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  1. 1. Parrain Sponsors Senior Partenaires Médiatique PartenaireParrain Médiatique officiel Première éditionTéléchargeable gratuitement sur le site web de l’AEIAIAC : www.aeiaiac.org Economie Management 10-15 AEROphiles 18-26 AIAC 28-31 Journée aéronautique 2009 32-33 Technologie review 34-45 Aéronautique 46-50 Art et cultures 51-58
  2. 2. Au Maroc, Nous avons lancé, dans le cadre de notre projet de société démocratique moderne et développée, une Initiative nationale pour le Développement humain qui nous a permis de consolider l'ancrage de la culture marocaine à partir des valeurs et des principes de solidarité, de participation, de proximité, de planification et de mise en œuvre contractualisée de programmes intégrés et ambitieux. Cette initiative a suscité une mobilisation générale et emporté l'adhésion, dans un esprit de citoyenneté agissante, de toutes les forces vives du pays et des associations de la société civile. De ce fait, elle garde ses chantiers ouverts à tous, de sorte que chacun puisse apporter son concours à la réalisation du développement économique. Extrait du message adressé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux participants à la première conférence africaine sur le développement humain 06/04/07
  3. 3. Sommaire Mot du Président de l’AEIAIAC P-06 Mot du Directeur de l’AIAC P-07 Mot du Directeur Adjoint de l’AIAC P-08 L’économie mondiale est-elle régie par le libre – échange ? P-10 Prendre la parole pour convaincre... P-12 L’entrepreneuriat est un acte citoyen qui démarre à l’école P-13 L’aéronautique face à la crise P-14 Catalis VS Kela P-18 Portrait Kamal OUDGHIRI P-20 Nostalgie et histoire P-21 Nous y étions P-22 Ingénieur : plus qu’un métier ! P-24 Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile P-28 Cycle Ingénieur au sein de l’AIAC P-30 Mot de comité P-32 Présentation du thème P-33 Galileo P-34 Matériaux composites en aéronautique P-36 Connexion au cerveau P-38 Urbanisation des systèmes d'information P-42 Ordinateurs quantique P-44 Sommaire
  4. 4. Sommaire Le Maroc et le Ciel Unique Européen P-46 Aéroports marocains: Installation d’équipements économiques P-48 L’aéronautique au Maroc : Plan Emergence P-50 AURORE POLAIRE? P-52 Testez votre culture générale P-54 Les constructions architecturales de Dubaï P-56 Plume des AEROphiles P-59 Sommaire
  5. 5. SS Mot du Président de l’AEIAIAC Soufiane ABOULKHATIB Président du Bureau de l’Association des Elèves Ingénieurs de l’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile La Journée Aéronautique, et la revue AEROphiles, deux projets qui coïncident avec le premier souffle de bougie de l’AEIAIC. Ces projets qui, je l’espère, vont marquer l’histoire de cette association, en motivant plus d’élèves à prendre des initiatives et à faire preuve de patriotisme envers l’AIAC et l’association. C’est une fierté pour moi et pour tous les élèves ingénieurs de l’AIAC de voir finalement la concrétisation des efforts cumulés durant une année d’acharnement et de ténacité. Je ne remercierai jamais assez tous les collègues, professeurs, et responsables administratifs, qui ont contribué au développement de cette association, à travers leur soutien effectif à pousser les projets de l’association au bout de la réalisation. Le prix du progrès n'a jamais été bon marché, bien au contraire il est très couteux, et il nécessite l’implication de tout le monde. Durant cette période je trouvais du plaisir à découvrir à chaque fois des personnes qui s’engagent, qui assument, qui persistent devant les échecs, et réussissent vers la fin, comme quoi on est capable de tout faire avec une bonne volonté, mais on peut mieux faire avec une bonne solidarité. Soyons solidaires à mener nos projets ! La viabilité de notre association et entre vos mains tous ! Prenez le défi de lever l’ancre qu’on a laissé, pour allez de l’avant. Longue vie à l’AEIAIAC Amitié fidèle. 6
  6. 6. SS Doter le secteur de l’aviation Civile de ressources humaines hautement qualifiées constitue une priorité pour notre pays, pour contribuer aux efforts déployés par la communauté aéronautique internationale et faire face à ses exigences et promouvoir son développement. Dans ce cadre, des institutions nationales spécialistes ont été créées pour assurer la formation des ingénieurs, des pilotes, de mécaniciens, de contrôleurs, d’électroniciens et du personnel d’exploitation pour répondre aux besoins de notre pays et ceux des pays amis. Aujourd’hui, nous enregistrons avec fierté les missions accomplies par les différentes promotions issues de ses institutions et dont les compétences sont reconnues au niveau international, en matière de transport aérien. L’Office National Des Aéroports déterminé à soutenir l’action gouvernementale dans ce domaine, mobilise ses ressources et engage d’important moyens, pour assurer la formation au sein de l’académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile, des futurs Ingénieurs, gestionnaires du trafic aérien et des électroniciens de la sécurité aérienne, et favoriser l’intégration des lauréats dans le secteur aéronautique. Mot du Directeur Monsieur Abdenbi MANAR Directeur de la formation Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile 7
  7. 7. SS Au lendemain de l’indépendance, la gestion du secteur aéronautique est resté tributaire de la présence d’experts étrangers dans le cadre de ce qu’on appelait « la coopération technique », y compris dans le domaine de la formation, et ce n’est qu’en 1966 que le Royaume du Maroc s’est doté de son propre centre de formation, appelé CFTACM (centre de formation des techniciens de l’aviation civile et de la météorologie) qui s’est vu confier la mission de former les premières générations de techniciens qui devaient à leurs tour, assurer la relève des coopérants étrangers. Si ce centre a pu rapidement acquérir une notoriété régionale en matière de formation de techniciens spécialisés dans les domaines de l’aéronautique civile, et de la météorologie, notamment par la formation dispensée au profit de plusieurs pays africains francophones (Algérie, Burkina-Faso, Cameroun, Côte D’Ivoire, Gabon, Guinée, Sénégal), il n’en demeure pas moins que les organismes de formation étrangers ont continué à être sollicités pour la formation des Ingénieurs. Il a fallu que l’Etat concède la formation du personnel aéronautique à l’ONDA (loi 47 – 00) pour que ce dernier crée son établissement de formation, l’académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile, officiellement inauguré en octobre 2000, en y introduisant un cycle spécialement dédié à la formation des ingénieurs de l’aviation civile afin de pouvoir répondre à ses besoins ainsi qu’à ceux de ses partenaires. Depuis le recrutement de la première promotion d’élèves ingénieurs en octobre 2004, les us et coutumes en vigueurs dans les grandes écoles d’ingénieurs ont commencé à se mettre en place : création d’une association, participation aux forums, au tournois sportifs organisées par d’autres écoles d’ingénieurs, etc. Aussi, l’initiative – combien louable – d’organiser la qualitatif opéré en matière de maturité et ne fera, à coup sûr, que contribuer au rayonnement de votre école. Je saisis donc cette occasion pour vous souhaiter tous mes vœux de réussite, mais au-delà des éloges que pourraient susciter une telle initiative, que je voudrai vous demander de vous impliquer d’avantage, en tant qu’association, dans l’encadrement des étudiants afin que les actions que vous mener puissent consolider l’image de marque que l’ONDA veut donner à son académie. Bon courage. Mot du Directeur Adjoint Monsieur Ahmed HAFID Directeur Adjoint de Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile 8
  8. 8. Avez-vous déjà entendu parler de Maroc-inge.com ? Pas encore ? C’est le moment alors pour découvrir la plus grande communauté d’élèves ingénieurs marocains… Maroc-inge.com est un site Web créé en Août 2006, par des étudiants marocains en grandes écoles d’ingénieurs, soucieux de la situation des élèves- ingénieurs marocains, conscients de leur besoin en un espace qui les regroupe et leur permet de partager autant leur savoir-faire que leurs expériences, leurs idées, et leurs projets pour un Maroc meilleur. Une conscience qui s’est concrétisée par la création du premier portail internet consacré uniquement à la communauté des élèves-ingénieurs et ingénieurs marocains : www.maroc- inge.com. Dix-huit mois après sa création, Maroc- Inge reçoit près de 120.000 visites distinctes par mois, soit pas moins de 4000 visites quotidiennes en moyenne et le nombre d’inscrits sur le portail dépasse 2800 élèves-ingénieurs et lauréats de divers horizons. Par ailleurs, Maroc-inge n’est pas uniquement un site Web, mais bien plus que ça. En effet, l’équipe maroc-inge agit également à travers des actions « terrain » sur les campus des Grandes Ecoles, relaie des campagnes de sensibilisation, noue des partenariats avec plusieurs associations étudiantes marocaines ou françaises, réalise des enquêtes et propose des services d’aide et de conseil aux étudiants des classes préparatoires. Concrètement, Maroc-inge.com c’est : Un portail regroupant toute l’actualité de la vie étudiante dans les écoles d’ingénieurs marocaines et françaises. Des interviews hebdomadaires d’élèves-ingénieurs, de lauréats, de professeurs en grandes écoles et d’autres profils. Un calendrier avec les principaux événements culturels, scientifiques, sportifs et associatifs qui toucher de prés ou de loin à la vie quotidienne des élèves ingénieurs marocains. 16 blogs d’écoles entièrement gérés par des étudiants de chaque école, permettant à la fois la publication de billets relatant les événements dans chaque école, que le partage de cours, annales et rapports. Maroc-Inge le Blog, où une dizaine d’élèves ingénieurs et ingénieurs marocains analysent et décryptent l’actualité du Maroc et du monde avec un ongle différent… Une bibliothèque de tutoriaux, rapports et cours, enrichie par les contributions des membres de la communauté. Des partenariats avec plusieurs évènements et forums Ecoles- entreprises (Sodec 2009(EMI), ACEIMI (INSA Lyon), AMJR (EHTP), Journée Actuariat-finance (INSEA), semaine culturelle (ENIM), Journée informatique (ENSEM), Forum ESITH-Entreprises, Forum GENI…) Un forum de discussion regroupant des élèves-ingénieurs et lauréats du Maroc, France, Suisse, Tunisie…et proposant un espace d’échange libre, d’entraide et de débats sans tabous. Le livre Blanc des Taupins, résultat de la première enquête sur les classes préparatoires marocaines réalisée par Maroc-Inge. Un livre regroupant les témoignages, conseils et recommandations d’anciens taupins, consultable sur le portail. Sans oublier l'annuaire, les fiches écoles et d'autres rubriques sur le portail. Nous vous en dirons pas plus, maintenant que vous connaissez Maroc-Inge, il ne vous reste plus que nous rejoindre et découvrir les différentes rubriques du portail sur www.maroc-inge.com. N’hésitez pas non plus à nous faire part de vos remarques, suggestions, à proposer vos cours et rapports sur la bibliothèque, vos évènements sur le calendrier, vos idées sur le forum…Maroc-Inge est votre site et son esprit se résume en un seul mot "le partage". Ainsi, toutes les volontés désirant œuvrer pour le bien de la communauté des élèves-ingénieurs marocains sont les bienvenues. Pour contactez l’équipe Maroc-Inge, écrivez nous sur equipe@maroc-inge.com. A bientôt sur Maroc-Inge! Maroc-inge.com 9
