Operation serval 21 2

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Operation serval 21 2

  1. 1. MALI : OPERATION « SERVAL »► Les C17 américains rapatrient les véhicules de la Force « Epervier »…A partir du 2 mars 2013, des avions C17 américains ont rapatrié de Bamako à N’Djamena unequarantaine de véhicules du détachement Terre de la force « Epervier ». Une dizaine derotations ont été nécessaires pour le retour de ces véhicules qui ont été engagés sur le solmalien dès les premiers jours du conflit.Un détachement de la force « Épervier » s’était rendu à Bamako le 20 février dernier afin deprocéder à la reprise en compte des matériels déployés et préparer leurs retours. Pour lerapatriement des véhicules à N’Djamena, l’US Air Force a engagé plusieurs C17, un avioncapable d’emporter 77 tonnes sur une distance de 4 500 km. En neuf rotations, les C17 ontpermis de ramener huit VAB (Véhicules de l’avant-blindé), six VLRA, douze P4, six ERC-90SAGAIE, dix véhicules cargo tout terrains (GBC), un camion citerne polyvalent (CCP), quatremortiers 120mm, deux postes de tir Milan et cinq postes de tir Eryx. Une fois arrivés sur le soltchadien, les véhicules ont été pris en compte par le sous-groupement de maintenance adaptéau théâtre (SGMAT) qui procède à la remise en condition opérationnelle de ces matériels. Unedizaine de nations alliées de la France soutiennent le déploiement des forces françaises auMali en mettant à disposition leurs avions de transport. Ces gros porteurs assurent desmissions d’aérotransport stratégique de troupes et de matériels dans le cadre du conflitmalien. Trois C17 ont été mis à disposition par les États-Unis et deux autres par la Grande-Bretagne et le Canada. L’Allemagne a fourni un Airbus A310 apte au transport de passager etau ravitaillement en vol. Sur le terrain, les avions tactiques français, les Hercule C130 etTransall C160 sont complétés par deux C130 belges, un danois, un espagnol et deux C160allemands. èmeLe 110 RI arme depuis le 15 février 2013 l’état-major du groupement Terre ainsi que la ème èmecompagnie motorisée (COMOTO) ; le 3 régiment de Hussards (3 RH) de Metz arme ème èmel’escadron blindé et le 8 régiment d’artillerie (8 RA) de Commercy constitue l’unitéélémentaire de protection terrestre détachée à Abéché. Le groupement Terre compte environ350 militaires et 70 véhicules (14 véhicules blindés légers, 23 véhicules d’avant-blindés etdivers véhicules légers). Il assure essentiellement des missions de surveillance, de protectionet de reconnaissance. Les missions de reconnaissance s’effectuent lors des opérations denomadisation conduites dans les diverses régions du Tchad avec le concours des forcestchadiennes. Les militaires des différentes unités du groupement participent également àl’animation de la plupart des DIO (détachement d’instruction opérationnelle) organisés par laforce « Épervier » au profit des FADS (forces armées et de sécurité) tchadiennes. Ils réalisentaussi de nombreuses actions civilo-militaires à l’occasion de leurs déplacements sur le terrain.
  2. 2. Le Véhicule de lAvant Blindé (VAB) est actuellement le véhicule de transport de troupes le plus répandudans larmée de Terre. Il est le plus couramment armé dune mitrailleuse de calibre 12,7mm OTAN pourles véhicules dinfanterie, soit de calibre 7,62mm OTAN en circulaire sur le toit pour les autres modèles,mais il peut aussi être équipé dun tourelleau avec canon-mitrailleur de 20 mm ou de lance-missile (VABHOT). Créé pour transporter les combattants sur le champ de bataille en les protégeant de la mitraille, deséclats et des risques NBC, il a été décliné en de nombreuses versions. Renseignements numériques :longueur : 6,05m - largeur : 2,49m - hauteur : 2,06m - garde au sol : 0,40m - masse : 13t.Le Véhicule Léger de Reconnaissance et dAppui (VLRA) est un véhicule robuste et rustique. Simple, iloffre une très haute capacité de franchissement et est parfaitement adapté aux théâtres africains etdésertiques. Peu rapide (90 km/h) il offre cependant une autonomie quasi-inépuisable avec une fortecharge utile (munitions, réservoirs d’eau…). Il permet l’engagement dans la durée. Son châssis trèscostaud permet l’emport d’armement jusqu’au 20 mm. Masse : jusqu’à 8t.Le Peugeot P4 est un véhicule léger à quatre roues motrices qui devaient répondre aux contraintessuivantes : transporter 4 personnes avec leur paquetage et un poste radio et avoir une aptitude autransport aérien et au parachutage. Renseignements numériques : longueur : 4,20m – largeur : 1,83m –hauteur : mini 1,45m et maxi 1,93m - masse : 1t800 à 3t selon modèle.
