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Productivité               Conditions très favorables               C   ii       è f                                      ...
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Lien entre Société et                                       Environnement                   Développement                 ...
Biodiversité : protection/gestion         Il faut trouver un moyen de « mesurer » ou de « quantifier »           les éléme...
Biodiversité : protection/gestionSchématiquement, on peut considérer qu’un écosystème ou un environnement         q       ...
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Biodiversite conference important

  1. 1. La Biodiversité : son rôle dans le r t n r an fonctionnement des écosystèmes Pr FRANCOUR Patrice francour@unice.frhttp://www.unice.fr/ecomers  p // / Université de Nice‐Sophia Antipolis EA 4228 ECOMERS EA 4228 ECOMERS Ecosystèmes CÔtiers Marins Et Réponses aux Stress. ECOlogy of Marine Ecosystems and Responses to Stress
  2. 2. La Bi di L Biodiversité : ité l’ascension fulgurante d’un concept flou À la fin des années 80, la diversité biologique devient la f , gq Biodiversité Un concept à l mode d puis l s mm t de Rio en 1992 n pt la m d depuis le sommet d Ri nMais qu’est-ce que c’est ? Est-elle menacée ? Si oui, pourquoi ? Est ce Est-ce finalement si important que cela … ?
  3. 3. Biodiversité : la Diversité du VivantLe concept de Biodiversité est apparu dans les années 1970, lorsque les recherchesconsacrées aux conséquences des disparitions des espèces et la fragmentation desécosystèmes ou des milieux ont pris de l’importance l importance.L’expression “diversité biologique” est apparue en 1980 et son usage s’est répanduaprès la publication d’un livre par Norse E.A. et al. (1980; Conserving biologicaldiversity in our national forests).A partir des publications de Wilson E.O. (1988), la forme contractée apparaît :Biodiversité (biodiversity)La conférence de Rio de Janeiro (juin 1992) lui était consacrée. La “Convention surla Biodiversité” a été signée plus de 150 pays (entrée en vigueur, décembre 1993;ratification le 1er juillet 1994 par la France). Dans l’article 2 de cette convention, ily a une définition de la biodiversité : “La variabilité des organismes vivants de toute origine y compris La compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes.”
  4. 4. Biodiversité : la Diversité du VivantIl y a donc 3 niveaux d’étude : la diversité génétique la diversité spécifique la diversité écosystémique (ou écologique)Diversité génétique : Diversité des gènes au sein des espèces La reproduction de chaque espèce contribue à la continuité de la vie vie. Paradoxalement, les mécanismes de la reproduction sexuée, fondamentalement conservateurs, sont en même temps producteurs dune g génération à lautre, de différences génétiques entre individus. , g q Cette diversité génétique est la source de la diversité des possibilités dadaptation des individus. 1 000 chez les bactéries; 10 000 chez les champignons; 100 000 chez la souris; 400 000 chez certaines plantes à fleurs !
  5. 5. Biodiversité : la Diversité du VivantIl y a donc 3 niveaux d’étude : la diversité génétique la diversité spécifique la diversité écosystémique (ou écologique)Diversité spécifique : Diversité en espèces Peut être mesurée au niveau d’une biocénose d’une région d’un groupe d une biocénose, d une région, d un systématique, etc. La notion même d’espèce est complexe; la mesure de sa diversité l’est p p d’autant, même si le niveau d’analyse est bien précisé. Le recours à des niveaux systématiques plus élevés (genre, famille, etc) est une solution.
  6. 6. Combien d’espèces par phylum ?QuQuestion longtemps débattue. g mp u .Linné dénombrait 40 000 espècesau milieu du XVIIème siècle.Actuellement, il y a environ 1 7A t ll t i 1.7millions d’espèces répertoriées.Certains pensent qu’il y aurait de p q3 à 30 millions d’espèces.Cette incertitude ne fait querévéler notre i norance ! ignorancePour la majorité, la fourchette sesitue entre 7 et 10 millionsd’espèces.
