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3/ La communication systémique constitue sans aucun doute un des paradigmes deréférence pour analyser et comprendre la com...
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Manière dapparaître et de se comporter : Aujourdhui beaucoup plusdiscrète, Aleph recrute toujours via internet et la distr...
Il apparaît clairement dans ces observations quavant de se muer en Aleph, legroupe Aum Shinrikyô eut un champs daction dév...
5/ La « bonne conduite » d’une communication interculturelle repose sur une gestionde différences culturelles entre les pa...
perspective d’écoute, d’échange et de partage. En effet, savoir que le dialogue seproduira dans un cadre de référence comm...
6/ Il existe différentes échelles de valorisation des différences culturelles. Expliquez-les à l’aide d’exemples concrets....
illustrer cette échelle, j’ai de nouveau trouvé un exemple dans les récits de JamesCook, cette fois-ci en Nouvelle-Zélande...
7/ Expliquez le terme « Compétence Interculturelle » et produisez des exemplesconcrets.       La compétence interculturell...
en chinois si notre public destinataire de la communication appartient à l’aireculturelle dite chinoise.       -Du savoir ...
Bibliographie et Webographie:-Relations de voyages autour du monde, James Cook, Editions « La découverte »,Paris, 1998, 45...
Bibliographie et Webographie:-Relations de voyages autour du monde, James Cook, Editions « La découverte »,Paris, 1998, 45...
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Communication interculturelle : cadre de références théoriques

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Cadre de références théoriques de la communication interculturelle.

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Communication interculturelle : cadre de références théoriques

  1. 1. Cours ICL4A02a M. StockingerLe 14/12/2011 La Communication Interculturelle Questionnaire Pauline Beauvillier Valentin Cadiot Clémence Riger Institut National des Langues et Civilisations Orientales 2011-2012
  2. 2. TABLE DES MATIERESQuestionnaire --------------------------------------------------------- p.3 1. Exemple de projet de communication ----------------------------- p.3 2. La communication sociale -------------------------------------------- p.5 3. La communication systémique -------------------------------------- p.8 4. Exemples d’expertises culturelles --------------------------------- p.10 5. La bonne conduite d’une communication interculturelle ------ p.15 6. Les échelles de valorisation des différences culturelles ----- p.17 7. La compétence interculturelle -------------------------------------- p.19Bibliographie, webographie -------------------------------------- p.21 2
  3. 3. Questionnaire :1/ Vous soumettez un projet de communication qui vise la réalisation d’uneexposition (d’objets et sous forme audiovisuelle – photographique et filmique)consacrée à la culture matérielle d’une région géographique donnée. Vous devezobtenir les accords et financements nécessaires Ce projet de communication a pour but de démontrer à travers une expositionde photographies, l’évolution des traditions russes dans le temps. En effet, leschangements de la Russie depuis vingt ans se retrouvent dans l’évolution desdatchas russes. A l’époque soviétique, la datcha avait été valorisée par le pouvoircommuniste en tant qu’espace privatif sur lequel le travailleur pouvait se reposer deson dur labeur. Pendant des années, les soviétiques privés de voyages ont vécuentre leurs appartements collectifs dans les blocs de béton et leur petite datcha où ilsse précipitaient tous les vendredis soirs entre mai et octobre. Aujourd’hui, les datchas font toujours partie du quotidien des Russes, mais lespotagers ont souvent été remplacés par du gazon, signe d’un nouveau mode de vie.Les nouveaux riches se font construire des petits palais appelés « cottages », lesrusses peuvent aussi voyager pour leurs vacances et la spéculation immobilièremenace des datchas « historiques ». C’est pour cela que l’exposition sera intitulée «Datcha : espèce en voie de disparition » Cette exposition photo a pour projet de réunir différents clichés de datchasrusses. Elle permettra au peuple russe de se remémorer de nombreux étés passésdans leurs datchas et pour certains de découvrir ce mode de vie et de pensée russe.La datcha est un symbole propre à la Russie, cette maisonnette est un élémentindispensable dans la vie d’une famille russe. Malheureusement, certaines datchasdisparaissent, pour laisser place à des immeubles ou villages de « cottage » pour lesplus fortunés. Cette exposition aura un goût de nostalgie pour certains compatrioteset de nouveauté pour les autres. L’avantage de cet événement sera de permettre defaire découvrir une spécificité culturelle de la Russie mais aussi de dénoncer lesdangers de l’urbanisation à outrance du paysage russe. Cette exposition photo est destinée à un large public curieux de découvrir unespécificité culturelle russe. Il est vrai que la Russie a subi des changements et estd’ailleurs toujours en mutation, il est intéressant d’illustrer ces phénomènes en sespécifiant sur une particularité russe en l’occurrence « la datcha » et d’y découvrirses transformations. Après avoir pris contact et partager mes engagements avec lephotographe Vincent Lacotte qui a déjà auparavant diffusé sur son site internet 24clichés de datchas, nous avons convenu d’un partenariat. Ce sera pour lui l’occasionde faire une rétrospection sur ce sujet d’actualité.(http://www.odessaphotographies.com/index.php/mptt_galeries/voir/p:36/g:497234ed4f05d ) L’exposition se déroulera dans les locaux du Centre de Russie pour laScience et la Culture situé au 61 rue Boissière, 16ème arrondissement à Paris. Ilorganise régulièrement des événements culturels dans le but de promouvoir la 3
