CONSEIL CONSULTATIF DU TOURISMELANGUEDOC-ROUSSILLONCOMMISSION FORMATION-EMPLOI25 avril 2013ParticipantsComité Régional du ...
la fois être un espace d’échange entre acteurs professionnels et institutionnels etjouer un rôle d’expertise en matière de...
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Elisabeth BARINCOU fait ensuite part d’une expérimentation qui a été faite dans laCamargue Gardoise. Il s’agissait de trav...
très serré pour finaliser ce schéma régional des formations. Il doit l’être àl’automne pour être présenté aux Assises Régi...
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Elisabeth BARINCOU répond que la région ne pourra pas s’engager à développerces deux derniers axes. Pour l’idée du Bed and...
Jacques ROSIER-DUFOND souligne que Sud de France Développement est unacteur privilégié qui devrait être prioritaire pour e...
Patricia POUDOU évoque d’autre part l’initiative des « emplois partagés »entreprise au Pays Basque. Dans le cadre de ce di...
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Pour clore la réunion, Philippe BERTO remercie l’ensemble des participants pour larichesse des échanges et les apports de ...
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Commission Formation - Emploi

  1. 1. CONSEIL CONSULTATIF DU TOURISMELANGUEDOC-ROUSSILLONCOMMISSION FORMATION-EMPLOI25 avril 2013ParticipantsComité Régional du Tourisme Philippe BERTO, DirecteurFelipe MOLINA CIVIT, Chargé de MissionConseil Régional Elisabeth BARINCOU, Directrice du TourismeSylvina BALZING, Chef de service à la Directionde la Formation ProfessionnelleUPA LR Anthony BILLARDDRJSCS Yves CABON, Responsable adjointUNAT 34 Gilles VERILLAUDINSEE Roger RABIER, Chargé de missionFHPALR Patricia POUDOU, DirectriceThierry SAVALLCESER Pierre CHATELEmilie SERVELFROTSI Jacques ROSIER-DUFOND, PrésidentEmmanuelle MONTAUDForce Ouvrière Sébastien CWICKMEDEF 34 Safietou BRYDirection régionale de PôleEmploiCyrille GREUSARDDominique VALERODIRECCTE Franck BARREDA, Chargé du tourismeExcusés : Denis CARRETIER, Anne CAZIN, Monique COMANDRE, Mickaël COUZIGOU,Jacques MESTRE, Pascal ROUSSON.Avant de débuter la réunion Monsieur Philippe BERTO remercie les participants etpropose un rapide tour de table afin que les personnes présentes puissents’identifier.Présentation du Conseil Consultatif du TourismeLa présentation débute par un rappel de l’organisation de l’action touristiquerégionale. Monsieur BERTO rappelle notamment les missions du CTT qui se veut à1
  2. 2. la fois être un espace d’échange entre acteurs professionnels et institutionnels etjouer un rôle d’expertise en matière de tourisme, avec pour objectif de favoriser, parla concertation et la coopération, l’innovation et la prise de décision en Languedoc-Roussillon. Enfin, il souligne les différents thèmes de travail qui ont été choisis par leConseil d’Administration du CCT comme sujets de réflexions et d’actions pour 2013,thèmes parmi lesquels on trouve le thème du jour, à savoir « Emploi-Formation ». Cethème revêt une importance particulière dans le domaine du tourisme régional, ilsera d’ailleurs thème principal des Assises du Tourisme 2013.Présentation de la stratégie de la Région en matière de TourismeElisabeth BARINCOU, commence par expliquer la stratégie de la Région en matièrede Tourisme. Cette stratégie, qui est dans l’échelon du développement économique,a été votée le 28 janvier 2011Cette stratégie qualifiée d’ « ambitieuse » a pour principaux objectifs :- La montée en gamme de l’offre touristique,- L’allongement de la saison,- La diversification de l’économie touristique,- La promotion de la destination Sud de France et Languedoc-Roussillon sur lesmarchés français et étrangers.Pour réaliser ces objectifs, un pacte régional en 3 axes :1- L’investissement touristique : budgets conséquents avec fortes retombéeséconomiques.2- Promotion de la destination via une stratégie de conquête des marchés àl’International avec Sud de France Développement à qui ont été confiées lesmissions de promotion, relation avec la presse, communication et démarchequalité.3- Et enfin, l’axe majeur, revêtant le plus d’enjeux : la formation et laprofessionnalisation des acteurs.Pour étayer l’importance de l’emploi touristique en Languedoc-Roussillon, ElisabethBARINCOU mentionne les statistiques suivantes :- Le secteur du tourisme emploie 58700 emplois en moyenne sur l’année soit6% de l’emploi régional,- 50% des emplois touristiques sont concentrés dans la restauration etl’hébergement,2
