MALI : OPERATION « SERVAL »► Les Eléments Français au Sénégal en soutien de l’opération « Serval »…Depuis le 11 janvier 20...
BA 702 - AVORDhttp://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RrPgwOBgQ0AOpération « Harmattan » : à bord dun Awacs...
► Un GTIA de moins (et pas nimporte lequel)…Lopération « Serval » a perdu un de ses trois GTIA, le GTIA Parachutiste, redé...
Super MagnumL’AWM, ou Arctic Warfare Magnum, est un fusil de précision du fabricant britannique AccuracyInternational. Il ...
MinimiL-96 britannique
Mac-MilanHécate II
FR-F2 (7,62 mm)mais aussi :Ultima Ratio « Commando II » ( 7,62 mm) (remplaçant du FR-F1/F2)M4 « Guépard » (14,5 mm)Régimen...
► « Serval-Air » tutoie les 10.000 heures de vol…Les moyens de larmée de lAir engagés dans « Serval » ont franchi les 10 0...
► Les soldats ivoiriens sont « prêts » et « opérationnels » pour le front…Les soldats ivoiriens devant se rendre au front ...
Elle va être passée au peigne fin, en collaboration avec des soldats et des gendarmes maliensqui vont pénétrer en premier ...
Au soir du deuxième jour de son offensive, l’une des plus importantes menées par l’arméefrançaise au Mali, le colonel Brun...
Pensez-vous que des élections pourront avoir lieu au Mali selon le calendrier prévu, cest-à-dire dici à juillet prochain ?...
« Plus de 600 terroristes, sur les 1 500 à 2 000 combattants radicaux identifiés, ontprobablement été éliminés, des stocks...
► Des élections en juillet « difficiles » mais « souhaitables »…Tenir des élections au Mali en juillet « sera difficile »,...
JANVIER 2013- 11 : début de l’opération. La veille, 1 200 combattants islamistes se sont emparés de Konna(centre), menaçan...
- 23 : François Hollande confirme que l’un des principaux chefs d’Aqmi, Abdelhamid AbouZeid, a été tué fin février par l’a...
► Premier retrait militaire français du Mali, mais…Trois mois après le début de la guerre au Mali, le 11 janvier, la Franc...
► Fin de formation BATLOG MISMA…Du 02 au 07 avril 2013, au camp de Lomo Nord, la force « Licorne » a achevé l’entraînement...
► Le détachement « chasse » rencontre des élèves…Lundi 18 mars 2013, les équipages et les mécaniciens nancéiens du détache...
Quant aux lauréats du concours, ils ont eu l’occasion de venir au « Det chasse » lesurlendemain. Ils ont pu ainsi approche...
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Operation serval 31

  1. 1. MALI : OPERATION « SERVAL »► Les Eléments Français au Sénégal en soutien de l’opération « Serval »…Depuis le 11 janvier 2013 et le déclenchement de l’opération « Serval » au Mali, les élémentsfrançais au Sénégal (EFS), pôle opérationnel de coopération à vocation régionale, jouent unrôle déterminant dans les opérations.Après une évaluation des capacités de transmissions, d’hébergement et de travail disponiblesaux EFS, un PC interarmées de théâtre a été mis en place à Dakar. Dans le même temps, descontacts ont été établis avec Bamako, qui constitue la plateforme de transit de l’ensemble desmoyens logistique projetés sur le sol malien. Le dispositif de soutien mis en œuvre depuisDakar est articulé autour des façades aériennes et maritimes. Sur la zone militaire réservée del’aéroport international « Léopold Sédar Senghor », des ATL 2 de l’aéronavale, des AWACS,des ravitailleurs et des transporteurs de l’armée de l’Air et des pays alliés contributeurs sesuccèdent quotidiennement. Progressivement, le volume et la diversité des moyens aériensdéployés ainsi que le rythme soutenu des rotations ont transformé cette zone en véritable baseaérienne multinationale. Depuis le début des opérations, plus de 1 000 mouvements d’aéronefs– français, mais aussi anglais, espagnols, danois, allemands, hollandais et américains – ontpermis de transporter plus de 4 000 passagers et plus de 1 000 tonnes de fret au Mali.Le port de Dakar, point d’encrage de l’acheminement stratégique par voie maritime, constituela seconde plateforme du soutien logistique avec le déploiement d’un Sea port of debarkation(SPOD), placé sous le commandement « opératif de théâtre ». Depuis le 28 janvier, le BPC« Dixmude » et trois affrétés y ont débarqué près de 8 000 tonnes de fret et près de 500personnels en quatre rotations.Par ailleurs, d’importants moyens de soutien ont été déployés sur les différentes implantationsdes EFS pour, équiper, soigner, véhiculer, informer, armer, ravitailler (en essence, en munitions,en pièces de rechange), nourrir, héberger, plus d’un millier de militaires en transit. Des camps detoile avec cafétéria et infirmerie attenantes ont également été mis en place. Dans le mêmetemps, les EFS soutiennent le déploiement de la Misma grâce à des actions de formationciblées, délivrées au profit des forces africaines avant qu’elles intègrent la missioninternationale de soutien au Mali. Après avoir contribué à l’évaluation des contingents de laMisma et établi un bilan initial de leurs besoins, les EFS ont ainsi mis en œuvre des formationstactiques et logistiques au profit des forces nigériennes et sénégalaises.Par ailleurs, au titre de la coopération opérationnelle, 10 militaires des EFS sont déployés auMali, auprès du PCIAT ou des états-majors.
  2. 2. BA 702 - AVORDhttp://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RrPgwOBgQ0AOpération « Harmattan » : à bord dun Awacs français dans le ciel libyenhttp://www.youtube.com/watch?v=ck7nk3taYSE&feature=player_detailpageCaractéristiques : envergure : 44,42 m – longueur : 46,74 m – hauteur : 12,73 m – surface alaire : 283,35m2 – masse à vide : 73t480 – carburant : 72t240 – maximale : 147t415 – vitesse maximale : 850km/h (Mach 0,7) – plafond : 10 600 m – rayon d’action : 8 000 km.Il est équipé dune antenne radar de 9 mètres de diamètre installée sur le dos (rotodôme) et dun systèmecomplet danalyse des signaux électromagnétiques. Léquipage comprend, suivant les besoins,entre 13 et 19 membres chargés de traiter les informations remontées par les ordinateurs de bordet de coordonner les avions placés sous leur contrôle. Le E-3F est relié à la chaîne decommandement et peut lui transmettre toutes les données quil collecte. Il peut rester en volpendant 12 heures pour la version avec moteurs CFM56 (France) et 10 h pour celle avec moteursTF33-100, et plus encore avec un ravitaillement en vol.
