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Lex-colonie espagnole est contrôlée par le Maroc qui propose pour la région une largeautonomie sous sa souveraineté. Ce pl...
Dans le cadre du mandat de la Minurso, un Casque bleu en patrouille utilise ses jumelles pour surveillerle respect du cess...
Si Aqmi a subi des coups sévères avec la perte de sa base locale, de plusieurs centaines decombattants et de son principal...
Avec une Union européenne au moins aussi réticente à financer et armer l’opération EUTM quela Cedeao avec la Misma, la rec...
Avec l’intervention du 11 janvier, nous avons retrouvé les vertus de la réactivité qui faisait unepartie de notre force à ...
Lors de cette remise de munitions, les militaires français et maliens ont fait un inventaireprécis, pour officialiser et e...
► Point de situation du jeudi 4 avril (du 28/03 18h au 04/04 18h)…Depuis le 28 mars, les opérations aériennes se sont pour...
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► La force appuie une reconnaissance des Nations Unies…Du 29 au 31 mars, la force « Serval » a assuré l’accueil, le transp...
► La France maintiendra au moins mille hommes au Mali…Alors que lopération « Serval » touche à sa fin, Paris prévoit de la...
Dans un premier temps, la France devrait maintenir environ un millier dhommes dans le pays,selon les estimations dun diplo...
► « Serval » commence à « plier les gaules »…Dans la foulée de la rodmap présidentielle, les premiers gros volumes vont co...
► Un député européen visite à EUTM Mali…Le 3 avril 2013, le député européen Monsieur Arnaud Danjean a rendu visite à EUTM ...
► Les Maliens « tétanisés » par la perspective du retrait français…Les responsables maliens sont « tétanisés » par la pers...
Pour rappel, l’opération de déminage a été faite en deux phases. La première, s’étalant de 1963à 1988, dans le cadre de « ...
► Où l’on reparle des chaussures…On peut remarquer que les formateurs de larmée française et leurs élèves maliens partagen...
Un Airbus transportant une partie du personnel est rentré mardi soir dAbidjan, la capitaleéconomique de la Côte dIvoire, d...
Au premier abord, ce « vieux » soldat n’est pas très avenant. Les traits durcis de son visagesont marqués par ses 22 année...
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  1. 1. MALI : OPERATION « SERVAL »► La participation de la Côte dIvoire à la Misma prend forme…La participation de la Côte d’Ivoire à la Mission internationale de soutien au Mali ( Misma) prend de plus en plus forme. Ils intégreront un bataillon logistique qui doit assurer le transport des troupes et le ravitaillement et quelques éléments au sein de l’hôpital militaire de Bamako. La force française « Licorne » achève cette semaine la formation de l’escadron ivoirien qui doit intégrer celle-ci. Il n’est pas question pour l’instant d’envoyer les militaires ivoiriens au contact avec les jihadistes (235 militaires déployés avant la fin du mois d’avril). Formation en deux volets principaux : apprentissage des gestes élémentaires de survie (comment faire un garrot ; comment être capable de sauver un de ses camarades blessé) ; formations au combat ( comment réagir lors d’une embuscade ) et de logistique (comment organiser un convoi ; comment s’arrêter à une halte ; comment assurer la sécurité dans cette halte).► Hollande compte sur la llié marocain au Sahel…Le président de la République effectue une visite dÉtat de deux jours au Maroc, premierpartenaire de la France au Maghreb.Certes, Mohammed VI a été le premier chef dÉtat étranger invité à lÉlysée, quelques joursaprès linstallation de François Hollande. En outre, le nouveau président et le roi se sont parlésau téléphone, notamment en janvier, peu après le lancement de lopération « Serval » au Mali.Et Jean-Marc Ayrault avait été dépêché en éclaireur à Rabat, mi-décembre, à la tête duneimportante délégation. Il nen reste pas moins que François Hollande est attendu de pied fermemercredi au Maroc pour sa première visite dÉtat. Dautant plus quil avait fait grincer des dentsdans le royaume en se rendant dabord en Algérie, fin décembre, contrairement à lusage deses prédécesseurs. À Alger, Abdelaziz Bouteflika avait finalement donné son aval àlintervention militaire française au Mali. Cette semaine à Rabat, le Mali et la situation au Sahelseront également bien présents dans les entretiens, largement consacrés par ailleurs aurenforcement des liens économiques. Comme lAlgérie, le Maroc a appuyé linitiative militairefrançaise, en fournissant du renseignement et en ouvrant son espace aérien aux chasseursvenus frapper les colonnes djihadistes lancées sur Bamako. Sur le Mali, « nous avons été enphase dès le début avec le Maroc », assure un conseiller de lÉlysée. Le 6 février, « M 6 » sestrendu au Caire pour défendre devant le sommet islamique lopération « Serval ». Quelquessemaines plus tard, le chef du gouvernement marocain, lislamiste Abdelillah Benkirane,saluait à son tour le « courage » de la France au Mali. Légitimement, François Hollande va doncsemployer à remercier le Maroc mais aussi à sassurer de son soutien pour laprès-guerre, quisannonce semée dembûches. Lexercice sera plus compliqué quil ny paraît, compte tenunotamment de lextrême sensibilité des relations, fort mauvaises, entre ses deux « soutiens »au Maghreb, le Maroc et lAlgérie, qui se disputent le Sahara occidental.
