MALI : OPERATION « SERVAL »► Former l’armée malienne c’est bien, l’équiper c’est mieux…L’armée malienne a aussi besoin d’é...
► Arrivée du contingent tchèque au Mali…Le samedi 16 mars, 22 membres du contingent tchèque sont arrivés à laéroport de Ba...
Les éléments français étaient répartis en deux SGTIA VBCI et appuyés par des éléments dugénie, de l’artillerie et du group...
► Formation du bataillon logistique de la MISMA…Du 11 au 15 mars, 18 militaires de l’escadron « Alpha » de la force « Lico...
Tout au long de la semaine, les participants ont reçu une formation élémentaire de type PACKVITAL composée de cours théori...
► Dans la fournaise des Ifoghas, la traque dun ennemi invisible…Une chaleur de four, un enfer de poussière et de roche noi...
► La France annonce la fin prochaine de son intervention militaire au Mali…Le président français, François Hollande, a fai...
« Depuis cette nuit, nous entendons des coups de feu à Tombouctou. Il y a eu une tentativedinfiltration, et des coups de f...
Qu’est-ce que le « Jihad » ? : le mot « Jihad » ne signifie pas « guerre sainte ». Il désigne la     lutte et l’effort. Le...
Les règles essentielles de la guerre en Islam : ces règles sont les suivantes : être     suffisamment fort pour que l’enne...
Les chiites ne peuvent pas, théoriquement, participer à un « djihad offensif » ; ils peuventseulement participer à un « dj...
« Le jour, ils se cachent dans des grottes, sous des bâches ou des arbres. Vous pouvez fairevoler tous les avions-espions ...
► De la crise à la faillite de l’outil de défense…Le ministère de la Défense est en crise budgétaire. Cette crise était ra...
Cette ponction n’a pas empêché le quadruplement de la dette publique durant la mêmepériode. Surtout, par son caractère imm...
Michel GOYA : ancien sous-officier dans linfanterie, colonel dans les Troupes de marine. Actuellementdirecteur détudes à l...
éventuellement par frappes aériennes mais celles-ci, généralement plus longues à venir, sontplutôt réservés aux emplacemen...
Le terrain : le terrain est lunaire et ne se prête guère à la manœuvre (manque de grandsespaces), ce qui nous avantage plu...
Le fusil dassaut de la manufacture darmes de Saint-Étienne (FAMAS), dont la dénomination officielle(Fusil dassaut de 5,56 ...
FAMAS commando : le canon a été raccourci à 405 mm (contre 488 mm) afin de ladapter aux usages des      forces spéciales. ...
La version « FÉLIN » du FAMAS G2                       La version FAMAS F1La Mini-mitrailleuse (FN Minimi) est une mitrail...
Organisation générale : arme individuelle de neutralisation à tir continu conçue pour le tir à terre.Arme à culasse calée ...
Passage en ambiance NBC pendant les Tests de léquipement « FELIN »                       Matériel type dun tireur Minimi e...
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  1. 1. MALI : OPERATION « SERVAL »► Former l’armée malienne c’est bien, l’équiper c’est mieux…L’armée malienne a aussi besoin d’équipements pour pourvoir à ses missions. « C’est d’abordune responsabilité de l’État malien. C’est à lui de s’équiper », explique le général Lecointre.Mais « on ne peut le laisser tout seul face à cette responsabilité ». Le Mali est un pays pauvre.Il est « important – souligne le général – que l’Union européenne assume également dans lalogique qu’elle a lancé de fournir des unités équipées, pour que nous puissions les former etles restructurer ». L’équipement de l’armée malienne peut passer par un financement commun– le dispositif Athena – qui ne peut cependant que financer des équipements duaux. Parexemple des tentes, des lits, du matériel de campement. Un dispositif « à l’étude »actuellement dans les groupes de travail. « Je ne désespère pas ». Pour le matériel militaire,c’est aux Etats membres d’agir. « Il y a une vraie urgence à ce que les Etats membresinterviennent et fassent des dons ». Si le premier bataillon disposera d’un équipement, ilimporte de préparer la suite.Deux fautes à éviter dans l’équipement de l’armée malienneDans l’équipement, le général avertit cependant contre deux tendances négatives.Premièrement, « il faut éviter l’effet patchwork qui aurait des effets (plus) négatifs » – c’est-à-dire des équipements disparates, obligeant à plusieurs chaînes logistiques, etc.Deuxièmement, il faut « éviter de refaire une armée malienne sur des canons occidentaux,otaniens, extrêmement sophistiqués et qui ne serait pas adapté au terrain ». « Il faut deséquipements simples et robustes. En clair, des armes, des véhicules et des éléments detransmission ». Pas plus, pas moins ! Le bon modèle « en matière d’équipement et derusticité » est celui de l’armée tchadienne. Dans ce type de configuration et de climat – aexpliqué un officier français « il n’y a pas besoin d’avoir des matériels si performants etsophistiqués qu’ils ne pourraient plus être entretenus ou réparés quand nous ne serons pluslà. Le bon modèle c’est le VLRA d’Acmat ( Véhicule léger de reconnaissance et dappui dont il existeplus de 75 versions différentes). C’est solide, robuste, avec une bonne réserve de carburant etd’eau. En cas de panne, on dépose le moteur sur un bout de rocher. On répare… et on repart ».
  2. 2. ► Arrivée du contingent tchèque au Mali…Le samedi 16 mars, 22 membres du contingent tchèque sont arrivés à laéroport de Bamako. Lepeloton tchèque, commandé par un premier lieutenant, est en charge de la protection de lEtatmajor de EUTM Mali à Bamako jusquen septembre. Auparavant, 12 de leurs compagnonsdarmes avaient déjà atterri au Mali. Ces 34 soldats sont des parachutistes et appartiennent à laprotection de la force pour EUTM Mali avec quatre autres pelotons : lun espagnol, et les troisautres français. Ces quatre pelotons vont être déployés à Koulikoro dans les prochainessemaines. Koulikoro est un village le long du fleuve Niger à 60 km au nord de Bamako où lUEva former des soldats maliens à compter du 2 avril, afin de créer quatre bataillons au cours des12 prochains mois.► Visite du ministre allemand de la Défense…Le lundi 18 Mars, le ministre allemand de la Défense, M. Thomas de Maizière a visité le quartiergénéral de la mission de formation de lUnion européenne à Bamako. Il était accompagné dunedélégation de son ministère, des membres du parlement et des forces armées allemandes encharge de lhôpital de campagne qui va être déployé à lAcadémie militaire de Koulikoro aucours de cette semaine. Le général Lecointre, commandant de la Mission EUTM, a donné uneprésentation exhaustive de la situation actuelle de la mission, des objectifs de EUTM et desobjectifs du déploiement de lhôpital de campagne allemand « Role 2 » de Koulikoro.Plus tard, le général Lecointre a accompagné le ministre et sa délégation à Koulikoro, où ilsont rencontré le lieutenant-colonel Ibrahima Traoré, officier malien chargé de lAcadémie, et ilsont visité les casernes et les installations où lhôpital de campagne sera déployé dans lesprochains jours.► L’armée française ratisse lAdrar des Ifoghas…http://videos.tf1.fr/jt-20h/mali-l-armee-francaise-ratisse-l-adrar-des-ifoghas-7887107.html► Opération « Doro 3»…Du 12 au 17 mars 2013, près de 460 militaires du GTIA 2 ont mené l’opération « Doro 3 » dansla région de Gao. Cette opération visait à neutraliser les groupes terroristes qui sévissent dansle secteur centre du Mali.
