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DORSAINVIL, 
Secrétaire 
adjoint 
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de 
l'Association 
des 
Journalistes 
Haïtie...
GOUDOU 
dont 
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véhicule 
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Gédéon 
PRESENDIEU, 
Radio 
Etincelles 
des 
Gonaïves 
Guérino 
JEANTON, 
Radio 
Etincelles 
des 
Gonaïves 
Ernst 
OCÉAN, ...
Jean 
Samuel 
TREZIL, 
Radio 
Caraïbes 
Duc 
Jonathan 
JOSEPH, 
Radio 
Métropole 
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NAZAIRE, 
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2000 
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La Presse Haïtienne dans le Collimateur de Lavalas Ennemi de la démocratie

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Ce document du RNDDH présente les détails des attaques, répressions et crimes systématiques contre la presse Haïtienne. L'ancien President Jean Bertrand Aristide et son parti Lavalas ont été places par reporters sans Frontières comme un des 37 dictateurs classes comme prédateurs de la presse a travers le monde.

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La Presse Haïtienne dans le Collimateur de Lavalas Ennemi de la démocratie

  1. 1. La Presse Haitienne dans le Collimateur de Lavalas Ennemi de la Démocratie La NCHR (RNDDH) analyse le caractère systématique des attaques dirigées contre la presse depuis le retour au pouvoir de Jean Bertrand Aristide Posté le October 25th, 2003 http://www.rnddh.org/article.php3?id_article=106 English: http://www.rnddh.org/article.php3?id_article=112 Depuis le retour au pouvoir en février 2001 du Président Jean Bertrand ARISTIDE et compte tenu du contexte dans lequel ce retour a eu lieu, la presse indépendante est mise sur la sellette. Tout est entrepris au niveau du pouvoir en vue d'imposer le culte de la pensée unique. En plus des médias d'Etat, le pouvoir s'attribue suivant diverses stratégies plusieurs stations privées de télévision et de radios, achètent des temps d'antenne par-­‐ci et par-­‐là. Une vaste machine de propagande est donc mise en place aux frais de l'Etat. Parallèlement, il se développe un climat d'intolérance vis-­‐à-­‐vis de la presse libre qui est accusée de tous les péchés d'Israël quand elle refuse de s'aligner sur la politique du Gouvernement. Pourtant dans les discours officiels, le pouvoir se dit respectueux de la liberté d'expression. Le 21 septembre 2003, le masque est tombé. Dans une émission diffusée en réseau sur des chaînes de télévision et de radios de la capitale, les invités du pouvoir, le Ministre de la Justice, Me Calixte DELATOUR, le Secrétaire d'Etat à la Communication, Monsieur Mario DUPUY et le Directeur Général du Conseil National de Télécommunication (CONATEL), Monsieur Jean Harry CEANT ont menacé sans ambages les médias indépendants d'application du décret du 12 octobre 1977 du Président à vie Jean-­‐Claude DUVALIER sur la presse. Il faut rappeler que ce décret se situe dans le contexte des pleins pouvoirs accordés au président à vie de la République en période de vacances parlementaires. Ce décret prévoyait en ses articles 51 et 53 que : « … les informations diffusées doivent être exactes, objectives et impartiales, elles doivent provenir de sources autorisées à indiquer au moment de la
  2. 2. transmission. Les responsables des émissions contrôlent les programmes pour s'assurer que des informations mêmes exactes ne puissent nuire à la population ou l'alarmer par leur forme, leur présentation ou opportunité ; les stations émettrices constitueront une chaîne pour l'émission de programmes officiels, lorsque les pouvoirs publics le requièrent » De telles dispositions vont à l'encontre des articles 28-­‐1, 28-­‐2, 245 de la Constitution qui condamnent la censure, protège la source des journalistes et l'entreprise privée. Il va sans dire que ce décret, restreignant arbitrairement les libertés