  3. 3. L’Engin à Roues, Canon de 90 mm (ERC-90), dit « Sagaie », est un blindé français léger à six rouesmotrices. Renseignements numériques : longueur : 7,7m – largeur : 2,50m – hauteur 2,25m - masse : 8t.Le GBC 180 est un véhicule tactique 6 x 6, pouvant emmener trois personnes en cabine. Il estprincipalement destiné à transporter du personnel, du fret ou des shelters et à assurer des missionsspécialisées de dépannage (lot 7) et de ravitaillement en carburant (CCT). Renseignements numériques :longueur : 7,27m à 8,25m selon version – largeur : 2,49m – hauteur : 2,92m à 3,57m – masse à vide : 7t400à 9t (autorisé en charge : 12t800 – autorisé roulant : 18t800).Le Missile dInfanterie Léger ANtichar (MILAN) est un missile antichar filoguidé. Renseignementsnumériques : longueur : 0,918 m – masse : 17 kg.L’Eryx est également un missile antichar filoguidé. Renseignements numériques : longueur : 0,905 m –masse au lancement : 13 kg.
  4. 4. Le mortier rayé tracté de 120 mm Mle F1 est une arme lourde à tir vertical équipant en double dotationlensemble des régiments dartillerie canon et lance-roquettes multiples (LRM). Ce mortier, servi par uneéquipe de pièce de 6 hommes, peut être tracté par tout véhicule muni dun crochet dattelage pivotant.Les tirs, en percussion automatique ou commandée, sont effectués exclusivement sur le train rouleur.Renseignements numériques : longueur : 3,10m – largeur : 1,94m – masse : de 530 à 600 kg.
  5. 5. 3Le Camion Citerne Polyvalent de 3,5 m ou CCP 3.5 est un camion citerne mono compartiment de 3 500litres monté sur un châssis 4 x 4. Décliné en une seule version, il est destiné à assurer l’avitaillement desdifférents aéronefs mais aussi le ravitaillement des matériels terrestres en service au sein des forces.Renseignements numériques : longueur : 6,80m – largeur : 2,47m – hauteur : 2,75m – masse à vide :14t100.► Les aviateurs au rendez-vous…Moins de quarante-huit heures après l’ordre d’engagement du Président, les équipages deRafale décollaient de Saint Dizier, escortés de ravitailleurs Boeing C135, et frappaient unevingtaine d’objectif au Mali, au cours d’une mission de bombardement qui se révèle à ce jourcomme la plus longue, dans la durée et la distance, jamais réalisée par l’armée de l’Air : 9h35de vol et des frappes de précision réalisées à plus de 4 000 km de distance.► « Serval » : bilan de deux mois dopérations…Il y a deux mois, la France lançait lopération « Serval », après plusieurs jours dhésitations.Laction de larmée française aura eu pour effet de stopper les djihadistes qui sapprêtaient àfaire de Bamako leur capitale, et de les faire sortir des principales agglomérations du Nord-Mali. Mais la lutte contre ces djihadistes jugés très motivés et déterminés durera encore desmois. Si ce nest plus. Toute la région est gangrenée : comment justifier de ne soccuper quedu Mali ? 4 soldats français (deux engagés, un sous-officier, un officier) sont morts les armes àla main. Moins dune dizaine ont été blessés dans ces combats. Et plusieurs dizaines ont étéévacués du fait des conditions environnementales.De leur côté, les djihadistes ont perdu environ 600 des leurs, mais ce nest que la moitié dutotal estimé qui descendait vers le sud, le 11 janvier. 6 hélicoptères ont été grièvementtouchés, et une demi-douzaine de véhicules ont été endommagés par des explosifs (IED,grenade française, mine). Des matériels de lutte contre les IED développés pour lAfghanistanont été récemment mis en oeuvre. Mais du fait de la persistance de troupes françaises enAfghanistan, certains matériels (VAB-TOP) ont été peu envoyés au Mali, ou dautres, enquantité insuffisante (gilets pare-balles récents, surprotections pour véhicules). Les verdictsde lAfghanistan se confirment pour certains matériels récents : le Rafale est déployé sur sonquatrième théâtre, et tient bien la chaleur (et la poussière) en livrant souvent même plus que lalumière. Lairburst lancée par Mirage 2000D fait de