  2. 2. Lex-colonie espagnole est contrôlée par le Maroc qui propose pour la région une largeautonomie sous sa souveraineté. Ce plan est rejeté par le Front Polisario, appuyé par lAlgérie,qui milite pour un référendum dautodétermination. De laborieuses tentatives de règlementsont menées par lONU, qui maintient sur place une mission dinterposition, la Minurso,chargée de surveiller le cessez-le-feu depuis 1991.Lenvoyé spécial des Nations unies, Christopher Ross, est actuellement en tournée dans larégion. Son rapport est attendu le 22 avril. Selon lui, « la situation très grave au Sahel exigeune solution rapide de la crise du Sahara occidental ». La crise malienne est venue compliquerle paysage. Des experts, comme le spécialiste de lislamisme Mathieu Guidère, soulignent laproximité des ambitions nationalistes des Touaregs et des Saharaouis. Pour les uns commepour les autres, les perspectives politiques restent incertaines. En revanche, la menacesécuritaire aux franges du théâtre malien apparaît bien réelle.Elle sest accrue récemment avec léparpillement des combattants djihadistes traqués par lesmilitaires français et tchadiens. Certains jeunes proches du Polisario sont « descendus » fairele coup de feu à Gao et à Tombouctou.Inversement, des groupes repoussés vers le Nord auraient récemment rejoint des combattantsdu Polisario. Vu du Maroc, ce risque inquiète au plus haut point. La prise dotages meurtrièredu site gazier dIn Amenas, en Algérie, en janvier, a été vécue comme un choc. La sécurité aété renforcée aux frontières et les autorités marocaines ont indiqué depuis avoir démanteléplusieurs cellules terroristes. Dans ce contexte dinstabilité, les interlocuteurs de FrançoisHollande à Rabat tiennent à sentendre rappeler que la France soutient le plan dautonomiemarocain. Une ligne dont Paris ne déviera manifestement pas, sans lappuyer de façondémonstrative non plus, pour laisser une petite chance à lintrouvable « dynamique régionale »comme on le dit à lÉlysée et surtout pour ne pas se priver de lappui dAlger dans cette phaseépineuse.En donnant malgré tout des gages à Rabat sur le Sahara occidental, François Hollandeattendra en retour le soutien du Maroc, membre non permanent du Conseil de sécurité, surplusieurs dossiers chauds : le Mali - la résolution sur le déploiement de Casques bleus doitêtre votée fin avril -, mais aussi la Syrie. (02/04 - Alain Barluet – Le Figaro) Minurso : Mission des Nations Unies pour lorganisation dun référendum au Sahara occidental.Préparer le futur du territoire : à la suite d´un accord auquel sont parvenus le gouvernement du Maroc et le Front Polisario, la Minurso a été établie et déployée en septembre 1991 afin de surveiller le cessez-le-feu et d´organiser un référendum qui permettrait aux habitants du Sahara occidental, habilités à voter, de décider du statut futur de ce territoire. Le plan de règlement, tel quapprouvé par le Conseil de sécurité, a prévu une période transitoire pour la préparation dun référendum à loccasion duquel le peuple du Sahara occidental choisirait entre lindépendance et lintégration au Maroc. Le Représentant spécial du Secrétaire général prend la responsabilité unique et exclusive des questions relatives au référendum et est assisté dans sa tâche par du personnel policier, militaire et civil.
  3. 3. Dans le cadre du mandat de la Minurso, un Casque bleu en patrouille utilise ses jumelles pour surveillerle respect du cessez le feu au Sahara occidental. 15 juin 2010 (© Photo ONU/Martine Perret)Le Front Polisario, de labréviation espagnole de Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Ríode Oro (Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro), connu aussi sous le nomFrelisario au début de son existence, est un mouvement politique et armé du Sahara occidental, créé en1973 pour lutter contre loccupation espagnole. Il est opposé depuis 1975 au Maroc pour le contrôle duSahara occidental.► Le Sahel peut attendre…Après deux mois et demi de combats, la mission prescrite par le chef des armées ( rétablir lasouveraineté de l’Etat malien sur l’ensemble de son territoire et y détruire les organisations terroristes )n’est pas encore accomplie que l’on évoque déjà le repli du gros des forcesfrançaises. Mission non encore accomplieAprès avoir stoppé l’offensive djihadiste, reconquis les villes du Nord et détruit le bastiond’Aqmi dans le massif de Tigharghar, les forces alliées, et avant tout françaises, ont « planté ledrapeau » sur la totalité des villes tenues par les rebelles depuis janvier 2012. La premièrepartie de la mission peut donc être considérée comme atteinte même si avec seulement treizeou quatorze bataillons actifs français ou africains on ne peut prétendre contrôler étroitementun territoire grand comme deux fois la France. Sur les cinq organisations qui faisaient face augouvernement malien, les deux organisations touaregs ont pratiquement disparu, commeAnsar Eddine, ou se sont associées aux forces françaises, comme le MNLA ; Aqmi a subi despertes sévères et semble désorganisé ; le Mujao et sans doute aussi le groupe de Belmokhtaront également subi des pertes mais dans des proportions moindres. Ces résultats militairesremarquables ne sont cependant pas décisifs et comportent plusieurs incertitudes.
  4. 4. Si Aqmi a subi des coups sévères avec la perte de sa base locale, de plusieurs centaines decombattants et de son principal leader, cette organisation possède encore des ressources etsurtout la volonté de combattre la France. L’ex-Groupe salafiste pour la prédication et lecombat (CSPC) n’a accédé au label Al-Qaïda à la fin de 2006 qu’avec la promesse de mener ledjihad contre la France. Incapable de porter le combat en Europe, Aqmi s’est attaqué auxressortissants français dans le Sahel, y trouvant même une source importante de financement.Avec l’opération « Serval », nous lui donnons un véritable front, à la manière des Américainsen Irak. Il faut donc s’attendre très probablement à des actions offensives de sa part. Celles-cipeuvent encore avoir lieu au Mali, s’il reste à Aqmi des forces dans l’Adrar des Ifoghas et s’ilest possible de les renforcer ou les renouveler. La surveillance aérienne, la tenue des villes dela région par les forces alliées, le quadrillage accru de l’armée algérienne dans le Sahara et lacoopération des Touaregs réduisent néanmoins les possibilités de manœuvre dans ce secteur.Le mode d’action le plus probable pour Aqmi consiste donc plutôt dans des opérations contreles Français hors du Mali, au Niger ou en Mauritanie par exemple, avec peut-être l’espoir d’yattirer à nouveau des forces françaises et de multiplier les « Mali » comme Che Guevara voulaitmultiplier les « Vietnam » pour épuiser les Américains. Par ailleurs, Aqmi détient toujours sixotages français après le décès probable et encore non clairement expliqué de l’un d’entre eux.Ces otages sont désormais probablement hors du Mali.La deuxième incertitude concerne les organisations armées des Touaregs. Nous coopéronsouvertement avec le MNLA alors que celui-ci, déclencheur des évènements en janvier 2002 esttoujours en guerre contre le gouvernement malien. Ansar Eddine a disparu mais sescombattants n’ont pas tous été éliminés, loin s’en faut. Certains ont rejoint le MNLA ou lenouveau Mouvement islamique de l’Azawad, d’autres poursuivent sans doute le combat, peut-être avec Aqmi. Avec cette alliance avec le MNLA, on touche certaines difficultés du « combatcouplé ». La coopération des Touaregs est une des clés de la sécurisation du Nord Mali etmême de la région mais outre que