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Lémir des régions sud dAQMI est toujours resté attaché à la ligne historique et orthodoxedAl-Qaïda, définie par Ben Laden ...
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► Lettre posthume d’un militaire à son fils…Trois militaires ont été tués au Mali. L’occasion pour Philippe Baillé, offici...
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NB : Des munitions « sénégalaises » ont également été trouvées au Nord-Mali : La Gendarmerie nationaledoute de la véracité...
→ Des roquettes par dizaines, de très grandes quantités dobus et de bombes... LamiralGuillaud, chef détat-major des armés,...
→ Des équipes de démineurs de larmée française ont été déployés tôt mercredi 13 février pour     neutraliser un impression...
Photographie du portable dun militairetchadien, présentée comme celle de Mokhtar Belmokhtar mort. RFI/Madjiasra NakoA droi...
► La communication surprenante de la France face à la situation au Mali…Ces derniers jours, les informations en provenance...
Operation serval   18
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Operation serval 18

  1. 1. MALI : OPERATION « SERVAL »► Abou Zeid, doctrinaire rigide et émir cruel dAQMI…Le mystère reste entier sur le sort dAbou Zeid, lémir des zones sud contrôlées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dont les combattants sont engagés dans une guerre contre les forces françaises et africaines dans le nord du Mali. Vendredi 1er mars, les autorités françaises se sont refusées à confirmer la mort de lémir dAQMI, annoncée la veille par la chaîne algérienne Ennahar TV. Selon cette chaîne privée, Abou Zeid aurait été tué avec une quarantaine de djihadistes dans des combats dans lextrême nord-est du pays, dernier refuge des islamistes radicaux. Des tests ADN ont été pratiqués en Algérie sur deux membres de sa famille, afin de tenter de confirmer son identité, a rapporté, vendredi 1er mars, le quotidien algérien El Khabar.Lidentité de cet ancien trafiquant devenu djihadiste a longtemps fait lobjet de spéculations.Lhomme est apparu pour la première fois lors du spectaculaire enlèvement de 32 touristeseuropéens dans le grand sud algérien en 2003 aux côtés de son instigateur, Abderrezak LePara, un chef du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Pendant plusieursannées, il a été identifié sous le nom dAdib Hammadou, notamment sur la liste des personneset entités dAQMI tombant sous le coup de sanctions des Nations unies . Sa véritable identitéaurait été révélée lors du procès intenté contre lui et onze personnes, dont cinq membres de safamille, en Algérie pour « constitution dun groupe terroriste international » impliqué dans lerapt des touristes européens en 2003. Son nom serait Mohamed Ghdir, un Algérien de 47 ans. Ila été condamné le 2 janvier 2012 à la perpétuité par contumace.« Un doctrinaire assez rigide »Né en 1965 dans la région de Debdab dans la province algérienne dIllizi proche de la frontièrelibyenne, Abou Zeid sest engagé aux côtés du Front islamique du salut (FIS) durant la guerrecivile algérienne. Membre du Groupe islamique armé (GIA) puis du GSPC, il a gravi leséchelons de lorganisation, devenue AQMI en 2007. « Cest un pur produit de la guerre civilealgérienne, qui na jamais combattu à létranger. Cest un idéologue, un doctrinaire assezrigide. Cela a été un avantage dans son ascension mais la empêché de fédérer toutes lesmouvances de la nébuleuse », indique Mathieu Guidère, islamologue.
  2. 2. Lémir des régions sud dAQMI est toujours resté attaché à la ligne historique et orthodoxedAl-Qaïda, définie par Ben Laden autour de deux dogmes : le djihad global et lapplicationstricte et immédiate de la charia. A Tombouctou, ville du nord du Mali où il sest installé avecses combattants en avril 2012, Abdelhamid Abou Zeid était devenu une figure crainte. Leshabitants le décrivent comme un homme de petite taille à la barbe grise, à lallure calme maisstricte, et toujours armé de sa kalachnikov. Pendant des mois, il a imposé à la populationlocale une forme extrême de charia prévoyant des amputations pour châtiment.Une façon de faire qui lui valu des critiques au sein de lorganisation même. « Depuis la mortde Ben Laden, en plein printemps arabe, beaucoup de chefs dAl-Qaïda ont remis en cause lesdeux dogmes de la ligne orthodoxe. Ces divergences sont notamment apparues clairementdans le document retrouvé à Tombouctou où lémir Droukdel émet des critiques sur la façondont Abou Zeid a régi la ville et rappelle que la lutte ne consiste pas à mener un djihad globalmais à instaurer un Etat islamique et à préparer progressivement la population à lapplicationde la charia », indique lislamologue.Avec sa katiba « Tareq Ibn Ziyad », une unité de 300 combattants créée il y a sept ans etdevenue célèbre pour ses actions commando, Abou Zeid a installé son quartier général danslAdrar des Ifoghas, au nord-est du Mali. Présenté comme lun des chefs les plus cruels delorganisation, lhomme sest illustré par les enlèvements. On lui attribue lenlèvement dunevingtaine doccidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieursmillions de dollars à AQMI en paiement de rançons. Il serait ainsi derrière le kidnapping de cinqFrançais, un Malgache et un Togolais à Arlit, dans le nord du Niger, en 2010. On estime quil aprocédé à deux exécutions, celle du Britannique Edwin Dyer en 