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NB: le fait d’aboutir à une définition «normée» de la crise ne va pas sansposer de problèmes, certains ne manqueront pas d...
Qu’est-ce qu’une crise agricole?La crise est la situation économique résultant d’une variation (de prix, d’offre, dedemand...
Schématisation d’une situation de crise dans la sphère agricole(cas le plus simple: commercialisation continue)La définiti...
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Quel avenir pour les spécificités sectorielles et la gestion des crises dans le contexte de réforme de la PAC ?

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Intervention de Patrick Aigrain, Chef du Service Évaluations Prospectives et Analyses Transversales au sein de la Direction Marchés, Études et Prospectives, FranceAgriMer.
Conférence Vinseo du 9/4/13 au Mas de Saporta (FR)
1,4 Milliards d’Euros en aides : l’OCM vin jusqu’à quand ?

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Quel avenir pour les spécificités sectorielles et la gestion des crises dans le contexte de réforme de la PAC ?

  1. 1. 2 problématiques liées de laréforme de la PACLa prise en compte des spécificitéssectorielles et la gestion des crisesJournée VINSEO : 9 avril 2013Patrick AigrainFranceAgriMer (MEP-EPAT)
  2. 2. 3 types de raisons peuvent être mobilisées pour justifier une intervention publiquedans le secteur agricole.Ainsi, une intervention publique (ou légitimée par la sphère publique) apparaît-elledautant plus défendable que :1 : le secteur concerné représente une part importante économiquement delactivité considérée (part dans la PAF, poids dans les exportations....), y incluant,par extension, le caractère stratégique de cette activité en terme d’obtentiond’un degré raisonnable de sécurité alimentaire2 : le secteur est producteur dexternalités positives (prise en compte de lamultifonctionnalité, ce qui renvoie aux objectifs possiblement assignés à lactivitéagricole globale par le reste de la société : Sociale - Alimentation/Santé/Contenu enemploi/…-, Environnement, Aménagement du territoire… )2 problématiques liées de laréforme de la PACLa prise en compte des spécificitéssectorielles et la gestion des crises
  3. 3. Une intervention publique (ou légitimée par la sphère publique) apparaît dautantplus défendable que :3 : le secteur a un fonctionnement de marché (envisagé au niveau filière) quiprésente des risques particuliers de non-durabilité de lactivité. C’est-à-dire unrisque de remise en cause de l’activité elle-même (non durabilité sociale etéconomique notamment), dans un fonctionnement de marché propice par exempleà des crises fréquentes.Bien quil ne soit pas toujours aisé déviter une certaine redondance entre ces 3raisons majeures de légitimation potentielle du soutien public, c’est à ce dernierniveaux que les problématiques de prise en compte des spécificitéssectorielles et des crises prennent une importance particulière2 problématiques liées de laréforme de la PACLa prise en compte des spécificitéssectorielles et la gestion des crises
  4. 4. OMC(répartitioninternationale dutravail commemoteur decroissance)Réforme PACAbandon desrestitutionsBaisse des protectionsaux frontières + règlesd’accès au marché UELibéralisationdes échangesagricolesLa logique à l’œuvre des réformes de laPAC depuis les accords de Marrakech