cela suppose de s’associer avec d’anciens ennemis(beaucoup d’entre eux ont combattu avec Kadhafi), dont des Islamistes radicaux, cette alliance irriteles gouvernements alliés de la région.Le point le plus préoccupant reste la résistance active du Mujao qui, au contraire d’Aqmi,poursuit un combat asymétrique dans la région de Gao, combat fait de multiples actionsd’éclat combinant attaques suicide, infiltrations et tirs de harcèlement. Ces attaquesponctuelles témoignent à la fois de la motivation des membres du mouvement, assez éloignéede l’image de groupe de bandits parfois présentée, de la persistance de leur présence et doncaussi de l’incomplétude de l’opération « Serval ». Classiquement, le Mujao mène unecampagne de communications appuyées par des actions de combat, là où nous faisonsl’inverse. De recrutement local, y compris dans les ethnies Songhaï et Peul, et régional,notamment en Mauritanie, le Mujao peut prétendre au leadership régional à la place desAlgériens d’Aqmi. Le Mujao détient aussi un otage français. L’action du groupe de MokhtarBelmokhtar, indépendant d’Aqmi depuis la fin 2012 est floue dans ce paysage tactique. Prochedu Mujao, il combat peut-être à ses côtés mais certains témoignages tendent à montrer, quenon seulement Belmokhtar est toujours vivant mais qu’il se serait réfugié en Algérie. Uneorganisation qui a été capable d’organiser la prise d’In Amenas est capable de surprendre àtout moment.Qui pour combattre les djihadistes ? : face à ces groupes encore très actifs, la force « Serval »fait encore basculer son centre de gravité sur le fleuve Niger et combine ses actions offensives(opération « Doro ») non plus avec les Tchadiens et les Touaregs comme dans le Nord mais avecl’armée malienne et la Misma. Or, ces deux forces sont faibles. Les contingents de la Mismasont arrivés rapidement sur le territoire malien mais le plus souvent sans équipement et sansun financement suffisant. Le bataillon logistique de la force n’arrivera pas avant la fin du moisd’avril. De fait, l’action de la Misma se limite au contingent tchadien à Kidal -lui aussi enrecherche de financement et rattaché depuis peu à la Misma- au contrôle de Ménaka par lebataillon nigérien et d’une présence sur les axes routiers du Sud. Quant aux forces arméesmaliennes (FAM), elles sont désorganisées. Tout au plus peuvent-elles mettre en œuvre huitpetits bataillons très mal équipés et mal encadrés. Sans appui français, les FAM sontclairement incapables de sécuriser le fleuve Niger sans même parler de l’Adrar des Ifoghas. LaMission européenne de formation de larmée malienne, EUTM Mali, a commencé son travail dequinze mois de formation de quatre bataillons de 650 hommes.
  5. 5. Avec une Union européenne au moins aussi réticente à financer et armer l’opération EUTM quela Cedeao avec la Misma, la reconstitution de l’armée malienne risque de prendre beaucoup detemps. Quant à la force ONU envisagée pour remplacer la Misma, son intérêt principal, outred’élargir le champ des contributeurs, est surtout de transférer aux Nations Unie le financementdes opérations. Ce soulagement financier se paierait d’une moindre efficacité tactique, lesforces ONU étant incapables de mener des opérations offensives. On voit mal, même avecmandat de chapitre VII et un volume de plus de 11 000 hommes (qu’il reste à réunir), résisterlongtemps à un adversaire résolu. On peut espérer qu’Aqmi se détourne d’un adversaire aussipeu gratifiant mais ce ne sera sûrement pas le cas du Mujao. Le secrétaire général des NationsUnies a d’ailleurs admis implicitement l’inefficacité de cette force en demandant la présenced’une force parallèle, qui en l’occurrence ne peut être que française.Les djihadistes ne sont forts que parce que les Etats sont faibles : avec un peu de recul sur lesévènements, on voit bien avec ces atermoiements que la vraie force des organisations nonétatiques armées réside surtout dans la faiblesse des Etats qu’ils affrontent. Ceux-ci ne sontpas faibles parce que leurs armées le sont, c’est l’inverse qui est vrai et les tendances ne sontpas favorables.Autant Aqmi et ses alliés bénéficient des réseaux sombres de la mondialisation ( armes légèresen abondance, parasitage des trafics en tous genres ) sans, pour l’instant, en subir vraiment lacorruption, autant les Etats locaux, tous ou presque en situation de désendettement, ont vuleurs moyens d’action publique se réduire. Cela vaut pour les instruments de sécurité maisaussi pour une action sociale qui laisse le champ libre aux organisations privées islamiques.Pire, les financements extérieurs, licites ( aide du FMI) ou non (drogue), ont tendance à accroîtrenettement une corruption endémique qui, par contraste, rend l’offre des organisationsislamistes, dure mais honnête, de plus en plus séduisante. Dans une zone sahélienne souspression écologique et où la population risque de doubler d’ici à vingt ans, les recruteurs duMujao ou de tous les groupes qui sont amenés à naître ou se transformer n’auront aucun mal àtrouver des volontaires. Le coup d’état militaire de mars 2012 au Mali doit se voir aussi commeune tentative locale de réaction contre cette dérive générale. Pour autant, ces pays du Sahel,Mali compris, disposent de ressources importantes dans leur sous-sol. Leur exploitation, pardes compagnies étrangères, peut être la chance de ces pays à condition de parvenir à endériver une partie notable des revenus dans des Etats solides et des administrations honnêtes.A court terme, et sans préjuger des évolutions du monde arabe tout proche, l’apaisement destensions avec les Touaregs est une condition sine qua non de la victoire contre les djihadistes.A long terme, recensements, plan cadastraux, systèmes de retraites, éducation, juges etadministrateurs suffisamment bien payés pour être honnêtes, élections transparente, sont lesmeilleurs instruments pour couper les racines de mouvements que des armées et policesmieux financées pourront mieux affronter en surface grâce à de vraies entrées fiscales. Dansl’incapacité de créer ce cercle vertueux et sans Etats forts, la guerre contre les djihadistes seraune guerre de Sisyphe.La France est-elle suffisamment endurante pour mener le combat ? : le combat initié au Mali,s’inscrit dans un affrontement de longue haleine. Dans des conditions assez proches, il aurafallu trois ans d’engagement au Tchad pour y rétablir provisoirement la sécurité. A l’époque, laforce de la France reposait sur une intégration assez réussie de tous ses moyens d’actionsous un commandement unique. La diplomatie ne se focalisait pas sur le repli le plus rapidepossible des forces françaises mais sur la manière de réunir les pays de la région dans unmême combat, de dissocier le mouvement local de ses sponsors et d’aider à la résolution desproblèmes ethniques locaux. Elle participait, avec les militaires qui, de fait, fournissaient laquasi-totalité du personnel engagé, à la restructuration parallèle de l’administration et del’armée locale. De son côté, un contingent moyen de 2 500 hommes a conduit le combatjusqu’à ce qu’on soit certain que l’armée locale soit capable de prendre le relais et pas avant.Cela se passait quelques années seulement après la guerre d’Algérie, bien plus traumatisantepourtant que le « syndrome » afghan. L’opinion publique était alors beaucoup plus réticente àce type d’engagement qu’aujourd’hui, où, malgré une chute rapide qui interroge, une majoritéde Français soutient l’opération. Autant la vitesse était de mise pour l’intervention initiale,autant la précipitation pour le repli ne l’est pas.
