Operation serval 14

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Operation serval 14

  1. 1. MALI : OPERATION « SERVAL »► Point de situation du 21 février 2013 (18/02 18h au 21/02 18h)…Les opérations aériennes se sont poursuivies, notamment dans les régions de Bourem et dumassif de l’Adrar avec près de 80 sorties. Une vingtaine a été dédiée aux frappes aériennes et apermis la neutralisation de groupes terroristes et la destruction de plusieurs dépôts demunitions. Un peu plus d’une trentaine de sorties a été consacrée au transport de nos forces etde nos matériels. Le reste au soutien des opérations. Une relève de 3 des 6 Mirage 2000Dprésents à Bamako a été effectuée le 20 février avec à des aéronefs venus de France. Au sol,l’opération « Serval » poursuit sa phase offensive qui vise à désorganiser les groupesterroristes et à les déloger de leurs sanctuaires.Ainsi, l’opération sur Bourem s’est poursuivie toute la journée du 19 avec desreconnaissances sur les rives du Niger et dans les villages jouxtant l’axe Bourem-Gao. Au 3bilan, cette opération aura permis la découverte de 3 m de médicaments volés par les groupesterroristes à l’hôpital de Gao, de plusieurs caches d’armes et la capture de trois BM 21, d’un122D30 et la destruction de plusieurs munitions. Au Nord du pays et depuis le 18 février, lessoldats français et maliens ont débuté leurs actions offensives dans le massif de l’Adrar avecl’opération « Panthère ».Le 20 février, en début d’après-midi, un nouvel engagement a eu lieu avec les élémentsfrançais dans la poursuite de cette opération engagés dans l’Adrar permettant la neutralisationd’une dizaine de terroristes grâce à l’engagement combiné des troupes au sol et deshélicoptères Tigre du groupement aéromobile de la force « Serval ».Le 21 février en début de matinée, un véhicule s’est élancé dans la cour d’une maisontransformée en dépôt de carburant civil et située à proximité de l’aéroport de Kidal. Ce véhiculea provoqué une explosion et a causé la mort du gardien de la maison et du terroriste à sonbord. Aucun civil ou soldat français n’a été blessé. A Gao, en fin de matinée, des échanges detirs ont eu lieu en ville entre les forces armées maliennes et des groupes terroristes infiltrés.Ces derniers se sont retranchés dans l’îlot administratif de la mairie et du palais de justice. Lesforces armées maliennes appuyées par la QRF (1 section de VAB, une compagnie de VBCI et 2hélicoptères Gazelle du GAM) du GTIA 2 sont parvenues à neutraliser une quinzaine deterroristes. Un élément du génie est intervenu afin de neutraliser des charges explosives. Deuxsoldats français ont été très légèrement blessés au cours de cette action. En fin d’après-midi lasituation était redevenue calme dans la ville de Gao. Les forces armées maliennes ont reprisleur dispositif de sécurité. Quatre soldats maliens auraient été blessés au cours de cetteopération. Par ailleurs, au cours de la journée, le check point aux sorties nord de Gao a étédéfendu par des éléments nigériens alors qu’il était harcelé sporadiquement par des groupesterroristes. Deux d’entre eux ont été tués.
  2. 2. A Ménaka et à Tombouctou, les patrouilles de sécurité se poursuivent dans les villes et leursabords afin de renforcer le contrôle de zone. Aujourd’hui, s’est tenue à Bamako, une réunionextraordinaire du Comité restreint des chefs d’Etat-major de la CEDEAO dans le cadre de lamontée en puissance de la MISMA. Les contingents togolais et sénégalais ont rejointrespectivement Sevare et San.Ce sont près de 4 000 militaires français qui sont déployés au Mali. A leurs côtés, près de 5 400soldats des forces africaines (MISMA et tchadiens) et les forces armées maliennes complètentce dispositif afin de permettre au gouvernement de recouvrer son intégrité territoriale et dedésorganiser les groupes terroristes et démanteler leurs sanctuaires.► La France entre dans la phase difficile de lopération au Mali…Larmée française effectue « la phase la plus difficile » de lopération « Serval » lancée à la mi-janvier au Mali pour repousser les groupes islamistes armés, a déclaré, mercredi 20 février, surFrance 2, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, au lendemain de la mort dun deuxièmesoldat français.Le sergent-chef Harold Vormezeele a été tué mardi dans le massif des Ifoghas, dans le nord duMali, au cours dun accrochage, qui a permis de neutraliser plus de vingt djihadistes, selon lesautorités françaises. Près de cent cinquante soldats français et maliens ont lancé lundi uneopération dans le massif montagneux de lAdrar des Ifoghas, qui a permis selon Paris dedétruire deux dépôts de munitions.« Il faut poursuivre, parce quil y a là la fin de lopération », a déclaré Jean-Yves Le Drian.« Cest la phase finale de la libération du Mali, en attendant que les forces françaises soientrelayées par les forces africaines ». « Nous sommes dans la phase finale, mais cest la phase laplus difficile, parce que cest le réduit des djihadistes et de toutes les bandes qui trafiquentdans ce secteur », a-t-il ajouté.