  3. 3. - Il y a également les emplois indirects créés par les effets induits du tourismesur d’autres secteurs : l’impact du tourisme se mesurerait, selon la Chambrede Commerce et d’Industrie Régionale, à 30% du chiffre d’affaires descommerçants dans les stations.Concernant la répartition géographique des emplois touristiques :- La moitié dans le tourisme d’affaire, la restauration. Ce domaine n’a pas lacontrainte de la saisonnalité,- 35% sur le littoral où 2 emplois sur 3 sont saisonniers,- 20% en zone rurale et de montagne avec 1 emploi sur 4 en non-salarié.Elisabeth BARINCOU précise ce qui est fait par la Région en faveur de l’emploi et laformation :- Préparation des Assises du Tourisme sur le thème de l’emploi et de laformation,- Renforcement de son partenariat avec la Fédération Régionale des Offices deTourisme et la Fédération Régionale des Pays d’Accueil Touristique qui ontune couverture sur tout le territoire. La région travaille également avec l’UnionNationale des Associations de Tourisme qui a organisé son AssembléeGénérale de 2012 autour de l’emploi et de la formation, avec l’Hôtellerie dePlein Air qui recrute beaucoup et forme ses salariés,- Travail sur la qualité des établissements avec volonté d’étoilessupplémentaires pour augmenter le nombre de salariés et diminuer lacontrainte de la saisonnalité touristique. Cette démarche est accompagnéepar le label Qualité Sud de France.Elisabeth BARINCOU rappelle qu’un manuel d’ingénierie touristique a été créé, àdestination des maitres d’ouvrage public, lequel met l’accent sur la nécessité de toutprojet touristique d’avoir de réelles retombées économiques.Concernant le secteur « Plaisance-Nautisme », Elisabeth BARINCOU précise qu’ils’agit du 2efil rouge de la politique touristique régionale 2013, le 1erétant l’emploi etla formation. A ce titre, la Région travaille sur une Charte Sud de France Nautismepour les destinations portuaires intégrant les aspects d’environnement etd’urbanisme, les retombées économiques, la responsabilité sociétale des entrepriseset notamment le positionnement image de chaque destination portuaire.3
  4. 4. Elisabeth BARINCOU fait ensuite part d’une expérimentation qui a été faite dans laCamargue Gardoise. Il s’agissait de travailler avec un comité d’employeurs enutilisant une méthodologie applicable par la suite à tout le Languedoc-Roussillon. Ilen ressort que les employés du tourisme sont généralement de niveau V et VI (CAPet moins) concernant la formation, les employeurs privilégiant l’expérience audiplôme. On dénote également un manque d’intérêt pour les emplois proposés enraison de leur saisonnalité. Par ailleurs, il faut faire face à un turn over important dûnotamment à un problème d’attractivité du territoire : problème de logement et/ou detransport.Elisabeth BARINCOU commence à évoquer un schéma régional des formations quisera présenté aux Assises du Tourisme, la méthodologie d’action sera détaillée plusloin par Sylvina BALZING. Elle évoque notamment les priorités suivantes :- Sécurisation des parcours des employés saisonniers, via la pluriactivité,- Montée en compétence des dirigeants et des salariés (vers un niveau IV etIII),- Une meilleure prise en compte des conditions de travail, de logement et detransport des travailleurs saisonniers,- Valorisation des métiers difficiles à pourvoir,- Facilitation de la transmission de l’entreprise.Elisabeth BARINCOU affiche la volonté d’adapter les programmes de formation auxgrands enjeux de la filière avec une méthode d’analyse statistique, de consultationdes représentants de la filière et de corrélation de fiches action.D’autres secteurs d’emploi et de formation hors champ du tourisme en tant que telsont aussi à étudier dans le cadre du tourisme, Elisabeth BARINCOU cite parexemple :- La promotion et la vente. Les BTS Force de Vente commencent à entrer enconcurrence avec les BTS Tourisme par exemple dans le recrutement desOffices de Tourisme. Jacques ROSIER-DUFOND précise qu’avec ladiminution des subventions des collectivités locales, les Offices de Tourismeont désormais besoin de démarcheurs qui peuvent à la fois vendre desproduits touristiques et rechercher des partenaires financiers,- Des animateurs ou gestionnaires multimédias sont aussi recherchés pourdévelopper l’e-tourisme, l’e-réputation des structures privées et tout ce quiconcernent l’e-transformation du champ touristique (traduction des menus enlangues étrangères en module audio via I-Pad par exemple).Elisabeth BARINCOU conclut sa présentation tout d’abord en rappelantl’importance de cette commission Formation-Emploi du CRT. Le calendrier est4
