Méthodo pagecarto

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Méthodo pagecarto

  1. 1. 1 PageCarto Réseau-Anact Outils d’enquête sur les territoires du travail Editions régionales dans le cadre du projet Tempo 2011 de l’Anact Novembre 2011 1 Objectifs Méthodologie et outils1 Cité Publique – 61, cours de la Liberté – 69001 – Lyon – 06 08 43 23 92 cite.publique@wanadoo.fr http://citepublique.fr Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  2. 2. SommaireChapitre 1 ................................................................................................................... 3Finalité du Module PageCarto-Anact ...................................................................... 3 Pour une vision contextualisée du travail dans les territoires ................................. 3 L’enquête collaborative pour passer de l’espace de la manifestation des faits aux lieux de l’action en commun .................................................................................... 4Chapitre 2 ................................................................................................................... 9Méthodologie de l’enquête collaborative avec PageCarto ................................... 9 Schéma type d’une enquête collaborative avec PageCarto ..................................... 9 Décryptage de la démarche d’enquête .................................................................. 11 1 – Du Monde vécu à la représentation puis retour au Monde de l’action ....... 11 2 – Une approche inductive ............................................................................... 13 3 – territoires et échelles ................................................................................... 15 Outils et méthode d’enquête dans la carte et ses données ................................... 16 Le territoire communal comme « individu enquêté » ....................................... 16 Classification par quantiles ................................................................................ 16 2 Sémiologie appliquée dans les modules PageCarto ........................................... 17 Remarque sur les conventions en sémiologie ................................................... 21 A propos des données dans ce module PageCarto ................................................ 22 Sources et actualité des données ...................................................................... 22 Etendu du champ couvert par les données de ce Module PageCarto ............... 22 De l’usage des données du recensement .......................................................... 22Chapitre 4 ................................................................................................................. 25Exemple de logique exploratoire ........................................................................... 25 Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  3. 3. Chapitre 1Finalité du Module PageCarto-AnactPour une vision contextualisée du travail dans les territoiresLe dispositif PageCarto Réseau-Anact en soutien à l’animation desclusters sociaux du projet TEMPO 2011.Le projet TEMPO vise l’animation de clusters sociaux pour préparer lesnégociations sur la prévention de la pénibilité et l’égalité professionnelle.L’exploitation du dispositif PageCarto Réseau-Anact dans le cadre du projet TEMPOvient en soutien à l’animation des clusters sociaux et permet notamment d’engagerla réflexion des participants : 3  sur les contextes territoriaux de l’action pour l’amélioration des conditions de travail, la gestion des âges, la prévention de la pénibilité du travail et la promotion de l’égalité professionnelle  sur les conséquences territoriales des stratégies et des pratiques d’entreprises en matière d’organisation du travail et de construction des parcours professionnelsPageCarto Réseau-Anact est une offre de service proposée par lAnact et CitéPublique aux Aracts qui souhaitent soutenir leur stratégie dintervention enintégrant la dimension territoriale à travers une approche partagée des contextes etdes dynamiques territoriales influant sur la relation travail-emploi-territoire.Basée sur PageCarto, outil interactif de mise en scène cartographique de donnéesstatistiques, loffre de service comporte quatre volets:  la réalisation dun module PageCarto régional  laccompagnement des Aracts dans lappropriation technique de loutil Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  4. 4.  ladaptation du module à leurs premiers objectifs dusage (réalisation dun menu textuel adapté à une scène donnée)  une séance de formation pour consolider les usages comme outil danimation et denquête collaborative sur le territoire.L’enquête collaborative pour passer de l’espace de lamanifestation des faits aux lieux de l’action en communSi l’on peut utiliser l’outil PageCarto de plusieurs façons, ce module est cependantdestiné à un usage précis, consistant à réunir des acteurs (une équipe, despartenaires...) dans la conduite dune enquête collaborative sur les contextesdexercice de travail, en vue de construire des démarches daction commune.Et si l’on adopte des modes collaboratifs en se servant de la cartographie statistiquepour conduire des enquêtes sur les « territoires du travail », c’est pour aborder lescontextes en conjuguant ces deux dimensions essentielles du territoire :  Le territoire comme lieu de manifestation de phénomènes,  Le territoire comme lieu de l’action des acteurs en prise avec ces phénomènesLa cartographie statistique utilisée dans une démarche d’enquête collaborative aalors pour objet de rassembler des acteurs dans une activité collective de productiond’une représentation utile à la construction de contextes d’action commune dans leterritoire. 