  6. 6. Avec l’intervention du 11 janvier, nous avons retrouvé les vertus de la réactivité qui faisait unepartie de notre force à l’époque des interventions nationales françaises. Il reste à retrouvercelles de l’endurance, qui en constituait l’autre partie car non seulement l’engagement au Maliva durer sous des forces diverses mais il faut s’attendre également à une guerre de corsairessur l’ensemble de la région (02.04 - Michel Goya)Le Mythe de Sisyphe : il a ceci de particulier quil est connu de tous pour le supplice du rocher dont estvictime le roi de Corinthe : il doit en effet déplacer du bas en haut dune montagne, située aux Enfers, unrocher qui retombera immanquablement sitôt atteint son but . Mis en exergue par Camus pour illustrerlabsurdité de la condition humaine, ce mythe évoque irrésistiblement la notion de répétition.► Armée Malienne : la France offre une dotation conséquente…La valeur totale des équipements, constitués de 16 véhicules et 2 000 paquetages d’effetsindividuels, est estimée à 1,4 milliard de Fcfa. Le nouvel ambassadeur de France à Bamako,Gilles Huberson, a procédé vendredi dernier à la remise au ministre de la Défense et desAnciens combattants d’un lot de 16 véhicules spécialisés comprenant des véhicules-PC, desambulances et des véhicules ateliers ainsi qu’une palette de paquetages contenant différentseffets. La cérémonie de remise s’est déroulée dans les locaux du ministère de la Défense etdes Anciens combattants sous la présidence du ministre, le général Yamousa Camara. Etaientégalement présents, le chef d’état-major général des armées, le général Dahirou Dembélé etplusieurs autres chefs militaires. Cette action entre dans le cadre du prolongement del’opération « Serval », appuyée par la Misma, dont l’objectif est de lutter contre les groupesarmés terroristes, afin de permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale dans un Etatlaïc et démocratique. Elle vient pour densifier les structures de commandement maliennes àqui la France a décidé d’apporter son appui.Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Yamoussa Camara a salué ledynamisme de cette coopération qui se caractérise par sa réactivité, sa pertinence et sonefficacité. Il a évidemment évoqué l’intervention militaire de la France qui se bat aux cotés de laMisma et du Mali dans le cadre de la lutte globale contre le terrorisme, pour rétablir la dignité,l’unité nationale et l’intégrité territoriale du son pays. Revenant sur la cérémonie du jour, leministre a assuré que « la présente dotation contribuera sans conteste au renforcement descapacités opérationnelles de nos unités ». Il a conclu en réitérant ses remerciements augouvernement français pour son soutien multiforme tout en donnant l’assurance qu’un bonusage en sera fait du matériel ainsi reçu.« La communauté internationale n’a jamais été aussi unanime sur un dossier tel que celui duSahel. Le destin du Mali est celui de toute les nations démocratiques dans le monde », a deson côté indiqué l’ambassadeur de France Gilles Huberson. Il a précisé que les 16 véhicules etles 2 000 paquetages d’effets individuels remis ne sont qu’une modeste contribution de sonpays pour l’équipement de l’armée. Le diplomate français s’est réjoui au passage dudénouement du conflit qui opposait une partie du Régiment des commandos parachutistes aureste de l’armée. « C’est maintenant une armée, une et entière qui monte au front », a-t-ilrelevé. (02/04 - Lougaye Almouloud - L’Essor)► 2,5 t de munitions remises aux forces armées maliennes (FAM)…Le 30 mars, la force « Serval » a remis aux forces armées maliennes 2,5 tonnes de munitionstrouvées durant les opérations dans l’Adrar des Ifoghas. Ces dernières, détournées par lesgroupes terroristes, ont été récupérées sur les lieux de combat dans leurs caches et dépôts demunitions. Les experts de la force française ont tout d’abord procédé à un contrôle minutieuxdes milliers de cartouches d’armes légères individuelles afin de s’assurer de leur bon état.Certaines, abîmées et donc dangereuses pour les utilisateurs, ont été sorties du lot etdétruites.
  7. 7. Lors de cette remise de munitions, les militaires français et maliens ont fait un inventaireprécis, pour officialiser et enregistrer cet acte de transfert de munitions. L’importante quantitéde munitions a ensuite été chargée dans des camions et sera utilisée par les soldats maliens.La persistance de l’activité des jihadistes en dépit de l’intervention franco-africaine rendd’autant plus nécessaire la formation de l’armée malienne qui, sous-équipée, démoralisée et untemps divisée, avait été mise en déroute dans le Nord l’an dernier en quelques semaines parles groupes armés. Sans commenter directement la mission de formation de l’UE, les Etats-Unis se souviennent d’avoir formé un certain Amadou Haya Sanogo, capitaine de l’arméemalienne auteur d’un coup d’Etat ayant renversé le 22 mars 2012 le président AmadouToumani Touré, précipitant la chute du Nord au mains des islamistes. Le général Carter Ham,haut commandant des forces armées américaines en Afrique (Africom), s’était déclaré l’andernier « amèrement déçu » qu’un militaire malien formé aux Etats Unis ait renversé « ungouvernement élu », qualifiant cela de « totalement inacceptable ».
