Solucom - Les Cahiers d'Insurance Speaker

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Rétrospective 2014 des meilleurs articles parus sur le blog Insurance Speaker, qui décrypte les grandes tendances et l'actualité du secteur de l'Assurance.

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Solucom - Les Cahiers d'Insurance Speaker

  1. 1. 1
  2. 2. Le digital bouleverse plus que jamais tous les secteurs d’activité, tous les métiers. Et l’assurance n’échappe pas à la règle. Le marché apparaît toujours plus compétitif et en forte transformation du fait de l’évolution des comportements et de la réglementation (ANI, contrats responsables, loi Hamon, dépendance, loi Eckert…). Pour faire face à cette conjoncture, les assureurs doivent construire une stratégie différenciante et robuste, rester vigilants quant aux risques nouveaux et s’adapter aux évolutions structurelles. En parallèle, il leur faut rester à l’écoute des moyens offerts par les innovations du secteur (digital, objets connectés, Big data). Cette exigence est indispensable, notamment pour refondre la relation client et mettre au point de nouvelles offres incluant des volets de prévention plus importants (domotique, santé…). Faire émerger l’innovation, accompagner les projets de transformation : c’est justement la mission de nos consultants spécialisés dans le domaine de l’assurance. À travers leur blog, Insurance Speaker, ces derniers partagent leur vision des grands enjeux de demain avec nos clients. Organisé autour des thématiques clés du secteur de l’assurance et de ses parties prenantes, ce blog a vocation à en décrypter les grandes tendances et à en commenter l’actualité. Nous sommes fiers de vous présenter cette première édition des « Cahiers d’Insurance Speaker ». Elle est l’occasion d’une rétrospective de nos meilleurs articles parus sur l’année 2014 : catnat, cyber-risques, eurocroissance, objets connectés… : les transformations majeures du secteur ont été passées à la loupe. Prenons le temps de savourer ensemble ce cru 2014 avant de nous lancer à l’assaut de 2015. Bonne lecture et à bientôt… sur notre blog Insurance Speaker ! PHILIPPE DAJEAN Directeur associé ÉDITO 2
  3. 3. SOMMAIRE Réglementaire Risques Marketing Développement Nouvelles technologies Acteurs Marchés 04 18 32 48 62 3
  4. 4. 4 1
  5. 5. 5 CHAPITRE N°1 RÉGLEMENTAIRE P. 06 SOLVABILITÉ 2 : ENJEUX ET CONTRAINTES POUR LES ASSUREURS P. 10 QUEL FINANCEMENT POUR LES RETRAITES EN FRANCE ? P. 14 ADOPTION DE LA LOI HAMON : QUELS CHANGEMENTS POUR LES ASSUREURS ?
  6. 6. 6 SOLVABILITÉ 2 : ENJEUX ET CONTRAINTES POUR LES ASSUREURS Par Matthieu Mottin - 3 mars 2014
  7. 7. 7 Ladirectiveeuropéennehante actuellementl’espritdesacteursdu mondedel’assurance,étantdonnéla chargeetlecoûtnécessairesàlamise enconformité.Etce,pourtouslescorps demétiers:informatique,comptabilité, finance,servicestechniques.Critiquée parcertainscommeétanttroprigideou perçueparfoiscommeletributimposé auxassureurspouréviterlesdérapages dontlemondedelabanqueasouffert, peut-elleserévélercommeunréel atoutpourl’activitéopérationnelleetson pilotage?Contrainteréglementaireou levierstratégiquepourlesassureurs,voici unaperçuquipermettradedémystifierla directiveSolvabilité2. LES ENJEUX DE LA DIRECTIVE SOLVABILITÉ 2 Établieparl’EIOPA,superviseur assurantieleuropéen,ladirective Solvabilité2apourbutd’harmoniseret desoutenirlemarchédel’assurance européen,engarantissantlasolvabilité desassureurs,c’est-à-direleuraptitude defairefaceàleursengagementsenvers lesassurés.Elleintroduituneapproche nouvellesurlamanièredevaloriser lebilanainsiqu’unsystèmeglobalde gestiondesrisques. Pouroptimiserlaperformanceetréduire lerisquedefaillitedanslesecteurde l’assurance,ladirectivesestructureen troispiliers. Pilier1:lesexigencesquantitatives Pourdonnerunevisiondelasolvabilité desassureursetpourharmoniser lesdonnéesdesdifférentsacteurs européens,l’EIOPAamisenplacedeux indicateursdelasolvabilité: • LeMCR(MinimumCapital Requirement) :niveaudefonds propresminimalendessous duquellesintérêtsdesassurésse verraientsérieusementmenacés sil’entrepriseétaitautoriséeà poursuivresonactivité.Ainsi, silescapitauxpropresd’une entreprisedeviennentinférieurs auMCR,lerégulateurinterviendra automatiquementpourmettreen placeunplanderedressement. • LeSCR(SolvencyCapital Requirement):niveaudecapital nécessaireàlacontinuitéd’activité, etplusprécisémentniveaude capitalqu’ilfautposséderaminima pourlimiterlaprobabilitéderuine del’assureuràmoinsde0,5 % par an. Réglementaire
  8. 8. 8 Pourdonnerunevisiondelasolvabilitéqui soitlaplusfiablepossible,denouvelles normesdecalculontétédéfinies.Ainsi, onpassed’uneévaluationdescapitaux envaleurcomptable(selonlesnormes IFRS)àuneévaluation« bestestimate » quiintègrelanotiond’expérience duportefeuilledanslescalculs.Les calculsd’actifs,defondspropresetde provisionssontdoncplusadaptablesaux portefeuillesdesdifférentsassureurs. Pilier 2 : les exigences qualitatives Ce pilier implique la mise en place d’un dispositif interne de maîtrise de tous les risques (financiers, techniques, opérationnels) auxquels peut être confronté un assureur, pour qu’à tout moment il puisse avoir une vision précise de l’état de sa solvabilité. Et les régulateurs nationaux contrôleront ces systèmes de maîtrise des risques, qui reposent sur les principes suivants : mise en place de fonctions clés (Actuariat, Audit interne, Conformité et Gestion des risques), gouvernance saine prudente et effective, politique de qualité des données, mise en place de l’ORSA (Own Risk and Solvency Assessment), dispositif interne de maîtrise des risques. Pilier 3 : la communication financière Ce pilier introduit le principe de discipline de marché, les exigences sont la publication d’informations précises sur l’activité de l’assureur. L’ensemble des acteurs européens doit renseigner les mêmes types de modèles, permettant une meilleure transparence du marché et une comparabilité simplifiée entre les acteurs. Ces informations doivent être fournies périodiquement par le biais de deux types de document, à transmettre par l’assureur : Des rapports « narratifs », qui donnent une vision descriptive de la politique prudentielle mise en place par l’assureur : le SFCR (Solvency Financial and Condition Report) et le RSR (Regulator Supervisory Report). Des reportings quantitatifs, appelés QRT. Il s’agit de tableaux de bord dont les données ont été définies par l’EIOPA. Ils couvrent les principaux domaines d’activité d’un assureur : gestion d’actifs, provisions techniques, fonds propres, bilan, programme de réassurance, analyse de variations…
  9. 9. 9 Réglementaire LES IMPACTS SUR LES ENTREPRISES Souvent critiquée sur son approche trop prudentielle pouvant être un frein pour les assureurs, la Directive Solvabilité 2 a néanmoins donné lieu à beaucoup de travaux pour la mise en conformité chez tous les acteurs. Les différentes études d’impact ont d’ailleurs montré que les assureurs du marché français ont un niveau de capitaux propres qui est quasi constamment au-dessus des exigences prudentielles, et ce près de deux ans avant l’implémentation de la Directive. De manière générale, l’ampleur des travaux déjà entrepris ou encore en cours pour se mettre en conformité à la Directive est très importante. En effet, les assureurs sont confrontés à des thématiques nouvelles pouvant pousser à revoir les outils informatiques dans leur globalité. C’est particulièrement le cas sur la récolte des données nécessaires à l’élaboration des QRT. Mais force est de constater que ces travaux de mise en conformité peuvent représenter l’occasion pour les assureurs de s’interroger sur leur système de pilotage, et que les apports peuvent aller au-delà de la simple mise en conformité. Certains acteurs pourront donc utiliser ces travaux pour adapter également leurs outils de pilotage et éprouver la performance de leur système d’information. Au-delà des contraintes imposées, Solvabilité 2 doit s’avérer bénéfique pour les assureurs, en mettant les travaux à profit pour une refonte de la politique prudentielle, avec de réels apports en termes de maîtrise des risques et de qualité de données.
  10. 10. QUEL FINANCEMENT POUR LES RETRAITES EN FRANCE ? Par Francis Vuillier - 18 septembre 2014 10
  11. 11. Tenter de répondre à cette question tourne vite au débat idéologique en France. Fière de la tradition de solidarité dans laquelle s’inscrit le système de retraite par répartition, elle se cabre volontiers lorsqu’elle est acculée à des réformes qu’elle sait pourtant imposées par les évolutions démographiques et économiques. Voici quelques clés pour mieux comprendre les dispositifs de retraite existant en France et appréhender avec plus d’objectivité ce grand défi qu’est l’avenir du financement des retraites. DEUX GRANDS SYSTÈMES DE RETRAITE... SUR TROIS PILIERS Le 1er pillier couvre le régime général de la sécurité sociale, obligatoire, dont le régime dit « de base », qui est un système par répartition. Les contrats collectifs de retraite supplémentaire, appartenant à la catégorie de l’épargne retraite entreprise, constituent le 2ème pilier. Le 3ème pilier, enfin, couvre les contrats individuels de retraite complémentaire. Les 2ème et 3ème piliers appartiennent au système de retraite par capitalisation. Les dispositifs de retraite par répartition (1er pilier) Reposant sur la solidarité et l’équité, la retraite par répartition comprend deux niveaux. Le régime général de base, obligatoire et concernant l’ensemble des salariés du secteur privé ; il est financé par les cotisations salariales, les cotisations patronales et est subventionné par l’État. Les différents régimes de retraite complémentaire obligatoires regroupant des catégories de travailleurs et gérés par différentes caisses ou fédérations. Ils assurent un complément de retraite aux crédirentiers de la retraite de base, financé par les cotisations et abondé par l’État. Leur fonctionnement en points les classe de facto dans la catégorie « à cotisations définies » : le cotisant connaît la valeur du point en phase de cotisation, mais pas encore la valeur qu’il aura atteint lors du calcul du montant de sa pension de retraite (sa valeur dite « de service »). Le principe de la retraite par répartition est qu’à un instant T, les cotisations des actifs financent les pensions des anciens cotisants à la retraite. Le montant d’une pension est calculé sur la base des salaires de référence du cotisant et est Réglementaire 11
  12. 12. soumis à conditions (durée de la période de cotisation, événements de carrière, par exemple). Pour autant, la mutualisation reste le principe régissant ce régime basé sur la solidarité intergénérationnelle, et qui de plus garantit un montant minimum de pension de retraite aux personnes ne pouvant bénéficier d’une retraite à taux plein. Les dispositifs de retraite par capitalisation (2ème et 3ème pilier) L’adhérent à un contrat d’épargne retraite constitue au cours de sa vie professionnelle un capital en versant des primes régulières ou exceptionnelles qui sont investies sur des supports financiers. Lorsque l’adhérent atteint l’âge de la retraite, son capital valorisé est converti en revenu sous la forme d’une rente qui peut être viagère et réversible à son conjoint survivant ou ses héritiers, ou sous la forme d’un versement unique, en fonction des modalités prévues au contrat. L’épargne acquise peut également être débloquée avant l’âge de la retraite en cas de survenance d’événements, là encore prévus au contrat. Ces contrats d’épargne retraite peuvent être collectifs ou individuels et sont commercialisés et gérés par les Compagnies d’Assurance, les Instituts de Prévoyance ou les Mutuelles. Ils sont régis par le Code Général des Impôts et le Code des Assurances qui en fixent les modalités. Les contrats collectifs de retraite supplémentaire. Ces contrats appartiennent à la catégorie des contrats collectifs d’épargne retraite entreprise. Ils sont souscrits par une entreprise pour le compte de ses salariés, ou une partie d’entre eux, qui en sont les adhérents et qui alimentent un fonds collectif placé en valeurs mobilières auquel l’entreprise abonde, et duquel seront désinvesties les prestations dues aux adhérents sortants. Ces contrats fonctionnent à la fois sur le principe de la capitalisation avec un lien mécanique entre le montant des primes versées par un adhérent et celui des prestations dont il bénéficiera, mais avec une dose de mutualisation puisque le risque est partagé au niveau d’un groupe avec une gestion du risque de type assurantiel, auxquels peuvent s’ajouter des garanties de prévoyance. Les contrats individuels d’épargne retraite. Ce sont des contrats d’épargne retraite par capitalisation, souscrits à titre individuel et facultatifs, dont les modalités sont régies, comme les contrats d’assurance retraite collectifs, par un cadre fiscal et par le Code des 12