et les droits fondamentaux des citoyens est de nul effet parce que contraire aux dispositions des articles 296 et 297 de la Constitution en vigueur et à la Déclaration de Chapultepec du 11 mars 1994 qui stipule en son article premier : « aucun peuple ni société ne peut être libre sans liberté d'expression et de la presse. L'exercice de cette liberté ne se donne pas par les autorités, c'est un droit inaliénable du peuple ». Pourquoi des officiels du Gouvernement ont-­‐ils tenté de faire revivre un décret obsolète, abrogé par la Constitution ? Quel est le message à tirer de cette tentative de musellement de la presse survenue après la décision d'engager arbitrairement le processus d'amendement de la Constitution ? Les partisans de la liberté et de l'Etat de droit n'ont-­‐t-­‐ils pas de bonnes raisons de s'inquiéter ? La volonté de réduire la presse au silence est aussi confirmée par d'autres événements tels : 1. les menaces proférées contre des journalistes et des médias indépendants à la veille du douzième anniversaire du sanglant coup d'Etat du 30 septembre 1991 ; 2. la promesse non tenue du Secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique de placer des agents de police en des points stratégiques le 30 septembre 2003 écoulé en vue de garantir la sécurité des médias ciblés ; 3. la manifestation organisée contre la presse par des partisans du pouvoir ayant à leur tête un ancien ambassadeur itinérant du Gouvernement Lavalas, Benjamin DUPUY; 4. les pancartes arborées au cours de la manifestation du 30 septembre 2003 tendant à assimiler certains médias indépendants à des médias macoutes comme s'il y avait une différence entre macoutes et lavalassiens dans la manière de gouverner. Si vraiment il y a une différence, comment expliquer la tentation des officiels du gouvernement à faire revivre, à leur profit, le décret du 12 octobre 1977 concocté
  3. 3. par des esprits macoutes dans le but de garantir le pouvoir à Jean-­‐Claude Duvalier tant qu'il serait encore parmi les hommes ? Les radios Caraïbes, Galaxie, dont les Directeurs (Jacques Gary Siméon alias Jacky Caraïbes et Félix LAMY) ont été assassinés après le coup d'état du 30 septembre 1991 pour leur indépendance d'esprit, Kiskeya dont les propriétaires ont connu l'exil durant le règne des macoutes, Métropole, Vision 2000 et la chaîne de télévision par câble Télé Haïti qui se caractérisent par leur souci d'objectivité sont accusées de médias macouto-­‐bourgeois parce qu'ils refusent de faire de la propagande stérile pour le pouvoir. Pourtant beaucoup d'anciens macoutes connus siègent au Conseil des Ministres et occupent les avenues du pouvoir. La situation de tension dans laquelle la presse évolue n'est pas l'effet du hasard, elle fait partie d'un projet politique. Analysons mois par mois les péripéties de la presse indépendante depuis le retour au pouvoir de Jean Bertrand ARISTIDE. Janvier 2001 Avant même la prestation de serment du Président Jean Bertrand ARISTIDE, les menaces contre la presse ont débuté. A Belladère : Les journalistes de Radio Rotation F.M ont fait l'objet de menaces et de pression de la part du Magistrat lavalas de la ville. Dans le sud : Des journalistes de Radyo Vwa Peyizan Sid ont été menacés par le député Jean CANDIO de la circonscription de Saint Louis du Sud-­‐Cavaillon et le Maire Bally VINCENT pour l'utilisation de l'étiquette d'« élu contesté ». A Port-­‐au-­‐Prince : Le 9 janvier 2001, Paul RAYMOND et René CIVIL, deux (2) militants d'organisations populaires proches du pouvoir ont proféré des menaces de mort publique contre des personnalités de plusieurs secteurs de la vie nationale dont Liliane PIERRE PAUL deRadio Kiskeya et Max CHAUVET du quotidien le Nouvelliste. Un jour après de la gazoline et des tracts hostiles aux journalistes ont été jetés sur la cour de Radio Kiskeya. A Anse d'Hainault Le journaliste Pierre Marcelin LAMARRE de Radio Haïti Inter a été sauvagement battu par des policiers.
