Synthèse Rapport Planète Vivante
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Like this? Share it with your network

Share

Synthèse Rapport Planète Vivante

le

  • 6,197 vues

Le WWF présente aujourd’hui son nouveau Rapport Planète Vivante. Le rapport indique que la pression croissante que l’Humanité exerce sur les ressources naturelles menace sérieusement la santé ...

Le WWF présente aujourd’hui son nouveau Rapport Planète Vivante. Le rapport indique que la pression croissante que l’Humanité exerce sur les ressources naturelles menace sérieusement la santé de notre planète. Il explique en particulier le phénomène d’accaparement des terres via lequel les pays industrialisés se procurent des terres arables dans les pays pauvres, au détriment de ces derniers. Dans ce rapport, le WWF souligne que le modèle « business as usual » n’est plus possible mais que des solutions existent.

Statistiques

Vues

Total des vues
6,197
Vues sur SlideShare
5,122
Vues externes
1,075

Actions

J'aime
0
Téléchargements
108
Commentaires
0

7 Ajouts 1,075

http://www.scoop.it 965
https://twitter.com 91
http://pinterest.com 10
http://photospheric.tumblr.com 6
http://us-w1.rockmelt.com 1
https://m.facebook.com&_=1380403958904 HTTP 1
http://www.pearltrees.com 1
Plus...

Accessibilité

Détails de l'import

Uploaded via as Adobe PDF

Droits d'utilisation

© Tous droits réservés

Report content

Signalé comme inapproprié Signaler comme inapproprié
Signaler comme inapproprié

Indiquez la raison pour laquelle vous avez signalé cette présentation comme n'étant pas appropriée.

Annuler
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Êtes-vous sûr de vouloir
    Votre message apparaîtra ici
    Processing...
Poster un commentaire
Modifier votre commentaire