  4. 4. culture russe et la langue russe. Dans les locaux du CRSC s’est tenu récemment le salon du livre russe mais aussi des expositions comme l’exposition personnelle de l’artiste-peintre émérite de Russie Victor Loukianov « Les vacances à Moscou », le 27 septembre 2011 et l’exposition de gravures et de livres consacrés au Tsarskoïe Selo, dans le cadre du programme «Tsarskoïe Selo » dans la poésie russe, en collaboration avec lassociation « Les amis de Pouchkine, le 16 novembre 2011. L’exposition « Datcha : espèce en voie de disparition » se tiendra durant deux mois dans les locaux du CRSC à compter du 1 er février 2012 jusqu’au 1 er avril 2012, début du printemps. Le CRSC propose deux pièces à disposition, destinées aux événements culturels, le petit salon de 37m2 et la salle de cheminée de 47m2. (cf :http://www.russiefrance.org/fr/nous/exposition.html) Etudions à l’aide d’un schéma la faisabilité de ce projet : Support photos uniquement accompagné d’explications en russe et en français Le centre de Exposition Russie pour la photos intitulée Ressource d’une Science et la Datcha : espèce en Culture communication de voie de disparitionSalle d’exposition projet Traduction des explications français/russe Développer la publicité au sein des partenaires ( http://www.parismoscou.info/partenaires_fr.html ) comme le courrier de Russie, la Russie d’aujourd’hui, alliance française… Etant donné que cet aspect de la culture russe est rarement traité, et que le CRSC est toujours prêt à faire découvrir par le biais d’évènements culturels une particularité russe (exposition, concert, concours…) cette exposition trouvera son public et sera un moyen de débattre de l’actualité. La « mission » de cette exposition permettra de débattre des abus des entrepreneurs russes, des démolitions des 4
  5. 5. datchas. D’ailleurs l’article du magazine courrier international écrit sur ce sujet.(cf :http://www.courrierinternational.com/article/2010/02/04/touche-pas-a-ma-datcha)Il est éventuellement possible que les clichés soient mis en ventes au profit d’uneassociation russe : « grouppa » (cf : http://www.gruppa-r.ru/services/security/garden/)pour la défense et la survie de cette caractéristique typique et singulière russe. 5
  6. 6. 2/ La communication sociale est un des principaux domaines où la dimensioninterculturelle (de la médiation interculturelle, du dialogue interculturel) joue un rôlecapital. Trouvez des informations. La communication sociale est un des principaux domaines où l’activitéprofessionnelle peut se développer concrètement. Elle se base sur l’interaction entreles différentes parties de la société telles que les associations ou les syndicats, parexemple. Cette communication a pour but de modifier les représentations, lescomportements ou les attitudes du destinataire face à des « interrogations »quotidienne. La communication sociale est étroitement liée à la communicationpédagogique, publique et politique. Les enjeux de la communication sociale sont multiples. En effet, cettecommunication est nécessaire dans le but de faire prendre conscience du réelpouvoir des individus dans la société. Pour cela, la communication sociale doitmodifier les comportements à risque pour la population, les idées reçus envers despopulations afin de combattre les préjugés et les divers malentendus. C’est dans cesens qu’elle communique et informe les populations sur des problèmes sociauxactuels. Prenons à titre d’exemple, les campagnes sociales sur le développementdurable. Le but de ces campagnes est de sensibiliser au maximum les citoyens, eninformant le plus grand nombre de personnes sur les problèmes environnementauxactuels. Cela peut se faire par le biais, d’affiches publicitaires, de slogan « vite, çachauffe ! » ou « trier, c’est préserver », de publicités télévisés ou même demanifestations. L’acteur principal de ces campagnes de communication est bienentendu le citoyen, leurs destinataires peuvent être les collectivités, les mairies, lesassociations ou les ONG. Elles agissent principalement en vue de modifier lecomportement du citoyen pour lui montrer qu’il est membre à part entière d’unesociété, ayant un rôle responsable et civique à jouer. Cette communication doit sefaire progressivement pour obtenir des résultats. Cependant, on peut observer une forte réticence auprès des citoyens ayantmalgré tout subis une large communication sociale. Cela se produit en généraleconcernant un domaine tabou. En effet, les multiples campagnes pour le dépistagedu virus du sida ne sont pas reçues par tout le monde. L’enjeu est pourtant vital, unecommunication sociale est chaque année remise à jour sous différentes formescomme de la prévention, des affiches « le sida n’a pas de loi, réagissez », des spotspublicitaires ou des journées d’actions. Ces deux exemples démontrentconcrètement les bienfaits de la communication sociale à travers la prévention, lalutte contre les discriminations, les préjugés dans le but de modifier les mentalités etsurtout de les faire évoluer vers la tolérance. Malheureusement, cette communicationconnaît des limites par rapport à la faiblesse de son impact dans la société. Dans ce secteur, nous pouvons étudier plus précisément le cas de l’ALCIP parexemple, basée à Genève. L’Association de Lutte Contre l’Injustice Sociale et laPrécarité (ALCIP) a pour but de lutter contre la précarisation de la population et detout mettre en œuvre afin que chaque individu puisse mener une vie décente. Peuimporte la situation sociale (RMCAS, AI, AVS, chômeurs, Intermittents du spectacle,assistés, personnes en difficulté, surendettés, SDF, etc.), l’association accompagne 6
  7. 7. en cas de conflit et offre une aide pour toute démarche administrative et/ou juridiqueainsi quun soutien moral si nécessaire. Elle représente ces populations auprès desautorités cantonales et communales, privées, économiques, des partis politiques etles organismes représentant la société civile. Cette association a pour but derenforcer le lien de solidarité et d’entre aide entre les individus. Cette association estbasée sur cette idée principale qui est la suivante, un lien social dans unecommunication sociale. De plus, on remarque le phénomène suivant à propos despersonnalités médiatisé politiquement, du cinéma ou journaliste, qui est de devenir« parrain » ou marraine » d’une association. L’image véhiculée par la personnalitéest devenue importante et peut devenir une forme de communication sociale. Si lecitoyen apprécie telle célébrité, il peut s’intéresser aux valeurs qu’elle défend et luifaire ainsi transmettre ses idées. Par exemple, la journaliste de canal plus AnneSophie Lapix, a accepté de se dénuder pour l’exposition corporElles qui a pourobjectif de récolter des fonds pour l’association caritative Enfants du désert. Cettedernière prend en charge la scolarité d’enfants marocains qui vivent dans lapauvreté. La communication sociale fait appel à d’autre formes de communication etcompétences comme la