MALI : OPERATION « SERVAL »► Les convois de l’extrême…Piliers de l’opération « Serval », les raids du bataillon logistique...
► Point de situation du jeudi 28 février (25/02 18h au 28/02 18h)…Les opérations aériennes se sont poursuivies, notamment ...
BRDM2► Lopération au Mali a coûté « plus de 100 millions d€ », selon Le Drian…Quand la France va-t-elle se retirer du Mali...
► Le patron d’AFRICOM a propos de la situation au Mali…Le futur chef du Commandement militaire américain pour l’Afrique (A...
A la question de savoir quelle était son évaluation de la menace posée par l’AQMI, il a réponduque si cette organisation a...
Il a discuté avec les équipages des Mirage 2000-D et des avions ravitailleurs C-135 déployés au      Mali, avec les mécani...
► Fin de mission et relève des éléments de la force « Epervier »…Les 21 et 24 février 2013, au terme d’un mandat de cinq m...
► Cérémonie en hommage aux soldats tchadiens morts au combat…Le 1er mars 2013, les militaires français, de la force « Éper...
d’après-midi, les forces armées maliennes appuyées par des éléments du GTIA 2 ontrapidement franchi le bras du Niger à bor...
située en contrebas du village. Des témoins avaient indiqué il y a deux semaines que des membres dugroupe islamiste armé M...
Tombouctou. Les sapeurs du détachement ont réalisé de nombreuses opérations dedépollution pyrotechnique : destruction d’un...
PG-7VM (1961) : calibre 70,5 mm – poids 2 kg – portée 500 m - PG-7VL (1973) : calibre 72 mm – poids 2 kg– portée 500 m – P...
► J.Y. Le Drian annonce la mort au combat du caporal Cédric Charenton…Communiqué de presse du ministre de la Défense : Par...
► Décès du caporal Cédric Charenton du 1er RCP…Né le 24 août 1986, le caporal Cédric CHARENTON signe un contrat comme enga...
Le caporal Cédric CHARENTON était titulaire de la médaille de bronze de la Défense nationale,de la Médaille commémorative ...
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  1. 1. MALI : OPERATION « SERVAL »► Les convois de l’extrême…Piliers de l’opération « Serval », les raids du bataillon logistique (BATLOG) sont indispensables au bon fonctionnement de la mission.L’opération « Serval » est pour le bataillon logistique (BATLOG) un véritable défi. Le BATLOGest armé principalement par le 511 ème régiment du train (511ème RT) d’Auxonne. Mais il secompose de 800 soldats logisticiens provenant de 55 formations différentes. Il est féminisé à10 %. Sur les 800 militaires, 366 arment un détachement logistique à Bamako (pour effectuerune boucle arrière Bamako-Gao) et 341 sont à Gao pour soutenir les forces au nord du Mali.Le BATLOG est la boîte à outils logistique de la force « Serval » en matière de soutien ducombattant, de maintenance, de ravitaillement en carburant et en munitions, etc. Il a atteint sapleine capacité opérationnelle depuis le 18 février 2013. Depuis le déclenchement del’opération et l’arrivée des premiers soldats logisticiens, les vecteurs logistiques ont parcouru250 000 km et ont transporté près de 500 tonnes de matériel et 500 m3 de carburant. LeBATLOG numérisé dispose des moyens de transmission SITTEL (systèmes d’information et detélécommunications) et SIR, adaptés au territoire. Le poste de commandement du BATLOG estainsi capable de suivre les convois. La géo-localisation permet d’intervenir à leur profit et decontrôler si les délais sont respectés en fonction des élongations. La plupart des convois sontcomplètement autonomes. Le véritable défi est de coller au rythme des opérations des unitéscombattantes. Le BATLOG mène des raids logistiques de précision au bon moment et au bonendroit dans un esprit d’anticipation, de réactivité et d’adaptation à la manœuvre tactique. Leslogisticiens du désert ravitaillent en urgence et sur un court préavis, en ambiance vitesse. Lesdélais pour rejoindre une emprise vers le nord sont comparables à ceux d’une unité de mêlée.