  5. 5. très serré pour finaliser ce schéma régional des formations. Il doit l’être àl’automne pour être présenté aux Assises Régionales du Tourisme en novembre,or la plus grande concertation est nécessaire et c’est justement ce que permet laprésente commission. Elle lance ensuite quelques pistes de réflexion dont elleaimerait qu’elles fassent débat :- Comment mettre en valeur les métiers du tourisme et leurs nouvellescompétences ?- Comment encourager les employeurs à sécuriser les parcours des salariés ?ou comment mettre en place une pluriactivité des salariés ? Perspectivesd’annualisation du temps de travail, de groupements d’employeurs…- Comment mieux prendre en compte les travailleurs saisonniers ? Lespérenniser, leur offrir des conditions de travails dignes, valoriser leurexpériences…Présentation du Schéma régional des formationsSylvina BALZING nous présente la méthodologie et les enjeux d’un schéma régionaldes formations.Sylvina BALZING commence par rappeler que la formation professionnelle est unecompétence très forte des régions. En Languedoc-Roussillon, la concertation a étémenée avec l’Etat, les collectivités locales, les partenaires sociaux pour l’élaborationdu Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles.Ce document a été voté par l’exécutif régional en 2011 et signé par l’Etat, lescollectivités locales, les partenaires sociaux en 2012. Il constitue le document deréférence en la matière et fixe 3 objectifs :1- La formation professionnelle doit accompagner le développement économiquede la Région,2- Sécuriser les parcours professionnels des personnes,3- Renforcer les dynamiques territoriales.Sylvina BALZING rappelle la volonté en Languedoc-Roussillon de travailler sur desschémas de formation nommé PREOF, Programme Régional d’Evolution de l’Offrede Formation, et explique étape par étape la démarche qui a abouti au PREOFHôtellerie-Restauration (5eemployeur de la Région) :1 – Un diagnostic emploi est construit pour étudier les besoins des professionnels. Ils’appuie d’abord sur les statistiques publiques. Puis, les principales caractéristiquessont identifiées, ainsi que le poids dans l’économie régionale, l’analyse des emplois.Enfin, le diagnostic est mis en discussion avec les professionnels et pour ce faire, lesecteur hôtellerie-restauration a l’avantage d’avoir une commission paritairecomposée d’un collège d’employeurs et de salariés.5
  6. 6. 2 - Un état des lieux de l’offre de formation parmi tous dispositifs existants. EnLanguedoc-Roussillon, dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, on forme 10000personnes chaque année que ce soit en formation initiale ou continue.3 – Formulation de préconisations avec la rédaction de 5 fiches actions :- Sécuriser le parcours à l’apprentissage : l’hôtellerie-restauration recrute eneffet beaucoup en apprentissage mais connait aussi beaucoup de ruptures encours d’apprentissage. Développer la formation des maitres d’apprentissageavec l’obtention en fin de formation d’un « Permis de former » (Avenant laconvention collective ajouté en janvier 2013),- La professionnalisation des travails saisonniers,- La transmission des entreprises en hôtellerie-restauration : desinvestissements lourds sont parfois nécessaires pour reprendre uneentreprise,- Développer la culture Sud de France chez les professionnels : réflexion autourd’un kit pédagogique pour permettre aux professionnels du territoire de mieuxconnaitre la Région et vanter ses mérites aux touristes,- Promotion des métiers des services et de l’étage qui s’avèrent être peuattractifs.4- Identification des métiers emblématiques du secteur : cuisiniers, serveurs… pourmétier par métier, définir in fine comment faire évoluer l’offre de formation en lycéeainsi que l’offre en apprentissage pour les demandeurs d’emplois et les salariés.Sylvina BALZING conclut en précisant que cette réflexion déjà aboutie concernantspécifiquement l’hôtellerie-restauration sera mise à disposition pour la réflexion plusglobale sur le Tourisme.Expression des participants :Suite à la présentation par Elisabeth BARINCOU de la stratégie de la Région enmatière de Tourisme puis à l’explication méthodologique du schéma régional deformations par Sylvina BALZING, plusieurs axes de réflexion sont soulevés par lesparticipants.