  3. 3. Les éléments français étaient répartis en deux SGTIA VBCI et appuyés par des éléments dugénie, de l’artillerie et du groupement aéromobile (GAM). Ils se sont déployés dans la région deGoram, à 30 Km au Nord-est de Djebok. A plusieurs reprises au cours de leur progression, ilsont essuyé des actions de harcèlement (pièges et prises à partie à courte et moyenne portée)de la part des groupes terroristes.L’action combinée des éléments déployés, des canons Caesar et des hélicoptères d’attaque duGAM a permis de réduire les résistances et de poursuivre la mission. Ainsi, ce sont près d’unequinzaine de terroristes qui ont été neutralisés et 8 Pick-up et 1 motocyclette détruits. Au coursdes fouilles dans les villages d’In Zekouan, Teurteli et Temuy, les soldats français et maliensont trouvé de l’armement lourd (2 affûts de 14,5mm et 1 PKM) ainsi que des munitions. L’ EMAconfirme aussi des tirs, signalés par des journalistes sur place, « dans la nuit du 17 au 18mars, plusieurs détonations ont été entendues au nord de Gao. Le GTIA 2 a mené une missionde reconnaissance qui lui a permis de détruire 4 tubes de lancement de roquettes de 122mm ».L’opération « Doro », menée régulièrement par les forces françaises, maliennes et africaines,dans la région de Gao, a pour objectif de sécuriser le terrain, de rechercher et de détruire lesgroupes terroristes qui continuent cherchent à instaurer un climat d’insécurité. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Ocot8eg6LxU
  4. 4. ► Formation du bataillon logistique de la MISMA…Du 11 au 15 mars, 18 militaires de l’escadron « Alpha » de la force « Licorne » ont mené undétachement d’instruction opérationnelle (DIO) au profit de 62 stagiaires des ForcesRépublicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sur le camp militaire ivoirien d’Akouédo sud. Ce DIO, letroisième du genre depuis le début du mois de mars 2013, a pour objectif de participer à laformation de l’état-major et de la compagnie de transport du Bataillon Logistique (BATLOG)qui sera projeté au Mali dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA).
  5. 5. Tout au long de la semaine, les participants ont reçu une formation élémentaire de type PACKVITAL composée de cours théoriques, de mises en situation et d’exercices pratiques.L’instruction a notamment porté sur les domaines du combat (réaction face à une embuscade),de la logistique (constitution et déplacement d’un convoi) et du génie (lutte contre les IED).Une séance de tir et un atelier sur les transmissions ont complété une semaine de formationparticulièrement riche.Au total, ce sont près de 200 soldats du BATLOG ivoirien qui ont été formés par la force« Licorne ». Début avril, un exercice synthèse de grande ampleur clôturera ce cycle deformations. Organisé conjointement par les FRCI et la force « Licorne », il permettra auxstagiaires ayant suivi ces DIO de restituer l’ensemble des connaissances et qualificationsapprises avant leur projection au Mali.Dans le cadre de sa mission de soutien à la modernisation de l’armée ivoirienne, la force« Licorne » ainsi que les Eléments Français au Sénégal conduisent régulièrement des DIO auprofit des FRCI dans des domaines aussi variés que la navigation nautique, la formation àl’exercice de l’autorité, le tir de combat (IST/C), l’éducation sportive (EPMS) ou encore latactique.
  6. 6. ► Dans la fournaise des Ifoghas, la traque dun ennemi invisible…Une chaleur de four, un enfer de poussière et de roche noire acérée, un ennemi invisible maisque lon sait tout proche : dans lAdrar des Ifoghas, aux confins du Mali et de lAlgérie, lessoldats français traquent les combattants islamistes. Quelque 1 200 militaires français,appuyés par un contingent tchadien, sont engagés dans cette contrée de lextrême Nord-estmalien, lune des plus inhospitalières au monde. Ils ont établi leur camp à Tessalit, sur uneancienne base de larmée malienne. Il y a là des légionnaires, des parachutistes, des hommesdu génie.Ce jour-là, nouvelle opération de « nettoyage ». Départ de Tessalit en pleine nuit, plusieursheures de voyage harassant en véhicule de lavant-blindé sur une piste défoncée. Deuxgroupes tactiques sont à lœuvre : chacun semparera dune colline de façon à contrôler lavallée en contrebas. Le ratissage de la vallée se fait à pied, méticuleusement, trois jours etdeux nuits durant. Il ny aura aucun coup de feu, aucun contact direct avec lennemi qui,inférieur en nombre et en moyens, évite le corps à corps. Dans un paysage lunaire, sans lamoindre parcelle dombre, les soldats avancent méthodiquement. La température sur le coupde midi dépasse les cinquante degrés. Chacun transpire en silence sous son casque lourd etson gilet pare-balles, tout en portant son armement pesant et ses cinq litres deau.Les troupes de choc mangent peu, parlent peu, boivent le moins possible. Ces hommesaffrontent pendant des heures des chaleurs extrêmes, les mouches, la poussière qui simmiscepartout, enraye les armes quil faut sans arrêt nettoyer, les marches sans fin ou les longuesheures dobservation en plein soleil sur les hauteurs. Ils dorment à même le sol, à la belleétoile. La nuit, dans lAdrar des Ifoghas, la température reste douce, de lordre de 15 degrés.Mais lécart avec la journée est tellement violent que lon grelotte sous son duvet.Les otages dans toutes les têtes : si lennemi est invisible, ce quil a abandonné derrière luirappelle quil se trouvait là il y a quelques instants: ici un tas de vêtements de combat laissés àla hâte, là un châssis de canon anti-aérien... Un silence accablant règne sur les Ifoghas, maischacun sait quun affrontement peut éclater nimporte quand. Les islamistes sont passésmaîtres dans lart du camouflage. Ils se terrent dans des réduits rocheux, si bien cachés quilest arrivé quune patrouille française passe à quelques centimètres deux sans les découvrir,racontent des soldats.La question des otages français, aux mains des groupes islamistes quelque part dans le désertmalien, est dans tous les esprits et alimente les conversations, le soir au bivouac. Impossiblede savoir sils sont là, tout près, ou bien à des centaines de kilomètres. Ce nest que plusieursjours plus tard que lexécution de lun deux, Philippe Verdon, sera revendiqué par Al-Qaïda auMaghreb islamique (Aqmi), sans être confirmée mercredi par Paris.Plusieurs fois, des explosions retentissent. Ce sont les Français qui font sauter une cachedarmes, ou bien un pick-up suspect est détruit par un avion Mirage. Une colonne de fuméebrune sélève au loin. Les pertes françaises restent faibles depuis le début de lintervention auMali en janvier, mais le danger est toujours présent. Le 16 mars, nouvelle explosion. Cette fois,le bruit est différent, et la radio na annoncé aucun tir « ami ». Lofficier présent demande desprécisions. Pour la première fois, les islamistes ont fait sauter un char. Un engin explosifimprovisé a coûté la vie à un caporal de 24 ans, Alexandre Van Dooren, cinquième militairefrançais à tomber au Mali, et a blessé trois autres soldats. A Tessalit, une centaine de soldatsseulement, visage fermé, participent à la cérémonie funéraire : la plupart des hommes sontloin, sur le terrain. Le général Bernard Barrera, chef des forces terrestres françaises au Mali,prononce lhommage funèbre. Les moyens sont rudimentaires, pas de fanfare, pas même unclairon. Un soldat entame une Marseillaise a capella, bientôt suivi par le reste de la troupe. (AFP)
  7. 7. ► La France annonce la fin prochaine de son intervention militaire au Mali…Le président français, François Hollande, a fait le point sur les combats encore en cours dansle nord-ouest du Mali. Selon lui, le pays sera à nouveau souverain sur son territoire dansquelques jours.Les derniers combats opposent les Français appuyés dun contingent tchadien aux islamistesretranchés dans les montagnes, le massif des Iforas. Un conflit qui serait sur le point de seterminer. « Notre intervention a permis dobtenir des résultats importants, loffensive desgroupes terroristes a été arrêtée et les villes reconquises. De la dernière phase où noussommes, la quasi totalité du territoire sera revenu à la souveraineté du Mali dans quelquesjours. Je salue le courage de nos soldats ! », a déclaré François Hollande.Mais quelques jours ce nest pas très précis, il faudrait apparemment plutôt parler de plusieurssemaines. Plus tôt dans la journée de mercredi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault évoquaitla fin du mois davril. Par ailleurs lElysée confirme que larmée sest rendue dans tous lescoins du Mali, y compris dans les zones les plus inhospitalières, mais quelle na pas pulocaliser les otages français enlevés au Mali. Des échanges de tirs ont été entendus dans lanuit de mercredi à jeudi à Tombouctou, ville du nord-ouest du Mali, après une tentativedinfiltration dhommes armés, a-t-on appris de sources concordantes. Par ailleurs, une voiturepiégée a explosé près de laéroport de Tombouctou tuant un « jihadiste » et un militaire malien.