  2. 2. ► Point de situation du jeudi 28 février (25/02 18h au 28/02 18h)…Les opérations aériennes se sont poursuivies, notamment dans la région de Tessalit avec prèsd’une centaine de sorties. Une soixantaine d’entre elles a été dédiée aux frappes aériennes et àl’appui des troupes au sol. Elles ont notamment permis la destruction d’une dizaine devéhicules.Plus d’une quarantaine de sorties a été consacrée au transport aérien, permettant à la fois leravitaillement logistique et la mise en place de nos éléments dans le nord du pays etl’évacuation des blessés tchadiens.Au sol, le GTIA 1 armé par les éléments du 21ème RIMa des EFT au Tchad, de l’escadron blindédu 17ème RGP de la Force « Licorne » et d’une compagnie « Guépard » du 2ème RIMa a étédésengagé de l’opération « Serval ». Les éléments des forces prépositionnées ont rejoint laFrance alors que la compagnie du 2ème RIMa a été intégrée au GTIA 2. Désormais le dispositifterre s’articule autour de 3 GTIA, déployés pour l’un (GTIA 2) majoritairement dans la région deGao et pour les 2 autres (GTIA 3 et GTIA TAP) principalement dans la région de Tessalit. Eneffet, afin de maintenir l’effort dans la zone nord, les éléments français ont progressivementrenforcé leur présence dans la région de Tessalit avec le déploiement de près de 1 200militaires français répartis au sein du PC avancé de la brigade « Serval », des GTIA 3 et GTIATAP, du GAM et de leurs appuis. L’antenne chirurgicale avancée, initialement basée à Sévaré, aété redéployée sur l’aéroport de Tessalit. Ainsi, dans la région de Tessalit, ce sont près de 1200soldats français, 800 tchadiens et des éléments maliens qui poursuivent leurs opérationsoffensives contre les groupes terroristes.A la suite de leur engagement le 22 février dernier, les soldats tchadiens ont mené desopérations de remise en condition opérationnelle, alors que le GTIA 3 a commencé à sedéployer avec l’ensemble de ses appuis (Génie et Artillerie) dans le massif de l’Adrar.L’engagement combiné de nos forces a permis de détruire plus d’une dizaine de siteslogistiques, une quinzaine de véhicules, un BRDM2 (Le BRDM-2 est une automitrailleuse utiliséedes années 1960 à nos jours par lUnion soviétique puis par la Russie) de démanteler un atelier defabrication d’IED et de neutraliser plus d’une quarantaine de terroristes. De nombreux postesde combat et campements ont été fouillés et neutralisés, en particulier grâce aux tirs précis etcoordonnés des appuis au sol, de la chasse et du GAM.Le 27 février, au cours de l’opération, un VBL du GTIA 3 a sauté sur une mine dans la zone d’InTaghlit. Deux soldats français ont été blessés dont un grièvement. Ce soldat a été évacué versla France pour y être soigné. Le second a déjà rejoint son unité.Dans la région de Gao et depuis les incidents du 21-22 février, les forces françaises, malienneset africaines conduisent quotidiennement des opérations de fouilles et de reconnaissancedans la région afin de sécuriser la zone et de désorganiser les groupes terroristes.En quelques jours, ce sont près d’une quinzaine d’ateliers et de caches qui ont été découverts,4 mortiers de 82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, 9 sacs de 50 kg de produit explosif, 3bonbonnes d’explosif artisanal ont été trouvés. Les recherches ont été particulièrementefficaces grâce à la coopération de la population locale.Au cours d’une mission de reconnaissance de l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) dans larégion de Tombouctou, une grenade a explosé accidentellement dans un VBL pour une raisonindéterminée : trois soldats français ont été blessés dont deux grièvement. Ils ont égalementété évacués vers la FranceLes forces africaines sont désormais près de 6000 déployées sur le sol malien .
  3. 3. BRDM2► Lopération au Mali a coûté « plus de 100 millions d€ », selon Le Drian…Quand la France va-t-elle se retirer du Mali où elle est engagé depuis le 11 janvier contre des groupes islamistes armés ? Combien coûte la participation à ce conflit ? Quel bilan humain ? Francetv info vous détaille les réponses du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui était linvité mardi 26 février de RTL.Quel bilan humain ? : Jean-Yves Le Drian a affirmé que les combats au Mali entre les forces françaises et les groupes islamistes armés font « beaucoup, beaucoup de morts jihadistes ». Toutefois, il sest refusé à tenir « une comptabilité » plus précise des victimes, ajoutant simplement que leur nombre était « significatif ». Par ailleurs, il a rappelé que deux soldats français ont perdu la vie dans les combats.Quel coût pour lopération ? : « Un peu plus de 100 millions deuros » : cest ce qua coûté lintervention militaire française au Mali depuis la mi-janvier, a indiqué le ministre de la Défense. « Tous ces chiffres seront publiés devant la Commission des finances de lAssemblée nationale, qui est tenue informée toutes les semaines » de lévolution du conflit, a-t-il souligné.Quelle date pour un retrait ? : le ministre de la Défense a jugé « difficile » de donner un calendrier précis du début du retrait des forces françaises. Paris envisage dentamer, dès le mois prochain, le mouvement de départ de ses forces mais na pour lheure mené aucune action en ce sens. « Cest un peu difficile de dire « je commence les combats et je vais vous dire à quelle date je vais les arrêter » », a relevé Jean-Yves Le Drian. (Francetv info avec AFP et Reuters)
