Le marché del’animation en 2009télévision et cinéma,production, diffusion, audiencejuin 2010
Cette étude a été réalisée conjointement par la Direction de l’audiovisuel et la Direction desétudes, des statistiques et ...
SommaireSommaire.............................................................................................................
B.     Les coûts de distribution en salles des films d’animation d’initiative française............51    C.     Les frais ...
a.      Les films d’animation en vidéo ...............................................................................98  ...
ObjectifsLe Centre national du cinéma et de l’image animée a réalisé pour la deuxième annéeconsécutive une étude sur le ma...
MéthodologiePour réaliser cette étude qui examine tous les segments de la production et de la diffusiondes œuvres d’animat...
SynthèseA l’occasion du Festival international du film d’animation d’Annecy, le CNC a réalisé pour ladeuxième année conséc...
81,5 % tous genres confondus. Parallèlement, les films français d’animation présentent unedurée moyenne de vie supérieure ...
maintiennent un niveau élevé de ventes et participent à la croissance du chiffre d’affaires ducinéma en vidéo. Le segment ...
I. La production audiovisuelle d’animationL’animation entre dans un nouveau cycle de production en 2009. Le volume produit...
Coût horaire moyen de l’animation audiovisuelle (K€/heure)     700                   639,9     650           660,1        ...
Le financement de l’animation audiovisuelle                            2008                                      2009     ...
Parallèlement, 43 heures de coproductions minoritairement françaises sont produites,financées par un apport étranger total...
a. Les chaînes hertziennes nationales historiquesLe volume d’animation commandé par les chaînes nationales historiques pro...
b. Les chaînes gratuites de la TNTEn 2009, Gulli est la seule chaîne de la TNT gratuite à investir dans l’animation. Aucun...
C. Production aidée d’animation selon les tranches de coûtEn 2009, la production audiovisuelle aidée d’animation augmente ...
Structure des formats d’animation en volume horaire                        2008                                           ...
Les frais de « moyens techniques et de laboratoires » demeurent le premier poste dedépenses pour les programmes d’animatio...
Volume horaire d’animation selon le format et le taux de dépenses en France                                  séries de    ...
En 2009, le nombre d’entreprises de production d’œuvres d’animation se situe dans lamoyenne des cinq dernières années. 48 ...
Les 10 premiers producteurs de programmes d’animation (en volume horaire¹)                           2008                 ...
II. La production française de longs métragesd’animationLa production française de longs métrages d’animation connait depu...
b. Les devis des films d’animationLe total des devis des longs métrages d’animation agréés entre 2000 et 2009 s’élève à595...
La couverture des devis des films d’animation est assurée à 79,3 % par des financementsfrançais et à 20,7 % par des financ...
Intervention de TPS Cinéma dans les longs métrages d’animation                                                2005     200...
années. Bien qu’intervenant uniquement sur la trilogie Arthur, TF1 est à l’origine de 26,0 %des investissements. Enfin, M6...
investir, dans la limite de 20 % de leur financement annuel, dans des œuvres de coproductionréalisées dans la langue d’un ...
films bénéficiaires (13,3 %). En 2009, aucun long métrage d’animation ne bénéficie del’avance sur recettes avant réalisati...
j. Les sociétés de production de longs métrages d’animation56 longs métrages d’animation ont été agréés sur la période 200...
Coûts de production des films d’animation                                                     dépenses (M€) dépenses (%)  ...
III. Les films d’animation en sallesLa diffusion des longs métrages d’animation dans les salles de cinéma présente descara...
Étude CNC sur "Le Marché de l'animation 2009" (juin 2010)
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Étude CNC sur "Le Marché de l'animation 2009" (juin 2010)

  1. 1. Le marché del’animation en 2009télévision et cinéma,production, diffusion, audiencejuin 2010
  2. 2. Cette étude a été réalisée conjointement par la Direction de l’audiovisuel et la Direction desétudes, des statistiques et de la prospective.Centre national du cinéma et de l’image animée12, rue de Lübeck 75784 Paris cedex 16Tél : 01.44.34.38.26Fax : 01.44.34.34.55www.cnc.frNicolas Besson, Sophie Cheynet, Benoît Danard, Sophie Jardillier,Caroline Jeanneau, Clément Malherbe, Laurence Peyré, Cindy Pierron, Antoine Trotet2 Le marché de l’animation
  3. 3. SommaireSommaire.............................................................................................................................. 3Objectifs ................................................................................................................................ 6Méthodologie......................................................................................................................... 7Synthèse ............................................................................................................................... 8I. La production audiovisuelle d’animation ....................................................................11 A. Le financement de l’animation ...................................................................................12 a. Les financements français......................................................................................13 b. Les financements étrangers ...................................................................................13 c. Le financement par le CNC ....................................................................................14 B. Les apports des diffuseurs dans les programmes d’animation ...................................14 a. Les chaînes hertziennes nationales historiques .....................................................15 b. Les chaînes gratuites de la TNT.............................................................................16 c. Les chaînes du câble, du satellite et de la TNT payante.........................................16 C. Production aidée d’animation selon les tranches de coût...........................................17 D. Les formats d’animation.............................................................................................17 E. Les dépenses en animation .......................................................................................18 F. Les entreprises de production d’animation audiovisuelle ...........................................20II. La production française de longs métrages d’animation.............................................23 A. Evolution et financement de la production..................................................................23 a. Le nombre de films produits ...................................................................................23 b. Les devis des films d’animation..............................................................................24 c. Les préachats de Canal+ .......................................................................................25 d. Les préachats de TPS Cinéma...............................................................................25 e. Les préachats de Ciné Cinéma ..............................................................................26 f. Les investissements des diffuseurs hertziens en clair ............................................26 g. Les interventions des SOFICA ...............................................................................27 h. Les films d’animation bénéficiaires de l’avance sur recettes...................................28 i. Le crédit d’impôt.....................................................................................................29 j. Les sociétés de production de longs métrages d’animation....................................30 B. Les coûts de production des films d’animation...........................................................30III. Les films d’animation en salles ..................................................................................32 A. Les films d’animation en salles ..................................................................................32 a. Evolution du nombre de films .................................................................................32 b. Evolution des combinaisons de sortie ....................................................................35 c. Evolution des entrées et des recettes.....................................................................38 d. Durée de vie en salles des films d’animation..........................................................44 e. Les distributeurs des films d’animation...................................................................50 Le marché de l’animation 3