  7. 7. Gobius kolombatovici Kovacic & Miller, 2000 Méditerranée; 15 cm de longueur totale;  diurne; 30 à 70 m de fond
  8. 8. Comment faire le calcul du nombre d’espèces présentes sur Terre ? d espècesPendant longtemps, estimation sans fondement scientifique réel. En 1982, un entomologiste américain,Terry Erwin a proposé une méthode rigoureuse pour estimer le nombre d’espèces vivant sur Terre à lasuite d collectes systématiques d’i it de ll t té ti d’insectes d t dans l f êt t i l d P les forêts tropicales de Panama.Il répand un insecticide sur un échantillon de 19 arbres appartenant à la même espèce (Lueheaseemannii). Il récolte ainsi 1200 espèces de coléoptères (ses travaux ultérieurs au Brésil confirment cechiffre). )Il y a 40 à 100 espèces d’arbres par hectare de forêt tropicale, soit une moyenne de 70. En considérantque 20% des coléoptères herbivores sont spécifiques d’un arbre, de même que 5% des prédateurs, 10%des fungivores et 5% des charognards, Erwin estime à 163 espèces (13.5% des 1200 espèces) le nombred’hôtes é ifid’hôt spécifiques par essence t i l tropicale.Donc, 163 espèces de coléoptères * 70 espèces d’arbres/hectare = 11 410 espèces spécifiques plus lesespèces non spécifiques (1038), soit un total de 12 448 espèces de coléoptères par hectare de canopée.Les coléoptères représentent 40% des arthropodes, donc, il y a 31 120 espèces d’arthropodes/hectare p p p , , p p /de canopée.Les observations d’Erwin montrent que la canopée est deux fois plus riche que le sol, donc il y a 31 120* 1.33, soit 41 389 espèces d’arthropodes par hectare de forêt tropicale.Le êL même calcul est alors f it en sachant qu’il existe environ 50 000 espèces d’ b t i l l t l fait h t ’il i t i è d’arbres tropicaux. O arrive On ialors à environ 30 millions d’espèces d’arthropodes dans les forêts tropicales, à comparer aux 1 200 000espèces actuellement répertoriées.
  9. 9. Biodiversité : la Diversité du VivantIl y a donc 3 niveaux d’étude : la diversité génétique la diversité spécifique la diversité écosystémique (ou écologique)Diversité écosystémique : Diversité en écosystèmes Définition simple mais évaluation complexe car la délimitation d’un simple, d un écosystème n’est pas simple. On préfère généralement la notion de diversité des biocénoses, diversité des biomes ou diversité des paysages. Biomes : communautés d’êtres vivants qui peuplent les grandes unités écologiques ou macroécoystèmes. Les spécificités des grands biomes sont conditionnées en premier lieu par la nature des formations végétales (phytocoenoses). Il existe des grands biomes au niveau continental et au niveau aquatique
  10. 10. Combinaison Humidité ‐Combinaison Humidité Température (d’après Ramade, 1976)
  11. 11. (d’après Ramade, 1987)
  12. 12. Biodiversité : la Diversité du VivantDiversité spécifique : une évaluation pratique, avec une connotation écologique ? Il y a peu de sens de mélanger pour des comparaisons entre écosystèmes, les espèces microbiennes, les espèces végétales et les espèces animales. Pour les comparaisons entre écosystèmes les spécialistes préfèrent alors écosystèmes, comparer le nombre d’espèces au sein de sous-ensemble plus homogènes : espèces de graminées, espèces de coléoptères, etc. Mais il n’est pas rare, qu’au sein d’un groupe systématique, les espèces jouent un rôle écologique différent. Il peut alors être plus intéressant de comparer les espèces qui remplissent le même rôle, qui assurent la même fonction écologique comme par exemple les prédateurs les détritivores écologique, prédateurs, détritivores, etc. On appelle “groupe fonctionnel” un ensemble de populations d’espèces pp g p p p p différentes, phylogénétiquement apparentées ou non, qui accomplissent dans un écosystème la même fonction. Diversité Fonctionnelle
  13. 13. Biodiversité menacée ?16 928 espèces (2008) : cest le nombre despèces animales et végétales menacéesdextinction selon la liste rouge établie par lUICN (Union internationale pour la nature).La France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre despècesmondialement menacées.Le nombre d’espèces menacées augmente régulièrement d’année en année :plus de 60% en 10 ans ! 1 mammifère sur 5 1 oiseau sur 8 i 1/3 des amphibiens 33% des Gymnospermes sont en péril
  14. 14. http://www.iucnredlist.org/info/stats
  15. 15. Critères Liste Rouge UICN 2001.pdfCritères Liste Rouge UICN 2001 pdf
