La Plume Libre n°20Site : http://laplumelibre.free.fr  Courriel : plumelibre@free.fr                             Décembre ...
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Décembre 2003
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  1. 1. La Plume Libre n°20Site : http://laplumelibre.free.fr Courriel : plumelibre@free.fr Décembre 2003 e 26 um e Lib re o étiqu auteurs P dp fon La ont participé l en à ce numéro rna de 24 pages J ou En ouverture : Jeu d’écrits : 6 auteurs Là où le soleil se sont exprimés à partir de aime la mer « La plume virevolte » d’Yves Drolet lancée par Blues Poème récité Crépuscule de Jacques Dognez Prosodie illustrée : Sylvie et Pascal nous font découvrir Poèmes en langues la schaltinienne ! étrangères : en turc avec Üzeyir Lokman Çayci Les en allemand avec Syvie Freytag Citationshumoristisques Poèmes à l’air de Marc du temps : Ode et Escayrol Régine Foucault nous emportent... Poèmes sur thème : La Plume Catherine, Sylvie,Flora, Blues, Sen, Wahid, Mikael Les auteurs à et Damien furent l’affiche : inspirés ! Tolliac Christian Cally Robert Bonnefoy L’Interview Gagy H. de Pierre Brandao Le Conte « L’enfant et L’oiseau » Et pour finir les de Pascal Lamachère Chansons de Planète interdite et Jean-Marie Audrain
  2. 2. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 2 Site : http://laplumelibre.free.fr Courriel : plumelibre@free.fr La Plume Participants Leurs courriels ou sites Libre n°20 Jean-Marie Audrain jaudrain@caramail.com Blues Robert Bonnefoy robert.bonnefoy@club-internet.fr Pierre Brandao pierre.brandao@libertysurf.fr Christian Cally chantily@bigpond.net.au Üzeyir Lokman Cayci uzeyir.cayci@wanadoo.fr Damien damien_spleeters@hotmail.com Jacques Dognez jacques.dognez@skynet.be Edito Yves Drolet drolety@videotron.ca Catherine Escarras melly@club-internet.fr Marc Escayrol http://www.escayrol.comNovembre sévade, décembre Flora flo.d@noos.frarrive, le froid en parade Régine Foucault http://perso.wanadoo.fr/mondaliresinstalle sur nos rives... Sylvie Freytag sylvie.wassong-freytag@laposte.netPuissiez vous passer de bonnes Pierre Fetz http://perso.wanadoo.fr/arciel88fêtes, un bon mois, bien au Yveline Gaspard bb_blue50@hotmail.comchaud, dans la joie, lamour et Grizoules mains de lamitié... Gagy H i_gagy@yahoo.frEt voici le 20ème numéro de Sen K sen-k@wanadoo.frPlume Libre, fêtant les un an et Pascal Lamachère Lepoetethorgal@aol.comun peu plus de ce journal. Vous Mikaël mikael.vei@voila.fry trouverez linterview de Wahid Mochtagh mochta144@hotmail.comPierre Brandao, poète écrivain Ode http://zodode.5.50megs.comdont vous pourrez commander Planète interdite olivier.abadi@wanadoo.frdes livres (cf interview ou Tarafame tarafame@hotmail.comrubrique Annonce/Concours). Tolliac tolliac1@tiscali.frVous découvrirez aussi dessomptueux poèmes reçus pour Rédacteur en chef : Pascal Lamachèreun concours sur le thème de la Le contenu rédactionnel est sous le © des auteursplume, lancé en début dannée.Il ny a pas de primé non pas Sommairefaute de participants, maisparce que chacun des poèmes - En ouverture...……………...…………………………..…….. 3envoyés a quelque chose de - Annonces /Concours……………………………..……..….... 4particulier, quil est bon de lire, - Jeu d’écrits à plusieurs…...………………..……...……..…. 5et jespère que vous aurez - Poème récité …………………………………………………… 5plaisir à lire ce numéro... - Prosodie illustrée…………...…………………..……..……... 6 - Poèmes en langues étrangères…………..……..……..….. 6Si vous désirez vous faire - Poèmes à lair du temps…………………..………..……..... 8interviewer, faire connaître un - Pensées de Pierrot ……………..…………..……..……….… 9poème ou une chanson, il vous - Citations……………………………….……………..……..…… 10suffit de prendre contact avec - Poèmes du concours sur la plume……………..……...…. 10moi par plumelibre@free.fr. - Poèmes dauteurs à laffiche…………...……..……..….…. 13 - Interview……………………………………..……..…...…….... 17Pascal Lamachère - Nouvelle / Conte………………………..……..………….…… 18 - Chansons …………...……………..……….…………………….. 21
  3. 3. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 3 En ouverture Ici naît le monde LHistoire Qui jamais ne sécrit, Là où le soleil aime la mer Mais qui coule comme le flot Regardez là Dun battement de coeur Aux portes du monde, Entre nous deux... Là près du rosier en fleur Doucement suivant la vague Là-bas regarde En esquivant les épines Fuyant les artères caverneuses Et vous mirant dans le reflet du soleil Il découvrira lAmérique Qui se berce sur une feuille tendre, Rêve mirifique Suivant la route des ancêtres Qui ne sera jamais la fin des cieux... Qui naît de découverte en découverte À chaque battement de votre coeur Attention ! Vous voilà Il faut suivre le rayon de soleil Soudainement au pied des monts... Celui qui glisse sur la feuille tendre Celui dont la rose se repaît Regardez Sinon ton cœur te mène à la roseraie... Là naissent les orients fabuleux Là vivent les abeilles Les soleils hermaphrodites Mon amourLà qui dansent dans la nuit de ces vacarmes Et parfois mes regrets mélodieux Mais ici sécourtent mes jours La mer avec ses reflets pourpres Et la pluie qui vient méloigne à jamais... Étale ses apparats merveilleux... Ici le soleil se baigne sans ombre Attention ! Et les vagues qui le portent Il faut vraiment suivre le rayon de soleil S’embrasent à son jeu... Et alors Ici défilent les Europe Vous verrez cet au-delà des Amériques Les conquistadors amoureux Cet univers immense et chimérique La sève des Balkan de rêves Qui vous reçoit les bras ouverts Et lamour de Juliette Ici naissent les cieux Pour un Roméo éperdu... Là où le soleil aime la mer.. 15/11/03 Ici naissent les Afrique ©Yves Drolet Continents ténébreux qui senfuient dans lombre verte Des forêts de ligneux... Ici le ciel se perd Quelques fois sur le sable il va sautillant D’une dune à une autre essayant de fuir le jour... Ici naît lAfrique Dans londe du fleuveQui va dune mer à un autre plan du monde...Regarde comme ces fleuves sont envoûtés par les mers dAsie Par locéan Mongol La grande dérive des Chine antiques Et des Japon mystérieux...