  8. 8. « Depuis cette nuit, nous entendons des coups de feu à Tombouctou. Il y a eu une tentativedinfiltration, et des coups de feu sont tirés », qui ont baissé dintensité après « 04H00 » (heuresbelges), a déclaré à lAFP un responsable du gouvernorat de la ville, joint par téléphone depuisBamako. « Une voiture avec des gens armés a tenté de rentrer par force à Tombouctou dans lanuit de mercredi à jeudi. Et les militaires français et maliens ont riposté », a affirmé une sourcesécuritaire malienne sur place. « Actuellement, on entend encore quelques coups de feu », a-t-elle confirmé. Cité mythique au patrimoine culturel inestimable, Tombouctou a, comme lesautres grandes villes du nord du Mali, été libérée fin janvier par des troupes françaises etmaliennes de lemprise des groupes islamistes armés. Depuis lors, la situation y demeuraitcalme, contrairement à la région de Gao et surtout au massif des Ifoghas, où se concentrentdepuis plusieurs semaines les combats entre soldats français et tchadiens dun côté, éléments« jihadistes » de lautre. Une voiture piégée a explosé dans la nuit de mercredi à jeudi près delaéroport de Tombouctou tuant un « jihadiste » et un militaire malien, a-t-on appris de sourcemilitaire malienne. « Un véhicule piégé a blessé trois militaires maliens », a déclaré à lAFPcette source, ce qua confirmé une source sécuritaire régionale.► Différence entre « jihadiste » et « djihadiste » ?...Comme vous avez pu le remarquer, certains reporters emploient dans leur article soit le mot« jihadiste » soit « djihadiste ». Qu’en est-il ? Y-a-t-il une différence ? En fait, cest seulementdeux manières de transcrire larabe, selon que lon sen tient à la lettre ou que lon veutmarquer la prononciation. Autrement dit, les deux mots désignent une seule et même réalité.Sur le fond, les précisions des deux articles cités ci-après sont intéressantes, car lesextrémistes de tout bord déforment les mots et les choses et il est bon de remettre les« pendules à lheure ».→ « Le mots « jihadiste » cest une invention qui a été rajoutée à la langue française commebeaucoup de mots visant lIslam et qui finissent par le suffixe « iste » ou « isme » ; le suffixe« iste » sert à décrire la profession de la personne et le suffixe « isme » lui sert plutôt à décrirelactivité de la personne ; exemple de mots, wahabiste, salafiste, tous ces mots sont unmélange de français-arabe ; le début du mot est en arabe puis à la fin du mots on a ajouté lesuffixe du français. Celui qui fait le « Jihad » cest un terroriste pour les ennemis dAllah et delIslam ; dans ce sens jaccepte quon soit terroriste car le mot terroriste signifie « semer laterreur » ou « effrayer les gens » ; donc oui celui qui fait le « Jihad », ils terrorisent les ennemisde lIslam, et dans certain dictionnaire ils ont même oser lier terrorisme et Islam ; enfin bref surça on est clair : oui nous sommes des terroristes pour les ennemis de notre religionalhamdulillah. Et sur les sortes de « Jihad » à ce que je sache y en a deux. Le plus grand« Jihad » est bien celui de combattre dans un champ de bataille qui a pour but délever laparole dAllah.Ensuite on a le « jihadu Nafs », le « Jihad » contre son âme, qui est certes un « Jihad » trèsdifficile mais qui nest pas le plus grand « Jihad » contrairement à ceux qui le disent, et seservent de ce faux « hadith ». Le Prophète a dit à ses compagnon, lorsquil est rentré duncombat, nous allons faire le grand « Jihad » ; et ses compagnon lui on demandé lequel est-ce ? Et il aurait répondu : « celui contre sont âme certes ; ce hadith et forgé ou très faible ».Concernant celui qui ne va pas combattre, ou nen a pas lintention, voici une parole duProphète : « Celui qui meurt et na pas combattu ou na pas eu lintention de combattre estmort sur une branche de lhypocrisie » (rapporté par Muslim).Concernant lobligation du « Jihad », à lheure actuelle, la femme peut aller combattre sanslautorisation de son mari, lenfant sans lautorisation de son tuteur, lesclave sanslautorisation de son maître. Le « Jihad » est l’un des aspects les plus mal compris et les plusdéformés de l’Islam. Il existe certains Musulmans qui exploitent ce concept et qui en font unmauvais usage afin de parvenir à leurs fins politiques. Il y a beaucoup de non Musulmans quicomprennent mal cette notion. D’autres non Musulmans en donnent une interprétationdéformée afin de discréditer l’Islam et les Musulmans.
  9. 9. Qu’est-ce que le « Jihad » ? : le mot « Jihad » ne signifie pas « guerre sainte ». Il désigne la lutte et l’effort. Les mots utilisés pour la guerre dans le Coran sont « Harb » et « Qitâl ». Le « Jihad », quant à lui, désigne la lutte sérieuse et sincère aussi bien au niveau individuel qu’au niveau social. C’est la lutte pour accomplir le bien et éradiquer l’injustice, l’oppression et le mal dans son ensemble de la société.Cette lutte doit être aussi bien spirituelle que sociale, économique et politique. Le « Jihad » consiste à œuvrer de son mieux pour accomplir le bien. Dans le Coran, ce mot est employé sous ses différentes formes à 33 reprises. Il est souvent associé à d’autres concepts coraniques tels que la foi, le repentir, les actions droites et l’émigration (Hégire).Le « Jihad » consiste à protéger la foi de l’individu et ses droits. Le « Jihâd » n’est pastoujours une guerre bien qu’il puisse parfois prendre cette forme. L’Islam est la religion de lapaix mais cela ne signifie pas qu’il accepte l’oppression. L’Islam enseigne que l’on doit fairetout notre possible afin d’éliminer les tensions et les conflits. L’Islam promeut les moyenspacifiques pour mener au changement et à la réforme. En réalité, l’Islam insiste sur le fait quel’on doit s’efforcer d’éliminer le mal par des moyens pacifiques sans avoir recours à la forceautant que faire se peut. Au cours de l’histoire de l’Islam, depuis le Prophète — paix etbénédiction sur lui — jusqu’à aujourd’hui, les Musulmans ont, le plus souvent, résisté àl’oppression et ont lutté pour la liberté par des moyens pacifiques et non-violents. L’Islamenseigne également une éthique convenable en cas de guerre. La guerre est permise en Islam,mais uniquement lorsque les autres moyens pacifiques comme le dialogue, les négociations etles traités échouent. La guerre est le dernier recours et doit être évitée le plus possible. Sonbut n’est pas de convertir les gens par la force, ni de coloniser les peuples, ni d’acquérir desterres, des richesses ou une gloire quelconque. Son but fondamental est la défense despersonnes, des biens, de la terre, de l’honneur et de la liberté, aussi bien pour soi-même quepour les autres peuples qui souffrent de l’injustice et de l’oppression.
