Situation financière de l’assurance chômage                                                 ...
Emploi affilié et masse salariale Du  fait  de  l’accélération  de  l’activité  enregistrée  en  début  d’année,  les  cré...
Au  final  en  2011,  le  potentiel  indemnisable  (DEFM  A,B,C  +  DRE)  se  réduirait  de  40 000  sous  l’effet  de  la...
EN RESUME :   PRINCIPALES EVOLUTIONS MACROECONOMIQUES  La prévision est réalisée sous les hypothèses d’une évolution du PI...
 SITUATION FINANCIERE DE L’ASSURANCE CHOMAGE   La  prévision  d’équilibre  technique  est  réalisée  sous  les  hypothèses...
Tableau 3‐ Situation financière de l’assurance chômage détaillée                                                          ...
                                          Annexe 1  ‐ Évolutions financières du régime d’assurance chômage                ...
Annexe 2  ‐ Lien emploi ‐ croissance  Cette  note  résume  les  principaux  constats  tirés  depuis  la  crise  de  2008  ...
 Source des graphiques : « La crise de 2008‐2009 et ses suites : recul marqué de lemploi et ralentissement des salaires, p...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Mai 2011 : situation financière de l’Assurance chômage

657 vues

Publié le

Cette note présente la prévision de la situation financière de l’assurance chômage pour les années 2011 et 2012, sachant que les dépenses et recettes sont désormais connues jusqu’à la fin mars 2011

Publié dans : Économie & finance
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
657
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
72
Actions
Partages
0
Téléchargements
3
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Mai 2011 : situation financière de l’Assurance chômage

  1. 1.   Situation financière de l’assurance chômage    20 mai 2011  Années 2011 et 2012    Cette note présente la prévision de la situation financière de l’assurance chômage pour les années 2011 et 2012, sachant que les dépenses et recettes sont désormais connues jusqu’à la fin mars 2011.   PRINCIPALES EVOLUTIONS MACROECONOMIQUES Croissance Au premier trimestre 2011, l’activité en France a progressé de +1,0% après +0,3% au quatrième trimestre 2010  selon  les  premières  estimations  de  l’Insee.  L’acquis  de  croissance  pour  2011  se  porte  désormais  à +1,6%. Une accélération de la croissance française au premier trimestre était attendue, compte tenu de la nette  amélioration  des  enquêtes  de  conjoncture  depuis  la  fin  2010.  Cette  très  bonne  performance  s’est cependant en partie appuyée sur des facteurs temporaires (prime à la casse, reconstitution des stocks).  Après  l’accélération  du  premier  trimestre  2011,  la  prévision  de  l’équilibre  financier  table  sur  un ralentissement  de  l’activité  pour  la  fin  de  l’année.  Le  rythme  de  croissance    se  renforcerait  ensuite progressivement en 2012. La croissance atteindrait ainsi +1,8%1 en moyenne annuelle en 2011 puis +1,7% en 2012. En lien avec la hausse du prix des matières premières, l’inflation s’élèverait à +2,0% en 2011, puis refluerait à +1,7% en 2012.  Le  maintien  du  climat  des  affaires  à  un  niveau  élevé  ces  derniers  mois  suggère  une  poursuite  de  la croissance  française  au  deuxième  trimestre  2011.  Toutefois  la  croissance  sur  le  reste  de  l’année  2011 pâtirait du ralentissement de la consommation des ménages. En effet, la hausse de l’inflation, l’arrêt de la prime  à  la  casse  ainsi  que  les  autres  mesures  de  consolidation  budgétaire  annoncées,  réduiraient nettement  le  pouvoir  d’achat  des  ménages  français.  De  plus,  les  plans  d’austérité  engagés  chez  nos principaux  partenaires  commerciaux  ralentiraient  leurs  économies  et  limiteraient  par  conséquence  leur demande  adressée  à  la  France.  En  2012,  la  croissance  se  raffermirait  du  fait  de  la  reprise  de  la consommation des ménages, en lien avec l’amélioration du marché du travail.   