gros dégâts. Le Tigre résiste bien aux tirs,mais larmée de Terre nen a toujours pas assez à déployer, obligeant à mobiliser des Gazellepeu protégées. Le Félin est toujours trop lourd. Et le VBCI passe finalement à peu près partout.Le VBMR, plus largement « Scorpion », a donc des soucis à se faire, surtout avec les coupesqui sannoncent. Même si elle peut, de temps à autre, sappuyer sur un souci légitime -laprotection des opérations-, la guerre menée à labri des journalistes se retourne contre ceuxqui ont fait ce choix. La présence de forces spéciales nest aussi quun argument partiel (1). Lesecret des opérations aussi : à Tessalit, les transmissions satellites sont de toute façon assezdifficiles avec la métropole. Et plusieurs journalistes ont déjà participé à des opérations enAfghanistan, sans pour autant en communiquer les plans à linsurrection. Cet argumentparticulièrement spécieux na donc pour résultat que de créer de la défiance. Comme« Harmattan », « Serval » et le succès des armes nauront aucune conséquence budgétaire. Lalogique, pour ceux qui ne lavaient pas compris, est désormais totalement dépressive, il vadonc falloir faire des choix, et les assumer. Il sera assez facile de rappeler les promesses desuns et des autres. Les parlementaires, qui ont le choix de voter ou de ne pas voter lessuggestions quon leur propose dans un projet de loi de programmation budgétaire, pourrontdire leur avis sur ce véritable déclassement que vont connaître les armées.(1) plusieurs équipes de presse, et notamment plusieurs envoyées spéciales avaient été embeddées dansle GFS au Rwanda, en 1994 comme sen rappellent avec émotion plusieurs vétérans des forces spéciales.
  6. 6. Véhicules de l’Avant Blindé équipés d’un tourelleau téléopéré (VAB TOP). La principale différenceintroduite par cette arme de fabrication norvégienne concerne la sécurité des soldats français.Désormais, ils utilisent la 12,7 depuis lintérieur du véhicule, en suivant leur cible sur un écran, avec unjoystick. Selon ce cadre du GTIA, « les jeunes tireurs ont appris très vite, en moins dune journée, sansaucune difficulté et de manière complètement instinctive. Ils avaient déjà vu cette tourelle sur desvéhicules américains et britanniques, et manient le joystick dans les jeux vidéo » ! Les munitions sontutilisées avec une grande parcimonie : une trentaine de coups seulement ont été tirés durant les combatsdAlasay (Afghanistan). Alors que les 12,7 classiques « arrosent » leurs cibles, en raison de leur relativeimprécision au-delà de 800 mètres, « on frappe à coup sûr un pick-up à mille mètres avec une seulecartouche tirée par le VAP-TOP, qui savère encore efficace à 1 800 mètres », explique Philippe, adjudant- èmechef au 27 bataillon de chasseurs alpins et instructeur sur cette arme : « Le gunner dispose duntélémètre laser, dune caméra exceptionnelle qui grossit vingt-cinq fois, qui fonctionne de plus la nuit encaméra thermique ». Souligné au sein même de létat-major de larmée de Terre, linconvénient majeur decette arme paraissait être la nécessité de monter sur le toit du véhicule pour changer le chargeur. Orléconomie des tirs est telle, en raison de leur efficacité, que les deux cents cartouches du chargeur sontamplement suffisantes : « En fait, poursuit Philippe, le gunner du VAB-TOP agit comme un tireur délite. Iltire très peu, mais avec, à chaque fois, une efficacité maximale car il na à soccuper daucun paramètrede tir (altitude, vent, déclivité, température, hygrométrie, etc.) : lordinateur soccupe de tout ».Caractéristiques : équipage : 2 + 10 passagers – longueur : 6,05m – largeur : 2,49m – hauteur : 2,06m –masse au combat 13t – blindage : protection contre le calibre 7,62mm, les mines et les éclats – armementprincipal : mitrailleuse de 12,7mm ou mitrailleuse de 7,62mm – vitesse sur route : 90km/h (et 2,2m/s surl’eau) – autonomie : 1 000km.Le Véhicule blindé de combat dinfanterie (VBCI) est un véhicule à huit roues motrices.