2009 et celle en 2010 duFrançais Michel Germaneau, qui avait 78 ans. Robert Fowler, un diplomate canadien qui futotage au Sahara, a raconté comment Abou Zeid avait refusé de fournir des médicaments àdeux otages souffrant de dysenterie, dont lun avait été piqué par un scorpion. QuandTombouctou a été repris en janvier, Abou Zeid a emmené avec lui plusieurs otagesoccidentaux les yeux bandés, selon des habitants.Si elle était confirmée, sa mort signerait la « fin de la présence dAQMI au Sahel, indiqueMathieu Guidère. Il est le dernier représentant officiel dAl-Qaïda au Sahel et le dernier chefrattaché à lémir dAQMI Abdelmalek Droukdel ». Tous les autres chefs ont quitté AQMI pourcréer leur propre groupe, à linstar de Mokhtar Belmokhtar dont la katiba des « Signataires parle sang » sest illustrée dans la tragique prise dotages sur le complexe gazier dIn Amenas,dans le sud-est algérien, du 16 au 19 janvier. « Abou Zeid a imposé à lorganisation une lignedure, intenable pour certains autres chefs qui navaient dautres choix que de fonder leurpropre groupe », indique Mathieu Guidère. Sous la direction dAbou Zeid, réputé pour être sansconcessions, le mouvement djihadiste a éclaté de même que les islamistes touareg, estime lechercheur. « Ça ne change pas la donne sur le terrain car les groupes islamistes sont déjàéparpillés depuis le début de lintervention et il ne doit plus rester grand-chose de sa brigade,qui a fait la bataille de Diabali », commente Mathieu Guidère. Lislamologue estime que lesderniers combattants de sa brigade pourraient grossir les rangs dautres groupuscules.
  3. 3. ► LElysée et larmée française ne confirment pas la mort dAbou Zeid…Larmée française ne confirmait pas, vendredi matin, linformation recueillie auprès dune source proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali : Abou Zeid, lun des chefs de katiba les plus puissants dAl-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et qui détient les quatre otages français enlevés à Arlit, au Niger, aurait été tué.Selon cette source proche des opérations militaires, la date exacte de sa mort remonterait auxtout derniers jours. Abou Zeid, selon une source proche du milieu du renseignement, aurait ététué, ainsi quun groupe important de ses hommes. Des frappes aériennes ont eu lieu dans lazone dEtagho, à quelques dizaines de kilomètres dAguelhoc (au nord de Kidal), combinéesavec une offensive terrestre de troupes françaises, tchadiennes et de quelques auxiliaireslocaux. Certains de ces auxiliaires ont été employés pour poser des dispositifs de guidage destirs. Quarante-trois hommes de la katiba dAbou Zeid seraient morts avec lui, ce qui témoignede la puissance des frappes.La zone est connue des services de renseignement, des otages suisses y ayant été détenus àune époque, avant dêtre libérés à la suite de négociations. Cest lun des endroits les plusdifficiles de la région de lAdrar de Tigharghar, dont cette partie escarpée forme la portedentrée en venant de la ville voisine dAguelhoc.Pas de confirmation officielle« Des informations circulent, je nai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusquaubout de lopération », a déclaré François Hollande, vendredi dans un discours à Paris consacréà laide au développement. Lors de cette allocution, il a affirmé que lopération déclenchée le11 janvier pour chasser les djihadistes du nord du Mali était « sans doute dans sa phaseultime », consistant à aller les chercher dans une zone montagneuse où ils se sont réfugiés,dans le nord-est du pays. Devant lAssemblée nationale, le premier ministre, Jean-MarcAyrault, avait assuré mercredi que les opérations « se poursuivront pendant plusieurssemaines, le temps nécessaire pour mettre ces groupes hors détat de nuire ».Sur France 2, Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement a aussi appelé à laprudence. « Nos forces sont engagées dans des opérations qui sont extrêmement dures sur leterrain, qui sont des combats sans merci. Tout compte, y compris linformation, je crois quilfaut être extrêmement prudent avec celles que lon a, celles que lon répercute. Pour linstant,ce nest pas confirmé », a-t-elle déclaré à propos de lannonce de la mort dAbdelhamid AbouZeid faite par la télévision privée algérienne Ennahar TV.Le Président tchadien annonce la mort dAbou ZeidUn responsable américain (sous couvert de l’anonymat) a en revanche jugé « très crédibles »les informations sur la mort dAbdelhamid Abou Zeid. « Si cela est vrai, ce serait un coupsignificatif porté à Aqmi », a-t-il ajouté.Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a officiellement annoncé la mort du terroriste vendredisoir aux corps constitués venus lui présenter leurs condoléances après lhommage solennelrendu aux 26 soldats tchadiens morts dans le nord du Mali. « Le 22 février, nous avons perdunos soldats dans le massif des Ifoghas après avoir détruit la base des djihadistes. Cest lapremière fois quil y a eu un face-à-face avec les djihadistes. Nos soldats ont abattu deux chefsdjihadistes, dont Abou Zeid, et ils ont libéré Tessalit », a déclaré le président Déby.« Une porte de sortie »Ces derniers temps, un nouveau cycle de tentatives de négociations avait eu lieu pour essayerdobtenir la libération des otages français détenus par Abou Zeid. Des émissaires ont tenté deraviver des canaux de communication qui avaient été utilisés avec succès dans le passé.
