L’impact d’Internet sur nos modes de vie

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Cet essai se veut un constat rassemblant des faits à travers divers textes à caractères culturel, économique, sociologique et politique dont le but est de pousser la réflexion concernant l’incidence du web sur nos vies. Il y a moins de quinze ans, on vivait très bien sans internet. De nos, jours, on ne s’imagine pas faire quelque chose sans y avoir recours. Bien sûr, internet a un très grand impact sur nos vies, en nous aidant à mieux accomplir, ou accomplir plus facilement, certaines besognes. Mais jusqu’à quel point internet a-t-il un impact? Serait-il possible qu’il ait réussi à changer la base fondamentale de notre mode de vie et notre façon de penser? L’histoire en est-elle à un tournant sociologique?

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L’impact d’Internet sur nos modes de vie

  1. 1. UNIVERSITÉ DE MONTRÉALL’impact d’Internet sur nos modes de vie Par VÉRONIQUE BETTEZ BETV17628502 Certificat en relations publiques Faculté de l’éducation permanente Travail présenté à Patrice Leroux Dans le cadre du cours REP2400 Internet et relations publiques 30 octobre 2012
  2. 2. Cet essai se veut un constat rassemblant des faits à travers divers textes à caractèresculturel, économique, sociologique et politique dont le but est de pousser la réflexionconcernant l’incidence du web sur nos vies. Il y a moins de quinze ans, on vivait très biensans Internet. De nos, jours, on ne s’imagine pas faire quelque chose sans y avoirrecours. Bien sûr, Internet a un très grand impact sur nos vies, en nous aidant à mieuxaccomplir, ou accomplir plus facilement, certaines besognes. Mais jusqu’à quel pointInternet a-t-il un impact? Serait-il possible qu’il ait réussi à changer la basefondamentale de notre mode de vie et notre façon de penser? L’histoire en est-elle à untournant sociologique? 2
  3. 3. Table des matières Aspect marketing......................................................................................................................... 4 Les tendances de magasinage ................................................................................................. 5 Sondages et études de marché ............................................................................................... 6 Aspect sociologique ..................................................................................................................... 7 Une société matérialiste? ........................................................................................................ 7 Cyberdépendance.................................................................................................................... 8 Quand la dépendance prend des allures de drames ............................................................. 10 Trouver l’amour grâce au web .............................................................................................. 11 Aspect politique......................................................................................................................... 13 La liberté d’expression .......................................................................................................... 13 Les médias sociaux, acteurs de la démocratie ...................................................................... 14 Conclusion ................................................................................................................................. 16 3
  4. 4. Aspect marketingVous savez les cartes de visites qu’on nous donne après avoir acheté les services d’uneentreprise, celles qui servent à connaître notre appréciation du dit service? C’est à sedemander si, dans les prochaines années, elles ne changeront pas du tout au tout pours’adapter à la réalité d’aujourd’hui. Ainsi, non seulement seront-elles accessibles vial’iPod, l’iPhone ou tout autre tablette ou téléphone intelligent, mais à une questioncomme « Comment avez-vous entendu parler de nous? », on trouvera comme choix deréponses :a) Spécial maires sur Foursquareb) Un ami a fait un check via Gowalla et l’a partagé sur son statut de Facebookc) Vous marchiez dans la rue avec votre iPhone pendant que vous investiguiez la réalitéaugmentée au monocle de Yelp ou du Scope de Urbanspoond) Après lui avoir posé la question, Siri vous a proposé cet endroite) Vous avez vu un pin à propos de nous sur Pinterestf) Vous avez vu des photos de notre entreprise via Instagramg) Grâce à un #FF surTwitterh) Via un moteur de recherche11 http://www.referenceur.ma/fr/medias-sociaux-marketing/195-les-medias-sociaux-ont-change-notre-facon-de-penser-en-2009 (Page consultée le 30 septembre 2012) 4