  5. 5. OMC(répartitioninternationale dutravail commemoteur decroissance)Réforme PACBaisse des prixintra-UEAbandon desrestitutionsQuasi-Abandon desmesures de soutiende marché au profitdes subventionsd‘abord par produit, puispar exploitationAccompagnementstructurel(2ème pilier)Baisse des protectionsaux frontières + règlesd’accès au marché UEPréoccupationsenvironnementales& santéInclusioncroissante desattentessociétalesLibéralisationdes échangesagricolesCaptation desaides UE parl’aval enfonction despouvoirs demarchéCompensationpar aidesdirectescouplées puisdécouplage(boite verte) Expositioncroissanteà l’aléa,notammentimportéNécessité depoursuivrespécialisation/ compétitionaccrue et plusouvertediminutiondes stocks(notammentpublics) desécuritéConditionnalitéLa logique à l’œuvre des réformes de laPAC depuis les accords de Marrakech
  6. 6. Malgré nécessité d’une poursuite de la compétitivité en « coût-volume » en économie ouverte,Risque accru à la spécialisation (et/ou de fuite en avant : endettement…)OMC(répartitioninternationale dutravail commemoteur decroissance)Réforme PACBaisse des prixintra-UEAbandon desrestitutionsQuasi-Abandon desmesures de soutiende marché au profitdes subventionsd‘abord par produit, puispar exploitationAccompagnementstructurel(2ème pilier)Baisse des protectionsaux frontières + règlesd’accès au marché UEPréoccupationsenvironnementales& santéInclusioncroissante desattentessociétalesLibéralisationdes échangesagricolesCaptation desaides UE parl’aval enfonction despouvoirs demarchéCoûts deproductionadditionnelsCompensationpar aidesdirectescouplées puisdécouplage(boite verte) Expositioncroissanteà l’aléa,notammentimportéNécessité depoursuivrespécialisation/ compétitionaccrue et plusouverteversus sedifférencierdiminutiondes stocks(notammentpublics) desécuritéCroissance de lademande dematières premières(Ex : hausse énergie,sensible en fonction dumodèle technique…)ConditionnalitéLa logique à l’œuvre des réformes de laPAC depuis les accords de Marrakech
  7. 7. « Droits de douanes » ou effets équivalents=> prix des imports pays-tiers jugés « nonperturbant »Restitutionsàl’exportTarifdouaniercommunPrix des productionsde l’UE (régulés)Prixextra-UEMPrix intra-UEMMoindre régulation… L’abandon progressif de la préférence communautaireEffets attendus: baisses des prix intra-UE etaccroissement de la variabilité des prix intra-UEMEP/EPATMEP-EPATUne fréquenceattendue descrisespotentiellementcroissanteLa logique à l’œuvre des réformes de laPAC depuis les accords de Marrakech
  8. 8. Dépenses communautaires agricoles :part des différents types de mesures0%10%20%30%40%50%60%70%80%90%100%19801981198219831984198519861987198819891990199119921993199419951996199719981999200020012002200320042005200620072008Restitutions à lexport. Mesures de soutien de marché Aides directes coupléesDPU Dépenses UE pour RDRUE-10 UE-12 UE-15 UE-25 UE-27Source: European Commission – DG Agriculture and Rural Development /élaboration : FranceAgriMer – MEP - EPAT50%50%62%35%4%60%36%4%47%30%8%17%15%13%14%58%12%14%13%61%11%7%20%62%12%8%20%59%2%Phase A Phase CPhase B…mais une diminution nette des budgets de gestion de marché
  9. 9. 01020304050607019801981198219831984198519861987198819891990199119921993199419951996199719981999200020012002200320042005200620072008200920102011201220132014201520162017201820192020inbillion€-currentpricesExport subsidies Other market measures Coupled direct payments Decoupled direct paymentsMarket-related expenditure Direct payments Rural developmentEU-10 EU-12 EU-15 EU-25 EU-27Source: DG Agriculture and Rural DevelopmentNotes:2011 = Budget; 2012 = Draft Budget;2013 = EAGF subceiling for direct payments and market-related expenditure + pillar 2 in commitments.Rural development for 2013 includes UK voluntary modulation and Article 136 “unspent amounts”. As these cease to exist end2013, the corresponding amounts are put back to direct aids as from 2014.DPB2nd pilierOCM unique…qu’il est prévu de poursuivre