  4. 4. ► Lettre posthume d’un militaire à son fils…Trois militaires ont été tués au Mali. L’occasion pour Philippe Baillé, officier rentréd’Afghanistan récemment et actuellement stagiaire à l’École de guerre, de revenir sur la notionde « la mort pour rien ». En 2012, avant de s’envoler pour Kaboul, ce commandant avait écritune lettre à remettre à son fils en cas de mort au front.« Mon fils, je suis mort d’abord parce que j’ai choisi de m’engager en acceptant que celapuisse arriver. M’engager pour mon pays, pour des valeurs, m’engager tout entier, de tout moncoeur. Je suis mort car c’est l’accomplissement ultime de la mission, je suis mort car cela faitpartie du job. La vie pour un militaire est comme un manteau. On la laisse au vestiaire àl’entrée du spectacle en espérant pouvoir la reprendre en partant… Quelquefois, le spectaclene se termine pas comme on l’aurait souhaité et le manteau reste au vestiaire… La mort faitpartie du paquetage du militaire. C’est pour cela que l’on a une place spéciale dans notresociété. Nos dirigeants le savent bien. On le fait librement et volontairement, sans jamais riendire. Tu dois savoir aussi que ceux qui décident sont toujours critiqués et qu’il est facile deleur faire des reproches. Je sais que nos morts changent nos chefs et que celui qui nouscôtoie en est à jamais changé car la mort et la guerre ramènent à l’essentiel.Alors suis-je mort pour rien? Pour moi, ce "rien"-là est déjà honorable. Aujourd’hui, les genssont en quête de tout, ils veulent la gloire, la richesse, la célébrité… Ils veulent le bonheur àtout prix. Moi je ne veux pas de cette "gloire"-là. Je ne veux pas être présenté comme unevictime au journal télévisé entre deux approximations. Si tel devait être le cas, je préfèremourir dans l’ombre, dans l’intimité de mon engagement. Aujourd’hui un autre soldat meremplace déjà, je lui ai d’ailleurs transmis le flambeau de ceux qui sont prêts à mourir pour"notre rien".Je te demande de ne pas en vouloir à celui qui m’a tué, à condition qu’il l’ait fait avec honneur.Si c’est au combat, c’est un soldat qui mérite qu’on le respecte. Si c’est un terroriste prêt àtoutes les bassesses pour frapper aveuglément, c’est un lâche qui ne mérite même pas tonmépris. Lui aussi a sans doute un fils et il sait ce qu’il en coûte de priver un fils de son père. Jene peux pas croire qu’il l’ait fait à la légère. Il ne l’a pas fait pour rien. C’est pour cela qu’il fautêtre bien sûr du sens que l’on donne à sa vie avant de s’engager dans l’armée. C’est le seulmoyen d’éviter que notre rien ne soit vide de sens.Dernière chose : ta maman, triste mais fière, accepte déjà cet ultime départ loin de vous.Pourquoi? Parce qu’elle le savait, elle l’avait déjà accepté avant même que la mort ne vienneme prendre. Elle m’en avait fait la promesse le jour où on s’est juré d’unir nos destins. Elle teracontera et t’aidera à admettre l’incompréhensible : s’engager pour quelque chose de grand,quelque chose qui nous dépasse ».► Participation de l’aviso « PM L’Her »…Le 12 février 2013, dans le cadre de lopération « Serval » au Mali, laviso « PM LHer » a menéune mission descorte le long des côtes ouest-africaines afin dapporter un soutien logistiqueaux troupes actuellement déployées au Mali.Après une escale logistique de quelques heures à Rota, le « PM L’Her » a rejoint le « MNEider » quelques miles nautiques avant de passer le détroit de Gibraltar. Arrivée le 22 février àDakar, cette escorte a permis d’assurer la sécurité des bâtiments affrétés par l’armée française.NB : Laviso « Premier maître LHer » est un bâtiment spécialisé dans la lutte anti-sous-marine côtière. Sapolyvalence lui permet de remplir des missions de défense des approches maritimes, de surveillance etdescorte en haute mer ainsi que de présence outre-mer. Mis en service le 5 décembre 1981, il porte le
  5. 5. nom dun marin héros de la seconde guerre mondiale, le premier maître de manoeuvre Jean-FrançoisLHer, qui combattit jusquà la mort lors de la défense de la place de Berck en mai 1940.Long de 80 mètres pour un déplacement de 1 330 tonnes en charge, laviso est armé par un équipage de89 marins et doté dun armement puissant. Il embarque des missiles antinavires Exocet MM40 (jusquà 4),un système surface-air Simbad (missiles Mistral), une tourelle de 100 mm, deux canons de 20 mm, quatremitrailleuses de 12.7 mm et quatre tubes lance-torpilles. Depuis le débarquement du lance-roquettes(1994), qui était initialement situé à larrière, le bâtiment est doté dun système de transmissions parsatellite Syracuse. La soute à roquettes a, en outre, été aménagée pour accueillir un détachement de 9commandos. Considérés comme de bon bâtiments, très « marins » et polyvalents, les avisos du type A69(17 à lorigine et 9 encore en