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Etat des lieux et défis de l’institutionnalisation de l’agriculture écologique et biologique au NIGER

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Etat des lieux de l'agroécologie au niger. cernafa djoga

  1. 1. Page 1 Sur 2 Etat des lieux et défis de l’institutionnalisation de l’agriculture écologique et biologique au NIGER Introduction Situé au cœur de l'Afrique occidentale, le Niger est borné au nord par l'Algérie et la Libye, à l'est par le Tchad, au sud par le Nigeria, au sud-ouest par le Bénin et le Burkina Faso, et à l'ouest par le Mali. Avec une population estimée en fin 2013 à 17 831 270 habitants soit 8,985,625 hommes représentant 50.39% et 8,845,645 femmes soit 49.60%. Le pays peut être divisé en trois grandes zones climatiques : la zone saharienne à moins de 200 mm, sahélienne entre 200 et 600 mm et enfin soudanienne à plus de 600 mm. Entre ces trois zones on peut encore identifier deux zones de transition : entre 200 et 300 mm la zone saharo-sahélienne et entre 400 et 600 mm la zone sahélo-soudanienne .La zone nord, couvrant presque deux tiers de la superficie du territoire, se situe dans le Sahara. C'est une région élevée formée de plateaux ou de montagnes et, à l'exception de quelques oasis isolées, la végétation y est pauvre. Le Centre fait partie du Sahel (région du Ténéré). C'est une zone semi- aride et peu boisé. Le Sud est la seule région fertile et boisée qui bénéficie de pluies suffisantes pour les cultures vivrières sans irrigation. Le Niger est largement dépendant des activités agricoles et pastorales car selon les statiques de 2012 Le secteur agricole représente environ 34,8 % du PIB et emploie presque 85 % de la population active, essentiellement sous la forme d'une agriculture de subsistance et un élevage relativement dynamique. Les principales cultures d'exportation sont le niébé, l’arachide et le coton alors que les principales cultures vivrières sont le millet (le Niger est 1er producteur mondial par habitant), le sorgho, le manioc, le riz, la sucre de canne, et quelques légumes. L'élevage constitue la grande activité agricole. Les principaux produits de cette activité sont : chèvres, ovins, bovins, viande, produits laitiers et peaux. ‘’Le développement de la production agricole observé ces dix dernières années est loin d’atteindre les besoins d’une population sans cesse croissante, 239 million sur 863 million de personnes sont mal nourris en 2010 (FAO, 2011). Les rendements des cultures restent parmi les plus faibles du monde ; l’extension des superficies de la production céréalière durant ces 50 dernières années a atteint 60% alors que les rendements ne sont que de 40% ‘’ (Challinor et al., 2007).
  2. 2. Page 2 Sur 2 Le Niger a ratifié la plupart des conventions internationales dans le domaine de l'environnement et des initiatives sont mises en œuvre dans le secteur de l'agriculture dont le dernier est l’avant projet de loi portant orientation de ce secteur soumis aux faitières de ce domaine au cours de ce mois d’août pour amendements. Toutes fois, force est de reconnaitre que l’extrême pauvreté du pays et, partant, la fragilité de son système agraire tant sur le plan technique, en moyen matériel et en ressources humaines paysannes instruites n’est pas de nature à lui offrir une myriade de choix quant à ses politiques agricoles : le grand souci des autorités et du citoyen ordinaire consiste à parer à la situation présente qui malheureusement devient bisannuel comme l’indiquait le Président de la République lui-même. De fait, le pays fait feu de tout bois en utilisant tout ce qui lui tombe sous les bras aux fins ‘’d’améliorer la production en quantité’’. Ainsi assistons-nous à l’utilisation tant des engrais chimiques que des engrais biologique pour fertiliser le sol et l’utilisant tant de produits chimiques que biologiques pour le traitement des parasites et autres ennemis de cultures. Source : Comité Interministériel de Pilotage de la Stratégie de Développement Rural Secrétariat Exécutif/ RECA