  3. 3. ► Un GTIA de moins (et pas nimporte lequel)…Lopération « Serval » a perdu un de ses trois GTIA, le GTIA Parachutiste, redéployé surAbidjan. Il sera de fait à fréquenter le « sas de Chypre ». Constitué assez bizarrement autour dedeux régiments parachutistes aux cultures assez différentes -2èmeREP et 1erRCP-, le GTIAcomportait aussi des appuis issus du 35èmeRAP et du 17èmeRGP. Le 2èmeREP a assuré le sautde nuit sur Tombouctou, tandis que le 1erRCP renforçait les forces spéciales à Gao, puis dansle nord. Ensuite, ils ont été tous les deux engagés dans les opérations dans lAdrar. Deux deses paras, lADJ Harold Vormezeele et le CPL Cédric Charenton ont perdu la vie dans cesopérations.Le 2èmerégiment étranger de parachutistes (2èmeREP), seul régiment parachutiste de la Légion étrangèreencore en activité, est lun des quatre régiments dinfanterie de la 11èmebrigade parachutiste. Il eststationné au camp « Raffalli » à Calvi depuis son arrivée de Bou-Sfer (Algérie) en juin 1967.La 1èrecompagnie : à lorigine spécialisée dans le combat de nuit, la 1èrecompagnie est aujourdhuispécialisée dans le combat en zone en localité, en zone urbaine et dans le contrôle de foule. En casdengagement sur un terrain très difficile, accidenté ou montagneux, cest la 2èmecompagnie « Rouge »qui sera lavant-garde du Régiment. Elle reconnaîtra les passages peu évidents et jalonnera litinérairepour le reste du 2èmeREP.La 2èmecompagnie tentera également de sinfiltrer dans le dispositif ennemi, par des itinéraires nonreconnus, et daccès difficile. Pour accomplir ces missions les hommes de la 2èmecompagnie sont« surentraînés » en escalade et en « survie en conditions extrêmes ».Le trident de Poséidon est lemblème de la 3èmecompagnie, spécialisée dans les techniques de mises enplace dans le domaine amphibie, et tout spécialement dans la reconnaissance et la conquête des plages.Avant dêtre des spécialistes du « Zodiac » et du « palmage » les hommes de la 3èmeCompagnie sontavant tout des fantassins d’élite. Lunité, comme ses consoeurs, se décompose en trois sections decombat et une section dappui.La 4èmecompagnie comprend des spécialistes de la destruction et des « Snipers ». À Kolwezi, ces« snipers » sétaient montrés particulièrement efficaces et depuis, le 2èmeREP a toujours privilégié cegenre daction qui, pour un coût presque insignifiant comparé à un assaut dinfanterie classique, peut serévéler psychologiquement très payant, surtout en Afrique. Le conflit des Balkans et tout spécialementles opérations dinterposition à Sarajevo ont également montré limportance des contre feux de tireursdélite. Le combat sur les arrières de lennemi et lemploi de tireurs délite et de « spécialistes enexplosifs » sont les spécificités de la 4èmecompagnie. Experts en armement, les « gris », lorsquils ne sontpas en opération outre-mer, sont présents sur tous les champs de tir, que ce soit en tant que « tireursdélite » ou comme « experts en destructions ». Leurs connaissances en armement sont telles que la DIAleur confie souvent de nouveaux matériels à tester avant la mise en service dans le reste de larméefrançaise. Minimi, L-96 britanniques, Barret, Mac-Milan et Hecate 2 ont ainsi été mis à lépreuve du terrainau sein de la 4èmecompagnie. Actuellement, lunité sintéresse beaucoup au SM (Super Magnum), unearme anglaise construite par Acxuracy International, dont le calibre de 8,6 mm, ou 338 Magnum, est unbon compromis entre les lourdes armes en calibre 12,7 mm et les FR-F2 réglementaires.Accuracy International Super Magnum (L115A1)
  4. 4. Super MagnumL’AWM, ou Arctic Warfare Magnum, est un fusil de précision du fabricant britannique AccuracyInternational. Il est aussi connu sous le nom de AWSM (Arctic Warfare Super Magnum), qui désignegénéralement la version chambrée en .338 Lapua Magnum. Actuellement, ce fusil détient le recordauthentifié de longueur de tir par un tireur délite, qui était en fait deux tirs consécutifs.Le record a été détenu par le britannique Craig Harrison qui, en novembre 2009, effectua un tir à 2 475 men Afghanistan. En 2012, celui-ci aurait été battu par un Australien avec un tir à 2 815 m soit un temps devol de 6 secondes avec un Barret M82 dans la province d’Helmand. Le tir na pas été officiellementconfirmé.Sniper des Royal Marines muni dun fusil L115A1. Ce fusil estsimilaire au L115A3 Long Range Rifle utilisé par Craig Harrison, mais équipé dune visée télescopiqueSchmidt & Bender 3-12x50 PM II.Le tir au-delà de 1,25 km requiert un entrainement et une pratique soutenue. Le tireur doit pouvoir estimercorrectement les divers facteurs qui influencent la trajectoire et le point dimpact de la balle, comme ladistance à la cible, la direction et la vitesse du vent, la densité de lair et laltitude de la cible par rapportau tireur. Une erreur dans ces estimations peut nuire à la létalité du tir ou faire complètement manquer lacible.
