Zika : anamnèse et prognose d’une possible catastrophe annoncée

600 vues

Publié le

Approche comparative de la logique de sûreté et de la posture cindynique pour l'évaluation de la criticité du risque d'une part et de la robustesse de la réponse proposée d'autre part face au Danger "Zika" afin de tenter de répondre à la question "sommes-nous prêt?"

Publié dans : Santé & Médecine
0 commentaire
1 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
600
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
15
Actions
Partages
0
Téléchargements
14
Commentaires
0
J’aime
1
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Zika : anamnèse et prognose d’une possible catastrophe annoncée

  1. 1. ZIKA 1947-2016 ANAMNÈSE ET PROGNOSE D’UNE POSSIBLE CATASTROPHE ANNONCÉE Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  2. 2. ➤
 1947 : OUGANDA 2 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  3. 3. ➤➤➤➤➤➤➤➤
 1954 : EGYPTE + INDE 3 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  4. 4. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 1963 : PHILIPPINES + MALAYSIE + THAILANDE + VIETNAM 4 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  5. 5. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤ 2014 : POLYNÉSIE FRANÇAISE + ÎLES COOK + ÎLE DE PAQUES + NOUVELLE CALÉDONIE 5 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  6. 6. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤ 2015 : BRÉSIL 6 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  7. 7. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤ 2016 : VENEZUELA + COLOMBIE + CARAÏBES 7 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  8. 8. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤ RÉPARTITION ZIKA AUJOURD’HUI DANS LE MONDE 8 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  9. 9. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤ RÉPARTITION DU MOUSTIQUE TIGRE AUJOURD’HUI DANS LE MONDE 9 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  10. 10. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤ FLUX VOYAGEURS VERS LA FRANCE 10 83,7MILLIONS DE VISITEURS EN 2014 Rang des pays initiateurs d'étrangers 
 en situation irrégulière : 5. Brésil 
 (2.857 procédures) 7. Surinam 
 (2.130 procédures) 9. Inde 
 (1.626 procédures) 2,9 M 7,6 M 2,3 M Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  11. 11. ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤
 ➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤➤ FLUX MARCHANDISES VERS LA FRANCE 11 233,5 M€ EN 2013
 SOIT 45 % 12% 24% 9% Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  12. 12. SOMMES-NOUS PRÊTS ? AEDES ALBOPICTUS EST DÉJÀ VECTEUR DE 3 VIROSES : DENGUE, CHIKUNGUNYA & ZIKA Dr Jan-Cedric Hansen Médecin Coordonnateur CH Pacy-sur-Eure Administrateur SFMC responsable questions NRBC et organisation territoriale de la réponse Administrateur StratAdviser Ltd co-développeur de iCrisis TM simulateur de pilotage stratégique de cellule de crise Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  13. 13. POUR MÉMOIRE, EN 2015 : 127 CAS IMPORTÉS DE DENGUE, 30 CAS IMPORTÉS DE CHIKUNGUNYA LE MOUSTIQUE TIGRE EN FRANCE MÉTROPOLITAINE AUJOURD’HUI 8/13 RÉGIONS TOUCHÉES Régions au sein desquelles le moustique Tigre est implanté et actif dans au moins un département 13 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  14. 14. POUR MÉMOIRE, EN 2015 : 127 CAS IMPORTÉS DE DENGUE, 30 CAS IMPORTÉS DE CHIKUNGUNYA LE MOUSTIQUE TIGRE EN FRANCE MÉTROPOLITAINE AUJOURD’HUI 8/13 RÉGIONS TOUCHÉES Régions au sein desquelles le moustique Tigre est implanté et actif dans au moins un département La dengue est désormais autochtones en métropole (Languedoc-Roussillon) :
 6 cas confirmés du 01/05 au 27/11 2015 14 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  15. 15. DANGER, RISQUE, CRISE/CATASTROPHE … LE MOUSTIQUE TIGRE & ZIKA EN FRANCE MÉTROPOLITAINE EN 2016 ? 15 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  16. 16. EVALUATION DU RISQUE : CONSTAT SITUATION DANS LES CARAÏBES (31/03/2016) Cas cumulés Cas cliniquement évocateurs Cas biologiquement confirmés Population ‰ Guadeloupe 900 139 400 000 2,25 Guyane 3 190 299 255 000 12,51 Martinique 15 440 n/a 378 000 40,85 St Barthélemy - - - - St Martin 157 36 36 824 4,26 Global 19 687 n/a 1069824 18,4 16 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  17. 17. EVALUATION DU RISQUE : CONSTAT SITUATION DANS LES CARAÏBES (31/03/2016) Cas cumulés Cas cliniquement évocateurs Cas biologiquement confirmés Population ‰ Guadeloupe 900 139 400 000 2,25 Guyane 3 190 299 255 000 12,51 Martinique 15 440 n/a 378 000 40,85 St Barthélemy - - - - St Martin 157 36 36 824 4,26 Global 19 687 n/a 1069824 18,4 17 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  18. 18. EVALUATION DU RISQUE : MICROCÉPHALIE CONSTATS ISSUS DE L’EPIDEMIE DE 2014 EN POLYNESIE Cas cliniquement évocateurs Cas biologiquement confirmés Population ‰ Zika 8 750 384 278 260 31,45 Cas potentiellement liés à Zika ‰ Microcéphalie 9 1,03 18 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  19. 19. EVALUATION DU RISQUE : GUILLAIN BARRE CONSTATS ISSUS DE L’EPIDEMIE DE 2014 EN POLYNESIE Cas cliniquement évocateurs Cas biologiquement confirmés Population ‰ Zika 8 750 384 278 260 31,45 Cas cliniquement évocateurs Admissions en USI Ventilation Assistée ‰ Guillain Barré 42 16 12 4,8 ‰ 1,83 1,37 19 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  20. 20. EVALUATION DU RISQUE : GUILLAIN BARRE CONSTATS ISSUS DE L’EPIDEMIE DE 2014 EN POLYNESIE Cas cliniquement évocateurs Cas biologiquement confirmés Population ‰ Zika 8 750 384 278 260 31,45 Cas cliniquement évocateurs Admissions en USI Ventilation Assistée ‰ Guillain Barré 42 16 12 4,8 ‰ 1,83 1,37 20 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  21. 21. EVALUATION DU RISQUE : PROJECTION 45 M HA POTENTIELLEMENT CONCERNÉS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha Hypothèse basse : 
 18,40 ‰ x 45 000 000 =
 828 000 cas possibles Hypothèse haute : 
 31,45 ‰ x 45 000 000 =
 1 415 250 cas possibles 21 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  22. 22. EVALUATION DU RISQUE : PROJECTION MICROCÉPHALIE 45 M HA POTENTIELLEMENT CONCERNÉS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha Hypothèse basse : 
