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"Quelles énergies pour demain ? Le défi de la Transition énergétique" - Colloque SFEN PACA-Corse

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Résumé du colloque annuel SFEN PACA-CORSE

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"Quelles énergies pour demain ? Le défi de la Transition énergétique" - Colloque SFEN PACA-Corse

  1. 1. 1 Colloque SFEN/PACA « Quelles ÉNERGIES pour demain ? » Le Défi de la Transition Energétique Samedi 14 Mars 2015 Pour la troisième année consécutive le Groupe Régional Provence- Alpes-Côte d’Azur et Corse de la SFEN a organisé, conjointement avec le CEA/Cadarache et l’IESF (Ingénieurs et Scientifiques de France) le Colloque « Quelles ENERGIES pour demain ? » au Centre de Congrès d’Aix-en-Provence. De plus, l’Académie des Technologies, grâce à Bernard TRAMIER dont il est le Président pour la Provence, s’est associée cette année à cette manifestation. Ce colloque a l’ambition de répondre à trois objectifs : D’abord pallier un déficit d’information scientifique et technique de la société civile sur les questions concernant les énergies. Ensuite révéler à chaque citoyen les avantages et les inconvénients de la situation actuelle du mix énergétique de la France et du Monde ainsi que les perspectives de chacune des énergies et cela de la manière la plus objective possible. Enfin informer sur la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte qui entre dans sa phase ultime entre le Sénat et l’Assemblée Nationale, c’est donc un moment très important dans le domaine des énergies car les décisions prises dans les prochaines semaines pourraient déterminer l’avenir pour de nombreuses années. Pour atteindre ces objectifs la SFEN/PACA a choisi des conférenciers de niveau national et international, tous des responsables en exercice dans leur domaine. Et cette année encore, si l’on en juge par l’affluence (350 personnes ont participé à ce colloque) et par les commentaires recueillis par écrit à la fin du colloque faisant état d’une grande richesse et d’une grande densité, ce fut un succès. La matinée a été consacrée à trois sujets qui n’avaient pas été traités lors des deux premières éditions : En premier lieu, Julien AUBERT (photo ci-contre), Député de Vaucluse est venu nous parler du texte de Loi sur la Transition énergétique pour une croissance verte : « La plupart d’entre nous ont du mal à suivre » a déclaré en préambule, Bruno Sicard. « Rassurez-vous nous aussi » a répondu Julien Aubert pour qui la loi est une loi «fourretout » avec de nombreux objectifs à des Bruno Sicard, président de la SFEN/PACA pendant son allocution
  2. 2. 2 horizons différents. D’ailleurs cette loi est plus une loi de transition électrique qu’énergétique. L’idée qui semble la guider est de copier le modèle allemand ! De plus, beaucoup d’objectifs sont mal définis : dans son l’article premier, la loi demande une réduction de 50 % de la consommation d’énergie d’ici 2050 sans préciser quel sera le niveau de population ni le PIB à cette date ; la part des ENR ou celle du nucléaire est exprimée en pourcentage de la production, entité par essence pourtant très variable d’un instant à l’autre ! Plusieurs analyses et propositions de M Aubert ont suscité de l’intérêt et des discussions comme la classification des énergies en trois catégories; énergies vertes qui ne peuvent pas être aujourd’hui le pivot du PLTECV, les énergies rouges (les énergies carbonées) qu’il faut réduire et les énergies oranges sur lesquelles il faudrait s’appuyer. Alain BUGAT, Ancien Administrateur Général du CEA (photo ci-contre) nous a d’abord présenté le but, l’organisation et les activités de l’Académie des Technologies dont il est actuellement le Président. Un des buts de cette académie est de rétablir la place de l’expertise scientifique et technologique en particulier dans les media en respectant les exigences de transparence et de neutralité. Il nous a ensuite donné le point de vue de l’Académie sur