par rapport aux prix étranger, celui-ci se traduit par une appréciation du TCR due à une différentielle d'inflation au détriment de l'étranger. «La compétitivité-prix» ne sera pas endommager à la suite de l'appréciation du TCR, en considérant que le pays fait face à une demande étrangère élastique5 pour les biens qu'il produit, le pays sera donc capable à exporter le surplus de sa production, et contribuer à réduire son déficit commercial et se mettre sur le chemin de la croissance économique. La capacité du pays à vendre sur les marchés internationaux -autrement dit sa capacité externe- dépend alors seulement des incitations internes à produire les biens échangeables. «La compétitivité interne du pays implique sa compétitivité externe»6 . La montée des prix relatifs des biens non échangeable par rapport à celui des biens échangeable 7 correspond pour «Balassa» à des «gains de productivité» plus important dans l'industrie manufacturière. Il existe deux manières pour définir l'effet «Balassa Samuelson» : Au sens large : l'effet est mesuré par la montée des prix relatifs des services. Au sens strict: l'effet est mesurée par les différences de productivité entre les secteurs de production et expliquant par la suite les évolutions des prix relatifs. On va maintenant présenter les deux définitions de l'effet «Balassa Samuelson», sans annoncer aucune hypothèse particulière. ii-1) La version simplifiée «au sens large» Décomposition du taux de change: En se plaçant dans une économie ouverte constituée de deux secteurs celui des biens échangeables noté (T) et celui des biens non échangeables noté (N). La formule du TCR «en niveau» est : 5 La condition «Marshall-Lerner» est satisfaite. 6 La référence : taux de change réel et compétitivité de l'économie réunionnaise, CERDI, étude et documents, E2010.29 7 Autrement dit c'est le Taux De Change Réel Interne (TCRI), abordé au 1 er chapitre, mais cette voici le taux est coté au certain.
  38. 38. 38 𝒒 = 𝒆 𝒑 𝒑∗ 𝟐. 𝟏 Où "q" et "e" sont respectivement TCR et TCN8 . Avec "p" et " 𝒑∗ " sont respectivement les indices des prix à la consommation domestique, et étrangère. la formule (1) peut s'écrire «en évolution» comme suite : 𝒒 = 𝒆 + (𝒑 − 𝒑 ∗) (𝟐. 𝟐) Avec (𝒑 − 𝒑 ∗) est la différentielle d'inflation, autrement dit c'est l'écart inflationniste entre le pays en question et le pays étranger. En se plaçant dans une économie ouverte constituée d'un seul secteur (T), le TCR est défini par : 𝒒𝒕 = 𝒆 𝒑 𝑻 𝒑 𝑻∗ (2.3) Même raisonnement « en évolution» : 𝒒𝒕 = 𝒆 + (𝒑 𝑻 − 𝒑 𝑻 ∗ ) (𝟐. 𝟒) en soustrayant les équations (2.2) et (2.4), on obtient : 𝒒 = 𝒒 𝑻 + (𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑵 ∗) (𝟐. 𝟓) Où "𝒑 𝑵" et "𝒑 𝑵 ∗ " sont respectivement l'évolution des indices de prix à la consommation des biens non échangeables (N) domestique, et à l'étranger. Etant donné que l'indice des prix n'est qu'une moyenne pondérée des prix, on a donc : 𝒑 = 𝒑 𝑻 𝜸 . 𝒑 𝑵 (𝟏−𝜸) 𝒆𝒕 𝒑∗ = 𝒑 𝑻 ∗ 𝝀∗ . 𝒑 𝑵 ∗ (𝟏−𝝀∗) (𝟐. 𝟔) Avec 𝜸 𝒆𝒕 𝜸 ∗ sont respectivement les parts des secteurs des biens échangeables local et, étranger. 8 Noté que le TCR est coté «au certain» toute au long de ce chapitre (c'est-à-dire : le nombre des unités monétaires étrangère par une unité de devise domestique).