  4. 4. Février 2001 Peu après l'investiture du Président Jean Bertrand ARISTIDE en février 2001, les journalistes Marvel DANDIN et Lilianne PIERRE PAUL de Radio Kiskeya qui commentaient la cérémonie avaient fait allusion aux contestations entourant les élections de l'année 2000 ayant abouti au retour du Président Aristide au pouvoir. Ils ont reçu des appels téléphoniques anonymes leur faisant savoir que : « Radio Kiskeya s'amuse à parler de parlementaires contestés sans parler de Président contesté pour le Président Georges Bush aux Etats-­‐Unis qui a volé la victoire des démocrates. Si elle refuse au Président Aristide de passer les cinq (5) ans de son mandat au pouvoir, Radio Kiskeya et ses journalistes seront sautés ! » Mars 2001 Les journalistes Valéry NUMA, Jean SEVERE, Marc Sony Jean BAPTISTE, Yves Clausel ALEXIS et Robert PHILOME de Radio Vision 2000 ont été agressés physiquement par des militants lavalas au moment de couvrir une manifestation. Avril 2001 Deux (2) attaques à main armée ont été perpétrées contre les antennes des radiosLumière et Vision Nouvelle situés à Ménélas, au Nord de Port-­‐au-­‐Prince. Fritz Antoine JEAN, gardien de Radio Vision Nouvelle est tué à coups de machettes et Alcis DELCE s'en est tiré avec de graves blessures. Félix JEAN CHARLES de Radio Lumière en est sorti également blessé. Les installations de ces radios sont mises hors service et des matériels ont été emportés. Les pertes ont été estimées à plusieurs centaines de milliers de dollars américains Mai 2001 Des menaces sont proférées à l'encontre du journaliste Michel SOUKAR de Signal F.M par des inconnus. Juin 2001 Le Journaliste Fritzson ORIUS de Radio Haïti Inter a été attaqué à Delmas par des individus armés qui l'ont poursuivi, intercepté sa voiture, brisé ses pare-­‐brise et l'ont forcé à donner les numéros de ses pièces d'identité (passeport, carte d'identité fiscale). Roosevelt Benjamin, Directeur à l'Information de Radio Signal F.M animateur de l'émission « Moment Vérité » a reçu des menaces anonymes de mort après avoir mis en doute la crédibilité de certains Sénateurs de FANMI LAVALAS. Juillet 2001
  5. 5. Les journalistes de Radio Rotation F.M. Rénold LIBERUS et Claude FRANÇOIS de Belladère ont été arrêtés et maltraités par des policiers de la commune de Belladère qui tentaient de récupérer les bandes magnétiques des interviews réalisées avec des présumés auteurs d'une série d'attaques perpétrées à l'encontre des postes de police de Port-­‐au-­‐Prince et du Plateau Central. Septembre 2001 Jean Marie MAYARD, correspondant de Radio Métropole à St Marc est agressé par des membres de l'organisation « BALE WOUZE » au moment où il couvrait un meeting du Président Aristide. Son magnétophone a été brisé. Octobre 2001 Le journaliste Jean Robert DELCINE de Radio Haïti Inter a été violemment frappé à Cité Soleil par l'Inspecteur de Police Irvens CESAR qui a, de plus, confisqué son magnétophone. Le Journaliste avait mené une enquête autour du meurtre d'un adolescent de seize (16) ans, Mackenson FLEURIMOND, perpétré par la Police. Jean Ronald Dupont, Journaliste de Radio Maxima