le méthane, gaz à effet de serre (GES) producteur d’ozone mais qui n’est pas une fatalité et dont on peut réduire les émissions et sur la transition énergétique et la future loi qui en traite. Cette loi doit répondre à trois objectifs antagonistes, l’indépendance énergétique, l’économie de la stratégie énergétique et la réduction de l’émission de GES. Pour cela la maîtrise de la demande est essentielle. Il a ensuite insisté sur l’intermittence de l’éolien et du solaire qui nécessite un adossement sur une autre énergie (l’Allemagne qui a abandonné le nucléaire s’est rabattu sur le charbon et le lignite!). Il a également mis en avant les STEP ou stations de transfert d’énergie par pompage qui permettent d’optimiser la production d’électricité et l’utilisation d’ENR non intermittents comme la biomasse (non alimentaires). Joël GUIOT, Directeur de Recherche au CNRS à l’Europôle de l’Arbois (photo ci-dessous), a dressé un tableau du « changement climatique » et de son évolution au cours de ce siècle. L’orateur a d’abord exposé clairement les thèses du GIEC et en particulier ce qui ressort de son dernier rapport. Mais plus inédit, M Guiot a aussi exposé des résultats propres à sa discipline la paléoclimatologie : Dans le passé pendant l’éocène période chaude (entraînant donc un dégazage de l’océan et sans la présence de l’homme), la concentration de gaz carbonique a dépassé largement le niveau actuel ; des phénomènes comme la position de la terre par rapport au soleil ou les variations de son axe de rotation font la différence entre une période glaciaire et interglaciaire. Les évolutions prévues sur la fin du siècle, conformément aux rapports du GIEC, ne reposent eux que sur les modèles climatiques. Or ils prennent en compte,
  3. 3. 3 comme principal mécanisme influant sur le long terme, leur modèle d’effet de serre (les mécanismes météorologiques étant chaotiques ne sont valables, on le sait, que pour le court terme). De plus les résultats de ces modèles sont très dépendants du scénario d’émission de Gaz carbonique choisi. Ces incertitudes et ambiguïtés ont provoqué pas mal de questions de la part de l’assistance amorçant un débat instructif et animé. L’après-midi a été consacrée à des sujets plus classiques mais abordés sous un angle différents de ce qui a pu être présenté les années précédents : Olivier APPERT, président de l’IFPEN et Délégué Général de l’Académie des Technologies fait porter sa conférence sur la liaison entre transition énergétique et pétrole en particulier dans le transport. Or dans la loi, on ne parle que très peu de charbon pétrole et gaz et comme l’a déjà remarqué M. Aubert, c’est plus une loi de transition électrique. D’autre- part, le secteur énergétique présente une inertie très forte. Bien entendu le stockage de l’énergie et en particulier celui de l’électricité est un enjeu majeur ; mais les progrès dans ce domaine sont lents, Volta a présenté sa pile à Napoléon en 1801! N’oublions pas aussi que 1.5 milliards d’habitants n’ont toujours pas l’accès à l’électricité. En conséquence, d’après l’AIE, les énergies fossiles couvriront les 3/4 de la hausse de la demande d’énergie primaire d’ici 2040 alors que les ENR n’en représenteront que 17 % dont la moitié due à la biomasse c'est-à-dire au bois ! Il ne faut donc pas rêver d’autant que cela sera très couteux (1000 milliards de dollars par an). La France, elle, représente 2% de la consommation mondiale d’énergie et seulement 1 % des émissions de CO2. Parmi les énergies carbonées, le pétrole dont 55 % est consacré au transport tandis que le transport lui dépend à 92 % du pétrole. Les possibilités futures de diversification sont très limitées (gaz naturel, bio fuels, électricité pour le ferroviaire...). On peut en revanche compter sur l’amélioration des moteurs à combustion interne et sur l’électrification des véhicules. Il existe une complémentarité entre moteurs thermiques et électriques (hybridation, « stop and start »…). L’émergence des techniques de l’information devraient