  5. 5. On décrit souvent les médias comme le quatrième pouvoir. Or avec les médias sociaux,chacun devient un média en soi, permettant ainsi de faire valoir ses idées à un grandnombre de personnes, d’autant plus si on sait s’y prendre. Les gens doués avec lesmédias sociaux et capables de captiver et de garder l’attention des gens deviennent desleaders d’opinions et peuvent avoir une grande influence sur un entourage élargi.Lorsqu’une personne est mécontente des services d’une entreprise, elle ne se contentepas d’en parler à son entourage immédiat. On ne parle plus de bouche à oreille. Cettepersonne s’en plaindra publiquement via son compte Facebook ou Twitter, ou bien dansson blogue. Ce statut, ou cet article, peut être partagé par d’autres gens qui partagentson opinion et ce phénomène peut prendre une telle envergure qu’il pourrait carrémentnuire à la réputation de l’entreprise, comme on l’a vu plusieurs fois, notamment avec lecas Lassonde, et dernièrement avec le cas du Colossus Laval.Les tendances de magasinageBeaucoup de gens ne misent maintenant plus que sur le magasinage en ligne. Cettefaçon de faire en accommode plus d’un, puisqu’il est désormais possible d’acheter touten ligne, même son épicerie. Les gens qui n’aiment pas sortir sont servis. Plus besoind’aller au centre commercial et de se faire bousculer de tout par tous côtés. Pas besoind’essayer des tonnes de vêtements pour en trouver un qui nous va bien. Il suffit de voirsur le site du magasin comment le vêtement tombe sur le mannequin qui le porte.Certains concessionnaires offrent même la possibilité d’acheter une voiture entièrementen ligne. On peut visiter l’intérieur de la voiture, apprendre toutes ses fonctionnalités, 5
  6. 6. poser ses questions, faire une demande de crédit et tout cela, en ligne. Une fois lestransactions complétées, la voiture est livrée chez nous.Sondages et études de marchéLes enquêtes par sondage ont toujours été un outil précieux pour prendre le pouls de lapopulation concernant une marque ou un produit. Elles permettent de connaîtrel’opinion des consommateurs et ainsi faire une corrélation avec leurs opinions et leurscomportements. Mais ces sondages ne suffisent plus, puisque beaucoup plusd’information est accessible librement sur le web. Les forums de discussion regorgentd’information, d’opinions, de plaintes, etc. Comme le dit Shelley Zalis dans son texte surla réalité de la recherche : Il en résulte un monde de surabondance, où les outils, les choix et les applications qui nous permettent d’accomplir des actions d’un simple toucher du doigt offrent une manne d’information qui n’est pas toujours captée par les sondages traditionnels. Il est possible d’être où sont les consommateurs et de savoir ce qu’ils pensent à n’importe quel moment, ou 2 presque.Le même phénomènes’observe pour les études de marché. Grâce à toute l’informationdont nous disposons sur chaque personne à travers les différentes plateformes, nouspassons maintenant à une nouvelle réalité où il est possible de recueillir toute cetteinformation concentrée dans une seule et même source, un seul et même appareil.Google peut rassembler toute l’information sur une personne et adapter les résultats2 http://www.ipsos.ca/fr/knowledge-ideas/ideas/articles/1208/la-nouvelle-realite-de-la-recherche/ (Pageconsultée le 30 septembre 2012). 6