Prévision de croissance et d’emploi affilié  Emploi affilié PIB Variations en milliers Glissement annuel en % 80 3,0 Prévision 2,6 60 2,2 40 1,8 1,4 20 1,0 0,6 0 0,2 ‐20 ‐0,2 2010 2011 2012  Sources pour 2010   Insee : PIB,  Pôle emploi : emploi affilié          Prévisions pour 2011 et 2012 : Unédic 1  L’hypothèse de croissance prise pour 2011 est un peu plus optimiste que celle du Consensus Forecasts de mai (+1,6%) afin de prendre en compte les bons résultats de croissance du 1er trimestre 2011 (+1,0% Source Insee). Situation financière de l’Assurance chômage      1/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  2. 2. Emploi affilié et masse salariale Du  fait  de  l’accélération  de  l’activité  enregistrée  en  début  d’année,  les  créations  d’emploi  en  2011  se poursuivraient à un rythme proche de l’année précédente (+120 000 postes en 2010). Après la hausse du premier  trimestre,  puis  un  léger  ralentissement  des  créations  d’emploi  en  milieu  d’année,  l’emploi  affilié sur le champ de l’assurance chômage progresserait ainsi au total de +146 000 postes sur l’année 2011. En 2012, avec le raffermissement de la croissance, cette hausse s’amplifierait et l’emploi affilié augmenterait de +168 000 postes. Il  convient  cependant  de  souligner  qu’une  incertitude  réelle  affecte  la  détermination  des  perspectives d’emploi  pour  2012.  En  effet,  depuis  début  2008,  on  constate  un  décalage  persistant  entre  le  niveau d’emploi observé et le niveau d’emploi que l’on pourrait attendre au regard des évolutions d’activité (voir annexe 2).   La hausse de l’inflation et l’amélioration du marché du travail bénéficieraient au salaire moyen par tête du secteur marchand non agricole, qui progresserait de +2,3% en 2011, puis de +2,5% en 2012. Enfin, la masse salariale profiterait de la hausse de l’emploi du secteur marchand non agricole : elle augmenterait de +3,1% en 2011 puis de +3,5% en 2012.  Chômage et chômage indemnisé La  hausse  du  chômage  BIT2,  observée  depuis  début  2008,  s’est  enrayée  avec  l’amélioration  de  la conjoncture.  En  2011,  le  chômage  décroîtrait  progressivement  à  la  suite  des  nombreuses  créations d’emploi. Le taux de chômage BIT en France métropolitaine s’établirait à 9,0% en moyenne en 2011, puis se replierait à 8,8% en moyenne en 2012.  Au premier trimestre 2011, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A a diminué de ‐42 500 pour  atteindre  2 680 000  inscrits  en  mars  2011.  Cette  baisse  se  poursuivrait  aux  trimestres  suivants pour s’établir  à  ‐138 000  sur  l’ensemble  de  l’année  2011,  puis  ralentirait  en  2012  avec  ‐92 000  inscrits  pour atteindre 2 492 500 inscrits en décembre 2012.  De son côté, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie B et C a augmenté de +42 400 au 1er trimestre 2011. Cette hausse se prolongerait sur le reste de l’année pour s’établir à +150 000 en 2011. En 2012, le nombre d’inscrits dans cette catégorie se stabiliserait (+ 2 000).    Prévision de demandeurs d’emploi en fin de mois et potentiel indemnisable   Effectif en milliers 5 000 Prévision 4 500 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 2008 2009 2010 2011 2012 Effectif DEFM A Effectif DEFM A, B, C Effectif DEFM A, B, C + DRE   Source : Pôle emploi.        Prévisions : Unédic / DEA  2   Un chômeur au sens du Bureau international du travail (BIT) est une personne en âge de travailler (ayant 15 ans ou plus) qui n’a pas  travaillé,  même  une  heure,  au  cours  d’une  semaine  de  référence,  est  disponible  pour  travailler dans les deux semaines et a entrepris  des  démarches  actives  de  recherche  d’emploi  dans  le  mois  précédent  ou  a  trouvé  un  emploi  commencant  avant  trois mois. Situation financière de l’Assurance chômage      2/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  3. 