  4. 4. B. Les coûts de distribution en salles des films d’animation d’initiative française............51 C. Les frais de promotion des films d’animation .............................................................53 a. Plus de 90 % des films d’animation sortis en salles bénéficient d’une exposition publicitaire .......................................................................................................................54 b. Internet : premier support de promotion des films d’animation................................54 c. Une pression publicitaire corrélée au nombre de copies ........................................55 d. La publicité selon la nationalité des films d’animation.............................................56IV. Le public des films d’animation en salles ...................................................................59 A. Le public des films d’animation ..................................................................................59 a. Public des films d’animation selon la nationalité .....................................................60 b. Public des films d’animation Art et Essai ................................................................61 c. Public des films d’animation selon le nombre de copies .........................................62 d. Public des films d’animation selon le nombre d’entrées..........................................63 e. Public des films d’animation selon le mode de production......................................64 B. Le public des films d’animation selon les tranches d’âge ...........................................66 a. Les 3-14 ans dans le public des films d’animation..................................................66 b. Les 15-24 ans dans le public des films d’animation................................................67 c. Les 25-49 ans dans le public des films d’animation................................................68 d. Les plus de 50 ans dans le public des films d’animation.........................................69V. L’animation à la télévision..........................................................................................70 A. L’offre d’animation à la télévision ...............................................................................70 a. L’offre des chaînes historiques...............................................................................70 b. L’offre des chaînes de la TNT ................................................................................77 c. L’offre des chaînes thématiques d’animation..........................................................80 B. Les films d’animation à la télévision ...........................................................................81 a. L’offre de films d’animation des chaînes historiques...............................................81 b. Saisonnalité de la diffusion des films d’animation...................................................82 c. Diffusion des films d’animation selon leur nationalité..............................................82 d. Diffusion des films d’animation selon l’horaire ........................................................83 e. L’offre de films d’animation des chaînes de la TNT gratuite....................................84 C. L’audience de l’animation à la télévision ....................................................................85 a. L’audience sur les chaînes historiques...................................................................86 b. L’audience sur les chaînes gratuites de la TNT ......................................................91 c. L’audience des chaînes thématiques d’animation ..................................................92VI. L’exportation des programmes audiovisuels d’animation ...........................................93 A. Les performances de l’animation française à l’international .......................................93 B. La géographie des coproductions de la production française d’animation..................95 C. La géographie des ventes d’animation française .......................................................96 D. La concentration du secteur de l’exportation d’animation française ...........................97VII. L’animation en vidéo..................................................................................................98 A. Le marché de détail ...................................................................................................984 Le marché de l’animation
  5. 5. a. Les films d’animation en vidéo ...............................................................................98 b. Les programmes audiovisuels pour enfants en vidéo ...........................................102 B. De la salle à la vidéo................................................................................................105 C. Concentration du marché de l’animation en vidéo....................................................109VIII. L’animation en vidéo à la demande..........................................................................111 A. Les films d’animation en vidéo à la demande...........................................................111 B. Les programmes audiovisuels d’animation en vidéo à la demande..........................114IX. Les interventions du CNC dans l’animation..............................................................115 A. Les aides aux programmes audiovisuels .................................................................115 a. Les aides à l’écriture ............................................................................................115 b. Les aides au développement................................................................................116 B. Les aides au cinéma................................................................................................120 a. Le long métrage d’animation ................................................................................120 b. Le court métrage d’animation ...............................................................................122 C. Les aides aux industries techniques, au multimédia et à la vidéo ............................123 a. Les aides aux nouvelles technologies en production ............................................124 b. Les aides à la recherche et à l’innovation en audiovisuel et multimédia (RIAM) ...124 c. Le crédit d’impôt international...............................................................................124 d. Le fonds d’aide au jeu vidéo.................................................................................125 e. Les aides aux projets pour les nouveaux médias .................................................125 f. Les aides à l’édition vidéo ....................................................................................126 g. Les aides à la vidéo à la demande (VàD) .............................................................127 D. L’exportation, la promotion.......................................................................................128 a. Les aides à l’exportation de programmes audiovisuels.........................................128 b. Les aides à l’exportation de films cinématographiques.........................................129 c. La promotion ........................................................................................................130Annexes .............................................................................................................................131 Annexe 1 – Productions 100 % françaises d’animation aidées par le CNC en 2009.........132 Annexe 2 – Coproductions internationales d’animation majoritairement françaises aidées par le CNC en 2009 .........................................................................................................133 Annexe 3 – Coproductions internationales d’animation minoritaires françaises aidées par le CNC en 2009 ...................................................................................................................135 Annexe 4 – L’animation au CNC : Contacts .....................................................................136 Le marché de l’animation 5
  6. 6. ObjectifsLe Centre national du cinéma et de l’image animée a réalisé pour la deuxième annéeconsécutive une étude sur le marché de l’animation en France. Cette étude analysel’évolution de la production audiovisuelle et de la production cinématographique d’œuvresd’animation. Elle met en lumière les caractéristiques spécifiques de la diffusion de cesœuvres sur le territoire national dans les salles de cinéma, à la télévision, en vidéo, en vidéoà la demande et à l’exportation. Elle dresse également un bilan de l’ensemble des aides duCNC au secteur de l’animation.6 Le marché de l’animation