  7. 7. d’une recherche qu’elle fait sur un moteur de recherche de sorte que cette personne ytrouve surtout des résultats basés sur ses intérêts, son historique de recherche, etc,comme nous l’a démontré Eli Pariser avec sa théorie des FilterBubble.3 Facebook, toutcomme plusieurs autres sites, vont même jusqu’à mettre de la publicité adaptée enfonction de qui nous sommes, de nos intérêts. Ainsi, une femme de 22 ans n’aura pas lamême publicité qu’un homme de 57 ans.Aspect sociologiqueUne société matérialiste?Aujourd’hui, beaucoup de gens redoutent davantage une coupure de réseau qu’unecoupure d’eau ou d’électricité. Bien que beaucoup de gens penseraient à sauver leurordinateur en premier lieu lors d’un incendie, la question du matérialiste est toujoursd’actualité. On parle ici d’un tout autre matérialisme, ou dématérialisme, si on veut.Comme pour chaque révolution de l’histoire, une nouvelle réalité s’impose, ainsi qu’unnouveau vocabulaire. Il y a cinquante ans, des expressions comme surfer sur la toile,avoir un antivirus, héberger un site, etc, prenaient une tout autre signification.Aujourd’hui, de nouveaux verbes font même leur apparition en fonction du web oud’application mobile, comme le verbe shazamer, qui fait partie courant du vocabulairedes adolescents et provient de la célèbre application mobile Shazam. Tous ces termesrenvoient à des concepts sans réalité tangible, pour atteindre néanmoins des buts réels,3http://www.thefilterbubble.com/ (Page consultée le 30 septembre 2012). 7
  8. 8. comme trouver une information via un moteur de recherche, envoyer un fichier,partager un document, communiquer, etc.On parle de dématérialisation car concrètement, ce sont des fichiers virtuels, c’est de lamusique virtuelle, des recherches virtuelles, des visites virtuelles, etc. Mais alors, on esten droit de se demander quelle est la limite entre le réel et le virtuel. Alors qu’avantl’avènement d’Internet, on faisait développer nos photos pour les mettre dans unalbum, on peut aujourd’hui garder toutes nos photos sur un ordinateur. Ces photosconstituent une possession tout aussi réelle que si on les avait en mains propres. Etlorsque l’on dispose d’un lien Internet à partir duquel les photos sont téléchargeables àtout moment, comme un album en ligne, la dématérialisation est presque totale, car lesfichiers ne sont même plus sur le disque dur. Ainsi, l’objet de possession s’estdématérialisé jusqu’à n’être qu’une simple adresse accessible à tout moment. 4 Nousarrivons donc à vivre très bien et se voir en pleine possession de tous nos biens alorsque ceux-ci ne sont que virtuellement accessibles.CyberdépendanceComme mentionné dans le précédent point, la plupart des gens préfèreraient êtrecoupés de courant ou d’eau que de devoir subir une coupure de réseau. Selon le siteComscore, 94 % de la population canadienne aurait au moins un compte sur un réseau4 http://www.scienceshumaines.com/comment-internet-change-notre-facon-de-penser_fr_21255.html(page consultée le 8 octobre 2012). 8
  9. 9. social.5 En moyenne, les utilisateurs de Facebook, de Google + et de Twitter passententre 5 h et 6 h par semaine sur chacun de ces sites.6Selon une étude menée à Limogespar le psychiatre Étienne Couderc, 4 % des membres Facebook en seraient accros et seconnecteraient plus de 11 fois par jour pour un total de 3 h par jour passées sur le site.7Des chercheurs en toxicomanie ont effectué une étude sur l’impact de Facebook et ladépendance qu’il crée. La dépendance à Facebook provoque des symptômes similaires àla toxicomanie ou à lalcool, selon létude.8À sa façon, Facebook apporte une alternativeau contact humain avec sa proximité virtuelle. Les gens qui y recourent plusieurs fois parjour ont l’impression d’être moins seuls et se connecter peut alors procurer un certainapaisement. Telle une drogue, cet apaisement représente un signe évident de ladépendance. La dépendance aux réseaux sociauxpeut causer de sérieux troubles,comme le manque de motivation au travail, de l’insomnie et de l’irritabilité en cas 9d’absence ou de prolongement de la période de déconnection. La dépendance peutvite devenir problématique dans le cas où elle affecte notre humeur et notre mode devie.5 http://www.comscore.com/fre/Press_Events/Presentations_Whitepapers/2012/The_State_of_Social_Media6 http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Rapports/NETendances_1-reseaux_sociaux_LR_.pdf7 http://www.memoclic.com/1215-facebook/17091-etude-addiction-facebook.html (Page consultée le 20octobre 2012).8 http://fr.canoe.ca/techno/mediassociaux/archives/2012/05/20120507-171004.html (Page consultée le20 octobre 2012).9 http://www.lanouvelle.net/Chroniques/Sante---dependances/2011-06-22/article-2604306/La-dependance-aux-reseaux-sociaux/1(Page consultée le 20 octobre 2012). 9