  9. 9. La doxa ou le langage courant semble consacrer l’idée que le monde actuel serait régi voire assujetti au libre- échange. La réalité économique et politique semble confirmer cet état de fait. On observe ainsi dans le cadre des échanges internationaux l’abolition croissante des barrières et le développement d’une situation dans laquelle les transactions commerciales ne sont pas soumises à des restrictions volontaires (droits de douane, quotas ou contrôle des changes…). L’Union Européenne, par exemple, a été en partie motivée par cet idéal. Cependant, nous verrons aussi que bien qu'officiellement la plupart des pays favorisent le libre-échange et rejettent le protectionnisme, il est parfois difficile d'atteindre cet objectif, même parmi les pays les plus industrialisés. Il existe en effet un paradoxe qui veut que lorsque l'économie est en plein essor et que les emplois paraissent assurés, le libre- échange est plébiscité. Alors qu’en période de récession, de nombreux pays adoptent une attitude protectionniste, cédant aux intérêts nationaux et à l'influence de groupes de pression atteints par les effets d’une récession prolongée. Les régimes et les économies modernes tendent à faire croire que la réelle modernité serait d’ouvrir ses frontières au commerce international et donc à pratiquer le libre-échange sans restriction, permettant ainsi, dans la droite ligne des Classiques, de laisser le marché se réguler lui-même, laissant faire « la main invisible » ou un commissaire priseur walrasien qui fixeraient les prix, dont découleraient l’offre et la demande. Cette position vise à contenter tout le monde dans un marché élargi, limité aux seules frontières de la planète, et bridé par lui seul, n’ayant aucun obstacle à son expansion et à ses activités. Cette vision d’un marché sans bride, si elle en effraie plus d’un et crée de nombreux mouvements de contestation, semble cependant contenir tous les idéaux des économistes : pas de protectionnisme empêchant les entreprises de se développer, pas de barrières limitant les échanges et réduisant par là même les bénéfices et les offres d’emplois. Tout travailleur devrait trouver preneur pour son travail dans un tel marché dans lequel croissance des revenus tirés des ventes coïnciderait avec croissance des salaires réels. De plus, cette vision ouverte du marché permet de mettre en place une spécialisation et une division du travail qui joue sur les avantages comparatifs voire absolus des différents acteurs économiques mondiaux. Si actuellement, cette division laisse plus d’un pays au ban du progrès et du développement, il n’en reste pas moins que - tout échange entraînant un gain pour les deux parties impliquées – ceci leur permet de rentrer dans le circuit économique mondial. Dégradation des termes de l’échange et concurrence au niveau des conditions de travail aidant, cette vision du libre – échange a cependant vite atteint ces limites et a pu être remise en cause par des acteurs des deux côtés : pays industrialisés, outrés de cette concurrence, déloyale selon eux, comme pays en développement qui assistent impuissants au pressions extérieures sur leur économie ou leur réserve monétaire et leur taux de change… Un bref regard sur l’actualité et les positions des pays vis-à-vis de ce libre-échangisme mondial permet cependant de remettre dans un contexte ces pratiques. En effet, l’emploi par des politiques ou par la presse de termes tels que ceux de « patriotisme économique », la mise ou la remise en place de quotas visant à la protection de l’économie nationale, les différentes barrières qui se créent face à des pays émergents semblent contredire la théorie. L’économie mondiale est-elle régie par le libre – échange ? 10
  10. 10. Quel poids, mais surtout quel crédit, donner à des dirigeants qui prônent à la fois le libre-échange et le protectionnisme ? Ainsi, on verra les pays les plus industrialisés en appeler à plus de libre-échange, mettant en place l’Union Européenne, des accords euro- méditerranéens, l’ALENA, pour des marchés dans lesquels ils conservent une place prédominante voire participent à un oligopole. Alors qu’ils s’insurgeront contre l’ouverture des marchés européen et américain au textile chinois, lorsque les quotas ont pris fin au 1er janvier 2005 ! Que dire alors du marché mondial, si ce n’est que certains secteurs – peut-être moins vulnérables d’un point de vue européen ou américain ou de la Triade (pour ne citer qu’eux) – peuvent être ouverts au libre- échange tandis que d’autres, trop précieux, doivent rester leur chasse gardée, et donc, ne pas souffrir le libre- échange. De plus, réduire le monde économique à un monde uniforme serait aberrant. En effet, la monnaie n’y est pas qu’un « voile ». Si elle ne joue aucun rôle dans le monde réel, elle occupe une place importante dans le monde monétaire et il convient d’y revenir. En effet, la mise en place ou non du libre- échange relève aussi de choix dans la politique de change. En effet, si le libre-échange intra- européen ne connaît plus les difficiles ajustements et jeux sur le taux de change des monnaies nationales depuis la mise en place de la monnaie unique européenne ; il n’en reste pas moins que tous les autres échanges internationaux doivent composer avec cette donnée primordiale. Malgré les réticences et les arrangements que chaque marché national essaye de se concilier, il existe des organes chargés de réguler le commerce international. Alliant contrôle et limitation du libre- échange et sanction contre les Etats qui rechigneraient à s’y plier, des organes comme le General Agreement on Tarifs and Trade ou l’Organisation Mondiale du Commerce sont là pour trancher en cas de litiges. Le réel problème est en effet, que seuls les avantages que l’on peut tirer du libre-échange sont vus par les différents pays. Ainsi, les secteurs où l’on se voit prédominant peuvent être ouverts au libre-échange – on ne prend en effet que peu de risques lors de cette manœuvre ! Tandis que les autres secteurs - où l’on pourrait se confronter à l’émergence et à la formidable énergie des populations en développement - semblent plus difficiles à ouvrir au libre-échange… Reste à savoir maintenant si les organisations internationales réussiront à raisonner les derniers récalcitrants qui joueront alors le jeu d’un monde globalisé et libre- échangiste ou si les contestations disparates et de motivation plus que différentes voire antagonistes viendront à bout de cette théorie qui semble prédominer dans les domaines politique et économique… Salwa BENHAIDA IAC 04 11
  11. 11. Les principales techniques de communication c'est le savoir-faire, à utiliser avec le savoir-être. Il est nécessaire d’optimiser la communication personnelle, que ce soit à l’occasion d’une prise de parole face à une caméra, un micro, un public ou même en réunion. Ainsi que le contrôle de la diction, la gestuelle et même vaincre le trac. Il est important de savoir organiser vos propos dans le but d’expliquer, d’argumenter ou de convaincre un auditeur. Les techniques non verbales 1. La position : l'intervenant et la personne doivent être assis à la même hauteur, avec de préférence, des sièges équivalents. Il faut éviter les positions qui pourraient marquer une dominance. Il faut également éviter tout meuble entre l'intervenant et la personne car cela marque une distance, un privilège. 2. Le confort sonore : la sonorité doit être bonne. Si on ne s'entend pas, on ne se comprend pas. 3. L'intimité : il faut une intimité suffisante. Si tout le monde passe dans le bureau de l'intervenant, la conversation sera sans cesse interrompue et le respect de la vie privée bafoué. 4. Le contact visuel : il faut maintenir le contact visuel et pouvoir se regarder facilement. 5. La distance qui sépare l'intervenant et la personne doit être juste : une bonne distance, une distance sociale, doit être égale au minimum à un mètre et au maximum à deux mètres. 6. L'intervenant peut essayer de se synchroniser avec la personne : adopter le même ton, la même position, les mêmes gestes, les mêmes tournures de phrase, le même rythme respiratoire, … 7. L'intervenant doit pouvoir accepter les silences, les temps morts dans un entretien : il n'est jamais obligé de combler un vide et peut maintenir le lien par le regard. En outre, le silence présente plusieurs avantages : c'est un temps de réflexion, il permet à la personne de se restructurer. Il est nécessaire quand la tension est trop forte. 8. L'intervenant peut encourager la personne à parler, par quelques mots ou quelques gestes d'approbation : c'est une écoute passive Les techniques verbales 1. Le reflet : c'est faire le miroir de ce que la personne dit, mais aussi de ce qu'elle fait, de ce qu'elle vit. C'est concilier le verbal et le non verbal. Cette technique peut se faire à trois niveaux : La réitération : l'intervenant reprend le contenu formel de la discussion en la résumant, en répétant un mot significatif, en soulignant un point important. La reformulation : l'intervenant essaye de refléter les sentiments, les émotions de la personne. Le reflet élucidant : l'intervenant fait apparaître un élément dont la personne n'a pas parlé. Il faut faire attention de ne pas interpréter sans partir de ce que la personne exprime. Pour la reformulation et pour le reflet élucidant, il est utile que l'intervenant commence par quelques mots 'introduction qui montrent que c'est son interprétation (exemple : "Si je comprends bien …"). 2. La synthèse : c'est plus qu'un résumé. L'intervenant reprend les points principaux, l'essentiel, et souligne les liens qui existent entre les différents points. L'intervenant structure ainsi l'entretien et fait le point avant d'aller plus loin. 3. La question : l'intervenant doit l'utiliser avec circonspection. Trop de questions peuvent être vécu comme une intrusion. La question peut être utilisée soit pour la propre information de l'intervenant, soit pour inviter la personne à réfléchir à son vécu. les questions ouvertes (pour relancer la conversation);les questions fermées (quand l'intervenant veut obtenir une réponse spécifique);les questions semi-fermées (quand il y a un choix réduit de réponses);les questions directes ou indirectes : les questions directes sont perçues comme plus menaçantes. Salwa BENHAIDA IAC04 Prendre la parole pour convaincre... 12
  12. 12. L’entrepreneuriat est un acte citoyen qui démarre à l’école Aujourd’hui le Maroc doit compter sur sa richesse la plus forte, celle de ses jeunes qui représentent plus de la moitié de la population et qui seront demain les acteurs du développement. Mais beaucoup de jeunes finissent encore chaque année leur cursus scolaire sans jamais avoir été sensibilisés à l’esprit d’entreprise et à l’environnement économique. Une lacune que, depuis quelques années, diverses initiatives s’efforcent pour pour promouvoir l'esprit d'entreprise dans les écoles et les universités afin que l'enseignement tienne un rôle plus actif dans la création d'une culture plus entrepreneuriale. Si le Maroc compte un potentiel important, ses jeunes futurs diplômés, un constat amer a été fait : la plupart ne pensent que sécurité, salariat, ou fonctionnariat. Très peu d’entre eux pensent entreprenariat ou semblent être au courant des programmes ambitieux lancés récemment par le gouvernement marocain, très peu d’entre eux osent rêver, parce qu’on leur a appris, à la maison, dans la rue et à la télé que le rêve ne leur était pas permis. Nous nous devons aujourd’hui inverser cette tendance et contribuer de manière déterminante à la réussite du défi entrepreneurial, non seulement chez les jeunes mais aussi chez les enfants dès l’école primaire. Apprendre l’autonomie, apprendre à mettre sur pied et à gérer un projet de A à Z, apprendre à se frotter à certaines réalités difficiles, apprendre à ne pas craindre l’échec et, quand il arrive, à en tirer des outils pour avancer..., tout cela est essentiel pour faire naître les innovateurs, créateurs, entrepreneurs de demain. La création d’entreprise est facilité aujourd’hui par des incitations fiscales, des projets d’envergure nationale, des processus d’accompagnement pour faciliter les démarches administratives mais il faut aller vers ces jeunes, vers ces petits qui ne demandent qu’ a être écouté, pris en considération et respecté .L’entreprenariat démarre à l’école et l'esprit d'entreprise est une compétence clé à