  7. 7. Caractéristiques : 1 pilote + 1 chef d’engin + 1 radio tireur + 8 fantassins – longueur : 7,8m – largeur :2,98m – hauteur : 2,26m (sans tourelle) – masse au combat : 29t – blindage : norme STANAG 4569 deniveau 4 soit une protection jusqu’au calibre 14,5mm – armement principal : canon OTAN M811 de 25mmx 137mm – armement secondaire : mitrailleuse de 7,62mm et lanceur de fumigènes (FLB et AP) – vitessesur route : 100km/h – autonomie : 750km (à vitesse moyenne de 60km/h) – pente maximale : 60% - déversmaximal : 30% - franchissement d’un fossé à bords francs : 1,70m – franchissement de gué : 1 ,50m –aérotransportable par avion de type A400M. Le véhicules blindés multi rôles (VBMR) sera un engin simple et robuste avec un niveau de protection élevé. Simple, c’est une conduite sous pare-brise, un moteur à l’avant et un espace ouvert à l’intérieur. Il sera conçu pour être configurable selon la mission et disposera d’un armement téléopéré. Il offrira une forte capacité d’emport et d’un espace intérieur d’un seul tenant et supérieur au VAB. Blindé de 20 tonnes, 6X6, il ne sera pas plus large que le VAB, mais bien mieux protégé. Tous les kits sont prévus : infanterie, génie, ravitailleur logistique, dépannage… Une version mettra en œuvre un mortier de 120mm embarqué et non plus tracté afin de participer à la protection des hommes et à l’accélération de la manœuvre et des feux. Les photos montrent les différents projets de constructeurs…Programme « Scorpion » : il était prévu de remplacer progressivement la multitude de systèmes existantspar seulement quelque uns, communs à toutes les unités. Par exemple le canon de 20 mm disparaîtra. Ilne restera que la tourelle TOP de 7,62 ou 12,7 mm, puis le canon de 40 mm, qui remplacera les canons de90 mm, de 105 mm et le missile HOT. Le MMP lui sera commun à la cavalerie et à l’infanterie etremplacera le MILAN, le HOT et l’ERYX. Il n’y aura ainsi plus que 3 types d’armement. Quatre avec lecanon 120 mm du Leclerc.
  8. 8. Scorpion vise à développer et optimiser les performances technico-opérationnelles globales desgroupements Tactiques Interarmes (GTIA), en d’autres termes à permettre à l’armée de terre française deconduire dans de bonnes conditions le combat «au contact » avec trois familles de véhicules : le charLeclerc, le successeur du véhicule de l’avant blindé, et celui de l’AMX-10-RC. Actuellement, il reste 340Leclerc en parc. Il n’y en aura bientôt moins de 250, ceux qui ne seront pas modernisés étant vendus (oubradés) à l’exportation. Le second véhicule du programme « Scorpion » sera le successeur du fameuxVAB, le véhicule de l’avant blindé.Ensuite, viendra la relève des blindés légers de reconnaissance du type AMX-10-RC et Sagaie (projetd’engin blindé de reconnaissance et de combat – EBRC – avec une cible de 300 exemplaires pour 2018).