  10. 10. Une théorie concernant l’impact de Facebook veut que la façon de réfléchir de certainespersonnes dépendantes du site aurait fondamentalement été changée, de sorte quel’origine de chacune de leurs réflexionsserait basée sur le fait d’actualiser leur statutFacebook. Ainsi donc, chacune de leurs réflexions serait un potentiel statut Facebook,de sorte que l’ensemble de leurs réflexions raconterait une histoire sur leur vie. Cettethéorie n’a été l’objet d’aucune étude à ma connaissance, et cette situation nes’appliquerait probablement qu’à une partie des membres de Facebook, mais il seraittout de même intéressant de vérifier l’hypothèse.Quand la dépendance prend des allures de dramesL’accoutumance est le terme privilégié pour reconnaître une addiction à quelque chose.Dans ce cas-ci, le mot accoutumance n’est pas assez fort pour exprimer la gravité de lasituation. Des cas de cyberdépendance sévère ont été rapportés, principalement enCorée, où la connexion Internet est la plus rapide de la planète. En Corée du Sud, laconnexion Internet avec un téléphone intelligent est très répandue, abordable et faciledaccès. Que l’on soit dans le métro, dans lautobus ou en montagne, on peut êtreconnecté en tout temps. La technologie se développe si rapidement que les genscommencent à vivre dans un monde virtuel. Récemment, un bébé est mort de faim carles parents jouaient à nourrir un enfant virtuel plutôt que le leur.10 Il y a aussi plusieurscas où des jeunes sont morts en jouant trop longtemps à des jeux en réseaux sanssalimenter. En 2005, un Sud-Coréen de 28 ans est mort d’épuisement après avoir joué10 http://www.20minutes.fr/monde/389016-Monde-Accros-a-Internet-des-parents-laissent-mourir-de-faim-leur-bebe.php (Page consultée le 27 octobre 2012). 10
  11. 11. pendant 49 heures au jeu en ligneStarcraft.11 Un autre a poignardé à mort sonpartenaire de jeu car celui-ci avait vendu son épée virtuelle.12 Bien que les événementsdu genre soient des cas isolés et très rares, ils n’en demeurent pas moinstroublants.Selon Kim Hyun Oh, intervenant en dépendance informatique à Séoul, « lesprochaines générations ne pourront plus faire la différence entre le monde virtuel et lemonde réel. »Éxagéré? Probablement. Mais lorsque l’on pense au cas des parents quinourrissent un enfant virtuel au lieu du leur, on est en droit de se demander.Trouver l’amour grâce au webInternet nous amène son lot de désagréments, mais les internautes peuvent bénéficieraussi de certains avantages à la proximité qu’il procure. Il suffit de naviguer sur lesnombreux sites de rencontre pour constater que beaucoup de personnes profitent ducaractère de proximité que prolifère le web afin d’y trouver l’amour. Selon ComscoreMedia Metrix, chaque mois, sept millions de Canadiens surfent sur Internet pourtrouver l’âme sœur. Les rencontres en ligne représentent le 3e marché le plus lucratif(957 M$) sur Internet après les jeux en ligne (1 866 M$) et la musique digitale (1 732M$) (ForresterResearchInc, 2008).13S’il est si facile de savoir tout sur une personne enun clic, il est aussi facile de trouver une personne célibataire et de voir cette personne11 http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20050810.OBS6030/un-joueur-accromeurt-d-epuisement.html (Page consultée le 27 octobre 2012).12 http://xbox-mag.net/l-histoire-invraisemblable-d-un-meurtre-pour-une-epee-virtuelle__7988.html#axzz214cR1i4b (Page consultée le 27 octobre 2012).13 http://amourmarketing.blog-idrac.com/2010/12/29/lamour-online-statistiques/ (page consulté le 14octobre 2012). 11