4Il sagit de passer dune lecture partagée des contextes dexercice de lactivité desacteurs, à la construction de logiques daction commune dans des configurations oucontextes territoriaux identifiés, et de construire ainsi des "territoires pour lactioncommune".A travers le dispositif PageCarto, il s’agit donc d’équiper une démarche decontextualistation de l’action sur les conditions de travail et le développement desentreprises plutôt que de produire de l’expertise sur le territoire.Cette démarche vise avant tout à proposer un prolongement du geste professionneldes intervenants territoriaux que sont les ARACTS auprès des entreprises et de leursparties prenantes. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  5. 5. Si l’on se place dans la perspective d’équiper les acteurs, les ARACTS en tout premierlieu, quelles peuvent être les utilités d’une démarche de contextualisation ?Une démarche de contextualisation peut avoir une utilité pour aborder l’interventionsur des cas concrets d’entreprise, en appréhendant le contexte dans lequel se trouvel’entreprise, afin de ne pas méconnaître des contraintes et/ou des dynamiquesterritoriales qui conditionnent plus ou moins son développement et les conditions detravail.Contextualiser, ce peut être aussi identifier les problématiques qui peuvent conduireà mobiliser les ressources des acteurs territoriaux pour soutenir le développementdes entreprises en tenant compte de l’amélioration des conditions de travail.D’une façon plus générale, au-delà de la dynamique propre d’une entreprise, desrapports entre ses acteurs internes et du récit qu’ils s’en font, contextualiser, ceserait se donner les moyens de situer les cas rencontrés, dans l’espace et le temps,dans les dynamiques d’échelles supérieures, dans les interactions externes,comparer avec d’autres situations... (identifier des contextes comparables pour desactions comparables, et/ou des contextes différenciés qui appelleraient des actionsdifférenciées).Pour satisfaire ces utilités, il semble aller de soi que la mobilisation d’outils etméthodes d’analyse quantitatives et cartographiques permettrait de mieuxconnaître et dimensionner les phénomènes qui se manifestent dans l’entreprise et leterritoire, et, à partir de la représentation qu’on s’en fait, d’en tirer des conclusionspour l’action. Qu’il s’agisse de construire une expertise pour les acteurs intervenants, 5ou que l’on prenne le parti de partager les représentations ainsi réalisées avec lesacteurs de l’entreprise pour justifier tel ou tel choix opérationnel ou stratégique, oupour nouer de nouvelles relations partenariales.Ajoutée à une bonne connaissance du tissu local et des logiques d’acteurs, de telsoutils cartographiques renforceraient l’expertise des intervenants auprès desentreprises et des institutions locales.Cependant, si la connaissance théorique et pratique des systèmes et logiquesd’action, dans les organisations et les territoires, est bien une ressource nécessairepour approcher les contextes à partir de représentations quantitatives etcartographiques ; et si, au-delà du bénéfice direct pour les intervenants, larestitution de l’expertise ainsi produite aux acteurs de l’entreprise peut renforcer ladimension réflexive de leur action, le risque est grand d’en rester à une logiqued’expertise par le haut qui peine à entrer en résonnance avec les logiques d’actiondes acteurs concernés. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  6. 6. Reformulons le problème pour dire les choses autrement. La démarche sur laquellerepose le dispositif PageCarto est bien de considérer que le travail de représentationde la réalité est une dimension inhérente à l’action. Agir dans et sur le mondesuppose d’en avoir une représentation. Et dans un environnement complexe etincertain, il s’agit de renforcer cette dimension inhérente à l’action en prenant encompte la dimension contextuelle à travers les mises en scène des phénomèneséconomiques et sociaux déterminant le contexte, à des échelles compatibles avecl’action des acteurs.Pour introduire de la réflexivité dans l’action, l’on pourrait alors classiquements’appuyer sur une approche consistant à produire des représentations des contextesd’action (ici quantitatives et cartographiques), et, en mobilisant une expertise sur leterrain, jouer sur les vertus réflexives de deux procédés pédagogiques bien connus :  prendre de la hauteur, de la distance, par rapport au terrain quotidien,  jouer le décalage entre une représentation construite (cartographie, statistique, expertise,…) et la représentation intériorisée des acteurs qui résulte de leur pratique et qui l’oriente en même temps.Reste que cette pédagogie du décalage et de la prise de distance doit s’assurer quele chemin qui part de l’expérience vers une représentation construite in abstracto(statistique et cartographique) est possible, sans quoi le chemin du retour de lareprésentation décalée vers le terrain de l’action est souvent bien difficile.Le problème posé ici n’est pas seulement celui de l’appropriation desreprésentations construites in abstracto, mais bien plutôt, et d’une certaine manière,à l’inverse, celui de l’aptitude des représentations construites à rendre compte de la 6pluralité des perspectives d’actions possibles, de leur style, des perspectives decohésion, ceci afin de soutenir la décidabilité et l’opérationnalité effective del’action.Pluralité de perspectives d’action et pluralité de perspectives dans la représentationqu’ont les acteurs de leur monde sont deux dimensions indissociables de la réalité del’action en train de se faire (pragmatique) et des dilemmes auxquels se confrontentquotidiennement les acteurs de l’entreprise.Ainsi pour appréhender la réalité en mouvement dans un travail de représentation, ilnous faut aussi prendre en compte lexpérience située des acteurs, leursconnaissances du terrain, qui seules peuvent permettre daccéder aux relations, auxraisons, aux contraintes et aux dynamiques qui structurent les territoires dexercicedu travail et sans lesquelles on peine à interpréter les représentations quantitativeset cartographiques. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  7. 