  7. 7. MéthodologiePour réaliser cette étude qui examine tous les segments de la production et de la diffusiondes œuvres d’animation, le CNC s’est appuyé sur de multiples sources d’information.Les données sur la production audiovisuelle sont issues des dossiers relatifs aux aides àl’audiovisuel du fonds de soutien du CNC. Elles peuvent donc présenter des écarts avecd’autres sources, notamment celles présentées par les chaînes ou le Conseil supérieur del’audiovisuel.Les données sur la production et le financement des longs métrages d’animation sont issuesde l’agrément des investissements. Les informations sur les coûts de production des filmsd’animation s’appuient sur les dossiers d’agrément de production de ces films.Les résultats des films d’animation dans les salles de cinéma sont issus des déclarations derecettes transmises par les établissements cinématographiques au CNC. Les données surles nombres de copies proviennent de la presse professionnelle. Les informations sur lescoûts de distribution des films d’animation sont extraites de l’étude du même nom, quis’appuie sur les données du soutien automatique à la distribution, sur celles de lacontribution Canal+ à la distribution et sur une enquête ad hoc, réalisée chaque annéeauprès des distributeurs de films d’initiative français en salles. Les analyses sur les coûts depromotion des films sont issues des piges publicitaires réalisées par Kantar Média.Les données sur la composition du public des films d’animation proviennent de Publixiné,une enquête initiée par le CNC et Médiavision et réalisée par l’institut Harris Interactive.Les analyses sur l’offre d’animation à la télévision n’ont pas pour objet d’étudier le respectdes obligations de diffusion des chaînes de télévision en matière de diffusion deprogrammes. Elles ne sont ainsi pas comparables avec celles qui émanent du Conseilsupérieur de l’audiovisuel. Pour ce qui concerne les informations sur l’offre télévisuelled’animation, les sources sont variées : Médiamétrie, Conseil supérieur de l’audiovisuel(CSA), Guide des chaînes numérique, CNC. Les informations spécifiques sur la diffusion deslongs métrages d’animation à la télévision sont issues d’une base de données commune auCSA et au CNC. L’ensemble des données d’audience sont fournies par Médiamétrie.Les résultats des programmes audiovisuels d’animation français à l’exportation sont issusd’une enquête conduite par le CNC et TV France International, auprès des professionnels dela production et de la vente de programmes audiovisuels.Les dépenses des ménages en achats de vidéo d’animation sont évaluées par le CNC etl’institut GfK. Par ailleurs, les éditeurs vidéo déclarent au CNC, pour chaque œuvrecinématographique éditée, le nombre de copies vendues et le chiffre d’affaires net facturé,ce qui permet des analyses par titre.Enfin, les données sur l’offre de films d’animation en vidéo à la demande proviennent d’unrecensement, effectué régulièrement par le CNC, de l’offre VàD sur huit plates-formes parmiles plus importantes. Le marché de l’animation 7
  8. 8. SynthèseA l’occasion du Festival international du film d’animation d’Annecy, le CNC a réalisé pour ladeuxième année consécutive une étude sur le marché de l’animation. Cette étude dresseune analyse complète et approfondie de la production et de la diffusion (salles de cinéma,télévision, vidéo, VàD et exportations) des œuvres d’animation, qu’elles soientcinématographiques ou audiovisuelles.351 heures de programmes audiovisuels d’animation produit en 2009En 2009, la production de programmes audiovisuels d’animation connait une croissance de35,5 % pour atteindre 351 heures pour un total des devis de 211,1 M€. L’année 2009correspond au point haut du cycle de production de l’animation. Depuis dix ans, le volume deproduction audiovisuelle d’animation atteint près de 300 heures en moyenne et le coûthoraire de ces programmes s’élève en moyenne à 600,5 K€ sur la période.Plus que les autres genres télévisuels, l’animation française se finance pour plus de 20 %avec des partenaires étrangers.L’animation française rencontre de réels succès à l’exportation. En moyenne, elle concentreprès du tiers des ventes de programmes audiovisuels français à l’étranger, alors que levolume de production française d’animation représente moins de 10 % de l’ensemble desheures produites dans l’hexagone.Une forte progression des entrées et des recettes des films d’animation en 2009En 2009, 35 films inédits d’animation font l’objet d’une exploitation en salles, soit le niveau leplus élevé de la décennie. Huit films d’animation sont disponibles en 3D numérique. En2009, la fréquentation des films d’animation progresse de 66,2 % pour atteindre sont plushaut niveau depuis dix ans avec 28,53 millions d’entrées. Les neuf films d’animation françaisréalisent 5,12 millions d’entrées, soit une part de marché de 17,9 % (deuxième plus hautniveau de la décennie). La forte progression des entrées des films d’animations’accompagne d’une progression encore plus prononcée (+78,9 %) des recettes de cesfilms, conséquence du développement des films d’animation projetés en 3D dont le prixmoyen du billet est supérieur à celui des autres films (6,54 € pour les films d’animation en3D, contre 6,28 € pour l’ensemble des films d’animation).Les longs métrages d’animation bénéficient d’une large exposition en sallesLes films d’animation bénéficient à la fois d’importants frais d’édition et de largescombinaisons de sortie. En moyenne, l’investissement publicitaire brut tarifé d’un filmd’animation s’élève à 1 637,6 K€ en 2009, contre 760,2 K€ tous genres confondus.En 2009, un film d’animation inédit bénéficie d’une combinaison moyenne de sortie de293 copies, contre 137 copies pour l’ensemble des films. Les longs métrages d’animationreprésentent 4,3 % des films inédits de 2009 mais concentrent près de 15 % des entrées deces films. Les longs métrages d’animation bénéficient d’une durée moyenne de vie en sallessupérieure à celle de l’ensemble des films. Ainsi, en 2009, les films d’animation réalisent-ils79,9 % de leurs entrées au cours des quatre premières semaines de leur exploitation, contre8 Le marché de l’animation
  9. 9. 81,5 % tous genres confondus. Parallèlement, les films français d’animation présentent unedurée moyenne de vie supérieure à celle des films américains.Le public des films d’animation se diversifieLe public des films d’animation est composé presque à part égale d’enfants et d’adultes (plusde 33 % du public pour chaque groupe entre 2005 et 2009). En général, chaque enfant estaccompagné par un adulte pour une séance de cinéma, et le plus souvent par une femme.Ces dernières composent plus de la moitié du public des films d’animation. La part desspectateurs occasionnels dans le public des films d’animation progresse régulièrementdepuis 2005.Plus de 4 200 heures de programmes d’animation sur les chaînes historiques en 2009En 2009, les chaînes hertziennes historiques (TF1, France 2, France 3, Canal+, France 5 etM6) diffusent 4 231 heures de programmes d’animation (y compris 194 heures de filmsd’animation). L’offre d’animation progresse de 8,4 % en 2009. Elle représente 8,5 % del’offre totale de programmes des chaînes historiques. France 5, France 3 et TF1 sont lesprincipaux diffuseurs d’animation. En 2009, 57,8 % de l’offre totale d’animation diffusée surles chaînes historiques est proposée entre 05h00 et 08h30 (52,2 % en 2008), principaletranche de diffusion du genre.L’offre d’animation est proportionnellement plus élevée en période de congés scolaires.48,5 % des volumes d’animation sont diffusés pendant les vacances scolaires alors que cesdernières ne représentent que 42,5 % des jours de l’année. En 2009, l’offre d’animationaugmente de 12,5 % en période scolaire contre 4,9 % hors vacances.Une offre majoritairement françaiseL’offre d’animation française est majoritaire et se renforce en 2009. Elle représente 42,7 %du volume total d’animation diffusée sur les chaînes hertziennes historiques en 2009.L’animation américaine constitue près d’un tiers de l’offre (32,0 %) et devance l’offred’origine européenne non française (11,9 %) et les programmes d’autres nationalités(13,4 %), principalement australiens, canadiens et japonais.Une audience performante sur les 4-10 ans et les 11-14 ansLes programmes d’animation représentent 2,5 % de la consommation des téléspectateursâgés de 4 ans et plus sur les chaînes hertziennes historiques en 2008 (TF1,France 2, France 3, Canal+, France 5, M6 et Arte). Les enfants surconsomment lesprogrammes d’animation diffusés à la télévision. Ainsi, chez les enfants âgés de 4 à 10 anset ceux âgés de 11 à 14 ans, l’audience des programmes d’animation est sur-performantepar rapport aux standards habituels de toutes les chaînes historiques. En 2009, l’audiencede ces programmes sur les chaînes historiques est de 8,7 % chez les 11-14 ans et de17,4 % chez les 4-10 ans alors que l’offre (films inclus) représente 8,5 % de l’ensemble desprogrammes de ces chaînes.L’animation, un genre important en vidéoEn 2009, le chiffre d’affaires des ventes de longs métrages d’animation progressent de 1,9 %pour atteindre 111,8 M€. Les films d’animation réalisent 14,0 % du chiffre d’affaires ducinéma en vidéo. Dans un contexte de stabilité du marché de la vidéo, les films d’animation Le marché de l’animation 9
  10. 10. maintiennent un niveau élevé de ventes et participent à la croissance du chiffre d’affaires ducinéma en vidéo. Le segment des films d’animation en vidéo est dominé par les œuvresaméricaines qui représentent en 2009 87,2 % des ventes en volume et 88,9 % du chiffred’affaires, contre respectivement 6,4 % et 4,7 % pour les œuvres françaises.10 Le marché de l’animation
  11. 11. I. La production audiovisuelle d’animationL’animation entre dans un nouveau cycle de production en 2009. Le volume produit est enaugmentation pour la première fois depuis 2006, année au cours de laquelle il avait atteint leplus haut niveau de la dernière décennie. Il s’élève à 351 heures en 2009, contre 259 heuresen 2008, soit une croissance de 35,5 %. Le volume produit se situe ainsi à un niveausupérieur à la moyenne des dix dernières années. Entre 2000 et 2009, le volume annuel decommande d’animation atteint en moyenne 299 heures.Panorama de la production audiovisuelle d’animation 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009volume horaire (heures) 281 327 261 208 330 268 395 314 259 351devis (M€) 185,5 209,2 171,6 128,6 194,4 154,9 214,9 176,5 151,6 211,1coût horaire (K€/heure) 660,1 639,9 657,4 618,3 589,1 577,8 543,4 562,6 585,4 600,9apports des diffuseurs (M€) 36,6 41,2 30,9 27,6 47,6 39,7 56,1 50,0 40,1 58,8apports du CNC (M€) 24,6 27,6 20,1 18,2 28,7 24,7 38,2 25,6 27,9 35,3apports étrangers (M€) 81,8 95,4 78,5 55,6 62,4 51,7 56,7 53,5 42,9 52,5Evolution des heures aidées d’animation 400 395 351 300 327 330 314 281 268 261 259 200 208 100 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009Source : CNC.L’animation représente 8,3 % des heures totales de programmes audiovisuels aidés par leCNC en 2009, contre 6,5 % en 2008. En moyenne, les diffuseurs attribuent 1 130,8 K€ parprojet, contre 817,9 K€ en 2008 (783,5 K€ en moyenne entre 2000 et 2009). Les devis totauxdes programmes d’animation progressent de 39,2 % à 211,1 M€ en 2009, soit un coûthoraire en progression de 2,7 % par rapport à 2008 à 600,9 K€ en moyenne. Sur les dixdernières années, le coût horaire atteint 600,5 K€ en moyenne. Le marché de l’animation 11