  12. 12. sous tous les angles possibles grâce aux photos d’elle sur le web. Il est donc possible, etfacile, de magasiner l’homme ou la femme de ses rêves, sur le web.Ces chiffres ne sont pas étonnants; selon l’Institut de statistique du Québec, 41,1 % deshommes et 44,9 % des femmes sont célibataires.14«Auparavant, constate lanimateur etauteur Robert Blondin, les célibataires constituaient une petite minorité de lapopulation. Aujourdhui, il y a de plus en plus de gens seuls. Et au rythme où lesrelations se font et se défont, on assiste à la multiplication des solitudes, ce qui crée unurgent besoin de renouveler les rencontres.»15Est-ce que le fait d’avoir accès à un répertoire important de personnes célibataires grâceaux sites de rencontre pourrait avoir une incidence sur l’accroissement du nombre decélibataires? Probablement. Il est difficile d’établir un lien de corrélation évident entrel’accroissement du nombre de séparations et de divorces et la facilité de trouverquelqu’un de célibataire sur la toile, mais il est fort probable que les deux phénomènessoient reliés. On peut même pousser la réflexion et se demander si les gens célibatairesont moins tendance à approcher de nouvelles personnes dans la vie de tous les jours,étant donné qu’il est si simple – et plus pratique, car on peut en savoir beaucoup surune personne sans même l’aborder – d’approcher quelqu’un sur Internet.14 http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/202.htm (page consultée le 14octobre 2012).15 http://www.ellequebec.com/amour/les-7-regles-a-suivre-pour-les-sites-web-de-rencontre/a/25510(page consultée le 14 octobre 2012). 12
  13. 13. Aspect politiqueLa liberté d’expressionDans certains pays, notamment les pays communistes, la liberté d’expression est encorevu comme un crime et les gens qui s’y adonnent sont susceptibles d’une peined’emprisonnement. Avec l’avènement d’Internet et des médias sociaux, il devient deplus en plus difficile pour un gouvernement qui ne tolère pas la liberté d’expressiond’exercer un contrôle sur son peuple. Se pourrait-il qu’Internet oblige certains dirigeantsà revoir leur façon de gouverner et à relâcher l’emprise sur leur peuple?Le 17 août 2012 avait lieu le procès du groupe russe PussyRiot, qui était accuséd’hooliganisme et d’incitation à la haine religieuse à cause que les trois jeunes femmesdu groupe punk avaient effectué une prière anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou. Cet événement a provoqué un grand vacarme médiatique, si bienque le monde entier était au courant et s’est mobilisé en faveur de la libération dugroupe. Des personnalités très connues, telles que Madonna et Björk,16 ont profité deleur popularité sur les médias sociaux pour inciter la population à se mobiliser et à fairepression pour renverser la décision du gouvernement. La nouvelle a fait le tour dumonde, et le sujet envahissait le fil d’actualité des médias sociaux. Impossible, à cemoment, de ne pas être au courant de ce qu’il se passait en Russie si on avait un comptesur un média social.Amnestie International s’est même mobilisé à son tour, ayant créé16 http://www.rfi.fr/europe/20120813-pussy-riot-russie-russia-punk-peaches-madonna-yoko-ono-kremlin-poutine (Page consultée le 21 octobre 2012). 13
  14. 14. un site spécialement conçu pour permettre à la population de leur offrir leur soutienafin de faire pression pour libérer les jeunes femmes.17Jusqu’à ce jour, une d’entre ellesa été libérée, mais les deux autres sont condamnées à vivre deux ans dans un camp deredressement dans des conditions inhumaines. Même si la conclusion est quelque peudécevante, il n’en demeure pas moins que la question de la liberté d’expression a étésoulevée et que le monde entier s’est mobilisé.Les médias sociaux, acteurs de la démocratieLes réseaux sociaux ont joué quelques rôles dans la démocratie mondiale jusqu’à cejour. De petits rôles, certes, mais qui peuvent tout de même avoir une incidence sur lagouvernance d’une ville, d’un état ou voire même d’un pays. Dans la mesure où lesréseaux sociaux permettent de rapprocher des gens, d’échanger et de faire circuler del’information en temps réel, les citoyens peuvent être non seulement mis au courant decertaines informations qu’ils n’auraient jamais su, mais peuvent même recevoirplusieurs points de vue sur ces informations afin d’en tirer des conclusions pluséclairées.Les réseaux sociaux ont permis jusqu’à ce jour de protester contre des décisions(comme le démontre le cas des PussyRiot), d’organiser des manifestions et de dénoncerdes actes inacceptables (comme on le vit dans l’actualité à Montréal). Plus17 http://takeaction.amnestyusa.org/c.6oJCLQPAJiJUG/b.8302257/k.9A29/Free_Pussy_Riot/siteapps/advocacy/ActionItem.aspx (Page consultée le 21 octobre 2012). 14