 18,40 ‰ x 45 000 000 =
 828 000 cas possibles 1,03 ‰ x 828 000 = 852 
 Microcéphalies à suivre Hypothèse haute : 
 31,45 ‰ x 45 000 000 =
 1 415 250 cas possibles 1,03 ‰ x 1 415 250 = 1 458 
 Microcéphalies à suivre 22 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  23. 23. EVALUATION DU RISQUE : PROJECTION MICROCÉPHALIE 45 M HA POTENTIELLEMENT CONCERNÉS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha Hypothèse basse : 
 18,40 ‰ x 45 000 000 =
 828 000 cas possibles 1,03 ‰ x 828 000 = 852 
 Microcéphalies à suivre Hypothèse haute : 
 31,45 ‰ x 45 000 000 =
 1 415 250 cas possibles 1,03 ‰ x 1 415 250 = 1 458 
 Microcéphalies à suivre Pour mémoire, en France : 160 000 grossesses pathologiques/an 23 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  24. 24. EVALUATION DU RISQUE : PROJECTION GUILLAIN BARRÉ 45 M HA POTENTIELLEMENT CONCERNÉS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha Hypothèse basse : 
 18,40 ‰ x 45 000 000 =
 828 000 cas possibles 4,80 ‰ x 828 000 = 3 974
 Guillain Barré à prendre en charge
 dont :
 1 515 nécessitant un lit en USI
 1 134 requérant une VA Hypothèse haute : 
 31,45 ‰ x 45 000 000 =
 1 415 250 cas possibles 4,80 ‰ x 1 415 250 = 6 793
 Guillain Barré à prendre en charge
 dont :
 2 590 nécessitant un lit en USI
 1 939 requérant une VA 24 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  25. 25. EVALUATION DU RISQUE : PROJECTION GUILLAIN BARRÉ 45 M HA POTENTIELLEMENT CONCERNÉS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha Pour mémoire, en France : 5 707 lits de réanimation adulte Hypothèse basse : 
 1 515 GB nécessitant un lit en USI
 1 134 GB requérant une VA
 soit 2 649 GB Hypothèse haute : 
 2 590 GB nécessitant un lit en USI
 1 939 GB requérant une VA
 soit 4 529 GB 25 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  26. 26. EVALUATION DU RISQUE : PROJECTION GUILLAIN BARRÉ 45 M HA POTENTIELLEMENT CONCERNÉS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha Pour mémoire, en France : 5707 lits de réanimation adulte “une unité de réanimation de 8 lits devrait avoir un taux moyen d'occupation de l'ordre de 80 % avec une durée moyenne de séjour de 7 jours environ, ce qui représente 350 patients hospitalisés dans l'année dont 40 à 50 % de patients ventilés et 20 % ventilés plus de 48 heures” 
 Circulaire DHOS/SDO n° 2003-413 du 27 août 2003 relative aux établissements de santé publics et privés pratiquant la réanimation, les soins intensifs et la surveillance continue Hypothèse basse : 
 1 515 GB nécessitant un lit en USI
 1 134 GB requérant une VA
 soit 2 649 GB Hypothèse haute : 
 2 590 GB nécessitant un lit en USI
 1 939 GB requérant une VA
 soit 4 529 GB 26 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  27. 27. EVALUATION DU RISQUE : PROJECTION GUILLAIN BARRÉ 45 M HA POTENTIELLEMENT CONCERNÉS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha Pour mémoire, en France : 5707 lits de réanimation adulte “une unité de réanimation de 8 lits devrait avoir un taux moyen d'occupation de l'ordre de 80 % avec une durée moyenne de séjour de 7 jours environ, ce qui représente 350 patients hospitalisés dans l'année dont 40 à 50 % de patients ventilés et 20 % ventilés plus de 48 heures” 
 Circulaire DHOS/SDO n° 2003-413 du 27 août 2003 relative aux établissements de santé publics et privés pratiquant la réanimation, les soins intensifs et la surveillance continue 46 %
 79 % Hypothèse basse : 
 1 515 GB nécessitant un lit en USI
 1 134 GB requérant une VA
 soit 2 649 GB Hypothèse haute : 
 2 590 GB nécessitant un lit en USI
 1 939 GB requérant une VA
 soit 4 529 GB 27 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  28. 28. EVALUATION DU RISQUE : UNE CERTITUDE EN TOUTE HYPOTHÈSE : IMPACT MAJEUR SUR LA DMS DES USI & SATURATION Tableau XXII: Caractéristiques générales des patients ayant eu une ventilation de courte ou de longue durée Caractéristiques Ventilation courte durée N=18 Ventilation prolongée N=21 p Age (année) 55 (44-60) 62 (47-64) p=0,3 Homme-femme 8/10 18/3 p=0,01 IGS II 27 (24-34) 27 (18-37) p=0,9 IMC 24 (23-26) 24 (21-28) p=0,9 Délai symptôme-hospitalisation 1 (0-2) 2 (1-4) p=0,1 Durée d’hospitalisation Réanimation Total 19 (12-24) 29 (23-36) 70 (43-82) 86 (60-103) p<0,001 p<0,001 Syndrome infectieux précédent l’hospitalisation : Diarrhée Respiratoire 3 (17%) 12 (67%) 2 (10%) 4 (19%) p=0,64 p=0,003 Perte de l’antéfléxion du pied : J-0 J7-10 11 (61%) 6 (33%) 16 (76%) 14 (67%) p=0,45 p=0,03 Paralysie faciale à l’admission 7 (39%) 9 (43%) p=1 Perte de la toux à l’admission 15 (83%) 18 (85%) p=0,8 JR GARRIC Thèse de medecine Octobre 2014. Syndrome de Guillain-Barré et Strohl en réanimation. Université de Lorraine Ven$la$on courte durée < 15 jours ; Ven$la$on longue durée ≥ 15 jours 28 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  29. 29. EVALUATION DU RISQUE : UNE CERTITUDE EN TOUTE HYPOTHÈSE : IMPACT MAJEUR SUR LA DMS DES USI & SATURATION Tableau XXII: Caractéristiques générales des patients ayant eu une ventilation de courte ou de longue durée Caractéristiques Ventilation courte durée N=18 Ventilation prolongée N=21 p Age (année) 55 (44-60) 62 (47-64) p=0,3 Homme-femme 8/10 18/3 p=0,01 IGS II 27 (24-34) 27 (18-37) p=0,9 IMC 24 (23-26) 24 (21-28) p=0,9 Délai symptôme-hospitalisation 1 (0-2) 2 (1-4) p=0,1 Durée d’hospitalisation Réanimation Total 19 (12-24) 29 (23-36) 70 (43-82) 86 (60-103) p<0,001 p<0,001 Syndrome infectieux précédent l’hospitalisation : Diarrhée Respiratoire 3 (17%) 12 (67%) 2 (10%) 4 (19%) p=0,64 p=0,003 Perte de l’antéfléxion du pied : J-0 J7-10 11 (61%) 6 (33%) 16 (76%) 14 (67%) p=0,45 p=0,03 Paralysie faciale à l’admission 7 (39%) 9 (43%) p=1 Perte de la toux à l’admission 15 (83%) 18 (85%) p=0,8 JR GARRIC Thèse de medecine Octobre 2014. Syndrome de Guillain-Barré et Strohl en réanimation. Université de Lorraine Ven$la$on courte durée < 15 jours ; Ven$la$on longue durée ≥ 15 jours 29 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006 QUID DE LA T2A 
 EN SITUATION 
 D’URGENCE SANITAIRE ?