  8. 8. ► Point de situation du jeudi 4 avril (du 28/03 18h au 04/04 18h)…Depuis le 28 mars, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de cent quatre vingtsorties principalement dans la région du massif de l’Adrar et dans le centre du pays de Gao àTombouctou. Une cinquantaine de sorties a été dédiée à la chasse, plus de soixante dix autransport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien desopérations. Ces sorties n’ont donné lieu à aucune frappe.Du 28 au 31 mars, le GTIA 3 a mené une mission de reconnaissance en direction d’Abeïbarraavant de rejoindre Kidal. Après une première étape à Boughessa, où ils ont procédé à la fouilled’objectifs ciblés, les éléments du GTIA 3 ont fait jonction avec les forces armées tchadiennes(FATIM) pour conduire une opération de contrôle de zone conjointe dans la localitéd’Abeïbarra. A l’issue, les éléments ont regagné Kidal puis se sont redéployés sur Gao. Cetteopération n’a donné lieu à aucune prise à parti avec les groupes terroristes. Des munitions ontété découvertes à l’occasion des opérations de fouille.Le GTIA 3 a été déployé dans le massif de l’Adrar il y a un peu plus d’un mois aux côtés duGTIA TAP, lui-même actuellement en train de redéployer deux de ses SGTIA sur Abidjan. Cesont ces deux GTIA qui ont mené l’essentiel des opérations « Panthère » qui, combinées auxautres opérations dans la zone, ont permis d’affaiblir considérablement les groupes terroristeset de s’emparer de leurs dépôts logistiques.La force « Serval » se réarticule en vue de son désengagement partiel à venir et afin deconcentrer son effort dans le centre du pays où elle va poursuivre les actions contre lesgroupes terroristes et agir en soutien de la Misma et des FAMA.Dans le centre du pays, les groupes terroristes semblent vouloir tester la capacité de réactiondes forces armées maliennes et africaines en menant quelques actions ciblées notamment surla ville de Tombouctou.Ainsi, dans la nuit du 30 au 31 mars, une quinzaine de terroristes se sont infiltrés en ville. Avecl’appui de la population, les forces armées maliennes, après bouclage de la zone, ont fixés lesterroristes dans une caserne et dans l’hôtel « Colombe », avant de demander l’appui de la force« Serval » pour les réduire. Les échanges de tir se sont poursuivis jusque dans la matinée du1er avril où les derniers éléments retranchés ont été définitivement neutralisés. L’EAE duGTIA2, la QRF du GAM ainsi que deux patrouilles de Mirage 2000D et de Rafale sont intervenusen appui de l’armée malienne au cours de cette action. Ensemble, Français et Maliens ontneutralisé une dizaine de terroristes. Trois soldats maliens ont été tués et un soldat françaislégèrement blessé.A Gao, les éléments français du GTIA2 ont conduit l’opération « Boa » en étroite coordinationavec les forces de sécurité maliennes de la zone. Cette action commune visait à marquer laprésence des forces françaises et maliennes dans la ville, notamment pour rassurer lapopulation et les inciter à reprendre leurs activités et à lutter à leur niveau contre le terrorisme.Cette semaine a également été marquée par le début de la mission de formation du 1 er bataillonmalien par les instructeurs d’EUTM Mali. Près de 550 militaires de 21 nations européennesarment la mission EUTM Mali.La France y participe à hauteur de 210 militaires français présents sur les camps de Bamako etde Koulikouro. Ils arment avec leurs homologues européens : l’état-major de la mission avec àleur tête, le général Lecointre (9ème BIMa) commandant EUTM Mali, le pilier « conseil etexpertise » au profit de l’armée malienne, sous les ordres du colonel Héluin (9ème BIMa), le pilier« formation » sous le commandement du colonel Paczka (2ème RIMa) incluant la force protectiondu camp de Koulikouro.Enfin, de nombreuses visites d’autorités et délégations ont lieu sur Bamako au PCIAT de laforce « Serval », permettant ainsi aux futurs acteurs, qui contribueront à l’avenir du Mali, demieux se rendre compte de la situation sur place.
  9. 9. ► Mission de reconnaissance du CPA20…http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=pSJHwSgKFxI► Visite au Mali du sénateur John McCain…Linfluent sénateur républicain a assuré les Maliens de laide des Etats-Unis, surtout dans ledomaine de la sécurité.Les Etats-Unis vont examiner la meilleure manière de contribuer à la lutte contre les rebellesmaliens liés à Al-Qaïda, a déclaré aujourdhui John McCain en visite à Bamako. « Nous allonstravailler avec les forces françaises, faire une estimation sur le terrain des forces françaises etalliées et voir dans quelle mesure nous pouvons fournir du matériel, de la formation et de latechnologie pour débarrasser le Mali de ces rebelles, qui incluent des éléments dAl-Qaïda », a-t-il dit aux journalistes. « Nous ciblons aussi les trafiquants de drogue », a ajouté le sénateurde lArizona, qui est accompagné dans son voyage par lun de ses collègues démocrates,Sheldon Whitehouse. Les pays occidentaux craignent de voir le Sahel devenir une rampe delancement pour les extrémistes islamistes, mais ne se sont pas engagés militairement auxcôtés des Français et des Maliens dans les combats. Mais certains ont contribué enfournissant un soutien logistique, et lUnion européenne sest engagée à participer à laformation de larmée malienne. Le coup d’envoi a été donné mardi à Koulikoro où un premiercontingent de 570 soldats maliens a entamé cette préparation qui devrait leur permettre àterme de pouvoir se battre seuls contre les djihadistes dans le Nord du pays.Au total, ce sont près de 3 000 militaires maliens qui devraient bénéficier de cette formation,précise le lieutenant-colonel Philippe de Cussac, porte-parole de la mission de formation delUnion européenne au Mali.► Déjà 800 coups de 120 et de 155 tirés par lartillerie française…Les artilleurs des 11ème RAMa et 68ème RAA ont tiré près de 800 obus de 120 mm et de 155 mmdepuis leur entré en action au Mali. Ils disposent de quatre Caesar et de cinq mortiers de120 mm.
  10. 10. ► La force appuie une reconnaissance des Nations Unies…Du 29 au 31 mars, la force « Serval » a assuré l’accueil, le transport et la sécurité d’une équiped’experts des Nations Unies en mission de reconnaissance au Mali.Sous la direction de M. David Gressly, chef du Bureau des Nations Unies au Mali et finconnaisseur de la région sahélienne, les dix représentants de l’ONU ont été acheminés vers lesvilles emblématiques de Tombouctou, Gao, Kidal et Tessalit, dans le but d’évaluer lesconditions de sécurité, de mener des entretiens politiques et des reconnaissances logistiques.Ainsi, tandis qu’une partie d’entre eux rencontrait les autorités politiques et militairesmaliennes, les experts logistiques bénéficiaient de l’appui de leurs homologues militaires de« Serval » pour évaluer les capacités des emprises visitées.Malgré des délais contraints, de nombreux domaines ont pu être étudiés : potentialitésaquifères des sites, caractéristiques des pistes d’atterrissage, capacités de stockage,systèmes d’approvisionnement en fuel, réseaux d’eau et d’électricité, systèmes d’informationet de communication, capacités d’accueil de personnel, dispositifs de sécurité, etc.Cette visite est un signe encourageant dans la perspective d’une éventuelle mission de l’ONUpour la résolution de la crise au Mali.
  11. 11. ► La France maintiendra au moins mille hommes au Mali…Alors que lopération « Serval » touche à sa fin, Paris prévoit de laisser sur place une « forcerésiduelle » pour la lutte antiterroriste.Le futur de la France au Mali se dessine lentement. Si la fin de lopération « Serval » arrive, ellene signifiera pas celle des troupes françaises dans le pays. Paris conservera une forteprésence militaire dans les mois à venir, sous plusieurs formes.