  10. 10. Contexte réglementaire actuel en matièred’outils de gestion de criseUne exposition croissante à « l’instabilité »• cause endogène à la PAC: abaissement des barrières tarifaires et non tarifaires(application à l’agriculture des accords OMC),• causes « exogènes » additionnelles : Tension liée à la demande extérieure,extrêmisation des phénomènes climatiques, financiarisation croissante desmarchés et connexion induite avec la volatilité des marchés des matièrespremières.Un arsenal d’intervention limité par l’OMCCompensation de pertes de revenu au-delà de 30%, mais pas d’intervention surles prix ou sur une part significative de l’offre (risque de modification des termesde l’échange, pourtant…) Un arsenal communautaire couplé limité (filets de sécurité blé tendre, beurre etPLE, mécanisme de gestion de crise dans les PO en F&L, distillation de crise envins…) jugés peu efficace. a été privilégiée la création de mécanismes transversaux visant à lacompensation de revenu
  11. 11. Les outils communautaires transversaux proposés ou à l’œuvre:• L’assurance Chiffre d’affaire (envisagée dans le second pilier)D’un point de vue gestion de crise: outil inadapté (notamment pas de possibilitéclaire et rapide de lien entre crise produit et revenu de l’exploitant, et coût onéreuxcar besoin dans ce contexte de réassurance publique)• Les DPU, considérés par certains comme ayant un rôle assurancielsystématique et préventif (mais historiquement c’est une compensation, passystématique dans les pays à référence historique, même si projet de DPB vise àéliminer cet aspect, mais surtout ne bénéficiant aux agriculteurs que si leurpouvoir de marché est important… Rôle assuranciel?)• Les fonds de mutualisation : mais pas de dotation publique autre que liée à laprise en charge temporaire de leur administration lors de leur création (même sidotation prévue aux fonds préexistants notamment en cas de crise sanitaire ou deconfiance des consommateurs), d’où difficultés d’amorçage élevées notammentdans les secteurs à incertitude élevée, et nécessité d’un système d’infossimilaires à celui de repérage des crises.Contexte réglementaire actuel en matièred’outils de gestion de crise
  12. 12. • Accroissement de la taille• Diminution du nombred’exploitationsRisque de pollutionaccrue (ou nécessitéaccrue d’équipmt detraitement)Effets territoriauxindésirables (désertification..)Par exempleAléas ciblesVolatilité(insécurité),Crises avérées(éco, sanitaire,climatique)Outils horizontaux : assurance mais existencede secteurs difficilement assurables / fonds demutualisation mais difficulté d’amorçage enprésence volatilité & crises / DPU ?Nécessité accrue d’interventions visant àprotéger d’un aléa excessif les exploitationscompétitives potentiellement menacées (protectionconjoncturelle de la compétitivité UE à moyen-long terme)Risque accru à la spécialisation(et/ou de fuite en avant : endettement…)Captation desaides UE parl’aval enfonction despouvoirs demarchéCoûts deproductionadditionnelsExpositioncroissanteà l’aléa,notammentimportéNécessité depoursuivrespécialisation/ compétitionaccrue et plusouverteversus sedifférencierPréoccupations environnementales & santéContexte réglementaire actuel en matièred’outils de gestion de crise