7. Le territoire n’est alors plus seulement l’espace où se déroule l’action et où semanifestent les phénomènes sociaux que l’on pourrait se représenter encommentant des représentations statistiques et cartographiques, quand bien mêmeon le ferait avec les acteurs concernés.Les entreprises, les salariés, les institutions partenaires, ne sont pas seulementimplantés (plantés) dans un territoire. Les Entreprises, les Actifs en emploi, et leterritoire dans toutes ses composantes constituent en réalité des lieux dynamiques,dont les caractéristiques ne se réduisent pas aux caractéristiques géographiques et àleurs avantages et contraintes, dans lesquels les acteurs seraient aux prises avec desphénomènes sociodémographiques, économiques, ...Sans doute faut-il élargir la perspective, ou régler autrement la focale sur le territoiresi l’on souhaite s’y envisager dans l’action conjointe.En réalité, les territoires sont aussi les lieux.Ils sont par exemple les lieux d’exercice et d’accomplissements pratiques de milieuxprofessionnels, souvent ancrés dans la localité ; et en même temps articulés avecdautres lieux ou territorialités, marqués par lhistoire ancienne ou récente. Ces lieuxont, en ce sens, une mémoire qui pèse sans doute autant dans la caractérisation ducontexte que les faits socio-économiques bruts.Ils sont aussi des lieux où sexprime la compétence des entrepreneurs, comme celledes salariés, une composante de cette compétence étant justement une compétenceterritoriale (à agir sur et dans le territoire) qui compte dans la réussite de leur 7activité commune, même si sy opposent de nombreuses contraintes. Dans cetteperspective, les territoires ne sont pas que des territoires où l’on travaille mais aussides lieux où l’on vie socialement et culturellement. Et dans cette acception, ladistinction entre bassin de vie et bassin d’emploi se fait plus floue que dans uneapproche statistique.Ils sont encore des lieux pour partie façonnés par l’action des institutions et desintervenants auprès des acteurs de l’entreprise. Les territoires où s’exercel’entreprenariat et le travail ont aussi la mémoire de ce rapport, à travers les modesplus ou moins standardisés d’intervention, les représentations plus ou moinsstabilisées du travail et des rôles des acteurs, les pratiques d’intervention et decontractualisation avec les intervenants (consultants, chargés de missions, …) ouencore, les formes de partenariat avec les institutions.De sorte que l’on ne peut se limiter à contextualiser le travail et le développementdes entreprises en considérant le territoire seulement comme un espace circonscrit Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  8. 8. où se déroulent les faits et les actions. La question même des périmètres et deséchelles pertinents ne trouve pas de solution pragmatique dans une telle approche.Dès lors, ce qu’il importe de retenir pour élaborer une démarche decontextualisation dynamique est qu’en réalité, plus qu’ils ne s’imposent à eux, lesacteurs façonnent peu ou prou leurs contextes d’action :  non seulement en s’en faisant une représentation,  mais aussi en construisant le territoire par leur propre action.Ils infèrent ainsi en retour sur les phénomènes et leur impact territorial.Autrement dit, ces phénomènes ne s’imposent pas seulement aux acteurs, mais sontpour partie le produit de leur action, en même temps qu’ils sont des facteurs dont ilstiennent compte ou des leviers qu’ils mobilisent pour conduire leur propre action.Ainsi, et c’est là un troisième niveau d’utilité, à travers l’outil PageCarto et son voletformation et animation en réseau, ne s’agit-il pas d’équiper un réseau d’intervenantspour aborder le contexte de l’entreprise et du territoire à travers des indicateurs etune expertise produite de l’extérieur, mais bien plutôt, de proche en proche, decontribuer à développer des compétences et savoirs faire territoriaux, dans laperspective d’une action concertée qui contribue, à des échelles localescirconstanciées, à construire le contexte, avec les acteurs de l’entreprise et leurspartenaires. 8 Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  9. 9. Chapitre 2Méthodologie de l’enquêtecollaborative avec PageCartoSchéma type d’une enquête collaborative avec PageCartoSchématiquement la méthodologie d’enquête peut se décrire comme suit :Première phase : construire l’objet de l’enquête(sans carte, ni données)1 - Partir de préoccupation des acteurs, retenir celles qui font sens commun pour ungroupe qui se constitue pour avancer collectivement sur ces sujets. 92 - Discuter le lien entre ces préoccupations et les phénomènes sociauxéconomiques qui marquent l’environnement des acteurs (qui entrent en ligne decompte dans leur action en lien avec les préoccupations retenue)3 - Discuter des données qui pourraient rendre compte des phénomènes que l’on aidentifiés comme étant en lien avec les préoccupations initialesPour cela, on part de l’idée que les données statistiques produites par les institutionspeuvent, sous certaines conditions, être de bons indicateurs des phénomènessociaux, économiques, démographiques, qui intéressent le groupe.4 - Formuler des hypothèses et des questions simples pour appréhender lesphénomènes avec des données. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  10. 10. Par exemple, s’agissant de la pénibilité, l’âge n’entre-t-il pas en ligne de compte.Quelles sont alors les pyramides des âges des entreprises ?Seconde phase – Enquête sur les territoires du travail(Avec la carte et ses données associées)5 – Découvrir les indicateurs et les configurations territorialesVérifions que les indicateurs que nous avons choisis rendent bien compte desphénomènes qui nous intéressent. Avec quelles limites ?Pour cela, cherchons dans PageCarto les liens qui permettent d’afficher les données 2concernées sur la carte.Par exemple, Si l’on a formulé l’hypothèse qu’un phénomène concerne plusparticulièrement les petites et moyennes entreprises dans un territoire, des questionssimples peuvent être : où sont situées les PME dans le territoire, dans quelenvironnement. Le phénomène concerne-t-il toutes ces PME ?Dans cette phase, on construit un parcours exploratoire dans les donnéesdisponibles dans le module PageCarto en suivant le canevas d’hypothèses et dequestions que l’on construit dans la première phase.Mais ce parcours exploratoire suscite en général de l’étonnement, infirme ouconfirme des hypothèses.Il en résulte de nouvelles questions exploratoires, la formulation de nouvelleshypothèses ou la reformulation des hypothèses initiales. 