F.M. est blessé à la tête alors qu'il couvrait une manifestation se déroulant au Cap-­‐Haïtien. Novembre 2001 Au cours du mois de novembre 2001 plusieurs cas d'agressions exercés contre des journalistes ont été répertoriés : Francelyne LEONARD, correspondante de Radio Métropole aux Cayes a été agressée par des membres d'organisations populaires proches du parti au pouvoir au moment de couvrir le lancement de la campagne d'alphabétisation dans le Sud. Georges VALENS, correspondant de Radio Haïti Inter aux Cayes, a été, par la même occasion malmené. Euvrard SAINT-­‐ARMAND, journaliste de Radio Kiskeya a été frappé par un policier en civil à la rue Duffort à Port-­‐au-­‐Prince. Des agents de la PNH en uniforme ont ensuite brisé son magnétophone et l'ont accusé du meurtre qu'il allait couvrir avant de le conduire au commissariat de Port-­‐au-­‐Prince. Ulrick JUSTIN, correspondant de Radio Vision 2000 à Léogâne a été menacé de mort par des partisans du pouvoir pour avoir diffusé des informations relatives à l'affaire de Panel RENELUS (Ti Panel). Ce dernier, accusé d'implication dans
  6. 6. l'assassinat du journaliste Jean Léopold DOMINIQUE, a été lynché au Sous-­‐ commissariat de Police de Léogâne peu après avoir été livré à la foule par les policiers. Ernst OCEAN, correspondant de Radio Vision 2000 à St Marc a vu les pneus de sa voiture éclatés par des militants de l'organisation « BALE WOUZE » tandis que les parois externes de la voiture sont couvertes de graffitis favorables au Président Aristide. Il a été reproché à Monsieur Océan de n'avoir pas diffusé des nouvelles favorables au Gouvernement Lavalas. Jean Mary MAYARD, correspondant de Radio Métropole à St Marc qui couvrait une manifestation de l'opposition dispersée par les partisans du pouvoir a été menacé de mort par des membres de « BALE WOUZE ». Le lendemain, soit le 29 novembre, il a été menotté par des membres du Corps d'Intervention de Maintien de l'Ordre (CIMO) après s'être identifié comme correspondant de Radio Métropole. Des menaces de mort publiques ont été proférées contre le journaliste Brignol LINDOR par Monsieur Dumay BONY, Maire assesseur de Petit-­‐Goâve qui au cours d'une conférence de presse réclama contre lui l'application de la formule « zéro tolérance ». Décembre 2001 Le journaliste Brignol LINDOR, Directeur de la salle des nouvelles de Radio Echo 2000, est tué à l'Acul, 1ère Section Communale de Petit-­‐Goâve, à coups de piques et de machettes. Cette mort violente, d'une sauvagerie innommable est survenue quelques jours après que le Maire Adjoint de FANMI LAVALAS à Petit-­‐Goâve, Dumay BONY, eut réclamé l'application de la formule « zéro tolérance » contre Brignol LINDOR. Plusieurs autres journalistes ont été agressés par des membres d'OP Lavalas durant le même mois. Il s'agit de : · Thony BELIZAIRE, Photographe de l'AFP · Jean Gérin ALEXANDRE, Jean Elie MOLEUS, journalistes de Radio Caraïbes · Maxeau EXIL, HPN · Alix Michel FELIX, Directeur de Radio Grande-­‐Anse. Les vitres des voitures des Stations des Radios Caraïbes et Métropole et de la chaîne de Télévision TELEMAX sont brisées.