service), ont été conçus à lorigine pour la lutte anti-sous-marine côtière. Ilsprésentent aujourdhui le défaut de ne pas pouvoir embarquer dhélicoptère, outil très utile pour desmissions de surveillance sur de vastes étendues et permettant daméliorer considérablement lescapacités de surveillance et le temps de réaction. Exocet MM40Caractéristiques : poids total : 850 kg – charge 165 kg – vitesse maxi : Mach 1 – longueur 5,80m –diamètre : 0,35 m – envergure : 1,13 m – portée 72 km.NB : Ernst Mach (né le 18 février 1838 et mort le 19 février 1916) est un physicien et philosopheautrichien. Ces recherches sont rapidement suivies dimportantes découvertes dans le domaine desvitesses supersoniques. Mach publie un article sur ce sujet en 1877 et décrit correctement les effets desondes de choc observés lors du déplacement supersonique dun projectile. Il en déduit lexistence duneonde de choc en forme de cône dont le sommet se situe sur le projectile, et le confirme
  6. 6. expérimentalement. Désormais, on appelle nombre de Mach le rapport vp / vs entre la vitesse vp duprojectile et la vitesse vs du son, qui joue un rôle crucial en aérodynamique et en hydrodynamique. Un lanceur SIMBADCaractéristiques : moteur : à poudre (2 étages) – masse au lancement : 18,7 kg – longueur : 1,80 m –diamètre : 90 mm – envergure : 1,80 m – vitesse : supérieur à Mach 2,7 - portée : plus de 5 km - altitudede croisière : 3 000 m – charge : 3 kg d’Hexolite, billes de tungstène – guidage : infrarouge passif –précision : 93 % SSKP – plateforme de lancement : fantassin, hélicoptère ou navire.► Le président tchadien maintient quAbou Zeid et Belmokhtar ont été tués…Les chefs islamistes Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar ont-ils été tués au cours de lopérationfrançaise au Mali ? Linformation est toujours difficile à confirmer, lundi 4 mars. Francetv infoliste les différentes déclarations à ce sujet.Le président tchadien persiste et signe« Deux des chefs terroristes, Abou Zeïd et Mokhtar Belmokhtar, qui écument le Nord Mali, onttrouvé la mort lors des affrontements qui ont eu lieu le 22 février et 2 mars dans lemassif Adrar, au Nord Mali, entre les forces armées tchadiennes et les islamistes ». Lors delinauguration dune centrale électrique en banlieue de NDjamena, dans la soirée delundi, Idriss Deby a réaffirmé que les deux hommes avaient été tués. Il a assuré que les corpsnavaient pas été exposés par respect « des principes de lislam ».Un jihadiste confirme la mort dAbou Zeid, dément celle de BelmokhtarSous couvert danonymat, un jihadiste dAl-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a assuré àlagence mauritanienne dinformations en ligne Sahara Medias, quAbou Zeid avait été éliminé« par un bombardement aérien français dans les montagnes » des Ifoghas, dans le nord-est duMali. Il a en revanche démenti la mort de lautre dirigeantislamiste, Mokhtar Belmokhtar, « pour la simple raison quil se trouve dans la région de Gao »,dans le nord du Mali mais plus au sud du massif des Ifoghas, « où il mène les combats contrelennemi ».La France se montre très prudentePlus tôt dans la matinée, le chef détat-major des armées françaises (CEMA), Edouard Guillaud,avait affirmé que la mort dAbou Zeid était « probable ». « Nous ne pouvons avoir de certitudepour linstant, parce que nous navons pas récupéré le corps », a-t-il précisé, ajoutant : « Ceserait une bonne nouvelle ». Concernant Mokhtar Belmokhtar, également donné pour mort par
  7. 7. les Tchadiens, il a répondu : « Je suis dune extrême prudence », citant les démentis apparussur les forums islamistes.► Comment les Français combattent dans lAdrar des Ifoghas…« Cest sûrement la partie la plus délicate de lintervention ». François Hollande laffirme lui-même. Après avoir reconquis plusieurs grandes villes du nord, la France a attaqué depuis le19 février une nouvelle phase dans la guerre au Mali. Une phase cruciale. Lopération« Panthère 4 » se focalise sur lAdrar des Ifoghas, un massif montagneux situé dans lextrêmenord-est du Mali. Ici se sont retranchés une partie des jihadistes ayant fui les armées françaiseet malienne depuis le début de lopération « Serval », le 11 janvier.Pour des « raisons sécuritaires », les médias nont pas accès à ce terrain daffrontement, oùdes troupes venues du Tchad combattent également. Larmée française diffuse, chaque jour,des informations sur le déroulé du conflit. Comment les troupes sont-elles organisées ?Quelles difficultés rencontrent-elles ? Avec quels résultats ? Eléments de réponse.Le terrain : lAdrar des IfoghasLépicentre des combats se situe dans la vallée dAmetettai, zone du massif des Ifoghas, à lafrontière avec lAlgérie. Le tout sétire sur un territoire dà peine 25 km sur 25 km, soit 625 km².Moins grand que