  4. 4. ► Le patron d’AFRICOM a propos de la situation au Mali…Le futur chef du Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général David Rodriguez, a déclaré devant le Congrès que l’Algérie est le « leader régional » qui dispose « des capacités permettant de coordonner les efforts des pays du Sahel face aux menaces à la sécurité transnationale ».M. Rodriguez, 58 ans, a tenu ces propos jeudi devant la commission des Forces armées duSénat lors de son audition préalable à la confirmation de sa nomination proposée par leprésident Barack Obama pour remplacer le général Carter Ham. Accordant une attentionparticulière à la sécurité en Afrique, la commission sénatoriale des Forces armées a soumis legénéral Rodriguez non seulement à des questions orales mais aussi à plus d’une centaine dequestions écrites allant du terrorisme en Afrique du nord, la situation au Mali et en Libye,jusqu’aux questions liées à la sécurité au Nigeria et en Somalie, le trafic de drogue en Afrique,la lutte contre l’Armée de résistance du seigneur et la protection des ambassades américainesdans le continent.« Favoriser le leadership régional de l’Algérie » : interrogé par les sénateurs sur le rôle del’Algérie dans la lutte contre le terrorisme et comment envisagerait-il la coopération algéro-américaine face à la situation au Mali, M. Rodriguez a répondu, d’emblée que « l’Arméealgérienne est la plus capable de celles de tous les pays d’Afrique du Nord ». « En tant que tel,je considère l’Algérie comme un leader régional, capable de coordonner les efforts des paysdu Sahel pour faire face aux menaces à la sécurité transnationale », a-t-il affirmé. « Laconnaissance dont dispose l’Algérie quant à la situation sur le terrain dans le nord du Mali estinestimable pour les Etats-Unis », a soutenu ce général américain qui avait dirigé lecommandement conjoint de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan.Cependant, a-t-il tenu à préciser, « pour s’assurer de la poursuite de la coopération de l’Algériesur la crise du nord du Mali, toute solution militaire doit être autorisée par l’ONU, bénéficierd’un soutien international et utiliser des forces africaines ». M. Rodriguez a avancé que s’ilvenait à être confirmé à la tête d’AFRICOM, il continuerait « à favoriser le leadership régionalde l’Algérie » à travers notamment la tenue de dialogues bilatéraux de haut niveau et lesexercices militaires régionaux.
  5. 5. A la question de savoir quelle était son évaluation de la menace posée par l’AQMI, il a réponduque si cette organisation avait, certes, déclaré sa volonté d’attaquer les intérêts des Etats-Uniset de l’Occident en général, sa capacité à mener des attaques terroristes à grande échelle est« limitée ». Ceci s’explique « par la rareté des cibles américaines et occidentales en Afrique duNord et par le succès des efforts de lutte contre le terrorisme menés par les services desécurité algériens », a-t-il affirmé. Il a, cependant, estimé que la plus grande menace de l’AQMIcontre les intérêts des Etats-Unis serait probablement le rôle de ce groupe comme « catalyseurde l’instabilité en Afrique du Nord grâce à la facilitation des armes et la formation desdjihadistes dans le nord du Mali ».« Succès de la riposte algérienne » : citant les quelques attaques terroristes perpétrées contredes cibles occidentales en Algérie ainsi que celles déjouées par l’Armée algérienne, M.Rodriguez a rappelé celle commise contre le site pétrolier de Tiguentourine en janvier dernier.A ce propos, le général américain a reconnu le succès de la riposte algérienne en soutenant entermes clairs que « les forces de sécurité algériennes ont réussi à vaincre les terroristes quidétenaient des otages à l’installation gazière d’In Amenas ». En fait, a jugé M. Rodriguez,« l’AQMI ne devrait pas constituer, à court terme, une menace pour les intérêts américains etoccidentaux en dehors de sa zone d’opération immédiate en Algérie et au nord du Mali, mais ilpourrait le devenir dans le futur ». Selon lui, ce groupe terroriste « maintient ses intentions etses aspirations et continuera à travailler pour renforcer ses capacités et aider les autresbranches affiliées d’Al-Qaïda », en ajoutant que les prises d’otages demeurent la « plus grandemenace » pour les Occidentaux en Afrique du Nord. Donnant son avis sur l’interventionmilitaire conduite par la France au Mali, ce spécialiste de l’infanterie a souligné que si cetteopération a eu un impact pour réfréner la capacité de l’AQMI à agir sans entrave au nordmalien, ce groupe est, cependant, en mesure de coordonner la formation, de répartir lesressources et de procéder à une planification d’attaques par ses propres rangs ainsi qu’avecd’autres organisations terroristes étrangères. Avec ses capacités, a-t-il prévenu, l’AQMIpourrait, à tout le moins, poursuivre agressivement l’expansion de son influence dans les paysvoisins et commencera, peut-être, « à planifier pour mener des attaques même contre l’Europeconformément à la doctrine d’Al-Qaïda ». Pour M. Rodriguez, qui dirige actuellement la base deFort Bragg en Caroline du Nord, « l’intervention militaire dirigée par la France au Mali aperturbé et ralenti l’action de l’AQMI, mais il reste encore beaucoup de travail à faire ».► Visite du général Mercier auprès des aviateurs…Samedi 23 et dimanche 24 février 2013, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), s’est rendu à Bamako, Niamey et N’Djamena afin de rencontrer les aviateurs engagés sur les sites de l’opération « Serval » menée au Mali.Au cours de cette visite de deux jours, le général Mercier a salué l’engagement et leprofessionnalisme de tous les aviateurs au service de la réussite des opérations. Il aégalement pu relever la capacité de l’armée de l’Air à remplir ses missions et sa réactivitépuisqu’elle a été présente et opérationnelle dès les premières heures de l’opération « Serval ».Accompagné notamment du général Jean-Jacques Borel, commandant le « JFACC AFCO »(Joint forces air component command de l’Afrique centrale et de l’ouest) à Lyon Mont-Verdun,le CEMAA a témoigné sa fierté et son admiration aux aviateurs. « Il n’y a pas de meilleuredémonstration que celle réalisée par les compétences, a-t-il déclaré. Dans cette opérationinterarmées, l’armée de l’Air a déployé l’ensemble de ses composantes et a mis en œuvre toutson savoir-faire ».Le déplacement du général Mercier a débuté à Bamako, au Mali pour une visite dense de quelques heures. Il a d’abord rencontré le général Grégoire de Saint Quentin, commandant de la force « Serval », puis son homologue, le colonel-major Bamba, chef d’état-major de l’armée de l’Air malienne. Le CEMAA s’est ensuite dirigé vers le détachement « air » (DETAIR) avec le colonel Éric Bometon, chef du « DETAIR » pour recueillir les impressions, à chaud, des différentes composantes du théâtre.