communication interpersonnelle, la communicationorganisationnelle, la dimension sociale, les phénomènes culturels, interculturels etinternationaux liés à la communication, les méthodes de recherche et dinterventionen communication; les relations publiques et la communication marketing; lesthéories de la communication. Pour travailler dans ce domaine, il est nécessaire deréunir une multitude de compétences. Dans le domaine sociolinguistique, lacommunication sociale fait appel à la médiation culturelle et citoyenne. Elle contribueà satisfaire les destinataires et à améliorer la qualité de vie sociale et culturelle desindividus. Il est indispensable également Le domaine de la communication sociale se développe très sérieusementdepuis quelques années. Economiquement, il est très intéressant de travailler surdes données chiffrées pour étudier son ampleur. En effet depuis 2002, 7 centressociaux ont été créés dans les quartiers de la politique de la ville : Paris desfaubourgs (10e), Les Olympiades (13e), Porte de Vanves (14e), Danube (19e), LesAmandiers (20e), Archipelia (20e) et Saint Blaise (20e). Puis 6 nouveaux centressociaux vont être créés de 2008 à 2014 à Paris, 7 régies de quartier ont été crééesdans chacun des quartiers ; à côté de leurs programmes d’insertion, ellesdéveloppent de véritables projets de lien social, 5 points d’information médiationmultiservices, et plus de 400 associations sont soutenues chaque année dans leprogramme politique de la ville par la municipalité parisienne. 7
  8. 8. 3/ La communication systémique constitue sans aucun doute un des paradigmes deréférence pour analyser et comprendre la communication. Essayez de produire uneprésentation rapide mais argumentée de ce paradigme : De nos jours, afin d’analyser et comprendre la communication, un desparadigmes de référence est constitué par la communication systémique. Celle-ci estégalement appelée communication stratégique et participative. Tout d’abord, la communication stratégique part du postulat que le publicdestinataire a une défaillance dans son style de vie, dans son comportement, ou ades lacunes dans ses connaissances. Les objectifs de la communication stratégiquesont alors de faire adopter le destinataire d’une communication à « un nouveaucomportement », « un nouveau style de vie », « une nouvelle connaissance », etc.…ou encore d’amener le destinataire d’une communication à devenir un « déléguéactif » du destinateur de la communication. Le but de la communication stratégiquen’est donc pas seulement d’informer le destinataire de la communication mais ausside « modifier le comportement », « faire accepter des valeurs, des normes », et« rendre actif » le destinataire. La communication stratégique a pour objectif principalde changer « les comportements clés » des destinataires, afin de prévenir desdysfonctionnements donnés, des situations de risques ou de catastrophes, etc. ; etde renforcer les capacités internes du destinataire (des personnes ou des groupesconcernés). Pour cela, le destinateur s’appuie sur une implication de tous les acteursconcernés dans l’élaboration d’une campagne, sa réalisation et son évaluation. Il nes’agit plus d’une communication « unidirectionnelle », cest-à-dire un simple transfertde connaissances. C’est pour cette raison que l’on parle de « communicationparticipative ». Dans une telle communication, il est très important de bien définir quiest le destinataire et quelle est sa culture. La notion de « communication stratégique » a été élaborée dans les années1990, par les spécialistes de la communication de la Banque Mondiale. En effet, en1999, la Banque Mondiale, et plus précisément Mme Cécilia Cabanero-Verzosatravaillant au département des relations extérieures de la Banque Mondiale, publieun manuel intitulé « Communication stratégique pour les projets dedéveloppement ». Ce manuel définit clairement les objectifs, les moyens de mise enœuvre, et les enjeux de la communication stratégique afin de changer lescomportements des pays en en voie de développement concernant l’efficacité deleurs conditions de vie sanitaires. Ce manuel décrit précisément l’évolution du comportement du destinataired’une communication stratégique selon cinq étapes typiques : -Dans la première phase, le destinataire est un « auditoire » non informé. Ace moment là, la communication doit provoquer une prise de conscience, unesensibilisation, un processus d’apprentissage… -Dans la deuxième phase, le destinataire est un « auditoire » conscient,concerné, puis informé. A ce moment là, la communication doit montrer les bénéficesdu changement de comportement. 8
  9. 9. -Dans la troisième phase, le destinataire est un « auditoire » motivé à deschangements de comportement. A ce moment là, la communication doit apporter dessupports, des aides, des conseils, des motivations. -Dans la quatrième phase, le destinataire est un « auditoire » qui essaie, etexpérimente un nouveau comportement. A ce moment la communication doitassister l’auditoire, et renforcer les capacités requises et l’usage continu. -Enfin, dans la cinquième et dernière phase, le destinataire est un« auditoire » qui soutient le nouveau comportement. A ce moment là, lacommunication se sert de l’auditoire pour élargir son influence, fournit uneassistance, et continue à renforcer les capacités au travers de formations,d’enseignements, etc. La notion de communication stratégique a donc été conçue et testée dans uncontexte originel de communication au service du développement (durable), et plusspécifiquement dans les domaines de la santé publique (PSN : Population, Santé,Nutrition), et de la réduction de la pauvreté ; et a vu le jour sous forme deprogrammes d’information, d’éducation, et de communication (IEC). En ce qui concerne le domaine de la santé publique, il convient de préciserque le double objectif poursuivi était de faire adopter aux populations concernéesdes comportements face à la santé permettant d’améliorer le niveau de la santépublique, tout en maintenant à un niveau « raisonnable » les coûts des dépenses ensanté publique, et notamment dans les pays dits du tiers monde ou en voie dedéveloppement. Mais la communication stratégique n’est pas une communication appliquéeuniquement par la Banque Mondiale. En effet, la FAO (Food and AgricultureOrganization of the United Nations, i.e. l’Organisation des Nations Unies pourl’alimentation et l’agriculture) utilise également ce procédé et y fait référence dansces publications consacrées à la communication participative rurale. En outre, unautre organisme qu’est FIDAfrique-IFADAfrica, le réseau de promotion de partagedes savoirs et des innovations pour la réduction de la pauvreté rurale en Afriquesubsaharienne, utilise également une stratégie de communication pour ledéveloppement communautaire, et met en ligne sur son site internet un guidepratique en cinq étapes. Après l’étude que nous venons de faire de toutes ces informations, nouspouvons donc dire que la communication stratégique et participative, de par sesobjectifs, se distingue des autres formes de communications, et constitue donc undes paradigmes de référence pour comprendre et analyser la communication. 9