  12. 12. Coût horaire moyen de l’animation audiovisuelle (K€/heure) 700 639,9 650 660,1 657,4 618,3 600,9 600 577,8 562,6 589,1 585,4 550 543,4 500 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009Source : CNC.L’évolution de la production d’animation en 2009 est portée par les tendances suivantes : • Le volume des séries de format court (moins de 8 minutes) diminue de 2,3 % entre 2008 et 2009 à 98 heures. Ces séries représentent 28,0 % des heures d’animation aidées en 2009, contre 38,8 % en 2008. • Le volume des séries de 11 à 15 minutes poursuit sa progression pour la deuxième année consécutive. Il augmente de 31,1 % à 152 heures en 2009. Ces séries constituent le premier format d’animation depuis 2008 (43,3 % du volume total en 2009). • Le volume des séries de 23 à 26 minutes progresse fortement en 2009 (+141,6 % à 99 heures), après avoir diminué de 83 heures entre 2007 et 2008. Ces séries représentent 28,3 % du volume d’animation mis en production en 2009, contre 15,9 % en 2008.A. Le financement de l’animationPar rapport aux autres genres de programmes audiovisuels aidés par le CNC, lefinancement de l’animation française se caractérise par une part importante d’apportsétrangers. Les financements étrangers représentent 24,9 % des devis des programmesd’animation en 2009.Le financement de l’animation audiovisuelle (M€) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009financements français 103,7 113,9 93,1 73,0 132,0 103,2 158,1 123,0 108,7 158,6producteurs français 33,8 29,4 27,4 17,5 40,8 25,6 42,3 32,6 27,4 41,5préventes en France 2,5 6,6 9,5 3,0 6,8 8,4 10,2 9,2 6,4 15,6diffuseurs 36,6 41,2 30,9 27,6 47,6 39,7 56,1 50,0 40,1 58,8SOFICA 4,4 8,1 2,8 3,6 4,0 2,0 5,5 1,2 2,1 3,7CNC 24,6 27,6 20,1 18,2 28,7 24,7 38,2 25,6 27,9 35,3autres 1,8 0,9 2,3 3,2 4,0 2,8 5,8 4,4 4,7 3,7financements étrangers 81,8 95,4 78,5 55,6 62,4 51,7 56,7 53,5 42,9 52,5coproductions étrangères 64,3 53,1 54,2 36,7 40,9 29,8 32,7 35,2 25,7 31,9préventes à létranger 17,5 42,2 24,3 18,9 21,5 21,9 24,0 18,3 17,2 20,6total des financements 185,5 209,2 171,6 128,6 194,4 154,9 214,9 176,5 151,6 211,1Source : CNC.12 Le marché de l’animation
  13. 13. Le financement de l’animation audiovisuelle 2008 2009 Producteurs Producteurs français Etranger français Etranger 24,9% 18,1% 19,7% 28,3% Préventes en France Préventes en 4,2% France Autres 7,4% 3,5% Autres 4,5% Diffuseurs CNC Diffuseurs COSIP 26,4% 16,7% 27,9% 18,4%Source : CNC.a. Les financements françaisA l’image de l’évolution des volumes de production, les financements français destinés à laproduction d’œuvres d’animation progressent en 2009. Ils affichent une croissance de45,9 % à 158,6 M€ et atteignent ainsi leur plus haut niveau des dix dernières années. Lesapports des producteurs français augmentent de 51,7 % à 41,5 M€. Les dépenses deschaînes sont en hausse de 46,7 % à 58,8 M€. Leur part dans le financement desprogrammes d’animation est supérieure à 25 % pour la cinquième année consécutive. Ellepasse de 26,4 % en 2008 à 27,9 % en 2009 (23,8 % en moyenne entre 2000 et 2009). Ilconvient également de noter la très forte progression des préventes en France en 2009, liéeà des minima garantis apportés par des producteurs français ayant une forte activité dedistribution, notamment à l’étranger, et à l’augmentation des volumes de formats de13 minutes et de 26 minutes. 33 projets ont fait l’objet de préventes en France en 2009 dont5 projets pour un montant supérieur à 1 M€, contre 24 projets dont un seul pour un montantsupérieur à 1 M€ en 2008.b. Les financements étrangersLes financements étrangers progressent de 22,3 % à 52,5 M€ en 2009. Cette évolutions’explique autant par la croissance des apports en coproduction (+23,8 %) que par celle despréventes à l’étranger (+19,9 %).Les apports étrangers perdent leur place de première source de financement du genre en2009 (24,9 % du total, contre 28,3 % en 2008). En moyenne, ils couvrent 35,1 % des devisentre 2000 et 2009.242 heures d’animation bénéficient d’un financement étranger en 2009 (coproduction etprévente), soit 68,9 % du volume total produit. L’année précédente, 66,9 % du volumed’animation mis en production avaient bénéficié d’un financement étranger (173 heures).En 2009, 198 heures de coproductions majoritairement françaises sont initiées avec unapport étranger total de 28,3 M€ dont 14,9 M€ d’apports en coproduction et 13,4 M€ depréventes (108 heures avec un apport étranger de 14,1 M€ en 2008). Le marché de l’animation 13
  14. 14. Parallèlement, 43 heures de coproductions minoritairement françaises sont produites,financées par un apport étranger total de 24,2 M€ dont 17,0 M€ d’apports en coproduction et7,2 M€ de préventes (65 heures avec un apport étranger de 28,8 M€ en 2008).c. Le financement par le CNCL’apport du CNC pour les programmes d’animation augmente moins rapidement que lesvolumes (+26,4 % en 2009). Il couvre 16,7 % des devis en 2009 (18,4 % en 2008 et 15,1 %en moyenne entre 2000 et 2009), pour un apport horaire moyen en baisse de 6,7 % parrapport à 2008 à 100,6 K€ (90,5 K€ en moyenne entre 2000 et 2009).B. Les apports des diffuseurs dans les programmes d’animationInvestissements des chaînes dans l’animation investissements² coût horaire¹ apport horaire¹ heures¹ (M€) (K€) (K€) 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009chaînes hertziennes publiques 143 130 23,8 27,5 601,7 623,8 164,2 181,3France 2 11 7 1,9 2,7 606,9 548,0 142,0 194,4France 3 99 100 18,2 21,3 625,1 673,0 184,3 193,3France 3 Régions - 2 - 0,1 - 202,8 - 46,5total France 3 99 102 18,2 21,4 625,1 665,3 184,3 190,9France 5 33 21 3,7 3,4 529,2 446,2 111,4 129,8France Télévisions³ 143 130 23,8 27,5 601,5 623,8 164,1 181,3Arte 0 - 0,0 - 516,8 - 87,0 -chaînes hertziennes privées 68 170 11,2 24,4 595,6 644,4 145,3 133,9TF1 46 62 7,8 10,8 645,4 685,4 171,6 170,5M6 10 57 2,5 8,9 701,0 657,5 120,4 129,8Canal+ 13 50 0,9 4,7 331,8 578,4 69,6 93,0total chaînes hertziennes 211 300 35,0 51,9 599,6 635,5 158,0 154,4chaînes du câble, du satellite et de la 45 33 4,8 5,1 536,1 442,5 54,6 49,0TNT payantechaînes gratuites de la TNT - 16 - 1,6 - 334,9 - 45,2total chaînes du câble, du satellite et 45 49 4,8 6,7 536,1 406,5 54,6 47,7de la TNTchaînes locales 2 2 0,2 0,2 244,2 241,6 53,1 60,7Total 259 351 40,1 58,8 585,4 600,9 139,0 138,9¹ En tant que premier diffuseur.² Tous rangs de diffusion confondus.³ Le groupe France Télévisions intègre France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô. En 2008 et 2009, France 4 etFrance Ô n’ont pas investis dans l’animation.Source : CNC.14 Le marché de l’animation
  15. 15. a. Les chaînes hertziennes nationales historiquesLe volume d’animation commandé par les chaînes nationales historiques progressefortement en 2009, essentiellement du fait des chaînes privées. Les chaînes historiquesparticipent au financement de 89 heures d’animation de plus qu’en 2008 (+41,9 % à300 heures, contre 211 heures en 2008). Elles apportent 51,9 M€ (+48,2 %) dont 46,3 M€ entant que premiers diffuseurs (+38,7 %).Les chaînes publiquesEn 2009, le niveau de commande des chaînes nationales publiques diminue à 140 heures(-8,1 %) dont 130 heures en tant que premiers diffuseurs (-9,3 %), pour un apport total enhausse de 15,4 % à 27,5 M€.France 2 apporte 2,7 M€ (+40,7 %) pour un total de 16 heures d’animation dont 7 heures entant que premier diffuseur (-36,6 %).France 3 (hors France 3 Régions, qui investit 0,1 M€) augmente sa participation de 16,9 % à21,3 M€ pour un total de 111 heures de programmes (+12,0 %) dont 100 heures en tant quepremier diffuseur (+1,4 %). France 3 couvre 28,7 % du devis de ses programmes, soit0,8 point de moins qu’en 2008. La chaîne initie notamment la production de deux séries :Magic Planet (52x12’ - Label Anim) et Gaston Lagaffe (78x7’ - Normaal / AB Productions).En 2009, France 5 apporte 3,4 M€ à 31 heures de programmes d’animation (3,7 M€ pour33 heures en 2008) dont 21 heures en tant que premier diffuseur (33 heures en 2008).Les chaînes privéesLes investissements des chaînes nationales privées dans l’animation augmentent à 24,4 M€(11,2 M€ en 2008), pour un volume de commande en progression à 173 heures dont170 heures en tant que premiers diffuseurs. La croissance du volume d’animationcommandé par les chaînes privées explique la majeure partie de la progression globale duvolume d’animation mis en production en 2009.TF1 apporte 10,8 M€ (+38,2 % par rapport à 2008) pour 65 heures d’animation (+43,9 %)dont 62 heures en tant que premier diffuseur (+37,2 %). La chaîne apporte en moyenne170,5 K€ par heure de programme initié en 2009 (-0,7 %). TF1 met en production sept sériesdont le Livre de la jungle (52x11’ – Moonscoop IP) et la saison 2 de Spiez ! Nouvellegénération (26x24’ – Marathon Media).Les apports de M6 dans l’animation sont multipliés par 3,6 en 2009 à 8,9 M€ (2,5 M€ en2008) pour 73 heures de programmes dont 57 heures en tant que premier diffuseur(20 heures dont 10 heures en tant que premier diffuseur en 2008). La chaîne apporte enmoyenne 129,8 K€ par heure de programme en tant que premier diffuseur, contre 120,4 K€en 2008 (+7,8 %). M6 initie notamment la production de la série le Petit Nicolas (52x12’ –Method Animations / M6 Studio).Les investissements de Canal+ dans l’animation passent de 0,9 M€ en 2008 à 4,7 M€ en2009 (soit 5,3 fois plus) pour 50 heures de programmes (3,3 fois plus), toutes en tant quepremier diffuseur (4 fois plus). Canal+ apporte en moyenne 93,0 K€ par heure de programmeen tant que premier diffuseur, contre 69,6 K€ en 2008 (+33,6 %). La chaîne met enproduction plusieurs séries dont les Dalton (78x8’ - Xilam Animation) et Diego Oasis (52x12’- Millimages / Amuse Films). Le marché de l’animation 15