  6. 6. Il a discuté avec les équipages des Mirage 2000-D et des avions ravitailleurs C-135 déployés au Mali, avec les mécaniciens avion, les commandos parachutistes de l’air, avec le personnel du génie de l’air et du groupement aérien d’appui aux opérations, ainsi que les spécialistes des systèmes d’informations et de communication. Le général Mercier s’est notamment intéressé aux conditions de vie et de relève lors d’échanges participatifs et dynamiques. Le lendemain, la délégation française s’est rendue au sein du détachement de Niamey dans lequel œuvrent en particulier les drones « Harfang » depuis le 18 janvier 2013. Le CEMAA a ainsi rencontré les équipages et mécaniciens de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » qui mettent en œuvre le « Harfang » pour des missions de renseignement et d’appui direct aux opérations.Le déplacement du général Mercier s’est achevé le 24 février sur la base aérienne 172 « SGC Adji Kosseï » de N’Djamena, au Tchad. À cette occasion, il a d’abord visité la partie déployée du « JFACC AFCO », qui traduit la capacité de l’armée de l’Air à planifier et à conduire tout type de missions aériennes dans un cadre interarmées et multinational. Le chef d’état-major a d’ailleurs souligné l’importance de travailler et d’innover ensemble avec nos partenaires européens, avant d’exposer sa vision de la mission du « JFACC ». « L’armée de l’Air n’a jamais eu le niveau qu’elle a aujourd’hui et ce grâce à la cohérence des moyens mis en œuvre, a-t-il déclaré. Cette cohérence se traduit notamment par les capacités « C2 » (command and control) dont la mission est de concevoir, planifier, programmer et de conduire une campagne aérienne ». Le CEMAA a souhaité consacrer une grande partie de son temps à rencontrer les aviateurs du détachement « air », afin de recueillir leur précieux retour d’expérience. Aujourd’hui, six Rafale et deux Mirage F1 CR opèrent depuis N’Djamena. Le flux d’avions ravitailleurs C-135 n’a cessé de varier. Ils sont actuellement trois à être stationnés sur le tarmac de la base « Adji Kosseï », tandis que deux sont déployés à Bamako. Le groupement de transport opérationnel (GTO), normalement armé par un C-160 Transall et un C 130 Hercule, a vu ses effectifs tripler afin d’assurer les liaisons de transport de fret et de passagers, mais aussi les missions tactiques d’aérolargage de personnel ou de matériels, par exemple.Au cours de sa visite, le général Mercier a rencontré des aviateurs qui avaient également participé à l’opération « Harmattan » menée au-dessus de la Libye et qui avaient réalisé des opérations extérieures en Afghanistan. Il a pu constater que ces expériences ont laissé leur empreinte tant dans l’action individuelle que dans le niveau de compétence collectif qu’il a jugé « remarquable ». D’autres aviateurs, dont c’est la première opération, ont également démontré par leur niveau opérationnel, la qualité de l’entraînement qu’ils ont reçu en France.