  39. 39. 39 Remplaçant l'équation (2.6) dans (2.1), on obtient : 𝒒 = 𝒆 . 𝒑 𝑻 𝜸 . 𝒑 𝑵 𝟏−𝜸 𝒑 𝑻∗ 𝜸∗ . 𝒑 𝑵 𝟏−𝜸∗ (2.7) On sait que 𝒑 𝑻 𝜸 = 𝒑 𝑻 . 𝟏 𝒑 𝑻 (𝟏−𝜸) 𝒆𝒕 𝒑 𝑻 𝜸∗ = 𝒑 𝑻 ∗ . 𝟏 𝒑 𝑻∗(𝟏−𝜸∗) 𝒒 = 𝒒 𝑻. 𝒑 𝑵 𝒑 𝑻 (𝟏−𝜸) 𝒑 𝑵∗ 𝒑 𝑻∗ (𝟏−𝜸∗) (2.8) Une simple écriture logarithmique de la formule (2.8) permet de vérifier que : 𝒒 = 𝒒 𝑻 + 𝟏 − 𝜸 𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑻 − 𝟏 − 𝜸∗ (𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑 𝑻 ∗ ) (2.9) Il s'avère utile à ce point de distinguer les relations commerciales du pays considéré avec les pays industrialisés, des relations commerciales avec les pays en voie de développement. En cas de concurrence avec des pays développés l'équation (2.9) constitue une formule communément admis pour apprécier le «Taux de Change Réel» (TCR). En cas de concurrence avec des pays émergents la formule (2.9) subi quelque changement En ajoutant et soustrayant 𝜸𝒑 𝑻 ∗ 𝒆𝒕 𝜸𝒑 𝑵 ∗ , on obtient : 𝒒 = 𝒒𝒕 + 𝟏 − 𝜸 𝒑 𝑵 − 𝒑𝒕 − 𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑𝒕 ∗ − 𝜸 − 𝜸 ∗ 𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑𝒕 ∗ 𝟐. 𝟏𝟎
  40. 40. 40 Le second membre désigne respectivement :  𝒒 𝑻 est le prix relatifs des biens échangeables.  𝟏 − 𝜸 [ 𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑻 − 𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑 𝑻 ∗ ] , désigne l'effet «Balassa Samuelson», représenté par l'appréciation du «Taux de Change Réel» (TCR) due aux différences entre les pays des prix relatifs des secteurs, due aux différences de productivité entre les secteurs des biens échangeables et celui des biens non échangeables, autrement dit c'est les «gains de productivité».  𝜸 − 𝜸 ∗ (𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑 𝑻 ∗ ) , est un terme qui a un effet modérateur, qu'il faut tenir en compte si la part des biens échangeable 𝜸 dans le pays considéré est important (tel est le cas dans la plupart des pays émergents) Mais lorsque𝜸 ≈ 𝜸∗ , donc ce terme sera négligeable. Donc en ce qui concerne la concurrence avec les pays industrialisés la formule (2.10) se réduit à : 𝒒 = 𝒒 𝑻 + 𝟏 − 𝜸 𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑻 − 𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑 𝑻 ∗ Celle-ci est également équivalente à la formule (2.9). On note que la formule (2.9) est obtenue sans hypothèses particulières, donc elle est toujours valable. ii-2) Les différences de productivité entre les secteurs «au sens strict»: L'évolution des prix relatifs entre les secteurs (𝑝 𝑁 − pT) dépend des différences de productivité entre ces deux secteurs. Pour ce faire, on va étendre la notion de Taux de Change Réel Interne traité au 1er chapitre noté(𝑞𝑖) mais cette voici le taux est coté au certain. 𝒒𝒊 = 𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑻 𝑒𝑡 𝒒𝒊 ∗ = (𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑 𝑻 ∗ ) Si on se place en concurrence pure et parfaite et en admettant l'égalité entre coût marginal, les firmes fixent les prix au niveau des coûts unitaire (salaire nominal 𝜔𝑖 ajusté de la part de travail 𝛼𝑖 , 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑖 = 𝑇 ; 𝑁 , dans les valeurs ajoutées des deux secteurs), avec 𝜃𝑖 est la croissance de la productivité totale des facteurs de production dans le secteur.