• La communication entre les différents acteurs :Jacques ROSIER-DUFOND, insiste sur la nécessité d’une plus grandecommunication entre la Région et le milieu de l’entreprise dans le but de mieuxcomprendre et cibler les actions entreprises. Le CCT est présenté comme unoutil de dialogue.6
  7. 7. Anthony BILLARD, soulève la question des emplois ou des secteurs indirectementconcernés par l’activité touristique qu’il conviendrait selon lui de prendre en comptedans les politiques du tourisme. Ces secteurs participent activement à l’activitétouristique et sont aussi concernés par l’emploi saisonnier. Il cite l’exemple d’unboulanger du Grau-du-Roi qui déploie une stratégie de diversification de ses activitésen collaboration avec des acteurs du tourisme pendant la saison. Il évoque enfin uneCommission paritaire des professionnels de l’artisanat qui travaille sur ces sujets etémet le souhait de voir cette Commission associée aux discussionsconcernant le tourisme.Elisabeth BARINCOU évoque le problème de détermination du périmètre duTourisme et ajoute qu’il s’agit justement de trouver les complémentarités qu’il peut yavoir pour favoriser la pluriactivité entre les différents secteurs, entre les différentessaisons touristiques (été – hiver) ou entre les différentes activités touristiques (été)ou non (hiver), entre différentes zones touristiques tout en sachant que le principe dechangement géographique ne dure qu’un temps à la suite duquel le professionnelaura envie de se stabiliser.Elisabeth BARINCOU reprend l’exemple de l’expérimentation réalisée en CamargueGardoise, durant laquelle le dialogue a été établi avec les Communautés deCommunes pour résoudre le problème de la précarité des emplois saisonniers. Suiteà ces échanges, Il semble que la pluriactivité soit une solution viable.• Le handicap et le 3èmeâge :Pierre CHÂTEL, Représentant du Conseil Economique, Social et Environnemental,invite les participants à prendre en compte ces deux catégories de populationpour réfléchir, voir participer, à résoudre la problématique de l’emploi.• Les formations diplômantes :Pierre CHÂTEL insiste sur la nécessité de coopération entre tous les acteurs de laformation (collèges, lycées et universités) pour la reconnaissance des formationsdiplômantes dans le domaine du tourisme. Il cite notamment le problème dereconnaissance du diplôme de guide au niveau des facultés d’histoire ou degéographie.• Le logement du personnel saisonnier et le transport :Sylvina BALZING indique qu’une réelle réflexion est menée au niveau des territoires.Il existe des Maisons des travails saisonniers lesquelles remontent des informationsimportantes. Elle cite l’exemple de celle d’Agde. Elle a relevé que 40% destravailleurs saisonniers viennent d’une autre région et a fait part de l’idée deconstruire un camping pour pallier le problème.Pierre CHÂTEL propose la création d’un « Passeport Tourisme ». Celaconsisterait en la généralisation du Bed and Breakfast (B&B) chez des particulierspour les saisonniers et la création d’une carte de transport prioritaire.7
  8. 8. Elisabeth BARINCOU répond que la région ne pourra pas s’engager à développerces deux derniers axes. Pour l’idée du Bed and Breakfast, la région ne met en placedes partenariats qu’avec les entreprises et non avec les propriétaires particuliers.Quant au problème de la Carte prioritaire transport, la Région peut agir au niveauferroviaire (c’est le TER à 1 euro) ou aéroportuaire mais n’a pas la compétence pourdévelopper ou agir à d’autres niveaux. La seule chose qui pourrait être faite serait devaloriser les initiatives prises par les communes ou autres entités comme unenavette fluviale portuaire mise en place par Port-Camargue et le Club Hôtelierdu Grau-du-Roi.Il est fait mention de l’Europe comme financeur via le FEDER. Elisabeth BARINCOUajoute