  7. 7. ► Fin de mission et relève des éléments de la force « Epervier »…Les 21 et 24 février 2013, au terme d’un mandat de cinq mois en opération extérieure au Tchad et au Mali, près de 300 militaires du groupement terre de la force « Epervier », « mandat 86 », ont quitté le Mali et ont rejoint la France.Depuis le 11 janvier 2013, le groupement terre des éléments français au Tchad (EFT) armé par les « marsouins » du 21ème régiment d’infanterie marine (21ème RIMa) de Fréjus pour la compagnie motorisée, par les légionnaires du 1 er régiment étranger de cavalerie (1er REC) d’Orange pour l’escadron blindé ainsi que par les « bigors » du 3ème régiment d’artillerie de marine (3ème RAMa) de Canjuers pour la compagnie « PROTERRE » d’Abéché, était déployé au Mali dans le cadre de l’opération « Serval ». Il a constitué le Groupement tactique interarmes 1 (GTIA 1).Entrés en premier sur ce théâtre d’opérations, ils ont mené une offensive de plus de 900 kms. Aux côtés de l’armée malienne, le GTIA 1 a participé à la libération des villes de Diabaly, Nampala, Lere, Niafounke, Tonka, Goundam, Gossi, Gao, Menaka, Sévaré et Tombouctou. Ensemble, ils ont sécurisé la ville de Tombouctou et effectué des patrouilles avec la gendarmerie malienne qui ont permis de recueillir un volume important de renseignements. Les militaires français ont également effectué des formations au profit de l’armée malienne afin de les aider à réaliser des postes de contrôle efficaces à l’entrée de la ville, permettant ainsi de filtrer et sécuriser la zone.Parallèlement, le 15 février 2013, a eu lieu à N’Djamena la relève du « mandat 86 » du groupement Terre de la force « Epervier » auquel appartiennent les éléments déployés dans « Serval ». Le colonel Waché, chef de corps du 110 ème régiment d’infanterie (110ème RI), basé à Donaueschingen en Allemagne, a succédé au colonel Gèze, chef de corps du 21ème RIMa, déployé au Mali dès le déclenchement de l’opération « Serval ». Le 110ème RI arme désormais l’état-major du groupement Terre ainsi que la compagnie motorisée (COMOTO) ; le 3ème régiment de Hussards (3ème RH) de Metz arme l’escadron blindé et le 8ème régiment d’artillerie (8ème RA) de Commercy constitue l’unité élémentaire de protection terrestre détachée à Abéché.Par ailleurs, du 20 au 24 février 2013, un détachement du groupement Terre du « mandat 87 »de la force « Epervier » s’est rendu à Bamako, afin de procéder à la prise en compte desmatériels déployés au déclenchement de l’opération « Serval ». Une quarantaine de véhicules(ERC90, VAB, VLRA) ont été projetés depuis le Tchad vers le théâtre malien. Au bilan, lesvéhicules ont parcouru plus de 5 000 kilomètres sur le territoire malien. La remise en conditionde ces matériels sera effectuée dès leur retour à N’Djamena par le sous-groupement demaintenance adapté au théâtre (SGMAT). Le détachement a rapatrié 5 tonnes de fretcomprenant de l’armement, les optiques et du matériel de transmission. Plusieurs rotationsd’avions de transport tactique seront nécessaires pour ramener la totalité des véhicules de laforce « Epervier » à N’Djamena.Le groupement Terre compte environ 350 militaires et 70 véhicules (14 véhicules blindéslégers, 23 véhicules d’avant-blindés et divers véhicules légers). Il assure essentiellement desmissions de surveillance, de protection et de reconnaissance. Les missions de reconnaissances’effectuent lors des opérations de nomadisation conduites dans les diverses régions duTchad avec le concours des forces tchadiennes. Les militaires des différentes unités dugroupement participent également à l’animation de la plupart des DIO (Détachementd’Instruction Opérationnelle) organisés par la force « Épervier » au profit des FADS (ForcesArmées et De Sécurité) tchadiennes. Ils réalisent aussi de nombreuses actions civilo-militairesà l’occasion de leurs déplacements sur le terrain.
  8. 8. ► Cérémonie en hommage aux soldats tchadiens morts au combat…Le 1er mars 2013, les militaires français, de la force « Épervier », étaient aux côtés des troupestchadiennes lors d’une cérémonie en hommage aux 26 soldats tchadiens tombés lors descombats livrés dans l’Adrar.Le 23 février dernier, c’est dans le massif des Ifoghas, dans le Nord du Mali, que de violentscombats ont eu lieu entre les troupes tchadiennes et les terroristes d’AqmiI faisant 90 mortsparmi les terroristes et 26 au sein de l’armée tchadienne.Ce jour, une cérémonie funèbre, en l’honneur des militaires tchadiens tombés sur le champ debataille au Mali, a été organisée sur la base aérienne « Adji Kosseï » à N’Djamena. Le C130 del’armée de l’Air tchadienne qui ramenait les corps des soldats décédés est venu se parquer aumilieu du dispositif d’honneur réunissant les autorités civiles et militaires, ainsi que l’ensembledes représentations diplomatiques. Après une revue des troupes effectuée par les cercueilsdisposés sur trois camions-plateaux, le Ministre délégué, chargé