3. Au  final  en  2011,  le  potentiel  indemnisable  (DEFM  A,B,C  +  DRE)  se  réduirait  de  40 000  sous  l’effet  de  la baisse du nombre d’inscrits en DEFM A et du nombre de dispensés de recherche d’emploi (DRE). Le taux de couverture  diminuerait  sensiblement,  et  la  baisse  des  indemnisés  serait  supérieure  à  celle  du  potentiel indemnisable.  Le  nombre  de  chômeurs  indemnisés  par  l’assurance  chômage  se  réduirait  ainsi  en  2011  de  79 000 bénéficiaires,  dont  environ  20 000  du  fait  de  la  baisse  du  potentiel  indemnisable  et  59 000  du  fait  de  la baisse tendancielle du taux de couverture.  En 2012 : la baisse du potentiel indemnisable s’accroitrait et expliquerait la baisse des indemnisés à hauteur de  60 000  environ,  les  18 000  restants  correspondant  à  la  faible  baisse  du  taux  de  couverture  qui deviendrait  quasiment  stable  à  fin  2012.  Au  final,  la  baisse  du  nombre  de  chômeurs  indemnisés  par l’assurance chômage serait du même ordre qu’en 2011 (‐78 000 bénéficiaires).   Prévision d’indemnisés et potentiel indemnisable    Effectif en milliers Taux en % 5 000 100 Prévision 4 500 80 4 000 3 500 60 3 000 2 500 40 2 000 20 1 500 1 000 0 2008 2009 2010 2011 2012 Effectif Indemnisés Effectif DEFM A, B, C + DRE Taux de couverture Source : Pôle emploi.        Prévisions : Unédic / DEA   Situation financière de l’Assurance chômage      3/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  4. 4. EN RESUME :   PRINCIPALES EVOLUTIONS MACROECONOMIQUES  La prévision est réalisée sous les hypothèses d’une évolution du PIB de +1,8 % en 2011, de +1,7% en 2012 et du  maintien  de  la  CRP  en  2011.  Le  nombre  de  demandeurs  d’emploi  diminuerait  en  2011  (‐40 000 demandeurs d’emploi en catégories A, B, C et dispensés de recherche d’emploi), puis en 2012 (‐123 000). Le nombre de bénéficiaires de l’assurance chômage diminuerait de 79 000 unités en 2011, puis de 78 000 en 2012.     Tableau 1‐ Principales évolutions macroéconomiques    2010 2011  2012  Estimation Prévision Prévision Croissance, Prix, Emploi, Salaire (moyenne annuelle en %) PIB 1,4% 1,8% 1,7% Indice des prix à la consommation 1,5% 2,0% 1,7% Emplois affiliés 0,7% 0,9% 1,0% Salaire moyen par tête (SMPT) dans le secteur concurrentiel  2,2% 2,3% 2,5% Masse salariale dans le secteur concurrentiel  1,9% 3,1% 3,5% Emploi, Chômage (niveau en fin de période CVS) Emplois affiliés 16 466 400 16 613 000 16 781 000 Taux de chômage BIT France Métropolitaine * 9,3% 9,0% 8,8% DEFM (cat A) 2 722 500 2 584 500 2 492 500 DEFM (cat A, B, C) + DRE 4 311 850 4 271 850 4 148 850 Chômeurs indemnisés Assurance chômage** 2 128 800 2 049 800 1 971 800 Emploi, Chômage (variation sur la période) Emplois affiliés 119 700 146 000 168 400 DEFM (catégorie A) 76 600 ‐138 000 ‐92 000 DEFM (catégorie A, B, C) + DRE 139 350 ‐40 000 ‐123 000 Chômeurs indemnisés Assurance chômage** 51 495 ‐79 000 ‐78 000   *En moyenne sur lannée  **Hors CRP, CTP, formation     Situation financière de l’Assurance chômage      4/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  5. 5.  SITUATION FINANCIERE DE L’ASSURANCE CHOMAGE   La  prévision  d’équilibre  technique  est  réalisée  sous  les  hypothèses  d’une  évolution  du  PIB  de  +1,8  %  en 2011, de 1,7% en 2012.   L’hypothèse  est  faite  d’un  maintien  de  la  CRP  et  du  CTP  et  d’une  poursuite  de  la  baisse  du  nombre  de bénéficiaires de ces dispositifs entamée début 2010 (‐3,0% et ‐2,3% par mois en moyenne).   La  prévision  intègre  le  coût  estimé  des  évolutions  réglementaires  introduites  par  la  nouvelle  convention d’assurance chômage soit, par année pleine :   7 M€ pour la suppression du coefficient réducteur en cas de chômage saisonnier  10 M€  pour l’abandon de la régle de non cumul entre pension d’invalidité et allocation chômage.  