  7. 7. Suite aux rumeurs de coup d'état, le 17 décembre, des stations de Radios ont dû fermer leurs portes ou suspendre provisoirement leurs programmes d'information, en raison de menaces et du climat général d'insécurité. Il s'agit de : RADIO VISION 2000 RADIO CARAÏBES F.M. RADIO ECHO 2000 RADIO IBO RADIO METROPOLE RADIO KISKEYA RADIO GALAXIE RADIO SIGNAL FM RADIO TELE CONTACT DE PETIT-­‐GOAVE RADIO ROTATION F.M. DE BELLADÈRE RADYO VWA PEYIZAN PAPAY RADIO MAXIMA DU CAP-­‐HAÏTIEN Janvier 2002
  8. 8. Le journaliste Joseph Guyler C. DELVA, Secrétaire Général de l'Association des Journalistes Haïtiens (AJH), a été menacé de mort par des militants de « BALE WOUZE » à Saint Marc ainsi que par les chefs d'OP Lavalas René CIVIL et Paul RAYMOND. Bernard BAPTISTE de Tropic F.M. a été agressé physiquement par le Commissaire de Police de Pétion-­‐Ville, Carlo LOCHARD. Des journalistes de Signal F.M. ont été agressés par un individu à bord d'un véhicule du Palais National. Mathieu PRUD'HOMME de Haitian Press Network (HPN) a été attaqué à Cité Soleil. Février 2002 Le mois de février 2002 est marqué par l'arrestation du journaliste Genel MORRIN, Rédacteur en Chef à Radio Magic Stéréo, sous l'accusation de kidnappeur. Il est libéré quelques jours plus tard suite à l'intervention de l'AJH. Immacula LOUISY ST CIMA de la même station de Radio a été agressée physiquement par des hommes armés. Mars 2002 Joseph HARRY, correspondant de Radio Galaxie au Cap-­‐Haïtien et Mirbel CHARLES de Radio Hispaniola ont été agressés par des membres d'OP pro-­‐Lavalas. A Cayes-­‐Jacmel, le Maire Lavalas de la ville a menacé de fermer Radyo Flanbo, une station membre de REKA (Rezo Radyo Kominotè Ayisyen). Avril 2002 Le journaliste Ernst CADICHON a échappé de justesse à une tentative de kidnapping perpétrée par des individus lourdement armés montés à bord d'une Nissan Patrol blanche à vitres teintées sans plaque d'immatriculation. Des journalistes de Radio Plus ont dénoncé des menaces dont ils font l'objet. Brigitte LOUIS, Jose PHILOGENE et Isnas PHILOGENE de Radio Jupiter de Limbéont dénoncé des actes d'intimidation proférées à leur encontre par des individus armés qui ont de plus menacé d'incendier la station de radio. Mai 2002 Darwin SAINT-­‐JULIENE, du journal Haïti Progrès et Allan DESHOMMES reporter àRadio Atlantique au Cap-­‐Haïtien ont été arrêtés à Guacimal, dans la Commune de Saint-­‐Raphaël. Ils ont été gravement blessés, mais s'étaient vu refusés après leur
  9. 9. mise en détention, les soins dont ils avaient pourtant besoin. Ces journalistes couvraient un mouvement de protestation ouvrier à la plantation de Guacimal organisé par des syndicats paysans affiliés à « BATAY OUVRIYE ». Juin 2002 Acte de sabotage perpétré contre Radio Voix des Travailleurs par un groupe d'hommes armés qui ont emporté un émetteur évalué à trois mille deux cents dollars américains(US$ 3200). Juillet 2002 Israël Jacky CANTAVE, journaliste à Radio Caraïbes F.M. a été enlevé, frappé et malmené ainsi que son cousin Frantz AMBROISE. Ils devaient être retrouvés quelques jours plus tard dans un piteux état. Les ravisseurs du journaliste l'ont accusé «de déranger le gouvernement ». Août 2002 Le correspondant de Radio Galaxie à Miragoâne, Lequel ALTIDOR a été physiquement agressé par des agents du Corps d'Intervention pour le Maintien de l'Ordre (CIMO) venus de Port-­‐au-­‐Prince pour réprimer une manifestation des habitants de Miragoâne qui exigeaient des autorités l'accès aux services de base tels que: électricité, eau, route. Le Maire de Gand-­‐Goâve a giflé en plein Tribunal le journaliste Claudy MILORD deRadio Saka, membre du REKA. Septembre 2002 La correspondante de Radio Vision 2000 à Miragoâne, Anne Myriam LOISEAU, a été giflée chez elle par un agent du CIMO après s'être identifiée. Le policier faisait partie d'un contingent de cinq (5) policiers qui circulaient à bord d'un véhicule immatriculé 4346. Le Président de la République a fait des déclarations menaçantes contre la presse indépendante. Au cours d'une réunion avec les membres de FANMI LAVALAS dans l'ancien Ranch de l'ex-­‐dictateur Jean-­‐Claude DUVALIER, le Président a qualifié les journalistes de la presse indépendante comme des ennemis à abattre en les comparant aux militaires putschistes de 1991. Octobre 2002 Tentative d'incendie à Radio Kiskeya. Des tracts et de la gazoline ont été jetés sur la cour de la station.