  41. 41. 41 Les prix ajustés s'écrit alors comme suite : 𝒑 𝑻 = (𝒘 𝑻 − 𝜶 𝑻 ) 𝑒𝑡 𝒑 𝑻 ∗ = (𝒘 𝑻 ∗ − 𝜶 𝑻 ∗ ) (2.11) 𝒑 𝑵 = 𝒘 𝑵 − 𝜶 𝑵 𝑒𝑡 𝒑 𝑵 ∗ = (𝒘 𝑵 ∗ − 𝜶 𝑵 ∗ ) La formule du «Taux de Change Réel Interne» qu'on va le noté maintenant par 𝑝𝑟 𝑒𝑡 𝑝𝑟 ∗ sera: 𝒑 𝒓 = 𝜶 𝑵 𝜶 𝑻 𝜽 𝑻 − 𝜽 𝑵 Et 𝒑 𝒓 ∗ = 𝜶 𝑵∗ 𝜶 𝑻∗ 𝜽 𝑻 ∗ − 𝜽 𝑵 ∗ (2.12)9 Donc le (TCRI) s'apprécie avec les gains de productivité dans le secteur des biens échangeable, plus exactement avec «la productivité totale des facteurs» (K et L) 𝜽 𝑵 𝒆𝒕 𝜽 𝑻 corrigés par la part de travail 𝜶 𝑵 𝒆𝒕 𝜶 𝑻 dans la valeur ajoutée des deux secteurs. En générale le secteur des biens non échangeables est plus capitaliste (la part de capital K est supérieure a celle du travail L), donc 𝛂 𝐓 < 𝛂 𝐍 , celui-ci signifie que 𝛂 𝐍 𝛂 𝐓 > 1. Généralement on a aussi 𝛉 𝐓 > 𝛉 𝐍 provoquant par la suite une appréciation du «Taux de Change Réel Interne». Si les gains de productivité sont les même dans les deux secteurs c'est-à-dire 𝛂 𝐍 𝛂 𝐓 𝛉 𝐓 = 𝛉 𝐍 , la formule (2.12) montre qu'il ya une dérive des prix des biens non échangeables. Remplaçant maintenant la formule (2.12) dans la formule (2.10), on obtient : 𝒒 = 𝒒 𝑻 + 𝟏 − 𝜸 𝜶 𝑵 𝜶 𝑻 𝜽 𝑻– 𝜽 𝑵 − 𝜶 𝑵∗ 𝜶 𝑻∗ 𝜽 𝑻 ∗ − 𝜽 𝑵 ∗ − 𝜸 − 𝜸∗ [ 𝜶 𝑵∗ 𝜶 𝑻∗ 𝜽 𝑻 ∗ − 𝜽 𝑵] (2.13) La 3ème terme du second membre doit être pris en compte en cas de concurrence avec des pays émergents, car si on admet que les salaires n'évoluent pas au même rythme 9 Pour la démonstration voir Annexe 1
  42. 42. 42 dans les deux secteurs dans les deux pays, ce terme sera négligeable en cas de concurrence avec des pays industrialisés. Dans le but de simplification si on admet que 𝜸 = 𝜸∗ 𝒆𝒕 𝜶 𝑵 𝜶 𝑻 = 𝜶 𝑵∗ 𝜶 𝑻∗ , on obtient: 𝒒 = 𝒒 𝑻 + 𝟏 − 𝜸 [ 𝜶 𝑵 𝜶 𝑻 𝜽 𝑻 − 𝜽 𝑻 ∗ − 𝜽 𝑵 − 𝜽 𝑵 ∗ ] (2.14) En retranchant le «Taux de Change Nominal (TCN)» des deux côtés, la formule (2.14) sera: (𝒑 − 𝒑∗ ) = (𝒑 𝑻 − 𝒑 𝑻 ∗ ) + 𝟏 − 𝜸 [ 𝜶 𝑵 𝜶 𝑻 𝜽 𝑻 − 𝜽 𝑻 ∗ − 𝜽 𝑵 − 𝜽 𝑵 ∗ ] Au final on peut représenter un effet «Balassa» qualifié «interne» par l'impact des différences de productivité entre les deux secteurs sur l'indice des prix dans un seul pays par la formule suivante: 𝒑 = 𝒑 𝑻 + 𝟏 + 𝜸 [ 𝜶 𝑵 𝜶 𝑻 . 𝜽 𝑻 − 𝜽 𝑵 ] Celle-ci s'écrit encore : 𝒑 = 𝒑 𝑻 + 𝟏 + 𝜸 𝒑 𝒓 Section III : Les hypothèses sous-jacentes : 1. L'économie peut être formée de deux secteurs un des biens échangeables et l'autre des biens non échangeables, où les échanges extérieurs sont trop faibles pour qu'ils influencent la formation des prix. Bien que le commerce international des services est de plus en plus en augmentation, mais on peut vérifier l'existence d'un tel secteur, un secteur est qualifié «échangeable» si les exportations d'un bien dépasse 10% de la production national, alors on considère un secteur «non échangeable» si les exportations est inferieure à 10%, selon le critère d'échangeabilité» de «De Gregorie et alii». Au cours d'un processus de rattrapage les gains de productivité est surtout réalisé dans le secteurs des biens échangeables que dans le secteur des biens non échangeables, lorsqu'on considère la différence des gains de productivité relative
  43. 43. 43 du secteur des biens échangeables entre un pays émergent et un pays avancé, cette hypothèse semble toujours vérifiée au niveau d'un pays et persiste sur le plan international. 2. Une hypothèse importante du modèle qui porte sur «la parfaite mobilité des facteurs de production» : «la mobilité interne du travail» qui égalise les salaires nominaux 𝜔𝑖 entre les diffèrents secteurs(𝑖 = 𝑇 ; 𝑁 ), «la mobilité internationale parfaite du capital» et« l'absence d'aversion pour le risque» des investisseurs, ces deux dernières hypothèses sont nécessaires à l'égalisation des taux d'intérêt entre les pays (déflatés par le prix des biens échangeables)10 . 3. En outre on fait l'hypothèse que les prix relatifs entre les pays et entre les secteurs dépendent du coût de travail, et que la demande n'exerce aucune pression sur la formation des prix relatifs. 