conduire à des véhicules économes, commutés et autonomes. Dans ce domaine énergétique, tout en ayant une vision mondiale, la France possède des entreprises très performantes sur lesquelles il faut s’appuyer car l’investissement va être considérable. Néanmoins, il faut rester prudent et modeste vis-à-vis des nouvelles technologies à développer car l’avenir est difficile à prévoir (qui parle aujourd’hui de la MHD et des moteurs céramiques mis en avant pendant les années 1970 ? Par ailleurs toujours d’après M Appert, réduire la consommation d’énergie dans les proportions que nous demande la loi aboutit à retarder de 3 semaine la date à laquelle on atteindra l’augmentation fatidique de 2°C. MM Ferrier et Appert
  4. 4. 4 Jérôme FERRIER, président de AFG et de l’Union Internationale du Gaz prend la suite de M Appert et nous fait passer du pétrole au gaz, la moins polluante des 3 énergies fossiles, affublée d ‘un triple A : Abondante, Accessible, Abordable. Il présente cette énergie comme complémentaire de l’énergie nucléaire. Le gaz, avantage significatif, dispose, déjà en France de stockages souterrains très importants correspondant à 1/3 de nos besoins annuels. Toujours d’après l’AIE, en raison surtout du développement de la Chine mais aussi de l’Inde, du Moyen-Orient, des USA, de l’Australie et de l’Afrique, le gaz rattrapera presque le pétrole et dépassera le charbon en 2040. La production énergétique sera principalement de la génération électrique. Dans ce contexte l’avenir du Gaz non conventionnel mieux répartis en particulier dans des pays de l’OCDE que le gaz conventionnel, est brillant et cela constituera un changement de panorama de l’ensemble de la planète. L’UIG créé par les européens promeut le gaz naturel et se focalise actuellement sur le développement de l’Afrique dont une grande partie de la population, très pauvre, a un grand besoin d’énergie. Une série de questions pertinentes posées à MM Appert et Ferrier a montré l’intérêt suscité par ces deux brillants exposés... Pour Dominique MINIERE, Directeur Exécutif en charge de la Direction du Parc nucléaire et thermique d’EDF et Président de la SFEN (photo ci- contre), il y a trois dimensions dans le développement durable : le développement, l’environnemental et le sociétal. Parmi, les nombreux scénarios (1200) envisagés par le GIEC, seuls 8 permettent de limiter le réchauffement à 2 °C en 2100 sans faire appel au nucléaire. L’utilisation de l’Uranium répond aux exigences du développement, de l’environnement (hors accident), de coût et d’indépendance énergétique (44% des réserves sont dans les pays de l’OCDE) et la France possède sur son sol de nombreuses années de consommation et recycle son combustible usé-MOX). Les pays qui ont décidé de sortir du nucléaire ne sont que 3, l’Italie, la Suisse et l’Allemagne qui après l’arrêt de ses centrales a vu le coût de son kWh et ses rejets de CO2 augmentés. Jamais, il n’y a eu, de par le monde, autant de réacteurs en construction que pendant l’année qui vient de s’écouler. Mais il ne faut pas opposer les énergies les unes aux autres, on a et on aura besoin de toutes. Il faut simplement s’efforcer de réduire l’empreinte environnementale de chacune. En France, notons que le rejet de CO2 est bien inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE et le rejet provenant de l’électricité produite par EDF seule, est « tombé » à 17g de CO2 par kWh l’an dernier ! Jacques-Thierry MONTI, Délégué Régional PACA et Directeur du Commerce Régional Méditerranée d’EDF (photo ci-contre), nous a présenté les perspectives d’usage de l’Electricité dans l’habitat et les transports. Pour appliquer correctement la future loi de TE, les réseaux sont appelés chaque jour à devenir plus intelligents. Un des points dont on doit tenir compte au niveau des besoins énergétiques de la planète est l’urbanisation.et demain les systèmes électriques intelligents vont changer la ville : « smart-cities, smart-environment, smart-economy, smart-people…» De ce point de vue EDF se place comme opérateur au service des collectivités. Il faut bien entendu gérer les problèmes d’intermittence, de sécurité et d’économie. En ce qui concerne le