développer dès le plus jeune âge donc il faut aller a la rencontre d’écoles primaire afin de les initier a la notion de projet, accompagner les jeunes universitaire qui osent rêver et créer leur entreprise , mettre en application les bonnes idées pour procurer toutes les chances de réaliser leur rêve, les encourager à devenir les entrepreneurs de demain et réussir le défi entrepreneurial. De fait, L’initiation des jeunes à l'esprit d'entreprise contribue à développer leur créativité, leur esprit d'initiative, leur confiance en eux dans ce qu'ils entreprennent et les incite à se comporter d'une manière socialement responsable. L'esprit d'entreprise est une aptitude qui se révèle également utile dans la vie de tous les jours, tant au niveau personnel que social et au vu de la complexité sociologique, économique, psychologique, culturelle de la création d’entreprise, promouvoir l’entrepreneuriat citoyen n’est pas chose aisée. Néanmoins l’enjeu en vaut la peine et les initiatives tant au niveau de l’éducation qu’au niveau privé et institutionnel seront bénéfiques pour une société moderne fondée sur la connaissance. Younes ZHAR, IAC05 A l’heure du capitalisme financier et de la recherche abusive du profit, il est utopiste de se poser la question si l’entrepreneuriat est un acte citoyen. Certainement la réponse est oui. Une entreprise joue un rôle extrêmement important et structurant et contribue au bien-être de ses membres, dans le respect des droits humains. C’est un acte citoyen dans la mesure où il vise à rendre un service réel aux habitants, aux citoyens. Un autre aspect est à prendre en considération : celui de l’emploi. De plus en plus, dans la presse, dans les discours politiques, on parle de la nécessité de créer des emplois et l’on insiste sur la création de nouvelles entreprises, donc lancer une nouvelle activité économique permet à l’entrepreneur non seulement de se réaliser, de proposer un nouveau service ou produit, mais aussi d’offrir de nouvelles opportunités de travail. Cette initiative a par ailleurs des effets en cascade : avoir un emploi a des répercussions également sur les proches des travailleurs et contribue non seulement au bien-être économique de leur famille mais également à l’épanouissement global de celles-ci. En effet, avoir un travail signifie aussi se sentir utile et trouver une dignité que le chômage n’offre pas. Un autre aspect concerne la solidarité, Par sa contribution aux impôts, l’entrepreneur apporte sa part pour financer le service public : sécurité sociale (malades, chômeurs…), enseignement et culture, infra- structures, services administratifs… Comme on le voit, entreprendre une nouvelle activité et continuer à la mener à bien cela bénéficie indirectement à toute la société. Un dicton des professionnels de l’économie affirme que <<Sans entrepreneurs, le monde ne serait toujours qu’une idée>>. Fort de ce Constat on peut affirmer que sans l’entrepreneuriat comme acte citoyen, le monde ne serait qu’une jungle où seuls les plus forts survivraient. 13
  13. 13. L’industrie du transport aérien fléchit avec la crise. Selon une étude de la société d’assurance française Euler Hermès, 2008-2009 s’annoncent très difficiles pour les compagnies aériennes. Fortement touchées par le ralentissement économique, elles devraient transmettre leurs difficultés aux constructeurs à partir de 2010. Toutefois, l’impact sur ces derniers devrait être plutôt limité par rapport aux précédentes crises conjoncturelles. Euler Hermès estime que le trafic annuel mondial n’atteindra pas les 4,5 voire 5% de croissance auxquels il devait parvenir en 2008 et 2009 mais seulement 3,5% cette année et 1% l’année prochaine. Cette prévision commence déjà à se vérifier avec les derniers chiffres publiés. L’IATA (l’Association Internationale du Transport Aérien) est alarmée par la première chute du trafic depuis l’épidémie de SRAS en 2003 : en septembre, le transport de passagers a connu une baisse de 2,9% et celui du cargo de 7,7%. Plus inquiétant : alors que la diminution du trafic était jusqu’à présent cantonnée à l’Asie Pacifique, elle s’est étendue à toutes les régions du monde en septembre. L’association estimait il y a quelques mois que les pertes totales des compagnies aériennes s’élèveraient à 5,2 milliards de dollars en 2008 et 4,1 milliards de dollars de dollars en 2009. Elle pense maintenant qu’elles seront plus importantes, sans les avoir encore chiffrées. L’aéronautique face à la crise Un article de Emilie Drab AEROCONTACT.COM Novembre 2008 Aéroports de Paris a fait le même constat à son échelle. Elle a publié un trafic en baisse de 3,6% sur le mois de septembre, qui a principalement touché le secteur domestique, les vols vers l’Afrique et vers le Royaume-Uni. Les compagnies n’ont pourtant pas réduit leurs mouvements sur la période : c’est le coefficient de remplissage qui a chuté. Dégradation des comptes et faillites Or les prix n’augmentent pas suffisamment rapidement pour palier la désertion des passagers. Selon Euler Hermès, leur hausse devrait se limiter à 3% en 2008 et 2,5% en 2009. Cette situation seule suffirait à mettre les compagnies en danger. Mais à cela s’ajoute le prix du pétrole. S’il a diminué de moitié depuis le pic de juillet, il reste trop élevé pour ne pas grever les revenus des compagnies. Pire, la plupart d’entre elles subissent maintenant leur politique de couverture carburant car elles se sont couvertes à des tarifs supérieurs à ceux en vigueur aujourd’hui. L’ERA (European Regional Airlines Association) a calculé que la facture pétrolière était 41% plus élevée au deuxième trimestre 2008 qu’à la même période l’année dernière, faisant dégringoler la rentabilité du secteur. Dans l’ensemble, les compagnies ont une marge opérationnelle négative (de - 2,5% selon Euler Hermès) pour la première fois depuis 2003. 14
  14. 14. D’où un nombre accru de faillites. La conjoncture a précipité la mise en faillite voire la disparition d’une soixantaine de transporteurs depuis le début de l’année – dont douze aux Etats-Unis – un nombre qui se rapproche dangereusement de celui de 2003. L’ERA en a quant à elle compté trente-cinq faillites depuis le début de l’année parmi ses membres. Elle estime que deux fois plus devraient disparaître d’ici fin 2008. Pour faire face, les compagnies ont lancé de vastes programmes de réduction des coûts qu’elles ont intensifié ces derniers mois, notamment en diminuant leur programme de vols pour l’hiver 2008-2009. Air France KLM elle-même a renforcé son programme Challenge 10 et prévu un nouveau plan d’économies pour réduire ses dépenses de 1,2 milliard d’euros supplémentaire d’ici 2013/2014. Les grandes compagnies à bas coûts devraient cependant profiter de la situation. Les voyageurs vont en effet davantage chercher à dépenser moins et les low-cost subiront moins la concurrence des compagnies traditionnelles qui auront du mal à baisser leurs prix. Cependant, seules les low-cost bien implantées survivront à la hausse du prix du pétrole. Ryanair estime qu’elle restera seule avec easyJet en Europe d’ici dix ans. Un impact limité sur les constructeurs Cependant, la crise ne devrait pas atteindre immédiatement les constructeurs. La hausse du prix du kérosène a incité les compagnies aériennes à investir dans des appareils neufs, plus performants, pour réduire leur consommation, donc leurs dépenses en carburant. Les carnets de commandes des deux constructeurs Boeing et Airbus sont pleins pour au moins sept ans. Cependant, la crise économique a obligé certains transporteurs à repousser voire annuler des livraisons. Leur pic devrait être atteint en 2010 mais un repli devrait intervenir ensuite. Euler Hermès explique que celui-ci sera limité à 25%, alors qu’il était de 40% lors des précédentes crises. En prévision, Airbus a suspendu son plan d’augmentation des cadences jusqu’à ce que les conditions de marché s’améliorent. Le constructeur avait envisagé de produire quatre monocouloirs et un gros porteur supplémentaires chaque mois. La crise ne l’inquiète pourtant pas vraiment car la demande reste très forte. Louis Gallois a expliqué sur RTL le 28 octobre : « Nous savons tous que nous allons vers un ralentissement économique très généralisé, il est clair que nous allons le sentir au niveau du trafic aérien et que ça aura des conséquences sur les compagnies aériennes […]. Ceci étant dit, actuellement, nous ne constatons pas de flot d’annulations de commandes pour Airbus […]. ». Visitez notre site web ! aeiaiac.org 15
  15. 15. www .bmcebank .ma BMCE BANK, UN GROUPE BANCAIRE MAROCAIN DE REFERENCE BMCE Bank est une entité du Groupe Finance Com, un groupe marocain leader avec des ambitions régionales et internationales, qui s'articule autours de quatre métiers, à savoir (i) la banque - BMCE Bank, 2ème banque privée -, (ii) l'assurance - RMA Watanya, 1ère compagnie d'assurance -, (iii) les technologies, médias & télécoms - Meditelecom, 1er opérateur mobile privé -, et (iv) l'industrie & services - transport, distribution, agro-industrie et tourisme. BMCE Bank, deuxième banque marocaine privée, se positionne en tant que banque de référence au Maroc et à l'international. Forte d'un large réseau d'agences spécialisé -412 agences Particuliers & Professionnels, 15 centres d'affaires et une agence Corporate, BMCE Bank intervient sur ses marchés de clientèle et de prospection, avec une gamme de plus de 150 produits innovants et diversifiés, un modèle de synergies optimisées avec ses filiales financières spécialisées, Salafin pour le crédit à la consommation, Maghrébail pour le leasing, Maroc Factoring pour l'affacturage et avec les entités du Groupe Finance Com, RMA Watanya, Meditelecom, Locasom. La Banque s'est fortement positionnée sur le marché des Particuliers & Professionnels grâce à son dynamisme sur les activités de bancassurance, monétique et crédits aux particuliers. BMCE Bank est également solidement présente sur le marché des entreprises du Corporate Banking à travers une démarche personnalisée en conseil et ingénierie financière, une expertise confirmée en financements structurés et financement de projets, un accompagnement de proximité des opérateurs et une forte capacité d'innovation pour apporter un service à haute valeur ajoutée. Forte d’un track record impressionnant confirmant la présence de BMCE BANK dans tous les projets d’investissements majeurs du pays, BMCE Bank est la seule banque du secteur marocain à disposer de la Certification Qualité ISO 9001 sur la ligne métier Project Finance. Dans le cadre de sa stratégie de croissance à l'international, BMCE Bank poursuit le développement de ses implantations à l'étranger, notamment à travers la création à Londres de MediCapital Bank, fédérant l'ensemble des activités de BMCE Bank en Europe et spécialisée dans le Corporate Banking, la Banque d'Investissement et de Marchés en Afrique, au Moyen-Orient et dans d'autres contrées asiatiques. BMCE Bank renforce ainsi son rôle d'acteur incontournable du développement économique, s'intéressant à son environnement régional, maghrébin et africain, apportant son expertise et savoir- faire pour représenter une référence dans la région. Dans un contexte de positionnement stratégique du Maroc dans les secteurs du Plan stratégique EMERGENCE, BMCE Bank confirme son positionnement dans le secteur aéronautique, notamment en matière de financement des besoins d’exploitation et des projets d’investissement du secteur aéronautique. Par ailleurs et en tant que Banque Citoyenne, BMCE Bank est fermement engagée, à travers sa Fondation, dans le domaine de l'éducation en milieu rural et ce, à travers le programme Medersat.com de création et de gestion de plusieurs dizaines d'écoles communautaires, mené par la Fondation BMCE Bank. Elle participe également à plusieurs actions de dimension nationale, notamment, les opérations de préservation de l'environnement conduites par la Fondation Mohammed VI et le soutien à différentes ONG.