de la Défense nationale, legénéral Bénaïdo Tatola, a rendu hommage aux « vaillants soldats tombés en martyrs auservice de leur pays ». Il a réaffirmé l’engagement total de Son Excellence, Monsieur lePrésident de la République du Tchad, Idriss Déby Itno, ainsi que de tout son peuple pourcombattre le terrorisme, et ce, même à plus de 2 000 kilomètres du territoire. « Ces soldats sesont engagés et ont payé de leur vie pour protéger un pays ami contre la menace terroriste etpour permettre la stabilité du pays ». Il a également témoigné de son affection et de sonprofond respect pour les défunts et leurs familles. Du coté français, l’attaché de Défense, lecolonel Leccia a fait lecture du message du CEMA, l’amiral Guillaud. Il a souligné lacombativité remarquable des militaires tchadiens face à leur ennemi. « La France s’inclinedevant la mémoire des 26 morts ». Par ailleurs, il a exprimé son estime ainsi que son soutienaux blessés en leur souhaitant guérison et réconfort auprès de leurs proches.Enfin, pour clôturer la cérémonie, le président tchadien a remis à chaque défunt unedécoration à titre posthume. Les officiers ont reçus la Médaille militaire avec palme, les sous-officiers et militaires du rang ont reçu la Médaille militaire avec étoile à l’ordre du régiment.Les cercueils ont ensuite été transportés pour l’inhumation au cimetière militaire de Farcha.Plus de 2 000 soldats tchadiens, le plus important contingent africain, sont actuellementdéployés au Mali où ils agissent en coordination avec la MISMA.► Sécurisation de l’île de Kadji dans la zone de Gao…Le 28 février 2013, des éléments du GTIA 2 et du GAM ont apporté leur soutien à une opérationde sécurisation menée par les forces de sécurité maliennes (militaires et gendarmes) sur l’Îlede Kadji. Située à quelques kilomètres seulement à l’Ouest de Gao, cette île est un verroustratégique de l’axe de communication que constitue le fleuve Niger. Parties de Gao en début
  9. 9. d’après-midi, les forces armées maliennes appuyées par des éléments du GTIA 2 ontrapidement franchi le bras du Niger à bord de pirogues et de moyens nautiques français.Le détachement, composé d’une centaine de soldats, a bénéficié de l’appui du groupementaéromobile (GAM) tout au long du franchissement. Quelques jours auparavant, les forces enprésence avaient menés des reconnaissances sur les abords de l’île afin de s’assurer de latraficabilité du fleuve et d’identifier un itinéraire sûr pour le débarquement du détachementfranco-malien.L’opération a permis aux forces armées maliennes de mener des opérations de fouilles dans levillage, de rencontrer les autorités maliennes et le chef spirituel de l’île. Une vingtaine desuspects ont été interpellé et remis aux gendarmes maliens. En fin de journée, les élémentsfrançais ont regagné l’aéroport de Gao alors qu’une partie du détachement malien est resté surzone pour assurer la sécurisation de l’île. Ile de Kadji : arrestation de 50 présumés complices du MujaoEnviron 6 000 personnes habitent Kadji, village des bords du Niger, dont plusieurs centaines, adeptesdun mouvement islamiste baptisé « Ansar Sunna » (« Les fidèles de la parole de Dieu ») vivent sur une île
  10. 10. située en contrebas du village. Des témoins avaient indiqué il y a deux semaines que des membres dugroupe islamiste armé Mouvement pour lunicité et le djihad en Afrique de lOuest sy étaient réfugiésaprès larrivée des armées française et malienne à Gao. « Kadji a été le premier village à fournir descombattants », se souvient Adbdullai Touré, un imam de Gao.« Lextrémisme religieux était installé bien avant larrivée du Mujao, confirmera un jeune du village. Cestla secte Ansar Sunna de Seydou Idrissa. Parmi eux, il y avait des gens de Boko Haram et des salafistes ».Ce mouvement avait semé la terreur dans la Cité des Askia pendant neuf mois en s’adonnant, entreautres exactions, à des flagellations et des amputations. Certains ont déjà avoué qu’ils avaient collaboréavec le Mujao. Mais, le problème est que beaucoup de personnes interpellées l’ont été sur la foi dedénonciations. Si la plupart d’entre elles sont fondées, d’autres pourraient en revanche servir à desrèglements de compte. « Ce premier coup de filet nous a permis dobtenir de nouveaux noms, détaille unlieutenant de gendarmerie. En échange dune remise de peine, certains ont rapidement coopéré ». « Cestici que le soutien aux islamistes est le plus fort », souffle le chef du détachement du génie. Au détourdune case, par-dessus la palissade dune casse, on aperçoit des femmes voilées et cloîtrées. « Ils sonttous habillés en noir, remarque un soldat. Les femmes portent le voile intégral noir, les enfants sont ausside noir vêtus ».► Retour de mission du détachement de la force « Licorne »…Le 25 février 2013, les 200 militaires de la force « Licorne » qui ont constitué le détachementengagé dans l’opération « Serval » dès le 12 janvier 2013, sont rentrés au camp de Port Bouët,en Côte d’Ivoire.Ce détachement, composé d’un escadron armé par le 1 er régiment de hussards parachutistes(1er RHP), de deux sections du 3ème régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3èmeRPIMa), d’une section du 17ème régiment du génie parachutiste (17ème RGP) et du Train decombat n° 2 (TC2), a été sollicité dès les premières heures de l’opération française au Mali,pour armer le GTIA1.Quatre jours par la route ont été nécessaires au détachement pour rallier la ville de Bamako etparticiper à l’ouverture du théâtre malien. Plusieurs raids blindés, menés aux côtés des Forcesarmées maliennes (FAM), ont permis, entre autres, la reconquête des villes de Gao et de