  5. 5. 5 développement des réseaux intelligents, la région PACA est bien placée avec un démonstrateur regroupant 2500 clients dont 300 « pilotés » (i.e. le réseau peut prendre la main pour effacer quelques instants une consommation ou au contraire inciter à consommer et déclencher chauffage, eau chaude ou autres). Ce qui est « smart » est beau mais aussi et au moins pour l’instant, très couteux. Les solutions sont matures sur le plan technologique mais doivent pour le moment être fortement « soutenues » sur le plan économique. Notons que presque tous les conférenciers ont insisté sur le fait que la population mondiale et le niveau de vie allaient augmenter dans les années à venir et qu’en conséquence une réduction mondiale de la consommation énergétique en 2050 n’était pas crédible. Enfin, Christian KERT, Député des Bouches du Rhône, a synthétisé la problématique Energies/Climat. La réponse à donner au changement climatique doit tenir compte d’un certain nombre de contraintes : protéger les emplois actuels, en créer d’autres, conserver l’indépendance énergétique etc. et cela dans un univers d’incertitudes. Les objectifs assignés à la France, un des rares pays à avoir baissé ses rejets de Carbone, a été rempli mais il n’est pas sûr qu’au niveau mondial ce soit efficace en raison des délocalisations dans des pays moins exigeant vis-à-vis de l’environnement ! En terme de stratégie, si le GIEC a raison lorsqu’il réclame que dans 30 ans, l’électricité doit être « bas carbone » tandis que dans le même temps la consommation sera multipliée par deux, alors le Nucléaire qui peut être mis en œuvre tout de suite à grande l’échelle, fait partie de la solution. Il est efficace: depuis 1971, malgré sa part modeste au plan mondial, il a permis d’’économiser 2 ans d’émission de CO2. En France; prolonger la durée de vie du parc existant présente un intérêt incontestable permettant d’utiliser un outil déjà amorti ! Bernard Tramier, président de l’IESF Provence et Bruno Sicard conclurent ce colloque placée dans le cadre de la Journée Nationale de l’Ingénieur, patronnée par la Présidence de la République. Pour M Tramier, les exposés ont bien montré que le Problème de l’énergie doit être vu au niveau mondial. La France est une bonne élève et réduire encore nos émissions de 40% cela se traduit par 0,4% au niveau mondial soit à l’intérieur de l’incertitude sur le chiffre des émissions! Réduire les émissions de CO2, cela va dans le bon sens mais alors pourquoi réduire le nucléaire qui n’en émet pas? Par ailleurs M Tramier suggère qu’on aurait pu consacrer certaines dépenses du GIEC en particulier celles somptuaires affectées aux conférences climat (COP, MOP) souvent décevantes et qui coûtent cher non seulement en argent mais aussi en émission de CO2, à des actions plus utiles comme l’amélioration de l’efficacité énergétique, les ressources en eau potable etc. ..
  6. 6. 6 Enfin, il s’est félicité du succès de la conférence qui devient un grand classique et a émis le souhait de la pérenniser. Bruno Sicard, lui a répondu que cela sera étudié par le bureau de la SFEN et il s’est ensuite attaché à remercier ceux qui ont participé à la préparation et au déroulement de ce colloque : les conférenciers tous excellents, M. Yves BLISSON, journaliste qui a assuré l’animation de tout le Colloque, les Etudiants1 du Master PRNT de la Faculté de Pharmacie de Marseille qui ont aidé tout au long de la journée ; les membres de la SFEN/PACA etc. Ecrit par Pierre BESLU Pour contacter la SFEN Provence-Alpes-Côtes-d’Azur et Corse : Bastide du Clos des Sources 17 Boulevard de Carelle - Puyricard, 13540 Aix-en-Provence 1 Merci en particulier à Florent Briscese, Victoria Eyraud, Xavier Montagne de la Roque, Charlotte Garnier, Agathe Demars, Geoffrey Lepesteur, Mélissa Tomezik.

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