  13. 13. Certains mesures spécifiques existent (Vins, Fruits et Légumes…) ou sont discutés(Paquet lait) mais la tendance demeure à rechercher des mesures horizontales(ex:OP-OI) mais:• Certaines mesures spécifiques, issues des précédentes OCM spécifiques,actuellement « localisées » dans le Règlement « OCM unique », sont menacées :- par la recherche d’approfondissement du découplage,- et par la mise en place progressive et concomitante, pour protéger contrele risque de « non durabilité », de mesures également logiquement « a-sectorielles » dites de « gestion de crise » (assurance, fond demutualisation…).• L’expérience récente tend à montrer qu’en situation de crise avérée, lesautorités nationales et communautaires ont considéré que les mesuresrésiduelles d’intervention spécifiques présentaient quelque intérêt (orge, lait…).La question se pose donc de savoir comment, dans un contexte à l’évidencemarqué par un souci d’économie budgétaire, peut-on argumenter le bien fondé deSystèmes de Mesures d’Interventions Spécifiques Additionnels (SMISA), encomplément des mesures horizontales de « gestion de crise », et ce au nomglobalement d’une protection nécessaire contre le risque de non durabilité,notamment économique et social.Contexte réglementaire actuel en matièred’outils de gestion de crise
  14. 14. Besoin de favoriserla réactivité etl’adaptabilité• Accroissement de la taille• Diminution du nombred’exploitationsRisque de pollutionaccrue (ou nécessitéaccrue d’équipmt detraitement)Effets territoriauxindésirables (désertification..)Par exempleSMISAAléas ciblesVolatilité(insécurité),Crises avérées(éco, sanitaire,climatique)Outils horizontaux : assurance mais existencede secteurs difficilement assurables / fonds demutualisation mais difficulté d’amorçage enprésence volatilité & crises / DPU ?Nécessité accrue d’interventions visant àprotéger d’un aléa excessif les exploitationscompétitives potentiellement menacées (protectionconjoncturelle de la compétitivité UE à moyen-long terme)Risque accru à la spécialisation(et/ou de fuite en avant : endettement…)Captation desaides UE parl’aval enfonction despouvoirs demarchéCoûts deproductionadditionnelsExpositioncroissanteà l’aléa,notammentimportéNécessité depoursuivrespécialisation/ compétitionaccrue et plusouverteversus sedifférencierPréoccupations environnementales & santéinvestissementsadaptatifs ( surtoutsi marché « rigide »)…Mesures derééquilibragedes pouvoirsde marché(OP / OI àfonctionmtparitaire / IG …)Nécessité de maintiend’outils adaptés auxdifférents fonctionnementsde marché des filièresDes outils spécifiques pour la gestion des crises?
  15. 15. Perspective financière de l’UE 2014-2020PACMode dedécision1er pilierFEAGAPaiementsdirects1er pilierFEAGAOCMunique2nd pilierFEADERPaquetlaitPaquet qualitéLivre vertpromotionLDAProposition COMMUNAUTAIRE « PAC 2013 »Autrespolitiquescommunes
  16. 16. Perspective financière de l’UE 2014-2020Budget PACChangementdu mode dedécision«Lisbonnisation»Fondsde crise1er pilierFEAGADPU=>DPB1er pilierFEAGAOCMuniqueFonds d’ajustementà la mondialisation…FSEFEDER,FEAMPFonds decohérence2nd pilierFEADERCadre StratégiqueCommunPaquetlaitPaquet qualitéLivre vertpromotionLDAConseil + ParlementActes déléguésActes d’exécutionBudgetrecherchePEADLa problématique « crise » : un poids nonnégligeable dans les débats « PAC 2013 »