  5. 5. MinimiL-96 britannique
  6. 6. Mac-MilanHécate II
  7. 7. FR-F2 (7,62 mm)mais aussi :Ultima Ratio « Commando II » ( 7,62 mm) (remplaçant du FR-F1/F2)M4 « Guépard » (14,5 mm)Régiment dinfanterie parachutiste, le 1erRégiment de Chasseurs Parachutistes est aussi connu en tantque régiment de lurgence car il est régulièrement engagé dans des situations de crise, sur court préavis(alertes GUEPARD) et pour des périodes non-définies. La mission principale du 1erRCP de Pamiers estdonc lengagement opérationnel durgence. Ainsi, le régiment sapplique à maintenir sa capacité àprojeter dans lurgence la valeur dun GTIA (Groupement Tactique Interarmées) en version TAP (TroupesAéroportées) ou motorisée (3 unités élémentaires + renforcement interarmes) dans un environnement quipeut être multinational. Tout en maintenant cette capacité au combat conventionnel et aux opérations detype maintien de la paix, le régiment développe constamment sa capacité de combat de type « contre-rébellion » en orientant ses instructions, ses techniques et procédures, ses exercices et entraînementssur ce terrain.Le 35èmerégiment dartillerie parachutiste (35èmeRAP) de Tarbes est le seul régiment dartillerieparachutiste de larmée française. Il appartient à la 11èmebrigade parachutiste (11èmeBP). Uniqueressource organique en feux sol-sol et sol-air de la 11èmeBP, le 35èmeRAP a pour mission den assurerlappui feu, et de réaliser la coordination de ses moyens dans la 3èmedimension. Le régiment arme labatterie de renseignement brigade (BRB11), forte de ses commandos parachutistes, observateurs,drones (DRAC) et moyens radars. Le 35èmeRAP fournit une part essentielle de lappui renseignement de labrigade parachutiste.Le 17èmerégiment du génie parachutiste (17èmeRGP) de Montauban est organisé, équipé et entraîné pourremplir les missions dappui génie de la 11èmebrigade parachutiste. Ses capacités et ses aptitudesuniques en Europe lui ont permis de participer, depuis le franchissement de vive force du Rhin par sessapeurs à Germersheim en 1945, à lensemble des opérations et missions extérieures où la France a étéengagée. Sa vocation aéroportée et sa réactivité lui confèrent une aptitude particulière à être projeté,dans lurgence et plus particulièrement en ouverture de théâtre, en appui des régiments dinfanterieparachutiste partout dans le monde. Ses savoir-faire spécifiques lont conduit à privilégier le combat enzone urbaine, le franchissement dassaut, la reconnaissance dans la profondeur ainsi que les actionsnécessitant sang-froid et compétence comme les opérations de déminage et de dépollution qui ont fait sanotoriété au niveau international. Grâce à ses savoir-faire uniques, ses équipes spécialisées et sa sectiondéquipement de zone de poser (SEZP), le 17èmeRGP est capable de réduire des points forts, de déminer,de réaliser des systèmes dobstacles, de reconnaître et daménager un terrain de poser dassaut, de saisirles installations aéroportuaires, de détruire des objectifs et de reconnaître des sites de franchissement,des ponts et des réseaux suburbains. Les hommes et femmes du régiment, sportifs et passionnés parleur métier, forment pour toujours la grande famille du « 17 », fidèles à la devise de leur régiment :« Sapeur suis, Para demeure ».
  8. 8. ► « Serval-Air » tutoie les 10.000 heures de vol…Les moyens de larmée de lAir engagés dans « Serval » ont franchi les 10 000 heures de vol.Ce sont évidemment les chasseurs qui ont fourni le plus, avec près de 4 000 heures, suivis parles avions de transport tactique et dassaut, pour près de 2 600 heures. Troisièmes ex-aequo,les moyens de renseignement (Harfang, AWACS, Gabriel) et les tankers, près de 1 800 heures.Les deux Puma RESCo auraient volé, eux, un peu moins de 200 heures. Ce palier franchiintervient alors que lopération « Serval » fêtera ses trois mois dans trois jours, le 11 avril.► EUTM Mali : Un accord militaire inédit…L’Union européenne vient de faire un pas de plus dans son implication pour le retour de lasécurité et pour la défense de la démocratie et de la paix dans notre pays. Le ministre desAffaires étrangères et de la Coopération internationale, Tieman Hubert Coulibaly, et RichardZink, le chef de la Délégation de l’Union européenne au Mali ont co-signé jeudi l’accordd’établissement de la Mission de formation militaire de l’Union européenne au Mali (EUTM-Mali,« European union training mission » en anglais). La cérémonie s’est déroulée en présence duministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Yamoussa Camara et de sonhomologue de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Tiéfing Konaté, ainsique du patron de l’EUTM, le général Lecointre.Cette signature intervient 24 heures après le démarrage de la formation à Koulikoro. Oncompte 550 instructeurs européens issus de 22 des 27 membres de l’Union européenne. Unepremière au Mali et même au sein de l’Union européenne, a noté Richard Zink « C’est lapremière fois qu’on signe un accord militaire. Ça montre l’évolution de l’UE. Ça montreégalement que l’Europe est au Mali pour défendre la démocratie, la liberté… C’est aussi lapremière fois que des militaires britanniques et irlandais se retrouvent sur le même terrain,après des années de guerre ». La durée initiale de la formation est de quinze mois, a-t-ilprécisé.Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tieman HubertCoulibaly, a relevé « le rôle majeur que s’est assignée l’UE dans la résolution de la crise dansnotre pays par une assistance multiforme et déterminante. Assurément cette signature vise àrenforcer les capacités de recouvrement et de défense de l’intégrité du territoire ». Le ministreCoulibaly a rappelé que les « 550 instructeurs formeront 4 bataillons de 700 hommes chacun etaura pour tâche de fournir conseil et assistance au ministère de la Défense et des AnciensCombattants, ainsi qu’à la structure de commandement. Elle opérera en étroite coordinationavec la Misma, mais ne participera pas aux combats. Il s’agit d’une mission composée de 550militaires européens, qui s’étalera sur 15 mois, avec un budget total de 12,3 millions d’eurossoit 8 068 271 100 Fcfa ».Au cours de leur formation, les soldats subiront un entraînement intensif au maniement desarmes ou au respect des ordres. Ils bénéficieront aussi de cours du droit humanitaireinternational et sur la protection des civils. Il s’agira à terme de faire de l’Armée du Mali, unevéritable armée républicaine au service du pouvoir politique et civil. Enfin, le patron de ladiplomatie malienne s’est félicité de constater que cette intervention, fruit de concertation etd’efforts mutuels, cadre parfaitement avec nos objectifs de promotion d’une culture de paix etde quiétude. (08/04 – Maliactu)