Berlin.Lun des objectifs est dempêcher les jihadistes de sexfiltrer de ce périmètre, qui « certes seréduit » peu à peu, « mais représente quand même une superficie relativement importante »,selon le ministère de la Défense. La base arrière de larmée est fixée à une cinquantaine dekilomètres au sud, à Tessalit, dont laéroport est contrôlé par larmée française.Roches, sable et grottes rendent la traque des islamistes particulièrement ardue. « Seuls lessanctuaires du nord-est malien comme lAdrar des Ifoghas présentent pour les terroristes unthéâtre favorable, expliquait Slate.fr en janvier. Il l’est toutefois moins que celui des montagnesafghanes (isolement, faibles ressources en eau, chaleur, tempêtes de sable, difficultés deravitaillement), même s’ils sont accoutumés à ces conditions ».
  8. 8. Les troupes : des militaires français et tchadiensLa progression des troupes françaises et tchadiennes est appuyée par des avions, deshélicoptères de combat, des mortiers et des canons dartillerie de 155 mm Caesar. Les1 200 Français sur le terrain appartiennent aux forces spéciales, aux unités parachutistes et àla Légion. Ils coordonnent leur action avec 800 Tchadiens, qui « se battent avec des méthodesassez comparables à celles employées par les paramilitaires des groupes jihadistes », selonPascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense.« Signe que les choses sont bien plus compliquées quanticipé, la brigade « Serval » est entrain de recevoir des renforts en matériel, écrivait le blog spécialisé Le Mamouth vendredi.Deux pièces Caesar vont rejoindre le même volume déjà envoyé dans lAdrar. Deuxhélicoptères Tigre doivent rejoindre les cinq engins déjà mis en œuvre sur place ».Dans une - rare - vidéo diffusée samedi 2 mars, mais tournée le 26 février, le ministère de laDéfense montre le Groupement tactique interarmes GTIA 3 en « phase de reconnaissanceoffensive ». Les militaires sont ensuite « pris à partie » avant de riposter avec un appui aérien.Cest au cours dune opération similaire que le caporal Cédric Charenton est mort, samedi soir.Cest le premier soldat français à trouver la mort dans cette région.Opération Serval, prise à parti dans la région de lAdrar le 26 février 2013http://www.youtube.com/watch?v=QiN1WPLNloY&feature=player_detailpageLennemi : des combattants « fanatisés »Combien de jihadistes se sont-ils repliés dans ce massif ? Difficile à dire avec précision, maisplus dune centaine dentre eux ont déjà été tués par les troupes françaises et tchadiennesdepuis dix jours. « Nous avons face à nous un adversaire fanatisé qui défend fermement despositions sur lesquelles nous sommes obligés de donner lassaut pour les fouiller et lesréduire, a expliqué un porte-parole de larmée, dimanche. Il faut fouiller méthodiquement lazone ».Interrogé sur ce que larmée ferait des jihadistes, François Hollande a répondu, fin janvier :« Les détruire. (...) Ces terroristes, sils veulent ne plus terroriser, ils peuvent abandonner leursarmes et quitter le territoire malien. (…) Pour le reste, si nous pouvons, nous ferons desprisonniers, (...), ça pourra être utile ». Pour lheure, les informations qui filtrent sur cetteopération ne font pas mention de capture mais de « neutralisation », euphémisme poursignifier que lun des jihadistes a été abattu.Selon létat-major, près dune quinzaine dateliers et de caches darmes ont été découvertsdepuis le début de lopération « Panthère 4 », qui a permis de récupérer quatre mortiers de82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, neuf sacs de 50 kg de produit explosif et troisbonbonnes dexplosif artisanal. Une dizaine de sites logistiques auraient été détruits, de mêmequune quinzaine de pick-up et un blindé BRDM-2 (blindé de reconnaissance russe) qui avait étévolé à larmée malienne.►Quelques « vidéo »…http://www.youtube.com/watch?v=G8_yAXeKh48&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?v=Fw-Hnn136E8&feature=player_detailpage
  9. 9. http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=nhz6w-4tqhAhttp://www.youtube.com/watch?v=qza2ryVv2l0&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=YurOVRWhpz8http://www.youtube.com/watch?v=_DM-W_irN9w&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?v=jFI-TL-1ZAk&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?v=cxD-DPTLD8Y&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=pLcKlKHWYHYhttp://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=P7B2wt_t3aohttp://www.youtube.com/watch?v=oAdmnLyjja8&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?v=wwzVuRRoS98&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=E0-ghChd4q4http://www.youtube.com/watch?v=gKPJvD8HUG0&feature=player_detailpagehttp://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=IpnYpl5wUH4http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=0ynsZ42MuU4http://www.youtube.com/watch?v=btHYEMY4nfA&feature=player_detailpageChant