  4. 4. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 4 Annonces/ Le 18ème Prix Littéraire International Concours "Francophonie" (Amitié et Solidarité) est ouvert à tous les poètes, auteurs et écrivains, de langue française, du 1er novembre 2003 A loccasion des fêtes de fin dannées, au 15 mars 2004, dans les catégories : Pierre Brandao vous a concocté un petit -Poésie classique - Poésie libre, libérée -cocktail littéraire sympathique à soffrir ou à Nouvelle (policière, fantastique, aventure) -offrir : Texte de chanson. Pour obtenir le règlement (contre 1 enveloppe préadressée et 2 timbres -Pour les passionnés de romans policiers : ou 2 coupons-réponse postaux- Vengeance Séculaire au prix de 16 euros au internationaux), contacter : Christianlieu de 17 euros Ulmer - Prix Littéraire Francophonie - 25 -- Rancune Meurtrière au prix de 16 euros au Place des Pyrénées - 641250 - Mourenxlieu de 17 euros (France) - E-mail : christianulmer@free.frPour les passionnés de poésie : ************************************************- LAmour à fleur dâme, éditions Cléa,comprenant un recueil de poèmes, chansons,partitions musicales et CD Tache dencre 2004 Le but du projet :daccompagnement : 18 euros au lieu de 20 publier le projet sous forme de recueil deeuros nouvelles pour ensuite le diffuser dans les- Lucioles magiques, recueil de poèmes librairies et sur le site Internet de Art Zoom.illustrés de Pierre et Marie, au prix de 13 Les revenus des ventes reviendront auxeuros au lieu de 15 euros auteurs qui y auront participé. Le but premier du projet est de promouvoir le talentEn cas de commande de deux ouvrages au et dencourager la création littéraire. Thème:moins, les frais de port (4 euros en moyenne) (aucun thème na pas encore été décidé poursont offerts en plus du prix promotionnel. linstant mais nous vous encourageons à laisser vos suggestions et commentaires).Pour plus de renseignements sur les oeuvres, Début du projet: Janvier 2004 , durée duvous pouvez vous rendre sur son site l’Envers projet : 12 mois (du 1er janvier au 31des Rimes. (http://envers-des-rimes.chez.tiscali.fr/) décembre 2004). Nombre de participants : 12Vous aurez également sur cette page la joie au grand maximum. Inscription:dy trouver un traité de prosodie ainsi quune info@artzoom.orgpièce de théâtre -vaudeville- complète etentièrement libre daccès. Pascal LamachèreToute demande de renseignementcomplémentaire peut être adressé à :Pierre Brandao - 3 rue de la Mariennée 17140Lagord ou pierre.brandao@libertysurf.fr*********************************************** Concours de poésie AZED 2004 sur le thème "le dernier mot", ouvert auxauteurs francophones du monde entier :http://azed.maless.com
  5. 5. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 5 Jeu d’écrits à plusieurs Pascal Lamachère Ses myrtilles ne voient les nuages "La plume virevolte..." Arriver, trop occuper à humer, Blues A souvrir à lindicible, soudain, Une explosion, un bond mal en fin Jai frôlé de la main Grizou cette larme qui naît à laube de tes yeux… Merci de transmettre vos vers par courriel, Tarafame les meilleures propositions seront publiées au fil des prochains numéros. Cette larme de joie, chaude, légère, fragile, Vient danser au creux de ma main Avant de sécher pour ne laisser aucune Poème récité trace.Les premières lueurs caressent lhorizon neuf. Crépuscule Ton sourire séveille et sélargit Dans le bleu perle du ciel limpide. Le paysage se peint de noir La lune pointe son regard Sur le rivage du premier rendez-vous, Figée dans un ciel étoilé Toi et moi, sommes bercés par la musique Me caressant de ses rais délicieuse des mouettes, Soudain brisée par les éclaboussures des Assis sur un banc de pierre vagues Lesprit entre ciel et terre Qui frémissent au gré du vent. Doux instants de sérénité Sylvie Freytag Illumination de mon passé Et le jour venu sur cette plage, Bordé dune douce chaleur jentends saffoler mon coeur Jécoute la voix de mon coeur à chacun de tes pas. Souvenirs de chaque moment tu te rapproches, tu me sembles si fragile Evocation de tendres instantsEt telle une sirène souveraine de ses charmes, tu mattires dans le bleu profond de tes Quête de ce regard lumineux yeux… Qui memporta vers les cieux Yveline Gaspard Découverte du monde "bonheur" Dans ce monde de terreur Nous convolons à lor en graciles Cygnes sous la passion de loriflamme, Ramené de mon hypnose Jouons avec lécume et les camaïeux, Je quitte cette métamorphose Puis mon sourire se mêle au tien... Mais… Où est donc ta main ? Le bonheur était intense, Égarée dans les méandres du destin… Cétait hier... frôle ma main Les instants derrance... Ce qui est gravé en moi Pascal Lamachère Jamais ne soubliera A la croisée dun chemin Dehors, les Cheveux du Soleil Je retrouverai ta main… Traverse une vallée détoiles, Jusquà lombre, nos rivages Jacques Dognez Pour l’entendre récité sur fond musical : Dans un espace, sémerveille http://laplumelibre.free.fr/crepus3.mp3 Un coeur, la joie le voile…
  6. 6. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 6 Prosodie illustrée Poèmes en langues Schaltinienne étrangères Infinie détresse Herbst-Haïkus Ce que tu me manques ! J’ai tant besoin de toi ! Vaut-elle la peine d’être vécue, mon existence ? Sur mon coeur meurtri, sur ma vie vide de sens, Haïkus de Ton silence absolu pèse de tout son poids. l’automne Je te cherche sans cesse, par tous les chemins. Ein kalter Wind bläst A chaque instant, je pense seulement à toi. In den tanzenden Blätter : Sans toi, je ne suis plus moi, je ne suis plus rien. Novemberfreude. Ma force de vie, c’est ton regard, ton sourire, Traduction Tes baisers, tes caresses, tes gestes, ton rire. Un vent froid souffle Si je suis lasse, c’est que je t’attends en vain ! Dans les feuilles qui dansent : Sylvie Freytag Joie de novembre. *** Paysage enchanteur ** La douceur de lhiver est au songe du fond, Der starke Herbstwind Non loin de la magie animant les étoiles, Reißt mitleidslos die letzten Anges immaculés font vibrer le cristal, Blätter vom Baum ab. Se déversent à lor les cieux de passion Les fées de lunivers sinstallent en riant Traduction Sur les nuées de lair, pour leurs ailes un don Faire à toute la terre, et déverser du chant Le vent fort de l’automne Arrache impitoyablement Lenvoûtement prend corps sur fleurs de lumière, Les dernières feuilles de Sembrase en choeur le "vol" créé par faits dhiver l’arbre. Paysage enchanteur est fée de notre sang Sylvie Freytag Pascal Lamachère ***Explication : la schaltinienne simple décroissante est unpoème à forme fixe de 10 vers composé de 1 quatrain (abba), 1tercet (cac), 1 distique (dd), 1 vers isolé (c).