  9. 9. ► Les soldats ivoiriens sont « prêts » et « opérationnels » pour le front…Les soldats ivoiriens devant se rendre au front malien dans le cadre de lappui à la Mission desoutien au Mali (Misma) sont « prêts » et « opérationnels », a appris Xinhua auprès desautorités militaires. Selon le chef détat-major général des Forces républicaines de CôtedIvoire (FRCI) le général Soumaïla Bakayoko, les soldats qui composent le bataillon logistiquesont « aptes », et se sont familiarisés à la situation qui les attend en terre malienne.« A travers les manoeuvres militaires réalisées avec larmée française, nos hommes ont faitdes exercices mettant en scène des attaques et des embuscades. Ils se sont aussi habituésaux tirs de canon qui leur seront servis dans le nord du Mali », a expliqué le général Bakayoko.Le ministre ivoirien de la Défense Paul Koffi Koffi a également déclaré que les militairesivoiriens sont « prêts pour le service » au Mali. « Les dispositions sont prises pour que lebataillon logistique ivoirien soit mis en route très rapidement », a assuré M. Koffi Koffi.Quelque 235 soldats ivoiriens devront être déployés fin avril au Mali pour apporter un appuiaux troupes engagées sur le front. Le bataillon logistique ivoirien devra se charger notammentdu ravitaillement des troupes et de lassistance médicale. Plus de 6 000 soldats des forcesouest africaines et du Tchad se trouvent en territoire malien pour appuyer les forces malienneet française qui mènent depuis plusieurs mois des combats contre les jihadistes au nord dupays.Dautres pays se sont dit disposés à prêter main forte à ce « pays frère » dans la perspectivede restaurer son intégrité territoriale et de lutter contre le terrorisme. (08/04 - Xinhua)► Vaste opération militaire française pour traquer les islamistes…Une vaste opération de larmée française pour traquer les islamistes, entamée à laubedimanche au Mali (07/04), était en cours lundi et devrait se poursuivre plusieurs jours dans unevallée au nord de la ville de Gao, selon un journaliste de lAFP qui laccompagne.« Cette opération baptisée « Gustav », lune des plus importantes en termes deffectifsengagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier dhommes, plusieursdizaines de blindés, des hélicoptères, de lartillerie, des drones et de laviation », a précisé à lapresse le général Bernard Barrera, commandant de la composante terrestre de la force« Serval ». Gao, plus grande ville du nord du Mali, située à 1 200 kilomètres de Bamako, étaitun fief du Mouvement pour lunicité et le jihad en Afrique de lOuest (Mujao), lun des groupesislamistes armés qui ont occupé le nord du pays lan dernier avec Al-Qaïda au Maghrebislamique (Aqmi), jusquà ce que lopération militaire franco-africaine lancée le 11 janvier les endéloge en grande partie. La ville a cependant subi en février des attentats-suicides - lespremiers de lhistoire du Mali - et a été le théâtre de violents accrochages entre les forces franco-maliennes et les jihadistes, dont le dernier en date il y a deux semaines a fait sept morts. Lorsde la première journée de lopération « Gustav » le long dun oued (rivière) asséché, aucuncombattant jihadiste na été découvert et aucun coup de feu tiré, mais les hommes du Génieont trouvé et neutralisé environ 340 obus et roquettes de gros calibre, sommairement cachéssous des acacias, dans des ravins creusés par lérosion.« Nous avons encerclé cette vallée au nord de Gao, dont nous pensons quelle sert de baselogistique aux groupes jihadistes, et nous avons commencé à la fouiller méthodiquement », aprécisé le général, basé à Gao, mais qui est venu auprès de ses troupes en hélicoptèredimanche en fin daprès-midi. Tous les accès à la vallée ont été bouclés et ses crêtescontrôlées à 06h00 (locales et GMT) dimanche. A 08h00 les hommes de la 3èmebrigademécanisée, commandés sur le terrain par le colonel Bruno Bert, ont entrepris la fouille dunbois touffu, où les renseignements militaires estimaient que pouvait être cachée une basejihadiste. Lopération, dans cette vallée de vingt kilomètres de long sur deux de large, va sepoursuivre au cours des prochains jours.
  10. 10. Elle va être passée au peigne fin, en collaboration avec des soldats et des gendarmes maliensqui vont pénétrer en premier dans les campements de nomades ou des maisons de terre deshabitants. « Cest le quatrième oued que nous fouillons dans la région de Gao, il y aura sansdoute dautres opérations de ce genre, mais peut-être pas de la même ampleur », a précisé legénéral Barrera. (08/04 - Romandie - AFP)NB : la colonne de véhicules faisait 12 km…► Au Mali, les soldats français ratissent la vallée du Mujao…Sous les grands acacias, le campement jihadiste dans cet oued asséché au nord de Gao étaitinvisible du ciel. Et ce n’est sans doute que quelques heures avant l’arrivée des soldatsfrançais qu’il a été déserté.Progressant à pied, en formation de combat quelques mètres devant les blindés dans le fondde la vallée, les hommes du 92èmerégiment d’Infanterie ont, au deuxième jour de l’opération« Gustav », découvert des stocks de munitions, des restes de bivouacs, des équipements decamping et des fûts de carburant attestant d’une forte présence ennemie. Un millier de soldatsfrançais appuyés par de nombreux blindés et protégés par une importante couverture aérienneont dimanche à l’aube encerclé puis investi cette vallée, considérée par l’état-major del’opération « Serval » comme l’une des bases principales du groupe islamiste Mujao(Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest). Le capitaine Arnaud (il ne révèle queson prénom) note les points GPS de toutes les découvertes de ses hommes. Les instructionssont de ne rien toucher, au cas où ce serait piégé, et d’attendre les spécialistes du Génie.