  16. 16. Une première dans l’histoire de l’AIAC, des élèves ingénieurs ont pris le défi de concevoir des aéronefs radiocommandés. Ces aéro-teams se sont investis jusqu’au bout, plongeant dans des études théoriques de conception, et balayant différents ouvrages d’aéronautique, tout en exploitant leurs connaissances en matière des télécommunications et d’électronique. Ils ont pu par la même occasion approfondir leurs connaissances en mécanique et se familiariser avec des logiciels de conception et de modélisation 3D tels que Catia, SolidWorks, et Blender. Catalis Le projet Catalis a permis aux différents membres y participant d’apprendre à travailler en groupe, « on a fixé les paramètres de base, ensuite on a divisé les tâches en ad hoc de manière à avoir une cohérence et un bon résultat vers la fin, et ceci d’une manière plus rapide». OUASSOU Ahmed Le nom du projet Catalis revêt une grande importance aux yeux de ses concepteurs, et reflète leur implication « C’est un projet qui nous à tant motivé, et on n’a pas pu trouver mieux que ‘catalyseur’ pour décrire notre avion, d’où vient le nom Catalis ». BOUJNOUN Younes Catalis a été plus qu’un simple projet « Le projet de conception d’avion téléguidé fut une expérience enrichissante à tous les niveaux : j’en cite l’ouverture sur l’esprit d’aéromodélisme et conception, la manipulation des logiciels CAO, qui nous ont beaucoup facilité la tâche de conception au niveau de la concrétisation des calculs aérodynamique. Il est également à noter que l’atmosphère conviviale qui régnait au sein du groupe a énormément contribué à la réussite du projet». BENABDELKRIM Mohammed Catalis VS Kela 18
  17. 17. Kela KELA-Hélico est le fruit d’une étude que nous avons menée sur les hélicoptères, leur aérodynamisme et leur architecture. Une étude qui a demandé plus de quatre mois à notre aéro-team dont les initiales des noms constituent le nom de notre mini-hélicoptère : Mr Abbes KAILIL, notre encadrant, ex- directeur des études à l’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile et chef actuel du projet « Institut spécialisé des Métiers de l’Aéronautique », Fayçal EL ASRI, Brahim LOGDALI et Aissam ARNOUN, élèves ingénieurs de la promotion IAC 03 à l’AIAC. « Ce projet nous a poussé à consulter des ouvrages et des documents très spécialisés. Fournir des efforts personnels au sein d’une équipe ainsi qu’être rigoureux dans le travail étaient les principales clés de la réussite du projet KELA » Fayçal EL ASRI « KELA était pour nous une occasion d’acquérir des connaissances et de nouvelles techniques ainsi que plus de professionnalisme dans la gestion de nos projets » Brahim LOGDALI « KELA nous a permis de surmonter plusieurs défis que nous avons rencontrés tout au long de notre projet. Tout d’abord, le défi du passage de la théorie au concret tout en respectant un cahier de charges assez spécifique. Ensuite, le défi de la réalisation d’un design original répondant à certaines caractéristiques à l’aide d’un outil professionnel utilisé par les concepteurs de grandes firmes internationales » Aissam ARNOUN Catalis et KELA sont deux noms qui resteront gravés dans les mémoires des deux équipes, et cela n’est pas uniquement le résultat d’un travail laborieux, mais surtout celui d’une expérience réelle qui a sensibilisé nos futurs ingénieurs au véritable intérêt du travail d’équipe, ainsi que du plaisir ressenti à la réussite du projet. Soufiane ABOULKHATIB IAC 03 Image de KELA par Solid Works 19
  18. 18. La tête dans les étoiles, son baccalauréat en poche, Kamal Oudghiri est arrivé à Los Angeles à la fin des années 80 pour poursuivre ses études. Ce natif de Fès a fait ses études supérieures en communication spatiale aux Etats-Unis. En 1993, après une série de concours, il fait partie des 6 recrues choisies parmi 5000 candidats par JPL (Jet Propulsion Laboratory) à Pasadena ; l’un des plus prestigieux centres de recherche de la NASA. Il a travaillé pendant 10 ans sur les missions « Mars » et « Cassini » (sonde envoyée vers Saturne). En 2007, il est nommé Directeur de projets auprès du Bureau des communications spatiales pour les missions habitées. A ce poste, il supervise les travaux de près de 80 chercheurs pour concevoir l’architecture globale de communication qui a pour objectif de Permettre à l’Homme de retourner sur la Lune en 2020, pour y installer une base permanente qui servira de départ pour une mission habitée vers Mars en 2030. Après avoir participé avec succès aux missions des Rover spirit opportunité sur la planète Mars le scientifique marocain de la NASA, Kamal Oudghiri, a contribué à la réussite d’une nouvelle mission spatiale historique, celle de l’entrée du vaisseau Cassini dans le système de Saturne. Dynamique et très actif, Kamal Oudghiri a prouvé que les compétences marocaines peuvent accéder aux plus hautes fonctions dans des secteurs de pointes. Au niveau associatif et culturel ensuite, il a créé en 2003 la fondation « Grove of Hope » (Jardin de l’espoir) qui a pour objectif la promotion des sciences en Afrique et particulièrement au Maroc. Regroupant des spécialistes, professionnels de renommée internationale, cette fondation s'est assignée pour mission de promouvoir l'éducation des sciences de la Terre et de l'espace. Ses membres œuvrent pour valoriser l'activité de la recherche et du développement des pays africains, de promouvoir l'intérêt de l'espace dans la vie de tous les jours et de sensibiliser les pouvoirs publics à l'importance de la science en tant que moyen de développement économique. Ainsi, il a créé le Centre culturel Marocco-Américain aux USA avec le souci de faire la promotion de l’Histoire du Maroc, méconnue des citoyens américains. Pour lancer cette initiative, il s’est appuyé sur le 700ème anniversaire d’Ibn Batouta. Ainsi, en collaboration avec des universités américaines, il a proposé un cycle de conférence dédié à Ibn Batouta. Kamal Oudghiri n’est qu’un modèle d’une diaspora marocaine qui brille dans le monde ; Une diaspora érudite, bardée de prestigieuses diplômes et dotée d’une riche expérience professionnelle. Mais cette abondante matière grise ne s’investit pas assez au Maroc. Le potentiel est énorme ; et de ce potentiel découle la crème qui fait l’économie, il nous suffirait de l’attirer. Younes ZHAR, IAC05 Kamal OUDGHIRI L’éminent scientifique qui hisse haut les couleurs du Maroc. Portrait 20
  19. 19. Nostalgie et histoire C’était à l’occasion d’une session de formation continue organisée au profit de quelques cadres de l’aéronautique civile Marocains et étrangers (Africains) à l’AIAC, qui s’était déroulée dans une ambiance très chaleureuse et surtout nostalgique, qu’une idée géniale ou plutôt un sujet surgit parmi les participants. Ce fut en évoquant avec enthousiasme certains souvenirs d’événements vécus ensemble ou séparément dans le domaine de l’aéronautique que l’on s’est posé la question suivante : au fait pourquoi n’a-t-on pas songé à écrire sur l’histoire de cette activité au Maroc depuis l’indépendance et pourquoi pas à partir d’une période un peu plus lointaine ? Et c’est là qu’on a apprit que de hauts responsables de l’administration (ex Directeurs de la DAC) avaient effectivement évoqué la question à l’occasion de meetings professionnels en soulignant son importance quant à l’enrichissement des connaissances dans le domaine, mais malheureusement l’idée n’a jamais été mise à exécution à ce jour. D’aucun diront pourquoi soulever cette problématique ici et maintenant ? Eh bien, nous répondrons tout simplement que la mémoire collective est essentielle voire indispensable pour la maîtrise du présent, la compréhension du passé et la projection dans l’avenir, elle est en fait le creuset historique de toute communauté quelque soit son importance. L’histoire est une discipline omniprésente dans toutes les activités humaines depuis la nuit des temps. Son intérêt réside principalement dans le fait qu’elle apporte les éclairages sur des événements vécus dans le passé et dont la maitrise de la connaissance permet d’appréhender l’évolution des différentes étapes franchies dans un domaine donné jusqu’à une période contemporaine. Ce cheminement inexorable de la pensée permet souvent d’analyser les faits et les soumettre à d’éventuelles critiques et pourquoi pas d’en tirer les conclusions qui s’imposent. S’il en va ainsi pour l’aviation civile internationale dont l’histoire demeure, toute proportion gardée, une histoire assez récente comparée aux différents domaines où l’humanité a innové pour améliorer son savoir vivre, au Maroc l’aviation civile a une histoire mais elle reste non écrite. En effet les domaines de l’aviation et de l’aéronautique civile ont beaucoup évolué au Maroc qualitativement et quantitativement, ils ont subit des changements spectaculaires dans leurs modes de gestion de fonctionnement etc… des fois pour des considérations purement internes, d’autres fois sous la pression de l’environnement international. Tout ceci donne, bien entendu, matière à réflexion. A mon humble avis il faut saisir l’occasion tant qu’il reste encore quelques vétérans de l’aviation civile disponibles pour recueillir leurs témoignages vécus afin d’enrichir cette mémoire collective. Ces pionniers de l’aviation civile marocaine (Techniciens, Contrôleurs et Ingénieurs) qui avaient commencé à exercer au CCR, aux aéroports et à la DAC au lendemain de l’indépendance et au début des années soixantes, au moment où cette mission était encore assurée par les coopérants étrangers, devaient s’acquitter d’une tâche à la fois délicate et salutaire puisqu’il s’agissait de marocaniser ce secteur qui a trait à la souveraineté du pays. Mission accomplie il faut le dire avec beaucoup de sacrifices. Rendant leur un petit hommage en s’inscrivant tous dans ce projet d’écriture de l’HISTOIRE DE L’AVIATION CIVILE AU MAROC et à bon entendeur salut. Abdellatif KOUNDA Enseignant de droit aérien à l’AIAC 21