  16. 16. b. Les chaînes gratuites de la TNTEn 2009, Gulli est la seule chaîne de la TNT gratuite à investir dans l’animation. Aucunechaîne de la TNT n’avait contribué à la production d’animation l’année précédente. Gulliinvestit 1,6 M€ dans 42 heures dont 16 heures en tant que premier diffuseur. Elle affiche unapport horaire (45,2 K€) proche de celui des chaînes thématiques.c. Les chaînes du câble, du satellite et de la TNT payanteNeuf chaînes du câble, du satellite et de la TNT payante participent au financement deprogrammes d’animation en 2009, soit une chaîne de plus qu’en 2008. Ces chaînesinterviennent essentiellement en tant que deuxièmes, voire troisièmes diffuseurs (78,3 % duvolume total). Elles participent au financement de 151 heures de programmes d’animation(+28,4 % par rapport à 2008) mais le nombre d’heures en tant que premiers diffuseursbaisse à 33 heures (-28,0 %). Leur apport total est en hausse de 7,1 % à 5,1 M€. Lacontribution de ces chaînes représente 8,7 % de l’ensemble des apports des diffuseurs surle genre (11,9 % en 2008). En 2009, leur taux de couverture en tant que premiers diffuseurss’établit à 11,1 % des devis (10,2 % en 2008).La participation de Canal J, premier investisseur des chaînes du câble, du satellite et de laTNT payante dans l’animation, diminue de 25,2 % à 1,9 M€. Elle finance au total 37 heuresd’animation dont 14 heures en tant que premier diffuseur (44 heures dont 26 heures en tantque premier diffuseur en 2008).Disney Channel apporte 1,7 M€ à la production des programmes d’animation en 2009(+132,6 % par rapport à 2008) pour 52 heures de programmes (21 heures en 2008) dont10 heures en tant que premier diffuseur (16 heures en 2008).Investissements des chaînes du câble, du satellite et de la TNT payante investissements² coût horaire¹ apport horaire¹ heures¹ (K€) (K€) (K€) 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 13ème Rue 2 - 70,0 - 107,8 - 46,7 - Canal J 26 14 2 587,0 1 934,5 583,4 424,4 63,2 47,1 Disney Channel 16 10 748,0 1 740,0 537,7 597,4 39,6 57,7 Game one - 3 - 100,0 - 429,1 - 33,0 Jétix - - - 312,0 - - - - Ma Planète - - 22,5 - - - - - MCM 1 - 105,0 - 359,0 - 89,7 - Orange Ciné Novo - - - 250,0 - - - - Orange Cinéma Séries - - - 50,0 - - - - Planète - - - 3,5 - - - - Télétoon - 1 1 075,0 256,0 - 309,2 - 28,0 TiJi 1 5 154,0 474,0 154,9 193,4 50,0 50,2 TPS CinéFamily - - 20,0 - - - - - Total 45 33 4 781,5 5 120,0 536,1 442,6 54,6 49,0¹ En tant que premier diffuseur.² Tous rangs de diffusion confondus.Source : CNC.16 Le marché de l’animation
  17. 17. C. Production aidée d’animation selon les tranches de coûtEn 2009, la production audiovisuelle aidée d’animation augmente de 92 heures. Cetteprogression repose sur les programmes dont le coût horaire est compris entre 300 K€ et600 K€ (+94 heures) et sur les programmes dont le coût horaire est supérieur à 900 K€(+22 heures). Les programmes dont le coût horaire se situe entre 500 K€ et 600 K€ affichentla plus forte progression (+40 heures). 64,2 % des heures produites en 2009 présentent uncoût horaire supérieur à 500 K€, une proportion en baisse de 5,4 points par rapport à 2008(69,6 %). Les programmes dont le coût horaire est supérieur à 500 K€ concentrent 75,7 %du montant total des devis, 73,2 % des apports des diffuseurs et 65,7 % des apports du CNCen 2009.Production aidée d’animation selon les tranches de coût horaire apports diffuseurs aides CNC heures devis (M€) (M€) (M€) 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009inférieur à 200 K€ 8 4 1,2 0,7 0,3 0,2 0,2 0,2de 200 K€ à 300 K€ 10 7 2,8 1,7 0,6 0,7 0,9 0,5de 300 K€ à 400 K€ 7 39 2,4 13,9 0,7 4,2 0,6 3,8de 400 K€ à 500 K€ 54 76 24,1 35,0 7,9 10,7 6,5 7,7de 500 K€ à 600 K€ 48 88 25,9 49,5 8,5 15,2 5,8 9,6de 600 K€ à 700 K€ 81 74 52,6 47,3 12,1 14,4 7,6 8,1de 700 K€ à 900 K€ 42 31 31,9 24,4 7,3 5,8 5,1 2,8900 K€ et plus 10 33 10,8 38,6 2,6 7,6 1,3 2,7total 259 351 151,6 211,1 40,1 58,8 27,9 35,3Source : CNC.D. Les formats d’animationLes œuvres audiovisuelles française d’animation se déclinent majoritairement en séries.En 2009, trois œuvres unitaires d’animation (cinq en 2008) représentent deux heures deprogrammes pour un coût horaire moyen de 573,7 K€ (764,1 K€ en 2008).Concernant les séries, 22 œuvres affichent une durée par épisode inférieure à 8 minutes etreprésentent au total 98 heures en 2009 (27 œuvres et 100 heures en 2008). En moyenne,le coût horaire de ces programmes s’élève à 507,3 K€, contre 506,9 K€ en 2008.16 programmes (13 en 2008), soit 152 heures (116 heures en 2008), sont des séries dont ladurée par épisode est comprise entre 11 et 13 minutes en 2009 : une série de 10 épisodes,une série de 26 épisodes et 14 séries de 52 épisodes. Leur coût horaire moyen diminue à585,8 K€ (627,8 K€ en 2008).En 2009, 11 œuvres (quatre en 2008) représentant au total 99 heures (41 heures en 2008),sont des séries dont les épisodes durent entre 23 et 26 minutes. Huit d’entre elles comptent26 épisodes. Le coût horaire moyen de ces programmes atteint 716,9 K€, contre 651,6 K€en 2008. Le marché de l’animation 17
  18. 18. Structure des formats d’animation en volume horaire 2008 2009 unitaires unitaires 23 à 26 0,5% 0,4% 23 à 26 minutes minutes 15,9% 28,3% moins de 8 moins de 8 minutes minutes 28,0% 38,8% 11 à 13 11 à 13 minutes minutes 44,8% 43,3%Source : CNC.L’évolution sur dix ans des formats des programmes d’animation aidés par le CNC révèlenotamment une montée en puissance des séries de 11 à 13 minutes. Alors qu’elles étaient leformat le moins représenté en 2000, elles sont devenues depuis 2008 le premier formatd’animation.Evolution des formats d’animation (heures)¹ 400 300 174 99 169 159 124 41 200 157 122 162 152 82 116 147 86 73 96 100 40 78 80 66 81 81 74 100 100 98 57 45 72 37 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 séries de moins de 8 minutes séries de 11 à 13 minutes séries de 22 à 26 minutes¹ Hors unitaires, qui représentent entre 1 heure et 5 heures de programmes par an.Source : CNC.E. Les dépenses en animationEn 2009, les dépenses de production des œuvres d’animation augmentent de 47,0 % enFrance et de 21,1 % à l’étranger par rapport à 2008. Tous formats confondus, 74,0 % desdépenses de production des programmes d’animation sont réalisés en France en 2009,contre 70,1 % en 2008.La part des dépenses de personnel est en hausse de 3,6 points en 2009. Celle desdépenses en « moyens techniques et laboratoires » diminue de 5,1 points. Le poste« personnel » affiche la plus forte croissance en valeur.18 Le marché de l’animation
  19. 19. Les frais de « moyens techniques et de laboratoires » demeurent le premier poste dedépenses pour les programmes d’animation (34,0 % du total en 2009). Ces dépenses sontmajoritairement localisées en France depuis 2008 (51,1 % en 2009, 54,7 % en 2008). Ellesprogressent de 21,2 % en 2009 mais augmentent moins rapidement en France (+13,4 %)qu’à l’étranger (+30,6 %).Postes de dépenses des œuvres d’animation (M€) France Etranger total 2008 2009 2008 2009 2008 2009droits artistiques 8,2 13,4 4,1 2,9 12,3 16,4personnel 28,8 47,0 7,2 10,7 36,0 57,7Interprétation 2,0 2,8 1,1 0,4 3,1 3,2charges sociales 17,7 26,2 0,8 0,8 18,5 27,1transport défraiement régie 2,1 2,6 1,1 0,4 3,2 3,1moyens techniques - laboratoires 32,4 36,7 26,8 35,0 59,2 71,7assurance - divers 5,0 9,5 1,4 1,2 6,4 10,8frais généraux 6,7 11,3 1,8 2,1 8,5 13,3imprévus 3,4 6,6 1,0 1,2 4,5 7,8total 106,3 156,2 45,3 54,9 151,6 211,1Source : CNC.En volume horaire, 10,9 % des œuvres d’animation mises en production en 2009 sontintégralement produites en France, contre 8,5 % en 2008. La proportion d’œuvresd’animation dont le taux de dépenses à l’étranger est supérieur à 30 % diminue de moitié :elle passe de 37,0 % en 2008 à 18,8 % en 2009. La proportion d’œuvres dont le taux dedépenses en France est compris entre 70 % et 80 % progresse significativement : elle passede 8,3 % en 2008 à 32,3 % en 2009.La proportion d’œuvres (en volume horaire) dont le taux de dépenses en France est inférieurà 80 % varie en fonction du format des séries. 19,7 % des volumes de séries de moins de8 minutes présentent un taux de dépenses en France inférieur à 80 %, contre 47,3 % desvolumes de séries de 11 à 15 minutes et 88,7 % des volumes de séries de 23 à 26 minutes. Le marché de l’animation 19