  30. 30. EVALUATION DU RISQUE : LIMITE DE LA LOGIQUE DE SÛRETÉ QUELLE CRITICITÉ ? Faible Moyenne Grave Très grave Trés probable Probable Improbable Très improbable Gravité accessoire impérativeRéduction du risque Probabilité 30 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  31. 31. EVALUATION DU RISQUE : LIMITE DE LA LOGIQUE DE SÛRETÉ QUELLE CRITICITÉ ? Faible Moyenne Grave Très grave Trés probable Probable Improbable Très improbable Gravité accessoire impérativeRéduction du risque Probabilité ? 31 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  32. 32. EVALUATION DU RISQUE : LIMITE DE LA LOGIQUE DE SÛRETÉ UNE PROJECTION HYPER SIMPLIFIÉE DONC CARICATURALE ▸ Néglige la dynamique des interactions Virus (Zika) — Vecteur (Tigre) — Hôte (Humain) ▸ Néglige la dynamique des interactions Virus (Zika) — Vecteur (Tigre) — Environnement (météo, typo, hydro, …) ▸ Néglige la cinétique de diffusion du vecteur en fonction du milieu (rural/urbain/axes de circulation/…) ▸ Néglige les autres vecteurs/hôtes potentiels (autres moustiques ? autres mammifères ? … ?) ▸ Néglige les possibles contaminations inter-humaines et les flux de population inter-régions … ▸ Néglige l’étalement dans le temps des cas cliniques et leurs variations temporelles (modèle SIS, SIR, SIRS, SIES, …) ▸ Néglige les autres lits de SI : cardio, pneumo, neuro, … ▸ Néglige l’incidence et la prévalence des complications de la VA … ▸ … 32 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  33. 33. SOMMES-NOUS PRÊTS ? ÉLÉMENTS DE CINDYNIQUES POUR NOUS AIDER À NOUS REPRESENTER L’IMPENSABLE Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  34. 34. ÉTYMOLOGIE LES CINDYNIQUES ▸ Du Grec κινδυνοσ : danger Création de l’Institut Européen de Cindyniques (IEC) en 1990 par GY Kervern et JL Deschanels Création de l’Institut de la Maitrise des Risques (IMdR) en 2002 par Guy Planchette Intégration de l'IEC au sein de l'IMdR en 2006 34 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  35. 35. QUELQUES DÉFINITIONS RISQUE ▸ Confrontation volontaire ou non — incertaine ou d'un terme indéterminée — d’un organisme à un danger, pouvant, en fonction de l’état de vulnérabilité — ou non — de l’organisme, engendrer (immédiatement ou à terme) soit un bénéfice (matériel ou moral), soit tout type de dommage (pour lui-même ou pour des tiers), soit les deux (simultanément ou séquentiellement) DANGER ▸ Situation où les propriétés intrinsèques (substances, structures, modalités, …) d’un élément en interaction avec un organisme, constituent une menace pour celui-ci en fragilisant — s’il est en état de vulnérabilité vis-à-vis de l’interaction — sa cohésion, son intégrité, sa sécurité, son fonctionnement, son existence SITUATIONS CINDYNOGÈNES ▸ Ensemble des flux/interactions techniques, documentaires, organisationnelles et sociales — quelle que soit leur cinétique (rapide ou lente) — déterminant les conditions de cohésion, d’intégrité, de sécurité, de fonctionnement, d’existence, d'un organisme à un moment donnée de son histoire alors qu’il est menacé par un ou des danger(s) et qu’il est en état de vulnérabilité 35 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  36. 36. NOTION D’APPROCHE CINDYNIQUE DU RISQUE L’ACCENT EST MIS SUR LE CONTEXTE ▸ Les Cindyniques étudient les évolutions des situations dans le but d’apprécier leur propension (tendance) à se diriger (évoluer) vers une zone plus ou moins dangereuse (notion de vulnérabilité de la situation qu’elle soit technique, documentaire, organisationnelle ou sociale) ▸ Les Cindyniques explorent, de fait, le jeu des interactions conduisant à des situations potentiellement cindynogènes par rapport à une situation de référence pour identifier des dangers impensables et en proposer des représentations ▸ Les cindyniques ne se contentent donc pas de multiplier une fréquence “probabiliste” avec une gravité “supposée” pour calculer une criticité “déterminante” en vue d’évaluer un risque ▸ Les cindyniques évaluent la vulnérabilité des situations afin d'y apporter des solutions de résilience 36 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  37. 37. QUELQUES REPÈRES UN ORGANISME AU SENS CINDYNIQUE Organisme Organisation ActeursDocumentation Production FLUX
 INTERACTIONS 37 Contexte Environnement Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  38. 38. QUELQUES REPÈRES LES CINDYNIQUES ▸ Se distinguent de la logique de “sûreté" en ce sens qu’elles : intègrent la propension de toute situation à se diriger inéluctablement vers le désordre si elle est livrée à elle-même identifient la nature asymptotique de la prévention des risques basée sur la seule analyse des dangers matériellement perceptibles et d’une réponse purement technique ou procédurale reconnaissent les niveaux “global”, “individuel”, “interindividuel” et “organisationnel” comme critiques constatent l’influence du contexte, des flux, de la dynamique et des interactions au sein d’une situation, sur la constitution d’un danger perçoivent l’existence de conditions additionnelles “imperceptibles” ou “impensables” susceptibles de renforcer le caractère cindynogène d’une situation postulent la nature multidimensionnelle du danger pour expliquer les précédents constats proposent d’appréhender le(s) danger(s) grâce à ses projections dans un espace à 5 dimensions pour aboutir à une représentation accessible permettant de suggérer des réponses posturales ou opérationnelles adaptées (résilience) 38 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  39. 39. L’ESPACE CINDYNIQUE SIMPLIFIÉ CINQ AXES & 5 QUALIFICATEURS axe axiologique axe téléologique axe déontologiqueaxe épistémique axe statistique finalité lois & normes valeurs modèles données Borné
 Maitrisé
 Partagé
 Déterminé Infini
 Non maitrisé
 Non partagé
 Indéterminé Global
 Individuel
 Interindividuel
 Organisationnel 39 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  40. 40. REPRÉSENTATION DES PROJECTIONS DES 5 DIMENSIONS DU DANGER AU NIVEAU GLOBAL, INDIVIDUEL, INTERINDIVIDUEL ET ORGANISATIONNEL Au niveau global de l’organisme ➟ Déficits Systémiques Cindynogènes Au niveau d’un acteur ➟ Déficits Individuels Cindynogènes Au niveau des interactions entre les acteurs ➟ Dissonances Cindynogènes Au niveau organisationnel ➟ Déficits Organisationnels Cindynogènes Les Déficits et Dissonances Cindynogènes d’une situation donnée sont qualifiés et, éventuellement quantifiés, à l’aide de l’analyse documentaire, de l’observation des pratiques et d’interviews directifs ou semi-directifs, individuels ou en groupe, à travers les thématiques suggérées par les qualificateurs des 5 axes 40 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  41. 41. EN PRATIQUE 8 POSSIBILITÉS DE DÉFICITS SYSTÉMIQUES CINDYNOGÈNES* ▸ DSC 1 : Culture d’infaillibilité ▸ DSC 2 : Culture de simplisme ▸ DSC 3 : Culture de non-communication ▸ DSC 4 : Culture nombriliste ▸ DSC 5 : Absence de RETEX ▸ DSC 6 : Absence de méthode Cindynique ▸ DSC 7 : Absence de formation adaptée ▸ DCS 8 : Absence de planification aux situations accidentelles * Liste indicative - Dépend de la situation considérée et des résultats de l’enquête/analyse 41 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  42. 42. EN PRATIQUE 4 POSSIBILITÉS DE DÉFICITS INDIVIDUELS CINDYNOGÈNES* ▸ DIC 1 : les lacunes (au niveau des connaissances, de la formation au pilotage des crises/ catastrophes … par exemple) ▸ DIC 2 : les disjonctions (incohérences entre l’application de règles en fonction des données statistiques … par exemple) ▸ DIC 3 : les dégénérescences (de la capacité d’analyse, de la qualité des déductions, de la hiérarchisation des décisions … par exemple) ▸ DIC 4 : les blocages (au niveau des échanges, des décisions, des arbitrages, … par exemple) * Liste indicative - Dépend de la situation considérée et des résultats de l’enquête/analyse 42 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  43. 43. EN PRATIQUE 10 POSSIBILITÉS DE DISSONANCES CINDYNOGÈNES* Entre