La part croissante de l’intérim au sein de l’emploi affilié atténue l’effet de la baisse du nombre de chômeurs indemnisés  sur  les  dépenses  d’allocation.  Simultanément,  elle  limite  les  conséquences  positives  de l’augmentation du nombre de salariés affiliés à l’assurance chômage sur les recettes. La durée moyenne des missions  d’intérim  est  en  baisse  depuis  2008  et  atteint  8,7  jours  en  20103.  Les  salariés  intérimaires  sont donc plus facilement susceptibles de cumuler un salaire (donc des cotisations d’assurance chômage) et une allocation chômage au sein d’un même mois.  La variation de trésorerie de l’assurance chômage pourrait présenter un déficit de ‐2,0 milliards d’euros en 2011  (‐1,2  milliards  hors  éléments  exceptionnels).  La  variation  de  trésorerie  de  l’assurance  chômage pourrait présenter un excédent de 0,3 milliard d’euros en 2012.  La situation financière de l’assurance chômage serait alors de ‐10,6 milliards d’euros à fin 2011 et de ‐10,3 milliards d’euros à fin 2012.     Tableau 2‐ Situation financière de l’assurance chômage résumée    2010 2011 2012 Estimation Prévision Prévision En millions deuros Dépenses techniques 28 013 27 267 26 601 Total des dépenses 34 428 33 434 32 797 Recettes techniques 30 744 31 634 32 576 Total des recettes 31 441 32 196 33 068 SOLDE = RECETTES ‐ DÉPENSES ‐2 987 ‐1 238 272 (1) (2) Éléments exceptionnels 114 ‐770 0 Variation de Trésorerie de lAC  ‐2 873 ‐2 008 272 Situation de lEndettement net bancaire de lAC au 31/12 ‐8 571 ‐10 579 ‐10 307   (1) Produits des sessions immobilières et variation du compte courant.  (2) Somme due en janvier 2011 en appurement d’une dette contractée auprès de l’Etat . 3 B.CAUSSAIN, F.DUPUIS, « Profil des intérimaires et durée des missions en 2010 », Pôle Emploi, Repères et Analyses, n°23 mai 2010.Situation financière de l’Assurance chômage      5/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  6. 6. Tableau 3‐ Situation financière de l’assurance chômage détaillée        2010 2011 2012 Estimation Prévision Prévision En millions deuros Dépenses techniques 28 013 27 267 26 601     Total allocations brutes 26 935 26 197 25 564        ‐ are‐aud‐aca 26 069 25 701 25 251        ‐ aref 986 979 949        ‐ crp 1 761 1 302 1 141        ‐ décès 5 5 4        ‐ prélèvements  retraites ‐1 140 ‐1 132 ‐1 097 D É        ‐ financement as‐fne 15 20 10 P        ‐ indus ‐801 ‐736 ‐713 E        ‐financement activité partielle de longue durée 39 57 19 N     Total aides 1 078 1 070 1 038 S        ‐ aide création dentreprise 992 986 955 E        ‐ autres aides (adr, aide fin de droit, ascre) 85 85 82 S Financement plan Rebond pour lemploi 5 20 0 Caisses de retraite (hors précomptes) 3 053 2 869 2 819 Financement Pôle Emploi 2 993 2 966 3 065 Coût accompagnement CRP 104 55 48 Frais de gestion et décaissements sur immobilisations 80 83 83 Intérêts sur emprunts 181 174 180 Total Dépenses 34 428 33 434 32 797 Produits techniques 30 744 31 634 32 576 R        ‐ contributions 30 653 31 571 32 526 E C        ‐ autres produits  techniques 91 63 50 E Participation entreprise crp 475 343 300 T Conventions diverses 156 146 128 T Gestion administrative 63 71 62 E Revenus financiers 3 2 2 S Total recettes 31 441 32 196 33 068SOLDE = RECETTES ‐ DÉPENSES ‐2 987 ‐1 238 272Éléments exceptionnels 114(1) ‐770(2)Variation de Trésorerie de lAC  ‐2 873 ‐2 008 272Situation de lEndettement net bancaire de lAC au 31/12 ‐8 571 ‐10 579 ‐10 307 (1) Produits des sessions immobilières et variation du compte courant.  (2) Somme due en janvier 2011 en appurement d’une dette contractée auprès de l’Etat . Situation financière de l’Assurance chômage      6/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  7. 7.   