10On prend soin de consigner ces nouvelles hypothèses et questions et l’onrecommence l’étape 5, ainsi que les commentaires que l’exploration a suscitésA chaque étape de l’exploration, on prend soin de noter les items des données quel’on a mobilisés.6 – Stabiliser un parcours exploratoireOn consolide l’ensemble du travail réalisé sous la forme d’un parcours exploratoireformalisé par une série d’hypothèses – questions - liens vers les données dansPageCarto - commentaires associé.Ce faisant on a construit un scénario d’explorationCe scénario peut être composé de segments de scénarii. Il peut avoir plusieursbranches correspondant à des pistes d’exploration.2 Dans PageCarto le répertoire de données mobilisables est prédéterminé. Nous verrons plusloin comment prolonger l’enquête en mobilisant d’autres sources. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  11. 11. On discute de l’utilité des différentes branches du scénario. On peut en général enécarter une partie, soit parce qu’elles sont redondantes avec d’autres, soit parcequ’elles s’écartent d’une problématique du groupe qui s’est peu à peu formée etstabilisée dans ce parcours exploratoire.Troisième phase - retour vers l’action(en recourant à la carte lorsque nécessaire)7 – Retourner de la carte au terrain de l’actionOn revisite l’ensemble du scénario en essayant de mettre en perspective les enjeuxde l’actionDécryptage de la démarche d’enquête1 – Du Monde vécu à la représentation puis retour au Monde de l’actionCe procédé d’enquête tente de réaliser en pratique le processus présenté dans letexte d’introduction.On part de préoccupations d’acteurs confrontés à des phénomènes sociaux etéconomiques situés dans un environnement suffisamment proche de l’ensemble desparticipants pour qu’ils partagent un certain nombre de références au territoire.Un groupe se dégage pour réaliser un travail de partage de ces préoccupations dansle but de déboucher sur des logiques d’action. 11Pour cela, il entreprend un travail de contextualisation.  Ces questions se posent-elles de la même manière dans toutes les situations ?  Quelles sont les configurations significatives qui permettent de comprendre comment les problématiques qui nous intéressent se déploient ?  …Pour répondre à ces questions, on élabore un travail de représentation desphénomènes sociaux et économiques dans l’espace de la carte et des données, àtravers lequel on va conduire l’enquête. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  12. 12. Flèches : axes de questionnement résultant des préoccupations des acteurs, par exemple sur lethème de la pénibilité, de la sécurisation des parcours professionnels, …Les données disponibles dans PageCarto ne traitent pas nécessairement directement du thème,mais peuvent aider à décrire la trame contextuelle dans laquelle les phénomènes se produisent,la configuration collective permettant en même temps d’interroger le système d’acteur local.Pour construire son parcours d’enquête, le groupe est conduit à confronter les 12perspectives de ses participants et à réaliser un travail de traduction à partir de cequi apparaît sur la carte.Ce travail du groupe permet de soutenir l’émergence d’une problématique partagée(PageCarto est avant tout un outil d’aide à la problématisation de l’action).Parce qu’elle repose en grande partie sur l’expérience des acteurs participants, etqu’elle interroge aussi le système d’acteur local, cette forme de problématisationdans l’espace de représentation « à part » que constituent la carte et ses données,facilite le travail de retour vers le terrain de l’action. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  13. 13. 3Ce parcours de travail peut se schématiser comme suit :Phase 1 - On part du grand monde, avec les problèmes compliqués qu’il pose.Phase 2 - On se place dans le petit monde (travail en laboratoire), où l’on opère une« tambouille » avec les ingrédients extraits du grand Monde (travail dereprésentation et de traduction qui conduit à dégager une problématique éclairante)Phase 3 - On retourne dans le grand Monde que l’on remet en perspective avec lesrésultats du travail en laboratoire. 132 – Une approche inductiveEn partant des préoccupations initiales, on construit peu à peu une problématiquepar un travail d’exploration en boucle :-> hypothèse -> question -> représentation des données sur la carte-> effet réflexif-> nouvelle hypothèse -> nouvelle questions,qui conduit in fine à préciser la problématique.3 Référence à la sociologie de la traduction de Calon et Latour Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  14. 14. Schéma de la démarche inductive proposée ici. 14Le problème de ce genre de démarche est qu’elle peut être chronophage.La maîtrise du temps et sa productivité dépend de trois facteurs :  la rigueur de formulation de la boucle inductive (ne pas se perdre dans des explorations trop éloignées du champ de préoccupation initial),  la solidité du questionnement initial.  Les limites que se reconnaît le groupe. (ce critère ne doit pas être un frein, mais plutôt un guide pour concentrer les efforts sur certains sujets, en ne s’interdisant pas des questionnements, mais en renvoyant à des compléments d’enquête ultérieurs les sujets que l’on juge ne pas pouvoir approfondir sur le moment)In fine, c’est le temps dont dispose le groupe qui borne le processus. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  15. 15. 3 – territoires et échellesDans PageCarto, la géographie est prédéterminée (échelle régionale et maillecommunale).Rien n’empêche cependant un groupe d’acteurs de se concentrer sur des échellesinfra régionales. Cela est même plutôt conseillé dans la mesure où l’on cherche engénéral à réunir des acteurs qui partagent peu ou prou une expérience d’unterritoire.De fait, une démarche d’enquête de ce type doit toujours se fixer un ou desterritoires d’exploration.L’intérêt d’une géographie plus vaste que le terrain d’exploration est alors depouvoir comparer la situation étudiée à d’autres configurations territoriales.Mais au-delà de la comparaison, c’est aussi l’inscription des territoires dans d’autreséchelles que l’on peut interroger, à travers les dimensions macro, méso et micro quel’on pourrait définir ici comme des échelles d’appréhension plutôt que comme desniveaux fonctionnels. Le territoire, le périmètre, la maille et les échelles d’appréhension proposition de définition Choisir une représentation permettant l’articulation des échelles qui importent dans la compréhension des effets localisés des phénomènes socio-économiques 15 Macro Niveau d’échelle des phénomènes qui s’imposent au territoire Meso Niveau de perception de systèmes de relations entre les composantes du territoire et dans lesquelles les acteurs se reconnaissent Micro Aussi près que possible de la manifestation des phénomènes. Niveau d’analyse le plus fin, où l’on tente d’articuler la composition interne du territoire avec la position qu’occupe ce niveau dans le Meso. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  16. 16. Outils et méthode d’enquête dans la carte et ses donnéesLe territoire communal comme « individu enquêté »Dun point de vue pratique, dans cette enquête sur les phénomènes représentés parles données sur la carte, "lindividu" enquêté est le territoire communal.La pratique de lenquête consiste à demander à chaque commune:"Quas-tu répondu à la question du recensement sur tel ou tel sujet ?","Quas-tu répondu à Pôle Emploi sur le nombre de chômeur, leur sexe … ?" etc.On classe ensuite les territoires communaux en fonction de leur réponse. 4(Classement par quantiles : 1, 2, 3, 4, ou 5 modalités).Puis on dresse les cartes en représentant ces classements en fond de carte coloré, ouen ronds proportionnels aux valeurs (ces ronds pouvant être aussi colorés enfonction des quantiles), associés à des graphiques activés lorsque lon clique sur uneaire de la carte.Le travail consiste alors à interroger ces représentations, à les modifier, les agencer,pour former des scénarii dinvestigation, et ainsi de suite.Classification par quantilesDans cette pratique de classification et de représentation graphique de cesclassifications, sur les cartes, ce sont avant tout les ordres de grandeur qui 16importent, et qui sont mis en visibilité. Il sagit de représenter le territoire entreclasses de grandeurs du type : grand, moyen +, moyen, moyen -, faible.En adoptant ce mode de représentation de données, on privilégie le raisonnementsur la structure du territoire et les valeurs relatives plutôt que sur les valeursabsolues. Il s’agit plus de faire un usage qualitatif des représentations graphiques dedonnées quantitatives.Ce type de méthode est en effet plus en phase avec la démarche d’enquête quirepose en pratique sur deux piliers :4 Classification par quantiles : regroupement des objets (ici les communes) en groupesd’effectifs égaux (groupes d’effectifs de communes égaux). Lorsqu’on choisit de classer en deuxgroupes, représentant chacun 50% de l’effectif total, la valeur de la donnée associé à lacommune frontière entre les deux groupe est appelée la Médiane. Autrement dit, la Médianeest la valeur de la donnée qui partage l’ensemble des objets en deux classes d’effectifs égaux. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  17. 17.  la caractérisation des configurations locales, par la comparaison des situations et lidentification des phénomènes qui sy manifestent en coprésence (phénomènes dont on tente de rendre compte par les données)  le ciblage de situations à partir daxes problématiques partagés par les acteurs (problématiques liées à lâge, au genre, aux mutations économiques, organisationnelles et technologiques, etc.)Sémiologie appliquée dans les modules PageCartoLa classification par quantile en fond de carte coloréCe procédé permet de proposer une structure du territoire selon des ordres degrandeurs reconfigurés en variables qualitatives par le procédé de classification :  soit en suivant une logique hiérarchique lorsque l’on utilise les dégradés de couleur,  soit en suivant une logique non hiérarchique (qui interroge l’unité de la classe en minimisant le poids des valeurs), lorsque lon mobilise les couleurs hétérogènes (Dans PageCarto, les palettes hétérogènes ou non hiérarchiques sont surtout utilisées dans une perspective heuristique autour dune question du type : quest-ce que les territoires verts ont en commun? Cette classe est-elle homogène? De quel point de vue? Etc.) 17Les ronds proportionnelsCe procédé de représentation maximise la visibilité des plus grandes valeurs de lavariable et occulte les effectifs faibles. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  18. 