  20. 20. Volume horaire d’animation selon le format et le taux de dépenses en France séries de séries de séries de unitaires total moins de 8’ 11 à 15’ 23 à 26’2005inférieur à 70 % 0 - 34 77 112de 70 % à 80 % 1 6 10 22 39de 80 % à 100 % - 11 14 63 88100 % 2 20 7 - 29total 3 37 66 162 2682006inférieur à 70 % 1 2 36 89 128de 70 % à 80 % 0 13 21 57 92de 80 % à 100 % 1 24 87 28 140100 % 0 32 3 - 36total 3 72 147 174 3952007inférieur à 70 % - 14 52 52 117de 70 % à 80 % 1 21 21 21 64de 80 % à 100 % 1 37 13 42 92100 % 1 28 1 10 41total 3 100 86 124 3142008inférieur à 70 % - 4 50 41 96de 70 % à 80 % 0 16 5 - 22de 80 % à 100 % - 59 61 - 120100 % 1 21 - - 22total 1 100 116 41 2592009inférieur à 70 % - 10 20 36 66de 70 % à 80 % - 10 52 52 114de 80 % à 100 % - 55 68 11 133100 % 2 24 13 - 38total 2 98 152 99 351Source : CNC.F. Les entreprises de production d’animation audiovisuelleDans cette partie, les producteurs dépendants ou liés à des chaînes sont définis comme lesentreprises dont un actionnaire ou groupe d’actionnaires qui détient au moins 15 % ducapital social ou des droits de vote de l’entreprise de production est également actionnaired’un ou de plusieurs diffuseurs hertziens, du câble ou du satellite. Cinq groupes liés à undiffuseur ont ainsi été définis : Lagardère, France Télévisions, Groupe AB, Groupe TF1 etMétropole Télévision (M6).Sont donc considérés ici comme producteurs indépendants les entreprises individuellesindépendantes en termes de capital ainsi que les entreprises appartenant à un groupe lui-même non lié à un diffuseur. Huit groupes indépendants ont ainsi été définis pour l’ensembledu secteur de la production audiovisuelle : Carrère Groupe, Endemol Développement,Groupe Dargaud, Gaumont, Iris, Marathon Group, Telfrance et JLA.A noter qu’un programme peut être financé par plusieurs producteurs ; les heures sont donccomptées deux fois (une fois pour chaque producteur).20 Le marché de l’animation
  21. 21. En 2009, le nombre d’entreprises de production d’œuvres d’animation se situe dans lamoyenne des cinq dernières années. 48 producteurs audiovisuels sont actifs sur le segmentde l’animation en 2009, soit quatre de plus qu’en 2008. Il convient de signaler que l’évolutiondu nombre d’entreprises de production actives est fortement corrélée à l’évolution du volumetotal produit. En 2009, les groupes indépendants produisent 29,3 % du volume horaire totald’animation (28,4 % en 2008). Les producteurs individuels fournissent 74,8 % du volumeproduit dans l’année (81,3 % en 2008).Entreprises de production actives production animation audiovisuelle aidée2005Entreprises actives 43 674Entreprises produisant 50 % des durées 9 77Entreprises produisant 50 % des durées (%) 20,9 11,42006Entreprises actives 57 660Entreprises produisant 50 % des durées 9 60Entreprises produisant 50 % des durées (%) 15,8 9,12007Entreprises actives 46 720Entreprises produisant 50 % des durées 6 63Entreprises produisant 50 % des durées (%) 13,0 8,82008Entreprises actives 44 770Entreprises produisant 50 % des durées 7 63Entreprises produisant 50 % des durées (%) 15,9 8,22009Entreprises actives 48 753Entreprises produisant 50 % des durées 9 69Entreprises produisant 50 % des durées (%) 18,8 9,2Source : CNC.Huit entreprises produisent plus de 10 heures d’animation en 2009. Marathon Media /Tele Images Kids est la société française la plus active dans le secteur de la productionaudiovisuelle d’animation avec 52 heures de programmes, soit 14,8 % du volume horairetotal de la production audiovisuelle aidée d’animation en 2009. Le marché de l’animation 21
  22. 22. Les 10 premiers producteurs de programmes d’animation (en volume horaire¹) 2008 2009 volume % du volume % du horaire total horaire total1 Moonscoop / Moonscoop IP 31 12,0 1 Marathon Media / Tele Images 52 14,82 Les Armateurs 21 8,2 2 Alphanim 31 8,93 Futurikon 21 8,0 3 Dargaud / Ellipsanime / Dupuis 31 8,7- Method Animations 21 8,0 4 Futurikon 23 6,55 Dargaud / Ellipsanime 20 7,7 5 Method Animations 21 5,96 Marathon / Tele Images Kids 17 6,6 6 Moonscoop IP 20 5,77 TeamTO 15 5,7 7 Normaal 18 5,28 Blue Spirit Animation 13 5,2 8 TeamTO 17 5,09 Alphanim 11 4,4 9 2 Minutes 10 3,0- Patoon Animation 11 4,4 - Amuse Films 10 3,0 - GO-N Productions 10 3,0 - Label-Anim 10 3,0 - Les Cartooneurs Associés 10 3,0 - LP Animation 10 3,0 - M6 Studio 10 3,0 - Millimages 10 3,0 - Mondo TV France 10 3,0 - Planet Nemo Animation 10 3,0 - Safari de Ville 10 3,0 - Samka Productions 10 3,0 - Xilam Animation 10 3,0¹ Certaines heures sont comptabilisées deux fois en raison de l’investissement de deux producteurs dans une même œuvre.Source : CNC.22 Le marché de l’animation
  23. 23. II. La production française de longs métragesd’animationLa production française de longs métrages d’animation connait depuis dix ans une activitérégulière. Cette partie analyse le financement des films français d’animation, notamment lesinvestissements consentis par les chaînes de télévision. Elle présente également les postesde coût de production de ces films.A. Evolution et financement de la productionL’analyse de la production de films français d’animation s’appuie sur les œuvres ayant reçul’agrément des investissements du CNC entre 2000 et 2009. Sont exclus de cette analyse :- les films financés par un producteur français mais ne pouvant être qualifiés dœuvreseuropéennes (films soutenus par le fonds Sud ou l’aide aux films en langue étrangère,…).- les films dits « sauvages », qui ne font pas appel à un financement encadré ou au soutienfinancier de l’État et dont la production nest pas terminée.a. Le nombre de films produitsCinq films danimation dont quatre dinitiative française sont agréés en 2009. Au total, entre2000 et 2009, 56 films d’animation ont été agréés, soit 2,6 % de l’ensemble de la productionfrançaise de longs métrages. Selon les années, l’animation représente entre 1,5 % (en 2002)et 4,2 % (en 2008) des films agréés.Evolution du nombre de longs métrages d’animation agréés 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009films d’animation agréés 6 4 3 6 4 8 5 5 10 5dont films d’initiative française 6 3 1 5 4 7 3 1 9 4total des films agréés 164 195 200 212 203 240 203 228 240 230part des films d’animation (%) 3,7 2,1 1,5 2,8 2,0 3,3 2,5 2,2 4,2 2,2Source : CNC.Films d’animation agréés en 2009 1titre réalisateur pays coproducteurs devis (M€)Titeuf le film Chapuis Philippe FR 90 % / CH 10 % 15,00Le Chat du rabbin Sfar Joann / Delesvaux Antoine FR 100 % 12,48Le Marchand de sable et le sable perdu des rêves Moller Jesper DE 80 % / FR 20 % 8,88Totally Spies ! Le film Jardin Pascal FR 90 % / IT 10 % 5,56Sea rex Vuong Pascal / Chapalain Ronan FR 100 % 5,111 CH : Suisse ; DE : Allemagne ; FR : France ; IT : Italie.Source : CNC. Le marché de l’animation 23
  24. 24. b. Les devis des films d’animationLe total des devis des longs métrages d’animation agréés entre 2000 et 2009 s’élève à595,7 M€. L’animation concentre 5,4 % des investissements réalisés dans la productionfrançaise sur la période. Cette part varie entre 2,0 % (en 2002) et 13,5 % (en 2008).Devis des films d’animation 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 devis films d’animation (M€) 28,92 18,68 17,31 38,19 89,30 67,12 47,85 40,12 201,18 47,03 devis totaux (M€) 803,26 905,15 860,71 1 153,30 1 048,83 1 286,13 1 148,47 1 201,08 1 490,45 1 098,68 part des films d’animation (%) 3,6 2,1 2,0 3,3 8,5 5,2 4,2 3,3 13,5 4,3Source : CNC.Entre 2000 et 2009, le devis moyen des films d’animation français (total des devis / nombrede films) s’établit à 10,64 M€. Le niveau du devis moyen est fortement impacté par la trilogieArthur dont chaque volet présente un devis supérieur à 60 M€ (premier film agréé en 2004,deuxième et troisième films agréés en 2008). En retirant les trois volets de Arthur, le devismoyen d’un film d’animation français atteint 7,52 M€ sur la période.Le devis médian (montant pour lequel 50 % des films présentent un devis supérieur et 50 %des films un devis inférieur) s’établit à 6,06 M€.Devis moyen et devis médian des films d’animation (M€) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009devis moyen 4,82 4,67 5,77 6,36 22,32 8,39 9,57 8,02 20,12 9,41évolution (%) - -3,1 +23,5 +10,3 +250,8 -62,4 +14,1 -16,2 +150,7 -53,2devis médian 4,77 4,80 6,56 4,44 9,64 6,00 10,34 7,30 8,55 8,88évolution (%) - +0,8 +36,6 -32,4 +117,3 -37,7 +72,1 -29,4 +17,2 +3,8Source : CNC.Le devis moyen des films d’animation d’initiative française est légèrement plus élevé(11,57 M€ sur la période 2000-2009). En revanche, le devis médian constaté entre 2000 et2009 est plus faible (5,72 M€).Devis moyen et devis médian des films d’animation d’initiative française (M€) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009devis moyen 4,82 4,80 3,43 6,62 22,32 8,74 8,64 10,07 21,45 9,54évolution (%) - -0,5 -28,6 +93,2 +237,1 -60,9 -1,1 +16,6 +113,1 -55,5devis médian 4,77 5,32 3,43 3,80 9,64 6,06 10,34 10,07 9,02 9,02évolution (%) - +11,7 -35,6 +10,9 +153,8 -37,1 +70,6 -2,6 -10,4 0,0Source : CNC.Sur la période, huit films disposent d’un devis supérieur à 15 M€ (les trois volets de Arthur,Astérix et les Vikings, Pollux et le manège enchanté, la Nuit des enfants rois, l’Illusionniste etTiteuf le film). Sept films présentent un devis compris entre 10 M€ et 15 M€. Ainsi, 26,8 %des films français d’animation agréés au cours des dix dernières années disposent-ils d’undevis supérieur à 10 M€. Tous les films d’animation agréés entre 2000 et 2009 présentent undevis supérieur à 2,5 M€.24 Le marché de l’animation