Annexe 1  ‐ Évolutions financières du régime d’assurance chômage   Variation de trésorerie de lassurance chômage 5 000 4 000 3 000 2 000 Millions deuros 1 000 0 ‐1 000 ‐2 000 ‐3 000 ‐4 000 ‐5 000 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 (Estim.) (Prév.) (Prév.)Source : Équilibre technique, Unédic   Situation financière de lassurance chômage au 31/12  (endettement net bancaire) 4 000 2 000 0 ‐2 000 Millions deuros ‐4 000 ‐6 000 ‐8 000 ‐10 000 ‐12 000 ‐14 000 ‐16 000 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 (Estim.) (Prév.) (Prév.)Source : Équilibre technique, Unédic Situation financière de l’Assurance chômage      7/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  8. 8. Annexe 2  ‐ Lien emploi ‐ croissance  Cette  note  résume  les  principaux  constats  tirés  depuis  la  crise  de  2008  sur  les  évolutions  comparées  de l’emploi et de la croissance. Elle s’appuie sur les travaux les plus récents de l’Insee et les analyses en cours à l’Unédic. La  crise  entamée  début  2008  a  eu  des  conséquences  sur  l’économie  sans  équivalent  depuis  la  fin  de  la seconde guerre mondiale. En 2008 et 2009, 500 000 emplois salariés du secteur marchand non agricole ont été  détruits.  Ce  résultat  est  toutefois  meilleur  qu’attendu  au  regard  de  la  récession  observée  durant  la période : 1‐ la baisse de l’emploi est inférieure à celle attendue  En 2008 / 2009, la baisse de l’emploi a été deux fois moins prononcée que celle de la valeur ajoutée  des secteurs marchands. L’emploi et la valeur ajoutée s’étaient pourtant repliés dans des proportions  identiques  pendant  la  crise  de  1992 / 1993  (tableau  1).  Les  entreprises  ont  moins  licencié  en  recourant à des formes de rétentions de mains d’œuvre via les mécanismes de flexibilité (recours à  l’intérim,  annualisation  du  temps  de  travail,  contrats  à  temps  partiels)  ou  de  maintien  en  emploi  (chômage  partiel,  cf.  graphique  4).  En  conséquence,  la  productivité  apparente  du  travail  (la  valeur  ajoutée  par  tête)  a  baissé  dans  des  proportions  plus  élevées  que  lors  des  crises  précédentes  (graphique 3). Ces mécanismes de flexibilité n’expliquent qu’une faible part du moindre ajustement  de l’emploi à l’activité. 2‐ la reprise des créations d’emploi intervient plus tôt qu’attendue  L’emploi  s’ajuste  traditionnellement  avec  retard  aux  fluctuations  de  l’activité.  Ainsi,  en  sortie  de  récession, les entreprises attendent que les perspectives d’activité se confirment avant d’embaucher  de nouveaux salariés. Cela se traduit par une hausse du niveau de productivité apparente du travail.  Or, le retour à la création d’emploi est intervenu dès le début de l’année 2010, après une hausse du  PIB  entamée  début  2009.  Ce  délai  est  plus  court  qu’attendu.  Cela  conforte  l’hypothèse  d’une  productivité apparente du travail affaiblie par la crise. Toutefois la variation du niveau d’emploi recouvre deux réalités différentes. L’ajustement de l’emploi, à la baisse  et  à  la  reprise  est  principalement  passé  par  l’emploi  intérimaire  et  les  contrats  courts.  L’emploi durable  n’a  lui  commencé  à  diminuer  que  trois  trimestres  après  le  début  de  la  crise  (graphique  5),  mais cette baisse semble se poursuivre jusqu’à fin 2010 (données provisoires). Le signe d’un retour à un solde positif des variations d’emploi durable n’est pas encore visible.      Source du tableau : « Comment expliquer les évolutions demploi depuis le début de la crise? », Julie Argouarch, Etienne Debauche, Pierre Leblanc, Benoît Ourliac, Note de conjoncture, Insee, décembre 2010 Situation financière de l’Assurance chômage      8/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011
  9. 9.  Source des graphiques : « La crise de 2008‐2009 et ses suites : recul marqué de lemploi et ralentissement des salaires, puis reprise en 2010 », Michel Amar, Étienne Dalibard, Étienne Debauche, Emploi et salaires, Insee Références, Édition 2011 Situation financière de l’Assurance chômage      9/9 Années 2011 et 2012      20 mai 2011

×