  10. 10. Le journaliste Bidry DORSAINVIL, Secrétaire adjoint et porte-­‐parole de l'Association des Journalistes Haïtiens, branche Nord, a vu sa maison saccagée par des policiers de l'Unité Départemental pour le Maintien de l'Ordre (UDMO) après une émission réalisée avec le Juge Smith TURENE relative à ses tracasseries avec des policiers de l'UDMO sur les ondes de Radio Ave Maria du Cap-­‐Haïtien. Novembre 2002 Le mois de novembre 2002 est surtout marqué par les agressions perpétrées par « L'ARMEE CANNIBALE » aux Gonaïves contre les journalistes Esdras MONDELUS, PDG de Radio Etincelle; René JOSUE, Fleurimond HENRY, Jean Robert FRANÇOIS, correspondants respectifs des Radios : Signal F.M., Kiskeya, Métropole ; Guerino JANITON et Gédéon PRESANDIEU de Radio Etincelle. Ils ont tous été contraints de quitter la ville. Décembre 2002 Tentative d'assassinat contre la veuve Jean L. DOMINIQUE, Michèle MONTAS et assassinat de son garde du corps Maxime SEÏDE. Menaces de mort contre des journalistes de Caraïbes F.M.dont : Prisca JEAN VILFORT, Serge PIERRE LOUIS, Jean Elie MOLEUS, Euvrard ST ARMAND, Paulette Tyl LAFOREST. Les signataires de la lettre anonyme adressée aux journalistes leur ont reproché leur attitude critique vis-­‐à-­‐vis du Président Aristide et ont promis de leur faire subir le « sort de Brignol LINDOR » au cas où ils n'abandonneraient pas Radio Caraïbes. Janvier 2003 Le journaliste Rony MATHIEU de Magik Stéréo est blessé à la tête par des tessons de bouteille suite à l'intervention brutale des militants Lavalas qui voulaient perturber la marche organisée par le secteur syndical en vue de protester contre la hausse du prix de l'essence à la pompe. Les émetteurs de Radio Maxima au Cap-­‐Haïtien ont été sabotés par des inconnus armés. Février 2003 A Petit-­‐Goâve, au cours des funérailles de Mickey FLEURILUS alias Poto, militant lavalas assassiné le 2 février, les journalistes Montigène, David et Melissa Marie Josette SINCERE ont été agressés. La maison de Montigène SINCERE a été incendiée. La direction de Radio Métropole à Port-­‐au-­‐Prince a dû suspendre ses émissions d'information pendant vingt quatre heures (24) pour protester contre les menaces qui pèsent sur ses journalistes. Les menaces visaient plus spécifiquement Jean Numa
  11. 11. GOUDOU dont le véhicule a été incendié chez lui, dans son parking, François Junior ROTCHILD, Marie Archille LOUIS, Nancy ROCK, Romney CAJUSTE, et Roosvelt COSSY. Radio Haïti Inter dont le Directeur Jean L. DOMINIQUE et un gardien de la station Jean Claude LOUISSAINT avaient été assassinés sur la cour de la station le 3 avril 2000 a été obligée d'éteindre ses antennes. La veuve du journaliste a annoncé dans un éditorial lu sur les ondes de la Radio que cette décision faisait suite aux menaces constantes dont le personnel fait l'objet. Mars 2003 Les journalistes François JEAN BAPTISTE (Vision 2000), Rodson JOSEPH (HPN), Roosevelt COSSY et Romney CAJUSTE (Métropole) ont été sévèrement maltraités par des policiers en face de l'Ambassade de France à Port-­‐au-­‐Prince alors qu'ils venaient de couvrir une manifestation des étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH). Avril 2003 Liliane PIERRE PAUL de Radio Kiskeya a reçu une lettre par la poste, dans laquelle est insérée une cartouche pour arme à feu de calibre 12. Cette correspondance qui, à la fois, fait promotion pour « le père Lebrun » et la campagne de restitution de la dette de l'indépendance estimée à vingt-­‐et-­‐un milliards six cent quatre-­‐vingt-­‐cinq millions cent trente-­‐cinq mille dollars américains (US$21,685,135. 