« Ils ont quitté les lieux précipitamment, sans doute informés de nos mouvements dès quenous avons quitté Gao », dit-il. « Ils ont laissé derrière eux des tas de choses qu’ils emportentquand ils bougent de façon ordonnée. Ils étaient pressés ». Il montre, sous le couvert debranchages touffus, des lits pliants, des ustensiles de cuisine, des vêtements, des fûts de 500litres de carburant, des morceaux d’armement. Une grande cantine contient le début de ce qu’ilfaut mélanger pour fabriquer de l’explosif artisanal : semoule, gasoil et engrais. Les sapeursrépandent la matière grumeleuse sur le sol, crèvent la cantine à grands coups de pioche. Ilsbrûlent le reste. Deux hélicoptères d’attaque Tigre tournoient dans le ciel et surveillent leterrain à l’avant des fantassins. Des chars et des canons de gros calibre veillent sur les crêtes.Plus loin, dans une caisse en bois portant des inscriptions en français, une radio HF d’unmodèle ancien, sans doute volée à l’armée malienne.« Ca c’est rare et c’est une aubaine », explique un autre capitaine, Jean-Baptiste, lui aussi du92èmerégiment d’Infanterie. « Cela va permettre à nos spécialistes de voir quelles fréquencesils utilisent ou celles qu’ils écoutent. Nous, ils ne peuvent pas, c’est crypté ». « On sait qu’ilssont dans le coin. Dix pick-up blancs ont été repérés dans la vallée, il y a moins de vingtheures », ajoute-t-il. « Ils nous observent peut-être. Ils s’adaptent. Ils nous évitent quand ilsvoient que nous sommes en force, qu’ils n’ont aucune chance, mais dès qu’ils repèrent unevulnérabilité, ils peuvent attaquer en nombre et se montrer redoutables. Il faut être supervigilant ».Sous la rotonde parfaite formée par les branches d’un acacia géant, non loin du campement,les soldats découvrent six roquettes de 122 mm, longues de quatre mètres, à côté d’unebatterie de camion. « Il suffit de brancher le cul de la roquette pour la faire partir », dit l’un dessapeurs, Eric. « Ils fabriquent des rampes de lancement improvisées avec des planches, despierres. La précision est bien sûr approximative, mais on a vu en Afghanistan qu’avec un peude pratique ils pouvaient s’améliorer ». Certains membres du 92èmerégiment d’Infanterie sontrentrés en novembre d’Afghanistan, pour repartir quelques mois plus tard au Mali. Pourdétruire les engins, ils les posent côte à côte dans une clairière, les relient entre eux par troislongs pains de plastic reliés à une mèche lente. L’explosion fait trembler l’air brûlant sur descentaines de mètres.
  11. 11. Au soir du deuxième jour de son offensive, l’une des plus importantes menées par l’arméefrançaise au Mali, le colonel Bruno Bert, qui commande les opérations sur le terrain, reconnaîtqu’aucune cible humaine n’a été repérée mais s’assure satisfait. « Nous donnons un grandcoup dans la logistique du Mujao », dit-il à l’AFP. « Ils prennent un grand coup en terme decapacité de nuisance. L’opération va encore durer le temps nécessaire, nous allons fouillertoute cette vallée. Et s’ils reviennent après notre départ ils ne retrouveront plus rien ». (09.04 -maliactu)► Mahamadou Issoufou : « Au Mali, on finira par éliminer les djihadistes »…Le président du Niger se dit prêt à envoyer plus de soldats dans le cadre de lopération delONU qui se déploiera en juillet prochain. Premier chef dÉtat africain à sêtre rendu à Gao,samedi, Mahamadou Issoufou se félicite des résultats de lintervention militaire française auMali, quil a soutenue avec un contingent denviron 680 soldats déployés au sein de la forceafricaine, la Misma.Vous avez été le premier dirigeant africain à tirer la sonnette dalarme sur la situation au Mali.Êtes-vous satisfait de la tournure des événements?« Je ne regrette quune chose : que lintervention nait pas eu lieu plus tôt. On a donné le tempsaux forces terroristes de se renforcer. Heureusement, il y a eu lopération « Serval ». Sans cela,les forces africaines auraient eu beaucoup de mal à chasser les djihadistes. Tout cela est uneconséquence de la Libye, où lon a su mener la guerre mais où lon na pas gagné la paix ».Les djihadistes continuent à harceler les troupes françaises et à organiser des attentats. On aparfois limpression que les difficultés ne font que commencer. Quen pensez-vous ?« Je ne dirais pas cela. Beaucoup de résultats ont été obtenus. Il était prévisible que lesdjihadistes continueraient à mener des actions résiduelles. Mais on finira par les éliminer ».Redoutez-vous le moment où les troupes françaises vont commencer à se retirer ?« La France ne va pas rester éternellement au Mali. Mais on est encore loin davoir rétabli lasécurité dans lensemble du pays. Dans un premier temps, il y aura un allégement ducontingent français. Mais les soldats français devront pouvoir rester encore longtemps parceque la force des Nations unies qui prendra le relais de la Misma (la force africaine) ne suffirapas. Il faudra quune « force parallèle » suffisamment puissante soit constituée pour combattreles terroristes. Et pour cela, les troupes françaises seront nécessaires ».Comment se présente la force de lONU ?« Les contingents existants seront transférés à lONU et auront davantage de ressources. Maisles forces de lONU ont un inconvénient : elles ont un problème stratégique decommandement. Ce sont traditionnellement des forces défensives. Il faudra que la Minusma aitun mandat offensif sous chapitre VII, comme cest dailleurs le cas en Républiquedémocratique du Congo, depuis que lon a renforcé le mandat des forces de lONU pourquelles puissent combattre les rebelles. Jai bon espoir que lon ira dans cette direction parceque cest la seule manière dassurer la sécurité au Mali ».Le Niger est-il prêt à renforcer son contingent ?« Nous avons 671 hommes qui participent à la Misma et qui sont prêts à poursuivre leurmission dans le cadre de lONU. Le Niger peut toujours augmenter sa contribution si on le luidemande, sachant que nous avons 5 000 hommes qui sont déployés pour renforcer la défensede notre territoire ».