  13. 13. Assurances : types et conditions de versements en période d’activité, gestion de l’investissement, éventuelles conditions de sortie anticipée, régime fiscal appliqué aux cotisations et aux prestations. UNE ÉVOLUTION DU DOSAGE RÉPARTITION/CAPITALISATION EST-ELLE EN COURS ? Quels que soient les ajustements apportés au système de financement des régimes de retraite par répartition afin d’en limiter les déficits comptables et à terme en assurer la pérennité, le montant des pensions de ces régimes ne peut être maintenu à sa hauteur actuelle et son érosion se poursuivra. Cette diminution progressive du taux de transformation (le ratio montant de la pension de retraite/revenu de référence) est-elle inéluctable ? Oui, sauf à demander aux actifs de tels efforts pour le maintenir à son niveau actuel qu’ils seraient tentés de remettre en question le dogme tout français : « défendre le système de la répartition est courageux et généreux, développer la capitalisation est le choix de libéraux sans cœur à l’égard des plus démunis ». Cet effort ne leur est et ne leur sera pas demandé. Le montant des pensions de retraite par répartition continuera à diminuer. Mécaniquement, les personnes les plus exposées aux aléas économiques n’auront pas les moyens de s’offrir une retraite supplémentaire pour pallier la baisse du montant de la pension du régime général qu’ils percevront lorsqu’ils seront retraités. Les plus prévoyants et les plus favorisés économiquement adhèreront ou adhèrent déjà à un ou plusieurs contrats d’assurance retraite par capitalisation. Même si, en 2013, la part des dépenses publiques consacrée aux retraites par la France est l’une des plus fortes des pays de l’OCDE, la part de la capitalisation dans les retraites des Français augmentera inexorablement. L’avenir de la retraite en France ? C’est La Cigale et la Fourmi. Une version plus détaillée de l’article est disponible sur Insurance Speaker. Réglementaire 13
  14. 14. 14 ADOPTION DE LA LOI HAMON : QUELS CHANGEMENTS POUR LES ASSUREURS ? Par Matthieu Mottin - 24 février 2014
  15. 15. 15 La loi de consommation, appelée également loi « Hamon » a été adoptée le 13 février 2014 par le Sénat. Cette loi, qui modifie les rapports entre professionnels et consommateurs dans l’objectif de donner plus de pouvoir d’achat à ces derniers, impacte fortement le modèle stratégique jusqu’à présent connu du secteur de l’assurance français. Éclairage sur les changements que cette nouvelle loi va entraîner pour les assureurs français : quels avantages et quels bénéfices tirer de ce texte qui ne fait pas l’unanimité ? LA LOI HAMON APPLIQUÉE AU SECTEUR DE L’ASSURANCE La loi de consommation, mise en place pour garantir les intérêts des consommateurs face aux professionnels, cible directement les acteurs du monde de l’assurance et particulièrement les conditions de résiliation des contrats d’assurance. Le principe est simple : permettre aux assurés de faciliter la résiliation de leur contrat, sans préjudice financier. Ainsi, pour les contrats automobile, moto, MRH et pour les contrats affinitaires (associés à l’achat d’un bien ou d’un service comme la téléphonie mobile par exemple), l’assuré peut désormais résilier son contrat à tout moment de l’année, après un an d’ancienneté et sans désavantage financier : on parle alors de résiliation infra-annuelle. Cette loi vient bouleverser les pratiques existantes sur le marché de l’assurance, car auparavant, l’unique moment de résiliation était la date anniversaire du contrat. Le modèle de l’assurance automobile et MRH français en tant que tel se trouve donc déstabilisé au profit du consommateur. DES BÉNÉFICES POUR LES CONSOMMATEURS… Cette facilité de résiliation vise à limiter l’augmentation des prix pratiqués par les assureurs ainsi que les contraintes qui lient les assurés à leur assureur, en augmentant les possibilités pour le consommateur de se tourner vers la concurrence. Toutefois, ce n’est pas dans les habitudes des Français de changer constamment de contrat ; ils préfèrent établir un lien avec un interlocuteur expert afin d’échanger sur les garanties couvertes par les contrats et les modalités de remboursement. Ce qui est d’autant plus vrai dans le domaine de l’assurance dont la complexité n’est plus à démontrer. Réglementaire
  16. 16. 16 Et pour savoir si les consommateurs préfèrent changer tous les deux ans d’assureur, prenant ainsi le risque de souscrire à des contrats qui ne correspondent pas à leurs besoins (choix précipités, peu ou mal conseillés…), il faudra attendre le bilan de fin d’année, d’ailleurs très attendu. Les comparateurs de prix sur internet seront probablement les grands gagnants de cette loi. Lors d’un désaccord avec un assureur ou dans l’optique de trouver un contrat plus avantageux, l’assuré ira comparer les prix du marché sur internet, qui affiche des prix jusqu’à 40 % moins chers mais sans aucune relation de proximité avec l’assureur. Concernant les contrats santé, une transparence de la couverture est obligatoire. Pour les actes et frais de soins les plus couramment pratiqués, le remboursement en euros et le montant explicite du reste à charge devront ainsi être accessibles aux assurés. Et non plus en % BR ou FR-SS, comme actuellement. MAIS LES PROFESSIONNELS RESTENT INQUIETS L’assurance dommage dont fait partie l’automobile et la MRH est déficitaire pour l’année 2013, le montant des sinistres versés étant supérieur aux primes perçues. À partir de ce constat, il faut s’attendre à un bouleversement de son modèle et de sa stratégie, auquel vient s’ajouter maintenant la loi de consommation. Le business model de l’assurance dommage devrait donc inéluctablement évoluer : l’assureur devra veiller à sécuriser son portefeuille existant en accentuant la qualité du service client tout en allant à la conquête de nouveaux adhérents. Les assureurs devront également faire face à de forts mouvements au sein de leur portefeuille. Habitués à un faible turnover, ils seront amenés à prendre certaines mesures pour faire face à ces changements afin de segmenter leur portefeuille et proposer des contrats ciblés : mesures tarifaires plus sophistiquées, étude du niveau de fidélité, individualisation des primes, adaptation aux offres concurrentes… Certes, la France n’est pas encore au même stade que les pays anglo-saxons où le taux de résiliation avoisine les
  17. 17. 17 60 % en raison de leur modèle avec tacite non-reconduction du contrat (clôture du contrat si l’assuré ne se manifeste pas). Néanmoins, selon l’argus de l’assurance, il faut s’attendre d’ici deux ans à un turnover sur les contrats automobile de 25 % au lieu de 14 % actuellement. Enfin, l’actualité brûlante du moment au sujet de ce texte revient au secteur de l’optique que la loi vise à libéraliser en vue d’en diminuer les tarifs et de faire entrer plus de concurrence via internet. Si la France accuse des prix de lunettes très supérieurs à ses voisins européens, les opticiens voient malgré tout d’un très mauvais œil l’accord d’ouverture des fonds de commerce prévu dans le cadre de la loi à des personnes non diplômées. Cela se traduirait selon eux par des pertes d’emplois en masse. Pourtant cette mesure pourrait favoriser l’essor des ventes de lunettes sur internet et ainsi faire baisser significativement les prix pour les consommateurs. La loi de consommation, parue au journal officiel le 31/12/2014, risque bien de changer en profondeur les pratiques des assureurs. À quand une extension de la résiliation infra- annuelle de cette loi sur les contrats individuels santé et prévoyance des consommateurs afin de leur donner plus de liberté ? Réglementaire
  18. 18. 18 2
  19. 19. 19 RISQUES P. 20 CYBER-ASSURANCE, OU QUAND LES CYBER-RISQUES PRENNENT DE L’ASSURANCE P. 24 LA PROPORTIONNALITÉ DANS SOLVABILITÉ 2 – MISE EN CONFORMITÉ DES PETITES STRUCTURES AU PILIER 2 P. 28 LES COMPARATEURS D’ASSURANCE EN LIGNE : QUELS RISQUES POUR LES ASSUREURS ? CHAPITRE N°2
  20. 20. 20 CYBER-ASSURANCE, OU QUAND LES CYBER-RISQUES PRENNENT DE L’ASSURANCE Par Martin Descazeaux - 5 mars 2014
  21. 21. 21 Lescyber-attaquessemultiplient, s’intensifientetsediversifient.Ces derniersmoisontétélethéâtre denombreuxcasd’attaques cybercriminelles(Target,Vodafone, OrangeetplusrécemmentSony,Home Depot,BrightSideouJPMorganChase...). Pourn’endétaillerquedeux,Vodafone Allemagnes’estfaitsubtiliserlesnoms, adresses,datesdenaissance,sexeset coordonnéesbancairesdedeuxmillions d’abonnés,etTargets’estfaitdérober 40millionsdedonnéesbancaireset70 millionsdedonnéesclient…Etcommele montrelacriseSony,lecoûtdegestion decetypedecriseesttrèsélevé:pertes d’exploitation,fraisd’expertisetechnique pourendiguerlacriseetdéterminer lescaractéristiquesdel’attaque,frais denotificationclient,fraisdejustice, compensationfinancière,amendes… Espéronsquecessociétésaientau préalablesouscrituneassuranceleur indemnisantlaplupartdecescoûts! QU’EST-CE QUE LA CYBER- ASSURANCE ? Enquelquesmots,onpeutdéfinirla cyber-assurancecommeunproduit d’assurancevisantàpermettreàune entreprised’êtreindemniséedes dommagesimmatérielsqu’ellesubit oufaitsubiràuntiersdufaitd’une introduction,suppression,altération ouvoldedonnéessursonsystème d’information. Lesfraisprisenchargesontvariés : pertesdirectes,fraisd’expertise technique,fraisdejustice,fraisde notificationclient,fraisdepréservation / restaurationdel’image,fraisde surveillancedesdonnées,frais d’extorsion…etlesmontantsdegaranties sontélevés(environ20M€parassureur etjusqu’àplusieurscentainesdemillions d’eurosenréalisantdesmontages d’assurances). Outresonavantagepurementfinancier, fonctioninhérentedel’assurance,la cyber-assuranceaégalementl’attrait demettreàdisposition,pourlaplupart desassureurs,unréseaud’experts (investigationnumérique,communication, avocats…)capabled’intervenir rapidementpourgérerlacrise,cequi peutainsiendiminuerlesimpacts. Risques
  22. 22. 22 LES LIMITES DE LA CYBER- ASSURANCE Cesassurancespeuventcependantavoir certaineslimites,notammentsurle périmètredecouverture.Lescoûtsliés àlapertedeclientèleouàlachutedu coursdelabourseneserontparexemple pascouverts.Demême,unecyber- attaquequiauraitdesimpactsmatériels (surlesSIindustriels/systèmes SCADAparexemple,typeStuxneten Iran)neseraitcouvertequ’enpartie: l’ensembledesfraismatérielsnesont pasnécessairementprisencharge(etil estprobablequel’assurancetousrisques informatiquesdel’entreprisecomporte uneexclusionsurlescyber-attaques).Il estdoncimportantdetesterlacouverture delapoliceenutilisantdesscénarios concretsd’attaquesetenanalysantcequi estcouvertetcequinel’estpas. Cependant,auvudelademande croissantedesclientsd’indemniser cetypedecoûts,lescontratssonten traind’évoluer,etnotammentencequi concernelesfraismatérielsethumains. Suivantl’évolutionoutre-Atlantique, lesassureurscommencentàproposer enFrancedesoffresétendantlecadre classiquedelacyber-assuranceafin d’indemnisercescoûts. LA CYBER-ASSURANCE, POUR QUI ET POUR QUELS BESOINS ? Quoiqu’ilensoit,lorsqu’uneentreprise estpotentiellementexposéeàcetype d’attaqueetqu’ellegèredesdonnées sensibles,laquestiondelacyber- assurancedoitêtreétudiée. Aumêmetitrequel’onpeuts’assurer contreunincendie,pourquoinepas s’assurercontreunecyber-attaque?Lors decetteétuded’opportunité,ilconviendra d’effectueruneanalysederisques pourdéterminerlesrisquesrésiduels etlesconfronteraveclesassurances déjàsouscritesparl’entreprise,afinde déterminercequiestdéjàcouvertetce qu’ilresteàcouvrir. Deuxcasseprésententalors:l’entreprise alacapacitéd’absorbercescoûtsouelle nel’apas.Apriori,unegrandeentreprise souhaiteraprincipalementseprémunir contreuneattaquemajeuredontlescoûts associésseraienttropimportantspour qu’ellepuisselesabsorber.Danscecas, lesmontantsdegarantiessouscritesetla franchisesontalorsélevés.Àladifférence desPMEquisouhaiterontplutôts’assurer contretouslestypesd’attaque,n’ayant pasnécessairementlesressources pourabsorberl’ensembledescoûts.