  25. 25. La couverture des devis des films d’animation est assurée à 79,3 % par des financementsfrançais et à 20,7 % par des financements étrangers, principalement sous forme d’apportsen coproduction ou de préventes.c. Les préachats de Canal+Sur la période 2000-2009, Canal+ intervient dans 58,9 % des films d’animation agréés.L’animation représente 2,5 % de l’ensemble des préachats de la chaîne sur la période. En2009, l’animation capte 2,1 % du total des investissements de Canal+ dans la productioncinématographique française (164,79 M€ dans 134 films).Intervention de Canal+ dans les longs métrages d’animation 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009nombre de films préachetés 4 4 3 1 3 4 4 3 5 2% du nombre total de films d’animation 66,7 100,0 100,0 16,7 75,0 50,0 80,0 60,0 50,0 40,0 montant apporté (M€) 3,20 2,90 2,52 1,22 5,23 2,64 1,38 2,20 11,63 3,50Source : CNC.Entre 2000 et 2009, Canal+ apporte en moyenne 1,10 M€ par film d’animation, apport moyenvariant selon les années entre 0,35 M€ (2006) et 2,33 M€ (2008). Ce montant est proche dumontant moyen investi en préachats tous genres confondus (1,17 M€).Apport moyen de Canal+ en préachat dans les longs métrages d’animation (K€) 2 500 2 326,0 2 000 1 748,5 1 742,0 1 500 1 219,6 800,4 838,5 1 000 724,1 733,3 660,0 345,0 500 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009Source : CNC.d. Les préachats de TPS CinémaL’engagement de TPS Cinéma dans le long métrage d’animation ne débute qu’en 2005.6,71 M€ sont investis au cours des cinq dernières années sur dix films. L’apport moyens’élève à 0,67 M€, variant entre 1,06 M€ (2005) et 0,15 M€ (2007). En 2009, TPS Cinéma nefinance aucun long métrage d’animation. Le marché de l’animation 25
  26. 26. Intervention de TPS Cinéma dans les longs métrages d’animation 2005 2006 2007 2008 2009nombre de films préachetés 4 2 1 3 -% du nombre total de films d’animation 50,0 40,0 20,0 30,0 -montant apporté (M€) 4,12 1,45 0,15 0,89 -Source : CNC.e. Les préachats de Ciné CinémaComme TPS Cinéma, Ciné Cinéma investit dans les longs métrages d’animation depuis2005. Neuf films bénéficient d’apports du bouquet entre 2005 et 2009 pour un montant totalde 1,08 M€. L’apport moyen par film atteint 120,0 K€. En 2009, l’engagement de CinéCinéma porte sur deux films pour un total de 530 K€, soit le montant le plus important descinq années.Intervention de Ciné Cinéma dans les longs métrages d’animation 2005 2006 2007 2008 2009nombre de films préachetés 2 2 1 2 2% du nombre total de films d’animation 25,0 40,0 20,0 20,0 40,0montant apporté (K€) 160,0 100,0 120,0 170,0 530,0Source : CNC.f. Les investissements des diffuseurs hertziens en clairEntre 2000 et 2009, 29 des 56 films d’animation agréés ont bénéficié de l’investissementd’une chaîne hertzienne en clair (51,8 %). France Télévisions est particulièrement engagéavec une participation dans 23 de ces 29 films. France 3 est la chaîne la plus active avec16 films (7 films pour France 2).L’engagement des chaînes privées est beaucoup plus limité. TF1 a participé au financementde trois films (la trilogie Arthur) tandis que M6 est présent dans le montage de deux filmsdont Astérix et les Vikings produit par sa filiale M6 Studio.En 2009, seule France 3 investit dans la production cinématographique d’animation.Films d’animation bénéficiant de l’investissement d’une chaîne hertzienne en clair 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009TF1 - - - - 1 - - - 2 -France 2 2 1 1 1 1 1 - - 1 -France 3 1 1 - 1 2 4 2 2 1 2M6 - - - - - 2 - - - -total 3 2 1 2 4 7 2 2 4 2Source : CNC.Entre 2000 et 2009, les chaînes hertziennes en clair ont investi 28,13 M€ sous forme depréachats ou d’apports en coproduction dans la production cinématographique françaised’animation. Les investissements progressent sur la période. Ils s’élèvent en cumul à9,09 M€ sur les cinq premières années et à 19,04 M€ sur les cinq dernières.France 3 est le premier financeur hertzien. La chaîne apporte à elle seule 47,8 % du montanttotal des investissements des chaînes hertziennes en clair. France 2 contribue à hauteur de19,6 %. France Télévisions concentre ainsi 67,4 % des engagements des dix dernières26 Le marché de l’animation
  27. 27. années. Bien qu’intervenant uniquement sur la trilogie Arthur, TF1 est à l’origine de 26,0 %des investissements. Enfin, M6 finance 6,7 % du total.Les investissements moyens par film de France 2 et France 3 varient d’une année à l’autreen fonction des films concernés. Ainsi, l’investissement moyen varie entre 0,46 M€ (2002) et1,00 M€ (2004) pour France 2 et entre 0,38 M€ (2001) et 1,30 M€ (2009) pour France 3. Enrègle générale, l’investissement de France 2 et de France 3 se partage à 50 % sous formede préachats et 50 % sous forme d’apports en coproduction. TF1 participe trèsmajoritairement sous forme de préachats (86,3 % des investissements de la chaîne).Intervention des chaînes hertziennes dans le financement des longs métrages d’animation (M€) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009TF1 - - - - 2,00 - - - 5,30 -France 2 1,60 0,53 0,46 0,76 1,00 0,46 - - 0,70 -France 3 0,53 0,38 - 0,76 1,06 3,00 2,25 2,00 0,85 2,60M6 - - - - - 1,88 - - - -total 2,13 0,91 0,46 1,53 4,06 5,34 2,25 2,00 6,85 2,60Source : CNC.En 2009, les investissements des chaînes en clair sont constitués à hauteur de 55,8 % pardes préachats de droits de diffusion. A noter que ces investissements ne proviennent qued’une seule chaîne (France 3).Intervention des chaînes hertziennes en 2009 TF1 France 2 France 3 M6 Totalfilms - - 1 - 1préachats (M€) - - 1,45 - 1,45apports en coproduction (M€) - - 1,15 - 1,15total (M€) - - 2,60 - 2,60Source : CNC.g. Les interventions des SOFICADéfinitionLes Sofica (sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel) ont étécréées par la loi du 11/07/1985. Ce sont des sociétés qui collectent des fonds auprès de particuliers etles investissent exclusivement dans le secteur de la production cinématographique et audiovisuelle.Les souscripteurs de parts de SOFICA peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de48 %, à condition que la Sofica investisse au moins 10 % de sa collecte dans le capital de sociétés deproduction (financement du développement), et de conserver les parts souscrites 5 ans pour lesSofica non garanties et 8 ans pour les Sofica garanties.Les investissements des Sofica peuvent prendre la forme de versements en numéraire réalisés parcontrats d’association à la production (mode d’intervention le plus fréquent), contrôlés par le CNC(investissements sur des œuvres agréées), et de souscription au capital de sociétés ayant pouractivité exclusive la réalisation d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles agréées. Lesinvestissements SOFICA ne peuvent excéder 50 % de la part européenne des financements d’unemême œuvre. Les contrats doivent être signés avant le début des prises de vues. Ils doivent êtredéposés au registre du cinéma et de l’audiovisuel dans les 15 jours suivant leur signature. Les Soficadoivent investir dans des œuvres agréées réalisées en langue française. Par ailleurs, elles peuvent Le marché de l’animation 27
  28. 28. investir, dans la limite de 20 % de leur financement annuel, dans des œuvres de coproductionréalisées dans la langue d’un pays coproducteur majoritaire de l’Union Européenne.Les Sofica ne sont ni des coproducteurs (pas d’accès au soutien automatique), ni des distributeurs, nides diffuseurs ; en contrepartie de leurs investissements, elles bénéficient de droits à recettes surl’exploitation future des œuvres. Depuis 2005, les Sofica signent chaque année une charteprofessionnelle définissant les règles d’investissement dans la production indépendante.Entre 2000 et 2009, les SOFICA sont intervenues dans le financement de 23 longs métragesd’animation pour un montant total de 13,38 M€. L’investissement moyen par film s’établit à0,58 M€.Intervention des SOFICA dans les longs métrages d’animation 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009nombre de films 2 1 0 2 1 4 1 1 9 2% du nombre total de films d’animation 33,3 25,0 0,0 33,3 25,0 50,0 20,0 20,0 90,0 40,0montant apporté (M€) 0,95 0,67 0,00 1,65 0,50 2,12 0,32 0,15 5,46 1,57Source : CNC.Après une année exceptionnelle au regard de leur intervention (5,46 M€ sur 9 films en 2008),les SOFICA investissent en 2009 dans deux des cinq films agréés en 2009, pour un montantde 1,57 M€. L’investissement moyen par film atteint 786 K€, soit 5,7 % du devis des filmsconcernés. L’investissement moyen est donc supérieur à celui constaté sur l’ensemble desfilms (369 K€). En revanche, le niveau de couverture est le même, les SOFICA couvrant enmoyenne 5,6 % du devis des 98 films bénéficiant de leur intervention en 2009.En 2009, deux SOFICA sont intervenues dans le financement des longs métragesd’animation. Banque Populaire Images finance 68,2 % des apports des SOFICA avec1,07 M€ et Valor 31,8 %.Les SOFICA finançant des films d’animation en 2009SOFICA montant (M€)Banque Populaire Images 1,07Valor 0,50total 1,57Source : CNC.h. Les films d’animation bénéficiaires de l’avance sur recettesEntre 2000 et 2009, quatorze longs métrages d’animation agréés ont bénéficié de l’avancesur recettes avant réalisation, pour un montant total de 6,09 M€. Ces films représentent25,0 % de la production d’animation agréée sur la période. Le montant moyen d’avance surrecettes accordé pour un long métrage d’animation est de 435 K€. Le montant des avancesvarie entre 300 K€ et 525 K€ (montant obtenu par Mia et le Migou). A titre de comparaison,le montant moyen d’avance sur recettes tous genres confondus s’élève 371 K€ entre 2000 et2009.Entre 2000 et 2009, l’avance sur recettes couvre en moyenne 6,0 % des devis des filmsd’animation bénéficiaires. Ce taux de couverture est plus faible que pour l’ensemble des28 Le marché de l’animation