18. Dans PageCarto, par défaut, les ronds sont affectés de couleurs selon uneclassification en 2 quantiles, qui distingue les 50% des territoires recevant les valeursles plus élevées, des 50% qui reçoivent les valeurs les plus faibles. La valeur quisépare ces deux classes étant la médiane.Cela permet, au premier coup d’œil, d’avoir une idée de la structure des classes. Si,par exemple, on ne voit qu’une seule couleur, c’est que les deux classes sont bien distinguées (parfois la classe visible est elle- même « tirée » par une valeur ou un groupe de valeurs). En revanche, si l’on voit bien les deux couleurs, c’est que la distribution est plus progressive. Superposition ronds proportionnels sur fond de carte coloré. Ce procédé est souvent mobilisé dans PageCarto. Dans deux cas de figures enEn fond coloré, les effectifs d’emplois particulier :dans l’industrie. Pour opérer un rapprochement de deuxLes ronds marron indiquent le % d’actifs données et identifier ainsi desen emploi dans l’industrie ayant plus de configurations territoriales typiques.45 ans Pour opérer un ciblage, en tenant à l’écart les aires géographiques où les effectifs sont faibles pour mieux identifier les aires à fort effectif (en vert dans l’exemple à gauche) 18Le recours à des pourcentagesLa projection cartographique de pourcentages permet une représentation de ladistribution interne à chaque aire géographique pour la variable choisie, et laclassification de ces résultats en fond coloré/quantiles ou en ronds proportionnelspermet de discuter le lien entre cette caractéristique interne et les contiguïtés(agglo, rural etc.) ou les traits de contextes (grands effectifs demploi, faibleseffectifs, variété des activités, singularité...), par rapprochement de données commeindiqué ci-avant. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  19. 19. Seuils d’apparitionIl reste que ces procédés ne peuvent s’appliquer si les effectifs sont trop faibles, carles valeurs peuvent ne pas avoir grande signification. C’est pourquoi l’on procèdealors à lintroduction de seuils deffectifs minimums pour écarter les situations detrop grande rareté. (i.e. seuils maximum pour écarter les valeurs « écrasantes »).Pour cela, on dispose de deux procédés concrets :a - Seuil occultant (ici les communes occultées sont en bleu clair). Ce procédépermet d’écarter les territoires ne franchissant pas le seuil d’effectif minimumretenu.b - Seuil par classification des aires en arrière-plan. 19 Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  20. 20. Données lacunairesLorsque les données sont manquantes ou que l’on a introduit un seuil de visibilité,les aires lacunaires sont représentées en bleu-gris comme dans les deux imagesprécédentes.Quantiles et valeurs négatives dans les ronds proportionnelsLes ronds affichés sur la carte comportent trois indications :  la valeur absolue indiquée graphiquement par la proportionnalité du rayon à la valeur (du fait que c’est la surface que l’on perçoit en premier, la représentation des données par ronds proportionnels amplifie les écarts de valeur)  le signe : dans le cas négatif, une barre symbolisant le ‘-‘ apparaît sur le rond comme indiqué ci-dessous.  La classe (quantile) de valeur indiquée par la couleur. (selon le cas, il n’y a qu’une classe, 2, 3, 4 ou 5) 20LégendesLes légendes présentent cinq indications sur les données :  Le libellé de la donnée (si l’on place le curseur au-dessus du libellé, une popup affiche le libellé dans une version qui peut être plus développée que celui présentée dans la légende même)  La source et la date de validité  Les intervalles de valeurs correspondant aux classes (quantiles)  Les couleurs affectées à la carte ou aux ronds pour chaque quantile  Et à droite le poids du quantile en % de l’effectif pris en compte sur la carte (hors les effectifs écartés par des éventuels seuils ou données lacunaires). En théorie les quantiles ont un poids égal. Par exemple pour une classification en 5 quantiles, chacun devrait peser 20%. Cependant, lorsque Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  21. 21. la frontière entre deux quantiles théoriques tombe sur une série de valeurs égales des données, la borne du quantile est reportée à la fin de la série. Les données restantes étant de nouveau divisées en parties de poids égaux, sauf si une frontière entre quantiles tombe de nouveau sur une série de valeurs égales, et ainsi de suite. De ce fait, on trouvera, comme dans le cas 2 ci-dessous, des poids non égaux.NB. Il arrive que la valeur en pourcentage du décalage ainsi introduit comporte unevirgule. L’affichage étant réalisé en entier arrondi, il peut arriver que le total ne fassepas tout à fait 100%Cas 1 : poids des classes égaux Cas 2 : poids des classes inégauxRemarque sur les conventions en sémiologieEn général, la géographie statistique adopte les conventions sémiologiques del’information géographique. Ce type de convention est basé sur la représentation del’espace naturel et physique. On représente le territoire et ce qu’il contient 21physiquement. Par suite, on ne représente pas les effectifs en fonds de carte coloré,mais des densités, et de manière plus générale, on ne représente en fond de cartecoloré que des qualités (par exemple ici des pourcentages de femmes dans chaquecommune).L’usage de la carte dans PageCarto est d’une tout autre nature. Ici la carte est utiliséecomme dispositif de classification des résultats d’une enquête. On colore la cartecomme on le ferait dans un tableau, en en colorant les cases, si ce n’est que cescases ne sont pas organisées en lignes et colonnes, mais selon un agencementgéographique, ce qui donne au tableau un niveau d’informations supplémentaire et 5oriente la lecture en mobilisant la référence à la structure du territoire .5 En réalité, derrière la carte statistique, il y a bien un tableau à deux dimensions (lignes =communes x colonnes = données) Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  22. 