qu’un site d’appel à contributions a été créé pour regrouper les idées deprojets innovants1qui pourraient positionner le Languedoc-Roussillon comme leadereuropéen. Ce site a été mis en place par le Directeur de l’Enseignement Supérieur etde la Recherche comme un site de rencontres entre les idées des porteurs de projetset les centre de recherche. Si une idée était retenue, la Région mettrait sur le sujetles moyens nécessaires au niveau de la recherche pour faire émerger le Languedoc-Roussillon au niveau Européen. Dans le secteur du tourisme, seule l’hôtellerie deplein-air s’est manifestée pour répondre. Sur le logement des saisonniers, il y a unappel à idées.Jacques ROSIER-DUFOND précise que les propriétaires particuliers disposent delogements souvent à quelques kilomètres des lieux de travail, se posent à nouveaule problème du transport auquel vient s’ajouter la crainte des particuliersd’avoir à subir des nuisances sonores considérée l’heure tardive et incertaine àlaquelle rentrent les travailleurs.Concernant le logement, Yves CABON, insiste sur la nécessité d’une coopérationentre les acteurs du tourisme (les Villages Vacances) et les établissementspublics (établissements scolaires) en fonction de la saisonnalité.• La valorisation du tourisme auprès de la population du Languedoc-Roussillon :Patricia POUDOU, directrice de la Fédération de l’Hôtellerie de Plein Air, insiste surle fait de revaloriser le tourisme auprès de la population locale, elle va jusqu’àutiliser les termes « d’une éducation à faire » pour amener les habitants duLanguedoc-Roussillon à « aimer » le tourisme. Il est nécessaire de susciter uneprise de conscience, par des actions d’information et de communication, concernantla force économique du domaine touristique et la valorisation des métiers dutourisme.Patricia POUDOU met l’accent sur la nécessité d’une amélioration des servicesd’orientation pour une meilleure connaissance des formations aux métiers dutourisme. Elle propose la création d’un guichet spécifique pour informer lesjeunes sur les filières existantes.1 http://www.3s-en-lr.com/8
  9. 9. Jacques ROSIER-DUFOND souligne que Sud de France Développement est unacteur privilégié qui devrait être prioritaire pour entreprendre des actionsd’information, de sensibilisation et d’éducation.Elisabeth BARINCOU précise la création d’outils pédagogiques, tels une ficheaction, un kit pédagogique sur Sud de France qui ont été envisagés à destination desemployeurs pour améliorer l’accueil. La création d’un guichet tourisme a égalementété soulevée lors de l’expérience effectuée en Camargue Gardoise. La Régionréfléchit à un numéro vert.Concernant l’orientation et la recherche de formations diplômantes, SylvinaBALZING rappelle que les régions doivent élaborer un schéma régional de l’accueil,de l’information et de l’orientation. Le projet est de réaliser une animation territorialede l’AIO (Accueil Information et Orientation) pour une meilleure connaissance desacteurs de la formation et une meilleure orientation professionnelle.• La pluriactivité et l’aspect contractuel :Jacques ROSIER-DUFOND cite comme exemple réussi l’annualisation du tempsde travail qui a déjà été développé dans l’hôtellerie de plein-air. Il s’agit pour unsalarié s’occupant de la réception l’été d’effectuer diverses tâches d’entretienpendant l’hiver (espaces verts, plomberie..). Se pose alors le problème d’uneformation répondant à ces besoins spécifiques.Concernant la formation du personnel saisonnier à la pluriactivité, Philippe BERTOprend l’exemple de l’expérimentation du « CDI formation » lancé par le FNHPA dansles régions Bretagne, Pas-de-Calais, Picardie et Pays de La Loire. Il s’agit d’un CDIcomprenant une modulation des horaires et une formation associée de mille heuressur cinq ans. Cette expérimentation a pour but de favoriser la pérennité des emploiset la pluriactivité des salariés.Concernant les contrats saisonniers, Pierre CHÂTEL met l’accent sur trois aspects :la sécurité, l’hygiène et le respect de la valeur humaine entre les deux partiescontractantes. Il explique en effet que les contrats saisonniers sont souventconnotés de manière péjorative. Selon lui, il est indispensable de sécuriser lescontrats et de créer des pôles d’alerte pour éviter les dérives.Relativement à ces problématiques, Philippe BERTO prend l’exemple du « Labelsocial » mis en place dans la région Rhône-Alpes par la CFDT et les collectivités, quia pour but de promouvoir l’emploi saisonnier de qualité. Il précise que ces dispositifssont intégrés à la dynamique régionale.Patricia POUDOU prend également l’exemple du contrat de professionnalisationmis en place par Pôle Emploi à Argelès-sur-Mer dans le cadre de l’hôtellerie de pleinair pour former des animateurs polyvalents à savoir des animateurs quipeuvent assumer d’autres tâches que l’animation hors-saison. Ce dispositifpermet de sécuriser les emplois et de pouvoir travailler hors-saison.9