  16. 16. Biodiversité menacée ?Ampleur des modifications d’abondances •D Diminution d’abondance d’ b d •E Extinction f fonctionnelle ll • Extinction locale • Extinction commerciale • Extinction régionale • Extinction globaleLes causes d’extinction d’une espèce • Causes naturelles • Perturbations anthropiques pq • Introduction d’une espèce • Collections et souvenirs • Sur-exploitation (chasse, pêche, etc) • Causes multiples (avec ou sans synergie) • Altération ou destruction de l’habitat
  17. 17. Réponses différentes des g p ff grands biomes en 2100 aux causes de changements de la biodiversité T - forêts tropicales G - prairies M - méditerranéen D - déserts N - forêts tempérées nord p B - forêts boréales A - arctique Le scénario 1 considère qu’il n’y a pas d’interaction entre les causes et le scénario 2 considère que les q facteurs avec le plus grand impact influencent les changements de diversité (d’après Chapin F.S. III et al., 2000) ( p p F. . )
  18. 18. Biodiversité menacée ? Une certitude : érosion progressive de la biodiversité et homogénéisation d plus en plus poussée h é éi i de l l é- Analyse des listes d’espèces menacées (les perdants ou « losers »; McKinney & d espèces ;Locwood, 1999)- Observations d’espèces en extension (les gagnants ou « winners »)-R t de beaucoup d l Remplacement d b l de losers par peu de winners d i- Différences de niveaux taxinomiques pour les losers et les winners- Remplacement de spécialistes par des généralistes
  19. 19. Réponses théoriques des écosystèmes aux y changements de biodiversité a - diminution linéaire de la biodiversité dans l temps d le b - cette diminution peut induire une réponse li é i é linéaire d l’é de l’écosystème (1) è (1), une réponse de type exponentiel avec donc une accélération des dégradations avec le temps (2) ou une réponse du type seuil (3) t il (3). Ce dernier type de réponse (seuil) se d it lorsqu’une espèce-clé (k produit l ’ è lé keystone t species) disparaît ou lorsque le dernier représentant d’un groupe fonctionnel disparaît. (d’après Chapin F.S. III et al., 2000)Une réponse type 2 ou 3 est la plus souvent observée.Les espèces ne sont donc pas toutes « équivalentes »
  20. 20. Biodiversité : utilité ?Théories du top bottom et bottom up p p • Les réseaux trophiques sont considérés comme des chaînes linéaires • Les éléments nutritifs vont y circuler à sens unique • Environ 1/10ème de l’énergie est transmise au niveau trophique supérieur (règle de Lindeman). La compétition entre producteur primaires pour l’utilisation des é éléments nutritifs doit jouer un rôle majeur dans la régulation des populations C’est la théorie du contrôle des communautés par les ressources, ou contrôle bottom - up Autrement d dit, l les ressources d disponibles, régulées par l bl é lé les f facteurs physico-chimiques, contrôlent les chaînes trophiques depuis les producteurs jusqu’aux prédateurs
  21. 21. Exemple : Relation entre la distribution des phosphates (courbe noire), celle du plancton (hi l (histogramme h h é) et l hachuré) les captures d poissons de i pélagiques, du nord au sud de l’océan Pacifique (d’après Nikolsky, 1963, in Sacchi & Testard, 1971).
  22. 22. Biodiversité : utilité ?Théories du top bottom et bottom up p p • Le fonctionnement d’un écosystème est fortement contraint par la prédation exercée par les niveaux supérieurs sur les niveaux trophiques inférieurs. • C’est le contrôle top - down • Dans les réseaux trophiques, on parle de cascade trophique • La présence d’un super- prédateur va également maintenir une diversité élevée
  23. 23. Avec les loutres de mer Sans les loutres de merCes cascades trophiques sont importantes comme éléments de régulations desécosystèmes. Elles impliquent souvent des espèces clés (keystone species).
  24. 24. 3 réseaux trophiques de la zone intertidale aux USA(études de Paine) :Basse Californie - 45 espèces, dont2 super-prédateurs, une ét il d éd t étoile demer (Heliaster) et un gastéropode(Muricanthus). Heliaster consommeMuricanthus et procurent ainsi de laplace aux autres espèces. (d’après Paine, 1966 in Dajoz, 1996)NW d USA : l réseau trophique comprend 11 espèces; super-prédateur = é il de des le é hi d è éd étoile dmer Pisaster. Par manipulation, l’enlèvement de Pisaster a entraîné une diminution, dunombre d’espèces au profit des moules qui tendent à envahir le peuplement.Costa Rica : pas de prédateur de second ordre et le réseau trophique est réduit à 8espèces seulement.