  23. 23. 23 Ellechoisiraalorsuncontratavecune franchisefaibleetunapportd’expertise. Finalement,danslecontextederisque actuel,lacyber-assuranceapparaît commeétantunesolutionintéressante pourdenombreusesentreprises,en apportantuneindemnisationfinancière encasd’attaque,ainsiqu’unapport d’expertiserapidequiluipermetd’en limiterlesimpacts. Cependant,lasouscriptionrequiertun arbitrageentrel’expositiondel’entreprise, sonniveaud’expertisesécurité,lerisque résiduelàcouvrir,lesgarantiesproposées etlemontantdelaprimeannuelle.Pour cefaire,uneévaluationdevraêtremenée conjointementparlesfonctionsdegestion desrisquesetlesresponsablessécurité del’information,afindepermettreune décisionentouteconnaissancedecause parladirectiongénérale. Risques
  24. 24. 24 LA PROPORTIONNALITÉ DANS SOLVABILITÉ 2 : MISE EN CONFORMITÉ DES PETITES STRUCTURES AU PILIER 2 Par Mathieu Couturier - 16 septembre 2014
  25. 25. 25 Lanouvelleréglementationeuropéenne Solvabilité2devrabientôtêtreratifiéepar lespaysmembresafind’êtreeffectiveen 2016.Cetteréglementationfaittoujours l’objetdevivescritiques,notamment auprèsdespetitesstructures.Ces dernièrespointentainsisacomplexité etlalourdeurdesamiseenplace.Elles redoutentnotammentlaremiseen causedeleursmodèlesdegouvernance. Lesecteurdel’assurancecompteen effetbeaucoupd’entitésdetaillestrès différentespourlesquelleslerespectdes exigencespeuts’avérertrèsdifficileet onéreux. PILIER 2 : DES EXIGENCES DIFFICILEMENT RESPECTABLES POUR LES MUTUELLES Parmilesexigencesrelativesàla gouvernancedelastructureetaux compétencesdesdirigeants,troisd’entre elless’avèrentparticulièrementdélicates àrespecterpourlesmutuelles: Exigencessurlescompétenceset l’honorabilité.Ceprincipestipuleque chaquemembredesconseilsdoitavoir lescompétencespoursiégerdansles instances.Lesadministrateursdes mutuellesétantdesbénévoles,cetypede restrictionsurlescompétencespourrait entraînerundéficitdecandidats. Lerespectduprincipedes«quatre yeux».Ceprincipestipulequedeux personnesenchargedela«direction effective»doiventêtredésignéesdansle respectdel’exigencedecompétenceset d’honorabilité.Ladirectiveneprécisepas quidoitlesnommer.Danslecasd’une nominationparladirectiongénéraleet ladirectiongénéraleadjointe,lespetites structurespourraientvoirleurmodèle degouvernancemisàmalcarellesne seraientpasenmesurederespecter l’exigencesansfaireévoluerleur gouvernance. L’évolutiondelagouvernancepourcréer l’organed’administration,degestionet decontrôle.Cetorgane,responsablede l’applicationdelaréglementation,pourrait êtrecomposéduconseild’administration etdeladirectiongénérale.Or,de nombreusespetitesstructuresne disposentpasdesbonsniveauxde compétencesauseindecesinstances. Lerespectdecesexigencespourrait êtresourcederisquesfinancierscompte tenudesinvestissementsnécessaires maiségalementsourcederisques organisationnelsvoirdemiseendanger delapérennitédesstructures. Risques
  26. 26. 26 LA PROPORTIONNALITÉ : UN ÉLÉMENT DE RÉPONSE DIFFICILE À METTRE EN PLACE Leprincipedeproportionnalitéest inscritdansl’ensembledestraitéset directivesdel’UnionEuropéenne.Pourles entreprises,latranspositiondesdirectives doitfairel’objetd’uneapplicationau plusjusteenintégrantlesbesoinset contraintesdel’entreprise.L’objectifest denepas«surcharger»lastructureen matièredeconformitéréglementaire. Lespetitesstructuresdoivent d’autantplusappliquerleprincipede proportionnalitéqueleurbusinessmodel estsimple. Laproportionnalitésembleêtrele« Saint Graal»pourlespetitesstructures. Pourtant,ceprincipeaétépendant longtempslavictimedesfoudresdes associationsreprésentatives.Eneffet, malgréderécentesévolutions,la réglementationrestepeuprécisesur l’applicationdelaproportionnalité. Aujourd’hui,c’estauxassureursdejuger duniveaudeproportionnaliténécessaire àmettreenœuvreetd’apporterla justificationdecettepertinenceau régulateur. MISE EN ŒUVRE DU PRINCIPE DE PROPORTIONNALITÉ : LES BONNES PRATIQUES L’intégrationdelaproportionnalitédoit êtreadaptéeauxcontraintesindividuelles. Parconséquentlesmodalitésdemiseen applicationdiffèrentd’unestructureàune autre. Néanmoins,certainesbonnespratiques peuventêtrerespectéesafindelimiter l’expositionauxrisquesetmettreen applicationladirective«sereinement». Empêcher toute déstabilisation de l’organisation et de la gouvernance L’objectifdelamiseenœuvredela proportionnalitéestd’assurerune bonnecouverturedesrisquesdel’entité sansremettreencauseoufragiliser sonorganisation.L’ACPRad’ailleurs publiédesdirectives«macro»relatives auxpointsdegouvernancepouvant êtresourcedeblocagepourlespetites structures. Limiter la facture de mise en conformité… Ilestnécessairedemaximiserl’utilisation desdispositifsexistantspourlimiterles investissementscoûteux.Ainsi,lamise enplacedesfonctionscléstellesque l’auditpouvantengendrerdescoûtsRH
  27. 27. 27 importants,desmutualisationspeuvent êtreeffectuées.Parexempleenfaisant supporterlecontrôleinterneetlerisk managementparlamêmeéquipe,ou ennommantdesauditeursinternes directementissusdumétierdela structure… ... et choisir la bonne stratégie pour sa captive Laquestiondescaptivesestunpoint épineuxpourl’ensembledesstructures. Comptetenudeleurstatutd’assurance, ellessontdansl’obligationderespecter lesexigencesdeSolvabilité2.Par conséquent,unemiseenconformitépeut s’avérernécessaire. Pourlespetitesstructures,lesdifficultés sonttrèscomplexesetnombred’entre ellesneserontpasenmesured’atteindre leniveaudesolvabilité.Ainsi,des questionsdoiventseposerpourchoisir lastratégieadaptée:suppressiondela captive,fusionavecd’autrescaptivesou diversificationdesrisques. Empêcher l’émergence d’une multitude de projets et de sous- projets LeplusgranddangerdeSolvabilité2et delamiseenconformitéauPilier2pour lespetitesstructuresestlatentation d’initierenparallèledenombreux chantiersdépendantslesunsdesautres. Contrairementauxgrossesstructures, lespetitesstructuresdoiventlancerde nombreuxchantierscouvrantpresque l’intégralitédesexigencesdeSolvabilité2. Ilestdoncnécessairedesélectionnerles chantiersàprioriseretdedéfinirunplan d’actionspragmatique. Lamiseenconformitéauxexigences degouvernanceetplusglobalementau Pilier2vas’avérerdifficilepourlespetites structures.Laproportionnalitépermettra sansaucundoutedefacilitercettetâche maislesinstancesreprésentatives devrontêtrevigilantessurcesaspects lorsdelatranspositiondeladirective. Risques
  28. 28. 28 LES COMPARATEURS D’ASSURANCE EN LIGNE : QUELS RISQUES POUR LES ASSUREURS ? Par Abderrahim Assab - 29 avril 2014
  29. 29. 29 Lamontéenpuissancedescomparateurs d’assurances’expliqueparlaforte sensibilitéauprixdesconsommateurs enligne.Sensibilitéprobablement développéeenutilisantd’autresservices decomparaisondumêmetype.Elle pourraitégalements’expliquerparle besoindebénéficierd’unemeilleure couverturecontrelessinistres. Quellequesoitlamotivationdu consommateur,l’argumentdes comparateurssembletoujoursêtrele même:leprix.Leconsommateurest ainsiencouragéàchangerplussouvent d’assureurpourobtenirlesmeilleurs tarifs. Cetteposturen’estpasenadéquation aveclesintérêtsetlesenjeuxdes assureurs,quipourleurpart,souhaitent s’inscrirecommedespartenaires durables. Quelssontdonclesrisques,pour lesassureurs,introduitsparles comparateursd’assuranceenligne?Et dansquelsensdoivent-ilsavancerpour recentrerl’attentionduconsommateur surlaqualitédesoffres? COMPARATEURS EN LIGNE : INTRODUCTION D’UN NOUVEL INTERMÉDIAIRE EN ASSURANCE Lescomparateursd’assuranceproposent unserviced’assistanceenlignelorsdela recherched’unenouvellecouverture. Cesontdesintermédiairesenassurance quidoiventêtreimmatriculésauseindu registredesintermédiairesd’assurance etcontrôlésparl’Autoritédecontrôle prudentieletderésolution. Parailleurs,lescomparateurs d’assurancesontrémunéréspar lesassureursàtraversdesfrais d’intermédiationfixes,facturésàchaque foisqu’unconsommateursouscritune policed’assurance:quecesoitlors d’unesouscriptiondirectementsurla plateforme,oulorsd’unesouscriptionpar téléphoneàl’aided’uneréférencefournie parlecomparateur. LES COMPARATEURS D’ASSURANCE FAVORISENT LA MOBILITÉ DES ASSURÉS Aprèsavoirrecueillilesinformations nécessairesàladéfinitionduprofilde l’assuré,lescomparateursenligne proposentàl’utilisateurunelistede policesd’assurancesclasséespar prix.Latarificationestdoncl’unique Risques
  30. 30. 30 critèredecomparaisonadoptéparles comparateurs. Étantdonnésonmodederémunération, lecomparateuratoutintérêtàcequele consommateurchanged’assureur(frais d’intermédiation).Pourl’encourager,la stratégiemarketingestaxéesurleprix. Cettelogiquevaàl’encontredesintérêts desassureurs.L’acquisitiond’unnouveau clientauncoût(marketing,gestes commerciaux…) qu’ils’agitderentabiliser enleretenantlepluslongtempspossible, baissantainsiletauxd’attrition. Larétentiondesclientsserad’autantplus complexequelaloisurlaconsommation adoptéeenfévrier2014donnedésormais auxconsommateurslapossibilitéde résilierleurcontratàtoutmoment. Larelationentrelesassureursetleurs clientsdoitdoncévoluerpours’adapter auxnouvellesrèglesintroduitesparles comparateursenligned’assurance. LES COMPARATEURS D’ASSURANCE FAVORISENT L’ENTRÉE SUR LE MARCHÉ Avantl’entréeenjeuxdescomparateurs enligne,lavisibilitéauprèsdesclients étaitsynonymed’investissementslourds : réseaud’agenceimportant,spotstélé coûteux,stratégiedigitalecomplexe… Dansunmarchédominéparlesacteurs historiques,cesinvestissements importantsreprésentaientunebarrière difficileàfranchirpourlesnouveaux entrants. Aujourd’huicesinvestissementsnesont plusnécessaires.Pourattirerl’attention duclient,ilsuffitdeproposerleprixle plusbas.Cecipermetàdesacteursde niche,detaillespluspetites,dedevenirles championsdeleurcatégorieenproposant desprixcompétitifs. REPRENDRE LA MAIN SUR LA RELATION CLIENT ET RECENTRER LE DÉBAT SUR L’OFFRE ET NON LE PRIX Faceàcesrisques,l’acquisitionmassive denouveauxclientspourraitêtreune solution.Lesassureurss’engageraient alorsdansuneguerredesprixdontl’issue n’estpasenfaveurdesacteursétablis. Pourlesleadersactuelsdumarché,il s’agitplutôtdeserecentrersurcequiles distingueréellement:leurportefeuille declientsexistants.L’enjeuestdoncde sécuriserceportefeuilleetdelevaloriser.