00) réclamée du gouvernement Français par le pouvoir Lavalas, lance un ultimatum en ces termes : «Lilian'n ou gen pou li lèt sa a pandan 4 jou, mèkredi 30, jedi 1er me, vandredi 2 me, lindi 5 me e si ou pa li l nap rezève yon sipriz pou ou madi 6 me. Sa ou wè nan anvlop la se yon echantiyon nan sipriz la ». Une autre correspondance datée du même mois reçue à Radio Kiskeya dit ceci : « Nou pat bezwen jounalis pour 1804, nou pa bezwen jounalis pou 2004. Lilianne, Marvel ak Sony pap wè 2004". Mai 2003 Sony BASTIEN, Directeur de Radio Kiskeya a fait l'objet de deux (2) mandats de comparution signés du Juge d'Instruction Bredy FABIEN pour venir s'expliquer sur le contenu d'une interview accordée par son prédécesseur, Me Henry Kesner NOËL au moment de partir pour l'exil pour protester contre l'orientation politique du dossier du massacre de Piatre confié à sa charge. Le caractère arbitraire de ces mandats a été reconnu par le doyen du Tribunal de Première Instance de Saint Marc, Me René SYLVESTRE qui, dans une décision sur le recours exercé par les avocats du PDG deRadio Kiskeya, a rappelé que : « Le journaliste, comme le médecin ou l'avocat, ne peut, sans violer les règles de la déontologie professionnelle, dévoiler une parole à lui confiée ».
  12. 12. Les émissions « Impasse quelle Issue » et « PROFIL » de TELEMAX sont suspendues suite aux rumeurs faisant état que la majorité des actions (69%) de la seule chaîne de télévision indépendante émettant par ondes à Port-­‐au-­‐Prince avaient été achetées par le Président Jean Bertrand ARISTIDE. Menaces de mort contre le correspondant de Radio Kiskeya à Jérémie, Charles Emile JOASSAINT. Juin 2003 Le Journaliste Franckel MAGINAIRE et son collègue de Radyo Tèt Ansanm de Jérémie ont été sévèrement battus par des hommes armés accompagnant Jean Claude JEAN BAPTISTE, ancien Directeur de la PNH, Secrétaire d'Etat au Travail. Monsieur Jean Baptiste tenait une rencontre à huit-­‐clos, au foyer culturel de Jérémie, avec des militants Lavalas. Il a été reproché aux journalistes de suivre à distance cette rencontre. Plusieurs journalistes de TELEMAX ont été remerciés. C'est l'aboutissement du plan du pouvoir de prendre le contrôle total de cette chaîne de télévision qui avait fait un effort d'équilibre. Ce plan avait débuté en 2001 quand environ quinze (15) journalistes, chroniqueurs sportifs et techniciens de TELEMAX avaient bouclé leurs valises pour se rendre à la chaîne de Télévision de la Fondation Aristide Télé Timoun et au service de presse de la présidence. Juillet 2003 Des membres d'OP lavalas ont menacé d'incendier la Radio Télédiffusion Mirebalésienne pour protester contre la tenue de l'émission « Grand Débat » considérée comme un espace critique pour le pouvoir. Rigaud DELICE, Chroniqueur sportif à Caraïbes F.M. a trouvé la mort dans un accident suspect de la circulation survenu vers onze (11) heures du soir à Delmas 33 et dans lequel est impliqué le véhicule du Directeur Général du Ministère de l'Intérieur, Bell Angelot. Plusieurs journalistes ont été maltraités à Cité Soleil par des partisans du pouvoir au moment de couvrir une manifestation du groupe des 