  3. 3. Les rebelles qui se trouvent dans le massif de lAdrar des Ifoghas sont parmi les plus« fondamentalistes, les plus durs, les plus organisés, donc cest une phase assez complexe ».« On sattendait à de la résistance, il y en a eu, il y a des combats très violents, hier et peut-êtreencore aujourdhui », a dit M. Le Drian. Interrogé sur la durée de la phase finale de la missionfrançaise au Mali, M. Le Drian a répondu : « Ça va durer un certain temps, cest un territoire quiest grand comme la moitié de la France, on ne le reprend pas en trois jours », a-t-il indiqué. Leministre de la défense a conditionné ce début de retour à un déploiement effectif des forcesafricaines de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), mais celles-ci « ne sont pasen situation » pour linstant de prendre le relais des forces françaises, a-t-il relevé. Le ministrea tenu à répondre enfin, sans le citer, au quotidien Libération, qui se demandait lundi « où estpassée la guerre » au Mali. « Cest une guerre certes discrète, mais une vraie guerre, avec devrais ennemis ». Des djihadistes se trouvent encore « dans la partie reconquise » du Mali et lesforces maliennes, françaises et africaines semploient à sécuriser les zones autour des villeslibérées, a dit M. Le Drian.Environ quatre mille soldats français participent à la sécurisation du territoire malien enattendant que la Misma prenne le relais.► Le Mujao affirme avoir commis un attentat jeudi à Kidal…BAMAKO - Le porte-parole du Mouvement pour lunicité et le jihad en Afrique de lOuest(Mujao), groupe islamiste ayant occupé le nord du Mali en 2012, a affirmé à lAFP avoir commisjeudi un attentat à Kidal, où un véhicule a explosé près dun camp de militaires français ettchadiens.« Au nom de tous les moujahidine, nous revendiquons lattentat qui sest produit aujourdhui(jeudi) contre les ennemis de lislam à Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, la capitale », adéclaré ce porte-parole, Abu Walid Sahraoui. « Nous sommes arrivés à rentrer sans aucunproblème à lintérieur de Kidal même pour faire exploser comme prévu un véhicule. (...) Nousallons avoir la victoire sur tous les ennemis. Dautres explosions auront lieu sur tout notreterritoire », a dit sans plus de détails Abu Walid Sahraoui. A Kidal, un véhicule est arrivé enfilant vers le sud-ouest de la ville et a explosé à environ 500 mètres du camp occupé par lesFrançais et les Tchadiens. Deux civils ont été blessés, ils sont à lhôpital, avait expliqué jeudimatin à lAFP un élu de la ville, information ensuite confirmée de source sécuritaire malienne àBamako.Un fonctionnaire de Kidal a précisé que lexplosion avait eu lieu à moins dun kilomètre ducamp occupé par les Tchadiens et les Français. Selon lui, le conducteur du véhicule était sansdoute un kamikaze visant le camp. Mais il est allé exploser avec sa voiture noire dans unecour. Le chauffeur du véhicule a été tué sur le coup, a déclaré lélu. Les forces françaisesavaient repris fin janvier le contrôle de laéroport de Kidal, ancien bastion islamiste, et quelque1 800 soldats tchadiens sont arrivés depuis pour sécuriser la ville où étaient déjà présents desislamistes se disant modérés et des hommes se réclamant du Mouvement national delibération de lAzawad (MNLA). Le même porte-parole du MUJAO avait affirmé plus tôt jeudi àlAFP que ce mouvement avait envoyé des hommes à Gao (au sud de Kidal, et à 1.200 km deBamako) où des combats ont opposé jeudi des jihadistes à des soldats maliens. Dans cetteville, la plus grande du nord du Mali, ces combats, entamés dans la nuit de mercredi à jeudi àla périphérie de la ville entre des islamistes armés et des soldats nigériens, se sont poursuivisjeudi en centre-ville avec des soldats maliens, appuyés par larmée française qui a faitnotamment intervenir deux hélicoptères Gazelle, selon une source militaire. Les affrontementsont pris fin dans laprès-midi. Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, destroupes jihadistes qui avaient occupé la mairie et la résidence du gouvernement en ont étédélogées par les soldats maliens appuyés par les Français et cinq islamistes armés ont ététués dans les combats.