  10. 10. 4/ L’expertise culturelle essaie d’expliciter une quinzaine de types de référencecontribuant très fortement à l’identité culturelle (sentie, vécue, représentée, …) d’ungroupe social, d’une personne ou encore d’une région. Essayez d’expliciter ces 15types de référence à l’aide de deux exemples (tirés, dans la mesure du possible,d’une zone géolinguistique « orientale »). Créer une expertise culturelle relève en premier de la collecte dinformations etde documents afin dexpliciter les éléments du cadre de référence culturel de lobjeten question. Les résultats permettront de mieux cibler son champ dactions entémoignant de sa diversité culturelle. Les quinze références pré-établies sont lessuivantes: *Valeur relative à.... la famille, la vie, le travail... *Règles (normes, obligations...) * Croyances et idéologies *Connaissances et savoir-faire spécialisé *Traditions, mœurs, coutumes *Références historiques dont notamment les événements *Formes dexpression. Langue, vocabulaire commun *Manières dapparaître et de se comporter *Symboles, emblèmes, signes... * Objets de valeur jouissant dun statut de références *Œuvres intellectuelles *Personnes de référence (vedettes, artiste, intellectuel...) *Lieux avec un statut de référence (lieu de mémoire...) *Périodes, moments (liés à la religion, au travail...) *Événements rituels. Rites publics, familiaux, professionnels... Lorganisation WWOOF. Afin de permettre à des personnes aimant la campagne mais nayant pas lesmoyens dy accéder, une secrétaire londonienne eu lidée de créer en 1971 uneassociation qui promouvrait le monde rural et porterait un nouvel intérêt pour la vie àla campagne. Avec son succès immédiat, le concept sétendit dans de nombreuxpays, pour en atteindre une vingtaine aujourdhui. Wwoof est aujourdhui uneorganisation internationale mettant en relation des volontaires avec des hôtes dumonde entier. Concernant généralement des fermes biologiques ou des structuresaux objectifs plus larges. Le principe est assez simple, le wwoofer travaille quelquesheures par jour dans le champ (par exemple) de son hôte en échange du gîte et ducouvert. Il n´y a donc aucun échange sous forme monétaire ce qui permetassurément d´échanger bien d´autres choses. Valeurs: Elles touchent principalement les domaines du social, delagriculture, et de léchange. Dans un processus déchange de services, le wwoofingest gratuit (sauf la carte de membre) et mise sur limplication positive de chacun.Fervent défenseur de lécologie, toutes les lieux daccueils sont impliqués(restauration, environnement, agriculture...) dans la cause avec la garantie dunmode de vie le plus sain et respectueux de la nature. 10
  11. 11. Humainement, lexpérience est sans égal. Le partage est de mise puisque le plussouvent, lhôte accueille le wwoofer dans son propre logis et linvite à sa table. Règles, normes: Afin que le séjour se passe le mieux possible malgré lesdifférences interculturelles, il existe toute une liste de règles à respecter tant pourcelui qui reçoit, que pour larrivant. Et toute personne sinscrivant dans lorganisation,doit prendre connaissance de la charte, puis la signer. Croyances et idéologies : Étant une ONG, il ny a aucune religion.Cependant WWOOF développe une idéologie très écologiste en montrant un grandrespect de lenvironnement et un fort véhicule des notions de partage dans légalitéet lexpérience. Connaissances et savoir-faire : Léchange de savoir-faire est la base de lacharte. Adhérer à WWOOF, cest accepter dapprendre et de transmettre desconnaissances utiles (aussi bien manuelles quintellectuelles). Chaque hôte précisesur sa page de présentation (via le site internet) les connaissances que le wwoofeurdoit posséder, et ce quil va éventuellement apprendre en « travaillant ». Traditions, mœurs : Linterculturel étant de mise, chacun découvre les us etcoutumes de lautre dans un cadre familial. Loin dêtre institutionnalisés, il estpresque rentrer dans les mœurs décrire un mot sur le livre dor de ses hôte ainsi quede préparer au moins une fois, un repas typique de son lieu de provenance. Références et événements historiques : En dehors de lhistorique delassociation, il nexiste pas de moments forts dans lannée avec par exemple unefête du WWOOFing. Cependant nous pouvons nous référer à deux dates-clé : 1971(année de création de WWOOF) et 2000 où a eu lieu le premier congrès internationaldu WWOOFing. Cette conférence réunissant 15 pays membres, a permis de fonderWWOOF international et de définir dune charte commune. Formes dexpression, langage : Pas de langue officielle. CependantWWOOF possède son petit jargon : le wwoofing (action de partir travailler avecWwoof) et wwoofer (membre hébergé par lhôte). Manières dapparaître et de se comporter : WWOOF était très discrètejusquà il y a peu. Mais depuis « la crise », ce genre dassociations est très sollicitécar il permet de partir en vacances sans trop dépenser. De plus en plus connu,WWOOF ne fait aucune publicité et reste très modeste quant à ses idéologies. Emblème, symbole: Lorganisation est représentée par un sigle assez simpleà mémoriser et signifiant: World Wide Opportunities On Organics Farms. Objet de valeur : Pas de références. Œuvres intellectuelles : Concrètement, il nexiste que quelques ouvragestémoignant de lexpérience du Wyoming. Personnes de référence : Aucune personnalité nest représentative delassociation, dautant plus quil ny a pas de publicité. Les personnes de référencesont les hôtes et les wwoofers. Lieux référence : Étant une organisation internationale, le seul lieu deréférence est le siège de International Wwoof, en Grande-Bretagne. Périodes, moments : Son périmètre (social et géographique) étant très vaste,WWOOF ne possède pas de périodes références. Cependant, en ce focalisant surles zones géographiques plus spécifiques, on pourrait établir une liste des momentsles plus fastes pour le wwoofing (selon les tâches à effectuer). Généralement, cestpendant les belles saisons que les wwoofers sont le plus sollicités. Événements rituels : Lassociation en elle-même ne possède de rituelsdaucune façon, excepté linscription obligatoire (afin de pouvoir interagir avec la 11