  10. 10. Les règles essentielles de la guerre en Islam : ces règles sont les suivantes : être suffisamment fort pour que l’ennemi vous craigne et ne vous attaque pas ; ne pas commencer les hostilités. Œuvrer le plus possible pour la paix ; combattre uniquement ceux qui combattent : pas de punition collective. Aucun mal ne doit atteindre les non- combattants. Les armes de destruction massive ne doivent pas être utilisées ; cesser les hostilités aussitôt que la partie adverse est encline à la paix ; observer les traités et les accords aussi longtemps que l’ennemi les observe. Dieu dit explicitement : « Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez point. Certes, Dieu n’aime pas les transgresseurs ! [...] Le Mois sacré pour le mois sacré ! — Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Dieu. Et sachez que Dieu est avec les pieux. » (Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, versets 190 et 194).Le « Jihad » n’est pas du terrorisme : il est nécessaire d’attirer l’attention sur le fait que le terrorisme contre des civils innocents, que ce soit par une agression classique ou par des moyens suicidaires, n’est en aucun cas permis par l’Islam. L’Islam encourage les peuples opprimés à lutter pour leur liberté, et il ordonne aux autres Musulmans d’aider ceux qui sont opprimés et qui souffrent. Cependant, l’Islam autorise, pour quelque raison que ce soit, le terrorisme contre les non-combattants et les gens innocents. Le terrorisme n’est pas le « Jihad » : c’est du « fasâd » (de la corruption). Le terrorisme est en contradiction avec les enseignements de l’Islam. Il y a des gens qui utilisent des arguments pervertis pour justifier le terrorisme qu’ils emploient pour leur cause. Mais cela n’admet aucune justification. Dieu dit : « Et quand on leur dit : « Ne semez pas la corruption sur la terre », ils disent : « Au contraire nous ne sommes que des réformateurs ! » Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s’en rendent pas compte ». (Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, versets 11 et 12). L’Islam veut établir un ordre mondial dans lequel tous les êtres humains — Musulmans et non- Musulmans — peuvent vivre dans la justice, la paix, l’harmonie et la confiance. Il offre à ses fidèles des directives précises pour qu’ils trouvent la paix dans leur vie individuelle et sociale, mais il leur dit également comment étendre cette confiance aux autres nations sur la base de relations humaines envers autrui. Les Musulmans oeuvrent sous ces principes depuis des siècles. Des gens de toutes confessions ont vécu avec eux et parmi eux. Les sociétés islamiques étaient alors connues pour leur tolérance, leur générosité et leur humanité. Nos sociétés modernes s’inscrivent dans un village planétaire, où les non-Musulmans vivent avec des Musulmans dans des pays musulmans, et où des Musulmans vivent avec des non-Musulmans dans des pays où les non-Musulmans sont majoritaires. Il est alors de notre devoir d’amener une meilleure compréhension mutuelle entre nous ; il est de notre devoir d’œuvrer pour la paix et la justice pour tous les peuples ; il est de notre devoir de coopérer les uns avec les autres pour parvenir au bien et ce, afin de faire cesser toute forme de terrorisme, d’agression et de violence contre les innocents. C’est cela notre « Jihad » aujourd’hui. Et Dieu est le plus Savant ». (Réponse du Docteur Muzammil Siddîqî).→ Le terme arabe « djihad » signifie « effort vers un but déterminé ». L’expression complèteest djihad fi sabil Allah (effort sur le chemin de Dieu). Les musulmans distinguent deux sortesde « djihad » : le « grand djihad » (al-djihad al-akbir) et le « petit djihad » (al-djihad al-saghir).Le « grand djihad », également appelé « djihad al-nafs », désigne la lutte intérieure, spirituelle,de lindividu contre le vice, la passion et lignorance. En comparaison de la « réforme desmœurs », dit Ghazali dans l’Ihya’, la lutte armée est « comme un léger souffle de vent sur lamer agitée ». Dans un sens spirituel, le « djihad » est la lutte du croyant contre les passions etles mauvais penchants de l’âme. Le petit « djihad » est défini comme la guerre sainte contre lespays et les sujets infidèles (non musulmans). Il a une signification légale et doctrinale prescritepar le Coran et les hadiths (les paroles et actions connues attribuées au prophète Mahomet etauxquelles on accorde le même statut quà une révélation). La « guerre sainte », c’est l’effortcollectif des musulmans qui ont le devoir de lutter pour la défense de leur religion, de leurspersonnes, de leurs biens et pour la sécurité de leurs frontières. Le « djihad » peut égalementavoir un caractère défensif comme ce fut le cas lors des croisades chrétiennes en Terre sainteau Moyen-Age ou lors de la « Reconquista » (reconquête) espagnole, ou encore en Algérie,lorsque, le 22 novembre 1832, Abd el-Kader, reconnu « émir » à Mascara tandis que lesFrançais occupaient Bône et Bougie, proclama le « djihad » contre les infidèles.
  11. 11. Les chiites ne peuvent pas, théoriquement, participer à un « djihad offensif » ; ils peuventseulement participer à un « djihad défensif ». Certains savants musulmans modernes ont misen avant laspect défensif du « djihad » par rapport aux autres aspects. En tant que religionuniversaliste, lislam se doit dêtre propagé sans discontinuer par la communauté musulmanesur toute terre non musulmane, jusquà sétendre au monde entier. Pour parvenir à ce but,différents versets coraniques recommandent soit de mener une propagande persuasive soit decombattre toute attaque contre lislam. Un appel (da‘wa) doit être adressé aux États quiignorent l’islam ou le repoussent.S’ils se refusent à entendre cet appel, la loi islamique, selon les interprétations, appelle àentrer en guerre contre ces Etats, les armes à la main, ou considère que la lutte armée nestquune des modalités du « djihad » et préconise le prosélytisme et la propagande missionnaire.Les livres de la loi précisent que les non-combattants, femmes, enfants ou moines, doiventbénéficier du respect des musulmans, recommandation que ne suivent évidemment pas lesfanatiques. Le « djihad » est avant tout une obligation religieuse communautaire (ou « desuffisance » : fard al-kifaya), mais devient une obligation individuelle (fard al-‘ayn) en casdattaque menée contre lislam et lorsque est proclamée une mobilisation générale. Le« djihad », comme toute guerre, serait de soi un mal (fasad). Mais, ayant pour fin de combattreun mal plus grand, l’impiété, la non-reconnaissance « des droits de Dieu et des droits deshommes », il devient un bien. Selon la doctrine traditionnelle, combattre pour le « djihad » estun acte de « dévotion pure » (ikhlas) et ceux qui se sont « sacrifiés », cest-à-dire qui sontmorts les armes à la main sont par excellence les « témoins » (shahid, pluriel : shuhada’). Ilssont assurés du salut éternel et entrent « sans retard » au paradis : « Ne pense pas que ceuxqui ont été tués dans le sentier dAllah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès deleur Seigneur… » (Coran, III, 169). Cet acte de dévotion est considéré en quelque sorte comme le6ème pilier de lislam. À lorigine, le nom de « marabout » était donné aux guerriers tués au coursdune guerre sainte et leur tombe était un lieu de pèlerinage ; la « baraka » sétendait à leursdescendants (par la suite, les ascètes ou ermites retirés dans la solitude furent aussi appelés« marabouts » et consultés comme oracles ou, en Afrique, comme guérisseurs et sorciers). Ilest du devoir de tout musulman adulte, de sexe masculin, en bonne santé, dentretenir un« djihad » contre tous ses voisins et contre les pays voisins non musulmans. La « guerresainte » est lunique forme de guerre qui est théoriquement admissible par lislam. Dans sonouvrage intitulé Muqaddimah, Abul-Walid Muhammad ibn Rushd dit Averroès (1126-1198)classe le « djihad » en quatre catégories : le « djihad du cœur » - le « djihad de la langue » - le« djihad de la main » - le « djihad de l’épée ».► « Aqmi » : la survie au quotidien…Comment les djihadistes dAl-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) se sont-ils adaptés poursurvivre dans le Sahara ? De quels moyens bénéficient-ils ? De quelles complicités ? Quelleest leur structure et de quoi est fait leur quotidien ? Voici quelques éléments de réponse...Ils foncent dans le désert, en petits groupes autonomes sur de puissants 4x4: les jihadistesdAl-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont devenus, au fil des ans, experts en survie dans leSahara. Un film vidéo datant de 2007, tourné dans le Nord du Mali et que l AFP a visionné àNouakchott, montre leur équipage : des Toyota Land Cruiser pick-up 4,5 litres essence,capables de semer nimporte quelle patrouille et ses véhicules diesel. À larrière, unchargement de roues de secours, bidons de 500 litres pour le carburant, jerrycans deau,nattes pour dormir, tentes, nourriture. Juchés dessus, quatre à six hommes avec deskalachnikovs ou des lance-roquettes. « Ils sont mieux armés et équipés que les soldats de larégion », assure le journaliste mauritanien Isselmou Ould Moustapha, spécialiste dudjihadisme. « Leurs chauffeurs sont expérimentés, souvent des gens du désert. Ils ont desGPS et des lunettes de vision nocturne pour rouler de nuit, hors-piste ».