  7. 7. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 7 Varolus Üçgeni Le triangle de l’existence Ben ve onlar Moi et eux Köselerindeyiz Sommes aux coins Varolus üçgeninin... Du triangle de lexistence. En fakiri benim Je suis le plus pauvre Çirilçiplak... Tout nu. Acilarin üstlerine basarak Jai pénétré parmi eux Girmisim aralarina. En marchant sur les souffrances. Etrafima toplanmislar Les papillons Kelebekler... Se sont amassés autour de moi. Büyütmek için beni Pour me faire grandir Güllerime konarak... En se posant sur mes roses. O zamanlar A ces moments-là Derin derin nefes almisim Jai respiré profondément Gelecegin gözlerinden sizan En regardant les larmes Gözyaslarina bakarak. Coulant des yeux de lavenir. Adimi "hasret" koymuslar Ils mont donné le nom de « nostalgie » Eflatun renkli düsünceleri En extirpant de mon essence Siyirarak özümden Les pensées couleur violette Güle benzesin diye. Pour quelles ressemblent à la rose. Küçük adimlarimi Ils ont porté à leur bonheur Tasimislar mutluluklarina Mes petits pas Bu yetmemis Mais cela na pas suffi Bakislarimla islanmislar Ils ont été mouillés par mes regards Uzatarak dudaklarini En tendant leurs lèvres Yanaklarima. Vers mes joues. "Anam... babam..." dedirtmek için Ils ont ajouté leurs insomnies Uykusuzluklarini eklemisler Pour me faire dire « oh parents » Yüreklerine En construisant des ponts Sevgiden köprüler kurarak. Dans leurs cours. Ben ve onlar Moi et eux Köselerindeyiz Sommes aux coins Varolus üçgeninin... Du triangle de lexistence. En fakiri benim Je suis le plus pauvre Çirilçiplak... Tout nu. Acilarin üstlerine basarak Jai pénétré parmi eux Girmisim aralarina. En marchant sur les souffrances. © Üzeyir Lokman Çayci Paris, le 14.11.2003 Üzeyir Lokman Çayci Traduit du turc par Yakup Yurt
  8. 8. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 8 Poèmes à l’air Force magique et éternelle du temps Joie pure au sel de mes larmes III De lamour, du fleuve, de lhiver De lHiver I Liberté blanche sans frontières de rêves De lAmour Luminosité dun jour de source Plus blanche que lImmortelle Je viens encor te parler de mon amour Elle est là, géante comme le Fleuve Qui a rempli le Fleuve de ses larmes Elle et mon Saint-Laurent Jusquà ne plus voir lhorizon Jusquà ne plus me voir Leurs épousailles se font vierges Annonciatrices de lOeuvre Perdue dans les brumes qui sélèvent Qui se recrée sans fin Entre ciel et terre Je le cherche Beauté blanche, comme un baume Aux fatigues du jour Si tu le vois, dis-lui que je suis là Repos de lâme Debout à faire le guet sur une congère Musique aux abîmes des désirs Sur une île du Fleuve, là-haut à lEst Qui embrasent les horizons Habillée de chaleur et despérance Il me reconnaîtra De ta froidure naîtront des amours charnelles Dans cette haute chambre des mystères Dis-lui aussi que ni les vents Naîtront tes filles et tes fils Ni les tempêtes dhiver Ne me feront bouger Ma Cathédrale blanche Tu as conservé limaginaire de mon enfance Je tiens la flamme du bout de lâme Immaculé est le puits de mon désir Je ne la passerai quà lui Je puise mon rêve à tes grandes eaux de neige II *** Du Fleuve Et les joues rouges au seul frôlement de ta froidure Aussi loin quà Rimouski Loeil pétillant de tant de Beauté Mon majestueux fleuve de janvier Je fais fièrement le guet Me fait rêver Mon âme et mon coeur ancrés sur une blanche congèreJe ne mendors point au coucher du soleil froid Tel le phare sur lîle au milieu du Fleuve de Ses pourpres menchantent janvier Ils font danser le monde Du crépuscule au crépuscule Sous laile de lOiseau Je tiens la flamme de mes amours Mon Fleuve glacé en ses rivages Emplit mon coeurdune musique déternité Ode Je lai vu ce soir Savancer tel lAnge de Silence Je lai vu, beau comme un Prince Qui ensorcelle sans savoir ni pourquoi
  9. 9. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 9 Les couleurs de l’hiver *** Cest le mois du jouet, Aux derniers horizons des brumes qui s’irisent Cest le mois des cadeaux. Aux confins des frimas déposés par l’hiver On entasse les paquets, Ce frisson sur ma peau se propage et attise On sort les oripeaux.Des souvenirs plus froids que les souffles polaires Ciel absent sans étoile, Aux sources enivrantes de l’amour éternel Lumières artificielles, Où j’avais espéré étancher mes désirs Chacun tisse sa toile C’est la douleur vive d’un sentiment cruel De joies bien matérielles. Qui silencieusement me blesse et me déchire Pierrot est médusé Aux folles espérances et aux espoirs stupides Par cet acharnement.Sans le vouloir vraiment je m’étais mise à croire Le rêve est écrasé Le coeur qui s’emballe à la lumière limpide Par tout ce mouvement. D’un amour exprimé au profond d’un regard *** Au jour qui arrive je me sens démunie Où mes yeux apprenaient à voir les couleurs Après la folie des cadeaux, La palette des teintes brusquement s’appauvrit La perspective dun bon repas, Et c’est le fusain noir qui dessine ma peur La nature et son blanc manteau, La neige crisse sous nos pas. D’une vie sans espoir Pourtant… Le froid vif envahit nos peurs Quand il tue parfois au dehors Au delà de l’hiver je veux voir le printemps Sans effacer nos ptits bonheurs Le bleu ciel le jaune soleil le vert des champs Car souvent lAmour est plus fort. Et sentir sur mon corps la chaleur nouvelle D’une saison porteuse de force originelle Pierrot se glisse dans la nuit Régine Foucault Scintillante de flocons détoiles, Du regard une étoile il suit, LAvénment se cache sous un voile ! Pensées de Pierrot *** Pensées de Pierrot en décembre Cest la semaine de Noël. Pierrot guette par les fenêtresCest la chevauchée de lAvent... Pour découvrir lEmmanuel.Pierrot prend la route de Noël, Actuellement où peut-il être?Malgré le froid, malgré le vent,Les problèmes des fils dIsmaël. Dans notre monde en gestation, Les faux prophètes se multiplient,Pierrot sait que lenvironnement Chacun y va de sa chanson,Aux êtres vivants semble hostile, Et bien malheureux qui sy fient.La nature est au goût du temps,La Paix nous paraît bien morfils. Les enfants-rois, ce sont les nôtres. Encore petits ils font rêver.Si tous les hommes vivaient damour, Le jour où ils deviennent apôtres,Couteaux rentrés et moins vautours... Ils cessent de nous émerveiller ! Pierre Fetz
  10. 10. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 10 Citations On cherche tous nos maîtres Dans les bois, dans les fêtes ! Il en est pour la plumeLa retraite est la hantise des On cherche dans nos coeurs Comme pour l’amant,parachutistes car ça leur La mesure du bonheur ! Il faut en changer vitefait un vide On cherche avec ardeur Sinon elle se fend ! Et au ventre, la peur,Si vous nagez dans le On voudrait s’envoler Terminons cet envolbonheur, soyez prudent, Sur les ailes du temps Dans les nuées célestes,restez là où vous avez pied Et tout recommencer Jonathan relis-moi Comme chez les enfants ! Les conseils de ton « maître »Dans un régime fasciste, on Que je les chante encorn’apprend pas "je suis, tu es" Il suffit d’une plume Les soirs de Maldoror.mais "je hais, tu suis” Et d’une couleur brune D’un léger zéphyr bleuMieux vaut habiter une Pour que vienne la lyre ! 3 février 1999maison en L quun château Catherine Escarrashanté Il suffit d’un clavier Et savoir en jouerLa société de consommation Selon qu’on veut donnerporte mal son nom, car un Mots ou musique sacrée ! Les plumes d’orcon ne fait généralement pasde sommation avant de dire Les claviers sont multiplesune connerie en société Elles étaient là, inertes Leurs formes dynamiques Tombées en pure perte Citations extraites de La plume va au vent, Elle allaient s’envoler Mots et Grumeaux de Plus libre, vers l’antan ! Le vent les soufflerait Marc Escayrol Telles des pailles frêles L’épée est son parjure http://www.escayrol.com Arrachées à des treilles. Au clavier, point de parure, Notes rondes portées Puis une autre tomba Pattes de mouches ailées Comme après un combat Poèmes sur le Beethoven n’entend pas L’heure devenait grave thème : La Plume Le chant des éperviers ! C’était celle des braves Une plume tombée Et TOI, simple humain Et trois de ramassées Poèmes reçus entre janvier Ou dieu plus qu’incertain Était-ce le destin Oseras-tu nieret avril 2003 et retenus pour Réservé aux serins ? La présence des claviers ? le concours sur ce thème. Les visiteurs reviennent Blanches comme la neige Et Jacquouille la bedaine Fines comme des arpèges Fera vite un civet Le soleil les frappa Oiseaux à plumes ou Du faisant attrapé Et puis les colora mécaniques « Du côté de chez Swan » Alors sur cette table A l’allure minable Qui de la poule ou l’œuf On a vu les mouettes, les On vit se relever Vint donc en premier ? sternes Quatre plumes dorées ! Moi je dis c’est la plume Pauvres bêtes ! Qui fait toute la parure ! On a vu l’albatros 17 avril 2001 Au cou des vieux marins ! Et je jetterais bien vite Catherine Escarras On a vu des tempêtes Mon clavier qui m’évite, Emporter des fauvettes, Si j’avais toutes les plumes Et des grands goélands Dans mon carquois Cupide ! Pareils à Jonathan !