  11. 11. Tombouctou. Les sapeurs du détachement ont réalisé de nombreuses opérations dedépollution pyrotechnique : destruction d’une cinquantaine de roquettes, d’une cinquantainede lance-roquettes RPG 7, de 150 obus de mortiers, de mines anti-char et neutralisation d’IED.Lors de leur mandat en RCI, les éléments constituant ce détachement ont également mené desopérations de présence de moyenne durée (OPMD), conduit des détachements d’instructionopérationnelle (DIO) au profit des Force Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), avant d’êtreprojetés en janvier dans l’urgence au Mali dans le cadre de l’opération « Serval ». Avant leurretour en France, ils ont achevé leur mandat avec la remise en condition du matériel.Les 450 militaires de l’opération « Licorne » ont pour mission d’accompagner la réforme del’armée ivoirienne tout en maintenant une présence militaire pour assurer la protection desressortissants français. RPG 7Lance-roquettes, créé par les Soviétiques en 1961, il est directement utilisé par le Việt Cộng durant laguerre du Viêt-Nam. Très populaire, dun coût très minime, avec un maniement assez simple, il estprésent dans à peu près tous les conflits se déroulant aux quatre coins du globe en utilisation aussi biencontre les véhicules blindés que les bâtiments ou les fantassins. C’est un symbole de la guérilla et desmouvements révolutionnaires.http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=JqJIuvaPJfwRPG-7V : charge : creuse simple - masse de la munition : 2,2 kg - diamètre de la roquette : 85 mm -pénétration : plus de 260 mm Rolled homogeneous armour - blindage homogène (RHA).PG-7VS : charge : creuse simple - masse de la munition : 2,6 kg - diamètre de la roquette : 93 mm - portéepratique : 300 m - pénétration : plus de 500 mm RHA, béton armé 1 m, brique 1,50 m, terre 2,40 mRPG-7VR : charge : creuse en tandem - masse de la munition : 4,5 kg - diamètre de la roquette : 105 mm -portée pratique : 200 m - pénétration : plus de 600 mm RHA au delà du blindage réactif, béton armé 1,5 m,brique 2 m, terre 3,7 m.TBG-7V : charge : thermobarique simple - masse de la munition : 4,5 kg - diamètre de la roquette :105 mm - portée pratique : 200 m - zone mortelle : 10 m en espace ouvert.OG-7V : charge : fragmentation - masse de la munition : 2 kg - diamètre de la roquette : 40 mm - portéepratique : 700 m - zone deffet maximale contre de linfanterie équipée de veste pare-éclat : 150 m
  12. 12. PG-7VM (1961) : calibre 70,5 mm – poids 2 kg – portée 500 m - PG-7VL (1973) : calibre 72 mm – poids 2 kg– portée 500 m – PG-7VL (1977) : calibre 93 mm – poids 2,6 kg – portée 300 m – PG-7VR (1988) : calibre105 mm – poids 4,5 kg – portée 200 m – TBG-7V (1988) : calibre 105 mm – poids 4,5 kg – portée 800 m –OG-7V (1999) : calibre 40mm – poids 2 kg – portée 350 m.► Décès d’un soldat français…Le 2 mars 2013, des éléments français menant des opérations de recherche et de destructiondans le massif de l’Adrar, plus précisément dans la vallée d’Ametettai, à une cinquantaine dekilomètres au Sud de Tessalit, ont engagé à plusieurs reprises au cours de la journée descombats avec les terroristes. Au cours d’une de ces actions, vers 18 heures, alors que sasection montait à l’assaut d’une position ennemie, un soldat français a été mortellementtouché.Cette opération, menée depuis le 18 février dans l’Adrar, vise à rechercher et détruire lesgroupes terroristes et à démanteler leurs sanctuaires. Durant toute la journée du 2 mars, leséléments français ont mené des fouilles dans des cavités et des galeries utilisées commecaches d’armes et comme dépôts logistiques. Confrontés à une forte résistance ennemie, lestroupes au sol ont reçu l’appui d’avions de chasse et d’hélicoptères du groupementaéromobile permettant la réduction successive des résistances ennemies. Ces actions ontpermis de neutraliser plus d’une quinzaine de terroristes et trois pick-up. Lors des fouilles, lesmilitaires français ont localisé trois importantes caches de munitions et de matériels divers etse sont emparés de plusieurs armes lourdes. Le soldat français tué au cours de cette opérationest un soldat d’un du 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP) de Pamiers.