  20. 20. Les élèves ingénieurs de l’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile étaient présents au premier Salon International des Industries et Services Aéronautiques au Maroc qui s’est tenu à Marrakech du 23 au 26 janvier 2008. Aero-Expo 2008 est un événement de grande envergure, qui représente un signe fort quant à l’intérêt accordé par le Maroc, pour affirmer l’émergence et le rayonnement de ce secteur dans le tissu économique marocain. Le Maroc, fait bonne figure et présente plusieurs atouts pour les investisseurs potentiels dans le secteur de l’industrie aéronautique. En effet, le Maroc dispose aujourd’hui de Pôles destinés spécialement à cette industrie de pointe, principalement l’Aéropoôle Nouasseur et la zone franche de Tanger. Sur le plan des ressources humaines, l’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile ne cesse d’adapter ses formations aux besoins du secteur, elle dispose d’un cycle de formation d’ingénieurs d’Etat en :  Informatique et Exploitation Aéronautique.  Electronique Aéronautique. Une nouvelle filière « Productique Aéronautique » verra le jour très prochainement. Le prochain Salon se tiendra du 27 au 30 janvier 2010, soyez au rendez vous ! Fayçal EL ASRI IAC 03 l Nous y étions 22
  21. 21. Cette aptitude résulte d'un ensemble de connaissances techniques d'une part, économiques, sociales et humaines d'autre part, reposant sur une solide culture scientifique. En somme, l’ingénieur dans l’exercice de sont activité doit: - Mobiliser des hommes et des moyens techniques et financiers, le plus souvent dans un contexte international. -Recevoir une sanction économique et sociale -Associer à son objet des préoccupations de protection de l'homme, de la vie et de l'environnement, et plus généralement du bien-être collectif. Afin de mieux comprendre le métier, une palette d’activités et fonction de l’ingénieur est mise en évidence dans la partie suivante qui portera réponse à notre seconde question posée plus haut. II – Activités et fonctions de l’ingénieur 1 – Activités : De façon générale: Quelque soit le secteur d'activité et la spécialité, il est impliqué dans les diverses phases d'un processus complexe qui va de la compréhension et la reformulation des questions, de la conception et la mise en forme des solutions, à la réalisation ou au contrôle de la production, en passant par de multiples tâches connexes comme la maintenance, le suivi de la qualité, les achats et la logistique. L'activité de l'ingénieur peut se situer à diverses phases du processus: -la mise au point de technologies génériques -La conception et l'élaboration de maquettes de produits nouveaux (calculs, simulation, essais) -Les études de mise en fabrication -La construction et l'exploitation des unités de fabrication -Les activités d'accompagnement -Les activités de logistique et de transports ou de stockage - Le conseil à l'application ( technico- commercial ) -La mise en place de systèmes d'information. Si on continue à parler de l'ingénieur en général, c'est bien parce qu'on reconnaît dans toutes ces activités une certaine unité d'approche. 2 – Fonctions : Les différentes fonctions de l’Ingénieur peuvent être regroupées en cinq familles principales : A - Recherche et développement: Qui conduit l’ingénieur à : Concevoir, calculer, étudier, tester, simuler, innover, créer, sous lesquelles les fonctions assumées sont : -R&D - Gestion de projet - Industrialisation - Bureaux d’études - Ingénierie B - Organisation L’organisation c’est : préparer, structurer, entretenir, contrôler, planifier, rationaliser tout en assument les fonctions de : - Méthodes - Maintenance - Qualité - Ordonnancement - Logistique - Planification - Gestion de production C - Production En se qui concerne la famille de production c’est surtout : produire, animer, encadrer, motiver, acheter, décider.ces actions en découle la fabrication et l’exploitation D - Management Manager c’est : Piloter, prévoir, diriger, coordonner Ce qui mène aux Fonctions de : - Direction d’usine - Direction de département Ingénieur : plus qu’un métier ! Médecin, professeur ou pilote, et la liste est longue des métiers futurs convoités dès notre enfance, et qui émergent suite à la question fastidieuse: Quel métier veut’ tu exercer dans le futur? Ingénieur fut parmi les réponses rapides! Cependant ce métier revêts plusieurs aspects qui rendent la définition de ce profile plus au moins difficile. Il est temps plus que jamais pour cerner cette définition autant que faire se peut, et de classer les différents aspects autour du métier d'ingénieur. Pour ce faire, nous allons essayer de répondre aux questions suivantes : I-Au fond un ingénieur ça fait quoi? II-Dans quel espace? III-Avec quelle qualification? IV-Qu'est-ce qu'un ingénieur doit savoir pour faire son métier? V-Comment évolue ce métier ? I – Définitions de l’ingénieur : Le terme d'ingénieur renvoie à une famille d'activités et de métiers extrêmement large, qui peut toutefois se raccorder à des principes généraux communs. Il faut en fait aborder la réalité de l'ingénieur sous deux angles : Premièrement : la réalité de l'homme, de ses capacités et de ses compétences, sinon de son potentiel, généralement en rapport avec une formation longue, de tonalité scientifique. Deuxièmement : la réalité de son activité, qui le conduit à mobiliser un savoir-faire et une expertise pour construire ou superviser des objets techniques au sens large, utiles à la société. Le métier de base de l’ingénieur consiste en la résolution des problèmes de nature technologique, concrète et souvent complexe, liés à la conception, à la réalisation et à la mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services. 24
  22. 22. - Direction de filiale - Direction générale E - Commercial L’ingénieur peut opérer dans le commercial, Négocier, Convaincre et Communiquer sont les fonctions de l’ingénieur Technico-commercial. 3 – Etapes de la carrière : La carrière d’un ingénieur est l’objet d’une évolution remarquable, au niveau des responsabilités ainsi qu’au niveau des compétences et capacités requises .D’emblé à l’échelle des responsabilités, l’ingénieur empreinte le circuit suivant : Ingénieur de base, Responsable d’une équipe ou d’un projet, Responsable d’un service, Direction d’établissement, Direction générale. Au sein d’un grand groupe, le schéma général de carrière ce déroule comme suit : Etape 1 : Acquisition d’un métier (26 - 32 ans) Acquisition d’expérience et de compétence sous la conduite de la famille professionnelle. Etape 2 : Prise de responsabilités professionnelles (32 - 36 ans) Prise en charge d’un secteur où l’ingénieur doit faire preuve d’autonomie, de sens de commandement et de qualité de gestion. Etape 3 : Prise de responsabilités managériales (36 - 40 ans) Avec les capacités potentielles requises, l’ingénieur doit développer sa polyvalence pour accéder à des fonctions de management. Etape 4 : Fonctions de direction (Après 40 ans) Pour les ingénieurs à haut potentiel. Ce parcourt constitue la richesse de l’expérience, et aiguise Compétences et potentiels, en effet, tout cadre qui tient un poste donné acquiert un ensemble de compétences précisément un savoir- faire plus au moins général validé par l’observation des pairs. Si cette compétence est un acquis, elle ne peut nécessairement être utile pour la mutation vers un poste totalement différent : On parle alors d’une ?évaluation de potentiel. III – Qualification de l’ingénieur Pour remplir les tâches qui lui sont confiées, l'ingénieur doit disposer d'une qualification globale, correspondant à un ensemble de connaissances, méthodes et attitudes. Cette qualification découle en partie, de ses études et de la détention d'un diplôme adapté, comme le titre d'ingénieur diplômé, et de son expérience, soit à un poste d'ingénieur, soit à un autre poste comme un poste de technicien supérieur. Pour l’exercice de son métier, il est nécessaire d’avoir un bagage de connaissances scientifiques et technologiques plus ou moins spécialisé ,pour agir sur des dispositifs techniques modernes, qui requière de connaissances portant à la fois sur : Les sciences et les techniques, et Les bases de mathématiques, qui représentent : Le point de passage quasi-obligé de compréhension des sciences physiques, chimiques ou biologiques, et le support de la fabrication de modèles de représentation des phénomènes et souvent de leur utilisation sous forme numérique. Tout on assurant l’aptitude à appréhender un projet complexe, à coordonner l'action de spécialistes variés, la compréhension des réalités industrielles du moment. Sans oublier un bagage de comportements utiles, voire indispensables à l'intégration dans un groupe professionnel, qui demande l’aptitude de communication, de travail en équipe, de La motivation et au leadership, auxquelles il faut ajouter un minimum de culture générale et de valeurs morales. IV – Formation de l’ingénieur La construction de la qualification qui vient d'être décrite implique de conjuguer des phases déductives (l'enseignement traditionnel) et des phases inductives (exploitation d'une expérience de terrain), ceci est vrai pour les méthodes et plus encore pour l'apprentissage de comportements qui implique une immersion dans un contexte professionnel. Ordres de grandeurs : Etudes traditio nnelles Expérience en immersion Bagage de connaissance 90-80% 10-20% travaux pratiques, stage, insertion Bagage de méthodes 40-60% 40-60% stages, projets Bagage de comportement 20% 80% stage, expérience personnelle Les grands domaines du savoir de l’ingénieur Ces domaines couvrent un large éventail comportant : - Sciences de la terre et de la matière : physique, matériaux, métallurgie, énergétique, géophysique, géologie, thermique, mécanique des fluides, environnement. - Sciences des systèmes industriels : mécanique, électricité, électrotechnique, productique, organisation et gestion de la production, génie industriel. - Sciences de la vie : agronomie, biologie, génie alimentaire, biotechnologies, biomédical, santé écosystèmes. - Sciences du traitement du signal et de l’information : électronique, informatique, mathématiques appliquées, télécommunications, automatique, contrôle, commande. - Sciences des procédés : chimie lourde, chimie fine, génie des procédés. V – Prospective et nouveaux métiers de l’ingénieur Dans un contexte économique en plein mutation, et dont la seule constante est le changement, il en résulte l’émergence de nouveaux métiers pour l'ingénieur, mais attention ! Les nouveaux métiers ne sont pas toujours synonymes de créations de nouveaux emplois Il s'agit pour l'essentiel de transferts d'emplois. Un nouveau métier n’est pas toujours un filon magique ouvrant des possibilités d'insertion rapide, les diplômés sont à même de s'adapter rapidement. 25