  11. 11. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 11 Mots en liberté D’un trait de plume, Les lettres, les mots, les phrases se vident et Sombrent furtivement dans le vertige du Ce soir me vient l’envie d’écrire. silence nu. Mon coeur déborde d’émotions. Dans l’encre bleue de mon ciel, Maintenant, j’habite un autre langage Folâtrent d’infinis rêves Où susurrent les mots inventés Où je trempe ma plume. Par l’extravagance de ma déraison. Au bout de mes doigts fébriles, Ma plume glisse Sylvie Freytag Sur le duvet blanc Des pages de ma vie. Au bout de ma plume, Quand la plume se lève Les mots jaillissent aussi nombreux Que les grains de sable, Cest ta force qui jamais ne meurt Apprivoisent le langage et Ce dont les rois ont toujours peur Façonnent des vers harmonieux Qui deviendront mon poème. Ta constance, ton effet sont forts Dans leurs châteaux forts, ils sont morts Au bout de ma plume, Les mots se hâtent Tu fais entendre notre colère Sous la pression de mes pensées et A ceux vivent la prochaine ère Donnent à mes rêves Des ailes qui me propulsent Ta pointe est parfois plus blessante Hors du vide intérieur. Que celle dune mortelle flèche perçante Au bout de ma plume, Quand ta pointe minuscule se rouleLes mots révèlent mes joies, mes chagrins, Ce sont de grandes idées qui sen coulent Mes désirs, mes espoirs, Mon ivresse solitaire, Décris le noir de notre cage Exhument les souvenirs Sur le blanc dune innocente page Egarés dans ma mémoire, Libèrent les sanglots ravalés, La page blanche et lencre noire Les cris étouffés Lheureuse alliance pour ce soir Dans mon coeur tourmenté. Ton encre fertilise cette vierge page Au bout de ma plume, Les mots en sont les enfants sages Les mots fredonnent un air nostalgique Du vent mélodieux, Tu sèmes les mots sur ces lignesRient aux éclats jusqu’aux confins de mon Et rature ceux qui sont indignes univers, Dansent sans retenue au gré de mon Cette feuille étant mère, toi comme père imagination. Donnez la vie à ces vers Au bout de ma plume, Les mots fragiles s’usent, s’effilochent, Wahid Mochtagh Perdent leur pouvoir, se taisent, S’essoufflent dans l’agonie d’un bonheur éphémère, épuisés.
  12. 12. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 12 La plume Comment mieux exprimer mes sentiments, Comment mieux te faire comprendre Ce quau fond de moi, je ressens, La main du poète sélance, Sans par la parole te méprendre. Son geste est plus que précis. Une lueur dans loeil aguerri, Cette plume que je trempe dans le sang, Il se munit de sa lance. Cette plume qui suinte des larmes, Cette plume nest autre quune arme, Son souffle est tel une vague Une arme contre tous les tyrans. Perdant toute orientation, Secouée par le grand largue, Cette plume que je trempe dans mon coeur, Puis la plume passe à laction. Cette plume qui glisse sur ton corps, Cette plume exhorte toutes mes peurs, La pointe esquisse les lettres. Et tente de réparer mes nombreux torts. La forme est conventionnelle, Et le fond très personnel. La plume, plus forte que lépée, Le poème commence à naître. La plume plus rapide que la voix, La plume me permet de méchapper, La suite ne se confie pas, Et de venir toujours vers toi. Car la seule vue de cette feuille Doit imposer le recueil. Damien Malgré lui, lesprit est las. Il na pas besoin daval Une larme au bout de ma plume Pour poser le point final. Mikaël Une plume ensanglantée Glisse sur ma peau en sanglots. Un enfant gambade entre monts et La plume merveilles, Hume l’odeur de la liberté, La plume, plus forte que lépée, Touche l’herbe de l’espoir, La plume plus rapide que la voix, Observe les nuages nimbés des cieux, La plume me permet de méchapper, Croque la vie à pleines dents, Et de venir toujours vers toi. Jouit du bonheur de l’innocence. Comment mieux exprimer ma tristesse, Un bruit sourd, je m’éveille, Quen lécrivant sur ce papier, Je le vois étendu là, Au coté de mes larmes de détresse, De son oreille s’écoulent De mes cris et mes pleurs désespérés, Filet de sang et cervelle. Comment mieux dire ma joie, Neuf millimètres d’acier m’ont rendu Quen écrivant sur papier blanc, assassin. Que je suis heureux avec toi, En fermant lenveloppe et en lenvoyant. Ivres de haine et de vengeance aveugle, Leurs balles perforent mon corps aussi. Comme mieux exprimer mon désir, Emplis de réflexion et d’amour, Quen le couchant sur papier, Mes mots mutilent leurs âmes déchues Cette plume me servira à écrire, Et pardonnent. Sur la peau de ton corps dénudé. Sen-K
  13. 13. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 13 Mon cahier de poèmes Dans mon esprit Et mon âme dicte à ma main Ces mots qui s’écrivent Mon cahier de poèmes se remplit Sur ce papier… Jours après jours Les pages se tournent et se relisent Mois après mois, Ce sont de nouvelles créations qui Il rassemble ma vie, mon enfance apparaissent Et mélange mes soupirs, mes souffrances, Des souvenirs qui renaissent Ma joie, mes plus beaux jours, Lointains et irréels… Mes émois, mes amours C’est bien ma vie tout ça Ma tristesse, mes pleurs, C’est bien moi Ma paresse et mes peurs Enfermé dans ce cahier de poèmes, Mon cahier de poèmes, C’est mon esprit qui grandit C’est mon stylo qui laisse une trace jour après jour, Une empreinte de Moi mois après mois, Imprégnée des plaintes de mes doigts année après année… Je laisse la place A ma plume qui dicte mes joies Je n’arrêterai donc jamais d’écrire ? Non, jamais ! A chaque nouvelle page tournée, C’est une nouvelle idée qui naît, Écrire m’aide à survivre Un nouveau texte, Une nouvelle vie, Flora De nouvelles pensées qui prennent source Feuille de plume Poèmes d’auteurs à l’affiche Une feuille vierge et jécrisce qui tourmente mon coeur Le liseron et la rose ce qui agresse mon corps. Tu rampes sur la terre, caché parmi les plantes Tu chemines lentement ; Volubile imposteur. Sur le papier jauni Faible arçon inquiétant aux sarments enjôleurs.les monts font mon bonheur Serpentin végétal aux étreintes tournantes. et me rendent plus fort. Tu enserres le rosier d’un étrange feuillage. Dans ce cahier bénit Tu cherches par le soleil une ultime hauteur. se couchent des malheurs Tu montes sur les sommets de la reine des fleurs, des cris, des désaccords. que tu étreints ainsi en un fol mariage. Cest la plume qui écrit Tu déploies tes corolles pour l’épreuve d’amour. les choses de mon coeur Les roses ne sont pas d’une même nature. les tumultes de mon corps. Tu n’es pas dans le ton ni d’une même culture. Prostituée du jardin, tu n’es qu’une belle-de-jour. Une feuille pour amiequi vous soigne sans douleur Aussi belle-de-nuit et belle que l’on aime. après les coups du sort... Tolliac lues Blues
