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Haiti: Inquiétude du RNDDH face à l'escalade de dérapages dans la gestion des affaires de l'Etat

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Dans ce rapport le Reseau National de Defense des Droits Humains decrit la violence des chimeres du parti Fanmi lavalas contre des secteurs varies de la population Haitienne. Faut-il rappeler que l'Opération Bagdad a endeuillé la population haïtienne avec un bilan très lourd : mille neuf cent trente neuf (1939) personnes assassinées dont cent huit (108) policiers, dix (10) casques bleus et quatre (4) journalistes ;
deux cent quatre vingt sept (287) filles et femmes violés ; plus de cinq cents (500) personnes kidnappées pour la seule année 2005 ;
mille deux cent quarante et un (1241) véhicules volés dans la zone métropolitaine

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Haiti: Inquiétude du RNDDH face à l'escalade de dérapages dans la gestion des affaires de l'Etat

  1. 1. Inquiétude du RNDDH face à l'escalade de dérapagesdans la gestion des affaires de l'Etat http://www.rnddh.org/article.php3?id_article=298 Posté le 19 septembre 2006 Le Réseau National de Défense des DroitsHumains (RNDDH) note, cesderniersjours, un certain nombre de dérivesdans la gestion de la sécuritépublique par les responsables de l'Etat. Inquiet et vivementpréoccupé par cesagissements, il attire l'attention de tous et de chacunsur les faitssuivants : I- La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncéque le nommé Jean Daniel François alias Bibi ,activement recherché par la Police Nationaled'Haïtilui a remistroisarmes et estrestésoussagarde en attendant unedécision de la nouvelle Commission Nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) mise en place par le Gouvernement Alexis/Préval. Le RNDDH s'étonne de cettedécision de la MINUSTAH qui ne dispose point de gardeà-vueet qui se doit de remettre à la Police Haïtiennetous les contrevenantsarrêtéscommeceladevaitêtre fait dans le cas de cecrimineldangereux. Le RNDDH jugeopportun de rappelercertainsfaitsmis à la charge de « Bibi» : 1- Le 31 mai 2005, ce chef de gang a participé à l'incendie du marchétêtebœuf. A partir de cetacte, ils'estproclaméGénéralBibi . 2- Au cours du mois de juin 2005, Bibi et sesalliésPouchon Carlos, Samuel alias Alemyèl, Gérald alias Pharaonainsiconnus, etc. onttué au moinssept (7) personnes et incendiéplusieursmaisonsdans la zone de SylvioCator à proximité de l'Eglise Bellevue Salem pour venger un des leurs, tué au cours d'un cambriolage. 3- Le dimanche 10 juillet 2005 dans la matinée, le chef de gang Bibi et son lieutenant Neslyainsiconnu, le nomméBecknerDesrosiers alias ti « yabout » et Olden ainsiconnuontenlevé le journalistepoète Jacques Roche et l'ontassassiné. 4- Le 10 octobre 2005, Bibiaexécuté un cireur de bottes en face de l'Hôpital des SœursMissionnaires de la Charité, situé à Solino. 5- Le 7 décembre 2005, Bibietsesaccolytesontassassinépuisbrûlé un hommed'affaires de SolinodénomméReynaldainsiconnu. En cemême jour, il a assassiné à la rue Caravelle le policier Daniel Myrtil (A3) en détachement à la Mairie de Delmas. En août 2005, en réaction à l'assassinat de Jacques Roche, les résidents du « KoridòKarang » de la zone de Solino se sontorganisés en brigade de vigilance etontcontraint les bandits à se réfugier à Cité Soleil. De retour dans la zone après