  13. 13. ► J.Y. Le Drian annonce la mort au combat du caporal Cédric Charenton…Communiqué de presse du ministre de la Défense : Paris, le 3 mars 2013. Le caporal CédricCharenton, appartenant au 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) etengagé dans l’opération « Serval » depuis le 25 janvier dernier, a été mortellement touché parun tir ennemi lors des combats menés hier dans le massif de l’Adrar, au nord du Mali. Leministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ému par la mort de notre troisième militaire au Maliet par le courage du caporal Charenton, adresse ses condoléances à sa famille et à sesproches. C’est hier vers 18 heures, alors que sa section montait à l’assaut d’une positionennemie au cœur du sanctuaire des terroristes, que notre soldat a été tué par des groupesarmés lors d’un violent accrochage.« Agé de 26 ans seulement, le caporal Cédric Charenton a apporté de nombreuses fois lapreuve de son courage lors des missions qu’il a remplies en Nouvelle-Calédonie, enAfghanistan et au Gabon. Le souvenir de son sacrifice dans l’un des combats les plus violentsque nos forces aient connus sur le territoire malien nous animera à jamais. Le caporalCharenton, engagé depuis moins de quatre ans dans l’armée de Terre, est mort pour la France,pour notre liberté, pour notre sécurité », a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.La détermination de la France, engagée depuis cinquante jours pour rendre sa souveraineté àl’Etat et au peuple malien, est totale. Conduites sous l’autorité du président de la République,nos opérations seront menées jusqu’à leur terme. 4000 militaires français sont aujourd’huiengagés dans l’opération « Serval ».
  14. 14. ► Décès du caporal Cédric Charenton du 1er RCP…Né le 24 août 1986, le caporal Cédric CHARENTON signe un contrat comme engagé volontairede l’armée de Terre pour cinq ans au titre du 1 er régiment de chasseurs parachutistes, le 1 erdécembre 2009. Le caporal Cédric CHARENTON aura servi la France durant plus de trois ans.À l’issue d’une période d’instruction durant laquelle il est breveté parachutiste le 12 mars 2010,il rejoint la 2ème compagnie de combat du 1er régiment de chasseurs parachutistes pour serviren qualité de grenadier voltigeur. Dès son arrivée dans sa nouvelle unité, il révèle un profil trèsprometteur et d’excellentes qualités de soldat. Il est élevé à la distinction de 1 ère classe le 1erjuillet 2010.Soldat volontaire, il part le 10 août 2010 en mission de courte durée en Nouvelle-Calédoniejusqu’en décembre 2010. Au cours de cette mission, il obtient brillamment le brevetd’aguerrissement Nouvelle-Calédonie. Endurant et animé d’un excellent état d’esprit, il estdésigné pour poursuivre son cursus militaire en présentant le certificat technique élémentairedans le domaine du combat de l’infanterie qu’il obtient à l’issue de sa formation.Son stage à peine terminé, il est désigné le 10 juillet 2011, avec son groupe, pour rejoindrel’Afghanistan dans le cadre de l’opération « Pamir » au sein du groupement tactique interarmesKAPISA/Battle group RAPTOR afin de remplacer un groupe de la 1 ère compagnie de combatsévèrement touché. Il se distinguera avec ses camarades pendant plus de trois mois dans lesvallées afghanes. Ses qualités de soldat sont unanimement reconnues et ses états de servicesont récompensés par une promotion au grade de caporal le 1 er avril 2012.Projeté au Gabon avec sa compagnie de juin à novembre 2012, au sein du 6 ème bataillond’infanterie de marine, il se donne sans compter durant toute la mission, se distinguantnotamment lors du stage commando en jungle.Le 25 janvier 2013, il est désigné pour participer à l’opération « Serval » au Mali. Le 2 mars, sonunité menant des opérations de recherche et de destruction dans le massif de l’Adrar - plusprécisément dans la vallée d’Ametettai, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit - aengagé à plusieurs reprises au cours de la journée des combats avec les terroristes. Au coursd’une de ces actions, vers 18 heures, alors que sa section montait à l’assaut d’une positionennemie, le caporal Cédric CHARENTON a été mortellement touché.
  15. 15. Le caporal Cédric CHARENTON était titulaire de la médaille de bronze de la Défense nationale,de la Médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan » et de la Médaille nonArticle 5 de l’OTAN – « ISAF ».Agé de 26 ans, célibataire, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de laFrance. ************NB : Médaille « OTAN »Médaille de lOTAN Article 5 de lOpération « Active Endeavour » (Préoccupation Active) ; c’est uneopération maritime de len mer Méditerranée, dont les objectifs sont la recherche et la neutralisation desgroupes terroristes et des armes de destruction massive. « Active Endeavour » débute le 4 octobre 2001.Médaille de lOTAN Non-Article 5 pour les BalkansMédaille de lOTAN Non-Article 5 pour lISAF (Afghanistan)Médaille de lOTAN Non-Article 5 pour lAfriqueMédaille de lOTAN Non-Article 5 pour le NTM-I (Irak)Médaille de lOTAN Non-Article 5 pour lOpération « Unified Protector » (Libye)Médaille du service méritoire de lOTAN

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