  29. 29. films bénéficiaires (13,3 %). En 2009, aucun long métrage d’animation ne bénéficie del’avance sur recettes avant réalisation.Longs métrages d’animation bénéficiant de l’avance sur recettes avant réalisation 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009nombre de films 2 1 - 3 2 3 2 - 1 -% du nombre total de films d’animation 33,3 25,0 - 50,0 50,0 37,5 40,0 - 10,0 -montant apporté (M€) 0,85 0,49 - 1,19 1,00 1,38 0,80 - 0,38 -Source : CNC.Sur la période 2000-2009, un seul film d’animation obtient l’avance sur recettes aprèsréalisation pour un montant de 100 K€. Il s’agit de T’Choupi en 2002.i. Le crédit d’impôtLarticle 88 de la Loi de finances pour 2004 n° 2003 -1311 du 30 décembre 2003 instaure uncrédit dimpôt au titre des dépenses de production cinématographique. Larticle 48 de la loin° 2004-1485 du 30 décembre 2004, larticle 24 de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005et larticle 109 de la loi n°2005-1720 du 30 décemb re 2005 viennent compléter ou modifier ledispositif législatif sur le crédit dimpôt. Ce crédit dimpôt vise à encourager les entreprises deproduction à réaliser principalement sur le territoire français les travaux de production deleurs œuvres cinématographiques agréées. Depuis le 1er janvier 2006, cet avantage fiscalest réservé aux entreprises de production déléguée pour les films tournés en français et estplafonné à 1 M€ par film. Le crédit dimpôt est égal à 20 % des dépenses éligibles.Le crédit dimpôt est imputable sur limpôt sur les sociétés dû au titre de lexercice au coursduquel les dépenses ouvrant droit au crédit dimpôt sont exposées. Le cas échéant,lexcédent de crédit dimpôt qui ne peut être imputé sera restitué à lentreprise bénéficiaire.Depuis la mise en place du crédit d’impôt, vingt-quatre films d’animation agréés ont étédéclarés éligibles pour un montant total estimé de 16,1 M€.Quatre des cinq longs métrages d’animation agréés en 2009 sont éligibles au crédit d’impôtpour un montant total estimé de 2,86 M€ qui s’échelonnera sur au moins deux exercicesfiscaux en raison de la durée de production de ces films. Deux de ces films atteignent leplafond de 1 M€.Les films d’animation bénéficiaires du crédit d’impôt 2004 2005 2006 2007 2008 2009films éligibles 4 4 3 1 8 4% du total des films agréés 100,0 50,0 60,0 20,0 80,0 80,0 1montant prévisionnel (M€) 2,1 2,81 2,17 0,7 5,46 2,861 Soutien non déduit.Source : CNC. Le marché de l’animation 29
  30. 30. j. Les sociétés de production de longs métrages d’animation56 longs métrages d’animation ont été agréés sur la période 2000-2009. Ils ont été produitspar 37 sociétés différentes. 18 sociétés ne comptent qu’une seule production sur la période(48,7 %). Neuf sociétés ont produit 2 films (24,3 %). Les sociétés les plus actives sont LesArmateurs (6 films), Millimages (4 films), Home Made Movies (branche production cinémad’Ellipsanime), EuropaCorp et Folimage (3 films chacune).Au départ, le long métrage concernait exclusivement des spécialistes de l’animation. Cen’est plus le cas aujourd’hui avec Nord-Ouest Productions (Azur et Asmar), EuropaCorp(Arthur), M6 Studio (Astérix et les Vikings), Haut et court (Piccolo, Saxo et compagnie) ouencore Fidélité Films (la Nuit des enfants rois).B. Les coûts de production des films d’animationL’analyse des coûts de production des films d’animation est construite à partir des donnéesde l’agrément de production et appréhende les coûts définitifs de production. Les devisprévisionnels, communiqués au CNC dans les dossiers d’agrément des investissements,avant tournage, peuvent en effet subir des évolutions non négligeables.Il convient de rappeler que l’agrément de production est délivré soit lorsque l’entreprise deproduction a reçu des sommes au titre de l’agrément des investissements pour le tournagedu film (il permet ainsi de rendre cet octroi définitif), soit directement au titre de la productiond’œuvres cinématographiques achevées, lorsque l’agrément des investissements n’est pasrequis. Cette analyse s’appuie uniquement sur les films d’animation d’initiative française,cest-à-dire financé intégralement ou majoritairement par des investissements français.L’analyse des coûts de production des films d’animation est limitée par le nombre de filmsconcernés. 27 films d’animation d’initiative française ont reçu un agrément de production surla période 2003-2009 : 5 en 2009, 5 en 2008, 4 en 2007, 3 en 2006, 2 en 2005, 3 en 2004 et5 en 2003. La taille réduite de l’échantillon ne permet pas de dresser de réelles tendances. Ilconvient donc d’être prudent dans l’interprétation de ces données.L’ensemble des dépenses de production des 27 films d’animation d’initiative françaiseagréés entre 2003 et 2009 s’élève à 261,77 M€.Le personnel s’impose comme le premier poste de dépenses sur l’ensemble de la période(37,9 %), suivi par les moyens techniques (13,8 %) et les frais divers (9,4 %). L’interprétation(voix des personnages) représente 5,5 M€ et 2,1 % des coûts totaux.30 Le marché de l’animation
  31. 31. Coûts de production des films d’animation dépenses (M€) dépenses (%) coût moyen (M€) Droits artistiques 17,90 6,8 0,66 Personnel 99,34 37,9 3,68Rémunérations Interprétation 5,48 2,1 0,20 Charges sociales 20,04 7,7 0,74 Moyens techniques 36,22 13,8 1,34Technique Pellicules-Laboratoires 4,56 1,7 0,17 Sous-traitance 24,43 9,3 0,90 Transports,défraiements, régie 10,31 3,9 0,38Tournage Assurances et divers 18,98 7,2 0,70 Divers 24,51 9,4 0,91Total 261,77 100,0 9,70Base FIF (animation) : 27 films (2003-2009).Source : CNC.La structure globale des coûts de production des films d’animation est très proche de celledes films de fiction : sur l’ensemble de la période 2003-2009, les rémunérations captent54,5 % des dépenses, contre 55,9 % en moyenne pour la fiction, les frais de tournage29,9 %, (29,5 % pour la fiction) et les frais techniques 15,6 % (14,6 % pour la fiction).Principaux postes de production des films d’animation (2003-2009) Tournage 29,9% Rémunérations 54,5% Technique 15,6%Source : CNC.La délocalisation des dépenses est plus forte pour l’animation que pour la fiction : 23,1 %des dépenses sont réalisés à l’étranger sur la période 2003-2009, contre 14,1 % pour lesfilms de fiction.Dépenses en France et à l’étranger pour les films d’animation France (M€) étranger (M€) total (M€) France (%) étranger (%)Droits artistiques 14,43 3,48 17,90 80,6 19,4Personnel 77,88 21,46 99,34 78,4 21,6Interprétation 3,94 1,54 5,48 71,9 28,1Charges sociales 19,54 0,50 20,04 97,5 2,5Moyens techniques 27,46 8,76 36,22 75,8 24,2Pellicules-Laboratoires 4,06 0,50 4,56 89,0 11,0Sous-traitance 9,88 14,55 24,43 40,5 59,5Transports, défraiements, régie 8,50 1,81 10,31 82,5 17,5Assurances et divers 16,51 2,47 18,98 87,0 13,0Divers 19,11 5,40 24,51 78,0 22,0Total 201,29 60,48 261,77 76,9 23,1Base FIF (animation) : 27 films (2003-2009).Source : CNC. Le marché de l’animation 31
  32. 32. III. Les films d’animation en sallesLa diffusion des longs métrages d’animation dans les salles de cinéma présente descaractéristiques particulières, notamment en termes de performance, d’exposition, deconditions de promotion et de durée de vie en salles.A. Les films d’animation en sallesDans cette partie, sont considérés comme nouvellement sortis en France les longs métragesinédits en salles. L’ensemble des films nouveaux regroupe ainsi les œuvres ayant fait l’objetd’une sortie commerciale nationale mais également les films inédits exploitéscommercialement lors d’événements ponctuels (festivals et rétrospectives notamment). Lesnombres de copies qui figurent dans cette partie proviennent d’informations relevées dans lapresse. Le nombre de copies pour un film correspond aux copies éditées pour la premièresemaine d’exploitation en salles. Il inclut les copies sur pellicule argentique et les copies etfichiers destinés à la projection numérique.a. Evolution du nombre de filmsEntre 2000 et 2009, 233 films d’animation inédits sont sortis sur les écrans français, soit4,3 % de l’ensemble des films sortis sur la période. Parmi ces 233 films d’animation figurent50 films français (21,5 %), 95 films américains (40,8 %), 40 films européens (17,2 %) et48 films d’autres nationalités (20,6 %).En 2009, 35 films d’animation font l’objet d’une première sortie commerciale en France, soitle niveau le plus élevé de la décennie (22 films en 2008). Cette progression estessentiellement due aux films américains dont le nombre retrouve un niveau comparable àcelui des années 2006 et 2007, mais aussi aux films français dont le nombre est le plusimportant de ces dix dernières années.Parmi les 50 films d’animation français sortis en salles entre 2000 et 2009, 46,0 % sont desfilms 100 % français. Les coproductions majoritaires composent 36,0 % des filmsd’animation français sortis ces dix dernières années. Seuls 9 films d’animation sur 50 sontdes coproductions minoritaires entre 2000 et 2009, soit 18,0 %. Chaque année, les filmsfrançais représentent entre 12 % (2001) et 32 % (2003) de l’offre totale de films d’animation.En 2009, cette part s’établit à 25,7 %, soit le deuxième niveau le plus haut de la décennie.En 2009, la part des films américains dans le total des films d’animation sortis en premièreexclusivité atteint 37,1 %, contre 27,3 % en 2008. Le poids des films d’Outre-Atlantiqueretrouve ainsi un niveau proche de celui des années précédentes à environ 40 % par an.En 2009, l’offre de films d’animation européens inédits est en baisse mais demeure à unniveau relativement élevé (5 films, contre 7 en 2008).Le nombre de films d’animation d’autres nationalités est stable entre 2000 et 2009, avec unpoids compris entre 12 % et 30 % selon les années. Néanmoins, 8 films d’autres nationalitéssont sortis en salles en 2009, soit le nombre le plus élevé de ces dix dernières années(4 films en 2008). Le Japon est à l’origine de la majeure partie de ces films (68,8 % sur lapériode 2000-2009).32 Le marché de l’animation

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