  4. 4. Abu Walid Sahraoui, porte-parole du MUJAO► L’aviation ne chôme pas…L’aviation française a procédé à plus de 970 sorties dans le cadre de l’opération « Serval »,dont plus de 170 frappes. Ce décompte prend en compte la période entre le 11 janvier, date dulancement de l’opération militaire, et le 13 février, date de la fin de ce décompte provisoire.Plus de 970 sorties aériennes au sens global ont été réalisées, que ce soit pour des opérationsde frappes, de transport ou d’appui, a précisé hier une porte-parole de l’état-major des arméesfrançaises. Les avions français ont réalisé plus de 170 frappes stricto sensu sur cette période,précise-t-on. Plus de 200 sorties ont été effectuées par les seuls avions de chasse, même s’ilsne partent pas toujours avec des objectifs de frappe mais sont parfois engagés dans d’autresmissions, par exemple de reconnaissance.
  5. 5. ► Hommage national à l’adjudant Harold Vormezeele…La Nation a rendu un dernier hommage, vendredi 22 février 2013 aux Invalides, à l’adjudant ème èmeHarold Vormezeele du 2 régiment étranger de parachutistes (2 REP) de Calvi, mort pour laFrance au Mali trois jours plus tôt.Dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, la communauté militaire, les proches, desreprésentants de l’État, des anonymes et avec eux la France entière ont célébré la mémoire dece soldat, second militaire tombé au combat au Mali au cours de l’opération « Serval ».L’adjudant Vormezeele a été tué lors de combats menés contre des groupes terroristes au Mali,« pour défendre sur le sol malien notre sécurité et notre liberté », avait précisé monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense dans un communiqué. L’adjudant Vormezeele a été faitchevalier de la Légion d’honneur par le ministre de la Défense. Plus tôt dans l’après-midi, lorsd’une cérémonie intime, le général Ract Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre(CEMAT) avait remis à notre camarade, promu au grade supérieur à titre posthume, la Croix dela Valeur militaire à l’ordre de l’armée et la Médaille militaire.« Chaque fois que la marche funèbre retentit dans la cour d’honneur des Invalides, […] c’estaussi le deuil de l’institution militaire, touchée dans sa chair par le sacrifice de l’un des siens,l’un des nôtres. C’est surtout l’hommage solennel de la Nation toute entière, affectée par votresacrifice […].Adjudant Vormezeele, votre parcours en témoigne, vous êtes un beau guerrier.[…] Je tiens à exprimer à votre famille la solidarité de la Nation française. Vous aviez fait lechoix de lier votre destin à celui de la France. Naturalisé en 2010, vous êtes mort pour laFrance, l’un de vos deux pays avec la Belgique […].Et c’est aujourd’hui la France rassemblée,qui se recueille dans le souvenir de votre sacrifice, et qui réaffirme sa détermination la plustotale à continuer le combat contre le terrorisme où qu’il se trouve. Ce combat est à jamais levôtre », a déclaré monsieur Le Drian lors d’un éloge funèbre solennel.