Synthèse Rapport Planète Vivante Presentation Transcript

  • 1. ce rapport à été réalisé en collaboration•rapport planète vivante 2012 – synthèse avec : IN T 2012 Rapport Planète vivante 2012 Synthèse 1
  • 2. la natUre est aU FonDeMent De notre Bien-etre et De notre prosperite.entre 1970 et 2008, la BioDiversite a ChUte De 30% a l’eChelle DU GloBe, etDe 60% soUs les tropiQUes. la DeManDe De ressoUrCes natUrelles a DoUBleDepUis 1966, aU point QUe noUs ConsoMMons aUJoUrD’hUi l’eQUivalentD’Une planete et DeMie poUr aCCoMplir nos aCtivites.l’eMpreinte eColoGiQUe Des pays a haUt revenU est CinQ Fois sUperieUrea Celle Des pays a Bas revenU. les reGions riChes en BioDiversiteproCUrent D’iMportants serviCes eCosysteMiQUes, tels QUe le stoCKaGeDU CarBone, le Bois-enerGie, l’approvisionneMent en eaU DoUCe et lesressoUrCes halieUtiQUes Marines. l’erosion De la BioDiversite et DesserviCes eCosysteMiQUes s’y rattaChant toUChe D’aBorD les inDiviDUs2
  • 3. les plUs paUvres DU GloBe, C’est-a-Dire CeUX Dont la sUrvie est la plUsetroiteMent triBUtaire De Ces serviCes. selon les proJeCtions “BUsinessas UsUal”, l’eQUivalent De DeUX planetes noUs sera neCessaire D’iCi 2030poUr reponDre a nos Besoins annUels. le Capital natUrel (BioDiversite,eCosysteMes et serviCes eCosysteMiQUes) Doit etre saUveGarDe et,si neCessaire, reGaGner son role De preMier plan aU sein Des soCieteshUMaines et Des eConoMies. la perspeCtive one planet DU WWFpropose la Gestion, la GoUvernanCe et le partaGe DU Capital natUrelDans les liMites ÉColoGiQUes De la terre. noUs poUvons reDUire notreeMpreinte en proDUisant plUs aveC Moins, et en ConsoMMant MieUX, plUsraisonnaBleMent et Moins. 3
  • 4. © Simon de Trey-White / WWF-UK xFemme coupant de l’herbe (Khata, Népal).4
  • 5. aGir poUr prÉserver Une planète vivanteQui, parmi nous, n’est jamais tombé Et pourtant, le moment est venu de de ces solutions permettant de renforcersur une collection de graphiques faire un choix. Nous pouvons créer un l’efficacité de notre usage de l’eau.prouvant à grand renfort de détails avenir prospère où la nourriture, l’eau età quel point nous exploitons toujours l’énergie seraient accessibles en quantité Nous pouvons satisfaire l’intégralité deplus les ressources de la Terre et suffisante aux 9, voire peut-être 10 nos besoins énergétiques en valorisantcompromettons du même coup sa milliards d’êtres humains appelés à se des sources telles que le vent et la lumièrerésilience ? Cette édition 2012 du partager la surface du globe en 2050. solaire, à la fois propres et abondantes.Rapport Planète Vivante nous en dit Encore faut-il, cependant, en faireplus sur la façon dont se conjuguent les Nous pouvons produire la nourriture beaucoup plus avec l’énergie que nouseffets de notre action : il passe ainsi en dont nous avons besoin pour vivre exploitons : le seul fait d’augmenter l’effi-revue les diverses pressions exercées en combinant différentes options : la cacité de nos bâtiments, de nos véhiculessur la planète et évalue la dégradation réduction des déchets, l’emploi de et de nos usines conduirait à diviserde l’état de santé des forêts, fleuves meilleures semences et de techniques par deux la quantité d’énergie totaleet océans dont dépend directement de culture plus perfectionnées, la restau- consomméenotre existence. ration des capacités de production des terres dégradées, et aussi la modifi- Ces solutions, au même titre que cellesCe qu’il faut bien comprendre, c’est cation des régimes alimentaires, qui abordées dans la présente édition duque nous vivons en réalité comme si passe notamment par l’abaissement de Rapport Planète Vivante, démontrentnous disposions d’une planète supplé- la consommation carnée dans les pays une fois de plus la nécessité que chacunmentaire à portée de main : nous les plus riches. de nous agisse pour préserver une planèteconsommons en effet moitié plus de vivante. Une planète abritant assez deressources que la Terre n’en fournit. Nous pouvons garantir la disponibilité de nourriture, d’eau et d’énergie pour tous,Sauf changement de cap imminent, ressources en eau adéquates sans pour en plus d’écosystèmes dynamiques regor-ce pourcentage devrait continuer à autant renoncer à préserver l’état des geant de vie à sa surface.augmenter à un rythme tel que l’exis- fleuves, des lacs et des zones humidestence de deux planètes ne permet- d’où elles viennent. L’amélioration des Jim Leapetrait pas de répondre à nos besoins à techniques d’irrigation et de la planifi- Directeur générall’horizon 2030. cation des ressources hydriques fait partie WWF International 5