  25. 25. Biodiversité : utilité ?• une diversité élevée permet l’existence des contrôles bottom-up et top-down• la présence de super-prédateurs permet le maintien d’un réseau trophique riche super prédateurs d unen espèces
  26. 26. Biodiversité : utilité ?Caractéristique Fondamentale deschaînes trophiques : • circulation continue d’Énergie et de Matière • recyclage de la matière organique (indispensable pour assurer la pérennité de l’ensemble du système) Actuellement, la compréhension du fonctionnement des chaînes trophiques passe par la compréhension et l’analyse de la circulation de l’énergie, plus que de la matière. Ce cheminement de l’énergie est étudié à l’aide de la théorie de l’information et non plus par des modèles classiques de dynamique des populations (relations proies-prédateurs) proies prédateurs)
  27. 27. Théorie de l’Information et Relations trophiques : quelques éléments de réflexionIl existe une permanence des flux de matière/énergie/information (chaque terme estéquivalent).On démontre, par exemple, en théorie de l’information qu’au sein d’un réseau trophique : - l di la diversité des proies assure l stabilité d l bi i é d i la bili é de la biomasse d prédateur du éd (Frontier & Pichod-Viale, 1993) - la diversité des prédateurs assure la stabilité de la population de proies. p p p p
  28. 28. Biodiversité : utilité ?En associant les deux raisonnements et en généralisant à plusieurs niveaux trophiques, onmontre que : La stabilité de la biomasse d’un réseau trophique est favorisée par la diversité des cheminements d’énergie (= entropie)Un système dans son ensemble montre une persistance si tout blocage du fluxd’énergie/matière en un point du réseau peut être compensé par la mise en fonction d’unautre cheminement cheminement.A l’opposé, un système représenté par une seule proie et un seul prédateur estconstamment menacé par le risque de disparition d’un des deux éléments.Toutefois, la diversité est une condition nécessaire à la stabilité d’un système, maisn’est pas suffisante, un système trop diversifié est instable (montré par simulation surordinateur);Compréhensible de façon intuitive : si un élément d’un système complexe reçoit tropd’informations simultanées, son comportement n’est plus cohérent et devient désordonné(contradictoire) et aucun mécanisme d régulation (f d b k) ne peut i( di i ) é i de é l i (feed-bac intervenir. i
  29. 29. Biodiversité : utilité ?• une diversité élevée permet l’existence des contrôles bottom-up et top-down• la présence de super-prédateurs permet le maintien d’un réseau trophique riche super prédateurs d unen espèces• une diversité élevée en proies et en prédateurs assure la stabilité du système(circulation permanente de l’énergie, même en cas de blocage) l énergie,
  30. 30. Biodiversité : utilité ?Expérience de Naeem (1994) : quand la richesse spécifique augmente, lesperformances du système (respiration production) augmentent (respiration, augmentent.