 ce que je pense,
 ce que je veux dire,
 ce que je crois dire,
 ce que je dis,
 ce que vous avez envie d'entendre
 ce que vous croyez entendre,
 ce que vous entendez,
 ce que vous avez envie de comprendre,
 ce que vous croyez avoir compris,
 ce que vous comprenez vraiment,
 il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer ! Mais essayons quand même… * Liste indicative - Dépend de la situation considérée et des résultats de l’enquête/analyse 43 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  44. 44. EN PRATIQUE 2 POSSIBILITÉS DE DÉFICITS ORGANISATIONNELS CINDYNOGÈNES* ▸ DOC 1 : Subordination des fonctions de gestion du risque aux fonctions de production ▸ DOC 2 : Dilution des responsabilités * Liste indicative - Dépend de la situation considérée et des résultats de l’enquête/analyse 44 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  45. 45. SOMMES-NOUS PRÊTS ? ÉVALUATION CINDYNIQUE DE LA PRÉPARATION À LA RÉPONSE SANITAIRE “ZIKA” Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  46. 46. L’ORGANISME CONSIDÉRÉ LES TERRITOIRES CONCERNÉES ET LEUR 45 M D’HABITANTS 7,7 M Ha 5,6 M Ha 4,9 M Ha 5,8 M Ha 3,6 M Ha 11,9 M Ha 5,5 M Ha 46 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  47. 47. L’ORGANISATION DE LA PRÉPARATION LOGIQUE DE RÉPONSE “NATIONALE - ZONALE - TERRITORIALE” ORSEC Plan Iode Plan Variole Plan pandémie PPI Dispositions NRBC ... Plans nationaux Plan de vaccination de masse Plan blanc Moyens tactiques Plan d organisation des soins Plan blanc élargi Réserve sanitaire stocks stratégiques Plan zonal de mobilisation Loi Fourcade Plan de formation Organisation de défense et de sécurité sanitaire 47 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  48. 48. LA DOCUMENTATION DE RÉFÉRENCE LA MENACE ZIKA RELÈVE DE LA RÉPONSE B DU NRBC & AUX MALADIES VIRALES À VECTEURS ▸ Plan national de réponse à une menace de variole (ministère de la santé, juin 2003) ▸ Circulaires DHOS : plan d’organisation hospitalière en cas d’afflux de victimes (DHOS/CGR/2006/401 du14 sept 2006) ▸ Loi n° 2007-294 du 05 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur ▸ Circulaire interministérielle DHOS/O1/DDSC/BSIS no 2007-457 du 31 décembre 2007 relative à la nécessité d’établir une mise en cohérence des schémas départementaux d’analyse et de couverture des risques (SDACR) et des schémas régionaux d’organisation sanitaire (SROS) ▸ Décret n° 2008-1409 du 19 décembre 2008 relatif aux maladies qui nécessitent une intervention urgente locale, nationale ou internationale, complétant le décret n° 2006-473 du 24 avril 2006 complétant la liste des maladies faisant l'objet d'une transmission obligatoire de données individuelles à l'autorité sanitaire. ▸ Plan national de prévention et de lutte «Pandémie grippale» n°850/SGDSN/ PSE/PSN Octobre 2011 ▸ Arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la notification obligatoire des cas de chikungunya. Ministère chargé de la Santé, Bulletin officiel 2006; 7:38. ▸ Circulaire N°DGS/SD5C/2006/310 du 10 juillet 2006 relative à la transmission obligatoire de données individuelles à l’autorité sanitaire en cas de diagnostic de chikungunya sur le territoire métropolitain et dans les départements français d’Amérique (DFA). ▸ Arrêté du 31 janvier 2013 modifiant l'arrêté du 26 août 2008 fixant la liste des départements où les moustiques constituent une menace pour la santé de la population ▸ Guide annexe à l’instruction DGS/RI/2013/182 ▸ Instruction N°DGS/RI1/2015/125 du 16 avril 2015 mettant à jour le guide relatif aux modalités de mise en oeuvre du plan anti- dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole ▸ Articles L3131-7 ; R3131-4 ; R3131-9 ; D6124-23 du CSP (par exemple) 48 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  49. 49. LA PRODUCTION (ATTENDUE) EN TOUTE HYPOTHÈSE ▸ Clarification des enjeux et de la doctrine choisie ▸ Détection précoce des cas importés et autochtones ▸ Identification et annonce du franchissement du seuil épidémique ▸ Explication des décisions des autorités d’agir ou de ne pas agir ▸ Constitution d’un stock stratégique de réactifs pour la détection et quantification IgG, IgM, ARN viral (PCR) ▸ Information de la population sur les conséquences de la contamination ▸ Constitution d’un stock stratégique de respirateur pour VA (+ anticorps monoclonaux +/- matériel de plasmaphérèse ?) ▸ Lutte contre l’expansion du vecteur ▸ Prise en charge des patients symptomatiques (où ? quel tri ? quelle régulation ?) ▸ Échéance raisonnable de mise à disposition d’un vaccin ▸ Critères de succès du pilotage et de sortie de crise 49 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  50. 50. LES ACTEURS AU MINIMUM 03/04/12 DGS- DUS ARS Zone Préfet de zone Préfet Professionnels libéraux ESR ARS EPRUS Stocks stratégiques Etablissement de santé CESUSAMUCUMP NRBC Plans BLANC d établissement Plan blanc élargi Plan ZONAL de mobilisation Organisation de défense et de sécurité sanitaire Organisation de défense et de sécurité sanitaire population contaminée - asymptomatiques - malades Virus Moustique CAVG
 CIRE InVS Réseaux sentinelles 50 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  51. 51. LES INTERACTIONS MULTIPLES ET INTRIQUÉES ▸ Virus — Vecteur — Population ▸ Virus — Vecteur — Environnement ▸ Autorités — Professionnels — Population ▸ Indemnes — Contaminés ▸ Soignants — Soignés ▸ …. 51 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  52. 52. PROJECTIONS DANS L’ESPACE CINDYNIQUE SIMPLIFIÉ AU NIVEAU “GLOBAL” Borné
 Maitrisé
 Partagé
 Déterminé Infini
 Non maitrisé
 Non partagé
 Indéterminé Global
 Individuel
 Interindividuel
 Organisationnel axe axiologique axe téléologique axe déontologiqueaxe épistémique axe statistique finalité lois & normes valeurs modèles données Déficits Systémiques Cindynogènes (DSC) Culture d’infaillibilité
 Culture de simplisme 
 Absence de méthode Cindyniques
 Absence de planification dédiée 
 … 52 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  53. 53. PROJECTIONS DANS L’ESPACE CINDYNIQUE SIMPLIFIÉ AU NIVEAU “INDIVIDUEL” axe axiologique axe téléologique axe déontologiqueaxe épistémique axe statistique finalité lois & normes valeurs modèles données Borné
 Maitrisé
 Partagé
 Déterminé Infini
 Non maitrisé
 Non partagé
 Indéterminé Global
 Individuel