  • 6. sept MilliarDs De DeManDes, Une seUle planèteAu milieu de l’immensité de l’univers, humains en l’espace d’une seule année.une mince couche de vie enveloppe Si le Rapport Planète vivante 2012 fait LIVING PLANET REPORT 2012 REPORTune planète. Limitée par les roches état d’un déclin alarmant de la biodi- IN T 2012en dessous, par l’espace au-dessus, versité, qui atteint 30% au niveaudes millions d’espèces différentes s’y mondial entre 1970 et 2008, il soulignedéveloppent. Ensemble, elles forment toutefois aussi la possibilité d’infléchirles écosystèmes et habitats caractéris- les tendances actuelles, à conditiontiques de la planète Terre, eux-mêmes de placer le monde naturel au cœurpourvoyeurs d’une multitude de de nos choix économiques, de notre Living Planetservices dont les êtres humains, et plusgénéralement la vie, sont tributaires. modèle de développement et de nos modes de vie. Report 2012 Biodiversity, biocapacityMais la consommation de ressources and better choicespar l’homme, en perpétuelle augmen-tation, exerce désormais des pressions living planet cover+inside cover .indd 3 23-04-12 16:01extrêmes sur la biodiversité. Les Le Rapport Planète vivante 2012menaces planant sur la continuité des Cette brochure est une synthèse de la neuvième édition du Rapportservices écosystémiques risquent denuire non seulement à la biodiversité, Planète vivante (RPV) du WWF, publication biennale ayant pourmais aussi à l’avenir, à la santé et au objet de documenter l’“état de la planète” en analysant l’évolutionbien-être de notre propre espèce. de l’état de la biodiversité, des écosystèmes et de la pression humaine sur les ressources naturelles, ainsi qu’en explorant lesAu rythme de consommation actuel, il implications de ces changements pour la biodiversité et les sociétésfaut une année et demie à la Terre pour humaines. Le rapport intégral, qui approfondit considérablementproduire et renouveler les ressources le sujet d’étude, est téléchargeable à l’adresse wwf.panda.org/lpr.naturelles consommées par les êtres6
  • 7. © Susetta Bozzi / WWF ChinaRue de Nankin, Shanghai, Chine. 7
  • 8. l’inDiCe planète vivante (ipv) GloBalPour mesurer les changements affectant Figure 1: L’Indice Planète 2 vivante global Indice Planète vivante globall’état de la biodiversité planétaire, l’Indiceplanète vivante (IPV) suit l’effectif de L’indice enregistre un déclin Intrevalle de confiance Valeur de lindice (1970=1) d’environ 30% entre 1970 et9 014 populations appartenant à 2 688 2008, selon les études menéesespèces de mammifères, oiseaux, reptiles, sur 9 014 populations de 2 688amphibiens et poissons issues de diffé- espèces d’oiseaux, mammifères, 1rents biomes et régions. A la manière amphibiens, reptiles et poissons. Led’un indice boursier, l’IPV en déduit la graphique est construit en retenant un intervalle de confiance de 95% :variation moyenne de leur abondance cela signifie que la probabilitéau cours du temps. Cette grandeur, que le domaine délimité par lescalculée pour un groupe d’espèces donné, courbes supérieure et inférieureconstitue un indicateur suffisamment abrite effectivement la valeur de 0 l’Indice planète vivante s’élèvefiable pour évaluer la situation écologique à 95%. L’écart entre les courbes 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2008de la planète. est d’autant plus grand que la Année tendance sous-jacente ayant serviL’Indice planète vivante révèle toujours à leur tracé est variable. 2.0 Indice Planète vivante Tropicalun déclin global de 28% de l’état de santé Intrevalle de confiance Figure 2: Les Indices planètede la biodiversité en 1970 et 2008 (Figure vivante tropical et tempéré Indice Planète vivante tempéré Valeur de lindice (1970=1)1). Si l’Indice planète vivante tropical a L’indice tropical global affiche un Intrevalle de confiancechuté de plus de 60% durant cette période, déclin supérieur à 60% au coursl’Indice planète vivante tempéré a quant à de la période 1970-2008. L’indicelui progressé de 31% dans le même temps tempéré global s’inscrit en hausse 1.0 de 30% dans le même temps.(Figure 2). Toutefois, le renforcementrécent des populations des régionstempérées ne doit pas nécessairements’analyser comme la preuve d’un meilleurétat de santé des écosystèmes tempéréspar rapport aux écosystèmes tropicaux. 0.0 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2008 Année8