22. A propos des données dans ce module PageCartoSources et actualité des donnéesRGP 1999 -2006 - 2007 - 2008Fichiers CLAP 2009DADS 2005 - 2008 (salaires)DARES Pôle Emploi 2000-2009Les données sur les établissements et leurs salariés sont issues du fichier"connaissance locale de lappareil productif" (CLAP) de lInsee au 31/12/2009. Cettesource de données permet de mettre en lumière les établissements par taille et leseffectifs salariés par taille détablissement ; les établissements par secteurs et lessalariés par secteur.A lexception des données CLAP ci-dessus, des données sur les salaires (issues de lasource DADS 2005 et 2008 au lieu de résidence), et des données DARES Pôle Emploisur les DEFM (Demandeurs demploi fin de mois) pour la période 2000-2009 (au31/12), les autres données sont issues des recensements 1999, 2006, 2007 et 2008.A la date de fabrication des bases de données de cette série de modules PageCarto(début novembre 2011), ces données sont les plus récentes parmi les donnéesaccessibles en téléchargement public sur le site de lInsee.Une série de données du recensement 2007 ne provient pas du site de lInsee mais aété acquise pour la réalisation de la série PageCarto Anact Tempo : les âges partranches décennales des actifs occupés au lieu de travail par grand secteurs dactivité(NA 2008 en 5 postes). 22Etendu du champ couvert par les données de ce Module PageCartoLe champ des données mobilisables dans PageCarto est limité.Et par conséquent les possibilités d’enquête dans l’espace PageCarto sont limitées.Cette limitation ne tient pas seulement au champ couvert par les données mais aussià leur niveau de détail. Par exemple, si l’on a bien la structure des âges par grandssecteurs d’activité (Agriculture, Industrie, Construction, …), en revanche, on nedispose pas de cette information pour des niveaux plus fins (sous-secteurs …).De l’usage des données du recensement(Voir aussi la documentation spécifique sur la page ENTRER.html)Tout dabord il faut préciser que le recensement de la population nest pas undécompte exhaustif de la population mais un sondage actualisé de proche en procheavec des taux de sondage variables selon la taille des communes. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  23. 23. Comme tout sondage, la fiabilité dune donnée est dautant plus forte que leseffectifs concernés sont élevés. Symétriquement, plus les effectifs sont faibles plus lafiabilité est faible (la valeur résultant du sondage est compris dans un intervalle deconfiance dautant plus grand que leffectif concerné est faible).De plus, lexploitation du recensement est réalisée en deux phases : lexploitationprincipale et lexploitation complémentaire, [notés (princ) ou (compl) dans leslibellés de données].Lexploitation complémentaire étant réalisée avec un taux de sondage inférieur, cesdonnées sont en principe moins fiables au sens décrit ci-dessus. De plus les donnéesissues de l’exploitation complémentaire sont pour la plupart « redressées ».De ce fait, lInsee préconise en général de ne pas utiliser les données dont leseffectifs sont inférieurs à 200 et, concernant les données de lexploitationcomplémentaire, déviter dutiliser les données pour les aires comprenant moins de2 000 individus.Cependant si l’incertitude sur les valeurs invite à la prudence, en revanche, lesdistributions restent cohérentes si les effectifs ne sont pas trop faibles.Il en résulte deux préconisations pour l’usage de PageCarto :1 - Les données issues du recensement contenues dans PageCarto ne peuvent être 6 considérées pour leur valeur Absolue. Elles indiquent des ordres de grandeur.2 - Lorsqu’on utilise PageCarto, il faut privilégier 23 la sélection des communes des quantiles relatifs aux valeurs les plus élevées, en particulier dans les configurations de ciblage comme ci-joint.En fond : effectifs d’emploiEn rond : le % de femmes parmi lesplus de 45 ans.Seuls les ronds rouge sur fondmarron foncé sont « fiables »6 Voir aussi dans la documentation d’usage la question des définitions, par exemple la définitiondifférente du salarié dans la source CLAP et dans la source Recensement. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  24. 24. Le problème du niveau de détail géographique et du niveau de détaildes catégoriesDe ces remarques, il résulte que le niveau géographique communal, dans la plupartdes cas, est marqué par une faible fiabilité des données, dautant plus lorsqu’ellesprésentent un grand nombre de catégories (par exemple les secteurs dactivité en 17catégories) et lorsque lon sintéresse à des données issues de lexploitation 7complémentaire, ce qui est le cas le plus fréquent dans ce module PageCarto.Travailler au niveau communal, pourquoi ?La démarche sur laquelle repose la fabrication de PageCarto vise à outiller deuxregistres dindentification des contextes :  la caractérisation des configurations locales, par la comparaison des situations et lidentification des phénomènes qui sy manifestent en coprésence (phénomènes dont on tente de rendre compte par les données)  le ciblage de situations à partir daxes problématiques partagés par les acteurs (problématiques liées à lâge, au genre, aux mutations économiques, organisationnelles et technologiques, etc.)Ces deux approches nécessitent déviter les discours génériques sur lentreprise etles contextes de travail de même quil sagit déviter les effets de moyennequentrainent nécessairement les regroupements géographiques et les catégoriestrop globalisantes. 24PageCarto est donc conçu pour mettre en scène de manière cartographique lesdonnées collectées au niveau géographique le plus fin possible en préservant unniveau de détail des modalités suffisant pour rendre compte des spécificités et descontrastes.Il exige une certaine prudence dans l’usage. Cependant, au regard des expériencesprécédente de la diffusion de ce type de module, dans le champ du travail, ou de laville, le respect des préconisations précédentes apparaît comme une bonneprévention des erreurs d’interprétation.7 La manière classique de contourner ce problème consiste soit à regrouper les catégories (parexemple passer la pyramide des âges de tranches quinquennales vers des tranches décennales),soit à élever le niveau géographique (regrouper les communes en aires de niveau supérieur :pays, canton, zones demploi...).Sur le premier volet, c’est ce qui a été fait autant que possible, dans ce module, et qui expliqueaussi pourquoi l’on a peu de données détaillées au niveau des sous-secteurs (NA 17) Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  25. 