  17. 17. Perspective financière de l’UE 2014-2020Budget PACChangementdu mode dedécision«Lisbonnisation»Fondsde crise1er pilierFEAGAOCMuniqueFonds d’ajustementà la mondialisation…FSEFEDER,FEAMPFonds decohérence2nd pilierFEADERCadre StratégiqueCommunPaquetlaitPaquet qualitéLivre vertpromotionLDAConseil + ParlementActes délégués ?Actes d’exécutionMesuresspécifiquesRègles de concurrenceLa problématique « crise » : un poids nonnégligeable dans les débats « PAC 2013 »ICHN, Investissementspaiements agri-environnementauxAssurances & fonds de mutualisationFilets de sécuritéOP & Interpro…AOP – IGP,normes privées…Régime d’échanges P.T.ZHVE et couplage limitéAbandon desréférences historiqueset convergencePoids respectifsde la référence aunational et aucommunautaire?BudgetrecherchePart réservée aux pb. agricoles?Aides nationalesPEAD1er pilierFEAGADPU=>DPBVerdissement (30% des P.Dir) & JA
  18. 18. Besoinaccrud’infor-mationsBesoin de favoriserla réactivité etl’adaptabilitéDéspécialisation compétitive, Multi-spécialisation ?Politique de long terme• Accroissement de la taille• Diminution du nombred’exploitationsRisque de pollutionaccrue (ou nécessitéaccrue d’équipmt detraitement)Effets territoriauxindésirables (désertification..)Par exempleSMISAAléas ciblesVolatilité(insécurité),Crises avérées(éco, sanitaire,climatique)Outils horizontaux : assurance mais existencede secteurs difficilement assurables / fonds demutualisation mais difficulté d’amorçage enprésence volatilité & crises / DPU ?Nécessité accrue d’interventions visant àprotéger d’un aléa excessif les exploitationscompétitives potentiellement menacées (protectionconjoncturelle de la compétitivité UE à moyen-long terme)Risque accru à la spécialisation(et/ou de fuite en avant : endettement…)Captation desaides UE parl’aval enfonction despouvoirs demarchéCoûts deproductionadditionnelsExpositioncroissanteà l’aléa,notammentimportéNécessité depoursuivrespécialisation/ compétitionaccrue et plusouverteversus sedifférencierPréoccupations environnementales & santéinvestissementsadaptatifs ( surtoutsi marché « rigide »)…Mesures derééquilibragedes pouvoirsde marché(OP / OI àfonctionmtparitaire / IG …)Nécessité de maintiend’outils adaptés auxdifférents fonctionnementsde marché des filièresBesoin accru deciblage et de vitessede mise en place del’interventionDétectiondesCRISESDes outils spécifiques pour la gestion des crises?
  19. 19. 3 questions sur ces thématiques apparaissentComment justifier à terme le maintien d’un certain degré de prise en compte desspécificités sectorielles?Sachant que la réforme de la PAC ne prévoit pas de modifier les 2 principaux régimesspécifiques actuellement existant (celui du vin et celui des Fruits et Légumes)Qu’est ce qu’une crise, que doit-on prévoir pour la gérer au mieux, notamment enmatière de « boite à outils » et de système d’informationsSachant que serait créé à côté de la PAC un fonds de gestion de crise , que le trilogue(Conseil, Parlement, Commission) après avoir acté la fin des quotas laitiers, semble prêt àaccepter une prolongation des quotas sucriers ainsi qu’une soumission des plantations à uneautorisation (encore à préciser), qu’il n’existe plus de financement communautaire pour unedistillation de crise dans l’enveloppe nationale…Parmi les outils de gestion de ces crises « horizontaux », quelle tolérancerelativement aux règles de concurrence, notamment en matière d’entente entre lesproducteurs?Sachant que dans le « paquet lait » une dérogation a été actée pour permettre aux producteursdépendant d’une même laiterie de se coordonner pour négocier leur contrat, dès lorsqu’ensemble ils ne représentent pas plus de [3,5%] de la production communautaire de lait.