  31. 31. 31 Sécuriserunclient,c’estanticiperles phasesimportantesdeladuréede viedesoncontrat,commelesdates anniversaires.C’estaussisavoir interpréterlessignauxfaiblesqui indiquentsonpotentieldépart. Levaloriserc’estprendreencompteson historiquepourluiproposerdessolutions personnalisées,enattirantsonattention surlesdétailsdel’offre.Cecipermetde transférerlacompétitionentreassureurs versleterraindelaqualitédel’offre. Laqualitédel’offre,c’estaussicequeles comparateursd’assurancededemain doiventmettreenavant.Enpratique,il s’agitdedonneràl’utilisateurlapossibilité desélectionnerlesservicesqu’ilsouhaite comparer. Cetteévolutionversdescomparateurs « centréssurl’offre»peutsematérialiser pardescomparateursenligne indépendants,ouêtreimpulséeparles compagniesd’assuranceelles-mêmes.À l’imaged’AXAquiasuprendrelesdevants enproposantsonproprecomparateuren ligne. IMD2, DES EXIGENCES D’INDÉPENDANCE POUR LES COMPARATEURS D’ASSURANCE Enlançantsonproprecomparateuren ligne,AXAfaitlepariquelesattentes desconsommateurs,entermesde produitsd’assurance,neserésument pasauprixetqu’unmarchéexistepour lescomparateursenlignedeservices d’assurance. Pourautant,leconsommateurpeut légitimementseposerdesquestions surledegréd’indépendanced’un comparateuraffiliéàungéantcomme AXA. Desproblématiquesd’indépendance particulièrementsuiviesparla CommissionEuropéenne. Risques
  32. 32. 3
  33. 33. MARKETING DÉVELOPPEMENT P. 34 L’ÉVOLUTION DE LA DISTRIBUTION DANS LA BANQUE ET L’ASSURANCE : DE LA RUPTURE ORGANISATIONNELLE À LA RECHERCHE D’INNOVATION P. 38 PROJET DE LOI 2014 SUR LA DÉPENDANCE : QUELLES PERSPECTIVES POUR LES OFFRES PRIVÉES ? P. 42 LES SURCOMPLÉMENTAIRES : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ? P. 45 EURO-CROISSANCE ET VIE-GÉNÉRATION : UN SUCCÈS INCERTAIN ? CHAPITRE N°3 33
  34. 34. 34 ÉVOLUTION DE LA DISTRIBUTION DANS LA BANQUE ET L’ASSURANCE : DE LA RUPTURE ORGANISATIONNELLE À LA RECHERCHE D’INNOVATION Par Manuel Carty - 21 mai 2014
  35. 35. 35 Lesmutationsrapidesdel’environnement amènentlesorganisationsàrepenser leurmodèlededéveloppement.La distribution,entantquevecteurde productionetdelivraisondelavaleur, occupeuneplacestratégique.Alors quelamiseensynergiedescanaux physiquesetdigitauxmetenlumièrela complexitédecesenjeux,ilapparaîtque lesprincipauxdéfisàrelevernesontpas tantorganisationnelsqueculturels.Les acteursdoiventpourtanttrouverdesrelais dedifférenciation,dansuncontexteoùles opportunitésd’innovationnemanquent pas! UN MARCHÉ QUI SUBIT LA PRESSION D’IMPORTANTS FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX Lacrisefinancièreetéconomique,les évolutionsréglementaires,lesnouveaux usages:autantdefacteursquiont contribuéàtransformerlesmodes dedistribution.Aprèsavoiropéréun recentragesurleuractivitédedétail,puis procédéàdemultiplesconcentrations, lesopérateursbancairess’attaquent àleurréseaudedistribution.L’heure estàlarecherched’authenticitéetde transparence,afindes’inscriredans unelogiquedecroissancedurable.C’est aujourd’huid’autantplusvraiqueles nouvellestechnologiesontengendréune dématérialisationetunevirtualisationde nosrelations,nousamenantàrevoirla notionmêmedeproximité. L’agencephysiqueoccupeunrôle centraldansledispositifrelationnel. Aujourd’hui,elledoits’interconnecter aveclesautrescanauxdanslebutde fluidifierleparcoursclient.L’optimisation descircuitsdedistributionpermetalors lamiseenœuvred’unerelationclient répondantauxdéfisdel’environnement. Leprincipalchallenged’unebanqueest doncderemettreleclientaucentredes orientations.Ils’agirad’offrirlechoixdu canalaubonmoment,enfonctiondu besoin,avecunserviceadapté,voiresur mesure. UNE COMPLÉMENTARITÉ DU DIGITAL ET DU PHYSIQUE À APPRÉHENDER Cettetransformationnedatepasd’hier : lesbanquesanglo-saxonnesontparié dèsledébutdesannées2000surla multiplicationdesnouveauxcanauxà desfinsd’optimisationetderentabilité. L’objectifprincipaldecettedémarcheétait alorsdefournirvialewebdesservices àfaiblevaleurajoutéeà«laclientèlede masse»,defaçonàcequelesagences libèrentdutempspourproposerdes servicespersonnalisésàlaclientèlehaut Marketing Développement
  36. 36. 36 degamme.Restequelesconséquences decettestratégiededistributionnefurent pascellesescomptéesparlesbanques anglo-saxonnes,bienaucontraire… UNE PRESSION CONCURRENTIELLE ACCRUE SUR LE SECTEUR BANCAIRE Depuislesannées2000,laconcurrence s’intensifie.Lamulti-bancarisationse développe;lesclientssontàlarecherche desmeilleurstarifsetservices.Les nouvellestechnologiesontcontribué àaccroîtrecephénomène.Lepouvoir denégociationduclientvientdoncfaire pressionsurl’environnement.Biensûr, l’omniprésencedelatechnologieetle développementdescanauxnumériquesa aussieupourconséquenceunebaissede fréquentationdesagences.Parailleurs, lesnouvellesréglementations(BâleI, BâleIIpuisBâleIII)ontencouragécette nouvelledonneenprivilégiantlacaptation del’épargne.Enfin,denouveauxentrants commeCarrefourviennentconcurrencer lesbanquessurleurpropreterrain. DANS LE DOMAINE DE L’ASSURANCE, UN DÉFI AVANT TOUT CULTUREL Dansledomainedel’assurance, nousretrouvonsbiensûrlesmêmes facteurs:appropriationd’internetpar leconsommateur,distanciationdela relation,omniprésencedesréseaux sociauxouencorearrivéemassivede nouveauxentrants.Ilestaujourd’hui deplusenplusdifficiledegénérerdu traficenagencecarlescomparateurs permettentdeserenseignerdemanière plusautonome.Deplus,lesassureurs sontsoumisàunefortepressiondu marché.Enfin,lecontexteréglementaire, plusvolatile,aaccrulaconcurrence. Surcemarchéaussi,ilestplusque nécessaireaujourd’huideremettrele clientaucentredelarelation,desortir d’unelogiquededistributionensilos pourviseruneimbricationdesdifférents canaux.Cedernierpointrestecrucial: ilimpliqueaujourd’huipourlesacteurs decemarchéd’opérerd’importantes transformationsauseindeleurs organisationsetsystèmesd’information. Restequel’implémentationdevéritables stratégiescrosscanals’imposeavanttout commeundéficultureletmanagérial. Cetteexploitationdesnouveauxcanaux nedoitpasserésumeràunesimple extensiondesfonctionnalitésetservices : ellesupposeaussideréinterpréteret d’accorderlesvaleursdelamarque.
  37. 37. 37 UNE CAPACITÉ D’ÉVOLUTION À RELIER AU MODÈLE DE DISTRIBUTION DES ACTEURS Lamanièredontinternetestintégrédans lesdispositifsderelationclientdépend desmodèlesdedistribution. Lescompagniestraditionnellesontfait d’internetuncanaldesoutienàleur réseaud’agentsgénéraux,maisces évolutionsseheurtentàd’importantes barrièresorganisationnelles. Pourlesmutuellesd’assurance, l’orientationclientsemblebienimprégnée auseindeséquipesetdesprocessus, maisellesdoiventfaireévoluerleur stratégiedemarquedansunelogiquede distributioncrosscanal. Lesgroupesdeprévoyance,pourleur part,nebénéficiantpasdesatoutsque peuventoffrirlesréseauxphysiques importants,peuventinnoverencombinant approchephysiqueetdigitale. QUEL NOUVEAU RÔLE DE L’AGENCE PHYSIQUE ? Enrésumé,nousassistonsbienàune rupturedesmodèlesorganisationnels, oùladistribution,enproieàde profondesmutations,occupeune placedepremierrang.Lesmodèles dedéveloppementévoluentettendent versunrepositionnementduclientau centredudispositif,avecpourambition parallèledemieuxprendreencomptele caractèresystémiquedecetteapproche, etd’innoverafindesedifférencier. Danscecontextedemiseensynergie desmoyens,quelleplacepourl’agence physiquedite«traditionnelle »? Comments’intègre-t-elledansun parcoursclientremodelé,interactifet digitalisé?Etsurtout,quellerôlepourle conseiller,toujourspierreangulaired’une relationclientcomplexeàappréhender? Marketing Développement
  38. 38. 38 PROJET DE LOI 2014 SUR LA DÉPENDANCE : QUELLES PERSPECTIVES POUR LES OFFRES PRIVÉES ? Par Philippe Collenot - 14 février 2014
  39. 39. 39 Nous connaissons tous, parmi nos proches, des aïeux dont la fin de vie se déroule en établissement médicalisé parce qu’ils ne peuvent plus accomplir seuls les actes de la vie quotidienne. Cette perte d’autonomie, d’origine physique ou mentale, définit l’état de dépendance. Des aides publiques, telle l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), financent partiellement et de façon insuffisante l’aide au maintien à domicile ou l’hébergement en établissement spécialisé. Il reste en moyenne à la charge de la personne plus de 1 400 euros par mois. À horizon 2040, ce reste à charge devrait tripler. La participation des assurances privées reste mineure. Avec 5,5 millions de contrats, principalement en complémentaire santé dont 40 % sont souscrits à la MGEN, et 550 millions d’euros de cotisations, le marché français de l’assurance dépendance semble peu développé. Ces contrats peuvent être souscrits dans un cadre collectif ou individuel et mettent en jeu une garantie dépendance partielle ou totale complétée par des garanties offrant des services d’assistance (ex : aide-ménagère) ou un capital d’équipement (ex : lit médical électrique). DISPOSITIFS DE LOI À L’ÉTUDE Dans la perspective d’une législation, les pouvoirs publics ont étudié trois scénarios de financement : Le premierscénario consiste à favoriser une diffusion de la garantie dépendance, dans des contrats de santé complémentaire, ou d’assurance vie, dans un cadre collectif d’entreprise. Une incitation fiscale à la souscription passerait par une taxe sur les contrats individuels facultatifs qui n’incluraient pas la garantie dépendance. Le secondscénario vise à mettre en place une cinquième branche d’assurance maladie, qui créerait une assurance universelle, obligatoire et gérée par la sécurité sociale par répartition avec des cotisations proportionnelles aux revenus. Le troisièmescénario envisage un système fondé sur une assurance privée universelle obligatoire réduisant très significativement, à terme, la dépense publique. Ce système inciterait à faire cotiser le plus grand nombre à partir d’un âge plancher, avec une aide pour les plus modestes. Les personnes qui ne souscriraient pas, ou très tardivement, se verraient pénalisées. Au moment de Marketing Développement