  12. 12. Dans un premier temps, la France devrait maintenir environ un millier dhommes dans le pays,selon les estimations dun diplomate. Un chiffre qui correspond aux annonces faites, à la mi-mars, par le président de la République. François Hollande avait alors assuré que lactuelcontingent, fort de 4 000 hommes, baisserait à 2 000 au milieu du mois de juillet et à 1 000 à lafin de 2013. « Même si le gros des opérations est terminé, il est illusoire de penser que le norddu Mali sera totalement stable à la fin de lannée. Il serait déraisonnable de partir totalement »,souligne un officier français. Cette « force résiduelle » agira, dans un cadre strictementbilatéral, en coopération avec larmée malienne - comme lopération « Serval ».Mais la France compte également sinvestir dans la future mission de lONU au Mali. LesNations unies envisagent denvoyer dans le pays une force de 11 200 Casques bleus et de1 400 policiers, auxquels sajoutera « une force parallèle ». Cette dernière, composée detroupes plus aguerries, servira de « Task force » à lONU. « Elle devra se concentrer sur la lutteantiterroriste, opération que lONU na ni les moyens, ni la volonté de conduire », souligne unexpert. Dintenses négociations sont en cours à New York pour parachever la résolution quimettra sur pied cette Minuma. Le gros des Casques bleus devrait provenir des 6 500 hommesde la force africaine déjà sur place (Misma), appuyés de renforts venus dautres pays ducontinent ou dAsie du Sud-Est. Mais, plus que les Casques bleus, cest la « force parallèle »qui est lobjet de tensions. La France sest déjà dite prête à y participer et devrait en formerlossature avec certains pays scandinaves. Le statut, comme le nombre de ces militaires,restent en revanche très flous. « Les pays du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus àsentendre clairement sur ce que signifie cette force parallèle », a concédé jeudi Susan Rice,représentante américaine à lONU. Paris, qui veut garder une certaine liberté, ne souhaite pasque la Task force soit totalement placée sous commandement de lONU comme au Liban.Ses partenaires se montrent en revanche méfiants à lidée dun contingent entièrementautonome tout en étant placé sous mandat de lONU, à limage de « Licorne » en Côte dIvoire.Les diplomates tentent donc dimaginer une troisième voie de compromis. En guise desolution, les États-Unis plaident pour que les opérations antiterroristes ne fassent pas parti dumandat de lONU. Pour Washington, qui souhaite que les Nations unies puissent « se déployerle plus tôt possible », la solution aurait le mérite dêtre rapide. Paris, de son côté, espèrenéanmoins obtenir un vote du Conseil de sécurité dici à trois semaines, ce qui permettraitlarrivée des premiers Casques bleus en juillet. Une date qui ne doit rien au hasard. Ellecorrespond à la première forte décrue de lopération « Serval », mais aussi et surtout àlélection présidentielle malienne. (05/04 - Tanguy Berthemet – Le Figaro)
  13. 13. ► « Serval » commence à « plier les gaules »…Dans la foulée de la rodmap présidentielle, les premiers gros volumes vont commencer àquitter le Mali. Le 2ème REP fera partie des premiers partants, entraînant aussi dans sa roue unebonne partie des moyens aériens. Parmi eux, une bonne partie des hélicoptères, notammentdes Tigre qui auront besoin de repasser par la case usine, mais aussi des chasseurs, dontlactivité est désormais totalement orientée vers la reconnaissance. Plus aucun tir na étéréalisé depuis le 28 mars assure lEMA. Cette donne, et la nécessité de conserver des moyens« rens », rend plus probable le maintien des Rafale. Même si les 2000D ont aussi de chaudspartisans bien placés. La solution médiane consistant à laisser sur place les deux types, maisau prix de deux chaînes logistiques à entretenir. Et dun nombre de tankers plus important quelunique avion normalement déployé sur place au Tchad, dans le cadre d’« Epervier ». Mêmeles forces spéciales ont commencé à quitter le Mali, qui restera, à ce jour, leur record dedéploiement, avec 500 personnels ( sur 3 400). Dautres tâches, difficiles, les attendent ailleurs.Ce départ du Mali ne veut pas dire que de précieuses capacités ne resteront pas en place dansles quatre sites dont la France dispose dans la région. Et des mouvements de va-et-vient nesont pas à exclure. Surtout si lONU commence à sortir son carnet de chèques. Car finalement,ce retrait précipité des troupes françaises nest motivé que par un motif unique : largent, quimanque.Le 2ème REP devrait être un des premiers à passer au « sas de Chypre », pour réintégrer ensuiteson quartier, à Calvi. La totalité des unités ( EMT et deux compagnies de combat ) sera rentrée pourla célébration des 150 ans de Camerone (1), le 30 avril.(1) et non pas, comme sobstine à lécrire le site internet du ministère de la Défense, les 150 ans de laLégion. Pour le savoir, il suffit de lire louvrage en question. Ou davoir un peu de Mémoire…► EUTM Mali accueille monsieur Laurent Fabius...Présent à Bamako les 04 et 05 avril 2013, le ministre Français des Affaires Etrangères,monsieur Laurent Fabius, a été reçu par le général Lecointre à l’état-major de la mission EUTMMali, le vendredi 05 avril après-midi. Il était accompagné par madame Elisabeth Guigou,présidente de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale française.Le général Lecointre a fait une présentation courte mais complète sur le déploiement de lamission. Avec un focus particulier sur l’arrivée du premier bataillon malien et le début de laformation. Il a mis en avant l’effort de l’état malien pour constituer et armer un batailloncomposé de plus de 680 soldats.
  14. 14. ► Un député européen visite à EUTM Mali…Le 3 avril 2013, le député européen Monsieur Arnaud Danjean a rendu visite à EUTM Mali à latête d’une délégation parlementaire de la sous-commission « Défense » du ParlementEuropéen. Après lui avoir présenté sa mission, Le général Lecointre lui a fait un point desituation sur le déploiement de EUTM.Monsieur Arnaud Danjean est président de la sous-commission « Sécurité et Défense » duParlement Européen depuis juillet 2009. Il siège également au sein de la commission desAffaires Etrangères. Il était accompagné par Monsieur Ioan Mircea Pascu président de lacommission des affaires étrangères, et Madame Anna Ibrisagic, tous les deux membres de lasous-commission « Sécurité et Défense ».