 Interindividuel
 Organisationnel Déficits Individuels Cindynogènes (DIC) Lacunes (virus, vecteur(s), modalités de contamination, …)
 Disjonctions (épidémiologiques, physiopathologiques, …)
 Dégénérescences (analytiques, épistémologiques, …)
 … 53 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  54. 54. PROJECTIONS DANS L’ESPACE CINDYNIQUE SIMPLIFIÉ AU NIVEAU “INTERINDIVIDUEL” axe axiologique axe téléologique axe déontologiqueaxe épistémique axe statistique finalité lois & normes valeurs modèles données Borné
 Maitrisé
 Partagé
 Déterminé Infini
 Non maitrisé
 Non partagé
 Indéterminé Global
 Individuel
 Interindividuel
 Organisationnel Dissonances Cindynogènes (DC) Multitude des modèles échangés
 Divergence des finalités (en fonction des acteurs) Méconnaissance des interactions
 Pluralité des données à maitriser
 … 54 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  55. 55. PROJECTIONS DANS L’ESPACE CINDYNIQUE SIMPLIFIÉ AU NIVEAU “ORGANISATIONNEL” axe axiologique axe téléologique axe déontologiqueaxe épistémique axe statistique finalité lois & normes valeurs modèles données Borné
 Maitrisé
 Partagé
 Déterminé Infini
 Non maitrisé
 Non partagé
 Indéterminé Global
 Individuel
 Interindividuel
 Organisationnel Déficits Organisationnels Cindynogènes (DOC) Subordination des décisions de santé publique au contexte politique
 Difficulté de la Veille sanitaire face à un signal faible & banal (Sd apparemment grippal)
 … 55 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  56. 56. SYNTHÈSE DES PROJECTIONS DISPERSÉES À TOUS LES NIVEAUX axe axiologique axe téléologique axe déontologiqueaxe épistémique axe statistique finalité lois & normes valeurs modèles données Borné
 Maitrisé
 Partagé
 Déterminé Infini
 Non maitrisé
 Non partagé
 Indéterminé Global
 Individuel
 Interindividuel
 Organisationnel Une situation probablement cindynogène Sous réserve de refaire l’étude de manière holistique et non sur la seule perception de l’auditoire 56 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  57. 57. AU TOTAL NOUS SOMMES INSUFFISAMMENT PRÉPARÉS À AFFRONTER - RÉGULER - DÉPASSER ▸ Notre évaluation de la Criticité n’est pas suffisamment qualitative, en l’état, pour proposer une hiérarchisation pertinente du risque “Zika" vis-à-vis de la population des territoires concernés ▸ Notre analyse Cindynique de la situation de la population des territoires concernés vis-à-vis du danger “Zika” est trop embryonnaire pour, en l’état, appréhender la robustesse de notre société face à ce risque s’il elle devait y être confrontée 57 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  58. 58. QUE FAIRE ? FACE AU CONSTAT Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  59. 59. POSTURE DE VIGILANCE & DE PRÉVENTION RECONNAITRE LE MOUSTIQUE TIGRE ET LE SIGNALER disponible gratuitement sur Apple store et Google play LUTTER CONTRE LA PROLIFERATION DES MOUSTIQUES la première des protections LA VIGILANCE POUR MIEUX SE PROTÉGERCe qu’il faut savoir SOYEZ D’ABORD VIGILANT CONTRE «LES GITES LARVAIRES», LÀ OÙ LES MOUSTIQUES FEMELLES PONDENT LEURS CENTAINES D’ŒUFS. Toute collection d’eau calme doit être surveillée, renouvelée ou vidée • naturelle (creux d’arbre, marécage, inondation) • accidentelle (travaux…). • urbaine (le moustique tigre en particulier est une espèce urbaine), dans les jardins (privés ou publics) mais aussi dans les jardineries professionnelles. - Coupelles sous les pots de fleurs, canalisations d’eaux usées ou gouttières bouchées, pneus usagés, vases (pensez à changer l’eau une fois par semaine), bidons, bâches, poubelle à ciel ouvert, brouette, et tout objet (même petit) susceptible de retenir de l’eau de pluie: il suffit de très peu… - Les récipients impossibles à vider (puits, cuves de récupé- ration des eaux de pluie…) peuvent être couverts de toiles de moustiquaire. VIGILANCE CITOYENNE PLUS NOUS SERONS NOMBREUX À ÊTRE VIGILANTS, PLUS NOUS SERONS EFFICACES ! Plus d’infos sur www.vigilance-moustiques.com MOUSTIQUAIRES • Très efficace. • Autour du lit (Border autour du matelas) et/ou aux fenêtres. • Pré-imprégnées ou à imprégner de produits «spécial tissus». RÉPULSIFS CUTANÉS • Très efficace, s’ils utilisent l’un des 4 principes actifs recommandés (IR3535, Icaridine, Citriodiol, Deet). • Attention aux prescriptions spéciales pour les enfants et femmes enceintes… VÊTEMENTS LONGS AMPLES ET CLAIRS • Efficace, sachant que 40% des piqûres passent par les vêtements ! • A imprégner de produits «spécial tissus» et qui résistent au lavage. FEMMES ENCEINTES ATTENTION : certaines études récentes montre- raient une possible toxicité du DEET chez l’homme, en particulier pour les femmes enceintes. FIN DE GROSSESSE : protection maximale pour les 3 derniers mois, en cas de risque de dengue ou de chikungunya. Des cas de transmission de la mère à l’enfant ont été constatés avec des conséquences potentielles graves voire mortelles. BÉBÉS • Jusqu’à 12 mois, pas de lotion cutanée. La bonne solution, c’est la moustiquaire (imprégnée). Eviter les tortillons fumigènes à proximité. • Après 12 mois se référer aux spécifications des produits. Pour qu’un moustique soit dangereux quand il vous pique, il faut: • Qu’il soit « vecteur » (qu’il soit capable de transmettre une maladie) • Qu’il soit « malade » lui-même (qu’il ait piqué auparavant un être porteur du virus). Une bonne politique de prévention rend cette hypothèse peu probable dans l’hexagone (voir page “Qui contacter ?“). QUELQUES CONSEILS PUISÉS DANS L’EXPÉRIENCE DE RÉGIONS PARTICULIÈREMENT EXPOSÉES collection d’eau accidentelle en milieu urbain INFORMEZ-VOUS INFORMEZ-NOUS ! 59 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  60. 60. POSTURE DE VIGILANCE & DE PRÉVENTION FAIRE UNE VEILLE DOCUMENTAIRE ADOPTER UNE POSTURE DE VIGILANCE REVIEW Zika Virus: Medical Countermeasure Development Challenges Robert W. Malone1,2 *, Jane Homan3 , Michael V. Callahan4 , Jill Glasspool-Malone1,2 , Lambodhar Damodaran5 , Adriano De Bernardi Schneider5 , Rebecca Zimler6 , James Talton7 , Ronald R. Cobb7 , Ivan Ruzic8 , Julie Smith-Gagen9 , Daniel Janies5‡ , James Wilson10‡ , Zika Response Working Group 1 RW Malone MD LLC, Scottsville, Virginia, United States of America, 2 Class of 2016, Harvard Medical School Global Clinical Scholars Research Training Program, Boston, Massachusetts, United States of America, 3 ioGenetics, Madison, Wisconsin, United States of America, 4 Department of Medicine, Division of Infectious Diseases, Massachusetts General Hospital, Boston, Massachusetts, United States of America, 5 Department of Bioinformatics and Genomics, University of North Carolina at Charlotte, Charlotte, North Carolina, United States of America, 6 University of Florida, Department of Entomology and Nematology, Florida Medical Entomology Laboratory, Vero Beach, Florida, United States of America, 7 Nanotherapeutics, NANO-ADM Advanced Development and Manufacturing Center, Alachua, Florida, United States of America, 8 Analytical Outcomes, Washington Crossing, Pennsylvania, United States of America, 9 School of Community Health Sciences, University of Nevada, Reno, Nevada, United