  31. 31. Biodiversité : utilité ?Expérience de Naeem (1994) : quand la richesse spécifique augmente, lesperformances du système (respiration production) augmentent (respiration, augmentent.Il en est de même pour la résistance et la résilience du système. Performances Résilience Résistance Temps
  32. 32. Biodiversité : utilité ?• une diversité élevée permet l’existence des contrôles bottom-up et top-down• la présence de super-prédateurs permet le maintien d’un réseau trophique riche super prédateurs d unen espèces• une diversité élevée en proies et en prédateurs assure la stabilité du système(circulation permanente de l’énergie, même en cas de blocage) l énergie,• des études comparatives ont montré que des modifications de la diversitéspécifique ou fonctionnelle induisaient une altération des propriétés desécosystèmes (performance, résistance, résilience)
  33. 33. Productivité Conditions très favorables C ii è f Ces relations sont observées pour  une région ou une station, mais  rarement à une échelle  géographique supérieure Conditions non ou peu favorables Richesse spécifique p q
  34. 34. « forme en bosse » classiquement décrite (= hump‐shaped relationship) quand l’échelle géographique est vaste d’après Rosenweig & Abramsky, 1993 (Species Diversity in  Ecological Communities)
  35. 35. Productivité Conditions très favorables C ii è f Conditions non ou peu favorables Richesse spécifique p q
  36. 36. Productivité Conditions très favorables C ii è f Conditions non ou peu favorables Richesse spécifique p qd’après Loreau et al. (2001; Nature)
  37. 37. Biodiversité : utilité ?• une diversité élevée permet l’existence des contrôles bottom-up et top-down• la présence de super-prédateurs permet le maintien d’un réseau trophique riche super prédateurs d unen espèces• une diversité élevée en proies et en prédateurs assure la stabilité du système(circulation permanente de l’énergie, même en cas de blocage) l énergie,• des études comparatives ont montré que des modifications de la diversitéspécifique ou fonctionnelle induisaient une altération des propriétés desécosystèmes (performance, résistance, résilience)• la diversité en espèces influence les performances du système et est influencéepar les conditions abiotiques
  38. 38. Biodiversité : utilité ?Analyse des fluctuations de densité entre années à Scandola pour le peuplementde poissons à l’aide du coefficient de variation (CV) CV - 1989-1999 HR (n=34) RNI (n=33) RI (n=10) 989 999 (n 34) (n 33) (n 0) Labridae 0.57 0.59 0.38 Sparidae p 0.47 0.51 0.38 Serranidae 0.33 0.34 0.41 Total 0.41 0.34 0.24 Augmentation de la Richesse spécifique CVRI < CVRNI = CVHR
  39. 39. Biodiversité : utilité ?• une diversité élevée permet l’existence des contrôles bottom-up et top-down• la présence de super-prédateurs permet le maintien d’un réseau trophique riche super prédateurs d unen espèces• une diversité élevée en proies et en prédateurs assure la stabilité du système(circulation permanente de l’énergie, même en cas de blocage) l énergie,• des études comparatives ont montré que des modifications de la diversitéspécifique ou fonctionnelle induisaient une altération des propriétés desécosystèmes (performance, résistance, résilience)• la diversité en espèces influence les performances du système et est influencéepar les conditions abiotiques• quand l richesse spécifique augmente, l fl t ti d la i h é ifi t les fluctuations d milieu sont moindres; l du ili t i d labiodiversité agit donc comme une assurance contre les changements du milieu•quand le milieu environnant (biotope) est très stable, une diversité élevée n’estpas nécessaire pour maintenir des performances élevées (biocénose). Exemples ?
  40. 40. Biodiversité : utilité ?La diversité fL di i é fonctionnelle et l redondance ( i ll la d d (terme dû à M Margalef, l l f le« baroque de la Nature ») sont donc indispensables au bon fonctionnementdes systèmes écologiques. (Est-ce applicable à tous les systèmes biologiques ?)Il convient donc de protéger cette diversité fonctionnelle (« richessespécifique ») et cette redondance (di é ifi ) d d (diversité génétique et spécifique). i é é é i é ifi )
  41. 41. Biodiversité : protection/gestionLes principaux outils à disposition : • Traités internationaux • Lois et dispositions nationales • Protection d’espaces (réserves, parc nationaux) • Réintroduction ou renforcement de populations • Lutte contre l’introduction d’espèces exotiques
  42. 42. Loi de Protection de juillet 1988 : un faisceau de posidonie est  j p protégé. Par contre, un herbier ne l’est pas en tant que tel. La construction d’un port peut être bloquée par la présence d’une  simple tache d herbier, sans rôle écologique ou fonctionnel. simple tache d’herbier, sans rôle écologique ou fonctionnel. Opposition entre  Écologie et Économie =  Conflits fli
  43. 43. domaine traditionnel de léconomie politiqueSociété Économieressources pollutions Nature
  44. 44. Lien entre Société et  Environnement Développement durable Environnement Société ÉconomieLien entre Économie et  Lien entre Économie et  Environnement Société
  45. 45. Biodiversité : protection/gestion Il faut trouver un moyen de « mesurer » ou de « quantifier » les éléments appartenant aux trois niveaux, Environnement, Social et Économie, avec une unité communeExemple : l’analyse d’un réseau trophique ou d’un écosystème (modélisation) ne peutse faire que si tout est mesuré avec une unité similaire afin de permettre lescomparaisons - kilocalories (circulation d’énergie), bits (circulation d’information), d énergie), d information),etc. Quelle unité adopter pour les niveaux Environnement, Social et Environnement Économie ?Pour lP les niveaux « É i Économie » et « S i l » une unité monétaire est souvent i t Social ité ét i t temployée (ex : le dollar ou l’euro). Il convient donc d’essayer d’utiliser cette mêmeunité pour le niveau « Écologie ». Cela revient donc à donner un « prix » à la Nature.