  15. 15. ► Les Maliens « tétanisés » par la perspective du retrait français…Les responsables maliens sont « tétanisés » par la perspective du retrait des forces françaises,qui devrait débuter fin avril, a déclaré lundi Arnaud Danjean, le président français de la sous-commission « Défense » du Parlement Européen, au retour d’une mission à Bamako.« L’annonce du retrait français est vécue très difficilement au Mali. Elle provoque beaucoup decraintes chez les partenaires africains et chez les Maliens, qui semblent tétanisés par cetteperspective », a souligné M. Danjean devant la presse à Bruxelles. L’eurodéputé UMP a indiquécomprendre « le message sur le retrait » du président François Hollande, qui a annoncé queles opérations de rapatriement des 4 000 soldats débuteraient fin avril. Mais, a-t-il ajouté,« l’articulation entre les calendriers militaire et politique va être problématique », car « il y a desérieux doutes sur la faisabilité » d’organiser les élections en juillet, comme s’y sont engagésles autorités maliennes. A l’issue d’une mission d’une semaine, M. Danjean s’est déclaré « trèsfrappé par l’état de déliquescence de l’Etat malien », dont les responsables « ne semblent pasprendre la mesure de leur tâche ».De plus, ces élites restent « tétanisées » face au capitaine Amadou Haya Sanogo, qui avaitrenversé en mars 2012 le président Amadou Toumani Touré. « Son degré de nuisance resteconsidérable » malgré la volonté de tous de « le marginaliser », souligne l’eurodéputé, enprévenant que Sanogo pourrait « être tenté de capitaliser sur le retrait français ». M. Danjean apar ailleurs été impressionné par « le travail absolument remarquable des forces françaises »engagées au Mali, qui ont réussi à « casser la colonne vertébrale d’Aqmi », l’un desmouvements jihadistes actifs dans le nord Mali. « La menace n’est cependant pas éteinte »,selon lui. Il a également estimé que la mission de formation l’armée malienne lancée début avrilpar l’Union européenne « a rapidement trouvé ses marques » mais qu’elle devra probablementêtre prolongée au delà de son mandat initial, fixé à la mi-2014.► L’Algérie au « Top 10 » des pays engagés dans le déminage …L’opération de déminage engagée par l’Algérie, depuis les premières années del’Indépendance, touchera même les engins explosifs disséminés par les groupes terroristesislamistes. C’est ce qui ressort du séminaire tenu, jeudi à Alger, à l’occasion de la Journéeinternationale contre les mines antipersonnel. La rencontre était organisée par le Conseilnational économique et social (Cnes) et le ministère de la Défense nationale, en collaborationavec Handicap International. « Le déminage en Algérie a atteint 70%, et l’opération toucheramême les engins explosifs posés par les groupes terroristes durant la décennie noire », aindiqué Mohamed-Seghir Babès, premier responsable du Cnes.Cela dit, le travail qu’effectuent les soldats de l’ANP (Armée nationale populaire) sur le terrain nesera pas circonscris, uniquement aux zones minées par la France coloniale, mais touchera lesmaquis et autres massifs forestiers infestés par les groupes terroristes, dont les bombesposées ne cessent de faire des victimes parmi la population.En effet, la presse nationale fait état, régulièrement, d’explosions de bombes artisanalesdisséminées par les groupes terroristes dans plusieurs régions du pays. Entre soldats etéléments de services de sécurité, des citoyens civils sont aussi comptabilisés parmi lesvictimes. La rencontre de jeudi était aussi une occasion pour les participants, notamment pourles cadres du ministère de la Défense nationale, de présenter un bilan exhaustif de l’opérationde déminage. Ainsi, le colonel Hassen Gherab a fait état de « 159 110 mines antipersonnel » etce,  « depuis ladhésion de lAlgérie, le 27 novembre 2004, au processus dOttawa ». Le cadredu MDN (ministère de la Défense nationale) a précisé que, depuis la mise en œuvre de laConvention jusqu’au 28 février 2013, « l’Algérie a enlevé 849 712 mines, restitué 6 425,772hectares de terrain, détruit 159 110 engins explosifs et retenu 5 970 autres ».
  16. 16. Pour rappel, l’opération de déminage a été faite en deux phases. La première, s’étalant de 1963à 1988, dans le cadre de « l’effacement de l’œuvre du colonialisme », a détruit 7 819 120 mineset le nettoyage de 50 006 terrains.Ces mines ont été disséminées, pour rappel, au long des frontières est et ouest du pays sur leslignes Challe et Morice. La deuxième phase s’étale depuis 2004 à ce jour et vise à assainirdéfinitivement le territoire national de toutes ces mines. Les présents ont rappelé que la Francecoloniale avait disséminés pas moins de 11 millions de mines. L’Algérie postindépendance aréussi la destruction de 8 millions, donc 3 millions d’engins explosifs restent enfouis sous lesol algérien. Les statistiques présentées par le ministère de la Défense nationale indiquent queles unités de lArmée nationale populaire chargées de lopération de déminage sont parvenues,au 28 février dernier, à détruire un total de 670 256 mines dont 566 579 mines antipersonnel, 99622 mines antigroupes et 4 055 mines éclairantes, soit, 14 types de mines.Par ailleurs, le colonel Gherab a abordé le volet concernant lassistance aux victimes. Il dira, àce sujet, que plusieurs points ont été pris en considération dans le cadre des dispositions dela stratégie nationale adoptée lors dun symposium international tenu en mai 2005. Il sagit defavoriser la participation des victimes à tous les thèmes les concernant, daugmenter leurscapacités de gestion et de prise en charge, dappuyer leur réinsertion socioéconomique et leurapporter le soutien psychologique nécessaire. Salima Rebbah, de Handicap International, aévoqué, quant à elle, le volet concernant l’application dun plan daction contre les minesvisant notamment lapplication des droits des victimes. En marge du séminaire, Mohamed-Seghir Babès a indiqué que le Cnes, en sa qualité dorgane consultatif d’évaluation despolitiques publiques, a conféré à lopération de déminage une plus grande dimensionhumanitaire partant du fait quil est « question dun crime contre lhumanité qui constitue uneentrave au développement des peuples et une menace pour leur sécurité ». (06.04 - MohamedMouloudj - liberté-algerie)► Resté au Mali, le dromadaire de Hollande a fini en tajine…François Hollande, en visite au Mali en février, avait reçu un jeune dromadaire comme cadeaude bienvenue. Lanimal est finalement resté sur place car le froid aurait rendu difficile sa survieen France. Et il a fini en tajine, selon le magazine conservateur Valeurs actuelles, cité par LePoint, vendredi 5 avril. LElysée en aurait été informé lors dun récent Conseil des ministres,précise-t-il. Offert par des autorités locales lors de la visite du président au Mali, le dromadaireétait finalement resté sur place, « pour des raisons climatiques » selon lElysée. Quelquesjours plus tard, un site malien affirmait que lanimal avait été volé à un paysan arabe, réfugiédans un camp à Ambra, non loin de la frontière avec la Mauritanie, avant dêtre offert auprésident français. Lhomme réclamait alors quon lui rende lanimal. Linformation étantdifficilement vérifiable, lElysée avait finalement décidé de confier le camélidé à une famille deTombouctou (agriculteur malien) dont les biens avaient été endommagés par les chars français.Une famille qui aurait donc préféré goûter aux saveurs du dromadaire sous forme de tajineplutôt que de le garder en souvenir de la visite du président français.