  15. 15. concrètement, ils permettent aux citoyens de devenir non seulement des journalistes,relatant les faits qu’ils ont eux-mêmes vécus, mais permettent également de dénoncerdes actes d’abus de pouvoir et de brutalité policière, comme on l’a vu avec le cas deMatricule 728, dont les actes ont été filmés, la vidéo partagée sur les médias sociaux etla policière, réprimandée.18À plus grande échelle, pour la Tunisie, les médias sociaux auront joué plus qu’un petitrôle dans la chute du président Ben Ali, le 14 janvier 2011. Facebook et Twitter aurontpermis de contourner la censure de l’information et auront fait naître l’espoir d’unegouvernance plus démocratique. Pendant la répression sanglante que vivait lapopulation tunisienne en 2010, toutes les couches de la population suivaient ainsi endirect les crimes des forces de répression de Ben Ali qui tiraient à balles réelles sur lesmanifestants.Bien vite, l’information s’est propagée, devenant incontrôlable pour legouvernement tunisien, qui a été placé devant les faits et n’a eu d’autre choix que decéder sa place. Le 14 janvier 2011 a donc été une journée marquante dans l’histoire dela démocratie, puisque le peuple tunisien obtenait la chute de leur président après 23ans de gouvernanceet ce grâce à la circulation de l’information via les médias sociaux.18 http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2012/10/20121013-205304.html (page consultéele 28 octobre 2012). 15
  16. 16. ConclusionDepuis son apparition dans nos foyers, l’ascension d’Internet est fulgurante. Le troisquart des adultes québécois (75 %) utilise Internet régulièrement,19 et cette proportionne cesse d’augmenter. Bientôt, les écoles seront munies de classes entièrementnumérisées, où chaque élève aura son propre ordinateur pour effectuer ses travaux,réduisant ainsi l’utilisation de papier. Certains envisagent même lavenir de notresociété en prenant exemple sur lEstonie, petit pays indépendant et premier pays delEurope à réaliser un gouvernement entièrement numérique, où le Wi-Fi est gratuit etdisponible partout. De ce fait, 94 % des revenus dimpôt se font en ligne, lesdélibérations parlementaires seffectuent sans papier, les ordonnances médicales sontcomplètement numérisées20. À lère où on se demande comment faire pour préserverlenvironnement et stopper la dégradation de nos écosystèmes, il est tout à fait normaldenvisager la numérisation de notre société comme solution. Mais en voyantlincidence dInternet sur notre mode de vie, en voyant à quel point cet impact peutdevenir néfaste et incontrôlable, il serait judicieux de se préparer adéquatement eninformant bien la population et en lui offrant laide et le soutien nécessaires pour ne passombrer dans les effets néfastes de ce mode de vie. C’est une question à laquelle lasociété devra faire face bien rapidement.19 http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Publication/NETendances-Vol1_6_informatisation_.pdf(Page consultée le 29 octobre 2012).20 http://www.michelleblanc.com/2012/09/11/numerique-etre-projet-societe-exemple-estonien/ (Pageconsultée le 29 octobre 2012). 16