  14. 14. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 14 La mer Ô, le son de la mer, quil soit doux ou terrible, Envahit nos esprits, éveillés ou dormants, Nous aimons son miroir moutonnant etJe regarde, souvent, les vagues sur les plages, paisible, Qui dansent sur le sable et les galets Par contre, nous craignons ses courroux bruyants ; écumants. Avec de grands ahans, après leurs longs voyages, En écoutant la mer qui se meurt sur le sable, Elles laissent tomber leurs tutus ondoyants. Je pense à mon parcours, si souvent turbulent, Et je sais, quil viendra ce jour inéluctable,Elles ont parcouru beaucoup détranges terres, Où mon dernier soupir séchouera pantelant. En berçant gentiment barques et voiliers,Mais souvent rugissant entre les hémisphères, Je regarde venir ces vagues ruisselantes, Elles ont englouti bateaux et bateliers. Qui meurent à mes pieds, après un long trajet, Et je pense à ma vie, aux heures déferlantes, Le zéphyr fait chanter ses surfaces soyeuses, Qui séteindra bientôt comme tout feu follet. Et caresse son corps rempli de volupté, Les étoiles, le soir, sy miroitent, veilleuses, Le flux et le reflux rendent londe immortelle, Répandant sur lécume une exquise clarté. Après notre reflux serons-nous de retour ? Avec une autre vague, une autre ritournelle,Les goélands aussi joignent leurs cris acerbes, Pourrions-nous regarder laube dun nouveau A cette symphonie aux mille sons de nuit, jour ? Cest une apothéose aux cymbales superbes, Qui vient pour expirer sur les plages, sans 14 novembre 2003 bruit. Christian Cally Libido (acrostiche) LIil toujours très viriL, je lui fis un sourciL Ses yeux Ivre dun infinI besoin dinassouvI Bousculant mon aplomB, elle enleva son boB Ses yeux avaient toujours Ironique, et aussI, pour montrer larrondI quelque chose à me dire.De son front de bagnarD sous son teint de mignarD : Ils me parlaient d’amour, "On me nomme PolO ! Quelle erreur, mon cocO!" d’une nuit à venir. Le parfum très subtiL dun corps plus qu amicaL Dans ces miroirs d’azur, Imprégnait dinfinI le verre dépolI au profond de son âme, Bien posé sur laplomB du vitrail bleu et plomB je vois encore si pure Indécis mais ravI, un bras sortait, jolI, briller la même flamme.Dun drap de lin trop blonD, bien lancé, presque ronD Obscur, cet ex-votO préservait son credO Les ans ont érodé nos attraits les plus beaux. La fille fit dun ciL un début très subtiL Mais vois-tu ! La beauté, Il lobserva ainsI, danser nue, très ravI n’est qu’à fleur de la peau. Bien posé sur laplomB dun mamelon de plomB, Impudique, infinI, un bijou arrondI Tolliac Descendait sur le blonD de son ventre bien ronD Ocré, un fin halO nimbait ce braserO Le 5 novembre 2003 Robert Bonnefoy
  15. 15. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 15 Le jardin des plantes (de Rouen) Introspection musicale Dans ces allées sablées, aux arbres Une blanche, une noire, demi croche centenaires, Reposent sur le papier, des mélodies de ce jardin public que je croyais perdu ; À coup de sol, de ré, de fa et de mi, Ce vieux kiosque à musique battu au vent La mémoire de lair va sortir des poches d’hiver, Du silence. Le musicien de son monde et ces bassins gelés bordés de pierres Simprègne, il fait le vide, puise moussues, Dans la solitude, la force des rondes. Concentré, il sapprête à griser lassise, attendent endormis, que le soleil revienne Au rythme de ses bonds. Il fera jaillir embraser de ses feux ce royaume feuillu. Mots de son instrument, comme peintre au Animer de nouveau d’une joie souveraine pinceau le monde des oiseaux que jadis j’ai connu, Sur sa toile, un oiseau qui use de ses cordes Pour les cuis cuis, orchestrés avec un sourire lorsque dans le bassin, flottait avec mes Dâme, une puissance abyssale de ces eaux rêves, Sous jacentes qui sécument pour délivrer à peine affiné mon navire de bois. ode...Mes souvenirs reviennent. Pauvres images brèves. Le musicien se sonde, lit sa partitionCourant dans ces allées, enfant je me revois. En faisant le vide, avant, de toute passion Dunivers, les sons lumineux faire déferler, Ces enfants avec moi, je les ai tous connus. Dans lespace, couleurs faire naître, briser... Comme eux je galopais et souriais à la vie. Ils étaient, et moi même, dans un temps Une noire, une blanche, triples croches révolu. Saniment, sont aspirées, saccrochentNous étions à l’aurore ; Nous étions à l’envie. Sous les doigts du musicien... il inspire Ses heures, les saisons, les peines et les joies... Je marche sur mes pas. Je marche vers ma Lhistoire dun instant qui meurt, il expire... nuit. Dans lobscurité de sa pièce chimérique,Ces arbres, mes amis, garderons en mémoire Do, si, la, do, il se balade sur les lois, L’enfant que j’ai été et l’homme que je suis. Lignes qui avivent lémoi réel, musique Ainsi fini le temps. Ainsi fini l’histoire, Des rêves, des déchirements, bouillon explosif, l’épopée d’une vie. Une ronde éternelle. Un mélange inextricable imprégné du tout, Oh ! Temps! Où est passé le meilleur de mes Des paradoxes qui séchouent sur les récifs, jours ? Soffrent à la vie, au goût du brut, de ces Ne peux-tu un moment dans ta course grands fous cruelle Qui nont besoin de lumière, qui savent le Où tu perds à jamais mes joies et mes silence, amours, Les prémices, et les chants dair, les mains en puissance... arrêter de l’horloge le balancier fatal. Remettre à sa place les choses d’autrefois Pascal Lamachère Ce jardin, cet Eden qui fut de mon natal Qui fut de mes prières et l’ombre de ma foi. Tolliac