  23. 23. Comment définir un nouveau métier ? Métier = Ensemble de compétences portées par un individu ancré dans un contexte professionnel précis, valorisé au travers d'un statut professionnel. Un nouveau métier semblerait pouvoir être défini par une évolution marquée des compétences ou du contexte, cette approche ne décrit qu'imparfaitement le cas de l'ingénieur, qui doit à tout moment faire la preuve de sa capacité à faire face à de nouvelles situations, et à adapter ses compétences. L’ingénieur est ainsi par construction constamment projeté vers de nouveaux métiers. On ne peut alors parler de nouveaux métiers pour l'ingénieur que lorsqu'il y a une véritable rupture, impliquant une actualisation des connaissances et des outils de base et un changement de paradigme. L’identification des nouveaux métiers doit se faire à partir des ruptures qui ont a priori trois causes majeures : -Des mutations technologiques majeures -De nouvelles approches des entreprises au niveau de leur organisation et méthodes- De nouveaux modes de consommation et de distribution Nouveaux métiers et technologies Les changements technologiques ne représentent les causes principales de l'émergence de nouveaux métiers pour l’ingénieur (l'ingénieur régénère en continu son métier). Seules les mutations qui impliquent un changement profond d’approche sont à prendre en considération. Comme exemples de mutations techniques ou les évolutions répondant à ce critère : - Les nouvelles technologies de l'information et de la communication. - Les technologies génétiques. -Les nanotechnologies. - Les nouvelles technologies de l'information et de la communication : Les nouveaux métiers sont le résultat de l’introduction de l’informatique dans l’entreprise les années 60, l’arrivée des microprocesseurs dans les années 80 la montée continue de leurs performances et le phénomène Internet, ce qui a induit de nouveaux métiers dans les principaux champs tels que la communication et réseaux, les systèmes d’information (informatique stratégique) : Gestion des bases de données, management de la connaissance, l’applications aux entreprises : e-commerce, e-business, les multimédia : Jeux, supports de formation, produits nouveaux (livre électronique, télévision numérique). Nouveaux métiers et organisation des entreprises On doit admettre, que la première source de nouveaux métiers est liée aux modifications de l'approche et de l'organisation des entreprises. L'impact majeur d'Internet est aujourd'hui la remise en cause des techniques de commercialisation ou de diffusion de nouveaux services. Pour faire face au défi de la mondialisation de l'économie, les entreprises ont besoin : d’une capacité à redéfinir en profondeur des alliances stratégiques, de suivre précisément ce que les autres font : au niveau technique et au niveau du suivi du marché, et de mettre très rapidement en œuvre de nouveaux projet .On peut lire derrière ces exigences la montée de nouveaux métiers : -Ingénieurs stratèges, ouverts aux réalités internationales, ayant une bonne connaissance des réalités économiques, aptes le cas échéant à s'impliquer dans des montages financiers. - Ingénieurs de veille technologique. -Ingénieurs d'application (suivi du client) - Ingénieur en système d'e-commerce (voir plus haut le point NTIC) - Ingénieurs en conduite de projets. Nouveaux métiers et modes de consommation Cette dimension de plus en plus présente, car le consommateur est de plus en plus reconnu comme la fin ultime du développement économique. On peut noter trois tendances : - La montée de l'achat caprice, qui met en avant la dimension mode et l'importance du contenu design. - L'attente d'un service associant à un produit un apport de conseil. - L'attente de sécurité. Diverses mutations techniques, organisationnelles, sociales ont et auront des impacts plus ou moins marqués sur les métiers d'ingénieurs. Mais La capacité d'adaptation des diplômés dépendra moins que d'une formation ciblée, que de la maîtrise de connaissances ou de méthodes. Mohammed BENABDELKRIM IAC03 26
  24. 24. Donnez vie à votre entreprise !! Partenaire de l’AEIAIAC Tél. : 022 99 50 03 www.atechnologie.ma
  25. 25. L’une des grandes écoles d’ingénieurs au Maroc, l’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile fut créée par l’Office National Des Aéroports (ONDA), et inaugurée par sa Majesté le Roi Mohammed VI le 26 Octobre 2000 pour répondre aux besoins du marché du travail de l'aviation civile marocain et étranger. AIACAcadémie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile Le complexe académique s'étend sur une superficie de 6 hectares au sein de l’Aéropole Mohammed V à Casablanca et sa réalisation a été menée en partenariat avec l'Ecole Nationale de l'Aviation Civile (Toulouse) et Thalès Université (Paris). 28
  26. 26. L’Académie dispose d’équipements pédagogiques de pointe et d'un corps enseignant de qualité lui fournissant un environnement de formation dynamique à tous les niveaux. AIACAcadémie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile Formation au sein de l’AIAC : L’Académie regroupe à la fois les trois formations : - Ingénieur de l’aviation civile. - Master « Contrôle de la circulation aérienne ». - Master « Electronique de la sécurité aérienne ». 29
  27. 27. Finalité Le cycle de formation d’ingénieurs d’Etat en aviation a pour finalité de former des ingénieurs dont la principale mission est d’assurer la sécurité et la régulation du trafic aérien, mission qui exige d’eux un esprit d’analyse et de décision très aiguisé. L’ingénieur en aviation civile exerce son métier dans les centres de contrôle aérien et les aéroports importants. Il gère en temps réel les avions de son secteur en assurant le suivi de chacun (plans de vol, conditions météorologiques, atterrissages, décollages, etc.). Le développement actuel en matière de gestion de la circulation aérienne (contrôle radar, surveillance dépendante automatique, communication satellitaire, etc.) offrent aux ICA un large éventail pour l’évolution vers des fonctions d’études et de recherche dans l’industrie aéronautique. Organisation du cycle • La formation s’effectue en six semestres, les trois premiers semestres orientés en tronc commun, les deux semestres qui suivent sont dédiés à l’approfondissement des thèmes de spécialité. IACCycle Ingénieur d’Etat en Aviation Civile Première année Deuxième année Troisième année 30
  28. 28. Cursus et Programme : La formation à l’AIAC est organisée en semestres et en modules pédagogiques, chaque année correspond à 900 heures d’enseignement. Pour les majeures, l’école assure la formation des ingénieurs en informatique et exploitation aéronautique, des ingénieurs en électronique aéronautique, ainsi que des ingénieurs en industrie aéronautique (en cours…). Conditions d’accès : Le cycle des ingénieurs en aviation civile est destiné aux étudiants issus des classes préparatoires et ayant réussi au concours national commun des grandes écoles d’ingénieurs. La sélection se fait selon le classement général du candidat au concours national commun des grandes écoles d’ingénieurs. CPGE MP CPGE PC CPGE TSI Sciences de base de l'ingénierie Connaissances des composantes de l'environnement aéronautique Electrique * Electroniqueet télécommunication. * Systèmes de radionavigation. * Automatique et procédés industriels. Informatique * Systèmes d'information * Reseaux et logiciels * Gestion de trafic aérien. Industriel * Systèmes de production * Systèmes logistique * Matériaux aéronautique Approfondissement des thèmes de spécialités Initiation au domaine de la recherche et développement Baccalauréat scientifique ou technique Admission au CNC Stage technique de 8 semaines Stage ouvrier de 4 semaines Première année Deuxième année Troisième année 30
  29. 29. Mot du Comité Avec une croissance annuelle de 20%, le Maroc figure parmi les pays où le secteur aéronautique peut bénéficier de perspectives d’avenir extrêmement prometteuses. Au cours des dix prochaines années, l’industrie aéronautique installée au Maroc devrait dégager un chiffre d’affaires de l’ordre de 12 milliards de dirhams et générer près de 15 milles postes d’emploi. La première édition de la journée aéronautique est l’occasion de rencontre entre les professionnels du secteur aéronautique et notre établissement, ceci dans le but de créer et promouvoir une relation d’échange de connaissances et d’expériences. Pour ce, les membres du comité organisateur de la journée aéronautique, se sont pleinement investis pour réussir cette manifestation. Pour cette première édition, nous avons choisi comme thème : " Le secteur aéronautique au Maroc : Essor et Avenir " Un thème qui s’impose vu la dynamique que connaît actuellement le secteur aéronautique, les pronostics et les indicateurs positifs plaidant en faveur du Maroc en tant que destination de plus en plus prisée pour L’implantation d’activités aéronautiques dans les années à venir. Nous profitons de cette occasion pour remercier tous ceux qui nous ont encouragés par leur soutien et leur collaboration. Tout notre souhait est que cette première édition de la journée aéronautique, que nous avons voulue riche et diversifiée, soit à la hauteur de vos attentes. Excellente journée à toutes et à tous! Comité Organisateur Le secteur aéronautique au Maroc : Essor et Avenir
  30. 30. Présentation du Thème Le faible coût de la main d’œuvre qualifiée, la proximité géographique de l’Europe, l’utilisation courante de la langue française et anglaise, la motivation du gouvernement à développer ce secteur… font du Maroc un pôle aéronautique d’excellence pour les investisseurs du secteur aéronautique, cela est justifié par le nombre d’implantations d’entreprises européennes et américaines qui ne cesse d’augmenter. Dans ce sens : L’aéropôle Mohammed V de Nouaceur, Casa Aéro city2, et Tanger Free-Zone ont été créés pour encourager les investissements et faciliter leurs démarches administratives, mais ce n’est qu’un début sachant que le secteur aéronautique marocain n’a commencé vraiment à s’épanouir qu’à l’an 2000. Dans cette perspective s’inscrit le thème : « Le secteur aéronautique au Maroc : essor et avenir » A la lumière de ce sujet, les élèves ingénieurs de l’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile organisent la première édition de la journée aéronautique pour débattre des différents sujets d’actualité concernant le secteur aéronautique autour de tables rondes animées par des conférenciers de haut niveau.