  12. 12. Pensez-vous que des élections pourront avoir lieu au Mali selon le calendrier prévu, cest-à-dire dici à juillet prochain ?« Le Mali doit aller à des élections le plus rapidement possible pour quun pouvoir légitime soitconstitué. Cela exige une réconciliation entre tous les Maliens. Cette réconciliation doit se faireentre tous les groupes qui acceptent lunité du pays, ainsi que son caractère démocratique etlaïc. Les groupes qui ont pris les armes doivent être désarmés et doivent négocier. Cela dit, ilne faut pas se laisser imposer un fatalisme des dates. Jignore le niveau de préparation mais ilfaut organiser un scrutin libre et transparent et donc prendre suffisamment de temps pour queles élections soient légitimes ».Vous venez de fêter le 2èmeanniversaire de votre arrivée au pouvoir. Quel est votre bilan ?« Je suis globalement satisfait. Le programme adopté par les électeurs il y a deux ans est encours dexécution. Des progrès importants ont été faits en matière de sécurité et dedéveloppement des institutions démocratiques. Le taux de croissance moyen a été de 6,4 %par an. Nous sommes en train de gagner notre pari des « trois N »: « Les Nigériens nourrissentles Nigériens ». Au Niger, la sécheresse nest plus synonyme de famine ». (08/04 - PierreRousselin – Le Figaro)► SGTIA3 dans la vallée dAssamalmal : progression des véhicules…http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=sr0TBLRVf4k► Opération « Serval » : ouverture du « sas OPEX » de Chypre…→ Le 8 avril 2013, les premiers soldats de l’opération « Serval » sont arrivés au « sas dedécompression OPEX » situé à Chypre.Les premiers éléments du GTIA TAP engagés au Mali dans le cadre de l’opération « Serval »ont été redéployés fin mars en Côte d’Ivoire. Après une phase de remise en condition desmatériels à Abidjan, un premier SGTIA comprenant des militaires du 1erRCP, du 35èmeRAP, du17èmeRGP et du 1erRHP est arrivé à Paphos (EMA)→ La France a effectué un premier retrait « symbolique » de ses troupes du Mali.Létat-major des Armées a annoncé à Paris le retrait dune centaine dhommes sur les 4 000déployés au Mali. Ils sont arrivés lundi à Chypre, pour trois jours dhôtel, avant de regagner laFrance. Ce premier retrait intervient trois mois après le début de la guerre au Mali, le 11 janvier.Le début de retrait militaire engagé par la France est surtout politique pour montrer que laFrance entend passer au plus vite le relais aux forces africaines pour assurer la sécurité duMali. Selon le président François Hollande, il ne devrait plus rester en juillet quenviron 2 000militaires français dans le pays, contre 4 000 actuellement. La France demande aux autoritésmaliennes d’organiser des élections d’ici au 31 juillet. Paris a proposé à lONU et à Bamako demaintenir une force permanente dun millier dhommes dans le pays. Cette force seraitparallèle à celle de quelque 11 000 hommes que les Nations unies projettent de déployer à lété.En trois mois dintervention, les Français ont infligé de lourdes pertes aux groupes islamisteset démantelé leurs réseaux dans le nord. Premier visé, Aqmi, (Al-Qaïda au Maghreb islamique),considéré comme la principale menace pour la France et lEurope, a été défait dans sonsanctuaire du nord-est.
  13. 13. « Plus de 600 terroristes, sur les 1 500 à 2 000 combattants radicaux identifiés, ontprobablement été éliminés, des stocks darmes, de munitions et dessence ont été détruits engrand nombre. Des chefs, comme Abou Zeid, ont été éliminés », a déclaré à l’AFP Eric Denécé,directeur du Centre français de recherche sur le renseignement. En substance, souligne-il,« on a renvoyé les terroristes cinq ou dix ans en arrière. Ça ne veut pas dire que la menace atotalement disparu, mais on la fait reculer de manière significative ». Si les opérations deratissage se poursuivent dans le massif des Ifoghas et le long de la frontière algérienne,larmée française a commencé à alléger son dispositif. Elle concentre désormais ses effortsautour de Tombouctou et Gao, où elle traque les combattants du Mujao, désormais le plus actifsur le terrain. (09/04 - BBC Afrique)
  14. 14. ► Des élections en juillet « difficiles » mais « souhaitables »…Tenir des élections au Mali en juillet « sera difficile », compte tenu du nombre important depersonnes déplacées et des conditions climatiques défavorables mais « nous devonsorganiser ce qui est devenu une société fragmentée », a déclaré Romano Prodi, envoyé spécialdes Nations-Unies pour le Sahel, aux députés de la commission des affaires étrangères celundi. Il a souligné que lintervention française était « inévitable » mais navait pas résolu lesautres défis « non-militaires » futurs.Pour Mr Prodi, lUE ne devrait pas seulement fournir des fonds suffisants pour ledéveloppement du Mali et de ses pays voisins mais également « prendre des engagementspolitiques forts ». « Lobjectif de la communauté internationale nest pas de réaliserlimpossible mais de permettre une situation dans laquelle les pays du Sahel peuvent travaillerensemble », « en commençant par le développement économique », a-t-il affirmé. Lors dudébat, les députés ont souligné « la nécessité de coordonner, de manière plus efficace, lesefforts de la communauté internationale », soulignant le nombre important denvoyés spéciauxau Sahel. « Le retrait des forces militaires françaises doit correspondre au processus politiqueet institutionnel au Mali », ont-ils ajouté, « appelant à une meilleure coopération avec les paysvoisins, ainsi quà davantage dimplication des différents groupes ethniques et tribus de ladiaspora malienne ».Les présidents de commissions des affaires étrangères des parlements algériens, marocainset tunisiens, respectivement Belabbas Belkacem, Ali Kebiri et Souad Abderrahim, qui ontégalement pris part au débat, ont informé les députés sur la sécurité dans la région. « Le traficdêtre humain, darmes et de drogue représentent les principales sources de financement duterrorisme au Sahel et il doit être mis fin à cette situation », ont-ils insisté, ajoutant « quuneinitiative de paix permettant un développement économique stable constituait le pré-requisnécessaire ». La sous-commission des droits de lhomme du Parlement européen débattra desdroits de lhomme dans la région du Sahel dans une résolution rédigée par Charles Tannock(ECR, UK). Le premier échange de vue sur ce texte est prévu en juin.Sous la présidence : Elmar Brok (PPE, DE) (09-04 - AFET Relations extérieures (Réf. : 20130408IPR07103)► Dates-clés depuis l’intervention de la France…Rappel des événements depuis le déclenchement il y a trois mois de l’intervention militaire dela France au Mali, baptisée opération « Serval », aux côtés des forces maliennes, contre lesgroupes islamistes du nord.