  9. 9. Le missile moyenne portée (MMP) : la direction générale de larmement (DGA) a notifié à MBDA le 30décembre 2011 un marché de levée de risques concernant le programme missile moyenne portée (MMP),destiné à succéder au système d’armes MILAN (entre autre) en service dans les armées depuis 1974. Lelancement de la réalisation du programme est prévu fin 2012.Le missile MILAN constitue un grand succès à lexportation et le programme MMP permettra à lindustriefrançaise et européenne de continuer à proposer à ses clients une famille complète de systèmes demissiles performants.Le MMP vise à équiper les unités de combat au contact et les forces spéciales d’une capacité d’agressionpolyvalente et précise. Devant faire face à une forte diversité des menaces, ces unités peuvent agirseules, à pied et sans appui immédiat, dans des environnements caractérisés par leur complexité(actions jour-nuit, imbrication avec la population ou forces amies, combats asymétriques et multiplicitédes acteurs…) et leur variété (zone urbaine, zone désertique, montagne…).Le MMP doit pouvoir détruire des cibles terrestres fixes ou mobiles, situées à des distances allant jusquà2 500m, dont des chars de dernière génération, des véhicules légers, mais également neutraliser dupersonnel débarqué ou abrité dans des postes de défense bâtis ou de circonstance. Il garantira lasauvegarde du tireur dans des phases d’engagement grâce à sa simplicité de mise en œuvre et sescapacités de guidage autonome et de tir en espace confiné.Photo (Mindef) : le matériel dun porteur de missile MILAN en opération. Ces engins sont des armes defantassins... La question de leur poids nest pas anecdotique.La décision d’« explorer en priorité la voie française » avait été prise en juillet dernier. La société MBDA (groupe EADS)revient de loin. Et notamment du rejet, par les opérationnels, de la dernière version du MILAN au profit du missileaméricain Javelin, déployé en Afghanistan depuis le printemps. Missile qui avait été choisi au terme dune compétitionavec lisraélien Spike ER.► Mali, les guerriers du ciel …http://www.dailymotion.com/video/xx93t5_7-jours-bfm-mali-les-guerriers-du-ciel-03-02_news
  10. 10. ► « Voilà, on a cassé le donjon dAQMI »… Ici, dans le Nord, dans ce recoin de lAdrar des Ifoghas, ils viennent dentrer dans un sanctuaire dAqmi.
  11. 11. Entouré par des plaines qui dérivent vers le désert, lAdrar de Tigharghâr,à louest du massif des Ifoghas, ressemble au résultat dune grandecolère géologique échouée sur le sable, avec son relief tourmenté déboulis,de pitons, damas de pierres volcaniques noires et coupantes, trufféesd’anfractuosités. Au pied de ce paradis de lembuscade, il y a le bien le plus précieux qui soit, pour qui veut sy retrancher : leau…Dans une région sans ombre, par 45 à 55 °C, les soldats évoluent à pied
  12. 12. avec 50 kg de matériel sur le dos.Une cache est découverte, derrière un rideau de végétation, techniqueéprouvée par les djihadistes pour y entreposer des armes maisaussi pour que plusieurs hommes puissent sy cacher. Des soldats sapprêtent à détruire des munitions appartenant aux djihadistes.Beaucoup de matériel est découvert dans les caches, ici des rangers etdes armes.
  13. 13. Larmée française fait des prisonniers parmi les membres dAqmi, certains ayant préféré délaisser leurs armes pour fuir sans être reconnus.Les hélicoptères (ici un Puma) ont appuyé lopération au sol,permettant par exemple de prendre en chasse des combattants dAqmitentant de senfuir en pick-up. Les soldats français explorent les moindres recoins du massif, rocher par rocher. Crédits : Sylvain Cherkaoui/ Cosmos pour Le Monde.
  14. 14. Cest le grand légionnaire avec un accent de lest qui est le premier à tenter le coup : arracherune brassée doignons dans le potager dAl-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et mordre àbelles dents dans les tiges vertes, avant déclater de rire. Les tomates, trop vertes, seront pourplus tard. Personne ne sait quoi faire des betteraves. Restent les oignons. Ce nest pas que cesoit bon. Ce nest pas que soit immense la tentation de manger des légumes plantés par leshommes morts ou en fuite qui étaient bien décidés à tuer jusquaux derniers les soldatsfrançais mettant les pieds dans cette zone de la vallée de lAmettetaï, leur citadelle des roches.Mais les soldats ont une raison de se réjouir : ils sont en train de terminer la conquête de lavallée