  6. 6. ► A GAO les FAM repoussent les attaques terroristes… èmeLe 21 février 2013, le GTIA 2 (Groupement tactique interarmes armé par le 92 RI) estintervenu en appui des forces armées maliennes qui étaient au contact avec des groupesterroristes infiltrés dans la ville de Gao.En fin de matinée, une trentaine de terroristes s’est infiltrée en ville. Immédiatement les forcesmaliennes du Colonel Major Dacko, les forces de Gendarmerie et la Garde nationale bouclentles abords de l’îlot administratif, cœur de la ville où se sont rassemblés les terroristes. Aprèsquelques échanges de tirs et une explosion, les groupes terroristes se retranchent dans lamairie. La QRF du GTIA 2 composée d’une section de VAB, de trois compagnies VBCI et dedeux hélicoptères gazelle du groupement aéromobile est mise en alerte, aux ordres du colonelBert, chef du GTIA 2. En coordination avec les autorités maliennes, la QRF s’engage et sepositionne aux abords de la mairie. La compagnie VBCI est engagée et ouvre le feu avec tousses armements : canon 25mm, AT4, ALI, Eryx, et appuyée par 2 Gazelle du groupementaéromobile, qui tirent un missile HOT sur une position terroriste.Pris sous les feux maliens et français, quelques terroristes tentent de s’exfiltrer par les bergesdu Niger. Le bouclage de la zone le long du fleuve Niger a été mené conjointement par lesfrançais et les maliens et a permis de neutraliser une dizaine de terroristes. Dans la Mairie, lesforces armées maliennes neutralisent le dernier bastion de terroristes portant des ceinturesexplosives. Un élément du génie français est intervenu afin de désamorcer les chargesexplosives. Au cours de cette action, deux soldats français ont été très légèrement blessés.Parallèlement, au cours de la journée, le check point aux sorties Nord de la ville de Gao a étédéfendu par des éléments nigériens alors qu’ils étaient harcelés par des tirs sporadiques degroupes terroristes tentant de s’infiltrer. Une compagnie sur VBCI appartenant au GTIA 2 etune patrouille Gazelle du Groupement aéromobile (GAM) qui a délivré un appui feu missile ontappuyé cette action. Deux terroristes ont été tués. En fin d’après-midi la situation étaitredevenue calme dans la ville de Gao. La QRF du GTIA 2 a regagné l’aéroport.Au bilan, cette opération aura permis aux forces armées maliennes de montrer leurdétermination, si besoin était, à protéger la ville et sa population des groupes terroristes. Elledémontre également la volonté de l’ensemble des acteurs présents sur le sol malien àdémanteler les groupes terroristes. Cette action a permis la neutralisation de plus d’unequinzaine de terroristes. Quatre soldats maliens auraient été blessés.
  7. 7. AT4 : La roquette est à charge creuse. En effet, à limpact lexplosif déclenché va, de part sa forme initiale,créer un « dard » de gaz à plus de 2 500°C. Cest ce « dard » qui va ainsi, en perforant le blindage delobjectif, provoquer sa destruction par lexplosion de ses munitions et/ou son carburant. Cest une armeà utilisation unique, donc non rechargeable. Après le tir, elle est abandonnée sur le terrain. Le système devisée est basique, du type œilleton et guidon. Ils sont repliés dans des boîtiers pour le stockage et letransport, puis déployés lors du tir. Masse : 7,6 kg – longueur : 1,04 m - calibre : 84 mm - munition :unique à charge creuse – portée : de 20 (déclenchement sécurité en dessous de 20m) à 250 m sur objectifmobile et 350 m sur objectif fixe – portée max : 400m – perforation : <500 mm de blindage (véhiculesblindés non surprotégés) ou < 1,45 m de béton - vitesse roquette : min 220 m/s.http://www.youtube.com/watch?v=Q3xsMqHu56g&feature=player_detailpageHOT (Haut Subsonique Optiquement Téléguidé) : est un missile antichar à guidage optique franco-allemand età vitesse subsonique haute destiné à être tiré à partir dun véhicule terrestre ou dun hélicoptère. Masseau lancement : 23,5 kg – longueur : 1 275 m – diamètre : 165 mm (ogive) – envergure : 312 mm – vitesse :900 km/h – portée : 75 à 4 250 m – charge : 6 kg – guidage : optique – détonation : 800 mm d’acier –plateforme de lancement : Gazelle, Tigre et VAB.