Militaire// Au légionnaire tombéUn chant magnifique de larmée française et la devise de la légion. Ce chant a été composé parSimon Lefter en 1929 à la mémoire dun légionnaire assassiné. Dabord connu sous le titre« Imnul legioarilor cazuti » en 1932, il fut adapté au répertoire français par le chef du ChoeurMontjoie Saint-Denis, Jacques Arnould sous le titre du Chant du légionnaire tombé. Il estparfois interprété dans le cadre de la Légion étrangère.http://www.youtube.com/watch?v=Z9Yx2Byq8Rk&feature=player_detailpage► Bilan des opérations du 28 février au 4 mars…« Serval » et les FATIM s’emparent de la vallée de l’Ametettaï.Les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 120 sorties principalement dans larégion de Tessalit. Environ 40 sorties ont été dédiées aux frappes aériennes permettant laneutralisation de groupes terroristes, la destruction de plusieurs postes de combat et piècesd’artilleries ennemis. Un peu plus d’une trentaine d’autres sorties a été consacrée au transportde nos forces et de nos matériels. Les sorties restantes ont été dédiées au soutien desopérations. Le fret récemment acheminé par le « MN Eider » a été transporté de Dakar àBamako puis escorté sur les différents points logistiques du BATLOG contribuant notammentà renforcer la capacité C-IED des forces « Serval » à Gao.Les éléments du Génie apportent un soutien au plus près des combats pour neutraliser lesmines et engins explosifs improvisés découverts au fur et à mesure de la progression destroupes. Les spécialistes de la fouille opérationnelle sont associés aux reconnaissances desabris et des grottes. Les forces françaises ont découvert des dizaines de caches ainsi que desateliers de confection d’IED.
  10. 10. Dans la région de l’Adrar, les 2 000 soldats des GTIA 3, du GTIA TAP, et des forcestchadiennes, sont engagés dans une opération de nettoyage de la vallée de l’Ametettaï depuismaintenant 2 semaines.L’action coordonnée des troupes au sol et des appuis artillerie (Mortier 120, CAESAR) et 3D(Gazelle Hot, Tigre, Mirage, Rafale) a permis de s’emparer du sanctuaire terroriste au prix deviolents combats lors desquels un de nos camarades du 1er RCP a été mortellementtouché samedi 2 mars vers 18h00. Du Nord, de l’Est et de l’Ouest, l’étau s’est progressivementresserré sur un ennemi qui avait préparé sa défense de longue date et avait réparti des stocksnombreux de vivres et d’armes dans divers endroits du massif. Chaque portion de terrainsaisie est fouillée méthodiquement malgré les tirs de harcèlement et les contre-attaques desterroristes. 2 soldats français ont été légèrement blessés lors de combats sporadiques avecdes éléments résiduels retranchés dans les anfractuosités du terrain.Depuis le 28 février, les forces françaises ont ainsi neutralisé une quarantaine de terroristes,détruit près d’une dizaine de pick-up et un canon d’artillerie 122D30, découvert des matériels etdes munitions en grande quantité dont 1 BM21, 3 canons 122D30, 1 canon de 100mm tractable,1 mortier de 82mm et 1 mortier de 60mm, des armes, des roquettes et des mines anti-personnel. En outre, le CEMGA tchadien a rendu visite à ses troupes sur le terrain le 3 mars etles a félicitées. Il a notamment rencontré une trentaine de soldats ayant participé aux combatsviolents de la semaine dernière.Parallèlement, près de Gao, le GTIA 2 et les forces maliennes se sont emparées du villaged’Imenas à 60 km à l’Est. Cette opération s’est soldée par la neutralisation d’une quarantainede terroristes et la destruction d’un BTR et de 3 pick-up. Par ailleurs, toujours dans la régionde Gao, les forces maliennes poursuivent les fouilles dans l’île de Kadji aidées en cela par lespopulations. Des patrouilles conjointes ont lieu quotidiennement en ville pour contribuer àsécuriser la zone et prévenir les attaques terroristes.A Ménaka et Tombouctou, les patrouilles de sécurité se poursuivent dans les villes et leursabords afin de renforcer le contrôle de zone. Les indications de la population ont ainsi permisde trouver des roquettes de RPG et du matériel de radio dans une habitation désignée commeutilisée auparavant par les terroristes.Ce sont près de 4 000 militaires français qui sont déployés au Mali. L’arrivée d’une compagnienigérienne (Niger) et d’une compagnie nigériane (Nigeria) porte les effectifs des forcesafricaines engagées à leurs côtés à 6 300 soldats (MISMA et tchadiens) auxquelles s’ajoutentles forces armées maliennes complétant ce dispositif dont le but est de permettre augouvernement de recouvrer son intégrité territoriale, de désorganiser les groupes terroristes etde démanteler leurs sanctuaires.