où était concentré un dispositif majeur dAqmi dans le nord du Mali, dans la vaste zonede lAdrar des Ifoghas. Les hommes sont rincés, leurs lèvres sont gercées, leurs nez pèlent, ilsne se sont pas lavés depuis des jours, mais lair de la victoire leur donne des envies defantaisie, et même doignons.Dans la première phase de lopération « Serval », les soldats ont été sur les pistes, à avaler dela poussière. Lavancée des premières semaines a permis de prendre Gao, Tombouctou, Kidalet Tessalit. Puis la guerre a donné limpression de séloigner. Elle ne faisait que se déplacervers le nord, pour entrer dans une phase différente, celle de la confrontation directe avecAqmi. Larmée malienne, à ce stade, est restée le long dune ligne qui suit à peu près le coursdu fleuve Niger. Ici, dans le nord, cest avec larmée tchadienne que se mènent les opérationset dans ce recoin de lAdrar des Ifoghas, ils viennent dentrer dans un sanctuaire dAqmi.Pour une armée conventionnelle, le paysage de cette région, vu de loin, est aussi séduisantquun coup de baïonnette dans le dos. De près, cest pire encore. Entouré par des plaines quidérivent vers le désert, lAdrar de Tigharghâr, à louest du massif des Ifoghas, ressemble aurésultat dune grande colère géologique échouée sur le sable, avec son relief tourmentédéboulis, de pitons, damas de pierres volcaniques noires et coupantes, trufféesdanfractuosités.En bas, loued, couloir de passage de la vallée de lAmettetaï, traverse lAdrar dest en ouest,bordé darbres qui permettent de déjouer la plupart des moyens de détection à distance. Unendroit parfait pour une guerre à mauvaises surprises. Au pied de ce paradis de lembuscade,il y a le bien le plus précieux qui soit, pour qui veut sy retrancher : leau.Les responsables dAqmi ont passé des années à organiser cette géographie parfaite encitadelle. Mais la citadelle vient de tomber. Dans cette zone, un groupe de combattants dAqmia été touché la semaine précédente par des frappes françaises qui ont permis de « détruire »,conformément aux voeux du président français, François Hollande, un groupe dirigé par AbouZeid. Le corps de ce dernier, lhomme qui détient les otages français enlevés à Arlit, au Niger,est en cours didentification. Mais les dommages subis par le groupe quil commandait sontnets. Alors quune grande partie du Tigharghâr a été prise, des interceptions decommunications montrent que les rebelles qui sont encore en mesure de communiquersencouragent à « fuir à dos de chameau ».La guerre au Mali na pas pris fin, mais à Amettetaï, elle vient de connaître un renversementmajeur. Cest la première fois que les forces françaises et leurs alliés tchadiens ont affronté, ausol, des combattants qui, depuis le début de la phase terrestre, dans la foulée des frappesaériennes entamées le 11 janvier, ont vu à chaque fois les hommes dAqmi fuir laffrontementdirect. A Tombouctou, à Gao, ou à Kidal, Aqmi et ses alliés des groupes rebelles islamistesavaient déjà quitté les lieux dans la précipitation, surpris sans doute par la vitesse de lavancéefrançaise à travers lespace immense du Mali.► Le conflit malien perturbe le trafic de cocaïne vers lEurope…Le conflit au Mali perturbe lune des grandes voies dacheminement de la cocaïne qui traversele Sahel vers lEurope mais les trafiquants se sont déjà adaptés en modifiant leurs trajets,estiment des experts interrogés par lAFP.
  15. 15. Depuis une dizaine dannées, lAfrique de lOuest est devenue une des plaques tournantes dutrafic de cocaïne latino-américaine vers lEurope, profitant de la pauvreté et de la faiblesseétatique des pays de la région. La drogue arrive par bateau dans le golfe de Guinée ou paravion par des vols directs Venezuela-Mauritanie ou Mali, avant dêtre stockée puis redistribuée,par la route, notamment via le Sahel, vers les rives sud de la Méditerranée.