  12. 12. « Le jour, ils se cachent dans des grottes, sous des bâches ou des arbres. Vous pouvez fairevoler tous les avions-espions et les satellites, vous ne verrez rien ». Pour le ravitaillement, ilsont leurs propres réserves, leurs caches. Ou bien ils achètent essence, bétail et eau auxnomades ou aux réseaux privés qui assurent la logistique des trafiquants de cigarettes, demarchandises, darmes ou de migrants clandestins qui sillonnent le désert.Mohamed Fall ould Oumere, directeur de lhebdomadaire La Tribune à Nouakchott, raconte àlAFP : « Il y a des gens dont cest la spécialité : enfouir du ravitaillement dans le désert, parexemple dans de fausses tombes ou de faux vestiges archéologiques. Ensuite, ils vousvendent les coordonnées GPS des dépôts. Et ils vendent à nimporte qui : contrebandiers outerroristes, ils sen foutent, cest du business. Ils peuvent cacher des voitures entières... ».Avec les millions deuros que leur ont rapporté les rançons des otages occidentaux libérés,« ils peuvent faire creuser des puits, et toute la région reconnaissante, les protègera »,explique un expert occidental du renseignement. Chaque groupe jihadiste - la région du Sahelen compte quatre, appelés « katibas » - est organisé autour dun chef, lémir, désigné par lechef suprême dAqmi, Abdelmalek Droukdal, qui combat larmée dans les maquis du nord delAlgérie, explique Louis Caprioli, ex-directeur adjoint de la Direction française de lasurveillance du territoire (DST), chargé du terrorisme (de 1998 à 2004). « Il y a aussi le mufti,dont le rôle est primordial car il édicte les fatwas que suivra le groupe », explique lanciensous-directeur chargé de la lutte anti-terroriste à la DST. « Et le conseil de la katiba, avecsouvent un médecin, un chargé de la communication qui filme les attaques et un responsablede la logistique ». « Ce sont des colonnes de trois, quatre ou six 4x4 » ajoute-t-il. « Ils sont trèssouples : séclatent ou se regroupent en fonction des missions. Bougent sans cesse ». Sur lefilm de 2007, on voit des membres dAqmi jouer à saute-mouton dans le sable, chahuter, sejeter à leau dans un oued en crue dans lequel deux Toyota se sont embourbées, sous leregard amusé de Mokhtar Belmokhtar, émir légendaire de lune des katibas. Plus tard, assis surla crête dune dune, on aperçoit Yahia Djouadi, lémir du Sud, parler dans un téléphonesatellitaire.Lexplorateur français Régis Belleville, qui sillonne la région en solitaire et en méharée depuisplus de dix ans, les a croisés, avant que ne deviennent systématiques les enlèvementsdOccidentaux. « Leur talent principal, leur garantie de survie, cest davoir compris le désert.Davoir noué les liens familiaux et damitié avec les tribus. Belmokhtar, pour beaucoup etsurtout pour les jeunes, cest Robin des Bois... ». (Article paru le 10 juin 2010 dans « Jeune afrique »).
  13. 13. ► De la crise à la faillite de l’outil de défense…Le ministère de la Défense est en crise budgétaire. Cette crise était rampante depuis 1991, elles’est accélérée depuis 2008 et elle est désormais susceptible de se transformer en faillite enfonction des choix qui seront exprimés dans le futur Livre blanc de la défense.Rappelons certaines données. En 1990, lorsque se déclenche la guerre du Golfe et se terminela Guerre froide, la France parvient, difficilement, à projeter en Arabie Saoudite une force de 58avions de combat et une unité terrestre de 12 500 hommes équipés de 130 hélicoptères et 350véhicules de combat. La modestie de cette capacité d’engagement extérieur au regard de notrepotentiel militaire fait alors débat.Vingt-deux ans plus tard, où en sommes-nous ? Au fil des Livres blancs et Loi deprogrammation, l’objectif d’engagement est passé de 50 000 à 30 000 hommes, pour serapprocher dans les réflexions en cours des 20 000, voire des 15 000 hommes projetés, c’est-à-dire guère plus que pendant l’opération « Daguet » en 1990. Ce qui a singulièrement changéen revanche, c’est le potentiel militaire qui sous-tend cet engagement. L’armée de Terre, pourne citer qu’elle, dispose de trois fois moins de régiments, de six fois moins de chars de batailleet de pièces d’artillerie, de deux fois moins d’hélicoptères qu’à la fin de la Guerre froide. Il enest sensiblement de même pour l’armée de l’Air dont les composantes de transport et surtoutde ravitaillement en vol sont à bout et qui aurait du mal à engager simultanément les 70appareils de combat demandés. Alors certes, les équipements ne sont plus tout à fait lesmêmes, et effectivement quand on regarde nos troupes engagées actuellement au Mali onaperçoit des matériels nouveaux comme l’avions Rafale, l’hélicoptère d’attaque Tigre ou levéhicule de combat blindé d’infanterie (VBCI). Leur nombre est cependant encore restreint (3Tigre, 6 Rafale, 25 VBCI au Mali) au milieu de centaines d’autres engins identiques à ceux de laguerre du Golfe.Autrement-dit, malgré la professionnalisation et environ 200 milliards d’investissementmatériel, nous en sommes revenus sensiblement aux mêmes capacités d’engagement qu’il yplus de vingt ans pour un potentiel total bien moindre. En termes économiques, lorsque lesfinancements nouveaux ne permettent pas d’augmenter la valeur des actifs, ni mêmed’empêcher leur dégradation cela s’appelle un régime de « cavalerie » et celui-ci estgénéralement le résultat d’une phase d’optimisme sans vision à long terme.En France, cette phase est survenue au début des années 1990 et a eu pour nom « dividendesde la paix ». Ces « dividendes », il n’est pas inutile de le rappeler, avaient déjà pour objet departiciper au rétablissement des finances publiques, avec cet immense avantage que l’effortétait demandé au seul ministère dont l’immense majorité du personnels est non-syndiqué. Defait, le budget de la défense est passé de 36 milliards à 29 milliards d’euros de 1991 à 2002avant de se stabiliser ensuite à 32 milliards hors pension. Avec le même effort qu’en 1990, ilserait actuellement de 65 milliards d’euros.