  17. 17. ► Où l’on reparle des chaussures…On peut remarquer que les formateurs de larmée française et leurs élèves maliens partagent,outre le camp, quelques points communs. Le plus évident, comme lillustre cette photodiffusée par lEUTM est quil partagent le même modèle de chaussure ( à boucle attenante). Lesimages de pieds heureux diffusés pendant les dernières années dAfghanistan nous avaientfait oublier quil restaient encore quelques exemplaires de ce modèle dans larmée française, etheureusement dailleurs, vu les tracas rencontrés ces derniers temps sur les modèles dechaussures plus modernes. Pour les pieds maliens, se retrouver dans ces chaussures peutêtre le résultat dune livraison de 2 000 kits dhabillement à titre gracieux, il y a huitaine, àBamako. Il est vrai que sur les militaires maliens, on reconnaît à la fois les chaussures, letreillis... et le doute : le treillis, cest dans ou dessus les chaussures ?► Les C-130 belges de lopération « Serval » sont rentrés à Melsbroek…Larmée Belge a définitivement bouclé mercredi sa participation à lopération française« Serval » au Mali, avec le retour au pays des deux avions de transport C-130 Hercules qui yont pris part et réalisé près de 450 heures de vol, a-t-on appris de source militaire.
  18. 18. Un Airbus transportant une partie du personnel est rentré mardi soir dAbidjan, la capitaleéconomique de la Côte dIvoire, doù ces deux appareils opéraient. Quant aux deux C-130, ilsdevaient regagner leur base de Melsbroek mercredi en fin daprès-midi, suivis en soirée par untroisième avion transportant larrière-garde du détachement, a précisé le service de presse dela Défense à lagence Belga. Les deux C-130, mis en oeuvre par une bonne trentaine depersonnes, opéraient depuis la mi-janvier au départ dAbidjan au profit des forces françaisesengagées dans la lutte contre les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occup(ai)ent lenord du Mali. Leur mission, prolongée dun mois début mars, a formellement pris fin dimanche.Les deux appareils ont effectué près de 450 heures de vols stratégiques ( en dehors du Mali, versles pays voisins comme le Niger ou le Sénégal ) et tactiques (à lintérieur du Mali), transportant aumoins 815 tonnes de matériel et 1 161 passagers, selon la Défense. Contrairement aux deuxhélicoptères Agusta A109 médicalisés engagés dans « Serval » - ils sont depuis la fin marspassés sous les ordres de la mission de formation et de conseil à larmée malienne ( EUTMMali) que lUnion européenne vient de lancer -, dont la zone daction était limitée par décisiongouvernementale au sud du 17ème parallèle, les C-130 pouvaient opérer sur lensemble duterritoire malien, y compris la région de Tessalit ( extrême nord-est, près de la frontière algérienne ),où sont encore retranchés des islamistes.► Témoignage : « Le gaulois irréductible »…L’expérience opérationnelle du sergent-chef Mark, chef de groupe à la 2 ème section de la 1èrecompagnie du 92ème régiment d’infanterie (92ème RI) lui vaut d’être un homme respecté etapprécié de tous.Avec l’Afghanistan et d’autres engagements plus anciens, chaque régiment compte dans sesrangs plusieurs sous-officiers possédant l‘expérience d’action sous le feu. A la 1ère compagniedu 92ème RI, il en est un dont le parcours force le respect. C’est le sergent-chef Mark. Ce chef degroupe sert à la 2ème section depuis 2011, année de son affection au régiment. Une carrièreriche de nombreuses OPEX, de souvenirs et de blessures mais aussi une sacrée volonté departager son expérience et de tout donner jusqu’à son retour à la vie civile dans trois ans.
  19. 19. Au premier abord, ce « vieux » soldat n’est pas très avenant. Les traits durcis de son visagesont marqués par ses 22 années au service de la France, au cours desquelles il a parcourubien des territoires : Tchad, Gabon, République Centrafricaine, République de Côte d’Ivoire,Kosovo, Afghanistan. Depuis février, il est au Mali, engagé dans l’opération « Serval », avec sacompagnie, la « Vieille Garde ». C’est son troisième mandat à Mitrovica, avec le 35ème RI, qui amarqué sa vie. C’était le 17 mars 2008.Médaille des blessés : il choisit ses mots pour décrire ce qu’il lui est arrivé. Le ton de sa voix devient grave. On discerne chez ce « Grognard » aux yeux bleus une blessure toujours ouverte, qui le guide désormais pour « faire son métier avec passion », comme il aime à le répéter. « Ce jour-là, une manifestation a tourné en guérilla urbaine. Tout mon groupe a été blessé. J’ai été touché à trois reprises par des éclats de grenade et des mortiers de fortune. Je n’ai jamais lâché mon poste. Je ne me voyais pas abandonner mes hommes. Ils avaient besoin de moi. Certains n’avaient que huit mois de service », raconte le sergent-chef. Ces blessures de guerre lui ont valu l’attribution de la médaille des blessés deux étoiles et une citation à l’ordre du corps d’armée décernée par le ministre de la Défense de l’époque. Elles lui ont aussi fait prendre un certain recul sur son métier. « Auparavant, j’étais fougueux. Je suis plus mûr à présent, avoue-t-il humblement. On ne sort pas indemne. Cependant, j’ai toujours voulu continuer. Ma plus grande crainte, c’était d’être mis à l’écart ». Ayant retrouvé toutes ses aptitudes, le chef de groupe a pu reprendre sa place. « J’ai quitté l’école en classe de troisième. L’armée m’a sorti de ma banlieue. Je lui ai tout donné. Elle me l’a rendu. Et j’ai tellement de choses à apporter aux autres... ».La description que son commandant d’unité fait de ce « Gaulois », est dithyrambique : « Il esttrès expérimenté et très professionnel. Proche de ses hommes, il chérit son groupe. Il a enplus le contact facile. C’est un peu le grand frère des soldats et des jeunes sergents ». Il estvrai que ce fantassin au grand cœur a un enthousiasme débordant. « L’expérience ne vaut quesi elle est partagée, ce que je fais volontiers. D’autant plus que je suis devenu plus pédagoavec le temps », reconnaît-il. Son style de commandement est le même ici, au Mali, qu’enmétropole. « Je suis très perfectionniste, dur mais juste. Au combat, il n’y a pas de place pourla médiocrité. Ce jour du 17 mars 2008, je le revois constamment. Mes médailles me rappellentles souffrances passées, les décisions prises à ce moment-là, sous le feu ». Le sergent-chefest fier d’être primo formateur VBCI au 92ème RI. Bientôt il quittera l’Institution et ses « mecs ».« Ce que je leur souhaite, c’est d’avoir une aussi belle carrière que la mienne ».

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