« Autoroute A-10 » : cest le surnom donné par les spécialistes à la plus importante voie èmedacheminement de la drogue, le long du 10 parallèle, avant de remonter à travers le désertvers lEurope. Un rapport de 2009 de lOffice des Nations unies contre la drogue et le crime(ONUDC) évaluait à quelque 250 tonnes la quantité de cocaïne qui avait déjà transité par cettevoie. Selon Alain Rodier, directeur de recherches au Centre français de recherches sur lerenseignement (CF2R), 10% de la cocaïne arrivant en Europe passe par lAfrique. Cet ancienofficier de renseignement ajoute que les révolutions arabes en Tunisie et en Libye, puis leconflit au Mali, ont déstabilisé les routes de la cocaïne mais que les trafiquants, « démontrantleur capacité danticipation, continuent à faire leur business en passant par dautres routes ».Pour Mathieu Guidère, universitaire et islamologue, lintervention militaire française au Mali aété un « coup de pied dans la fourmilière qui a totalement perturbé les trafics de drogue,darmes et dimmigration clandestine dans la région, faisant éclater tous les réseaux quipassaient par le nord du Mali ». Tous les trafiquants payaient aux mouvements islamistes undroit de passage de 10% calculé sur la valeur globale de la cargaison, « certains groupesarmés assurant en plus - contre rémunération - une protection du convoi », explique cechercheur. Dans la région, poursuit Mathieu Guidère, « tout le monde a fichu le camp maischacun essaie de reconstituer ses filières dacheminement de drogue ou darmes ».Le criminologue Xavier Raufer parle crûment : « Il est impossible de dessiner des cartes detrafic de la cocaïne car, lencre à peine sèche, les filières ont changé ». Selon lui, depuis 40ans, « jamais le transport de cocaïne vers lAmérique du Nord et lEurope na été interrompu ».Il en veut pour preuve le fait que le prix de la cocaïne - en dollars constants - payé par lesconsommateurs a été divisé au moins par deux entre 1980 et 2010. Pour ce criminologue, « onne saisit pas suffisamment de drogue pour peser sur le marché et on se saisit pas non pluslargent de la drogue ». A cet égard, il cite un chiffre du GAO, organisme daudit du Congrèsaméricain chargé de contrôler les comptes publics, selon lequel sur 100 dollars dargent saleissus du trafic de cocaïne, 25 cents seulement sont effectivement saisis. « Dès les premiersbruits de botte au Mali, assure-t-il, les logisticiens de la drogue, qui réfléchissent enpermanence à de nouvelles routes, ont modifié leurs trajets qui passaient par le nord dupays ».Pour Xavier Raufer, « de nouvelles routes sont déjà dailleurs en train de souvrir par lAngola,la République du Congo et les Grands Lacs ou par la Libye, vaste marqueterie de tribus enguerre ».► S’entraîner à tirer… ème ème èmeSur le camp de Canjuers, le 2 escadron du 3 régiment de hussard (3 RH) a évalué sesaptitudes au tir lors de parcours de reconnaissance. De jour comme de nuit, les pelotons sesont entraînés ce lundi 23 avril, pour entretenir leurs capacités opérationnelles.« Engagé en octobre 2011, j’ai effectué mon stage de formation de tireur sur AMX 10 RC èmependant trois semaines à Canjuers, confie le jeune 2 classe Alexis Ledeur. Aujourd’hui, .jetire pour la première fois au sein d’un peloton constitué. Malgré le peu d’expérience, mon chefd’engin a confiance en moi. Grâce à lui, j’ai suffisamment d’autonomie pour m’améliorerrapidement. » Les pelotons équipés de trois AMX 10 RC et d’une escouade de trois véhiculesblindés légers (VBL) s’exercent ce matin là sur le pas de tir de Lagne. L’équipage de chaqueblindé se compose d’un pilote, d’un chargeur, du tireur et de son chef d’engin.
  16. 16. Sur le parcours, 33 cibles. Les engins sont tous équipés de 11 obus, rechargés à chaquepassage. Pour faire un sans faute, il faut détecter toutes les cibles et faire but au premier coup.Prioriser la menace« Pour tous les tireurs, le chef de peloton a un rôle primordial de coordinateur. Il synthétise lecompte-rendu de ses deux autres chef d’engin, décide de la stratégie à adopter et répartit lescibles et les secteurs », insiste l’adjudant Mathieu Dumay, chef du premier peloton. Seshommes sont prêts à s’élancer. Le scénario auquel ils se confrontent est à dominanteoffensive. Arrivé au premier poste d’observation, chaque tandem pilote/chef d’engin se voitattribuer sa zone de surveillance. Prenant l’aspect d’un fantassin ou char ennemi, plusieurstypes de cibles basculantes se retrouvent sur le parcours. Celles dotées d’un figuratif rougesont à traiter en moins de 25 secondes. Le danger est imminent car elles représentent unennemi attaquant. Au contraire, celles munies d’un figuratif noir sont postées. Elles neprésentent pas de danger immédiat et se rabaissent au bout de 45 secondes. Le tireur doitprioriser la menace afin de détruire l’ensemble des cibles. Selon les scénarios, elles se lèventsimultanément, testant la réactivité et les réflexes du tireur. « Il s’agit de mon quatrièmeentraînement à Canjuers », explique le