  8. 8. ERYX (Il tire son nom du serpent des sables du désert réputé pour son agilité) : le système Eryx consiste en unmissile dun diamètre de 136 mm conditionné dans un tube dans lequel il est transporté et stocké enattendant dêtre utilisé, et dun poste de tir regroupant les systèmes de mise à feu, de détection et demesure. Le missile peut être mis en place et paré à faire feu en 5 secondes. Durant le vol du missile (4,3secondes pour 600 m), le tireur doit seulement garder le viseur sur la cible. Le missile emporte une baliseinfrarouge qui est capté par le poste de tir qui calcule la dérive et envoie les corrections au missile via unfil qui se déroule derrière le missile. Au lancement la vitesse du missile est de 18 m/s peu aprèslaccélération du moteur propulse le missile à 245 m/s. La dernière version du Eryx possède une chargemilitaire en tandem lui permettant de traverser 900 mm de blindage ou 2,5 m de béton ainsi que 5 m deterre. Masse au lancement : 13 kg – longueur : 0,905 m – diamètre : 0,136 m – vitesse : 1 080 km/h –Portée : 0,6 km.__________________________________________________________________________________________ De NDjamena à Bamako (portraits)Initialement projetés au Tchad ou au Sénégal, cinq hommes et femmes, civils et militaires,décrivent limpact du déclenchement de lopération « Serval » au Mali sur leur mission.► Un instructeur français pour le bataillon sénégalais de la MISMA…Arrivé à Dakar en juillet 2012 au sein de l’unité de coopération régionale (UCR) des élémentsfrançais au Sénégal (EFS), le capitaine Franck B. intervient auprès des forces sénégalaisescomme officier formateur. Depuis le déclenchement de l’opération « Serval », le capitaine B.assiste, à Bamako, le bataillon sénégalais.« A Dakar, le détachement d’instruction opérationnelle avait la responsabilité de la formationd’une compagnie d’infanterie, d’une batterie d’artillerie, de la formation de l’état-major et ducentre opérations du bataillon sénégalais commandé par le colonel N’Diaye », dit le capitaineB. Du fait de cette coopération efficace, des forces sénégalaises étaient opérationnelles dès le11 janvier. Lorsque l’opération « Serval » a été déclenchée, un détachement précurseur ducentre opérations et des éléments de protection sénégalais se sont mis en place sur Bamako,rejoint début février par le reste du bataillon sénégalais. Au Mali, le capitaine Franck B. est le« trait d’union » entre les français et les sénégalais.
  9. 9. Il coordonne en particulier leur arrivée sur Bamako, avant le départ des troupes sénégalaisesen opération au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).« Ce sont des soldats rigoureux. Mon rôle est de les assister à tous les niveaux ainsi qued’assurer la coordination avec les forces françaises. Parallèlement nous poursuivons leurinstruction ». Pour l’instructeur français, avoir la possibilité de vivre le déploiement au Mali desunités qu’il a contribué à former est une vraie chance : « Je peux voir concrètement le résultatde cette formation dans le cadre d’une opération. Je me sens utile ! ».► S’adapter pour informer…Le sous-lieutenant Maria-Antonia B. a été projetée en opération extérieure depuis le 8 octobre2012 sur le camp « Kosseï » à N’Djamena, au Tchad, comme conseiller communication del’opération « Epervier » ; elle s’est retrouvée chargée dassurer la couverture dudéclenchement de l’opération « Serval », au Mali. Un évènement qui a considérablementmodifié sa mission initiale. A l’origine, la mission de la journaliste, reporter d’images deformation, était orientée vers une communication opérationnelle essentiellement tournée versle théâtre dopération tchadien. Accompagnée par un photographe, le sergent-chef Nicolas V.,elle contribuait à appuyer la force « Épervier » déployée au Tchad.Le sous-lieutenant, avoue ne pas avoir tout de suite décelé qu’une opération d’envergure auMali allait être engagée. « Puis nous avons eu pour consigne particulière de faire attention à ceque les images vidéo transitent correctement vers les serveurs à destination de Paris. Jecomprends mieux pourquoi maintenant », déclare le sous-lieutenant B. « Deux jours avant ledéclenchement, on nous a demandé de nous préparer à réaliser des images ». Un photographeet un opérateur vidéo ont également été envoyés en renfort par la cellule de communication del’Etat-major des armées.De l’exercice à la réalité des opérationsLe 11 janvier, jour du déclenchement de l’opération « Serval », le binôme photo-vidéo constituépar Maria-Antonia B. et Nicolas V. est opérationnel. « Le groupement Terre a été placé en alertetrois heures. On a tout mis en œuvre afin de filmer et photographier leur préparation. Nousétions au cœur de laction ». Ils ont pris également les premières images des avions quidécollaient vers le Mali. Durant trois jours, l’équipe du sous-lieutenant B. couvre ledéploiement des forces françaises rejoignant Bamako via le Tchad : ce sont ces images queles médias télévisés français reprendront.Les premiers jours de l’opération « Serval » n’ont pas été de tout repos. « Pour répondre auxdemandes de l’Etat-major nous avons dû nous organiser en deux équipes afin d’assurer enpermanence les tournages, le montage et l’envoi d’images destinés aux médias ». Pour lesous-lieutenant B., officier presse pour larmée de lAir en temps normal, voir le résultat del’entraînement sur le terrain, mener une mission d’importance et travailler en interarmées sontdes expériences enrichissantes. Depuis fin janvier, l’urgence a fait place à la planification et àl’organisation.