4. Dans le cadre d'un modèle d'une économie dépendante ou Scandinave c'est-à-dire d'une petite économie ouverte en absence de restrictions aux échanges commerciaux, (ce modèle a été particulièrement développé pour l'étude des petits pays en développement) , L'effet «Balassa Samuelson» n'est démontré que sous l'hypothèse de la loi du prix unique sur les biens échangeables, mais en réalité cette hypothèses n'est pas vérifiée pour plusieurs raisons, tels les politiques des firmes qui prennent le prix du marché au lieu d'appliquer leurs propres prix convertis aux taux de change courants cette pratique est connu sous le nom comportement à la marge. Soit la loi du prix unique sur les biens échangeables est satisfaite (en négligeant les taxes sur le commerce, et les coûts de transports), celui-ci implique que : 𝒆 . 𝒑 𝑻 = 𝒑 𝑻 ∗ L'équation (2.9) sera : 𝒒 = 𝟏 − 𝜸 𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑻 − 𝟏 − 𝜸 ∗ (𝒑 𝑵 ∗ − 𝒑 𝑻 ∗ ) 10 Voir annexe 1
  44. 44. 44 Ensuite on suppose que le TCRI* ne connaît pas des variations importantes, la formule (2.9) se réduit jusqu'à : 𝒒 = 𝟏 − 𝜸 𝒑 𝑵 − 𝒑 𝑻 11 Si ces deux conditions sont satisfaites, l'utilisation du TCR qualifié EXTERNE noté par (q) est alors adéquate pour évaluer la compétitivité-prix de l'économie en question. Cependant l'hypothèse de l'unicité des prix locaux et étrangers ne s'avère pas nécessaire pour apprécier l'effet «Balassa Samuelson» et l'effet peut persister même si cette hypothèse n'est vérifiée et n'est pas valable, donc en peut laisser tomber cette hypothèse, en considérant la formule (2.13) selon laquelle l'appréciation du taux de change réel se passe soit par l'évolution du taux de change réel sur les biens échangeables, ou soit par la montée des prix relatifs des biens non échangeables, celle-ci comme on a déjà noté cette partie représente les gains de productivité et c'est ce qu'on désigne par «l'effet Balassa». Section IV : Autre explications de l'appréciation du taux de change réel: Il existe plusieurs facteur susceptible d'expliquer l'appréciation du taux de change réel avec le niveau de développement, en fait l'effet «Balassa» explique cette appréciation par le canal de la différence de productivité entre les deux secteurs de production, il s'agit d'un canal purement ''d'offre'', cependant il existe d'autre canaux qui jouent un rôle dans la formation des prix relatifs, tels le canal de la demande d'investissement, en effet les chocs de productivité peuvent affecter le taux de change réel par le biais de la demande d'investissement, la huasse de la productivité peut susciter une augmentation de l'investissement, entraînant une hausse du taux d'intérêt réel et attire les capitaux nécessaires à financer les investissements et il en résulte par la suite 11 Cette formule montre clairement la citation déjà dite : «la compétitivité interne du pays implique sa compétitivité externe»
  45. 45. 45 une appréciation du taux de change réel. Il peut y avoir des effets sectoriels de cette demande d'investissements. Le canal de ''demande des consommateurs'', l'effet Balassa estime que la demande ne joue aucun rôle dans la formation des prix relatifs (comme le modèle montre en annexe 1) ce canal est souvent appelé l'effet «Baumol- Bowen». Dans la réalité, des primes de risque existent sur les monnaies des pays émergents, qui empêchent l'égalisation des rendements du capital. Il s'ensuite une influence de la demande sur la formation des prix, donc en relâchant l'hypothèse de la parfaite mobilité du capital du modèle «Balassa-Samuelson», l'effet «Baumol-Bowen» permet donc d'expliquer la montée des prix relatifs sur les biens échangeables en faisant intervenir la demande des consommateurs, où l'élasticité-revenu de la demande des biens non- échangeables est plus forte que celle des biens échangeables, il s'ensuite que la part des services dans la demande augmente au cours du processus de rattrapage, il en résulte une tendance à la hausse des prix relatifs des services afin rééquilibrer l'offre et la demande sur les biens non-échangeables, cette tendance provoque une appréciation des taux de change réel interne et externe. La hausse tendancielle des prix relatifs des services prévue par l'effet «Balassa-Samuelson» est valable dans la plupart des pays avancés et émergents, mais elle s'accompagne avec un autre phénomène c'est la hausse de la part des services dans la valeur ajoutée, or ce phénomène n'est prévue dans l'effet Balassa mais dans l'effet «Baumol-Bowen». Il faut intervenir un effet de la demande des consommateurs pour prendre en compte. En revanche, la plupart des études confondent les deux effets, car les deux ont des conséquences similaires sur les taux de change, qui s'apprécient au cours du rattrapage.