  3. 3. Page 3 Sur 2 1- Recherche, formation et vulgarisation 1.1 Les structures : L’institut National de Recherches Agronomique du Niger (INRAN) et l’Institut international de recherche en zone intertropicale aride et semi-aride (ICRISAT) sont de loin les deux plus importantes structures nationales pour la 1ère et internationale pour a 2nde dans le cadre de la recherche dans le domaine agricole au Niger. Les travaux effectués par ces deux instituts ont été et continuent d’être un précieux élément dans le cadre de la production au Niger. Cependant les travaux de ces instituts ne sont pas spécifiquement orientés dans la production biologique (loin s’en faut avec la présence des tentacules des firmes de l’agrobusiness à l’ICRISAT). Au Niger, Ce sont surtout des producteurs individuels privés ou des associations de producteurs qui commencent de plus en plus à être à l’avant garde de la production biologique avec des partenaires et des ONG véritablement acquis à l’essor de ce type de production telle l’ONG internationale SWISSAID à travers son bureau de coordination (BuCo) du Niger. Oignon bio du groupement CERNAFA /financement ONG SWISSAID. 1.2 Formations : En dehors de la faculté d’agronomie de l’université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey et l’université de Maradi, il existe au Niger d’autres écoles, instituts et lycées de formation dans le domaine de l’agriculture en générale : IPDR de Kollo, CFJA de N’Dounga, lycées de Téra et de Doutchi et bientôt la création des collèges professionnels dans les départements du Niger. A côté des ces institutions de formation bien de partenaires (surtout des ONG, projets et services techniques de l’Etat) renforcent les capacités des producteurs dans leurs zones d’intervention mais comme nous le disions ci-haut, l’agriculture écologique a réellement du plomb dans l’aile au Niger surtout par la non prise en compte des innovations paysannes dans l’élaboration des curricula de nos élèves et étudiants.
  4. 4. Page 4 Sur 2 Alphabétisation fonctionnelle au Niger pour les femmes maraîchères. Bien de partenaires interviennent en prenant les producteurs comme des tables rases sur lesquelles tout peut être imprimé. Aussi assistons-nous dans la même zone et souvent chez les mêmes producteurs des partenaires effectuer l’un des formations en production biologique, l’autre en production conventionnelle. Ce bicéphalisme déroute ces couches analphabètes et il convient qu’avec courage chacun assume ses responsabilités car elles même (ces couches analphabètes) sont souvent complices.
  5. 5. Page 5 Sur 2 Compostage aérien du groupement CERNAFA de TORODI avec l’appui de SWISSAID 1.3 Thématiques dominantes de recherche : Toutes les thématiques sont abordés gestion de la fertilité des sols, gestion des cultures lutte contre les parasites et autres prédateurs, les semences mais bien souvent sur le plan strictement conventionnel. Les quelques rares aspects biologiques peinent à prendre de l’envol. 1.4 Approches et méthodes : Seuls les ONG et quelques OCB acquises à la causes s’y intéressent réellement à travers des recherches participatives. 2- Chaîne de valeur et développement du marché 2.1 Principales cultures biologiques: Nos recherches ne nous ont pas permis de disposer de superficies et productions fiables pour ces trois dernières années en matière de production biologique. Les statiques sont muettes sur la production essentiellement bio en cultures pluviales. Cependant pour les cultures de contre saison des statistiques locaux existent, mais là aussi les quantité même si elles sont en nette progression de 15 235 tonnes en
  6. 6. Page 6 Sur 2 2011-12 à 21 322 en 2012-13 puis à 37 890 tonnes en 2013-2014 sont assez faibles en rapport avec la production total. Site de cultures maraîchères au Niger. Source photo SUBA SE 2014. On note toute fois la prise de conscience de la plus grande majorité des oignonculteurs quant à l’impérieuse nécessité pour eux de produire de l’oignon bio s’ils veulent lui conférer une bonne valeur marchande. 2.2 Technologies : Le fumier animal, les produits issus des compostages et autres résidus ménagers, tels sont les intrants utilisés dans l’agriculture biologique au Niger.
  7. 7. Page 7 Sur 2 Transport par charrette asine du fumier animal sur un site de maraîcher Il n’existe aucun système officiellement formel d’approvisionnement en semences et intrants biologiques. Les producteurs bio travaillent avec les moyens de bord souvent avec l’appui de certains techniciens généralement des ONG acquis à cet type de production. Pire, notre pays continu à utiliser un nombre important de pesticides. En effet, selon le Réseau nigérien des Chambres d’Agriculture : « Pour lutter contre les ennemis de culture, c’est au total 34 produits commerciaux qui sont autorisés pour les cultures maraichères par le comité sahélien des pesticides (CSP), donc autorisés à la vente au Niger en 2013 il s’agit de : 26 insecticides pour 17 matières actives ou associations de matières actives. 3 insecticides – acaricides pour une seule matière active. 5 fongicides pour 4 matières actives (source : RECA 2013) » (Voir annexe pour détails) 2.3 Transformations : C’est le maillon le plus développé de la chaine avec ou sans l’appui des ONG, des projets et des institutions étatiques telles le FAFPCA (fonds d’Appui à la Formation Continu et à l’Apprentissage).