  40. 40. 40 la dépendance, l’aide publique apportée pourrait faire l’objet d’une récupération sur la succession. Une généralisation de ce type d’assurance permettrait de supprimer la sélection médicale et les délais de carence. Le second scénario, déjà envisagé depuis de nombreuses années, est proche de celui déjà mis en place en Allemagne, qui a fait l’objet de nombreuses critiques. En effet, ce dispositif ne couvre pas toutes les dépenses et présente des déficits conséquents. De plus ce système se fragilise avec le vieillissement de la population et la baisse du nombre d’actifs cotisants. Pourtant le président de la république avait déclaré dans son programme de 2012 vouloir maintenir ce scénario. Une manière d’exclure le recours à l’assurance privée. Le discours tenu début 2014 est moins affirmé. Il reporte les choix des conditions de financement, ouvrant ainsi la voie aux solutions de financement mixte, publiques et privées, telles qu’envisagées dans le premier et le troisième scénario. Quoi qu’il en soit, pour garantir le succès d’un nouveau dispositif, le gouvernement devra faire preuve de pédagogie auprès de la population afin de faire comprendre à tous notre problématique commune de vieillissement de population et d’expliquer la nécessité de souscrire, sous conditions et de façon encadrée par les pouvoirs publics, des contrats d’assurance « sécurisés » portant une garantie dépendance. QUELS PROFILS POUR LES FUTURES OFFRES ? Les futures offres pourraient naître des produits déjà existants qui articulent d’une part une garantie complémentaire dépendance partielle ou totale, offrant des services d’aide à la personne, et d’autre part une garantie principale d’épargne, libérant l’épargne accumulée au moment de la dépendance, ou une garantie décès (de type vie entière). Ces structures d’offres pourraient s’inscrire dans une nouvelle enveloppe fiscale, comme le PEP, autorisant par exemple les transferts de contrats d’un établissement à un autre, sans perte de droits ni frais prohibitifs pour l’épargnant. Dans un contexte de réorientation souhaitée de l’épargne des ménages et à l’instar des transferts Fourgous, l’État pourrait aussi permettre de transférer / transformer des contrats d’épargne
  41. 41. 41 monosupport vers les futures offres mêlant épargne et dépendance. Les pouvoirs publics devront préciser les principes et modalités de conservation sur la durée des droits à la dépendance qui seront acquis par les particuliers cotisants, avec les organismes de contrôle et de représentation de l’assurance. Il faudra donc rester attentif à l’évolution des débats et autres communications d’État sur cette loi d’orientation attendue depuis… longtemps. Marketing Développement
  42. 42. 42 LES SURCOMPLÉMENTAIRES : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ? Par Mélusine Schwartz-Gastine - 20 octobre2014
  43. 43. 43 Lapublicationdudécretsurl’ANI semblaitpromettrel’émergencedes produitssurcomplémentaires,en favorisantpourl’assurélechoixd’une couvertureàlacarte.Dix-huitmoisaprès, constate-t-onundécollagedesproduits surcomplémentaires? POURQUOI DES SURCOMPLÉMENTAIRES ? Lescontratscollectifsremboursent mieuxquelescontratsindividuels. Partantdececonstat,l’AccordNational Interprofessionnel(ANI)quiprendraeffet le1erjanvier2016viseàassurerune meilleureprotectionsocialedessalariés engénéralisantàl’entreprisel’assurance collectiveensantéetprévoyance.En réalitécetaccordconcerneenviron 4 000 000salariésquiontuncontrat individueletquitravaillentprincipalement danslesTPE/PME. Lesentreprisesvontprobablement privilégieruncontratcomplémentaire avecdesgarantiesaminima etlaissera auxsalariéslesoindesouscriredes garantiessupplémentairesafind’être mieuxremboursés.Cecontratdit surcomplémentaireinterviendrait doncpourrembourserentroisième niveau,aprèslequittancementdu régimeobligatoireetcomplémentaire. Unepossibilités’offrealorsaux entreprises:négocierdesproduits surcomplémentairesàsessalariés. L’ANI BOULEVERSE LE MARCHÉ DE L’ASSURANCE Avecl’ANI,lesecteurdel’individuelse trouvefortementimpactéetilenrésulte chezlesorganismesassureursle basculementduportefeuilleindividuel verslecollectif.Lesassureurset institutionsdeprévoyanceontdéjàleurs marquesdanslesecteurcollectif.Ils possèdentdesréseauxdedistribution etdeproduitsindividuelsconcurrentiels contrairementauxmutuellesou bancassureursquisesontpositionnés principalementsurlesecteurindividuel. Cesdernierstemps,onassisteàdes rapprochementsentreacteursde secteursdisjoints,afindetransférerde façoncontrôléeleportefeuilleindividuel dansceluicollectifdeleurpartenaire. POUR LES ORGANISMES ASSUREURS, LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT Silesassureurssouhaitentêtreprêts, ilsdoiventdèsàprésentanalyserles changementsquis’opérerontdans lesecteuretdéfinirleurstratégiede rentabilité.D’autantplusquecette surcomplémentaireéchappeauxcontrats Marketing Développement
  44. 44. 44 responsablesetencontrepartiesera taxéedeuxfoisplus,àhauteurde14 %. Larentabilitédecescontrats surcomplémentairesseulspourles acteursn’apparaîtpasévidenteàmoins delescouplerauxcontratscollectifset ainsidiminuerlescoûtsdegestionen mutualisant.Actuellementlesacteurs ontdéjàcommencéàcommercialiser ouàrefondreleursproduitsindividuels dansl’objectifd’attirerlesassurésde leurportefeuillecollectif.Enparallèle, lescontraintestechniquesliéesàleurs systèmesd’informationetàlagestion spécifiquedelasurcomplémentairesont deschantierscomplexesàanalyser.Le viragedel’ANIestd’autantplusrisqué qu’iln’arrivepasseul:lescontrats responsablesetlescatégoriesobjectives sontégalementàmettreenplace. QUELS AVANTAGES POUR LES SALARIÉS ? Auvuedelasituationéconomique actuelle,lesdépensespourlesfraisde santédesménagessontl’undespremiers budgetsréduits.Ilestàprévoirquepeu d’entreeuxsouscrirontàdescontrats supplémentaires.Àmoinsqu’ilsne soientprisenchargepartiellementpar l’employeur,etdeviennentalorsattractifs. Onobservelaproliférationdescontrats modulairespourattirerlefuturassurésur lesgarantiesspécifiquespropresàson besoin. Cependant,cettetendancen’aiderapas àstabiliserlesrésultatstechniquesdes acteursdumarchéniàconserverles valeursmutualistesvéhiculéesetrégies parleprincipedel’Assurance.D’autant plusqu’ilestàsupposerquelesassurés souscrirontàcesgarantiessurune périodecourte,correspondantàleur situation.Deplus,auseindesentreprises, lessurcomplémentairespourraient êtreconsidéréescommeunmoyende récompenserlesmeilleurscollaborateurs suivantcertainscritèresRH(mérite,etc.). UN DÉCRET MITIGÉ L’objectifdel’ANIestd’obligerles entreprisesàassurerunemeilleure protectiondeleurssalariés.Cependant ilapparaîttrèsnettementquecelle-ci nerésoutenrienlesinégalitésentreles salariésettendmêmeàlesaccroître. Eneffetlesgrandesentreprises,de parleurtaille,leurpoidsetlechiffre d’affairesqu’ellesrapportentaux organismesassureurs,ontdéjànégocié uncontratd’assurancecomplémentaire avantageuxpourleurssalariés.Elles pourrontégalementproposerdes surcomplémentairesprivilégiées.
  45. 45. 45 EURO-CROISSANCE ET VIE-GÉNÉRATION : UN SUCCÈS INCERTAIN ? Par Dalila Moustaghfir - 25 février 2014
  46. 46. 46 L’en-coursdel’assurance-viereprésente 1400milliardsd’eurosen2012,soit40 % del’épargnefinancièredesménages(et 1454,8milliardsd’eurosàfinoctobre 2013).Actuellement,80 %decessommes sontplacéessurdessupportsgarantis etdisponiblesàtoutmoment(fonds eneuros).Or,lesfondseneurossont demoinsenmoinsrentablespourles assurés:d’aprèslaFFSA,lerendement n’estplusquedede2,80 %en2013contre 4 %en2008.Commentlesassureurs vont-ilséviterledésistementdes épargnants? LES MESURES D’INCITATION DU GOUVERNEMENT : VIE-GÉNÉRATION EURO- CROISSANCE Laloidefinance2014proposedeux nouveauxcontratsd’assurancevie: « euro-croissance»et«vie-génération ». L’objectifdel’Étatestd’inciterles épargnantsàparticiperaufinancement del’économie,etenparticulierdesPME. Cescontratsproposentdoncaux épargnantsdetransférerunepartiede leurencourssurcesnouveauxcontrats, enconservantlebénéficedel’antériorité fiscale. Sachantquelesdeuxtiersdupatrimoine financiersontdétenuspar10%des ménages,l’Étatacréélecontrat« vie- génération»,taillésurmesurepour cesépargnants.Cenouveauproduit prendralaformed’unmultisupports, exclusivementconstituéd’unitésde compte(iln’yaurapasdefondsen euros),investiesàhauteurd’untiersau minimumenactionsdePME,dansle logementintermédiaireetsocialetdans lesentreprisesdel’économiesocialeet solidaire. Encontrepartie,lebénéficiaireducontrat profitera,encasdedécèsdel’assuré, d’unavantagefiscalsouslaformed’un abattementd’assiettesupplémentaire de20 %quis’appliquerasurla valeurtransmise,avantl’abattement – cumulatif –de152 500euros. Leproduit «euro-croissance»estbasé surlesmêmesprincipesquelesproduits «eurodiversifiés»avecensusunfonds eneuros.L’euro-croissancepermetà l’assurédebénéficierd’uncapitalgaranti s’ilresteinvestiaumoins8 ans.
  47. 47. 47 Marketing Développement QUEL SUCCÈS À VENIR POUR CES NOUVELLES GAMMES DE PRODUIT ? Lesacteursdel’assurance-viesont partagéssurlaréussitedecesproduits. Certainsassureurspensentque cesnouveauxproduitsvontrendre plusdifficilelacompréhensiondu fonctionnementdel’assurance-viepar leursclients. D’autresaucontrairesontfavorablesàla miseenplacedeces2produits. LePDGdeBNPParibasCardif,Pierre deVilleneuve,considèred’ailleursque l’ « euro-croissance»est«unbonproduit pourtoutlemondeetpasuniquement pourlaclientèlepatrimoniale.C’estl’un desraresproduitssécuriséslongterme permettantd’avoirunerémunération fonctiondurendementdel’épargne longterme». Ilrappelleégalement quecette«innovationréglementaire permetdésormaisdeproposerausein d’unmêmecontratdesengagementsen euros,enunitésdecompteetendiversifié (fondscroissance)».Ilajoute:«c’estun produitsécuritairepourlesouscripteuret quioffredessortiesàprixdemarché». Deplus,lesassureurssontd’autantplus intéressésparcesnouvellesoffresquece sontdevéritableslevierspourtransférer lerisqueversl’assuréetdoncréduire leursbesoinsencapitauxpropres.Ilyaun partagedurisqueavantetaprès8ans. Legouvernementaétéautoriséà légiférerparordonnancepourmodifier lecodedesassurances,afindemettreen œuvrelesprincipalesdispositionsdela réformedel’assurancevie.Lesdécretsdu 4septembre2014ontd’ailleursdonnéle topdépartdulancementdecesnouveaux produits… Rendez-vousen2015pourunpremier bilan!