  46. 46. 46 Chapitre 3 : les comptes extérieurs au Liban Section I: Vers un régime de change fixe Le secteur du commerce et service constitue le principal secteur de l'activité économique au Liban, dans ce sens l'économie libanaise à méritée le nom d'une société commerciale. L'activité commerciale requiert en fait des motivations extérieures plutôt qu'intérieures, le libéralisme économique permet l'ouverture des marchés avec les plus moindres restrictions. Ainsi le taux de change de la livre libanaise constitue un des indicateurs qui reflètent le degré de confiance dans l'économie libanaise, en effet le flottement de la livre libanaise montre une stabilité des cours de change contre elle de façon remarquable jusqu'à le début des années quatre-vingt (voir tableau 1, Annexe 2). Cependant, et après quatre décennies de stabilité de change durant la période (1947- 1993), la livre libanaise s'est effondrée énormément, Le Liban à été un des pays, voire le seul qui a autorisé un flottement continue de sa devise contre les devises étrangères, dans lequel les autorités monétaires guère s'interviennent pour ajuster l'offre et la demande de la livre. Jusqu'à la moitié des années quatre-vingt le cours de change reflète vraiment les niveaux de la production, la consommation, dans le revenu, et la situation extérieur c'est-à-dire la balance de paiement, autrement dit la demande, la production, les revenues voire les transferts de l'extérieur sont en conformité avec le cours de la livre courant à cette époque. La livre libanaise continue a s'effondrée constamment, dans la mesure où la livre a perdue de 80% de sa valeur en 1986, jusqu'à 90% la fin de 1987 (fig.3.1). La livre libanaise atteint son plus bas niveau 2825 LBP contre le dollar américain USD en 1992, cet effondrement à débouché vers la fixité de la livre contre le dollar fin de 1992.
  47. 47. 47 Section II: les comptes extérieurs et le taux de change: Le bon niveau du taux de change nominal est celui qui autorise sur la longue période un taux de change réel garantissant l'équilibre externe c'est-à-dire une balance courante équilibrée. En fait depuis le début des années quatre-vingt-dix le taux de change de la livre libanaise n'explique pas les situations des comptes extérieurs, il s'agit des causes structurels misent en œuvre et exercent un rôle important sur le commerce extérieur, ces causes sont plutôt extérieurs qu'intérieurs. ii.1) La Balance Commerciale On remarque que les exportations libanaises augmentent constamment de l'année (2000-2012), la (fig.3.2) montre l'évolution des exportations libanaises en pourcentage, en exportant principalement des produits agroalimentaires voire des simples produits industriels tels: des équipements d'électricités et des produits commerciaux tels: des parfums, des produits cosmétiques… Cette tendance à la hausse des exportations n'est pas expliquée par l'appréciation du taux de change effectif réel qui ne cesse pas à s'apprécier (fig.3.3). La décision du gouvernement en 2012 de résoudre 50% de l'impôt sur le revenu pour les exportations industrielles n'a pas contribué à améliorer les exportations, cependant les exportations libanaises montrent une tendance à la baisse depuis la fin de 2012. Celui-ci est dû principalement suite à de la guerre au Syrie qui constitue un des principaux partenaires commerciaux cette guerre à conduite vers des effets pervers sur les exportations libanaises.