  2. 2. l'investiture du PrésidentPréval, ilsontrecommencéleursagissementscriminels. C'estainsique : 6- Le 28 mai 2006, BibiaassassinéPouchonainsiconnu et un autrejeunedans la zone de Ti Chérie (Solino). 7- Le 6 juillet 2006, Bibi et ses acolytes ontassassiné Jean JoëlFélix, un des membres de la brigade vigilance du « KoridòKarang» . 8- Le 3 septembre 2006, VoyanceTerasnaditTitite un autremembre de la brigade vigilance a étéassassiné par Bibi et deux de ses lieutenants. Uneplainte a étédéposée au Commissariat de Port-au-Prince par les parents de la victime. 9- Le 5 septembre 2006, ces bandits ontenlevétrois (3) enfants de Gregory Villefranche, un habitant du « KoridòKarang» . 10- Au début du mois de septembre 2006, ilsontkidnappé un enfant et exigé de ses parents unerançon de quatre mille dollars américains ($US4.000) et cent mille gourdes (Gdes100.000). C'estdonccecrimineldangereuxdont le nom figure sur les avis de -recherche de la Police Nationaled'Haïtique la MINUSTAH, pendant plusieursjours, s'estgardé de livrer à la justice, prétextantl'attented'unedécision de la Commission Nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion. Pourtant, le chef de la MINUSTAH et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis avaientassuré la population que les chefs de gang ne bénéficieraient pas de l'impunitésous le couvert du programme DDR. La remise tardive de ce chef de gang à la justice et les propos peurassurantstenus par des responsables de la MINUSTAH sont un mauvais signal dans la luttecontrel'impunité. II- Le Gouvernement a mis en place une commission Nationale de Désarmement, de Démantèlementet de Réinsertion (CNDDR). Le représentant de la Présidencedanscette commission n'estautreque Jean Baptiste Jean Philippe alias Samba Boukman, ancien Porte-parole de l'Opération Bagdad. Samba Boukmanet son compagnon Dread E.T. ont la sinistreréputationd'utiliser le viol commearme de combat politique. Arrêté en 2005 par la MINUSTAH pour détentionillégaled'arme à feu, ilestlibéré après unenuitpassée à la base de Tabarre sans aucuneforme de procès. Faut-ilrappelerquel'Opération Bagdad a endeuillé la population haïtienne avec un bilantrèslourd : milleneuf cent trenteneuf (1939) personnesassassinéesdont cent huit (108) policiers, dix (10) casques bleus et quatre (4) journalistes ;
  3. 3. deux cent quatrevingtsept (287) filles et femmes violés ; plus de cinq cents (500) personneskidnappées pour la seuleannée 2005 ; milledeux cent quarante et un (1241) véhiculesvolésdans la zone métropolitaineseulement, etc. La présence de l'ancien Porte-parole de l'Opération Bagdad danscette Commission représenteunegarantieofficielle pour les chefs de gangs. Il s'agitlàd'uneinsulte à la mémoire des victimes, d'unegifle aux nombreuses femmes violéesetd'unepreuved'immoralitédans la gestion des affaires publiques. III- Le chauffeur du DéputéFrancenetDénius, le sieurAndrice Erase arrêté le 6 septembre 2006, sans permis de conduire et en possession d'unearme à feuillégale, gardé au Sous-Commissariat de Martissant, estlibéré de force par des Députés. Le nommé Walter Eugène, chauffeur du DéputéLubinPhilius, estarrêté en possession de l'arme à feu d'un policier qui auraitététuédans des conditions non encore élucidées. D'aucunsparlent de suicide, d'autresd'assassinat. Il estquandmêmeétrangequel'arme de service de cepoliciersoitretrouvée en possession d'un agent de sécuritérapproché d'un élu du peuple. Certainsprisonniersdangereux en cavale, tel Harold Gaspard, évadé de prison le 19 février 2005 après avoirétéarrêté pour un cas de kidnapping, accompagnent des parlementaires à titred'agent de sécurité. Le RNDDH croitque la sécurité des parlementairesestune affaire importante qui doitêtretraitée avec le sens du sérieux et avec tout le respect dû aux élus du peuple. Cependant, l'idée de faire du Parlementunrepère de bandits esttotalement inacceptable. Le RNDDH condamne le fait que les responsables des pouvoirs publics, à un moment oùune recrudescence des actes de violence et de kidnapping estconstatéedans la régionmétropolitaine et danscertainesvilles de province, multiplient des conflitssur des problèmes qui pouvaientêtreclassiquementrésolus par la réglementation et un débat transparent entre pouvoirs publics. Le RNDDH rappelle à tousquel'impunitéengendre la récidiveetquerien de solide ne peutêtreconstruitsurl'oubli et la négation du passé.

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