  46. 46. Biodiversité : protection/gestionSchématiquement, on peut considérer qu’un écosystème ou un environnement q , p q ypossède une valeur d’usage et une valeur de non-usage. • la valeur d’usage correspond généralement à ce que les utilisateurs sont prêts à consentir à payer pour son usage • la valeur de non-usage correspond à la valeur intrinsèque, détachée non usage de toute notion d’utilisation du bien environnementalPar exemple, un pêcheur, un chasseur, un ornithologue tireront directement profitd’un environnement (valeur d’usage). Par contre, un simple promeneur n’utilise pasdirectement le milieu au sens économique.
  47. 47. Le prix de la Nature Valeur Économique Totale Valeur d’usage Valeur de non usage Valeur d’usage  Valeur d’usage  Valeur  g g Valeur de  Valeur  direct indirect d’option leg d’existence Valeur des  Valeur des  Valeur d’usage  Valeur  Valeur  biens ou des  bi d biens ou des  bi d (ou de non  ( d exprimant la  i l attachée au  hé services ayant  services ayant  usage) future volonté de  fait de savoir  une utilité  une utilité  transmission  qu’un bien  directe indirecte des valeurs  existe d’usage ou de  d’ d non usageComment calculer ? (i) approche par les prix (prix du marché, des dommages, de  substitution), (ii) approche par évaluation (comportement économique des  personnes, préférences obtenues par enquêtes)
  48. 48. Le prix de la Nature• régulation des émissions de gaz régulation des émissions de gaz • pollinisation• régulation des climats • contrôle biologique• régulation des dysfonctionnements régulation des dysfonctionnements • zone de refuge zone de refuge• régulation de l’eau • production de nourriture • fourniture en eau fourniture en eau • production de biomasse production de biomasse• contrôle de l’érosion • ressources génétiques• formation des sols • activités de loisir• cycles biogéochimiques • valeur culturelle Notion de services rendus
  49. 49. Biomes Surface Valeur Valeur Totale Le prix de la  (millions ha) ($/ha/an) (milliards $/an) Nature Zones marines 36 302 577 20 949 Zones océaniques 33 320 252 8 381 Zones côtières 3 102 4 052 12 568Les zones marines (70%  ( Estuaires 180 22 832 4 110 de la surface)  Herbiers 200 19 004 3 801représentent 63% de la  Récifs coralliens 62 6 075 375 valeur globale Plateau continental 2 660 1 610 4 283 Zones terrestres 15 323 804 12 319 Forêts 4 885 969 4 706 Forêts tropicales p 1 900 2 007 3 813 Forêts tempérées 2 955 302 894 4 biomes dépassent les  Prairies 3 898 232 906 10 000 $/ha/an de  Zones humides 330 14 785 4 879 valeur l Marais/Mangroves 165 9 990 1 648 Etangs/Plaines alluviales 165 19 580 3 231 Lacs/Rivières 200 8 498 1 700 Déserts 1 925 Toundra 743 Glaciers 1 640 Zones cultivées 1 400 92 128 Zones urbaines 332 Total 51 625 33 268
  50. 50. Biodiversité : protection/gestionComment faut-il comprendre et utiliser ce tableau ? • bonne utilisation : écarter tout projet d’exploitation d’une zone dont les « bénéfices naturels » seraient supérieurs à la rentabilité attendue du p j projet • mauvaise utilisation : s’appuyer sur la valeur économique calculée pour « écarter » les écosystèmes les plus pauvres, les moins rentables, en p privilégiant les autres, donc sans se soucier de l’équilibre global à respecter g , q g p Ces études globales se placent dans une nouvelle discipline, l’économie écologique. Donner une valeur écologique à la biodiversité constitue ainsi un bon moyen de la préserver et de la gérer. Cela permet aussi une approche consensuelle pour rechercher un équilibre entre utilisation et préservation

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