  11. 11. NB : Des munitions « sénégalaises » ont également été trouvées au Nord-Mali : La Gendarmerie nationaledoute de la véracité de l’information.La Gendarmerie sénégalaise a tenue à s’expliquer suite à l’information diffusée ce week-end par la pressemalienne et la chaîne de télévision française « France 24 », faisant état de la saisie, aux mains desJihadistes, d’un armement portant la mention : « Gendarmerie du Sénégal ». « A priori, il ressort despremiers éléments d’investigations, qu’en termes d’armement, il est plutôt question d’une caissecontenant des munitions, dont la paternité a été imputée à la Gendarmerie sénégalaise. Il faut, à cet effet,retenir que l’accusation portée à notre encontre n’est soutenue que par le fait que ladite caisse demunitions porte la mention : « Gendarmerie du Sénégal ». Or, ce qui permet valablement d’être perplexequant à la véracité de cette accusation est qu’il n’est pas dans la pratique de la Gendarmerie sénégalaisede porter ce type de mentions (Gendarmerie du Sénégal) sur nos caisses de munitions ou encore de nosarmes », explique dans l’Obs, le commandant Daouda Diop, patron du Bureau des relations publiques dela Gendarmerie sénégalaise. « Après évaluation, la Gendarmerie sénégalaise n’a pas enregistré dans sonstock des pertes de munitions ou d’armes. Et donc, à ce niveau des investigations (toujours en cours), ilest légitime pour nous de ne pas prendre pour argent comptant l’hypothèse selon laquelle cette caissede munitions appartient à la Gendarmerie nationale. Toutefois, ajoute-t-il, si réellement des munitions dela Gendarmerie sénégalaise sont trouvées dans le Nord du Mali, cela ne peut provenir que de laCasamance où les positions de la Gendarmerie ont, dans le passé, fait l’objet de plusieurs attaques de lapart d’assaillants supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc).Ce fut le cas dans les localités d’Afignam, Elinkine… Et à chaque fois, nos forces ont eu à déplorer despertes d’armes et de munitions emportées par l’ennemi ».
  12. 12. → Des roquettes par dizaines, de très grandes quantités dobus et de bombes... LamiralGuillaud, chef détat-major des armés, a expliqué, lundi 4 mars, que les troupes françaisesavaient découvert « plus dune cinquantaine de caches dans des maisons, des hangars ou desgrottes (...) plus dune dizaine dateliers de fabrication y compris de bombes dans lun desateliers (...) vingt bombes artisanales en cours de fabrication simultanément », au cours de leurtraque des jihadistes au Mali. Il a également cité, comme autre exemple du « stadeindustriel » de cet arsenal, la découverte dun bulldozer fait « pour creuser des tranchées et ymettre les blindés pris aux forces armées maliennes ». « Ceci montre que cela dépasse lAdrardes Ifoghas, le Mali, même le Sahel, cétait expansionniste », a-t-il insisté. Lamiral a expliquéque les troupes Françaises avaient fait la jonction avec les Tchadiens hier, et continuaient àfouiller les différentes vallées de la région.