  48. 48. 48 De manière générale les exportations libanaises depuis (1990-2014) n'étaient pas affectées par les fluctuations du taux de change effectif réel qui manifeste une tendance à la hausse, celle-ci est dû - notamment en présence d'une relative faiblesse de la productivité libanaise celle-ci ne prouve pas aucune amélioration à l'instant – grâce aux caractéristiques de l'économie libanaise tel: la position géographique, les relations d'amitié avec les pays de la région. Les coûts de production constituent un des facteurs important qui agissent sur le montant des exportations. Par contre les importations libanaises montrent une volatilité (fig.3.4) présentant l'évolution des importations libanaises en pourcentage, en effet les importations libanaises diminuent durant les années 2002, 2005 et 2014, cette chute en 2014 résulte de la baisse des prix des carburants et du pétrole, les principaux produits importés sont: produits pharmaceutiques, machines électriques, du fer, matières premières, du pétrole … La dépréciation de l'euro contre le dollar américain était reflétée par l'appréciation de la livre libanaise qui est arrimée au dollar et donc amélioré le pouvoir d'achat des consommateurs libanais. Cela peut être reflété par le taux de change effectif nominal, qui a augmenté de 14.61% au cours de 2014 pour 147.32 points, cependant, puisque ce survenu au cours de la seconde moitié de l'année, il n'a pas eu un fort impact sur les importations libanaises.
  49. 49. 49 Bien que les exportations tendent à augmenter et les importations tendent à diminuer, la balance commerciale enregistre un déficit permanent (fig.3.5), par contre le niveau du commerce extérieur libanais (le commerce agrégé) tendent à augmenter celui-ci montre un degré d'ouverture croissant de l'économie libanaise, donc il existe des bonnes relations commerciales entre le Liban et Le Reste Du Monde. ii.2) Les indicateurs de performance Exposons maintenant les principaux indicateurs de performance (fig.3.6), d'abord on examine la part des exportations du PIB libanaise cet indicateur montre une tendance à la hausse, a attient son plus haut niveau en 2008 soit 12%, cette hausse de la part des exportations résulte de la maintient des relations commerciales entre le Liban et l'ensemble des pays Arabes qui constituent des marchés de drainage de la production nationale, cependant le pourcentage du déficit commercial par rapport au PIB fluctue entre (28-39%) mais ne dépasse pas le 40% sauf en 2008 à cause de la forte inflation (fig.3.7)et la chute des marchés boursiers, le montant du déficit commercial par rapport au PIB est relativement important, celui-ci va laisser tomber son poids sur les revenus des libanais.
  50. 50. 50 Le taux de couverture12 représente un indicateur important du commerce, celui-ci est interpréter comme le taux auquel les exportations couvrent les importations, ce taux augmente au Liban avec une faible volatilité, cette hausse est dû à l'augmentation des exportations d'une côté, et à la baisse du montant des importations d'une autre côté. Dans une petite économie ouverte à l'extérieur, comme l'économie Libanaise, il est naturel d'avoir une augmentation des prix à la suite de la dégradation de la Livre libanaise, dans les faits l'inflation à attient 400% la fin de 1987, cette inflation à laisser tomber son poids sur l'économie libanaise, bien que le taux d'inflation s'est régulée à la suite de l'arrimage de change, mais son effet persistera sur les coûts de production locale, notamment en présence de la faible productivité notant que le plus grand niveau des salaires minimales de la région est au Liban. ii.3) Le secteur extérieur des relations purement financières Le secteur extérieur libanais exerce un effet extrêmement important sur l'économie Libanaise, notamment il s'agit d'une économie petite et ouverte, son effet se manifeste 12 Le taux de couverture constitue un outil non quantifiable qui montre l'évolution de la performance internationale d'une économie, autrement dit il s'agit d'un indicateur de compétitivité hors-prix. Compétitivité-prix et hors-prix, si elles peuvent être distinguées, ne sont pas indépendantes.

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