  17. 17. Bibliographie« Les médias sociaux ont changé notre façon de penser en 2009 ». 2009, 27 décembre.Référenceur.ma. En ligne. http://www.referenceur.ma/fr/medias-sociaux-marketing/195-les-medias-sociaux-ont-change-notre-facon-de-penser-en-2009Consultéle 30 septembre 2012.Shelley Zalis. S.d. « La nouvelle réalité de la recherche ». Ipsos.com.En ligne.http://www.ipsos.ca/fr/knowledge-ideas/ideas/articles/1208/la-nouvelle-realite-de-la-recherche/ Consulté le 30 septembre 2012.EliPariser. 2012, 26 mars. « Filter bubbles, meet Upworthy ».The Filter bubbles.En ligne.http://www.thefilterbubble.com/ Consulté le 30 septembre 2012.Emmanuel Sander. 2007, 13 septembre. « Comment Internet change notre façon depenser ». Sciences humaines. En ligne. http://www.scienceshumaines.com/comment-internet-change-notre-facon-de-penser_fr_21255.html Consulté le 8 octobre 2012.Mike Shaw. 2012, février. « The State of Social media ». Comscore. En ligne.http://fr.slideshare.net/lerouxpa Consulté le 8 octobre 2012.Netendances. 2012. « Les médias sociaux ancrés dans les habitudes des québécois ». CEFRIO. Enligne. http://fr.slideshare.net/lerouxpa Consulté le 8 octobre 2012.Frédéric Santos. 2012, 18 octobre. « Facebook : 4 % des membres en sont vraiment accros ».MemoClic. En ligne. http://www.memoclic.com/1215-facebook/17091-etude-addiction-facebook.html Consulté le 20 octobre 2012. 17
  18. 18. Agence QMI. 2012, 7 mai. « Test pour mesurer sa dépendance à Facebook ». Canoe.ca : Techno.En ligne. http://fr.canoe.ca/techno/mediassociaux/archives/2012/05/20120507-171004.htmlConsulté le 20 octobre 2012.Christine Lambert. 2012, 22 juin. « La dépendance aux réseaux sociaux ». La Nouvelle Union. Enligne. http://www.lanouvelle.net/Chroniques/Sante---dependances/2011-06-22/article-2604306/La-dependance-aux-reseaux-sociaux/1 Consulté le 20 octobre 2012.C.B. 2010, 5 mars. « Accros à Internet, des parents laissent mourir de faim leur bébé ».20minutes.fr. En ligne. http://www.20minutes.fr/monde/389016-Monde-Accros-a-Internet-des-parents-laissent-mourir-de-faim-leur-bebe.php Consulté le 27 octobre 2012.« Un joueur accro meurt d’épuisement ». 2005, 19 août. Le nouvel Observateur. En ligne.http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20050810.OBS6030/un-joueur-accromeurt-d-epuisement.html Consulté le 27 octobre 2012.Nicolas Woehrling. 2005, 3 juillet. « L’histoire invraisemblable du meurtre pour une épéevirtuelle ». Xboxmag. En ligne. http://xbox-mag.net/l-histoire-invraisemblable-d-un-meurtre-pour-une-epee-virtuelle__7988.html#axzz214cR1i4b Consulté le 27 octobre 2012.Aude Staub. 2010, 29 décembre. « L’amour Online : statistiques ». Un amour de marketing. Enligne. http://amourmarketing.blog-idrac.com/2010/12/29/lamour-online-statistiques/ Consultéle 14 octobre 2012.Statistiques Québec. 2007, 17 décembre. « Répartition de la population de 15 ans et plus selonla situation conjugale, le groupe dâge et le sexe, Québec, 2006 ». Institut de la statistiqueQuébec. En ligne. 18
  19. 19. http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/202.htm Consulté le 14octobre 2012.Manon Chevalier. S.d. « Les 7 règles à suivre pour les sites web de rencontre ». ElleQuébec. Enligne. http://www.ellequebec.com/amour/les-7-regles-a-suivre-pour-les-sites-web-de-rencontre/a/25510 Consulté le 14 octobre 2012.ThonasBourdeau. 2012, 16 août. « PussyRiot : le Kremlin restera-t-il sourd au vacarmemédiatique international? ». Rfi. En ligne. http://www.rfi.fr/europe/20120813-pussy-riot-russie-russia-punk-peaches-madonna-yoko-ono-kremlin-poutine Consulté le 21 octobre 2012.Amnesty International. 2012.Take action : Free Pussy Riot.En ligne.http://takeaction.amnestyusa.org/c.6oJCLQPAJiJUG/b.8302257/k.9A29/Free_Pussy_Riot/siteapps/advocacy/ActionItem.aspx Consulté le 21 octobre 2012.Catherine Dufour. 2012, 14 octobre. « L’arrestation filmée sous un autre angle ». TVA Nouvelles.En ligne. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2012/10/20121013-205304.htmlConsulté le 28 octobre 2012.Cefrio. 2010. « L’informatisation du Québec ». En ligne.http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Publication/NETendances-Vol1_6_informatisation_.pdf Consulté le 29 octobre 2012.Michelle Blanc. 2012, 11 septembre. « Réponse à François Legault : le numérique peut-il être unprojet de société? L’exemple estonien ». Michelle Blanc. En ligne.http://www.michelleblanc.com/2012/09/11/numerique-etre-projet-societe-exemple-estonien/Consulté le 29 octobre 2012. 19

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