25. Chapitre 3Exemple de logique exploratoireRappel de la structure du texte déroulant qui comprend 4 niveaux. Ces niveaux sontindexés dans le texte suivant par leur couleur dans le schéma, qui correspond à lacouleur attribuée dans le texte déroulant. 25 Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  26. 26. Si nous nous intéressons aux âges en Lorraine dans le but d’identifier différents typesde situations et de dresser un aperçu problématisé pour une stratégie d’actionterritoriale, il s’agit à la fois de repérer des situations en formulant des hypothèsessur les processus à l’œuvre et de différencier les contextes du point de vue desmodalités d’un éventuel programme d’action.Une première investigation peut consister à repérer comment le territoiremosellan est structuré par les âgesEn s’attachant d’abord à repérer les situations où la part des jeunes est élevée, b1 %<30 ans (Seuil d’effectif >=50), deux remarques peuvent être formulées.Les villes centre (grandes ou moyennes) qui structurent la Moselle ont une pyramidedes âges plutôt plate légèrement déportée sur la droite. (vieillissement).Dans la périphérie de Metz, certaines communes sont marquées par des pyramidesdes âges très décalées vers la gauche (jeunes).Symétriquement, avec b2 % >=45 ans (Seuil d’effectif>=50), dans ces mêmespériphéries, d’autres communes sont marquées par un fort vieillissement de lapyramide des âges. Autour de Thionville, par exemple, où les communes sontparticulièrement marquées par le vieillissement, on trouve Hayange et Florange, àfort effectifs d’emplois, tandis qu’autour de Metz, à l’exception de Montigny,relativement marqué par le vieillissement, les communes marquées par cephénomène sont plus souvent à effectif moyen ou faible.(Nous ne développons pas ici les remarques sur le reste du mosellan…) 26Poursuivons la piste des communes à structure d’âges « jeune » en prenant le casd’Augny.A quels secteurs imputer cette pyramidedes âges ?Avec les graphiques a3 – établissementspar secteurs et a4 – effectifs salariés parsecteurs.On peut remarquer que c’est d’abord lecommerce puis les activités de service etde soutien aux entreprises quireprésentent l’essentiel de l’emploi. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  27. 27. S’agit-il d’un tissu de petites entreprises comme le suggère le rapport entre 842salariés et 130 entreprises dans le commerce et de la même manière le rapportentre 369 salariés et 26 entreprises dans les services de soutien ?Vérifions cela en allant en a28 - effectifs salariés par taille d’entreprises.Où l’on remarque que si le tissu est bien principalement composé de petites et trèspetites entreprises, la place des 20-49 ans occupe une part importante du volumed’emploi ; et il était recensé, au fichier CLAP en 2008, au moins une entreprise detaille moyenne : 269 salariés. 27 Dans lequel de nos deux secteurs se situe cette entreprise ?Portons nous au niveau 3 des secteurs semi-détaillés pour observer les services desoutien (lien l152 -structure des établissements par taille dans les activités deservice de soutien).De quel type d’emploi s’agit-il ?On peut aborder cette question par les CSP et les conditions d’emploi par exemple. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  28. 28. Comment l’emploi se caractérise-t-il en matière de CSP ?Liens :h2 - CSP professions intermédiaire, employés et ouvrier /commerce et serviceh3 - idem pour les cadres et profession supérieuresOn retrouve assez logiquement des employés et des professions intermédiaires ducommerce, de même que des employés d’administrations des entreprises (quipourraient correspondre à l’activité de services de soutien aux entreprises /comptabilité /gestion etc., repérée ci-avant) 28 Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  29. 29. Par ailleurs, avec le lien d15 on remarque un % de cadres et professionsintermédiaires de 29 % très inférieur à celui de Metz (45%) ou de Montigny les Metz(43%) .Quelle est la part de CDD et d’intérim ?Liens :c5 – graphique condition d’emploic2 - % CDDc4 - % IntérimairesSi la part d’intérim reste faible, en revanche le régime de CDD est important puisqu’ildépasse 15 % pour 13% à Metz, comme souvent dans les grands centres de serviceset commerce, alors qu’il n’est que de 8 % à Thionville. 29Exemples de questions suggérées par cette investigation ouverte :Comment envisager les carrières dans ces organisations compte tenu de la CSP, dela taille des entreprises, des conditions d’emploi et de l’âge ?Cette configuration de tissu d’entreprises de commerce et service et d’emploi est-elle un cas isolé ou la retrouve-t-on ailleurs ?Quels sont les autres types de configuration dans lesquelles la pyramide des âgesest « jeune » ?Pour cela, on procédera soit par approche géographique empirique comme nousl’avons fait ici, soit on pourra se reporter au niveau 2 et utiliser l’outil de ciblage basésur l’âge. Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  30. 30. Pour répondre à la première partie de la question (ce cas est-il isolé ?) on peutprendre les moins de 35 ans dans le commerce et service (lien h6), et en profiterpour appréhender la configuration selon les sexes.En pointant les plus gros ronds marron,(% de moins de 35 ans) dans les zonesvertes (effectif d’emplois significatif), onrepère plusieurs configurations quisemblent comparables, comme Talangeou Sémencourt, ou bien composites,comme Hautencourt, qui présente aussides emplois dans le transport. 30En poursuivant dans cette logique, en naviguant sur la carte vers d’autresconfigurations périurbaines, ou en changeant de secteur dans le niveau 2, on peutainsi dresser un premier aperçu des contextes dans lesquels la pyramide des âges estportée vers les « jeunes ». Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)
  31. 31. citepublique.fr gaiamundi.fr GaïaMundi.fr 31 altercarto.frLe Serpent de Mer altercarto.fr Méthodologie et outils PageCarto Anact-Réseau - 2011 (Tempo)

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