  12. 12. communauté) et la ratification de la charte. Néanmoins, chacun partagera les rituels(quotidiens, religieux, professionnels...) de lautre en vivant sous son toit. Depuis aujourdhui 40 ans, WWOOF parvient a conserver et transmettre sesvaleurs premières avec un succès grandissant. A lheure dune remise en questionsur les pratiques écologiques dans le monde entier, il devient de plus en plusnécessaire de comprendre son environnement pour mieux vivre avec. Lorganisation agissant dans une vingtaine de pays très variés, il estégalement possible de faire une expertise culturelle sur chacune de ces zonesgéographiques, afin dobtenir des informations plus précises. Cependant, il ressort clairement de ces observations que WWOOF est uneONG basée sur le respect de lenvironnement, le partage de lexpérience etléchange des savoir-faire de tous ses membres. La secte Aum Shinrikyô : Fondée en 1984 par Shôkô Asahara, Vérité Suprême dAum (son secondnom) sévit principalement au Japon. A la base religieuse, elle se politise petit à petitavec des actions criminelles dune grande violence. Toujours active de nos jours,Aum Shinrikyô est soumise a une surveillance constante des autorités japonaises etses membres vivent malgré eux en marge de la société, qui les montre du doigt.Aujourdhui Aum Shinrikyô a été rebaptisée Aleph. Valeurs : Basée sur la méditation décrits et la vénération du gourou, elleprône avant tout des valeurs religieuses avec le sacrifice de soi et lascétisme, puispolitiques dès 1990. Un gouvernement interne constitué de ministres fut mêmeétabli. Règles et normes : Il existe bien sûr un règlement, mais les adeptes sont toutde même libre de choisir de vouer totalement leur vie à Aum Shinrikyô (lesrenonçant) ou partiellement. Depuis 1999, Aleph exige que ses membres sengagentpar écrit à ne pas enfreindre les lois. Croyances et idéologies : Aspirations de types hindouiste, bouddhistes etyogistes, elle prône un style de vie ascétique et un culte au chef. Lidée principaleétant basé sur une pensée millénariste, un grand crédit était accordé aux prophétiesde Nostradamus, où seuls les membres du groupe seraient épargnés parlapocalypse. Asahara créa également le concept de Poa: Il est légitime déliminerson adversaire afin déviter à celui-ci de commettre un crime qui lui fermerait laccèsau nirvana. Connaissances et savoir-faire : Afin de préparer ses attentats biologiques,la majorité des recrutements se faisait parmi lélite intellectuelle japonaise. Ainsi,Aum Shinrikyô rassembla beaucoup de connaissances dans beaucoup de domaines.Officiellement, Asahara utilisait ses prétendues connaissances et capacités àcombler un vide spirituel pour recruter ses adeptes. Traditions, coutumes : Les actions effectuées au sein même de AumShinrikyô ne sont communiqués nulle part. Nous supposons lexistence de coutumesmais ne pouvant laffirmer. 12
  13. 13. Manière dapparaître et de se comporter : Aujourdhui beaucoup plusdiscrète, Aleph recrute toujours via internet et la distribution de tracts. Bien avantcela, elle faisait sa promotion librement sur les médias japonais et existait dansplusieurs états sous le nom de lentreprise Maha Posya Inc. (de soi-disant import-export) grâce à laquelle elle se fournissait en équipement nécessaire pour fabriquerses agents chimiques. Malgré ses prédictions apocalyptiques délirantes, la sectegarde son crédit grâce à a renommée de ses adeptes issus de lintelligentsiajaponaise. Également présente dans la sphère politique où elle présentera 25 de sesmembres aux élections parlementaires (échec total). Références historiques :Créée en 1984, elle obtient un statut officiel en1989, année de son apparition sur la scène politique. La date fatalement liée à AumShinrikyô est bien entendu celle du 20/03/1995, attaque au gaz sarin ayant entraînéla mort de 25 personnes. Langage, vocabulaire : Excepté les écrits médités le plus souvent en sanskritet tibétain (car issus du bouddhisme), il nexiste pas de langage ou de vocabulairepropre au groupe. Symbole, emblème : Aum est un symbole fort signifiant en sanskrit « pouvoirde destruction et de création de lunivers » et shinrikyô étant la traduction japonaisede « enseignement de la vérité suprême ». La figure emblème semble être ShôkôAsahara, le fondateur du groupe. Mais il nest pas rare, quil apparaisse sous levisage de Shiva, dieu destructeur hindou. Objets de valeur : La doctrine de Aum Shinrikyô se base sur des textesbouddhistes et hindouistes ainsi que sur des prédictions écrites de Nostradamus.Cependant, aucun objet nest vénéré en dehors de Shôkô Asahara lui-même. Notonstout de même le port obligatoire dun casque muni délectrodes afin dêtre encommunion direct avec les pensées du gourou. Œuvres de référence : Intellectuellement, Shôkô Asahara a édité unemultitude décrits de nature prophétique. Pour ce qui est des actions, le groupe avanttout connu pour avoir perpétré une certaine activité criminelle et notamment lattentatau gaz sarin en 1995 (ce qui, du point de vue de la secte, peut être vu comme uneœuvre.). Personne de référence : Figure emblématique et fondatrice du groupe,Shôkô Asahara sera condamné à la peine capitale en 2004 suite aux attentats augaz Sarin dans le métro de Tôkyô en 1995. Ses recours en justice épuisés, il attendtoujours sa sentence. Malgré son sa situation, la secte Aleph le considère toujourscomme le guide spirituel tout en lui refusant tout pouvoir effectif.Intellectuellement Lieu de référence : Basée au Japon( et en minorité en Russie), le siège deAum Shinrikyô fût découvert par les autorités peu après les attendant de 1995. Celui-ci était situé sur le mont Fuji. Périodes et moments de référence : Le groupe existant dans le but de sepréparer à survivre à lapocalypse, il était écrit quArmageddon, prédit parNostradamus arriverait entre 1997 et 2003. Ainsi les membres vivaient dans lattentede ce moment. Ponctuellement, il ne semble pas y avoir de célébration annuelle ouautre. Événement rituel : Les rites spirituels se durcissent dès 1989 avec desséances de méditations intensives et des rites « laveurs de cerveau » (proposrecueillis par danciens adeptes). 13