  10. 10. Des équipes ont pris le relais sur Bamako, et le sous-lieutenant B. a repris son rôle deconseiller communication pour notamment accueillir les médias souhaitant réaliser leursreportages.► Mésange dans le ciel tchadien…Projeté au Tchad depuis décembre 2012 dans le cadre de la force « Epervier », l’adjudantPascal J. est contrôleur aérien en poste à la tour de contrôle de l’aéroport international deN’Djamena. Depuis le 11 janvier sa mission s’est intensifiée et a pris un réel tournantopérationnel.Du haut de la tour de contrôle de N’Djamena, l’adjudant Pascal J. a pour mission d’assurer lasécurité et la fluidité du trafic aérien militaire à l’approche et au départ de l’aéroport. Il règlenotamment les décollages et atterrissages des avions et communique aux pilotes lesinformations concernant le trafic aérien. L’adjudant travaille en coopération avec troiscontrôleurs aériens tchadiens avec lesquels il a un rôle d’interface. L’indicatif radio sur lafréquence d’« Epervier » : « MESANGE ». En période d’activité normale les avions effectuentenviron douze missions par jour et les vols de nuits restent occasionnels.Lors du déclenchement de l’opération « Serval », le 11 janvier, le nombre de vol sest intensifié.Les mouvements aériens se sont effectués de jour comme de nuit. Les premiers vols ontdébuté à 8 heures du matin et se sont terminés à 5 heures le lendemain matin. « Jai pucompter jusquà 25 missions en 24 heures. Et tant que les avions sont dans les airs, MESANGEest dans la tour ! ». Seul contrôleur aérien français présent dans la tour de contrôle les quatrepremiers jours de l’opération, Pascal J. avoue : « Cétait vraiment fatiguant. Malgré cela, jerestais toujours concentré sur ma mission ». Les renforts sont arrivés dès le 16 janvier etgèrent une vingtaine de missions journalières. « Cette mission est le point dorgue de macarrière, une sorte daboutissement. Lentraînement devient réalité opérationnelle tandis que laproximité entre le Tchad et le Mali a permis une intervention rapide et donc plus efficace ».
  11. 11. ► Nourrir les forces à tout prix…Après une longue carrière dans la Marine nationale, Jean-Marie G. travaille depuis octobre2012 à N’Djamena, au Tchad, comme chef d’exploitation pour l’Économat des armées.Responsable de la restauration des effectifs de la force « Epervier », il a vu sa mission prendrede l’ampleur depuis le déclenchement de l’opération « Serval », au Mali.Sur le camp « Kosseï » à N’Djamena, au Tchad, la mission principale du chef d’exploitationconsiste à répondre au mieux aux besoins des troupes dans le domaine de la restaurationcollective (approvisionnement, confection et distribution). Mais pour Jean-Marie G., sa missionva au-delà. Il veut que les personnels retrouvent dans leur assiette un peu « de chez eux ».Militaires français ou employés locaux (la base en compte 90%), chacun a droit à des égardsparticuliers. « On manage des gens avec des cultures très différentes, mais nous savons nousadapter ». Depuis le déclenchement de l’opération « Serval », l’approvisionnement estégalement devenu plus compliqué. Les commandes arrivent par avion, ce qui peut prendrejusqu’à trois semaines. Si des fournisseurs locaux sous contrat pourvoient aux besoins enépicerie, fruits et légumes, il est plus difficile de proposer du poisson et de la viande au menu.« Mais le dimanche, nous nous faisons une obligation de proposer un « petit plus ». Le repasdominical reste important malgré la guerre ! Et on se creuse toujours la tête pour établir desmenus aussi attractifs que possible ».Etre disponibles et réactifsLa qualité de la nourriture est dépendante d’une bonne gestion et d’une connaissance précisedes effectifs. Le site de « Kosseï » est un lieu de passage pour une partie des forces françaisesqui, depuis le déclenchement de l’opération « Serval », rejoignent Bamako via le Tchad.Avant l’opération, le site comprenait 900 personnes. Depuis le 11 janvier les