  16. 16. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 16 Le renégat Je cherche dans le ciel une ultime protection. J’ai recours à ta gloire J’implore ta clémence pour mon passé douteux fait de désillusions. Mon Dieu !... Je suis perdu dans ce monde Que n’ai-je pas gardé de mes ans l’innocence. désolé.Mon âme est fatiguée par le mal et le crime, Je voudrais tant changer et n’être plus le qui chevauchent le vent par les monts, les même. vallée. Je fais un compromis réfutant mon passé,« Je veux ni Dieu ni maître » écrit sur ma et je plie les genoux, pour un être que j’aime. poitrine Je me sens humilié ; En priant, j’ai pleuré fait de moi un relaps et les propos brûlants et je me sens meilleur. Je cherche l’étincelle.d’ouailles vindicatives, me clouent au pilori. Le retour du bonheur ; Le soleil bondissantOn me montre du doigt. Suis-je un mécréant ? dans mon humble demeure. Même la pluie Ou un adolescent hâbleur a priori. qui ruisselle, ou le temps comme il vient, s’ils nous sont Après quelques années je vois tout guérissant. autrement.L’écrit sur ma poitrine n’est plus de bon aloi. Ainsi soit-il !... Je n’avais de ma vie, eu à aucun moment, Un marginal vieillissant, est dans à plier les genoux ni à subir de loi lalternative de choisir entre son mode de vie quil a définitivement adopté et le recours àJe le fais en secret. Ma confusion est grande. lêtre suprême quil invoque dans uneLevant les yeux au ciel j’implore ton secours circonstance dramatique. Il pense que cette Chez moi, comme un voleur le malheur requête ne sera bénéfique pour la personne quémande. gravement malade quil aime tant, que si Il s’impose, et me frappe sans l’ombre d’un Dieu le pardonne de ses erreurs passées. Lui, recours, le grand libre penseur, il plie les genoux et shumilie. Cest une grande preuve et épreuvedans l’être le plus cher que je porte en mon damour. coeur. Il faut avoir vu les églises et les temples se Ses forces l’abandonnent et ma peine est remplir au cours dune guerre, pour bien atroce. comprendre ce revirement.Je souffre de son mal. Je ressens sa douleurme tenailler les tripes d’une morsure féroce Tolliac Désordre Comme à un fil suspendue, Elle reste accrochée. Pareil à un dédale, Mon esprit embrouillé, Pareil à un élève mal appliqué, Ne comprend rien à ce mal, Jai fait une tache sur le futur, De mon âme torturée. Pour essayer de comprendre le présent, A gommer mes décisions, je passe mon temps Pareil à un oiseau sans nid, Je ne peux trouver la paix, Dans la plus grande confusion, Et, bien que lespoir soit permis, Une fois Oui, une fois Non, Je ne pense quà limparfait. Mes pensées me font une escorte, Vers linévitable désordre. Pareil à un chemin sans issue, Gagy H Ma vie ne peut avancer,
  17. 17. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 17 Interview partitions musicales et CD de Pierre daccompagnement : 18 euros au lieu de 20 Brandao euros - Lucioles magiques, recueil de poèmes illustrés de Pierre et Marie, au prix de 13 A quel genre de Littérature , d’artistes , euros au lieu de 15 euros vous identifiez-vous ? En cas de commande de deux ouvrages auJe pense avoir lesprit poète, mais également moins, les frais de port (4 euros en moyenne)romancier (littérature policière entre sont offerts en plus du prix promotionnel.autres) ; je mamuse à écrire également des Pour plus de renseignements sur les oeuvres,pièces de théâtre, des scénarios pour films, ce vous pouvez vous rendre sur son site (http://qui me passe par la tête... envers-des-rimes.chez.tiscali.fr/) Vous aurez également sur ce site la joie de Que représente pour vous la poésie , qu’y trouver un traité de prosodie ainsi quune cherchez-vous ? pièce de théâtre -vaudeville- complète etDabord exutoire dune souffrance intérieure, entièrement libre daccès.la poésie est devenue une compagne collant àmon âme. La maîtrise des techniques et Toute demande de renseignementsurtout la liberté de sen échapper ma donné complémentaire peut être adressée à :le moyen de faire passer mes sentiments au- Pierre Brandao - 3 rue de la Mariennée 17140delà même mes propres ressentis, pour Lagord ou pierre.brandao@libertysurf.frtoucher le coeur du lecteur. Un frissonpartagé en quelque sorte... Quelles sont les autres passions artistiques Quels sont les artistes, poètes , ou autres qui vous animent ? qui vous ont le plus touché ? Le photomontage poétique : le recueilRimbaud, Verlaine, Hugo, pour ne citer que "Lucioles Magiques", écrit en collaborationles plus classiquement connus ; Marcel avec la poétesse "Marie" en est le reflet type.Chabot, René Char, Gilles Sorgel... Pouvez vous dire ou plutôt déclamer en Avez-vous, ou envisagez vous, de publier quelques vers ce qui pourrait vous des écrits en édition ? représenter, être le symbole de l’essence deA ce jour, quatre recueils de poésies ont été votre âme, de vos œuvres, de votre idéal ?publiés ; deux romans policiers sont Je reprendrai alors la première strophe dunégalement disponibles. Je finis un troisième poème, "Le vers" :roman policier. Les autres oeuvres sont en "Le vers bat à la sensation.gestation et attendent une parution -Il pleure !- et lencre salée fileimminente (traité de prosodie, pièce de Sur le papier plein démotion.théâtre...) -Il rit !- et le stylo débile Claque sur le papier fragile !"Remarque "publicitaire" : A loccasion desfêtes de fin dannées, Pierre Brandao vous a Quelque chose dimportant à ajouter vousconcocté un petit cocktail littéraire concernant, concernant vos oeuvres ?sympathique à soffrir ou à offrir : Ne plus jamais cesser décrire, tant quePour les passionnés de romans policiers : lombre de la page blanche ne me recouvre- Vengeance Séculaire au prix de 16 euros au pas…lieu de 17 euros- Rancune Meurtrière au prix de 16 euros au Pierre Brandaolieu de 17 euros NB : Pierre Brandao participe à laPour les passionnés de poésie : création dune revue visant à publier des- LAmour à fleur dâme, éditions Cléa, poètes, dont la communication se fait via lecomprenant un recueil de poèmes, chansons, forum poétique Poésirama.