  14. 14. Il apparaît clairement dans ces observations quavant de se muer en Aleph, legroupe Aum Shinrikyô eut un champs daction dévastateur perpétré dans la violence,le repli sur soi et labrutissement par un véritable lavage de cerveau. Sa réputationnest plus à faire et rare sont les personnes (surtout au Japon) nen nayant jamaisentendu parler. Malgré cela, le groupe existe toujours, sous un nouveau nom et surveillé enpermanence par les autorités et continue de recruter. Comptant aujourdhui plus de1600 membres dans plusieurs établissements, Aleph reconnaît une part deresponsabilité dans les crimes qui lui sont imputés et conserve Shôkô Asaharacomme emblème vénérable. Cependant les réunions en huis-clos son interdites etles membres subissent un rejet de la part de la société japonaise. 14
  15. 15. 5/ La « bonne conduite » d’une communication interculturelle repose sur une gestionde différences culturelles entre les participants de celle-ci. Expliquez de quoi il s’agiten donnant des exemples. La Communication interculturelle est une technique pour informer, renseigneret enseigner, elle fait surtout appel à une compétence interculturelle. Elle peuts’exprimer sous différentes formes comme une communication médiatisée, direct,naturelle ou publique. Elle s’appuie bien entendu sur la parole, les gestes ou mêmedifférents supports écrits ou numériques. Dans la démarche d’une communication interculturelle, la différence culturelleentre les acteurs devient le point décisif pour mener à bien une communicationinterculturelle. Elle s’oriente par rapport à la culture de son public et doit définir sonidentité. Pour appréhender une « bonne conduite » de communication interculturelle,il faut avant tout réaliser une expertise culturelle. Ce processus se définit par uneprise en compte de la notion de culture dans sa définition et son approche mais aussiune acquisition au préalable d’une importante connaissance sur la région, le grouped’individus ou l’époque concernée. L’expertise culturelle donne recours à différentescompétences telles que des compétences sociolinguistiques, interprétatives,communicatives et stratégiques. Il est essentiel de posséder des connaissancesdans les cultures, les styles de vie, les visions du monde, des attitudes et destraditions. Cela permet de mettre en place l’identité du (des) communicant(s). Le butest de coopérer et du mieux vivre ensemble en mettant face à face des individus. Prenons un exemple pour illustrer la «bonne conduite » d’une communicationinterculturelle. On peut observer ainsi qu’il existe certains domaines dans lesquellesil est important de mettre l’accent dès le début pour éviter un blocage dans lacommunication. En ce qui concerne par exemple les échanges interculturels, ladimension de communication non – verbale est un élément essentiel. En effet, il fautsavoir évaluer et traiter les différents codes non verbaux comme gestes, placementde la voix, contact visuel et gestion de l’espace, lors d’un échange avec unepersonne. Plutôt que de juger ces expressions non verbales, il est préférabled’essayer de les comprendre. Notre perception et interprétation du non verbal estsouvent inexacte, basée sur nos propres valeurs et normes, et non pas sur celles dela personne avec qui nous interagissons. Pour illustrer davantage cette notionprenons l’exemple de la distance lors d’échange interculturel. L’anthropologue états-unien, Edward T. Hall détermine différentes formes de distance, la distancesociale, personnelle, intime et publique. Or, la bonne distance est régie par un codeculturel secret. L’enjeu principal pour une bonne conduite de communication interculturelleest de décoder des règles implicites afin de rendre les relations plus faciles et dediminuer par exemple les malentendus. Puis, la bonne tenue d’une communication interculturelle résulte d’unensemble de connaissances à mettre en place avec l’interlocuteur. Il est trèsimportant de mettre son interlocuteur en confiance tout en restant dans une 15
  16. 16. perspective d’écoute, d’échange et de partage. En effet, savoir que le dialogue seproduira dans un cadre de référence commun permet d’installer une certainesérénité et une ouverture dans les échanges en vue de s’adapter aux différentesspécificités culturelles. En Russie, par exemple, au début de l’échange avecl’interlocuteur, pour saluer celui-ci, il est nécessaire de s’adresser à la personne enla nommant par son prénom suivi de son patronyme et non pas son nom de famille.La poignée de main également ne se fera jamais sur le seuil d’une porte mais àl’intérieur cela porte malheur et signe de non-respect. On remarque bien qu’il estessentiel d’établir une complicité, une entente en connaissant les pratiquesculturelles dans le but de rassurer l’interlocuteur que la communication s’établiradans l’échange et non pas le jugement. Par ailleurs, la difficulté majeur pour établirune « bonne conduite « dans la communication interculturelle est de mettre en placeun cadre commun et faire en sorte que chacun participe au sein même du dialogue.Les différences culturelles ne doivent pas être un barrage à la communication maisêtre valorisé comme facteur de diversité. Elles sont hiérarchisées dans une échellede valorisation qui renvoie à des différences selon les acteurs impliqués dans lacommunication. Les différents styles de vie, comportements, pensées établissentdes perceptions différentes. En effet, on constate qu’il existe des différencesculturelles dans le fait par exemple d’être ponctuel, de se saluer différemment parrapport au moment de la journée, de négocier ou du savoir se comporter en tantqu’invité. Ayant fait au préalable ce constat et en ayant conscience, il faut amenerl’(les) acteur(s) dans la communication interculturelle à tirer profit de cette richesseinterculturel pour éviter le blocage. Des exercices par exemple peuvent nous amenerà nous interroger sur notre propre culture et à réfléchir sur ses spécificités en vued’adapter un comportement ou une vision plus tolérante de la culture d’autrui. La participation de l’interlocuteur et son investissement personnel dans cettedémarche de communication interculturelle doivent être réellement pris en compte etacquis lors des échanges. Une confiance s’installe entre les différents acteurs ce quipermet de développer des liens entre les individus et donc de faire progresser leséchanges. Pour mener à bien une « bonne conduite » de communicationinterculturelle il faut savoir gérer les différences culturelles entre les participants enétablissant une base commune tout en conservant et en prenant en compte chaquespécificités culturelles en tant qu’atout culturel de chacun. L’expertise culturelle doitêtre correctement menée afin d’éviter tous types de blocages. 16