  31. 31. Depuis toujours, les hommes se sont servis du ciel pour s’orienter. Aujourd’hui, la navigation par satellite perpétue cette tradition tout en offrant, grâce à une technologie de pointe, une détermination précise de la position, à tout moment et en tout lieu, une navigation fiable et sécurisée, une programmation efficace des itinéraires, autant d’informations qu’il sera possible d’obtenir dans quelques années grâce à Galileo. GALILEO, le premier système de positionnement et de navigation par satellites conçu pour des besoins civils, sera plus performant et plus sûr que le GPS américain, actuellement en situation de monopole. L’ampleur des besoins de radionavigation dans les années à venir et la nécessité de couverture globale ne peuvent se satisfaire d’un système unique et imparfait. GALILEO n’est pas cher Galileo est né d’une initiative commune de l’Union Européenne (UE) et de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). La phase initiale, financée conjointement par la Commission Européenne et l'ESA, concerne la validation en orbite du système, qui nécessite dans un premier temps de lancer en orbite quatre satellites Galileo. Galileo Industries est un GIE établi spécifiquement par l'industrie spatiale européenne pour relever le défi Galileo. EADS Astrium en est l'actionnaire principal, avec 38 % des parts. Les autres actionnaires de Galileo Industries sont Alenia Spazio (Italie,19%), Alcatel Space (France, 19 %), Galileo Sistemas y Servicios (12 %) et Thales (France, 12 %). L’investissement nécessaire – à partager entre l’ensemble des pays européens – est par exemple inférieur au coût de construction du seul nouveau terminal de l’aéroport de Heathrow ou égal à celui de 150 kilomètres d’autoroutes semi-urbaines ; son montage financier ne fera pas appel à la contribution des budgets nationaux, il sera entièrement couvert par le budget de l’Union européenne. Si le coût de la mise en place de GALILEO représente quelques € 3,2 à 3,4 milliards, le coût de l’abandon du projet aurait été considérable : pour ne prendre que les retombées économiques - 100.000 emplois nouveaux et un marché d’équipements et de service s de quelques € 10 milliards par an, à l’horizon 2010. 30 satellites pour une localisation universelle Galileo Le projet européen de la radionavigation par satellite 34
  32. 32. La constellation Galileo comportera 30 satellites en orbite autour de la Terre à une altitude de 23222 km. Le principe de fonctionnement est simple, les satellites de la constellation sont équipés d’une horloge atomique mesurant le temps avec une extrême précision. Ils émettent des signaux personnalisés indiquant leur heure de départ du satellite. Le récepteur au sol, intégré par exemple dans un téléphone portable, possède pour sa part en mémoire les coordonnées précises des orbites de tous les satellites de la constellation. Il peut ainsi en lisant le signal qui arrive reconnaître le satellite émetteur, déterminer le temps mis par le signal sans diminution du niveau de sécurité. Ainsi, Galileo apportera plus d'efficacité et de sécurité et contribuera directement à la réduction de l'encombrement du trafic et du temps de trajet. La navigation personnelle. Galileo permettra de nombreux nouveaux services de localisation par intégration de cette capacité dans des terminaux tels que les téléphones portables. Les utilisateurs ne recevront pas seulement les détails de leur localisation mais pourront également recevoir des informations à la demande sur des restaurants, des hôtels ou des stations essences à proximité. Cette technologie offrira d'autre part des les ressources piscicoles et permettre aux autorités de confirmer que les navires évoluent dans la zone qui leur est assignée. Galileo peut également contribuer à la surveillance de la production des cultures et de l'agriculture de précision, permettant une gestion des ressources effectives ainsi qu'une assistance dans la sauvegarde de l'environnement agricole. La sécurité et la protection publique. Différentes applications sont actuellement mises en œuvre pour lutter contre le vol de véhicules, pour surveiller les délinquants sous caution et pour patrouiller les frontières maritimes contre le trafic illégal. services d'urgence (service de recherche et de secours) permettant de localiser les utilisateurs ne pouvant pas donner leur position précise. La finance, les activités bancaires et l'assurance. Le système de chronométrage mondial Galileo fondé sur des horloges atomiques facilitera l'interconnexion et la synchronisation des réseaux de télécommunications, de la fourniture en électricité et des systèmes bancaires. L'information combinée de la localisation et du chronométrage permettra également de rendre plus sécurisés le chiffrement des données et les signatures électroniques pour le e-commerce. Les assurances utiliseront cette technologie pour retrouver et suivre les biens de grande valeur. L'agriculture et la pêche. En plus de la navigation et de la localisation des navires, Galileo peut permettre de localiser et de surveiller que les Jeux Olympiques ou les sommets politiques. Galileo, présente plusieurs niveaux de services : Un niveau de base gratuit pour des applications <<grand public>> et pour des Services d’intérêt général. Des niveaux de services à accès restreint pour des applications commerciales et professionnelles nécessitant des performances supérieurs. GALILEO, une rentabilité économique indéniable Le transport et la logistique. Galileo a été conçu pour satisfaire la demande dans tous types de domaines relatifs au transport : aérien, routier, maritime et ferroviaire. Par exemple, les gains pour les seuls opérateurs du transport aérien et maritime sont évalués à quelques 15 milliards d'euros entre 2008 et 2020 : gains entraînés par les vols plus directs d’avions qui n’auront plus à « slalomer » d’une zone de contrôle radar à la suivante, par l’élargissement d’un espace aérien aujourd’hui de plus en plus congestionné grâce à la précision accrue du positionnement, par un contrôle plus efficace au sol, par la réduction des retards des vols – et de même, à un moindre degré, pour le transport maritime qui peut en outre en escompter des économies de personnel De même qu’aujourd’hui personne ne peut ignorer sa position dans le temps, personne à l’avenir ne pourra se passer de connaître sa position dans l’espace.» pour arriver jusqu’à lui et donc calculer la distance qui le sépare du satellite. Dès qu’un récepteur au sol reçoit les signaux d’au moins quatre satellites simultanément, il peut calculer sa position exacte. La navigation par satellite peut également contribuer à retrouver les chargements nominatifs et les biens dangereux à leur destination. Les applications de suivi et de repérage amélioreront l'efficacité des ressources pour les opérations de sécurité à grande échelle nécessaires pour assurer la sécurité publique lors d'événements tels que [ 35
  33. 33. Dans la nature il existe une multitude de matériaux qui se distinguent par leurs propriétés mécaniques et qui ont inspiré les scientifiques dans les années quarante à chercher de nouveaux matériaux révolutionnaires appelés matériaux composites (ou composites à fibres). Ce sont des matériaux constitués d’une matrice organique renfermant des fibres souvent réparties de façon optimale pour assurer la plus grande résistance dans la direction des plus grandes contraintes. On peut donc supposer que l’analyse de leurs comportements et la prévision de leurs propriétés vont faire intervenir les caractéristiques de la matrice, celles des fibres, des problèmes d’interface et des conditions de fabrication. En effet, les propriétés mécaniques des composites sont très dépendantes des fibres employées : nature, répartition, taux, longueurs, diamètres,... Toutefois, les propriétés mécaniques, électriques, chimiques, photochimiques, thermiques sont largement affectées par celles de la matrice et cela d’autant plus que la fibre est plus courte et en plus faible proportion. Le choix des matériaux, quelle que soit l’industrie, aérospatiale, automobile, ferroviaire, sports et loisirs, bâtiment, génie civil... est toujours un problème complexe où le compromis coût/performance règne en maître. Sur les avions commerciaux, les premiers appareils produits industriellement en grande série utilisaient essentiellement des alliages d’aluminium, d’acier et de titane. Aujourd’hui, les avions commerciaux les plus récents utilisent en masse encore 54 % d’alliage d’aluminium, mais 20 % de matériaux composites ont été introduits dans la structure, 13 % d’acier, 6 % de titane et 7 % de matériaux divers. La qualité principale des matériaux composites est de procurer un gain de masse à la pièce de structure finale , compris entre 25 % et 30 % par rapport à une solution alliage d’aluminium, tout en conservant d’excellentes propriétés mécaniques. Les principaux matériaux utilisés pour les fibres sont le carbone, le verre et l’aramide. Les matrices sont principalement des matrices thermodurcissables époxydes pour les structures, et des matrices thermodurcissables phénoliques pour les aménagements intérieurs. Les matrices thermoplastiques commencent à être introduites pour la réalisation de structures primaires. Principales motivations d’utilisation des matériaux composites La principale motivation d’utilisation des matériaux composites pour la réalisation de structures sur les produits aéronautiques est essentiellement le gain de masse. Les matériaux composites présentent aussi une quasi- insensibilité à la fatigue comparés aux matériaux métalliques qui nécessitent en permanence un suivi régulier de la propagation des fissures de fatigue dans les pièces de structure. De plus, les matériaux composites ne sont pas sujets à la corrosion. Cependant, ils nécessitent une bonne isolation électrique lors des assemblages,tout en mettant des pièces en alliage léger entre le composite et le métal pour éviter la corrosion galvanique de l’aluminium si la fibre de renfort est en carbone. Les techniques de fabrication des matériaux composites permettent l’obtention de formes complexes directement par moulage avec possibilité de réaliser en une seule pièce un ensemble, qui en métal nécessiterait plusieurs sous-éléments. Cela permet de réduire les coûts d’assemblage de façon importante. De par la structure et les procédés de fabrication des composites, les concepteurs de pièces composites peuvent positionner en une pièce la matière aux endroits où elle est nécessaire et aligner les fibres de renfort dans les directions des efforts de la pièce. Si le coût de la matière première du pré imprégné est relativement élevé par rapport aux alliages d’aluminium (facteur pouvant être supérieur à 10), cette différence de coût est en partie compensée par le fait que les chutes des matériaux sont relativement limitées grâce aux procédés de fabrication utilisés (moulage). En comparaison, une pièce en alliage d’aluminium peut présenter des taux de chute de matières (matière enlevée à l’usinage) pouvant atteindre 90 %. La majorité de la matière part donc en copeaux à l’usinage. Les matériaux composites présentent cependant un certain nombre de particularités qu’il faut prendre en compte. Matériaux composites en aéronautique Fibre Matrice 36