  15. 15. JANVIER 2013- 11 : début de l’opération. La veille, 1 200 combattants islamistes se sont emparés de Konna(centre), menaçant de poursuivre vers le Sud. Un officier français mortellement blessé lors d’unraid d’hélicoptères vers Mopti et Sévaré : Chef de bataillon Damien Boiteux – 4èmeRHFS- 14 : les islamistes évacuent les grandes villes du nord suite aux bombardements maisprennent Diabali (400 km au nord de Bamako).- 15 : la France engage des troupes au sol pour reprendre Diabali.- 16 : prise d’otages de plusieurs centaines d’Algériens et étrangers sur un site gazier enAlgérie, en représailles à l’intervention. Elle se solde le 19 par au moins 37 otages étrangers etun algérien tués, ainsi que 29 assaillants.- 17 : l’armée malienne reprend Konna.- 26 : prise de Gao lors d’une offensive des soldats français et maliens. Des troupestchadiennes et nigériennes sécurisent la ville.- 30 : les forces françaises reprennent le contrôle de l’aéroport de Kidal. 1 800 soldatstchadiens viennent sécuriser la ville.FEVRIER 2013- 2 : la France restera « le temps qu’il faudra », dit le président Hollande au Mali. « Leterrorisme n’a pas encore été vaincu ».- 8 : après Aguelhok, soldats français et tchadiens s’emparent de Tessalit.- 10 : affrontement entre un commando d’islamistes et des soldats maliens à Gao, cible dedeux attentats suicides en 48 heures.- 18 : opération pour déloger les islamistes dans l’Adrar des Ifoghas (nord-est).- 19 : deuxième soldat mortellement blessé : Adjudant Harold Vormezeele – 2èmeREPMARS 2013- 2 : troisième soldat mortellement blessé : Caporal-chef Cédric Charenton - 1erRCP- 6 : quatrième soldat mortellement blessé : Maréchal des Logis Wilfried Pingaud – 68èmeRAA- 7 et 8 : visite au Mali de Jean-Yves Le Drian.- 16 : cinquième soldat mortellement blessé : Caporal-chef Alexandre Van Dooren - 1erRIMa- 17 : la France évalue à « plusieurs centaines » le nombre total de combattants islamistes tués.- 20 : Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) annonce l’exécution le 10 mars de l’otage françaisPhilippe Verdon « en réponse » à l’intervention de la France.
  16. 16. - 23 : François Hollande confirme que l’un des principaux chefs d’Aqmi, Abdelhamid AbouZeid, a été tué fin février par l’armée française dans les Ifoghas.AVRIL 2013- 1er: violences à Tombouctou (nord-ouest) où des islamistes armés se sont infiltrés.- 2 : 570 soldats maliens entament leur formation par des instructeurs militaires européens.- 5 : les responsables maliens promettent la tenue d’élections en juillet à Laurent Fabius quiannonce à Bamako qu’un millier de soldats resteront de façon permanente au Mali.- 8 : Opération pour traquer les islamistes au nord de Gao.- 9 : une centaine de soldats français quittent le Mali pour Chypre.-
  17. 17. ► Premier retrait militaire français du Mali, mais…Trois mois après le début de la guerre au Mali, le 11 janvier, la France vient d’effectuer unpremier retrait symbolique de troupes de ce pays à l’avenir politique toujours confus, mais sonengagement militaire risque de s’y prolonger pour encore longtemps.Mardi, l’état-major des Armées a annoncé à Paris le retrait d’une centaine d’hommes sur lesplus de 4 000 déployés au Mali. Ils sont arrivés lundi à Paphos, à Chypre, pour trois joursd’hôtel comme le font habituellement les militaires de retour d’opérations avant de regagner laFrance. En trois mois d’intervention, les Français ont infligé de lourdes pertes aux groupesislamistes et démantelé leurs réseaux dans le nord. Premier visé, Al-Qaïda au Maghrebislamique (Aqmi), considéré comme la principale menace pour la France et l’Europe, a étédéfait dans son sanctuaire du nord-est. « Plus de 600 terroristes, sur les 1 500 à 2 000combattants radicaux identifiés, ont probablement été éliminés, des stocks d’armes, demunitions et d’essence ont été détruits en grand nombre. Des chefs, comme Abou Zeid, ontété éliminés », détaille Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur lerenseignement.En substance, souligne-il, « on a renvoyé les terroristes cinq ou dix ans en arrière. Ca ne veutpas dire que la menace a totalement disparu, mais on l’a fait reculer de manière significative ».Si les opérations de ratissage se poursuivent dans le massif des Ifoghas et le long de lafrontière algérienne, l’armée française a commencé à alléger son dispositif. Elle concentredésormais ses efforts autour de Tombouctou et Gao, où elle traque les combattants duMouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), désormais le plus actif surle terrain. Dans cette zone où il bénéficie de soutiens au sein de la population et peut sedissimuler dans les villages, le Mujao harcèle les habitants et les forces maliennes. Mais selonles spécialistes, la capacité de nuisance des islamistes reste limitée. « En trois mois, le niveaude réaction des terroristes a été très faible, si ce n’est quasiment nul », relève Eric Denécé. Ledébut de retrait militaire engagé par la France est surtout politique pour montrer que la Franceentend passer au plus vite le relais aux forces africaines pour assurer la sécurité du Mali.L’Union européenne vient d’y engager une mission de formation de l’armée malienne auxcapacités très limitées. Selon le président François Hollande, il ne devrait plus rester en juilletqu’environ 2 000 militaires français dans le pays, contre 4 000 actuellement. Juillet, c’est ladate à laquelle Paris exige la tenue d’élections présidentielle et législatives au Mali.« Il paraît assez « urgent » de mettre en place quelque chose qui ressemble à un pouvoirlégitime », juge François Heisbourg, président de l’Institut international des étudesstratégiques. Après avoir martelé que ses soldats n’avaient pas vocation « à resterdurablement au Mali », Paris a proposé à l’ONU et à Bamako de maintenir une « force d’appui »d’un millier d’hommes dans le pays. Une force « permanente », selon Laurent Fabius, ministredes Affaires étrangères, « pour lutter contre le terrorisme ». Cette force serait « parallèle » àcelle de quelque 11 000 hommes que les Nations unies projettent de déployer à l’été. Equipéed’hélicoptères, la force d’appui française pourrait venir en aide rapidement aux Casques bleusen cas d’attaques d’islamistes. Ce dispositif rappelle le précédent de la force française« Licorne » déployée depuis 2002 en Côte d’Ivoire en soutien de Casques bleus. Onze ansaprès, elle compte encore 450 hommes.Sur le plan politique, la prolongation de l’opération militaire française au Mali sera soumise le22 avril à l’autorisation de l’Assemblée nationale, puis du Sénat, qui devront se prononcer parun vote, comme le prévoit la Constitution quatre mois après le début d’une opérationextérieure. Le Parlement français avait déjà débattu du sujet fin février, mais le débat n’avaitpas été suivi d’un vote. Un large consensus politique s’était alors dégagé pour soutenirl’opération décidée par le président François Hollande. (09.04 - maliactu)Art. 35. - La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Par celui-ci : le gouvernement « informele Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger » dans les « trois jours aprèsle début de l’intervention ». « Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote.Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation àl’autorisation du Parlement. »