  20. 20. Typologie desmesuresTypologied’objectifsappliquée auxmesuresTypologie defonctionnementde marchéGrille de récolted’avis qualitatif surl’effet des mesures(efficacité /efficience…)+ coûtsFichesdescriptivespar mesureDictionnaireQuelles sont les couples« type voire système demesures » / « type defonctionnement demarché » défendables?Critères descriptifsde fonctionnementde marché1122445567336 bisConditions demarché lors dela mise enœuvre de lamesureUn dictionnaire normalisé des mesures une comparaison de fonctionnementde marchés….Quels sont les couples « typevoire système de mesures » /« type de fonctionnement demarché » défendables et/outransposables à d’autres filières?Typologie desmesuresTypologied’objectifsappliquée auxmesuresTypologie defonctionnementde marchéGrille de récolted’avis qualitatif surl’effet des mesures(efficacité /efficience…)+ coûtsFichesdescriptivespar mesureDictionnaireQuelles sont les couples« type voire système demesures » / « type defonctionnement demarché » défendables?Critères descriptifsde fonctionnementde marché1122445567336 bisConditions demarché lors dela mise enœuvre de lamesureUn dictionnaire normalisé des mesures une comparaison de fonctionnementde marchés….Quels sont les couples « typevoire système de mesures » /« type de fonctionnement demarché » défendables et/outransposables à d’autres filières?Type decriseMesure(s)d’interventionFonctmtéconomiquedes filièresDes axes de travail sur« prévention et gestion des crises et prise encompte des spécificités sectorielles»
  21. 21. • Les fonctionnements des marchés des différentes filières n’étant pas tousidentiques, ils sont donc différenciés et rendus comparables dans une approchepar notation ou « scoring » en fonction de leur positionnement sur 6 axes retenusconsidérés comme susceptibles ensemble de caractériser les différences defonctionnement entre les différentes filières agricoles• Une part importante de la légitimité des SMISA réside dans la capacité de cesmesures (efficacité, efficience …) à répondre à des crises, et ce en complémentaux mesures horizontales type assurantielles. Sont donc ici considérées commelégitimant particulièrement une intervention spécifique, les filières :- très rigides,- où les produits ne sont pas stockables,- où la production est très sensible aux aléas climatiques et biologiques,- qui sont totalement désorganisées,- très dépendantes du marché mondial,- et dont la demande est inélastique, en repli ou très variable.Les spécificités sectorielles
  22. 22. NB: le fait d’aboutir à une définition «normée» de la crise ne va pas sansposer de problèmes, certains ne manqueront pas d’y voir l’instaurationd’un «droit à crise», lui préférant dès lors une négociation politique au caspar cas ne nécessitant pas de définition ni de système d’infos public.L’objectif de la gestion de crise ne peut pas être un droit ou un but mais doitconstituer le moyen de corriger les effets de marché en situation d’inefficience.S’il est clair qu’in fine (ne serait-ce qu’à cause de la définition retenue ici de lacrise), la décision doit restée politique, il est tout à fait nécessaire, si l’onsouhaite un ciblage correct et une rapidité de réaction (à des finsd’amélioration de l’efficience et de l’efficacité de ces mesures) qu’un tel systèmed’informations et que le consensus sur les constats économiques amenant à unétat de crise potentiel préexistent à la décision politique.Cette exigence de rapidité suppose également que face à des situations decrises caractérisées ait déjà été raisonnée préventivement la panoplie d’outilsles plus adaptés à ces caractéristiquesLa gestion de crise
  23. 23. Qu’est-ce qu’une crise agricole?La crise est la situation économique résultant d’une variation (de prix, d’offre, dedemande…) peu ou difficilement tolérable par les acteurs (ou une part significative d’entreeux) tout en n’étant pas assimilable à un « soubresaut »: « Au-delà de la variabilitétolérable (en terme d’ampleur) et plus longtemps que l’épiphénomène… ».Schématisation simplifiéeDuréeAmpleur de lavariabilité (en v.abs)EvolutiontendancielleEpiphénomène CriseLimite de lavariabilitétolérableDélai au-delà duquel une variabilitéd’amplitude supérieure à la limite se traduitpar une difficulté économique pour une partsignificative des acteursBruit de fondDuréeAmpleur de lavariabilité (en v.abs)EvolutiontendancielleEpiphénomène CriseLimite de lavariabilitétolérableDélai au-delà duquel une variabilitéd’amplitude supérieure à la limite se traduitpar une difficulté économique pour une partsignificative des acteursBruit de fondLa gestion de crise