  10. 10. Patricia POUDOU évoque d’autre part l’initiative des « emplois partagés »entreprise au Pays Basque. Dans le cadre de ce dispositif, dix entreprises (hôtels,restaurants, campings et associations sportives) ont mutualisé treize postes detravail. Cela permet d’avoir du personnel qualifié tout au long de l’année.Yves CABON précise que les contrats de professionnalisation des animateurspolyvalents sont mis en place par plusieurs écoles en France. Ces contrats ont unedurée de neuf mois (de février à octobre) et permettent l’obtention d’un diplôme. Ilsouligne par ailleurs la difficulté de pérenniser la majorité des emplois saisonniers, lepic d’activité saisonnière se situant en juillet-août. Cependant, il est nécessaire deprendre en compte la transversalité des compétences, par exemple entre ledomaine de la vente et celui du tourisme. Il faut considérer certains emplois decommerce employant en temps partiel en semaine qui pourraient être complétés entourisme les week-ends.Concernant ces aspects, Elisabeth BARINCOU rappelle que la saisonnalité peut êtrechoisie (cas de nombreux étudiants) ou subie. Dans le cas où elle serait subie, lapluriactivité reste une piste de sécurisation. Il s’agit donc de recenser lesprofessions dans lesquelles les compétences peuvent être partagées.Par ailleurs, concernant les calendriers de formation, Elisabeth BARINCOU préciseque les périodes de formation doivent être repensées pour correspondre auxcontraintes des emplois saisonniers. Un an de formation pourrait être compactéen 3 fois 3 mois pendant la période creuse. Dans ce cas, des garanties doivent êtredonnées aux employeurs. Elle précise qu’une fiche action peut être mise en placedans ce sens.Franck BARREDA, rappelle que la mutualisation des compétences ne peut pas êtreappliquée à tous les domaines. Elle est, par exemple, difficilement réalisable avec lesecteur de l’artisanat.Il insiste également sur la nécessité de prendre en compte les spécificitésterritoriales dans le schéma régional de formation. La Lozère particulièrement estdans le cadre d’un tourisme rural. Il est important de développer les liensinterrégionaux pour la pérennisation des emplois et pour favoriser lacompétitivité. Il précise que les artisans sont principalement en recherche decompétences externes, à l’année mais pas obligatoirement à temps plein, dans ledomaine de la gestion. Pour résoudre ces problématiques, il propose la créationd’une « bourse de compétences ».Relativement à la pluriactivité, Sébastien CWICK, insiste sur le fait de valoriserun corps de métier. Dans le cas où la pluriactivité serait envisagée, il rappelle queles domaines d’activité doivent être réellement complémentaires. Il est importantque la pluri-compétence ne détruise pas les corps de métiers.Pour inciter les employeurs à sécuriser le parcours des employés, Sébastien CWICKsouligne l’importance de respecter le Code du Travail. Dans cette perspective, il10
  11. 11. propose de créer un protocole cosigné par les partenaires sociaux et lesacteurs du tourisme. Cela permettrait de faire preuve de vigilance concernant larégularité des contrats, concernant également une garantie de salaire en fonctiondes diplômes, de l’expérience et de s’assurer du paiement des heuressupplémentaires.Elisabeth BARINCOU répond en mettant en garde contre la belle idée desprotocoles, qui une fois signés, n’ont, souvent, aucun effet concret. D’où l’idée des’arrêter sur une zone géographique précise, en l’occurrence la Camargue Gardoise,et d’écouter directement les professionnels concernés, employeurs et salariés.Pour résoudre le problème des heures supplémentaires, Jacques ROSIER-DUFONDet Elisabeth