  18. 18. ► Fin de formation BATLOG MISMA…Du 02 au 07 avril 2013, au camp de Lomo Nord, la force « Licorne » a achevé l’entraînement deséléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui composeront le Bataillonlogistique (BATLOG) de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).Cet exercice franco-ivoirien, baptisé « Agbanian » (du nom d’un courant d’eau s’écoulant près ducamp), a réuni au cours d’une même semaine un sous-groupement tactique de la force« Licorne » (un peloton blindé et trois sections d’infanterie) et plus de 200 militaires ivoiriens quiarmeront l’état-major, l’escadron de transport et la section de protection du bataillonlogistique. Après quelques jours de rappel des fondamentaux militaires sur le terrain (vie encampagne et rappels des différents enseignements sur le terrain), les militaires ivoiriens ont été misen situation, au cours d’un exercice de 36 heures. Le scénario tactique visait à impliquer leséléments du BATLOG ivoirien dans plusieurs situations : de la rencontre d’un engin explosifimprovisé (EEI) à la prise à partie sous la forme d’embuscade en passant par une évacuationsanitaire héliportée. L’objectif de cet exercice de synthèse était de contrôler à la fois lacapacité de commandement de l’état-major du BATLOG et les aptitudes des unités ivoiriennesà réagir face à des menaces multiples dans un contexte proche de celui du théâtre malien.« Agbanian », exercice de validation avant projection, a clôturé le cycle de formationsdispensées par la force « Licorne » au profit du bataillon logistique ivoirien, initié le 5 février.La formation du BATLOG s’est déroulée sous la forme de détachements d’instructionopérationnelle (DIO) du 4 au 29 mars 2013. Ce cycle d’instruction de sept DIO différents portaitnotamment sur les domaines du combat (réaction face à une embuscade), du déplacement, de lalogistique (constitution et déplacement d’un convoi), du génie (lutte contre les IED) et du secourismede combat. Trois d’entre eux ont été dédié à la formation de l’état-major, ils comprenaientl’organisation et le fonctionnement d’un Poste de commandement (PC), la conception etl’élaboration d’ordres et le montage d’un PC de campagne. Pour cela, les militaires ivoiriensont été divisés en groupe d’une dizaine de personnes répartis entre les différents formateurs.Ainsi, ce sont près de 80 formateurs de la force « Licorne » qui se sont relayés durant quatresemaines. Lors de leur visite le 6 avril dernier, Monsieur Paul Koffi Koffi, Ministre chargé de ladéfense et le général de corps d’armée Soumaïla Bakayoko, Chef d’état-major général (CEMG)des FRCI ont salué le travail accompli par les militaires ivoiriens. Ils ont également tenu àremercier la force « Licorne » pour la qualité de la formation dispensée à ses troupes et aannoncé leur projection au Mali à la fin du mois d’avril.La coopération entre la France et le République de Côte d’Ivoire s’inscrit dans le cadre dunouvel accord de partenariat de défense signé le 26 janvier 2012. Autour de la formation, del’équipement et du soutien technique, la force « Licorne » ainsi que les Eléments Français auSénégal conduisent régulièrement des DIO au profit des FRCI dans des domaines aussi variésque la navigation nautique, la formation à l’exercice de l’autorité, le tir de combat (IST/C),l’éducation sportive (EPMS) ou encore la tactique.
  19. 19. ► Le détachement « chasse » rencontre des élèves…Lundi 18 mars 2013, les équipages et les mécaniciens nancéiens du détachement « chasse »déployés au Mali, au profit de l’opération « Serval », sont allés à la rencontre des élèves del’école primaire localisée à proximité de la base aérienne 101 de Bamako-Sénou. Un momentunique d’échanges et de rencontres avec plus de 1 500 enfants qui suivent depuis deux moisles départs et les retours des opérations aériennes réalisées à quelques mètres de chez eux.La base aérienne 101 de Bamako-Sénou est située à l’extrémité sud de l’aéroport internationalde la capitale malienne. Depuis la mi-janvier, c’est le lieu d’implantation du « Det chasse »composé des équipages, des mécaniciens et des Mirage 2000D de la base aérienne 133 deNancy-Ochey engagés dans l’opération « Serval ». La zone vie de la base, située dans lacommune de Sénou, est limitrophe de l’école où sont scolarisés les enfants de la ville et ceuxdu personnel malien de la base. Les aviateurs français, co-localisés avec leurs homologuesmaliens, ont rapidement établi de nombreux liens et échanges avec la population locale. Lapossibilité d’une rencontre a donc naturellement vu le jour tout comme l’organisation d’unconcours de dessins au sein de l’école.Ce projet s’est concrétisé le 18 mars lorsque le personnel du « Det chasse » s’est rendu dansl’école pour donner les résultats du concours. C’est au milieu de plus de 1 500 élèves quefurent présentés les trente meilleurs dessins. À l’issue, le personnel de la BA 133 a distribuédes fournitures scolaires, achetées personnellement pour l’occasion, et des centaines depetits sachets de friandises. La visite s’est terminée par des échanges directs dans les sallesde classe entre les enfants et les aviateurs.
  20. 20. Quant aux lauréats du concours, ils ont eu l’occasion de venir au « Det chasse » lesurlendemain. Ils ont pu ainsi approcher les Mirage 2000D et discuter avec le reste dupersonnel du détachement « Air ».

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