States of America, 10 Nevada Center for Infectious Disease Forecasting, University of Nevada, Reno, Nevada, United States of America ‡ The senior authors contributed equally to this work. * RWMaloneMD@gmail.com Abstract Introduction Reports of high rates of primary microcephaly and Guillain–Barré syndrome associated with Zika virus infection in French Polynesia and Brazil have raised concerns that the virus circulating in these regions is a rapidly developing neuropathic, teratogenic, emerging infec- tious public health threat. There are no licensed medical countermeasures (vaccines, thera- pies or preventive drugs) available for Zika virus infection and disease. The Pan American Health Organization (PAHO) predicts that Zika virus will continue to spread and eventually reach all countries and territories in the Americas with endemic Aedes mosquitoes. This paper reviews the status of the Zika virus outbreak, including medical countermeasure options, with a focus on how the epidemiology, insect vectors, neuropathology, virology and immunology inform options and strategies available for medical countermeasure develop- ment and deployment. Methods Multiple information sources were employed to support the review. These included publi- cally available literature, patents, official communications, English and Lusophone lay press. Online surveys were distributed to physicians in the US, Mexico and Argentina and responses analyzed. Computational epitope analysis as well as infectious disease outbreak modeling and forecasting were implemented. Field observations in Brazil were compiled and interviews conducted with public health officials. PLOS Neglected Tropical Diseases | DOI:10.1371/journal.pntd.0004530 March 2, 2016 1 / 26 OPEN ACCESS Citation: Malone RW, Homan J, Callahan MV, Glasspool-Malone J, Damodaran L, Schneider ADB, et al. (2016) Zika Virus: Medical Countermeasure Development Challenges. PLoS Negl Trop Dis 10(3): e0004530. doi:10.1371/journal.pntd.0004530 Editor: Rebekah Crockett Kading, Colorado State University, UNITED STATES Published: March 2, 2016 Copyright: © 2016 Malone et al. This is an open- access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited. Funding: The authors received no specific funding support for this publication. The NANO-ADM has been funded in whole or in part with Federal funds from the US Army Contracting Command – APG, Natick Contracting Division, Department of Defense under Contract No. W911QY-13-C-0010. Research reported in this publication was supported by a UNC Research Opportunities Initiative grant to UNC Charlotte, NC State University, and UNC-Chapel Hill. The funders had no role in study design, data collection and analysis, decision to publish, or preparation of the manuscript. Competing Interests: I have read the journal's policy and the authors of this manuscript have the following competing interests: RWM and JGM are employees and equity holders in RW Malone MD LLC. JH is an Monitoring de l’augmentation des 
 Sd Grippaux Mesure prévalence 
 entomologique
 & virale Alerte USI & SAU
 Monitoring 
 incidence GB Alerte MG 
 Sensibilisation 
 population Zika outbreak in the Americas and the Pacific Zika virus disease epidemic: Preparedness planning guide for diseases transmitted by Aedes aegypti and Aedes albopictus Apr 2016 ECDC proposed case definition for surveillance of Zika virus infection Algorithm for public health management of cases under investigation for Zika virus infection Laboratory tests for Zika virus diagnostic Communicable disease threats report, 10-16 April 2016, week 15 Apr 2016 Communicable disease threats report, 3-9 April 2016, week 14 Apr 2016 THREAT REPORTS View all Communicable disease threats reports NEWS Summary of public health threats, CDTR week 15/2016 18 Apr 2016 Accumulating evidence on Zika virus disease and potential link to severe outcomes: updated rapid risk assessment 13 Apr 2016 Summary of public health threats, CDTR week 10/2016 14 Mar 2016 View all news SCIENTIFIC ADVANCES An imported case of congenital malformation associated with Zika virus infection in Slovenia ex Brazil 11 February 2016 Zika virus infection;Zika virus infection - Outbreak in the Americas; View all updates PUBLIC HEALTH DEVELOPMENTS Association of Zika virus infection with Guillain–Barré syndrome 02 March 2016 Zika virus infection;Zika virus infection - Outbreak in the Americas; ​Public Health Emergency of International Concern (PHEIC) declared for Zika and clusters of microcephaly and neurological disorders 03 February 2016 Zika virus infection;Guillain-Barré syndrome; View all updates An evolving outbreak of Zika virus infections is currently spreading in the Americas and the Pacific region. Possible links between Zika virus infection in pregnancy and microcephaly have been under investigation since October 2015, when the Brazilian Ministry of Health reported an unusual increase in cases of microcephaly after Zika virus outbreak. French Polynesia reported an increase in cases of central nervous system malformations during 2014–2015 following the Zika virus infection. Investigations of a link between Zika virus infection and Guillain–Barré syndrome are also ongoing in affected countries. On 1 February 2016 WHO declared a Public Health Emergency of International Concern (PHEIC) regarding clusters of microcephaly cases and neurological disorders in some areas affected by Zika virus. ECDC is monitoring the situation and issues risk assessments and epidemiological updates. PREPAREDNESS PATIENT AND CASE MANAGEMENT Portal Home > English > Health Topics > Zika virus infection > Zika outbreak in the Americas and the Pacific 1 SUMMARY ZIKA VIRUS ZIKA VIRUS MICROCEPHALY AND GUILLAIN-BARRÉ SYNDROME SITUATION REPORT 21 APRIL 2016 From 1 January 2007 to 20 April 2016, Zika virus transmission was documented in a total of 66 countries and territories. Mosquito-borne transmission: 42 countries are experiencing a first outbreak of Zika virus since 2015, with no previous evidence of circulation, and with ongoing transmission by mosquitos. 17 countries have reported evidence of Zika virus transmission prior to 2015, with or without ongoing transmission or have reported an outbreak since 2015 that is now over. Person-to-person transmission: Eight countries have now reported evidence of person-to-person transmission of Zika virus, other than mosquito-borne transmission (Argentina, Chile, France, Italy, New Zealand, Peru, Portugal and the United States of America). In the week to 20 April, no additional countries have reported mosquito-borne Zika virus transmission. Peru and Portugal are the latest countries to report person-to-person transmission. Microcephaly and other fetal malformations potentially associated with Zika virus infection or suggestive of congenital infection have been reported in six countries (Brazil, Cabo Verde, Colombia, French Polynesia, Martinique and Panama). Two cases, each linked to a stay in Brazil, were detected in Slovenia and the United States of America. A further case, linked to a brief stay in Mexico, Guatemala and Belize, was detected in a pregnant woman in the United States of America. In the context of Zika virus circulation, 13 countries and territories worldwide have reported an increased incidence of Guillain-Barré syndrome (GBS) and/or laboratory confirmation of a Zika virus infection among GBS cases. Based on a growing body of research, there is scientific consensus that Zika virus is a cause of microcephaly and GBS. The global prevention and control strategy launched by the World Health Organization (WHO) as a Strategic Response Framework encompasses surveillance, response activities and research. This situation report is organized under those headings. Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANE | N° 12 | 31 mars 2016 | Page 1 Guadeloupe Guyane Martinique Saint-Martin Saint-Barthélémy C I R E A N T I L L E S G U Y A N E Emergence du virus Zika aux Antilles Guyane Situation épidémiologique Point épidémiologique du 31 mars - N° 12/ 2016 Synthèse épidémiologique par territoire jusqu’au 31 mars 2016 Les symptômes se caractérisent par une éruption cutanée (exanthème maculo- papuleux) avec ou sans fièvre. D’autres signes ont été décrits tels que : fatigue, douleurs musculaires et articulaires, conjonctivite, maux de tête et douleurs rétro-orbitaires. Un grand nombre de personnes infectées ne vont présenter aucun symptôme (de l’ordre de 80 %). Le traitement est symptomatique et la guérison intervient au bout de quelques jours dans la grande majorité des cas. Cependant, des complications neurologiques peuvent apparaître notamment le syndrome de Guillain -Barré, maladie caractérisée par une atteinte des nerfs périphériques, qui a été décrit au Brésil et en Polynésie française. Dans ces territoires, des microcéphalies et des anomalies du développement cérébral intra- utérin ont également été observées chez des fœtus et des nouveaux nés de mères enceintes pendant la période épidémique. En décembre 2015, les premiers cas de Zika ont été identifiés en Martinique dans le cadre d’une surveillance renforcée mise en place suite à la circulation active du virus au Brésil. | Recherche diagnostique | Un cas cliniquement suspect d’infection par le virus Zika est défini comme : Une personne présentant depuis moins de 7 jours : Exanthème maculo-papuleux avec ou sans fièvre Et au moins deux signes parmi les suivants : hyperhémie conjonctivale arthralgies myalgies en l’absence d’autres étiologies. Un cas confirmé est un cas suspect chez lequel le génome viral du Zika a été mis en évidence sur le sang ou l’urine par RT-PCR. | Définition de cas | Compte tenu de la circulation de la dengue et du chikungunya aux Antilles-Guyane, tout cas suspect doit faire l’objet d’une recherche diagnostique des 3 virus selon le schéma suivant : de J1 à J5 après la date de début des signes: RT-PCR Zika sur sang et urine ; de J6 à J10 : RT-PCR Zika sur urines ; de J1 à J7 : NS1, RT-PCR dengue et chikungunya sur sang ; à partir de J5, sérologies dengue et chikungunya : détection des IgM et des IgG. Cependant, du fait de la brièveté de la virémie, un résultat négatif de la PCR n’infirme pas le diagnostic de Zika. Le CNR des arbovirus peut compléter ce schéma diagnostic par une recherche sérologique suivie ou non d’une séroneutralisation pour la surveillance des femmes enceintes. La surveillance épidémiologique des cas cliniquement évocateurs repose sur un réseau de médecins généralistes sentinelles déclarant le nombre de patients correspondant à la définition de cas suivante. Surveillance épidémiologique Rappels sur la maladie Cas cliniquement évocateurs* Cas confirmés biologiquement* Cas cumulés Nouveaux cas de la semaine 12 Cas cumulés Nouveaux cas depuis le dernier PE Situation épidémiologique Guadeloupe 900 106 139 5 Circulation virale active Guyane 3190 410 299 15** Poursuite de l’épidémie Martinique 15 440 1 020 Poursuite de l’épidémie Arrêt en raison du passage en épidémie St Barthélemy - - 0 0 Pas de cas identifié St Martin 157 3 36 6 Circulation virale active * données en consolidation continue, arrêtées au 27 mars pour les cas évocateurs et les cas confirmés ** Mise à jour S11 : 70 au lieu de 15 60 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  61. 61. POSTURE DE VIGILANCE & DE PRÉVENTION NE PAS NÉGLIGER L’APPROCHE “PREVENTIQUE" Bien évidemment, ces considérations portent autant sur les pathologies et parasites humains que sur les zoo- noses et parasites animaux ou que les parasitoses et viroses des végétaux qui peuvent directement ou indirec- tement impacter l’être humain. Cet impact se fait soit directement via la transmission interespèces pour les zoonoses soit via la raréfaction des res- sources alimentaires ou industrielles pour les zoonoses et les maladies des végétaux qui détruisent ou rendent impropre à l’usage les productions de l’activité agronomique (céréales, légumes, prairies, fourrages, oléagi- neux, protéagineux, plantes à fibres, horticulture, élevage viande ou lait, pêche, pisciculture…) voire même de la sylviculture. Les cas du moustique Aedes albopictus (moustique tigre), vecteur potentiel de la dengue et du chikungunya, des phlébotomes vecteurs de leishmaniose chez le chien et chez l’homme en région méditerranéenne, de l’épidémie à virus West Nile en France en 2003, des dip- tères du genre Culicoïdes (moucheron hématophage) vecteurs de la fièvre catarrhale ovine (maladie de la langue bleue des ruminants domestiques) qui a envahi l’Europe depuis 20064 , en sont de parfaits exemples au même titre que le paludisme, Ebola ou encore la fièvre de la vallée du Rift5 . Des effets indirects Au-delà de l’impact direct sur l’écosys- tème des agents pathogènes et de leur vecteurs éventuels, les situations de tensions sur les ressources alimentaires (nourriture et/ou boisson) entraîneront une exacerbation et une extension des déplacements économiques de popu- lation que nous connaissons déjà6 . Ces Le concept de maladies émer- gentes ou ré-émergentes a émergé au début des années 90 à la fin du siècle dernier, notamment lors de la confé- rence de Washington qui a posé le principe d’aborder cette question de manière pluridisciplinaire en intégrant « les aspects évolutionnistes, environne- mentaux, sociaux et politiques » pour investir la complexité de l’émergence. Au milieu des années 90,le CDC2 lançait la revue Emerging Infectious Diseases et l’OMS créait la division «Surveillance et contrôle des maladies émergentes et autres maladies transmissibles». Naturel et/ou anthropogénique, linéaire et/ou oscillant, local et/ou régional, le réchauffement climatique est désor- mais un principe de réalité qu’il convient d’intégrer dans une réflexion «préven- tique» touchant toutes les dimensions environnementales de l’activité humaine donc y compris les scénarios d’impacts sur les maladies émergentes notamment en termes de santé publique. Facteurs environnementaux et vecteurs pathogènes Les facteurs environnementaux tels que l’amplitude thermique, l’hygrométrie, la pluviométrie, le régime des vents… sont des déterminants reconnus de la prolifération, de la survie, de l’abon- dance et de la capacité vectorielle des espèces d’arthropodes (moustiques) exotiques ou autochtones. De manière moins directe, les modifications de cycles saisonniers ou de la fréquence des phénomènes météorologiques exceptionnels peuvent impacter les interfaces vecteurs-hôtes, les modalités de transmission des maladies et par là leur répartition ou leur incidence3 . 