  48. 48. 48 4
  49. 49. 49 NOUVELLES TECHNOLOGIES P. 50 OBJETS CONNECTÉS : QUELS ENJEUX POUR L’ASSURANCE DE PERSONNES ? P. 54 LE BIG DATA DANS L’ASSURANCE : UNE OPPORTUNITÉ POUR LA RELATION CLIENT P. 58 LES OBJETS CONNECTÉS, UNE RÉVOLUTION AU CŒUR DE LA RELATION PATIENT-MÉDECIN CHAPITRE N°4
  50. 50. 50 OBJETS CONNECTÉS : QUELS ENJEUX POUR L’ASSURANCE DE PERSONNES ? Par Georges Bachette-Peyrade - 27 février 2014
  51. 51. 51 En2020,lesobjetsconnectésseront aunombrede80milliardspourun marchéestiméparlecabinetGartner à1900milliardsdedollars.Ceschiffres vertigineuxconfirmentlatendance actuelledutoutconnecté.Dansl’univers del’internetdesobjets,ceuxdestinésau domainedelasantétiennentuneplace conséquente.Commentlesassureurs pourront-ilstirerpartidecesinnovations danslesannéesàvenir? LES OBJETS CONNECTÉS AU SERVICE DE LA SANTÉ Undesderniersproduitsenvoguenous provientdeWithings,avecSmartbody analyser,sabalanceconnectée.Ellevous permetd’analyserl’évolutiondevotre poids,votrefréquencecardiaqueou encorevotrepressionartérielle.D’autres dispositifssurfentégalementsurle QuantifiedSelf,cemouvementregroupant l’ensembledessystèmesdecaptation etd’analysededonnéesbiométriques personnelles.Parmieux,onpeutciter leslentillesconnectées,projetdeGoogle etNovartispermettantauxdiabétiques d’analyserleurtauxdeglucoseviale liquidelacrymal.Denombreuxacteurs commeFitbit,JawboneouNikesesont lancésdanslemarchédesbraceletsou autres wearabledevicespourpermettre àleursutilisateursdetracerleuractivité physiquequotidienneetd’analyserleur modedevie. Leurspointscommuns?Tousces dispositifssontconnectésàune applicationpoursmartphoneoutablette afind’accéderfacilementàl’analysede sesdonnéesphysiologiques.Cesobjets connectésferontdemainnotrequotidien: lasanté2.0arriveàgrandspas. QUELS USAGES POUR L’ASSURANCE ? Undesaxesstratégiquesdesassureurs pourlesannéesàvenirestlagestion durisque,enraisondecontraintes économiquesplusfortes.Tousles acteursdumondedelasantémènent descampagnesdepréventionafinde réduireleursrisquesetdonclenombrede prestations.Lesobjetsconnectés,parleur simplicitéd’utilisation,leurprécisionet leurcôtéludiquesontunformidableoutil desensibilisationauprèsdesutilisateurs. Unmodedevieplussainestsynonyme d’unrisquemoindrepourl’assureur. Unefois«connecté»,chaqueassuré peutfairel’objetd’unsuivipersonnalisé.À celas’ajoutelapossibilitépourl’assureur, encommuniquantsurcesnouveaux usages,depromouvoirsonimage:àla foismoderneetsoucieusedesesclients. Nouvelles technologies
  52. 52. 52 Ciblerunepopulationtechnophile,donc jeune,aaussil’avantagedeprésenterdes risquesmoindres. Onpeutégalementciterl’émergencedu Bigdataquipourraitfournirauxassureurs desdonnéesstatistiquespertinentes pourdétecterparexempleladiffusion d’épidémiesetencontrôlerlesrisques. L’assurancedepersonnesse rapprochera-t-elleduUsage-Based Insurance beaucouputilisédans l’assuranceauto?Ceconceptpermetà chacundepayersonassuranceautoen fonctiondel’utilisationqu’ilfaitdeson véhicule.Peut-onmettreenplaceune tarificationquidépenddelasanitédu modedeviedechaqueassuré? ENJEUX ET OBSTACLES Cespistessoulèventnéanmoinsun certainnombrededéfisdetaille. Lepremierestceluidurespectdelavie privéedesutilisateurs.Lamiseenplace desystèmesdemonitoringdel’état desantédesassurésn’estpassans embûches.D’unepart,laCNILencadre etcontrôlefortementlacommunication dedonnéesdecetypeauxassureurs. D’autrepart,lesclientspeuventêtre réticentsàpartagercesdonnéesavec unreprésentantducorpsmédical: aujourd’hui61 %desFrançaispossédant unobjetconnectésedisentprêtsà échangercesdonnéesselonl’AtelierBNP Paribas.Enfin,cechangementd’usage constitueraitunevéritablerévolutiondans larelationentrelemédecinetsonpatient. Sursonterrain,lecorpsmédicalpourrait représenterunfreinàl’évolutiondes usages. Dupointdevuedel’assureur,lamiseen placed’unsuivipersonnalisépourchaque assuréprésenteensuitedescontraintes techniquespourl’analysemassiveet l’hébergementdesdonnées,maisaussi organisationnellespourl’intégrationde cesdonnéesdanslesprocessusetle modedefonctionnementdel’assureur. C’estégalementd’unpointdevue éthiqueetéconomiquequel’usagedeces objetspeutposerproblème.Comment garantirl’égalitédel’accèsauxsoins ? Quifinanceraledéploiementdeces équipements?Dansquellemesure pourra-tonconsidérerunobjetconnecté commeun«dispositifmédical»?Autant dequestionsquimettentenévidenceune évolutionnécessairedumodèledesanté actuel.
  53. 53. 53 COMMENT LES ASSURÉS VONT- ILS ACCEPTER L’UTILISATION DE CES DISPOSITIFS ? Malgrélesdéfisdécritsci-dessus,ces systèmesexistentdéjà. Prenonsl’exempledel’offreVitality del’assureursud-africainDiscovery. Lesystèmeproposeauxassurésde gagnerdespointsàchaquefoisqu’ils enregistrentuneactivitéphysiquevia leurobjetconnecté.Cespointsdonnent ensuiteaccèsàdesréductionsoudes cadeaux.Ils’agitlàd’unbonmoyende fidéliserlaclientèleetdefairefacilement adhérerl’assuréàl’améliorationetau contrôledesonmodedevie. L’objetconnectédoitdoncêtrevendu commeunservicepourl’assuré,quidoit considérerquelebénéficequ’ilretire d’unteldispositifestsupérieuraux inconvénientsqu’ilreprésentepoursavie privée. L’objectifestdoublepourlesassureurs: réduirelesrisquesetlescoûtsdepriseen chargedesassurés,maisaussi renforcer larelationassureur-assuré.Lesacteurs del’assurancenedevrontpasraterle cochedel’internetdesobjetsetadapter leursoffresetrelationclientàcette nouvelletendance. Nouvelles technologies
  54. 54. 54 LE BIG DATA DANS L’ASSURANCE : UNE OPPORTUNITÉ POUR LA RELATION CLIENT Par Thomas Hédon - 18 août 2014
  55. 55. 55 LeBigdataestdevenuunsujet incontournablepourlesentreprises.C’est LEbuzzworddel’année2014,etlesecteur del’assurancen’yéchappepas.Comment expliquercetengouement?S’agit-ild’une simplebulledestinéeàexploseroud’une réelleopportunité? LE BIG DATA : SIMPLE BUZZ OU VRAI SUJET ? Plusieursindiceslaissentpenserquele Bigdataneselimitepasàunsimplebuzz marketing,savammentorganiséparles éditeursdesolutions. Toutd’abord,leBigdatasignifie littéralement«Grossesdonnées».Et desdonnées,ilyenaeffectivement beaucoup.Leurcroissancen’estpasprête des’arrêter:dansuneétuderéaliséepour EMC(numérounmondialdustockage dedonnées),IDC(InternationalData Corporation)prévoit44Zettaoctets(1021 octets)dedonnéesen2020contre2,8en 2012. LeBigdataestensuitepristrèsausérieux parlesautorités.Ilfigureparmiles7 ambitionsstratégiquesidentifiéesparla commissionInnovation2030,présidée parAnneLauvergeon.Parailleurs,dans leprolongementdelacréationd’Etalab en2011,organismechargéd’inciterles administrationsàfournirdesdonnées àl’OpenDatadel’Étatfrançais,le gouvernementanommé HenriVerdier auposte«d’administrateurgénéraldes données»,plusconnusouslenomde ChiefDataOfficer. LeBigdataestdoncuneréalitéindéniable denotresociétéconnectée,surveillé deprèsparlesplushautesinstances gouvernementales.Maisqu’est-ce réellement?Certes,lesdonnéesde massesexistentdepuisunmoment: enattestentlesconceptsdeDataMining oudeBusinessIntelligence.Maislavraie révolutionvientdesdonnéeselles- mêmesetdespropriétésqu’ellesont acquises:cesontles3V. • Volume:laquantitédedonnées récoltéesatteintdesproportions inégalées. • Variété:lessourcesdedonnées sontmultiples,tantparleurorigine (sourcesclassiques,réseaux sociaux,capteurs…)queparleur nature(images,textes,vidéos…). • Vélocité:lesdonnéesaffluent encontinuetilfautlestraiter rapidement. Nouvelles technologies
  56. 56. 56 LeBigdatadésignedoncàlafoisces gigantesquesmassesdedonnéeset latechnologiequidoitpermettreaux entreprisesd’exploitercesfluxde données,aussivariéssoient-ilsetle plusrapidementpossible.Cesdonnées peuventserévélerêtreunevraiemine d’or. LE BIG DATA : UNE OPPORTUNITÉ ÉCONOMIQUE, NOTAMMENT POUR LA RELATION CLIENT Microsoftacommandéuneétudeàl’IDC, publiéeenmai2014,sur«lavaleurdu Bigdatapourlesentreprisesfrançaises». Ilenressortunpotentielde54milliards d’eurosencréationdevaleuradditionnelle surlesquatreannéesàvenirpourles entreprisesfrançaises.Plusdedoute possible:leBigdataestuneopportunité économiquepourlesentreprises. Resteàsavoircommentl’exploiter. L’exempledeBFMTVesticiéclairant.La chaîned’informationaconstruitdeux indicateurspoursuivrel’étatd’esprit deschefsd’entreprisesetdesménages ensurveillantunelistedemotscléssur lesréseauxsociaux;c’estl’analysede signauxfaibles.Grâceàcela,lachaîne apuannoncer15joursavantl’INSEE la reprisedeconfiancedecesdeuxgroupes enmai2013. LeBigdatapeutdoncserévélerêtreun puissantoutildeprédiction.Etquelle activitéseraitplusavidedeprédictionque larelationclient?Sesquatregrandes fonctionssontconcernées: • LeServiceClient:pour personnaliserfacilementles interactionsavecleclient; • LaCommunication:pourmieux comprendre,géreretanticiper laréputationdel’entreprise, notammentsurleweb; • LesVentes:pouraméliorerla satisfactionàchaqueétapedu parcoursclient; • LeMarketing:pourproposerdes produitsquirépondentmieuxaux attentesdesconsommateurs. Laquestionestmaintenantdesavoiren quoileBigdatapeutaiderl’assurance avecsarelationclient.