  17. 17. 6/ Il existe différentes échelles de valorisation des différences culturelles. Expliquez-les à l’aide d’exemples concrets. Avant de parler des différentes échelles de valorisation des différencesculturelles, il convient de préciser qu’une différence culturelle implique toujours uneéchelle de valorisation ou de hiérarchisation des différences. En effet, les différencessont toujours ressenties de manière subjective par les acteurs concernés, soumisesà des évaluations, puis hiérarchisées suite à des jugements de valeurs, eux-mêmesjustifiés par le cadre de référence définissant l’identité culturelle de l’acteur qui juge. Les échelles de valorisation sont donc des indicateurs de distance entreindividus ou groupes sociaux, et renvoient à des différences systématiques dans lescadres de référence des acteurs impliqués dans une communication. Il s’agit parexemple des différences de comportements, de style de vie, de vision du monde, ouencore de savoir-faire. Nous distinguons quatre grandes échelles de valorisation des différences. Dans un premier temps, il existe l’échelle de la distance subjective quantifiée.Il s’agit d’une échelle mettant en évidence le fait que certaines cultures n’ont pas lamême notion des quantités que d’autres. Ce rapport aux proportions est totalementsubjectif et dépend complètement de la culture dans laquelle on grandit. Nouspouvons citer par exemple les très grandes portions de nourritures servies dans lesfast-foods aux Etats-Unis, comparées à celles de l’Europe. Un autre exempleillustrant l’échelle de la distance subjective quantifiée est celui d’un rapport au tempsqui est différents selon les cultures, et qui peut être révéler par le proverbe afghansuivant : « Les occidentaux ont des montres, nous nous avons le temps » Dans un deuxième temps, il existe également l’échelle de la distanceépistémique. Celle-ci se rapporte aux connaissances, à la science, aux avancés desconnaissances scientifiques de notre monde. C’est donc une échelle valorisant ladifférence du niveau de connaissance d’un groupe par rapport à un autre. Pourillustrer cette échelle de la distance épistémique, j’ai choisi de trouver un exempledans les récits de voyages du navigateur James Cook, dans le livre « Relations devoyages autour du monde », paru aux éditions « La découverte ». Ce célèbrenavigateur du 18ème siècle a parcouru le monde en bateau, et notamment les îles duPacifique, où il a été confronté à de très nombreuses situations interculturelles.Parlant des « naturels » d’une de ces îles, il écrit : « On fit feu une troisième fois, etl’un d’entre eux fut tué sur place. A cette vue, les trois autres restèrent sansmouvement pendant une ou deux minutes, avec toute l’apparence d’une surprisecomplète ; ils se demandaient sans aucun doute ce qui avait bien pu tuer leurcamarade » (page 65). Cet extrait montre bien la différence de niveaux deconnaissances techniques entre le navigateur et les naturels de l’île, qui n’étaientarmés que de lances. La troisième échelle de valorisation des différences et celle de la distancemorale. C’est une échelle qui se rapporte aux mœurs, et plus précisément auxdifférences de traditions et de mœurs entre différents groupes culturels. Pour 17
  18. 18. illustrer cette échelle, j’ai de nouveau trouvé un exemple dans les récits de JamesCook, cette fois-ci en Nouvelle-Zélande : « Je désirais devenir témoin oculaire d’unfait dont beaucoup de gens doutaient, je donnai l’ordre de faire griller un morceau dechair, où un de ces cannibales le mangea avec une avidité surprenante. L’effetproduit sur nos hommes fut si vif que quelques-uns allèrent jusqu’à se trouver mal. »(page 217). La pratique du cannibalisme est un exemple un peu extrême, mais quimontre combien des différences de mœurs peuvent créer l’indignation oul’intolérance. Il existe enfin l’échelle de la distance émotionnelle, affective, qui met enévidence le fait qu’un individu d’un groupe culturel, face à une situation ou un état defait, pourra réagir de manière totalement différente par rapport à un autre individud’un autre groupe culturel. Nous pouvons illustrer cette dernière échelle devalorisation en donnant l’exemple du rapport à la mort complètement différent entreles Occidentaux et les Mexicains. En effet, les Occidentaux prennent la mort très ausérieux et la voient comme dramatique, alors que les Mexicains prennent la mortavec beaucoup plus d’humour et de détachement, et fêtent même la mort les 2novembre de chaque année. Cette vision de la mort pour les Mexicains est un faitpurement culturel qui vient de très loin, hérité des civilisations précolombiennes(Aztèques). Ces échelles de valorisation des différences sont donc très importantes, carelles permettent d’éviter de nombreux problèmes liés à la perception des différences,tels que les malentendus et les incompréhensions, le culturo-centrisme, le replicommunautariste, et tout l’éventail des émotions dysphoriques résultants desattentes frustrées des acteurs engagés dans un échange interculturel. Enfin, le rejet de ces échelles de valorisation des différences et mêmel’application de sa contre-mesure qui serait la non communication mènerait àdifférents types de cas extrêmes, que sont les situations bloquées, la dénégation deses propres valeurs au détriment d’un autre système de référence, ou encore ladévalorisation systématique, la dénégation de l’autre, pouvant mener à descomportements allants des préjugés jusqu’au racisme. 18