brigadier Francesco Dattoli, tireur sur AMX 10 RC. « Ici,les parcours sont très réalistes. Les objectifs sont difficiles à déceler. Ils sont vraimentcamouflés. Ma concentration doit rester optimale pour les trouver et d’autant plus pour lesdétruire ».Au cours d’un exercice dynamique comme celui-ci, le tireur réalise une partie de son travaildacquisition et de préparation du tir (mesure de la distance) en autonomie. Cest le chefdengin qui autorise ensuite le tir. « Si la cible est éloignée, le réflexe est de la télémétrer. Unefois les paramètres ajustés et le canon pointé, je déclenche le départ de l’obus ». Pour un tireurexpérimenté, comme le brigadier, cette phase ne dure pas plus de 10 secondes. Le chefd’engin vérifie la destruction de l’objectif et continue la surveillance. Il peut rallier le canon del’AMX sur une cible qu’il est le premier à voir. Alignement manuel du canon sur la visée prisepar le chef d’enginVision thermique« Il existe deux difficultés majeures au tir de nuit : la détection et la visée », expose le èmelieutenant Julien Marceaux, chef de peloton au 2 escadron. Pour l’exercice de nuit, les AMX10 RC sont alignés sur le pas de tir des Amendiers. Neuf cibles chauffées pour être détectablesà la caméra thermique se lèveront simultanément ou successivement jusqu’à une distancemaximum de 1 400 mètres. Les tireurs devront les détruire en moins de 45 secondes. Ce soirlà, la pluie et le brouillard sont au rendez-vous. Malgré les mauvaises conditions, les équipagessont prêts. Dans la tour de contrôle, des écrans retransmettent les images thermiques de lazone. Les cibles sont difficiles à détecter. Pour une phase statique comme celle-ci, les tirs sefont sur ordre du chef de peloton. « Le télémétrage ne fonctionne pas toujours à cause desgouttes de pluie et j’ai dû paramétrer manuellement la plupart des tirs, explique le brigadierDattoli. Pour viser, je dois rapprocher quatre réticules afin de cerner la cible. Je détermine ainsisa distance et je peux enfin tirer ».À l’issue de la journée, les résultats sont donnés. L’escadron au complet passe le niveaurequis pour être opérationnel. « La finalité de cette journée est d’évaluer l’opérabilité del’escadron. Après six mois passés au Kosovo sans les engins, le niveau densemble reste bon,même sil y a encore du travail dans le cadre de notre projection à Djibouti en mars 2013 »,conclut le capitaine Paul Janin, commandant de l’unité présente. Marquage du systèmeoptique permettant d’effectuer des visées plus précises.► Montée en puissance de la mission internationale de soutien au Mali…
  17. 17. Arrivés mi-janvier au Mali, les premiers éléments de la MISMA, force africaine de lacommunauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont été renforcés par denombreux bataillons au cours des dernières semaines. Commandées par le général nigérian,SU Abdul-Kadir, l’objectif des forces de la MISMA est de contribuer à mettre fin à la crisepolitique et sécuritaire du Mali. Leurs missions : contrôler les zones et sécuriser les villes auxcôtés des soldats maliens et tchadiens. La MISMA devrait atteindre un effectif total d’environ8 000 soldats. Officiers supérieurs des contingents de la MISMA venus accueillir les soldats africains à laéroport de Bamako, 30/01/13.Arrivée des forces du Nigeria à laéroport de Bamako, 30/01/13
  18. 18. A l’état-major de la MISMA, situé à l’Ecole du maintien de la Paix de Bamako.Réunion d’officiers français et africains. 01/02/13 Le général SU Abdul-Kadir, commandant la MISMA. 04/02/13Un officier de la MISMA instruit des cadres des armées sénégalaise et béninoisesur les lois internationales des conventions de Genève à lécole de la police deBamako, 05/02/13.
  19. 19. Cadres de l’armée béninoise lors de la formation sur les lois internationales desconventions de Genève à lécole de la police de Bamako, 05/02/13 Un officier de liaison français des Eléments français au Sénégal (EFS) accueille le détachement Sénégalais à l’école de Police de Bamako, 07/02/13.Après 1 500 km de route depuis Dakar, au Sénégal, le bataillon sénégalais arriveà Bamako, au Mali, 07/02/13.
  20. 20. Un sous-officier instructeur des Eléments français au Sénégal reste en liaisonavec les forces africaines, ici avec un officier béninois, 07/02/13. Arrivée à laéroport international de Bamako des véhicules du bataillon Togolais, 07/02/13.

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