  57. 57. 57 LE SECTEUR DE L’ASSURANCE PEUT BÉNÉFICIER DU BIG DATA POUR SA RELATION CLIENT AveclaloiconsommationdeBenoît Hamon,l’assurépourrarompreson contratd’assuranceàtoutmoment,une foisla1èredateanniversairerévolue.Une mesureclairementvouluepourrelancer laconcurrence.Chargeauxassureursde s’employeràgarderleursclients,etdonc detravaillersurleurrelationclientetla fidélisation. Deplus,lepositionnementdesacteurs del’assuranceestentraindechanger. Dustatutdesimple«payeuraveugle », ilssontentraind’évoluerversceluide véritableaccompagnateurduclient, enmettantl’accentsurlapréventionet plusseulementsurl’indemnisationdes dommages. Autantderaisonsquiexpliquentla volontédesassureursd’investirdansleur relationclient,àl’imagedelavaguede digitalisationencours.Ils’agitpourles assureursdecollecterdesdonnéessur leursclientsafindemieuxlesconnaître, àl’imagedupartenariatAxa-Facebook récemmentsigné.Toutcecidanslebut d’améliorerleurrelationclient,afin demieuxsegmenterlesoffres,deles personnaliser.Deplus,lacroissance exponentielledunombred’objets connectésoffreausecteurdel’assurance unocéandedonnéesàexploiter. Endéfinitive,leBigdataestunparisur l’avenir,uneopportunitééconomiqueet unpuissantoutilpourlarelationclient. Nouvelles technologies
  58. 58. 58 INTERVIEW LES OBJETS CONNECTÉS, UNE RÉVOLUTION AU CŒUR DE LA RELATION PATIENT-MÉDECIN Par Benoît Gratia - 3 juin 2014
  59. 59. 59 Qu’ils’agissedebracelet,debalance,ou bienmêmedebijoux,lesobjetsconnectés sontentraind’envahirnotrequotidien avecunréelimpactsurlarelation médecin-patient.Ennouspermettant desuivrel’évolutiondenotresanté directementsurnotresmartphoneet departagerdesinformationsavecun praticien,lesuivimédicalpourraitse personnaliser.Intéressons-nousàcette véritablerévolutiondanslesecteurde lasantéavecBéaARRUABARRENA. AttachéeTemporaired’Enseignementet deRechercheauCNAM,cettedernière aacceptéderépondreànosquestions surleQuantifiedSelf,sujetdesathèse enSciencesdel’Informationetdela Communication. BonjourBéa,pouvezvousnousexpliquer cequ’estleQuantifiedSelf? LeprincipeduQuantifiedSelfrepose sur« l’apprentissagedesoigrâce àl’agrégationdesesdonnées physiologiques».Sansavoirrecoursàun médecin,l’utilisateurd’objetsconnectés vapouvoircollecterdesmesures sursonétatdesanté(poids,tension, température,tauxd’oxygènedansle sang…).Laplupartdutemps,ils’agit d’améliorersaqualité,cequiestsouvent uneaidecomplémentaireauxéventuels traitementsmédicaux. QuelestlerôleduQuantifiedSelfetdes objetsconnectésdanslasanté? LeQuantifiedSelfpeutêtreuneapproche complémentairedelasanté.Enassociant uneapplicationmobileauxobjets,les donnéessontsynchroniséesetagrégées dansuntableaudebord,cequipermet unehistorisationdesdonnées,une visualisationdesdonnéesainsiquela découvertedecorrélationsentrejeuxde donnéescollectées. Cequ’ilyadenouveauavecleQuantified Selfc’estlaparticipationnouvellede l’usagerquiopèreuneconvergenceentre lemondedubien-êtreetdelasanté « grandpublic»,etceluidelamédecine. Lestémoignagesd’usagersmontrent l’intérêtréeldecespratiques.En analysantetcorrélantdenombreuses données,uneaméliorationestpossible. Orcetteanalysen’est,aujourd’hui, pasinclusedansleparcourssanté conventionnel. AuxÉtats-Unis,lemouvementQS afavorisél’émergencedestart-ups innovantesdansledéveloppementde dispositifsconnectés. Nouvelles technologies
  60. 60. 60 Comment sont acceptés ces nouveaux dispositifs par les praticiens de santé et les patients ? EnFrance,ducôtédespraticiensiln’ya pasencorederapprochemententreles usagespersonnelsd’objetsconnectéset lespratiquesmédicales.Lessystèmes d’informationdesantéetlesapplications nefournissentpasd’interfacedédiée permettantaupraticiendesuivreses patientsutilisateursd’objetsconnectés. Avecl’arrivéedesobjetsconnectés,le patientvadevenirdeplusenplusacteur desanté,cequivadirectementmodifier lesrapportsdeSavoir–Pouvoirentre patientsetmédecins.Aujourd’hui,un renouvellementdegénérationesten traindeseproduire.90 %desmédecins possèdentunsmartphone.Cette générationseraglobalementfavorableà l’usagedecestechnologies. Les«médecinsdeville»ontactuellement consciencedeleurinterventiontrop curativeetnonpréventiveniprédictive. L’interprétationdecesnouvellesdonnées pourraitêtrelecommencementdeleur futurchampd’action. Deleurcôté,enFrancelespatients disposantd’objetsconnectésnesont pasencorenombreux.Seul11 %dela populationestéquipée(IFOP,2014).De plus,ils’agit enmajoritédeproduitsà vision«bien-être».Defait,lesutilisateurs n’enparlentpasencorebeaucoupà leurmédecindepeurd’êtremalvus ousimplementparcequ’ilsséparentla sphèredubien-êtredeleurétatdesanté. Lemédecinétantlàpourlessoigneren casdepathologiesponctuellesavérées etnonpourunaccompagnementsurla durée. Pourtant,lesapportspourlepatient dansl’utilisationd’objetsconnectéssont nombreux. Laprisedemesureinsitu apoureffet deréduire l’«effetblouseblanche » (augmentationdelatensionlors delavisitemédicale)ainsiqueles déplacements,etdoncdedésengorger lescabinets. Laprisedemesuresurladurée favorise uneprisedeconsciencede l’usager etlemaintiend’unepratique dansladurée(autorégulationdu comportement). Lesobjetsconnectésontaussilafaculté d’objectivernosressentissubjectifs, enpermettantd’évaluerentemps réelladouleurviauneapplicationsur
  61. 61. 61 smartphoneparexemple.Endéfinitive, cesontdestechnologiesauservicedela connaissanceetdel’apprentissage,cequi estàmettreenliendirectavecl’éducation dupatientdanssespratiquesdesantéau quotidien. L’acceptationparlespatientsestquasi totaledanslalimiteouleursdonnéesne sontpascommuniquées.Lapeurd’une « fuitedeleursdonnées»restecependant unfreinmajeuraudéveloppement rapidedesTICdansledomainedela santé.Mêmesiaujourd’huiiln’yapas véritablementderéponseenmatière deprotectiondesdonnéesautravers d’usagesd’objetsconnectés,onpeut néanmoinsrappelerletravaildelaCNIL surcesproblématiquesessentielles, visantàrégulerl’usagededispositifs connectésensanté(capteurs,objets, applications,données).Enfinledernier freinestéconomique,leprixrelativement prohibitifdecesdispositifsrestedissuasif pourunepartiedelapopulation. Quel regard portez-vous sur les transformations en cours dans le secteur de la santé ? LeQuantifiedSelfconstitueune préfigurationdelasantédufutur.Demain lesrelationspatients-médecinvont certainementchangerdenature,avec d’uncôtéunusagerquiseraplusactif,et del’autredesprofessionnelsdesantéqui pourronts’appuyersurunnouveautype dedonnéespersonnalisées.Aujourd’hui, lemédecinnevoitlepatientquepar rapportàsessavoirsinstitutionnels, sanspriseencompteducontextedevie particulierdel’usager.Danslefutur,on peutimaginerquecetterelations’inscrira dansdesrapportsdesavoirpartagé. Noussommesauxprémicesd’une convergenceimportante.Lacréation deplateformesdesantéetlapossibilité d’undialogueavecsonmédecinserale commencementd’unsystèmedesanté fondésurlapréventionetleprédictifgrâce àl’analysedesquantitésdedonnées collectées.DuQuantifiedSelfauBigdata,il n’yaqu’unpas… Nouvelles technologies
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  63. 63. 63 CHAPITRE N°5 ACTEURS MARCHÉS P. 64 LES MARCHÉS ÉMERGENTS, NOUVEAU TERRAIN DE JEU DES ASSUREURS INTERNATIONAUX P. 68 LA COURSE AU RAPPROCHEMENT DES ACTEURS MUTUALISTES : À VOS MARQUES, CONTINUEZ ! P. 72 CATASTROPHES NATURELLES : COÛTS ET INDEMNISATION, DEUX ENJEUX POUR LA SOCIÉTÉ ET LE MARCHÉ DE L’ASSURANCE
  64. 64. 64 LES MARCHÉS ÉMERGENTS, NOUVEAU TERRAIN DE JEU DES ASSUREURS INTERNATIONAUX Par Emanuel Levy - 5 mai 2014
  65. 65. 65 Larecherchederelaisdecroissance danslespaysémergentsconstituel’un desleviersprivilégiésdesassureurs àdimensioninternationale.Henride Castries,PDGduGroupeAXA,lerappelait d’ailleurslorsd’uneréuniondestinéeaux investisseurs:«Depuis2007,legroupe acédéplusde8milliardsd’actifsdans lesmarchésmaturespourréinvestir plusde6milliardsdanslesmarchés émergents ». Ledéplacementducentredegravitéde l’assureurfrançais,duvieuxcontinent versl’Asie-Pacifique,ainsiquelavolonté degrandsacteursdusecteurd’orienter leursinvestissementsverslespays émergentss’expliquentprincipalement pardeuxfacteurs: La dégradation des conditions de marché dans les pays matures Ladégradationdesconditionsdemarché danslespaysdéveloppés,notamment danslesecteurdel’assurance-vie, aralentilacroissancedumarchéde l’assurance.Endehorsd’Axa,Generaliet Allianz,l’ensembledesacteursavuson chiffred’affairesstagneroureculeren 2012. Acontrario,lespaysémergentsontaffiché destauxdecroissanceàdeuxchiffres. Àtitred’exemple,AXAaréaliséunchiffre d’affairesde2,9milliardsd’eurosdans cespaysen2012,soituneprogressionde 12 %,àpérimètreconstant,parrapport auxchiffresde2011. Desfondamentauxdémographiqueset sociologiquesprometteurs Cen’estpasseulementledynamisme actueldumarchéquiencourageles leadersmondiauxdel’assuranceà s’installerdanslespaysémergentsmais surtoutlesperspectivesd’avenirqu’ils représentent. Troiscaractéristiquespermettentde prendreconsciencedel’importance présenteetàvenirdecesmarchéspourle secteurdel’assurance: • L’émergenced’uneclasse moyenneurbaniséedeplusen plusnombreuseetdésireuse des’assurerpouraméliorersa protectionsociale; • L’importancedelapopulation conjuguéeaufaibleniveau d’équipementenproduits d’assurance; • Lacroissancedutauxd’épargneet delasouscriptiond’assurancevie; Acteurs Marchés
  66. 66. 66 LES MODALITÉS D’ENTRÉE DANS LES PAYS ÉMERGENTS Cesmodalitéssontdiverses.Elles s’adaptentauxcontrainteslégalesainsi qu’àl’environnementéconomiquelocal. Cesdifférentesoptionssontprésentées ci-dessous: Lepartenariatbancassuranceclassique Ilestpossibled’opterpourunpartenariat avecunacteurlocal.Cescontratssont baséssuruneduréede10à15anset permettentladistributiondeproduits d’assuranceparlebiaisduréseau bancaire. L’assureurbritanniquePrudentialest ainsientrésurlemarchéthaïlandaisvia unpartenariatconcluennovembre2012 avecunebanquelocale,laThanachart BankPCL.Ilprofiteainsidelatailledu marchédel’assurance-viedanslepays etdufaibletauxdepénétrationduservice (2,7 %).Fortdecenouveaupartenariat, PrudentialThaïlandeapubliédes résultatsencroissancede160 %pour l’année2013.Laconquêtedumarché continueaveclelancementd’unenouvelle offresanté,PerfectHealthMe,lancéeen Avril2014. Lajoint-ventureouco-entreprise Lacréationd’unejoint-ventureavec unacteurlocalreconnuestunedes possibilitésquis’offrentauxassureurs. Cetteoptionesttrèssouventadoptée danslespaysoùcelafacilitel’obtentionde licencesd’assuranceaccordéesparl’État. Àcetitre,leGroupeAvivas’estalliéavec AstraInternational,groupecotéleplus importantenIndonésie,pourfonder AstraAvivaLife(assurance-vie).La joint-ventureserachargéedelaventede produitsd’assurance-viedanscepays parlebiaisd’uncertainnombredefiliales d’AstraInternational.Le28novembre 2014,AstraLifeaannoncélelancement pourledébutdel’année2015deonze nouveauxproduitsd’assurance-vie.Cette offrecomprendunproduitdemicro- assuranceafindecouvrirlaciblelaplus largepossibleetdesepositionnerdès maintenantsurunmarchéendevenir. L’acquisitiond’unacteurdumarché L’acquisitiond’unacteurbienimplanté surlemarchélocalpeutconstituerune stratégieintéressanteafindedisposer d’unréseaudedistributionetd’une clientèledéjàprésents.Celagarantit égalementunetotaleindépendance dansleschoixstratégiquesadoptés,ce