effectifs fluctuentchaque jour, en fonction des transits. En février 1 300 personnes sont prévues sur la base lorsde la relève de l’opération « Épervier ». Jean-Marie et son équipe « naviguent donc à vue ». Ilsdoivent faire preuve d’adaptabilité : « Nous sommes disponibles et réactifs. D’ailleurs, uneastreinte téléphonique a été mise en place, pour répondre à tout moment aux besoins deshommes ». Aujourd’hui, le service de restauration ne tient plus compte des horaires de travailofficiels. Il confectionne des repas de jour comme de nuit, par exemple pour les pilotes quireviennent sur le site de « Kosseï » une fois leur mission effectuée au Mali.Opérationnels mais respectueux des normes sanitairesEn dépit des difficultés conjoncturelles, il n’est pas question pour Jean-Marie d’être moinsvigilant sur l’hygiène et la traçabilité des produits. De même, il faut respecter les normesspécifiques imposées dans les armées. Par exemple, les bouteilles d’eau des pilotes doiventêtre munies de tétines et les sachets repas emportés dans les avions doivent être facilesd’ouverture ; lors de vols opérationnels de longue durée, les produits en sauce sont remplacéspar des barres énergétiques, moins fragiles et plus pratiques à consommer. Pour le chefd’exploitation, l’intérêt de sa mission est là : « s’occuper du moral des hommes en prenantsoin de leur estomac ! ».
  12. 12. ► Armuriers en alerte…Chef des armuriers Mirage 2000D au sein du détachement Air de la force « Epervier »,l’adjudant-chef Frédéric V. est à N’Djamena au Tchad depuis le début du mois de décembre2012. Avec son équipe il est en charge de l’entretien et de la mise en œuvre de l’armement desavions, ainsi que du matériel de survie des pilotes. Pour lui, l’opération « Serval » a montrétout l’intérêt de disposer de forces pré-positionnées pour intervenir rapidement et de façonefficace.Frédéric V. possède une solide expérience opérationnelle avec quatre séjours en Afghanistan.Avec son équipe, elle aussi aguerrie. « Beaucoup de mes personnels ont fait « Harmattan » »,dit-il. Le « pétaf », (surnom donné aux armuriers), prépare l’armement, le matériel de contre-mesure (des leurres), le siège éjectable et tout ce qui touche à la survie des pilotes. Avantchaque décollage l’ensemble des tests et des contrôles nécessaires sur les appareils ont étéeffectués. Grâce à l’adjudant-chef et à son équipe, les pilotes peuvent décoller en touteconfiance, même dans l’urgence. « Pas question pour nous d’oublier une étape ! Il faut êtreméthodique et savoir s’adapter ». L’urgence justement a surgi le 11 janvier. Trois avionsprévus pour remplacer ceux qui étaient en place à N’Djamena sont finalement restés. Cela aconsidérablement accru la charge de travail de l’équipe. « Avant le déclenchement del’opération « Serval », on nous avait mis en alerte. Le jour J les avions étaient donc armés,sécurisés, et prêts à décoller. A sept nous avons mis 24 heures pour armer les six avions ».« Au Tchad, nous étions les premiers en position… »Au début de l’opération les armuriers ont du s’adapter au rythme des missions des pilotes :« Ils partaient par patrouilles de deux avions pour environ 6 heures de vol. Dès qu’unepatrouille rentrait, nous préparions les avions pour une nouvelle mission. Nous avons tourné àdeux équipes dont j’assurais la liaison ». Ce roulement a duré près de trois jours, laissant peude temps pour le sommeil mais en conservant à l’esprit que la sécurité des pilotes resteprioritaire : « j’effectue un double contrôle la nuit ». Des renforts sont ensuite arrivés, portantl’équipe à douze puis à seize armuriers. Peu de temps après les Rafale de Saint-Dizier ontrejoint N’Djamena. « Au Tchad, nous étions les premiers en position et nous avons dû nousadapter y compris pour travailler sur le Rafale. Je pense que nous avons contribué à notremanière au succès de lopération « Serval » ».
  13. 13. ► Photos…

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