184. Les journalistes agressés répondent aux noms de : Kenson JEAN LOUIS (Radio Signal F.M.), Desrameau D. JOSEPH (Radio Phare), Osnel VANCOL, Joël DERIFONCE (K-­‐Dans F.M.) Août 2003 Le Curé de la Paroisse de Léogâne, Fritz SAUVAGERE, responsable local de FANMI LAVALAS, aidé de deux (2) agents de sécurité du Palais National a expulsé de l'église les journalistes de Radio Vision 2000 et Passion F.M. de Léogâne au cours d'une messe célébrée en présence du Chef de l'Etat à l'occasion de la fête patronale de la
  13. 13. ville. Le curé s'en est vivement pris à la presse indépendante pour ses analyses critiques contre le pouvoir. Le correspondant de Radio Vision 2000 à Léogâne, Peterson MILORD a été quelque jours après kidnappé puis libéré et sa maison incendiée. Le Directeur de Radio Peredo Inter, Monsieur Johnson JOSEPH, a été roué de coups jusqu'au sang par un policier du commissariat de Marigot. Septembre 2003 A l'occasion du douzième anniversaire du coup d'état du 30 septembre 1991 des menaces ont été proférées contre des médias indépendants dont Radio Vision 2000,Radio Métropole, Caraïbes F.M., Radio Kiskeya et Télé Haïti. Une manifestation organisée par le dirigeant du PARTI POPULAIRE NATIONAL (PPN), dirigé par Benjamin DUPUY et des militants lavalas en faveur du maintien au pouvoir de Jean Bertrand ARISTIDE fait état dans des pancartes et déclamations, de l'aspect déstabilisateur des médias indépendants qualifiés de « médias macouto-­‐bourgeois ». Le Secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique avait promis à l'Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) de mettre une patrouille policière omniprésente devant ces médias ciblés. Mais cette promesse n'a pas été tenue. Le chef du cabinet du Secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique, M. Dany Fabien et le porte-­‐parole de la Police Madame Daphney ORLANDO s'attaquent au journal Le Nouvelliste qu'ils accusent d'avoir truqué une prise de vue de policiers publiée en première page du journal. Ce cliché montrait des policiers en train de lever une barricade aux Gonaïves. Pourtant la photo prise par le photographe de l'AFP est conforme à la vérité. Dans la foulée, il convient de signaler que plus d'une trentaine de journalistes ont été contraints à l'exil depuis le retour au pouvoir de Jean Bertrand ARISTIDE. On peut citer : Henry FLEURIMOND, Radio Kiskeya Josué RENE, Signal F.M. Jean Robert FRANÇOIS, Radio Métropole Renel Noël JEUNE, Radio Etincelles des Gonaïves
  14. 14. Gédéon PRESENDIEU, Radio Etincelles des Gonaïves Guérino JEANTON, Radio Etincelles des Gonaïves Ernst OCÉAN, Radio Vision 2000 Romain WILFRID, Radio Caraïbes Dominique BEAUPLAN, Radio Ibo Abel DESCOLLINES, Radio Galaxie Gaston JANVIER, Radio Galaxie Arthus WEBERT, Radio Caraïbes Carlo SAINRISTIL, Radio Caraïbes Gary BELIZAIRE, Signal F.M. Francelyne LEONARD, Radio Métropole Ulrick JUSTIN, Radio Vision 2000 Marc Sony JEAN BAPTISTE, Radio Vision 2000 Yves-­‐Clausel ALEXIS, Radio Vision 2000 Pharès DUVERNE, Radio Vision 2000 Robert PHILOME, Radio Vision 2000
  15. 15. Jean Samuel TREZIL, Radio Caraïbes Duc Jonathan JOSEPH, Radio Métropole Zachary NAZAIRE, Radio Vision 2000 Israel Jacky CANTAVE, Radio Caraïbes Ansy LOUIS, Radio Vision 2000 Jean Numa GOUDOU, Radio Métropole Michel MONTAS, Radio Haïti Inter

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