  14. 14. Cette ponction n’a pas empêché le quadruplement de la dette publique durant la mêmepériode. Surtout, par son caractère immédiat et brutal sans remise en question des grandsprogrammes industriels lancés dans les années 1980, elle a, en revanche, placé l’outil dedéfense dans une situation de tension qui a rapidement évolué en crise rampante. On aurait pus’interroger sur la pertinence d’acquérir ces équipements de haute technologie prévus pour unaffrontement bref et paroxysmique sur le sol européen alors que tout indiquait qu’il s’agiraitdésormais de combattre au loin et longtemps des organisations non étatiques. Cela n’a pas étéle cas. On s’est donc retrouvé avec la nécessité de financer avec moins de ressources denouvelles générations d’équipements au coût d’acquisition et de possession en moyennequatre fois supérieurs à ceux qu’ils remplaçaient. Le tout dans un contexte d’engagement quin’a été jamais été aussi intense depuis la fin de la guerre d’Algérie. Jamais autant de soldatsfrançais ne sont tombés au combat que depuis que nous touchons les « dividendes de lapaix ».La gestion à court terme de cette contradiction par réduction et ralentissement descommandes n’a finalement fait qu’aggraver le problème financier en faisant exploser les coûtsunitaires (jusqu’au paradoxe d’avoir des programmes finalement plus coûteux que prévus pourmoins d’engins livrés) et en obligeant à maintenir des matériels anciens dont les coûtsd’entretien se sont accrus. A cette gestion à courte vue des programmes industriels se sontajoutés les coûts imprévus de la professionnalisation et de l’accroissement des opérationsextérieures. Les difficultés budgétaires n’ont donc pas cessé alors que le taux de disponibilitédes équipements majeurs diminuait nettement.L’incapacité à résorber cette « bosse budgétaire », proche en volume de la dette de l’Etat deCalifornie, a conduit ensuite à ponctionner le budget de fonctionnement par une réductiondrastique des effectifs. Cette réduction de 54 000 postes en cinq ans, soit un sixième du total, acertes permis de financer environ 3 % de la loi de programmation mais au prix d’unerationalisation organisationnelle qui a introduit une plus grande rigidité et une plus grandefragilité des structures de soutien. Le problème du logiciel de paiement Louvois n’est que lamanifestation la plus visible et la plus irritante.Après plus de vingt ans de restriction budgétaire, les armées ne se sont pas encore remises dela ponction brutale des années 1990. On ne peut qu’imaginer les conséquencescatastrophiques d’une nouvelle réduction du même ordre sur des capacités opérationnelles aupoint de rupture mais aussi sur des pans entiers du troisième secteur industriel français. Nousne leurrons pas, cette faillite budgétaire se doublera vraisemblablement d’une crise moraledont on peut percevoir déjà certains signes mais dont on ne peut prédire les manifestations.Ceci est la version originale du texte publié et légèrement transformé dans Le Monde
  15. 15. Michel GOYA : ancien sous-officier dans linfanterie, colonel dans les Troupes de marine. Actuellementdirecteur détudes à lIRSEM, après avoir été historien auprès du chef détat-major des armées et analystesur les conflits au Moyen-orient au Centre de doctrine demploi des forces. Breveté de lEcole de guerre.Docteur en Histoire. Enseignant à lEcole de guerre, lEcole pratique des Hautes études et Sciences-PoParis. Membre de lAlliance géostratégique (goyamichel2@yahoo.fr).► Arrêt sur deux minutes de guerre…http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QiN1WPLNloYQue voit-on ? Que se passe-t-il ?Nous gageons que cette ignorance vaut également pour une bonne partie du public qui, n’étantpas militaire, ou peu familier avec les méthodes et les spécificités du combat d’infanterie, peutignorer l’action et n’y voir qu’un groupe de soldats « tirant sur tout ce qui bouge ». Ce type decommentaire, qui semble ignorer la notion même de mise en perspective, n’est pas rare sur lessites de vidéos. • Comment les militaires savent-ils où tirer ? • Comment repèrent-ils les ennemis ? • Comment se protègent-ils ? Comment opèrent-ils ? • Comment le chef du groupe de combat définit-il les mouvements et déplacements qu’il explique dans le véhicule ?Le combat d’infanterie : inhérent à la guerre et à son fameux « brouillard », ce typed’affrontements d’infanterie génère toujours une forte incertitude. On peut toutefois, saufembuscade, le décomposer en deux principaux temps.Dans le premier temps, les deux groupes ennemis s’efforcent de faire pression réciproquementpour essayer de faire fuir l’adversaire ou inversement de se dégager en situation d’inférioritémais surtout pour le fixer. Ce n’est généralement que dans un deuxième temps qu’intervient ladestruction, par le combat rapproché quand on n’a pas le choix, mais si possible par d’autresmoyens : hélicoptères d’attaque, artillerie (mortier de 120 mm, canon de 155 Caesar),
  16. 16. éventuellement par frappes aériennes mais celles-ci, généralement plus longues à venir, sontplutôt réservés aux emplacements fixes.Des deux côtés, en général on ne voit pas grand-chose d’un ennemi qui utilise au maximum lespossibilités du terrain pour échapper aux coups. Le chef donne des ordres en fonction de sesimpressions et de comptes rendus de ses subordonnées, eux-mêmes partiels et sous stress.Les tirs, qui présentent aussi l’avantage de réduire le stress, sont rarement effectués sur descibles clairement identifiées mais plutôt sur des zones. Le plus souvent n’est que lorsquel’ennemi est vraiment fixé, c’est-à-dire qu’il ne peut plus bouger, qu’il subit les plus lourdespertes. Tout cela peut paraître un peu confus à l’écran, c’est normal, un combat d’infanteriel’est toujours plus ou moins.Organisation : il s’agit ici d’une mission d’appui dans le cadre d’une reconnaissance offensive.Le cadre général est celui d’une compagnie d’infanterie (a priori de marine) blindée sur VAB,(véhicule de l’avant blindé, pouvant transporter sous un blindage une dizaine d’hommes, soitun groupe de combat) issue du GTIA 3 (Groupement Tactique Interarmes, unité decirconstance regroupant une composante de combat à plusieurs compagnies, d’infanterie oude cavalerie, ainsi que l’ensemble de « ses appuis » : artillerie, génie, transmissions, etc.).La compagnie est une entité de manœuvre composée d’au moins trois sections associées àdes renforts probables (non visibles sur la vidéo). Chaque section comprend trois groupes decombat et éventuellement – mais peu probable pour cette opération – un groupe missiles Eryxainsi que 2 tireurs de précision. Le tout est motorisé sur 4 VAB.Le chef de section dispose de 4 ou 5 entités qu’il peut mobiliser pour son action : les véhiculesde combat (souvent laissés au commandement de l’adjoint) servant de base d’appui-feu enétant équipés de mitrailleuses de 12,7 mm, les trois groupes de combat à pied avec les deuxéquipes « 300 » (pour 300 m suivant leur distance de tir correspondant à leur équipement, leFAMAS) et le groupe « 600 » (avec lance-grenade individuel – LGI – et mitrailleuse « Minimi » –en 5,56 ou 7,62 mm – pour une précision jusqu’à 600 mètres) ou encore le groupe « Missiles »si celui-ci est disponible. Un élément important est formé par les deux tireurs de précision(fusil FRF2), directement à la main du chef de section, et qui font généralement le plus gros dubilan.Durant l’opération visible sur la vidéo, on voit plus précisément l’action d’un groupe de combat(deux équipes de 3, un « 300 », un « 600 » avec un tireur LGI et un tireur « Minimi », et enfin unVAB et son équipage de 2 – le pilote + le tireur) commandé par un sergent. Il a reçu pourmission – avec le reste de la section très probablement - de participer à la neutralisation d’ungroupe de rebelles déjà décelés, et sans doute déjà fixés, à partir d’une ligne de crête àquelques centaines de mètres d’eux pendant que des VAB tirent à vue à la 12,7 mm (avec unedistance d’efficacité jusqu’à environ 900/1.000 mètres). Le film ne permet pas de savoircomment le groupe a été repéré. De même, on ne voit pas la section initiale qui aurait pu« fixer » les individus. Le sergent a reçu sa mission en cours de route à la radio, il prépare un« camembert » (en fait un morceau de camembert façon Trivial Pursuit). C’est-à-dire undéploiement sur 90°.Une fois débarqué, il se déplace vers la ligne de crête avec son équipe « 600 » en tête, preuvequ’il ne craint pas un contact (sinon il aurait, entre autres, mis l’équipe « 300 » en tête, plusapte au combat rapproché), et que l’ennemi est loin et déjà « fixé ».Commandant à la voix malgré le vacarme (bien plus qu’à la radio qui le relie plutôt avec sonsupérieur qu’avec ses subordonnées), il fait tirer ses armes à longue portée (600 m) : Minimi,grenades à fusil en tir direct depuis un FAMAS et LGI. Le chef d’équipe donne les distancesestimées, guide les militaires sous son commandement, les encourage, corrige les positions,etc. On voit également un tireur de précision qui lui a été affecté. On peut estimer la distancede l’ennemi à 400-500 m, hors de portée de l’AK-47 Kalachnikov, la 7,62 x 39, peu puissante,est peu précise au-delà de 250 m. Cela peut expliquer le calme des soldats -fruit d’unentraînement, d’une maîtrise du feu et de l’expérience-, et le fait que les tireurs Minimi tirentdebout et que les FAMAS ne tirent pas en raison d’une distance supérieure à leur portée.