  19. 19. 7/ Expliquez le terme « Compétence Interculturelle » et produisez des exemplesconcrets. La compétence interculturelle se définit comme la capacité d’entrer enéchange avec des personnes, groupes…possédant des références culturellesdifférentes, et de se servir de ces différences comme d’un vecteur de réussite pour lacommunication. Il s’agit de pouvoir être capable de mener à bien une communicationfaisant interagir plusieurs entités culturelles différentes. La compétence de communication interculturelle nécessite plusieurs aptitudeset capacités : -Des savoirs : Une compétence interculturelle présuppose avant tout lamaîtrise d’un certain nombre de savoirs, de connaissances à proprement parler surles cultures et les modes de vie des différents acteurs de la communication. Cetapprentissage des savoirs constitue une démarche qu’on appelle « l’expertiseculturelle ». Cette démarche se définit tout simplement comme l’étude desréférences culturelles des différents groupes culturels dont font partie les acteurs dela communication, et ce en vue d’adapter l’activité, les contenus, et les ressources dela communication aux spécificités culturelles du destinataire. Le savoir et lesconnaissances sur les différences culturelles constituent donc une aptitude clef de labonne réussite d’une communication interculturelle. Pour illustrer la nécessité demaîtriser des connaissances sur la culture du destinataire lors d’une communicationmettant en scènes des acteurs provenant de groupes culturels différents, nouspouvons donner l’exemple très récent de la marque de chaussure Puma, qui a eul’idée de créer et de mettre en vente une chaussure reprenant les couleurs dudrapeau des Emirats Arabes Unis, qui fêtaient leur quarante ans. La sortie de cettechaussure aux Emirats a débouché sur un mouvement d’indignation, car dans lespays arabes, le statut de la chaussure est vraiment négatif, et associé à l’impureté.Mettre le drapeau des Emirats Arabes Unis sur des chaussures était donc totalementinapproprié, et mettait en évidence le fait que Puma n’a pas mené d’expertiseculturelle avant de se lancer dans la fabrication de ce modèle de chaussure. -Du savoir-faire : Une compétence interculturelle nécessite également unensemble de savoir-faire, définit par des techniques, des pratiques decommunication. Si le savoir décrit des connaissances, le savoir-faire décrit descompétences. Il s’agit d’abord de compétences sociolinguistiques et sémiologiques.C’est-à-dire la capacité à pratiquer et être compétent dans la langue du destinatairede la communication si elle est différente de la langue du destinateur, ou pluslargement la capacité à exprimer et comprendre différents langages et systèmesd’expressions. Il s’agit également de compétences interprétatives, cest-à-dire decapacités à la compréhension et à la bonne appropriation de messages qui noussont destinés. Il faut ensuite avoir des compétences communicatives, qui permettrontde produire et d’énoncer clairement des messages, facilement compréhensible par ledestinataire. Enfin, le dernier domaine de savoir-faire qu’il convient de maîtriser estcelui des compétences stratégiques. Cest-à-dire de la capacité à atteindre un but decommunication. Un exemple très simple décrivant un savoir-faire serait lacompétence dans une langue étrangère, par exemple une compétence de travaille 19
  20. 20. en chinois si notre public destinataire de la communication appartient à l’aireculturelle dite chinoise. -Du savoir être : Une compétence interculturelle nécessite enfin un savoir être,cest-à-dire une identité propre, un mode de fonctionnement, un comportementadapté à la réussite d’une communication interculturelle. Autrement dit, le savoir êtrecorrespond à la capacité de produire des actions et des réactions en accord avecson environnement, si bien qu’on pourrait le définir comme un art de la convivialitéavec ses interlocuteurs. Le savoir être peut s’exprimer dans une identité, uneattitude, un style de personnalité, ou encore dans tous types de qualités humaines.Mais le savoir être peut aussi être présent dans un contexte de motivationspersonnelles.Mais d’une manière générale, une qualité humaine essentielle que nécessite lacommunication interculturelle est la capacité d’adaptation, et de décentrement, faceà des destinataires ayant des cadres de références culturels parfois radicalementdifférents. Nous pouvons par exemple citer le cas d’un Italien expatrié, travaillantdans une entreprise japonaise. Pour la bonne réussite du dialogue au sein de cetteentreprise entre cet Italien et ses collègues Japonais, il devra avoir en lui unecapacité d’adaptation, afin de mettre son comportement au même niveau que celuides Japonais. Le caractère latin étant réputés assez prononcés, le contraste avec lecomportement des Japonais sera assez fort, et l’Italien devra faire preuve d’unebonne dose de motivation et d’adaptabilité pour la bonne réussite de lacommunication au sein de l’entreprise. Ainsi, la compétence interculturelle décrit donc une capacité à garantir laréussite d’une bonne communication interculturelle, et cette capacité s’acquiert autravers de la maîtrise de trois aptitudes : les savoirs, le savoir-faire, et le savoir être.Et ces trois aptitudes ne peuvent être maîtrisées qu’à condition d’avoir fait desétudes et des recherches sur la culture dont fait partie le public destinataire de notrecommunication ; mais aussi à condition d’avoir acquis de l’expérience dans dessavoirs plus techniques ; et enfin à condition d’avoir effectué un développementpersonnel favorisant l’assimilation de qualités humaines telles que l’adaptabilité, ledécentrement, la modestie, ou encore la tolérance, celles-ci étant favorables à laréussite d’une communication interculturelle. 20
  21. 21. Bibliographie et Webographie:-Relations de voyages autour du monde, James Cook, Editions « La découverte »,Paris, 1998, 455 pages.-http://www.wwoof.org/-http://www.wwoof.pt/-http://conflits.revues.org/index720.html-http://www.stratisc.org/strat_6667_Campbell.htmlhttp://www.odessaphotographies.com/index.php/mptt_galeries/voir/p:36/g:497234ed4f05d-http://www.russiefrance.org/fr/nous/exposition.html-http://www.parismoscou.info/partenaires_fr.html-http://www.gruppa-r.ru/services/security/garden/ 21
  22. 22. Bibliographie et Webographie:-Relations de voyages autour du monde, James Cook, Editions « La découverte »,Paris, 1998, 455 pages.-http://www.wwoof.org/-http://www.wwoof.pt/-http://conflits.revues.org/index720.html-http://www.stratisc.org/strat_6667_Campbell.htmlhttp://www.odessaphotographies.com/index.php/mptt_galeries/voir/p:36/g:497234ed4f05d-http://www.russiefrance.org/fr/nous/exposition.html-http://www.parismoscou.info/partenaires_fr.html-http://www.gruppa-r.ru/services/security/garden/ 21

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