  8. 8. Page 8 Sur 2 Séchage des sous produits issus de la transformation des feuilles et tiges d’oignon en gabou-bi. 2.4 Les certifications : Au Niger, la certification est surtout exigée pour la production des semences ou une loi existe dans le domaine. 2.5 Distribution de la valeur ajoutée le long des chaines de valeur : De tous les maillons de la chaîne de valeur de la production bio, le producteur est le maillon le moins bien servi dans le cadre des dividendes. 3- Réseau et partenariat 3.1 Type d’organisation des acteurs : C’est surtout les producteurs qui s’engagent de plus en plus dan l’agriculture biologique. Meme si le marché bio n’a pas encore une aura exceptionnelle, il reste que les produits bio sont vraiment mieux appréciés sur nos marchés par quelques avertis mieux que les produits
  9. 9. Page 9 Sur 2 conventionnels. Point de vente de fruits et légumes bio financé par l’ONG SWISSAID à Torodi au Niger Là aussi, comme nous l’avions dit ci-haut, la situation économique de notre pays et l’analphabétisme de la frange importante de la population ne permettent pas une appréciation des produits bio à leur valeur réelle. 3.2 Partenaires techniques et financiers : (ampleur des interventions et approches) De plus en plus les ONG et les projets commencent à s’intéresser à la production biologique. SWISSAID dont nous avions parlé plus haut mène de interventions remarquables sur le terrain dans le domaine de la production biologique. En effet, dans la seule commune de Torodi, elle a investi plus de 100 000 000 FCFA dans ce cadre ces trois dernières années. D’autres partenaires comme la SNV (agence d’exécution volet oignon du PRODEX) commencent déjà à parler de marché équitable. Au niveau des banques, il n’existe pour le moment aucune ligne de crédit spécifique à la production biologique. Toute fois la Banque Agricole du Niger (BAGRI) appui les producteurs nigériens qui en font la demande sur toute la filière.
  10. 10. Page 10 Sur 2 4- Politiques et programmes de soutien Au Niger, il existe plusieurs textes, stratégies et autres dispositions relatifs à l’agriculture de façon général (PDES, I3N, déclaration de Abuja de 2006, prochaine loi d’orientation agricole au Niger, etc.) Cf aussi revu sur l’agriculture de conservation au Niger du Projet 1921 « Triple Vert II » Stockholm Environment Institute Environment Institute Kräftriket 2B SE-106 91 Stockholm Sweden ‘’Etat des lieux sur l’expérience de l’Agriculture de Conservation au Niger’’. 5- Principales Contraintes et Stratégies pour le renforcement du secteur 5.1 Contraintes : Les contraintes existent au niveau de tous les maillons de la chaîne de valeurs et cela de la production des semences à la commercialisation en passant par la production proprement dite, la récolte, la mise sur le marché, la conservation, la transformation, le marketing, le développement institutionnel, etc. et tous les acteurs (décideurs politiques, responsables administratifs, techniques et financiers, producteurs, autres acteurs transversaux et secondaires, consommateurs, etc.) méritent d’être davantage sensibilisés à l’intérêt et aux avantage de ce type de production. 5.2 Stratégies : Techniques : sensibilisation des acteurs, appui-conseils ; Institutionnelles/Organisationnelles : création et promotion de structures dynamiques, solides et pérennes. Politiques : Lobbying/plaidoyer auprès des autorités aux fins d’appuyer et d’encourager davantage la production bio ; Financières : faciliter l’accès des producteurs bio aux financements de leurs entreprises./. Conclusions et Recommandations : La liberté de l’Afrique passe par sa souveraineté alimentaire à travers l’adoption massive des techniques de production écologique. Pour ce faire, il est important que l’ensemble de nos acteurs fédèrent leurs efforts en vu de l’adoption massive de cette agriculture biologique en se basant sur les stratégies dont nous parlions ci-haut. Je vous remercie!

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