  17. 17. Le terrain : le terrain est lunaire et ne se prête guère à la manœuvre (manque de grandsespaces), ce qui nous avantage plutôt. On peut y fixer assez facilement un groupe ennemi,mais c’est beaucoup plus délicat d’aller le chercher (de monter à l’assaut) pour le détruire.Le relief est composé de sable et de cailloux (favorables aux éclats et aux ricochets) avec despentes (pas forcément très hautes) et des éboulis. Le lot quotidien des militaires est alors demonter, descendre et marcher pour rejoindre leurs véhicules. Cela depuis plusieurs jours déjà,afin de maintenir un tempo élevé des opérations ne permettant pas à l’adversaire de seréorganiser. Du fait du terrain, même si cette fois-ci on voit sur la vidéo les VAB, ces véhiculesne peuvent suivre partout les hommes à pied et sont parfois éloignés des combattantsdébarqués. Ainsi, il faut porter, et porter lourd, dans sa musette de patrouille : de l’eau (auminimum 5 litres d’eau par jour et par homme, et vu les efforts physiques, c’est un minimumpour éviter les coups de chaleur) et des unités de feu (des chargeurs, des grenades, desfumigènes, etc.). D’autant plus si les VAB – qui servent de base d’appui feu mais aussi de mulelogistique – sont loin. En effet, en quelques minutes de combat, il est possible de vider uncertain nombre de ses chargeurs, d’où la nécessité d’en porter un certain nombre pour ne passe retrouver à vide.A la musette et au matériel radio, vous ajoutez le gilet pare-éclats, fruit du retour d’expérienceen Afghanistan, et beaucoup plus léger que les anciennes versions. En contrepartie, il protègeseulement le buste et non plus le cou ou les épaules. La mobilité permise par une diminutionde la charge portée est en soit gage d’une meilleure protection.En conclusion, l’action vue sur le film a assez peu de chances d’avoir infligé des pertes maiselle a pu peut-être fixer suffisamment les ennemis en face pour les livrer aux tireurs deprécision (efficaces presque uniquement contre des cibles fixes) et surtout au tir deshélicoptères Tigre, l’arme fatale sur ce type de terrain. On notera au passage les panneauxrouge et orange sur les VAB et les sacs individuels permettant d’être identifiés depuis le ciel.En réalité, il semble que la confusion soit limitée dans cette action particulière. L’expériencedes soldats et la distance de la menace leur permet de se comporter plus calmement. On nepeut qu’imaginer la tension résultant d’une situation plus complexe. Il va de soi que lacompréhension des actions et leur exposé ici n’exposent pas de secrets particuliers ou quoique ce soit que les adversaires des soldats français ne sachent déjà. En revanche, cela permetpeut-être à nos concitoyens de mesurer la difficulté de la mission et de mieux comprendre lequotidien de nos militaires.Le lance grenade individuel Mle F1 (LGI) est larme dappui rapproché, depuis les années 1990, du groupede combat dinfanterie. Il est destiné à effectuer des tirs de neutralisation de personnels, de destructionde matériels, de fumigène daveuglement et des tirs de fusées éclairante, de jour comme de nuit ; cestune arme à tir courbe. Servi par un seul homme, il fait partie de la génération des systèmes darmes àprojectile sans signature et à unité de propulsion intégrée. La base du système et sa principalecaractéristique reposent sur lemploi dune unité de propulsion appelée FLY-K, intégrée dans la queuestabilisatrice du projectile. Le concept assure un tir sans bruit, sans lueur, sans fumée et sans échangethermique avec larme, assurant ainsi une indétectabilité par moyens infrarouges.Performances : portée : 675 m (avec un angle de tir de 45°) - efficacité : grenade mortelle dans un rayonde 20 m - précision : dispersion latérale maximum de 10 m à 200 m. Organisation générale : le LGI sedécompose en 5 sous-ensembles : le support de propulsion : embout et garde main - lensemble de misede feu : fût de larme et système de mise de feu - lensemble dappui au sol : plaque de base - lindicateurde portée : clignomètre - lensemble de portage : bretelle et coiffe. Percussion commandée manuellement.Aucun risque de double alimentation ou de percussion prématurée. Indicateur de portée. MunitionsExplosive de 51 mm (GRExPL AP LGI F1) - Fumigène de 51 mm (GR 51 FUM PH LGI F1) - Éclairante de 47mm (GR 47 ECL LGI F1). A terme, une grenade éclairante infrarouge permettra au groupe de combat dotéde moyens IR passifs, lobservation du champ de bataille et le tir de nuit.Renseignements numériques : masse : 4,8 kg - longueur : 605 mm - cadence de tir : la cadence de tir nestlimitée que par ladresse du tireur (il ny a aucune limite au nombre de grenades tirées sans interruption) -niveau de bruit : 52 db à 100 m (imperceptible).
  18. 18. Le fusil dassaut de la manufacture darmes de Saint-Étienne (FAMAS), dont la dénomination officielle(Fusil dassaut de 5,56 mm modèle F1 MAS) est souvent simplifiée en FAMAS, est un fusil dassautfrançais. Il a été commandé et mis en service par larmée française qui voulait une arme tactiquepuissante et dencombrement réduit qui soit également facile à utiliser et entretenir. Le FAMAS aremplacé le fusil FSA MAS 1949-56 en calibre 7,5 mm et le pistolet mitrailleur MAT 49 en calibre 9 mmparabellum, supprimant ainsi lancienne organisation binôme.Caractéristiques techniques : munitions : 5,56mm x 45mm (version F1) et 5,56 x 45mm OTAN(uniquement version G2) – mode d’action : arme à culasse non calée à masse additionnelle ; levieramplificateur d’inertie (LAI) – cadence de tir : 1 000 coups/mn (F1) et 1 100 coups/mn (G2) – vitesse à labouche : 960m/s (F1) et 925 m/s (G2) – portée pratique : 300m – portée maximale : 3 200m – masse (nonchargée) : 3,780 kg (F1) et 3,747 kg (G2) – masse (chargé) : 4,370 kg (F1) et 4,170 kg (G2) – longueur : 757mm – longueur du canon : 488 mm – capacité chargeur : 25 (F1) et 30 (G2).Variantes : Une copie du FAMAS a été produite en 22LR par la société UNIQUE : il sagit dune carabine X51 bis carénée dans une crosse en matière plastique comportant une tringle de renvoi de la détente vers la détente originelle, toujours en place. Cette copie na jamais été réglementaire dans larmée française. La MAS a également travaillé et proposé une version en 4,5 à air comprimé. Le projet était de proposer une arme dentraînement et de familiarisation aux armées possédant le FAMAS. L’armée française ne la pas adoptée.FAMAS F1 : première version mise en service dans les années 1970. FAMAS civil : afin de pouvoir être vendu sur le marché français, le canon du FAMAS civil est allongé à 570 mm et est chambré en . 222 Remington. Il tire au coup par coup et la bague pour fixer les grenades a été supprimée. Il nest plus produit depuis 1992.