  34. 34. Vieillissement : si les composites sont insensibles à la corrosion, le vieillissement humide n’est pas à négliger car il induit une baisse des propriétés. Par contre, cette baisse des propriétés est limitée : elle n’évolue plus à partir d’un état de saturation, ce qui permet de prendre en considération cette chute de performance directement à la conception sans rencontrer de problèmes particuliers au cours de l’utilisation contrairement à la corrosion qui peut détruire petit à petit l’intégrité des structures métalliques si la protection n’est pas parfaitement réalisée. Tenue à la foudre : du fait de la conductivité électrique non suffisante des matériaux composites, une protection particulière doit être utilisée pour protéger les structures contre les foudroiements. Une solution a été trouvée : on ajoute à la surface des structures un grillage de bronze qui a pour rôle d’écouler les charges électriques accumulées lors d’un foudroiement de la structure en vol. Pour une structure non protégée, un impact de foudre peut entraîner la perforation de la structure alors qu’après protection par un grillage de bronze les charges électriques s’écoulent sur la structure sans endommagement prépondérant de cette dernière. Comportement face aux chocs : c’est un paramètre important à ne pas négliger dans le dimensionnement d’une structure en composite. En effet, des chocs comme la chute des outils lors des opérations d’assemblage ou de maintenance peut entraîner des délaminages qui peuvent réduire les performances mécaniques de façon non négligeable (jusqu’à 50 %). Des précautions particulières doivent être prises pour éviter ce type de désagrément (protection de certaines zones de la pièce avec de la mousse pendant les phases d’assemblage par exemple). Sensibilité aux trous : les structures composites sont assemblées généralement par boulonnage et rivetage. Le fait de percer les structures composites peut entraîner des chutes de performance de 50 % sur certains matériaux. Cette particularité de comportement doit être prise en compte lors de la conception des pièces. Intérêts pour le constructeur Avions et hélicoptères Le constructeur, pour rester compétitif, doit proposer des produits performants à des prix acceptables. Pour les avions et hélicoptères, tout gain de masse sur une structure se répercute immédiatement soit par : Des systèmes supplémentaires embarqués d’aide à la navigation ou au pilotage de l’appareil ; Soit par une masse embarquée de carburant plus importante, ce qui permet d’augmenter le rayon d’action ; Soit par une masse de fret ou un nombre de passagers plus élevé, ce qui augmente la rentabilité de l’appareil. Parmi les avantages des matériaux composites, c’est qu’un certain nombre d’entre eux touche à un facteur important du transport aérien : la sécurité. (Par leur caractère organique, les matériaux composites sont insensibles structure fibreuse fait qu’une rupture brutale de pièce en service est. ????) Un autre type d’avantage concerne les performances. Outre la possibilité d’obtenir des surfaces plus lisses par l’absence de rivets, les composites permettent d’obtenir des formes complexes, donnant ainsi toute liberté aux concepteurs de pièces d’adapter la géométrie externe de ces dernières pour optimiser le rendement aérodynamique et de ce fait augmenter les performances des appareils. Pour le constructeur, l’utilisation des matériaux composites permet lors de la conception et de la fabrication des pièces, de réaliser des ensembles élémentaires intégrant plusieurs fonctions, ce qui permet de diminuer le nombre de pièces élémentaires réduisant de fait les opérations d’assemblage intermédiaire. Aujourd’hui, les matériaux composites sont arrivés à un degré d’utilisation tel qu’il ne serait plus possible de se passer de cette famille de matériaux dans le domaine de l’aéronautique. Leur introduction a été facilitée, durant ces vingt dernières années, par une réduction importante constante des coûts des matériaux de base. Les progrès des procédés de fabrication ont aussi permis de réduire les coûts avec notamment l’introduction de moyens de mise en oeuvre automatique comme les machines à draper ou les machines à bobiner ou à placement de fibres. L’introduction de méthodes de fabrication basées sur l’injection ou l’infiltration de résine dans des préformes fibreuses permettent également la réduction des coûts. ELCHARKAOUI YASSINE Licencié en physique des matériaux CCA7 37
  35. 35. Il y a une vingtaine d’années, parler d’une technologie de communication avec le cerveau humain ne dépassait pas le stade de la fiction. Néanmoins les temps ont évolué et la technologie n’a pu que suivre le rythme, ainsi on a vu paraître de vrais auteurs de Cyberpunk, qui ont assuré que cette technologie pourrait voir le jour. Durant ces dix dernières années, ces auteurs issus du Massachussetts Institue of technologie, et du California Institue of technologie, ont réussi à réaliser des approximations de ce qui était purement fictif dans les années 80’s. Désormais un homme ayant des électrodes implanté dans le cerveau peut utiliser des neuraux signaux pour commander un bras prosthétique. Un prélude aux nouvelles solutions de médecine, qui permettront de dépasser les problèmes de paralysie. Les chercheurs s’investissent aujourd’hui à envoyer des messages inverses à plusieurs parties du cerveau pour permettre à ces personnes de sentir ce que touche le bras artificiel. D’autres recherches se concentrent sur la fabrication d’un hippocampe artificiel, l’hippocampe est au fait la zone temporale du cerveau, qui est importante dans le processus de mémorisation spatiale. Ces recherches, menées par une collaboration entre la « Wake Forest University » et « University of Southern California », ont pour objectif de restaurer la capacité de mémoriser chez les gens dont l’hippocampe Connexion au Jusqu’à quand la science dépassera la technologie de la machine cérébrale humaine ? Aura-t-on un jour, la chance de charger des livres et des encyclopédies directement dans notre cerveau comme ci cet organe était une grande mémoire flash ? Cerveau Un singe saisit le morceau de nourriture à l’aide d’un bras robotique commandé par des signaux neuraux « Université de Pittsburgh. 38
  36. 36. l’hippocampe est endommagé, ainsi que ceux atteints de la maladie d’Alzheimer. Ce projet lancé par l’agence américaine des sciences, et l’agence des recherches avancées en défense, peut aller encore plus loin qu’améliorer la mémoire humaine, et ce en lui permettant de comprendre certains codes d’un niveau très élevé de connaissances. Les recherches dans le domaine de la neuro-technologie sont nombreuses et donnent de très bons résultats, mais le vrai défi à relever; c’est celui de maitriser la logique du fonctionnement et de la communication du cerveau humain. La complexité de ce dernier, à recevoir une donnée d’un très grand nombre de sources pour la stocker dans plusieurs endroits. Ainsi un bon nombre chercheurs pensent qu’il est impossible de parvenir à stocker directement des informations dans la mémoire humaine comme ci cette dernière était un disque dur, ou encore télécharger un manuel de pilotage d’hélicoptère à l’aide d’un appareil mobile. Mais nul ne peut stopper l’ambition des pionniers de la recherche; Miguel A.L. Nicolelis, un chercheur de Duke University’s, a découvert un moyen de faire agir chez des singes une conscience kinésique de la position du bras automatique, il a dit que ces singes se sentaient plus connectés à la machine qu’à leur propre corps. La course de la neuro- technologie continue toujours. Si les scientifiques comptent faire participer, d’ici cinq ans, des handicapés à toutes les disciplines sportives, est -il possible de savoir ce que ce domaine nous réserve pour les vingt prochaines années ? Soufiane ABOULKHATIB IAC 03 D’après « Jacking into the Brain ». Gray Stix. “Scientific American November 2008” Type du neuro-signal et implantation des électrodes dans l’hippocampe « Scientific American ». 39
  37. 37. Abstract The main source of Electromagnetic Interference (EMI) emissions in power converters used for Telecom application comes from the high switching frequency of DC voltages. Power converters are generally operating in a periodic steady state, interested converter waveforms are typically periodic functions of time. Indeed the EMI emissions are a critical factor, which, can harm the system and degrade the satisfaction of Electromagnetic Compatibility (EMC). However, the most of design engineers use randomly various basic EMI reduction techniques. It is meaningful to quantify and analyze them before taking any solution measures. In fact, the diagnostic research of power converters is still under exploring. This article presents simplified equivalent circuit model used to predict the influence of common mode (CM) current noise in switching mode power supply. At the base of analysis, proposed equivalent circuit model contains essential couplings, parasitic elements, and sources occurred in the common mode current path. This circuit composed of input cables; equivalent voltage source and the intentional parameters of the converter is examined theoretically. A comparative analysis between practical results and the proposed model highlight good matching. Figure .4 The high frequency equivalent circuit model of the couplings for common mode currents. Figure .5 Simulations of conducted EMI results from the input lines. The diagnostic research of Telecom Power Converter with Electromagnetic Interference (EMI) Suppressing Technology M. Kchikach, A. Menou, Académie Internationale Mohamed VI de l’Aviation Civile Z. M. Qian College of Electrical Engineering Zhejiang University, Hangzhou, China At last, effective EMI suppressing techniques has been realized on an AC/DC converter prototype in order to validate the proposed model. Figure .1 Common Mode conducted emissions Figure .2 Photo of actual AC/DC converter Figure .3 Measured conducted EMI results from the input lines. 40
  38. 38. Simulation conducted EMI results Measured conducted EMI results In SMPS, unexpected increased current noise due to unexpected resonance. This results in a resonance peak that appears inside the conducted and radiated frequency range. The research results obtained are in good correlation between predicted conducted noise and measured values. Therefore, using a simplified lumped equivalent circuit model could be a viable method for forecasting and analysing EMI couplings and their effect in SMPS. Indeed, this modelling approach can help the design engineers to avoid the trial-and-errors. Alternatively, although not always effective, adding damping component in the resonating circuit path is usual practice to reduce resonance. In fact, it was used here in order only to verify the validity of the circuit model. Figure .6 Illustrations of the actual converter and the high frequency equivalent circuit model. 41
  39. 39. Après la vogue qu'a eue, et qu'a encore, le terme architecture à propos des systèmes d'information, un nouveau terme occupe le devant de la scène : celui d'urbanisme ou d'urbanisation des systèmes d'information … Une chose au moins ne se dément pas, c'est la pérennité de l'usage de termes issus du monde du bâtiment et des travaux publics dans le domaine des systèmes d'information. Une mentalité de bâtisseurs Il y a là peut-être une forme d'hommage du vice à la vertu, l'émergence d'une mentalité de bâtisseurs chez les informaticiens est récente, l'usage des années 70-80 de tout refaire de fond en comble (de manière quasi booléenne : tout ou rien) tous les 5 ou 6 ans les ayant pourvus alors d'une mentalité de nomades (et aussi de bricoleurs, le bricolage n'excluant pas le génie !). Et c'est sans nul doute au regard de l'essor de cette mentalité de bâtisseurs que le terme d'urbanisme (des systèmes d'informations) prend tout son sens. L'urbanisme, c'est quoi au fait ? L'urbanisme, tel que défini dans son sens premier, concerne l'ensemble des études et des conceptions ayant pour objet l'implantation et l'aménagement des villes : Art d'organiser les agglomérations urbaines pour les adapter aux besoins de l'homme qui y habite et y exerce ses occupations. [Encyclopédie Quillet 1981] Si l'urbanisme est ainsi devenu nécessaire à nos cités, c'est pour prendre en compte leur complexité, et gérer un patrimoine. La complexité de nos cités, et l'accumulation de patrimoine qu'elles représentent, est due tant à leur histoire qu'aux besoins divers des sociétés humaines qui les ont de nos cités, mais une histoire mouvementée, pleine de bruits et de fureur, d'enthousiasme et d'erreurs, des premiers grands systèmes mainframe et terminal passif de la fin des années 60, aux architectures de service en technologies Internet du XXIème siècle. Nous connaissons la ville moderne, qui intègre les quartiers renaissance, construits sur le bourg médiéval, qui s'est superposé au castrum romain ayant intégré la cité grecque qui a remplacé le village nuraghe … L'histoire y prend la forme d'une sédimentation. Il y a là une petite différence avec les systèmes d'information. Pour eux, le nouveau ne se substitue pas nécessairement à l'ancien, le réduisant à l'état de vestige et de musée urbain, très souvent il s'y ajoute, s'y incorpore, s'y intègre : les nuraghes habitent et vivent toujours dans leur village, les grecs se rassemblent toujours sur l'agora, les romains vont au forum ou à leurs temples, les francs bourgeois tiennent leurs échoppes … et tous se croisent dans les venelles, rues, avenues de la ville et discutent aux terrasses des cafés (des tavernes) et à la piscine municipale (aux thermes) : une tour de Babel. Urbanisation des systèmes d'information Politique informatique engendrées : historique de la construction, diversité des techniques, bâtiments classés à conserver, voirie, divers modes de transport (bus, métro…), adductions multiples (eau, électricité…), besoin social (crèches, écoles, santé,…), nécessité économique (emploi, commerces…), espaces verts, … L'espace urbain doit être à même de s'adapter, se métamorphoser, évoluer, pour satisfaire les besoins. Ses différents aspects sont corrélés, s'influencent mutuellement les uns les autres. Il ne saurait y avoir d'évolution d'une partie sans répercussions sur le tout : la ville est un système de systèmes. Et les systèmes d'information dans tout çà ? Les systèmes d'information se retrouvent à la même enseigne que les systèmes urbains tels que nous venons de les décrire très sommairement :  ces systèmes ont eux aussi de nombreuses facettes, une complexité très grande, reflétant celle de l'organisation humaine qu'ils doivent servir ;  ces systèmes ont une histoire, certes beaucoup plus courte que celle Un article de : guideinformatique.com 42

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