BARINCOU rappellent la possibilité et l’importance d’annualiser letemps de travail.Conclusion :Elisabeth BARINCOU rappelle pour conclure que le schéma régional des formationsprésenté est un protocole et revient sur les principales pistes d’actions évoquées quisont à développer :- La pluriactivité pour les salariés qui le désirent : guichet unique tourisme avecune bourse de compétence, recensement des métiers transverses à établir(commerce-vente et BTP),- Le développement du « e-tourisme » pour encourager la compétitivité,- La formation des employeurs, notamment des petits patrons,- Les contrats de génération ou le 3eâge et le handicap,- La concertation des acteurs de la formation pour la reconnaissance desdiplômes dans le secteur touristique (entre autres associer les Universités auxdiplômes de guide),- La restauration collective ne doit pas être écartée pour les Villages Vacances,- La mise en avant de Sud de France particulièrement dans le cadre de laformation accueil,- La prise en compte des problématiques de logement et de transport, incluantles caractères particuliers d’horaires décalés et de nuisances sonores, pourpalier la précarité des conditions de travail.Ces différents points permettront la création de fiches action dans le cadre d’unPREOF Tourisme. Ce PREOF Tourisme constituera un protocole qui sera présentéaux Assises Régionales du Tourisme en novembre 2013.11
  12. 12. Avant de clôturer la réunion, un échange d’expériences et d’idées a lieu autour deces problématiques :Jacques ROSIER-DUFOND rappelle qu’il ne faut pas oublier l’idée de groupementd’employeurs. Anthony BILLARD précise qu’il faut bien encadrer les contours de ceque doit être un groupement d’employeurs car le risque est que si employeurs’arrête, le groupement périclite. Le groupement d’employeurs n’est, selon AnthonyBILLARD, qu’une solution parmi d’autres, il faut étudier les autres possibilités et nepas hésiter à faire de l’innovation, à inventer de nouveaux modèles et les développer.Safietou BRY, insiste sur la formation des employeurs particulièrement despetits patrons. D’un état lieu fait auparavant avait émané un besoin fort dans cesens concernant la qualité d’accueil et l’informatique notamment.Patricia POUDOU pose la question de l’activité des personnels d’entretien desétablissements scolaires pendant les congés d’été. On lui répond qu’ils sont soit encongé soit en poste, mais qu’en tant que fonctionnaires, ils ne peuvent être sollicitésdans un autre cadre.Gilles VERILLAUD, fait remarquer que la pluriactivité est déjà habituelle dans lescentres d’hébergement. Il cite pour exemple un de ses employés qui fait l’entretiend’espaces verts l’hiver et l’entretien des sanitaires et de la piscine l’été, un autre quifait la réception l’été et est commercial l’hiver, ou encore une employée qui fait duménage et entretien d’intérieur l’hiver et qui devient animatrice l’été. Par contre, ilreconnait qu’organiser une formation qui réponde à un schéma particulier s’avèreradifficile car ces cas de figure précis correspondant à sa structure ne correspondrontpas forcément à celle d’une autre structure.Gilles VERILLAUD soulève ensuite le problème des calendriers de formation encitant plusieurs exemples précis dont celui-ci : il a cherché une formation en EspacesVerts qui se déroulerait entre septembre et avril pour que son salarié puisse êtreprésent pendant la saison, or il n’a trouvé qu’une formation débutant en avril.Gilles VERILLAUD précise enfin que pour la formation des dirigeants, il existe, dansle domaine de l’Economie Sociale et Solidaire, des formations en petites sessions de2 ou 3 jours. Ces formations lui paraissent tout à fait adaptées puisqu’il est plus facilede se libérer 2 jours.Jacques ROSIER-DUFOND rappelle à propos des formations en général qu’il existele DIF et qu’un message devrait être passé pour inciter les professionnels à profiterde cette possibilité de financement.Franck BARREDA rappelle enfin les enjeux de cette réunion de travail, l’emploi dansle tourisme étant affiché comme une priorité nationale pour les cinq ans à venir par leGouvernement.12
  13. 13. Pour clore la réunion, Philippe BERTO remercie l’ensemble des participants pour larichesse des échanges et les apports de chacun.13

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