  24. 24. Schématisation d’une situation de crise dans la sphère agricole(cas le plus simple: commercialisation continue)La définition de la crise doit être paramétrée par produit, notamment en matière : de variabilité tolérable en termes de prix autour d’une situation considérée comme «normale» et de durées minimales en deçà (ou au-delà) de cette variabilité tolérable à partir de laquelleon entre en crise et on sort de crise dans le secteur considéréEpiphénomènesDélai d’entréeen criseDélai de sortiede crisePériode de criseVariabilitétolérableautour de la«normale» (1)(1) Cette normale a étédéfinie en FR dans le casparticulier de l’accord demodération des marges enF&L comme la moyennequinquennale olympiqueEpiphénomènesDélai d’entréeen criseDélai de sortiede crisePériode de criseVariabilitétolérableautour de la«normale» (1)(1) Cette normale a étédéfinie en FR dans le casparticulier de l’accord demodération des marges enF&L comme la moyennequinquennale olympiqueRappel : C’est ici la variation du prix qui signale la crise, bien que ceci soit une approximation :cas par exemple d’accroissement des coûts de production sur un marché à demande constante, ouvert à des importations suffisamment disponibles à prix derevient stables et où le pouvoir de marché des producteurs subissant cette hausse est insuffisant pour répercuter en aval cette croissance du prix de revient. =>suivi des coûts de production (cf RICA, réseaux des instituts d’élevage, et synthèse de ces approches au sein de l’Observatoire de la Formation desPrix et des Marges), In fine c’est la mesure de l’accélération de la disparition des exploitations concernées par le ou les systèmes de productionparticulièrement impactés par cette croissance du prix des inputs qu’on cherchera in fine à prendre la mesure de la criseLa gestion de crise
  25. 25. Tenter d’établir une typologie de crise vise à permettre d’éclairer la décision publique surla nature des crises et si jugé nécessaire d’aider à la décision concernant des outils deprévention et de gestion les plus adaptés aux caractéristiques des différents évènements.Cette proposition de typologie repose sur la combinatoire de 3 caractéristiquesfréquemment utilisées comme variables descriptives des crises en agriculture:• Leur « nature » : on distingue classiquement les crises conjoncturelles des crisesstructurelles… (même si cela est contestable au plan théorique)• Leur « point d’ancrage » : on qualifie ici de point d’ancrage la combinaison de lagrandeur économique (Offre ou Demande) dont la variation a généré la crise, et dupérimètre « produit » (échelon territorial et segments qualitatifs) sur lequel cette criseest observée (marché pertinent). On s’intéresse ici au relation entre prix et rapport« Disponibilités / Utilisations » (approchant le degré d’équilibre Offre-Demande)• Leur « cause ou origine » : crise sanitaire, climatique…Axes possibles d’une typologie des crisesUn tel travail typologique permet de repérer, même en cours de campagne, le pointd’ancrage d’une crise sous réserve de disposer d’un système d’informationsde qualité aptes à permettre le suivi de l’offre, de la demande et des prix sur lepérimètre « produit » considéré (qualité de l’info., durée des séries…).La gestion de crise
  26. 26. • Si on considère comme nécessaire que le temps de latence s’écoulant entreconstat de la crise et mise en œuvre des mesures correctives soit le plus réduitpossible, il est nécessaire autant que faire se peut de s’appuyer sur desprocédures déjà expérimentées avec succès par le passé ou encore sur desprocédures « activables » aujourd’hui (par exemple au titre de filet de sécurité)en réduisant la décision de mise en œuvre au paramétrage de l’interventionelle-même.NB: Néanmoins, on ne peut exclure la nécessité d’innover face à une situation de crisetotalement nouvelle (par exemple induite par des crises sanitaires ou climatiques sansprécédent dans un secteur donné). Ceci suppose le maintien d’une capacité administrativeminimale d’ingénierie de crise.• Si l’Europe gère toutes les crises, ce choix renforce la nécessité d’unconsensus large sur les informations nécessaires et les modalités defonctionnement des instances décisionnelles à cette échelle (règles de décision,rythme de réunion…), sous peine de décisions retardées ou partiellementinadéquates.NB : La Commission s’est jusqu’à présent montrer très réservée sur le fait de s’engager sur leterrain de la mise au point et le financement communautaire d’un système d’informations pouraider à la décision politique d’intervention (sauf PCP)Quelques réflexions complémentairesLa gestion de crise
  27. 27. Merci de votre attention

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