1.DPC:développement professionnel continu ,voir sur le site de la SFMC:www.sfmc.eu/ 2.Le CDC (Center for Disease Control) est une agence gouvernementale nord-américaine chargée de la prévention,de l’étude et du contrôle des maladies. 3.S.de La Rocque,J.A.Rioux,«Influence des changements climatiques sur l’épidémiologie des maladies transmissibles»,Bull Soc Pathol Exot. 2008,101(3),p.213-219. 4.G.Duvallet,«Parasites,vecteurs de pathogènes et changements climatiques»,HydroécolAppl. 2006,15,p.87-96. 5.M.Pépin,F.Guiguen,V.Chevalier,F.Bouloy,«La fièvre de la vallée du rift :prochaine maladie infectieuse émergente en France ?»,Bulletin des GTV,2008,p.21-28. 6.F.Mendonç,«Rechauffement global et santé:aspects généraux et quelques particularités du monde tropical»,Annalesdel’Associationinternationaledeclimatologie,2004,12,1,p.157-175. L’effet du réchauffement climatique sur la santé n’est pas uniquement direct (canicules, grands froids…). Des maladies inconnues dans les zones tempérées émergent, touchant aussi bien l’homme, l’animal que le végétal. Avec tous les effets indirects que l’on peut imaginer (la maladie des oliviers est une catastrophe économique). Jan Cédric Hansen Médecin, directeur des programmes DPC de la Société française de médecine de catastrophe1 Changement climatique Ces maladies qui arrivent santé publique 52 Préventique–No 142–Septembre2015 Paca – pour le disperser en masse sur tout l’Hexagone. Il convient aussi de garder en mémoire qu’historiquement la Camargue et même les marécages de Versailles étaient des zones d’infestation paludéenne parfaitement identifiées il y a à peine 200 ans. Ou encoure, que compte tenu des échanges touristiques entre la France et la Tunisie, cette hypo- thèse est loin d’être anecdotique dans un contexte ou le risque de réintroduc- tion du paludisme en Tunisie est réel et sérieux8 , ce d’autant plus que les condi- tions politiques risquent d’influencer à court terme les conditions sanitaires. Surveillance sanitaire et prévention Dès lors se pose le problème de la pré- vention face à ces maladies émergentes ou ré-émergentes. Dans ce contexte, la surveillance sanitaire a trois rôles principaux9 : 1. contribuer au suivi et à la compréhension des impacts sanitaires du changement climatique à travers la constitution de séries de données exploitables sur de longues périodes de temps; 2. apporter des éléments pour hiérarchiser les actions d’adaptation, les mettre en œuvre,et évaluer leur efficacité; 3. anticiper les menaces émergentes. S’il n’est pas nécessaire de créer de nouveaux systèmes de surveillance sanitaires. pour cela, une meilleure connexion entre surveillance environne- mentale et sanitaire et une plus grande interdisciplinarité sont nécessaires pour répondre à ces nouveaux objectifs. Ainsi, la surveillance de la densité et de la répartition territoriale des vecteurs par des entomologistes sentinelles ; la surveillance de l’incidence et de la pré- valence des maladies virales et parasi- taires des cultures et des forêts par les ingénieurs agronomes et des Eaux et Forêts ; la surveillance de l’incidence et de la prévalence des agents patho- gènes et de leur traduction clinique par les vétérinaires, les médecins et les biologistes permettent de colliger ces données au niveau des agences régionales de santé (ARS), puis de les analyser au niveau de l’Institut de veille sanitaire (InVS), enfin de partager les conclusions, le cas échéant les alertes, entre les ministères et les professionnels concernés. Cette posture,complétée par la concep- tion et la planification de riposte en cas de risque avéré permet – si les dimen- sions cindyniques du pilotage des crises sont bien prises en compte – de construire les conditions d’une détec- tion précoce et donc d’un contrôle plus efficace des conséquences sani- taires, économiques et sociales de ces pathologies. n déplacements de populations favorise- ront les diffusions interindividuelles des maladies vectorielles et infectieuses (parasitaires, bactériennes ou virales) en raison de la promiscuité prolongée et des médiocres conditions d’hygiène qu’elles engendre d’une part ; l’impor- tation des parasites, bactéries et virus sur des zones déjà colonisées par leur vecteur d’autre part. Pour autant toutes les augmenta- tions d’incidence ou de prévalence de maladies émergentes ou ré-émer- gentes ne relèvent pas spécifique- ment du réchauffement climatique. Par exemple, l’augmentation de la borré- liose de Lyme ou de la fièvre pourpre, secondaires aux virus de type rickett- sie, vectorisés par les ixodes (tiques) que l’on constate en Lorraine ou en Europe de l’Est depuis près de 20 ans est surtout le fait d’une augmentation du contact homme-tiques infectées. Soit par l’accroissement des effectifs des espèces hôtes des tiques, comme le chevreuil, soit par changements des pratiques agricoles et sociologiques7 . La conviction que les pays « insuffi- samment développés » seraient plus exposés que les pays « développés » aux risques émergents liés à l’impact de l’interaction directe entre phénomènes d’ordre «naturels/environnementaux» et conditions «psycho-socio-économi- co-technologico-sanitaires» relève des cultures d’infaillibilité, de simplisme et d’absence de formation aux concepts cindyniques. Pour s’en convaincre, il suffit de consta- ter que le moustique tigre, qui a déjà largement colonisé le territoire métro- politain, n’attend plus que de ren- contrer des êtres humains porteur du virus du chikungunya ou de la dengue – comme c’est déjà le cas en région 7.S.E.Randolph,«Faune,climat et politique :causes possibles aux récents accroissements des zoonoses à tiques»,Arch Pediatr., 2004,11(10),p.1282-1285. 8.K.Aoun,E.Siala,D.Tchibkere,R.Ben Abdallah,N.Zallagua,M.K.Chahed,A.Bouratbine,«Paludisme d’importation enTunisie:conséquences sur le risque de réintroduction de la maladie»,Médecine Tropicale,2010,70,p.33-37. 9.M.Pascal,S.Medina,A.C.Viso,P.Beaudeau,«Quels impacts sanitaires du changement climatique et quels rôles pour la surveillance ?»,BHE,2012,03(12-13),p.146-148. «construire les conditions d’une détection précoce et donc d’un contrôle plus efficace des conséquences » La Camargue,infestée par le paludisme,il y a 200 ans. À gauche,les vecteurs de virus: une tique (maladie de Lyme, fièvre pourpre) et un moustique tigre (chikungunya,dengue). ou qui reviennent PhotosAndreyZharikh,JohnTannetShadowgate,viaFlickr(LCC) santé publique No 142–Septembre2015-Préventique 53 61 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  62. 62. POSTURE DE VIGILANCE & DE PRÉVENTION S’ENRICHIR DE L’APPROCHE CINDYNIQUE 62 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006
  63. 63. POSTURE DE VIGILANCE & DE PRÉVENTION APPRENDRE À AFFRONTER - RÉGULER - DÉPASSER LES INCERTITUDES 63 Dr Jan-Cedric Hansen 04/2006

×