  18. 18. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 18 Nouvelle / Conte Au fond de lui, en sa chair il était blessé. Lenfant essaya de rattraper cet oiseau, sapprochant de lui, Lenfant et loiseau A pas silencieux, épargnant les immobiles au Un enfant à l’âge d’une grande personne sol.Marchant dans un petit jardin provincial,Promenait ses yeux bateleurs aux Réfugié près du chêne. Celui-ci soccupait de saprofondeurs des secrets blessure,Que la nature emprisonnée voulait bien De son bec raclait le corps étranger enduitmontrer. De sang, et de ses ailes, se protégeait desAux merveilles de cette flore et de cette caprices dÉole.faune,Venait se mélanger ce qui créé en chacun du Lautomne, aux heures où le temps est enspécial, cassure,Des atmosphères de pensées émotives issues de Sembla soudain un étrange mélange del’essence douleur et de vie,De chaque âme, donnant à la vie son sens. Le paysage fit rentrer lâme en chaque cellule Du corps, poussant à la conscience desCroisant de ses pas un Catalpa, un Arbousier, instants enfouis.Des chênes, un Chicot, un Robinier, unMicocoulier, A lapproche de loiseau, tendant les mains,Un condensé des différentes contrées, sans aucun calcul,A terre la récolte de la saison à peine Les cieux enrhumés, notre gavroche ne putcommencée, contenir une larme.Des marrons et des feuilles aux couleursDe la colère bizarroïde pour avoir été Le froid sintensifiait, enfonçant pluséjectées, profondément ses lames,Et croisant de ses pas des fleurs encore Les turbulences savivaient dans desflamboyante tourbillons de feuilles mi-mortes,Qui offraient à la vie un peu de leur âme Les sages se pliaient, les bancs tremblaient, lesaimante, fleurs se refermaient,Il effleurait de tendresse sa mémoire rouillée, Les frêles courraient se réfugier à leur dieu, leRecherchait au plus profond de lui ce qui tapis de la saisonl’égaillait. Devint un champs de bataille où rebondissait en heurt la cohorte,Approchant un majestueux Cèdres libanais, Allant et venant sans compassion, par laOù une âme frêle de bonheur jouait, déraison du temps affolée.Un oiseau aux plumes blanches, blessé,Lancé dans une danse au vent attira son La larme du coeur fut figée au creux de laattention. vision,Dans ses cieux naquirent une première A cheval sur les rivières de ladulte. Lequestion, paysageMalgré son agilité. Était-il touché dans ses Était devenu apocalyptique, la lumièreprofondeurs ? scellée,Le gracile continua en corps quelques Mélancolique se cognait dans les portesenvolées, nuages.Avant de se poser, semblant quelque peupressé. Loiseau, navait pas bougé, navait pas été touché,Le coeur denfant se dit que loiseau dans sa Par cet assaut encore plus traître quuntorpeur Judas,Jouait de la fierté, laissant paraître lagilité. Aussi soudain quinstantané... Le brouillard
  19. 19. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 19cinglant fut asséché, protester Sur son incapacité, la petite voix lui dit :Lorsque lenfant parvint à effleurer le gracile "Nai pas peur, cest seulement ton coeur quide ses doigts. va maccompagnerLoiseau aurait pu se sentir dérangé, Dans ce voyage, qui jespère te surprendraMais le coeur attentionné lui donnant agréablement. Tu reviendras en ta demeure pour vivre tatendresse, vieÉvitant la zone hypersensible en douleur,Il laissa les doigts, puis la main, glisser Aussi vite, aussi vif, aussi instantanée quunLe long de son dos, dans de simples caresses. battement".Chacun donnant à lautre de son aura. Sans Sans plus un geste de lenfant, dans la grâcepeurs, Loiseau déploya ses ailes et sélança,Lenfant pétillait de pouvoir lapprocher,Et voulait son nouvel ami, ce volatile, le Effleurant sans un bruit au sol la masse,bichonner. Pour fendre à nouveau lair, le vent, suivre la voie De laventure quil comptait bien faire vivre àIl se demandait comment celui-ci avait il pu son ami,être blessé. Immobile au sol, figé en une statue de marbreÉtait-ce le monde des humains qui lavait endormie.piégé, (Si vous voyez dans un jardin une statue deOù un malheureux accident avait-il eu avecun chat en Gaia ? marbre aux yeux fermés, cest peut être simplementAussi loin quune âme peut en elle voir naître un grand enfantLes premières lueurs de la conscience, il dont le coeur est parti faire un voyage ennavait de cesse compagnie dun oiseau)De penser, de reprocher la méchancetégratuite, qui le fustigeaLorsquil vit en lui se dérouler le paradoxe de Après un salut à lâme qui jouait à lalexistence. marelle, Loiseau, en compagnie du coeur de lenfant Senvola, dabord au gré du vent TitreSes poussières détoiles revenant à loiseau, Dautomne, pour ensuite se diriger avec ailes.une envie de compresseTexteGrandit en lui, mais le devança la magiquescience Il traversa lallée des sages du monde, Glissa sur le tapis coloré, frôla des feuillesDes fées gardiennes de cet espace naturel, Libérées, évita de peu une dame en deuil,Lune delle sapprocha avec sa baguette,et sa lumière pour alléger souffrance. Puis monta, monta, monta au dessus de la ronde. Le jardin public nétait plus quune formeUne amitié commençait à germer entre lesdeux, carrée,Que plus personne ne venait déranger, pas Et la maison de notre gavroche nétait plusmême une frêle quun point. Celui-ci porta son regard sur le lointain,Qui réinventait pour soccuper un petit jeu,Près du cèdre Libanais, faisant avec des Émerveillé de vivre cette expérience inopinée.feuilles et un marron, une marelle. Ses sens se mirent petit à petit au diapasonLorsque le coeur se concentra à nouveau sur De ceux de loiseau qui avait décidédes plumes coupées, dentreprendreIl lui sembla que loiseau lui parlait Un long voyage pour le plaisir de son nouvel ami.Par lintermédiaire des ondes de la pensée.Celui-ci voulait linviter à voler. Lorsquils survolèrent un grand pont,En double surprise, avant quil ne put
  20. 20. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 20Le coeur denfant senquerra : "Où memmènes- Dans ces moments loiseau et lui eurent la chancetu comme cela ? ". De ne pas finir écrasés, fusillés, explosés,Loiseau : "Là où tu trouveras le sens. Ne tefais pas de souci". De ne pas plier à jamais sous cette malheureuse errance.Et loiseau vola, vola, vola, faisant voir du En loiseau lenfant sétait terré,paysage à son invité, Coulant quelques petites larmesDes prairies, des forêts, des mers deau, deglace et de feu, Sous ces écrasantes armes,Des rivières, des fleuves, des montagnes, De tout son être par lhorreur glacé.Des jardins, des maisons, des monument, des Le gracieux sentit la douleur gagner son ami,villes, Il lui susurra : " Ne garde pas en toi tout ceci,Et tel un grand et généreux mage, livresse legagnait Cela fait partie du monde, ce quil en est fait,De temps à autre en vrille. mais la vie, Elle, a trop de trésors à dévoiler, Pour que la joie du cristal soit gâchée".Il lamena partout, lui fit voir toute sorte delieux, Pour lui éviter de souffrir plus longtemps,De la terre jaune, marron, verte, toute une Il éveilla ses sens au firmament,palette de couleurs Entra dans la danse au vent,Enrobées de parfum quil huma au bonheur,Des fleurs, des arbres, des insectes, des Fit frissonner de ses plumes à sa chair Les atomes de lunivers,animaux Se laissa allé en les mélopéesDe différentes contrées qui le mirent dans le Des sages et des auréolés,beau, Plongea dans les essences des palettes,Des différents souffles dâme de la vaste fauneet flore De sorte que les battements furent en fête.Qui fit quémander à lenfant en corps. Pour couronner le tout, il embauma son coeur despoir,Il eut aussi le plaisir du chatoyant soleil, Lamenant dans une ville éloignée de laDe la pluie brumeuse et orageuse, de larc-en-ciel, sienne, où il put voirDes lacs enneigés et des aurores boréales, Celle que de tout son coeur il voudra Aimer.Le plaisir de contempler les aubes et Ils sétaient posés à sa fenêtre. Elle était endormie.crépuscules, Elle inspirait un je ne sais quoi dinfini,Les paysages aux lueurs des astres et deslumières humaines, Emmitouflée dans son lit… elle souriait.Le coucou au passage de loiseau, des Qu’elle est belle !… Lenfant sortitscintillantes étoiles… définitivementIl eut aussi le malheur de voir les polluantes De torpeur au silence des ailes. Denvie ilbulles, mourrait De lapprendre dans ses bras,Lhomme et les femmes se déchirer, jeter à lavie mauvais sort, De déposer en sa flamme à chaque instant de la joie.Il vit des bagarres, des crimes, des mondesbaignant dans la haine, Elle séveillait, tout doucement,Des gens dans des champs de rouge mort, Laissa éclore sa conscience au soleilDes gens aussi emportés par des accidents de pénétrant…la nature, Quelle est belle !…Il percevait en ses cieux lesEt la perte de lhumanité dans des envoléessang futur… nuances de son âme, Sentait delle sémaner lindicible sentiment