  19. 19. FAMAS commando : le canon a été raccourci à 405 mm (contre 488 mm) afin de ladapter aux usages des forces spéciales. La possibilité de lancer des grenades a aussi été supprimée. Cette variante na pas été produite en grande quantité. FAMAS export : conçu pour les tirs extérieurs, il peut seulement tirer au coup par coup et nest pas capable de lancer des grenades. FAMAS G1 : dérivé du F1, il était une version de transition entre le F1 et le G2 et fut le premier modèle produit par GIAT Industrie. Il utilisait toujours le chargeur de 25 coups du F1, mais possédait une poignée similaire au G2 (pour lutilisation de gants). Photographie dun FAMAS G2.FAMAS G2 : il est identique au F1 dun point de vue mécanique. Les rayures du canon sont dedimensions différentes (pas de 1/9 contre 1/12 pour le F1) et le G2 peut ainsi tirer indifféremment lesmunitions de type M193 (M16A1) ou SS109. Extérieurement, cette dernière se distingue par lasuppression de larcade de pontet, remplacée par une large garde partant de la base de la poignée et quifinit à la moitié du fût, ainsi que par un chargeur courbe de 30 cartouches aux normes STANAG (accordsde normalisation OTAN). La fibre de verre est utilisée pour la poignée garde-main et le fût est remplacéepar du plastique ; le reste de larme est réalisé en acier. La suppression de larcade de pontet, mobile surle F1, a été apportée pour permettre lusage du FAMAS en milieu arctique (avec des gants). Le FAMAS G2a été développé vers 1994 pour être conforme aux normes de lOTAN. Plusieurs autres améliorations ontété prises à partir du modèle G1, tels que le pontet élargi et le protège-mains améliorée faite de fibre deverre, plutôt que de plastique comme sur les F1. La marine française a acheté le FAMAS G2 en 1995, et acommencé à le distribuer aux commandos Marine et aux fusiliers, mais larmée de Terre et l’armée de lAirfrançaise nont jamais acheté cette arme et le FAMAS F1 reste leur principal fusil dassaut.FAMAS « FÉLIN » : il a été mis au point à partir du G2 dans le cadre du programme « FÉLIN » (fantassin à équipements et liaisons intégrés). Il comprend une lunette optronique fonctionnant en voie thermique permettant le tir de nuit et de jour. Le fantassin pourra par exemple, grâce au système de visée déportée, traiter des objectifs sans sexposer aux tirs ennemis, en restant à labri alors quil observe ou surveille la zone ou effectue une visée. Afin de faciliter la manipulation de larme, celle-ci est dotée dune seconde poignée verticale à lavant et dun carénage entre les deux poignées. Cette poignée intègre un pad de commande permettant de piloter toutes les fonctions de la lunette mais également lémission du poste radio porté par le fantassin. Larme présente une silhouette surbaissée, permettant de maintenir une ligne de visée la plus proche possible de laxe du canon ; celui-ci, par rapport à la version F1, a été remplacé par un canon de marque BERETTA au pas de 7 pouces compatibles avec les munitions SS109 OTAN ou F5. Les modifications apportées grâce aux optiques du « FELIN » et du canon sont une portée de 600 mètres jour/ nuit pour loptique dit « FIL ». En mode nuit vision thermique. Détection 900 m, reconnaissance 700 m, identification 600 m et juste une portée de 600 m de jour et 280 m de nuit pour loptique dit « FIL » (fonctionnant en Intensification de lumière). Sur le rail Picatiny, peut être mis en place un viseur clair EOTECH, autorisant une visée reflex permettant de faire but immédiatement à 300 m, voire à 400 m moyennant une légère contre visée. LEOTECH présente 15 niveaux dintensité déclairage du red dot en mode diurne et 10 niveaux de réglage en mode nocturne (uniquement visible dans les JVNs (jumelles de vision nocturne).
  20. 20. La version « FÉLIN » du FAMAS G2 La version FAMAS F1La Mini-mitrailleuse (FN Minimi) est une mitrailleuse légère conçue par la fabrique nationale de HERSTALen Belgique (FN HERSTAL) dans les années 1970. Cette mitrailleuse est chambrée en 5,56 mm OTAN,plus spécifiquement la cartouche SS109 ayant été initialement créée pour elle. Cette munition employéedans les fusils dassaut est moins puissante et porte donc moins loin que les munitions généralementutilisées dans les mitrailleuses moyennes mais elle est aussi moins encombrante et offre donc une armeplus mobile qui peut être maniée par un homme seul et dotée dune importante puissance de feu qui luipermet de procurer un appui efficace, du point de vue défensif et offensif. En conséquence, cettemitrailleuse à emprunt des gaz a été conçue pour appuyer la FN MAG (acronyme de « mitrailleuse dappuiegénéral » ; la FN MAG utilise des bandes de 200 cartouches (généralement fragmentées en bandes de 50 pour faciliterle transport par les hommes) qui peuvent sutiliser tenue ou pendante, ou encore dans des boites en plastique rigideou pochettes en tissu souple.), non pour la remplacer. Larme automatique Minimi fournit aux unitésdinfanterie débarquées une capacité de feu antipersonnel supérieure à la portée pratique demploi duFAMAS. Sa précision, très bonne jusquà 600 m, son autonomie en munitions, sa grande souplessedemploi et sa fiabilité augmentent de façon significative la puissance de feu des groupes de combatdinfanterie débarqués quelle équipe.Renseignements numériques : calibre : 5,56 mm - masse de larme : 7,1 kg - masse du canon complet :1,06 kg - longueur de larme crosse déployée : 0,91 m - longueur de larme crosse rentrée : 0,75 m -vitesse initiale du projectile : 960 m/s - cadence de tir : 750 à 950 c/min - vitesse pratique de tir : 100c/min.
  21. 21. Organisation générale : arme individuelle de neutralisation à tir continu conçue pour le tir à terre.Arme à culasse calée fonctionnant par emprunt des gaz en un point du canon.Trois modes dapprovisionnement : bande, chargeur en toile de 100 cartouches ou chargeur de 30cartouches du M16. Dotée de deux canons interchangeables, ce qui autorise une utilisation intensive àcadence rapide. Nécessaire de nettoyage logé dans le garde-main.Performances : Portée maximale : 2 700 m - Portée pratique demploi : 500 m - Perforation : 10 mm dacierdoux à 240 m. Optique : larme peut être équipée dune lunette à intensification de lumière OB50 pour letir de nuit. Munitions : cartouche à balle ordinaire ; cartouche à balle traçante et cartouche dexercice.
  22. 22. Passage en ambiance NBC pendant les Tests de léquipement « FELIN » Matériel type dun tireur Minimi en Afghanistan (de haut en bas) : Minimi, gilet pare-balles Ciras, deux chargeurs type M16 (cap. 30 cartouches), deux chargeurs souples (cap. 100 cartouches), casque spectra, OB 70, et quatre bandes de 100 cartouches. FN MAG 58 (arme utilisée par l’armée française)

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