  13. 13. → Des équipes de démineurs de larmée française ont été déployés tôt mercredi 13 février pour neutraliser un impressionnant stock dexplosifs prêts à lemploi, dans une propriété où a séjourné un des chefs du Mujao.Un dispositif dune cinquantaine dhommes appartenant à une section de déminage et à unesection de protection a été déployé dans le quartier de lhôtel Askias où sont installés lesjournalistes étrangers. Les soldats ont trouvé à lintérieur dune propriété, dernière résidenceconnue dAbdoul Hakim, lun des chefs du Mujao, un stock impressionnant de bombes. Ils ontdémonté quatre fûts de 200 kilos de TATP, un explosif artisanal à base de nitrate. Les fûtsétaient reliés par un cordon à des détonateurs. Scellés et isolés, les engins étaient prêts àlemploi. Seuls manquaient les déclencheurs. Dix autres fûts vides, mais équipés du mêmedispositif, étaient entreposés dans la cour. Des obus et des munitions étaient conservés àlintérieur de la maison.► La photo qui fait dire au Tchad que Belmokhtar est mort…Cette photographie exclusive a été prise par lenvoyé spécial de RFI à Tessalit dans lextrêmenord-est du Mali. Madjiasra Nako y a été emmené dimanche 3 mars par larmée tchadienne. Lesmilitaires tchadiens revenant du front lui ont alors montré des photos prises sur leur téléphoneportable, en affirmant que ce cadavre est bien celui de Mokhtar Belmokhtar, qui aurait été tuésamedi dans la vallée dAmetetai. Il ny a toutefois aucune confirmation définitive que cetteimage est bien celle du jihadiste.Sur le cliché, lhomme présenté comme celui qui était surnommé « le borgne », est en treillis.Son visage est maculé de sang. Pour lheure, aucune confirmation nest venue certifier cettemort annoncée samedi soir par létat-major à Ndjamena, ni lidentité de lhomme qui se trouvesur la photo. Ce lundi, le président tchadien Idriss Déby a une nouvelle fois affirmé que sestroupes avaient abattu Mokhtar Belmokhtar et que sa dépouille, ainsi que celle dAbou Zeid,nont pas été exposées par respect des principes de lIslam.Par ailleurs, lors de son voyage à Tessalit, lenvoyé spécial de RFI a pu voir huit prisonniersfaits par les soldats tchadiens. Parmi eux, il y aurait des Maliens, un Tunisien, un Marocain, desNigériens et des Burkinabés. Des documents en arabe et des armes lourdes ont également étérécupérés.Plus surprenant : une pelleteuse fait partie des prises de guerre. Celle-ci permettait auxjihadistes de creuser des tranchées pour se dissimuler et dissimuler du matériel.Madjiasra Nako a pu voir une photo du passeport de Michel Germaneau, lotage français morten 2010 après léchec de sa tentative de libération dans le nord du Mali. Sur place, lenvoyéspécial de RFI a pu constater que les armées tchadienne et française travaillent ensemble avecquelques éléments fidèles au colonel malien El Hadj Ag Gamou. Enfin, les militaires affirmentque les katibas jihadistes ont été décapitées, mais admettent que la guerre nest pas finie, cardes combattants se sont éparpillés en petits groupes.
  14. 14. Photographie du portable dun militairetchadien, présentée comme celle de Mokhtar Belmokhtar mort. RFI/Madjiasra NakoA droite, la photographie du portable dun militaire tchadien. A gauche, une image récente de MokhtarBelmokhtar, diffusée le 21 janvier dernier.
  15. 15. ► La communication surprenante de la France face à la situation au Mali…Ces derniers jours, les informations en provenance du Mali se font rares. La France choisitclairement la prudence, voire le silence. Cest le cas dans le dossier des otages mais aussidans celui de la mort supposée des chefs des deux principaux groupes djihadistes du Sahara.L’un des deux serait pourtant mort, Abou Zeid, le leader d’Al Qaïda au Maghreb islamique. Lesort de Mokhtar Belmokhtar est plus incertain, mais il serait hors d’état de nuire.Pourquoi la France fait-elle le choix du silence ? Elle ne veut pas annoncer elle-même la mortdAbou Zeid, le chef dAqmi, Al Qaïda au Maghreb islamique. Ce week-end, Paris était plussilencieux que jamais et lundi soir encore, le ministre français de la Défense a dit quil nepouvait pas confirmer matériellement la mort du chef terroriste.En attendant, le président tchadien maintient quAbou Zeid est mort, le témoignage dundjihadiste va aussi en ce sens. Concernant lautre chef terroriste, Belmokhtar, les informationssont contradictoires. Même chape de plomb concernant les otages : les sept Français retenusau Sahel.Selon François Géré de lInstitut français danalyse stratégique, interrogé par Radio France,Paris ne veut pas froisser ses alliés dans la région : « Nous navons pas énormément dalliés,on essaie de combiner les opérations avec larmée tchadienne, on ne va pas leur dire, ce quevous dites, nous ny croyons pas et nous devons absolument coopérer avec le gouvernementalgérien et les pays voisins du Mali ».La France veut éviter que ses alliés ne soient montrés du doigt sur la scène internationale.Mais le silence de la France sexplique aussi pour deux autres raisons. Dabord, préserver lavie des otages, et ne pas risquer de provoquer par des annonces publiques la vengeance desravisseurs. Ensuite, le silence permet à Paris de se ménager une porte de sortie pour négocieravec les preneurs dotages, une fois que les responsables des enlèvements auront disparu.

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