  21. 21. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 21qui le transcendait, Loiseau, sans ajouter mots, Senvola… et il vola, volaA le rendre muet dans des rythmes accélérés. Vers ses horizons…Quelle est belle !... Il voulut en linstant Laissant lHomme à ses mauxreprendre forme, En passion…Courir vers elle, lenlacer dAmour, Le marbre saviva... lenfant rouvrit lesLui raconter, lui parler sans détour. yeux…Un instant déternité, son regard sur loiseause posa, Il était dans le lieuLeurs yeux se croisèrent, Où il avait rencontré Loiseau blessé…Lun en lautre se fondèrent,En un éclair dAmour fleurant bon lémoi… Résonnait en corpsLoiseau ne put retenir tout cela en lui, Louverture en son for…Il dit ses dernières paroles à son ami : Il retrouva petit à petit"Voilà, je tai amené au début de ton voyage. Son esprit…Je tai fait partager mon existence,Et il est maintenant tant que tu remplisses les "Merci à toi mon ami…"pagesAvec lencre de tes rêves Décembre 2001Qui se réaliseront par patience. Pascal LamachèreMerciDêtre mon ami…". Chansons "Ca, cest dla Magie ! Maman !" "Maman", ce mot si doux, à laccent mélodieux, qui à lui seul Les Petits Lutins malins chante les accords du Bonheur. "Ca, cest dla Magie ! Maman !" "Ouh ! Ouh ! Maman, tes dans la lune ! me dit ma fille Aurore, du haut de ses cinq Tas pas entendu ? : ans. Avec mon chapeau pointu, moi je veux être Fée ! "Ca, cest dla Magie !" Et ma chevelure ondulera dans le vent Aux pays des petits, comme les vagues bleues de lOcéan ! il ny a jamais dennui. Je volerai très haut dans le Ciel, "Moi, plus tard, puisque lÉgypte existe et assise sur mon nuage, Fi de Perlimpinpin, encor, Moi, cest de la poudre à rêve, cest décidé, je serais Pharaon !" que je soufflerai sur le Monde."Lui rétorque son frère, qui est déjà un grand ! "Ouh ! Ouh ! Maman, descends dton nuage !" Et maman pense : Grogne un papa bougon, tout poussiéreux, "Aux pays des petits moutons, sorti tout droit du placard, et qui broutent le vert gazon, qui ne sait plus rêver. je planterai des petits lutins malins, qui au petit matin, "Aurait bien besoin dun ptit coup de poudre iront jouer dans la pluie et ses flaques, à rêve, pour éclabousser les limaces !" celui-là ! Crois bien que jvais commencer par lui !"
  22. 22. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 22 "Allons ma Fille, sors tes potions, Le dernier rouleau qui restait ! Cest pas bien grave sil cache tout ton bocal à malice, Quil dit tes éprouvettes à délices, et de ta baguette magique, Car quoi quil fasse on dit de lui : jettes le sort à papa, Refrain Celui de lui rendre à nouveau : Cest pas bien grave sil gâche tout Le Sourire !" Quil dit Planète interdite Puisquà chaque fois papa pardonne Les draps découpés Loreiller crevé Lduvet fait dla neige dans la chambre Gentil malin Le pot renversé La soupe dans lévier Juste quand les invités sonnent ! Comme tous les ptits gars, pardi. Cest pas bien grave sil gâche tout Gentil, gentil, Quil dit Voyez donc ça quand il sourit ! Car quoi quil fasse on dit de lui : Gentil, gentil, Gentil mais malin aussi ! Refrain Cest pas bien grave, une farce, Cest pas bien grave sil tache tout Quil dit Quil dit Puisquaprès coup papa rigole : Puisquaprès lui maman décape La porte claquée Moquettes et papiers Bing ! sur le pallier Partout gribouillés Les clefs coincées dans la serrure Grâce aux feutres que rien nefface Du mauvais côté Ldoigt dans lencrier Comme pour taquiner Goutte sur le cahier Maman qui toque et carillonne. Le jour où il faut le signer Cest pas bien grave, une farce, Cest pas bien grave sil tache tout Quil dit Quil dit Car quoi quil fasse on dit de lui : Car quoi quil fasse on dit de lui : Ce ptit bout dhomme nest-il pas Refrain Gentil, gentil, Comme tous les ptits gars, pardi. Cest pas bien grave sil jette tout Ladorable chérubin ! Quil dit Gentil, gentil, Puisquaprès tout ça débarrasse Voyez donc ça quand il sourit ! Les billets, les chèques, Ah oui vraiment, quel ange ! Les factures avec Gentil, gentil, En avions senvolent par la fenêtre Gentil mais malin aussi ! Dans le caniveau Voguent les feuilles dimpôt Cest pas bien grave sil cache tout Le soir où papa doit les rendre Quil dit Cest pas bien grave sil jette tout Puisquaprès lui maman retrouve : Quil dit La montre au frigo Car quoi quil fasse on dit de lui : Le réveil dans leau Le matin où papa se lève tôt Refrain Dans la cheminée Le papier W-C
  23. 23. La P ume Libre Journal en fond poétique - n°20 - Décembre 2003 23 Cest pas bien grave sil chipe tout Mais la visite dun voisin Quil dit Me flanqua son rhume des foins Car ce nsont même pas nos affaires Jai jeté mes fleurs et ce cri Deux lattes de plancher " Me voilà mal parti " ! Clouées en épée Lrideau en cape de mousquetaire Tout ruinant mes projets mûris Les portes sans poignée Pour aller voir ma mie Pour agrémenter J’ai ressorti ma vieille pétoire La visite du propriétaire. Pour me faire sauter le ciboire Cest pas bien grave sil chipe tout Puisque le ciel le veut ainsi, Quil dit Adieu donc à la vie ! Car quoi quil fasse on dit de lui : Cest juste alors que jentendis, Que je pus voir ma mie Ce ptit bout dhomme nest-il pas Venue à pied malgré londée Gentil, gentil, La goutte à loeil, la larme au nez. Comme tous les ptits gars, pardi. Faut-il qu¹elle maime tant pour braver Ladorable chérubin ! Les dangers que jai fuis ? Gentil, gentil, Voyez donc ça quand il sourit ! Jnécoutrai que mon coeur, promis, Ah oui vraiment, quel ange ! Pour aller voir ma mie Gentil, gentil, Ignorant temps et contretemps Gentil mais malin aussi ! Même nu jirai, suant, mouchant, Heureux quelle ait sauvé ma vie Jean-Marie Audrain Et notre hymen aussi ! Pour aller voir ma mie Jean-Marie Audrain Jai chaussé mes souliers vernis Pour aller voir ma mie Mais un télégramme anodin Le Petit Bossu Mapprends quelle est chez son cousin Jai remis mes gros sabots gris Venez, entendez lhistoire En me disant " tant pis " ! Du Petit Bossu. Oyez, seigneurs des manoirs Jai étrenné mon patchouli Et gens de nos rues : Pour aller voir ma mie Alors que vous nétiez pas nés, Mais en achetant ma gazette Se déroulait un drame ; On me prévient d’une tempête Un homme errait chez les damnés Je me suis dit, sous mon abri Pour racheter son âme. " Partie remise, pardi " ! Un nain descendait aux enfers, Se perdant à jamais. Jai loué un noir queue de pie "Petit Bossu" il sappelait Pour aller voir ma mie Et personne ne laimait ! Mais un coup de fil opportun Mannonce quil ny a plus de train Séant, laissez-moi tisser Jai dû repasser mon habit Le fil qui se trame. Maudissant ce sursis. Devant tant dobscurité, La raison se pâme. Jai coupé mes roses rubis Nallez pas tirer vos enfants Pour aller voir ma mie Du fond de leur sommeil

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