  67. 67. 67 quin’estpaslecaslorsd’accordsde distributionoudeco-entreprises. CNPAssurance,acteurmajeurenFrance maispeuprésentàl’internationala,de fait,choisid’acquérirle17janvier2014 TempoDental,l’undesprincipauxacteurs dumarchédel’assurancedefraisde soinsdentairesduBrésil,appartenant augroupeTempoParticipações.Cela permettraàl’entrepriseCaixaSeguros, filialedeCNPAssurancedanslepays,de complétersonoffredeproduitsdansle secteurdel’assurancesanté. LesuccèsrencontréauBrésil encourageraitCNPAssuranceàse positionnersurdenouveauxmarchés enAmériqueLatine.Legroupeserait intéresséparlaColombieoùAXAadéjà finalisél’acquisitionduGroupeMercantil ColpatriaenAvril2014. Cependant,certainesbarrièresfreinent l’implantationdesleadersdel’assurance danslespaysendéveloppement. Toutd’abord,lesgrandescompagnies d’assurancesontsouventdesentreprises publiquesrendantleuracquisition impossible.Quantauxcompagnies privées,leurvalorisationprohibitiveou leurtailletropimportantecomplexifient uneprisedecontrôleétrangère. Deplus,lesacteurslocauxayantdéjàdes infrastructuressurplace,lessynergies pouvantêtredégagéeslorsdel’acquisition d’unconcurrentsontplusimportantes quecellesdégagéesparlescompagnies d’assurancesétrangères,favorisantainsi lesopérationslocales. Enfin,lesexigencesliéesàSolvency  II limitentladettedesassureursetdonc leurscapacitésd’investissement. Certains,commeGroupama,ont mêmefaitlechoixdesedésengager àl’internationalafinderemplirles conditionsdefondspropresimposées. Lorsd’uneétuderéaliséepar Mergermarketauprèsde255dirigeants degroupesd’assurancesenEurope, Moyen-OrientetAfrique(EMEA),77 %d’entreeuxdisentanticiperune accélérationdesopérationsdeMAdans lesecteuraucoursdestroisprochaines années.Laconcurrencepourlegainde partsdemarchédanslespaysémergents prometdoncd’êtrerude. Acteurs Marchés
  68. 68. 68 LA COURSE AU RAPPROCHEMENT DES ACTEURS MUTUALISTES : À VOS MARQUES, CONTINUEZ ! Par Pascale Lefranc - 12 février 2014
  69. 69. 69 Lepaysagemutualisteaconnude profondsbouleversementscesdernières années.Selonl’ACP,lenombredes mutuellesestpasséde1000àenviron 630entre2005et2012;l’objectifpremier étantderéaliserdeséconomiesd’échelle. COMMENT EXPLIQUER L’ACCÉLÉRATION DU RAPPROCHEMENT DES MUTUELLES ? Lesphénomènesdeconcentrationdes mutuellesnesontpasnouveaux.Les principalesraisonsdecesmouvements sontrappeléesci-après: Laréformeducodedelamutualité favorisantlacoopérationentreles structures:miseenplaceen2001de l’Uniondegroupemutualiste(UGM) permettantunesimplecoordinationde l’activitédesmembressanssolidarité financière ;depuis2008,l’Union mutualistedegroupe(UMG)permetaux membresaffiliésdenouerdesliensde solidaritéfinancière. Lacroissanceexterne,afindedégager dessynergiesenmutualisantleurs risques. Lesévolutionsdesréseauxdesoins. Larecherchedelataillecritiquepour fairefaceauxenjeuxconcernant :les systèmesd’informations,lesservices,le conventionnementetsolvabilité2. Lapressiondesentreprises,rassurées parlecôté«sécuritéfinancière»desplus grossesstructures. Denouveauxrapprochementsont d’ailleursmarquélafind’année2013: • LaMutuellenationaledes hospitaliers(MNH)etleGroupe PasteurMutualitécréentOrsane, unestructurecommunepour diffuserdescontratscollectifsdans lesecteurdelasanté. • Lafusiond’EovietdelaMCD,parue auJournalofficielenoctobre2013. • Lafusiond’HarmonieMutualité, MutuelleExistance,Prévadiès, SantévieetSphériaVal-de-France. QUE NOUS RÉSERVE L’ANNÉE 2014 ? Ilestfortprobablequelasignaturede l’AccordNationalInterprofessionnel (ANI)le11janvier2013,quiprévoitla généralisationdelacomplémentaire Acteurs Marchés
  70. 70. 70 santépourtouslessalariés,accélère égalementlesmouvements. Eneffet,l’entréeenvigueurdel’Accord NationalInterprofessionnelàl’horizondu 1erjanvier2016bouleverseralesecteur del’assurancesantéendéclenchantune nouvelleconcurrenceenassurances collectives. Lemondemutualiste,premieracteursur cesegment,estimpactédirectementpar cebasculementdumarchédel’individuel verslecollectif.Aussi,lesacteurssont misàl’épreuvedansleurcapacitéà approcherlesentreprisesdetypesTPEet PME,segmentprincipalementtouchépar l’ANI:470000entreprisesàéquiperen assurancescollectivesd’ici2016,dontla majoritéreprésentedesTPE/PME(selon lesétudesmenéesparlaDafsa).Ilssont aussimisàl’épreuvedansleurcapacité àrécupérerencollectiflapertedes portefeuillesindividuels. Lesgrandesmutuellessesontengagées dansunecourseaurapprochementpour atteindreunedimensionnationaleet gagnerencompétitivité. Lespetitesmutuellessontsouvent spécialiséesdansl’individuel:une transitiondel’individuelverslecollectif s’avèredifficile.Deplus,laplupartdes mutuellessontmonoproduit,bienquela diversificationdel’offre«produit»soitun passageobligépourréduirelesrisques. Pourunbonnombred’observateursdu mondedel’assurance,lagénéralisation imposéeparl’ANIseralecoupde grâcepourlespetitesmutuelles,déjà condamnéesparlaréformeducodede lamutualité,puisparSolvabilitéII.Le rapprochementpourlespetitesmutuelles sembledoncinéluctabledansles prochainesannées. Toutefois,deuxélémentsdéterminants pourraientleurêtrefavorables: • Leurcapacitéàmobiliserdes commerciaux,afindedémarcherles TPE/PMEtouchésparl’ANI. • L’abandondesclausesde recommandationsremplaçant defaçonmasquéelesclausesde désignation(identifiantl’organisme assureurquiassureralerégime misenplacepourtoutesles entreprisesdusecteur),àl’avantage desinstitutionsdeprévoyance jusqu’alors.
  71. 71. 71 MISER SUR LA STRATÉGIE GAGNANTE Lemondemutualisterisquedeconnaitre uneprofonderestructurationdumarché. Etce,quellequesoitlatypologiede rapprochementchoisie…C’estpourquoila différenciationdevientlemaîtremotpour gagnerlapartie. Eneffet,danslecadredelamiseen vigueurdel’ANI,lesentreprisesse contenterontcertainementdupanierde soinminimumimposéparlelégislateur. Aussi,lesmutuellesont-ellestoutintérêt àdévelopperleurgammedeproduitsur lasurcomplémentaire,pourrenforcer lespostesdegarantiesdessalariéset conquérirdenouvellespartsdemarché. Deplus,ilestindispensabled’investir surlesservicesinnovants,laprévention, laqualitédesréseauxdesoinsetla mobilisationdesforcesdeventepour assurersapérennité. Enfin,pouraffronterlagénéralisation delacomplémentairesanté,lechoixde partenairesresteunélémentstratégique etdifférentesoptionssontenvisageables: • S’associeràdesalliées:mutuelles defonctionnaires,mutuelles interprofessionnelles,mutuelles d’entreprise,etc. • Serapprocherdesinstitutionsde prévoyance,acteursimportantsen assurancecollectiveetséduites parlesagencesdeproximitédes mutuelles. • Misersurleurindépendance,en renforçantlamobilisationdes commerciaux. Maisunechoseestsûre,iln’yaurapasde placepourtoutlemonde… Acteurs Marchés
  72. 72. 72 CATASTROPHES NATURELLES : COÛTS ET INDEMNISATION, DEUX ENJEUX POUR LA SOCIÉTÉ ET LE MARCHÉ DE L’ASSURANCE Par Xavier Guislin - 3 février 2014
  73. 73. 73 Dirk,zonedecatastrophesnaturelles, alertesmétéo,indemnisation…Bon nombrede vocablesentendusàlongueur dejournée–parfoisconsidéréscomme anxiogènes–mettentenlumière l’importancedesépisodesnaturels exceptionnels. Faceàl’ampleuretàl’augmentation decesphénomènes,l’économieest particulièrementaffectéedansde nombreuxsecteurs.Lesréparations nécessitentlerecoursàdesmécanismes d’assurancequimobilisentassureurs, réassureursmaisaussil’État. Bien que les modes d’indemnisation divergent d’un pays à l’autre, la tension croissante sur les politiques tarifaires reste une constante du marché. UN IMPACT ÉCONOMIQUE CROISSANT Cetimpactréprésenteprèsde 125 milliardsdedollarsen2013,soitun peumoinsde5 %duPIBdelaFranceen 2012 ! D’aprèslesétudesmenéesparle réassureurMunichRe,les20dernières annéesontvucroîtredemanière significativelenombredecatastrophes naturellesdanslemonde. Àl’instardecequ’ils’estpasséen Thaïlandeavecletsunami,ouplus récemmentdanslesuddelaFrance (Hérault,Var),lamoindrecatastrophe naturelleentraîneunralentissementvoire unblocagecompletdel’économied’une région. Mêmesilemontantdesdégâtsfluctue d’uneannéesurl’autre,latendanceest globalementàl’augmentation.Ainsi,les enjeuxfinancierssontdeplusenplus prégnantspourlesassureursetles réassureurs.Ladiversitédesgaranties proposéesdonneunaperçudelavariété dessecteursimpactésdeprèsoudeloin parlescatastrophesnaturelles. DES MÉTIERS TRÈS DIVERS IMPACTÉS Eneffet,lesaléasclimatiquesont,dans certainescirconstances,deseffets dévastateurssurlesinfrastructures électriques,lavoirie,lesbâtiments, leschamps,lecomportementdes consommateurs…. Denombreuxsecteurssouffrent directementouindirectement d’événementsnaturelsextrêmes: • Agriculture:récoltesabîmées. Acteurs Marchés
  74. 74. 74 • Tourisme/restauration/culture: baissedelaconsommationdes clients. • Construction:chantiersralentisen casdemauvaistemps. • Energie:infrastructureetvariation delaconsommation. • Industrie:arrêtdesitede production. • Distribution:modificationdu comportementdesconsommateurs. Lesattentesenmatièredesolutions d’assurancediffèrentenfonctionde lapopulationsinistrée.Encesens,les modalitésd’indemnisationsontundes enjeuxmajeursauxquelssontconfrontés Étatsetassureurs. L’INDEMNISATION VARIE EN FONCTION DES PAYS Dèslorsqu’unecatastropheafrappéune région,ilestvitaldeprocéderrapidement auxremisesenétatquinécessitentla mobilisationdesommesimportantes, afind’éviterdeseffetssecondaires économiquesdramatiques…. 3modalitésprincipalesde remboursementexistentenEurope, relativesaudegréd’interventionde l’État:systèmeexclusivementprivé sansinterventiondel’État (ex:Grande Bretagne),systèmehybridequiallie réassuranceprivéeetinterventionde l’État(ex:France)ousystèmeentièrement publicpourpallierladéficiencedusecteur assurantieldomestique(ex:Italie). LE CLASSEMENT EN ZONE DE CATASTROPHE NATURELLE : SÉSAME POUR L’INDEMNISATION Instauréen1982,cedernierrepose exclusivementsurladéclarationou nond’unezoneenétatdecatastrophe naturelleparl’ÉtatetpubliéeauJournal Officiel.Unefoisquelazoneestqualifiée, lessinistrésbénéficiantd’uncontrat d’assurancedommagesevoientaccordés automatiquementlagarantiecatastrophe naturelleàquelquesexceptionsprès, liéesàlaqualificationdeszonesouàdes irrégularitésadministratives.Cedispositif permetauxassureursdeseréassurer– doncd’êtreremboursés–parlaCaisse CentraledeRéassurance(CCR)qui bénéficiedelagarantiedel’Etat.
  75. 75. 75 DES CONTRAINTES GRANDISSANTES SUR LA TARIFICATION Ledispositiffrançaisaccélèreetfacilite leremboursementdesassurés. Néanmoins,aveclamultiplicationdes phénomènes,lesmodesd’indemnisation sontsoumisàdestensionscroissantes pour: • Lesassurés:lesprimesrisquent des’apprécieretlesjustificatifsde sinistresdemandéssonttoujours plusnombreux. • L’État:responsabledela qualificationdeszonesen catastrophesnaturelles;enjeu politique,particulièrementpourles mairesdescommunesconcernées. • Lesprofessionnelsdel’assurance : l’optimisationetlajustetarification desprimesfontl’objetde modélisationstoujoursplus poussées. Faceàlarecrudescencedesphénomènes climatiquesextrêmes,lapréventiondes catastrophesnaturellespermetdelimiter enpartiel’augmentationdesprimes d’assuranceetdesdégâtsquitouchent particuliers,entreprisesetmunicipalités. Selonl’UNESCO,1euroinvestidansla préventionpermetd’économiser4à 8 eurosdepertes! Acteurs Marchés
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