  • 9. © Jon Aars/ Norwegian Polar Institute/WWF-Canon © Jurgen Freund/ WWF-Canon La collecte d’informations sur la dynamique des populations sauvages fait appel à un large éventail de techniques de suivi. C’est pourquoi l’indice agrège des données prélevées à l’aide de modes opératoires très différents, allant du comptage des individusMarquage d’un requin-baleine (Philippines). d’une population au piégeage photographique, © Jurgen Freund / WWF-Canon en passant par l’étude des sites de nidification et le suivi des traces d’animaux (comme les empreintes). Figure 2: The Tropical and Temperate Living Planet indices The global tropical index shows a decline ofGardes baguant un poussin de fou between 1970 and 2008. The around 61% brun. +31% global temperate index shows an increase of around 31% over the same period (WWF/ © Raymond Alfred / WWF-Malaysia ZSL, 2012). -61%Image d’un piège à caméra de rhinocéros deSumatra. Chercheur et ours polaire. 9
  • 10. les Êtres hUMains DeManDent plUs À la planèteQU’elle ne peUt proDUireL’Empreinte écologique évalue la pression émissions carbonées constitue la première 2exercée par l’humanité sur la biosphère en composantedel’Empreinteécologique(55%).comparant sa consommation aux capacités Cet écart traduit une situation de dépas-de régénération de la Terre, autrement dit sement écologique : à l’heure actuelle, il (en nombre de planètes Terre)sa biocapacité, qui correspond à la surface faut ainsi une année et demie à la planètede terres effectivement disponibles pour pour régénérer l’intégralité des ressources 1 Empreinte écologiqueproduire des ressources renouvelables et renouvelables consommées par les êtresabsorber les émissions de CO2. humains en une seule année. Au lieu de vivre des intérêts que nous percevons, nousL’Empreinte écologique et la biocapacité sommes tout simplement en train d’entamers’expriment toutes deux dans la même notre capital naturel. 0unité : l’hectare global, dont la produc- 1961 1970 1980 1990 2000 2008 Une Empreinte écologique très Annéetivité est égale à la productivité moyenne variable d’un pays à l’autremondiale des surfaces biologiquement Si chaque être humain adoptait le Figure 3: Empreinte Terrains bâtisproductives. écologique globale par mode de vie d’un indonésien, nous Surfaces de pêche aurions besoin de deux-tièrs de notre composante entreL’évolution de l’Empreinte écologique planète Terre ; si l’on prenait pour 1961 et 2008 Forêtstémoigne d’une tendance persistante à la référence un Argentin moyen, une La principale composante de Pâturagessurconsommation (Figure 3). En 2008, la demi-planète supplémentaire serait l’Empreinte écologique est Terres cultivées l’empreinte carbone (55%).biocapacité totale de la Terre s’élevait ainsi nécessaire pour couvrir la totalité des Empreinte carboneà 12,0 milliards de hag, soit 1,8 hag par besoins humains ; enfin, si chacunpersonne, tandis que l’Empreinte écologique des habitants du globe consommaitde l’humanité atteignait 18,2 milliards de autant qu’un Américain moyen, pashag, soit 2,7 hag par personne. La surface moins de quatre Terres seraient nécessaires pour pouvoir régénérerforestière nécessaire à la séquestration des les besoins annuels de l’humanité.10
  • 11. eMpreinte ÉColoGiQUeGloBale par CoMposante carbone Elle est calculée à partir de la surfaceentre 1961 et 2008 forestière nécessaire à la séquestration des émissions de CO2 issues de la combustion des énergies fossiles, déduction faite de la fraction absorbée par les océans. Terres cultivées Elle est calculée à partir de la surface affectée aux cultures Pâturages Elle est calculée à partir assurant la production de de la surface servant à faire denrées alimentaires et paître le bétail élevé pour de fibres pour l’homme, sa viande, son lait, sa peau ainsi que d’aliments pour et sa laine. les animaux, de cultures oléagineuses et de caoutchouc. Forêts Terrains bâtis Surfaces de pêche Elle est calculée à partir Elle est calculée à partir de la surface Elle est calculée à partir de l’estimation de la de la surface forestière terrestre accueillant les infrastructures production primaire nécessaire à la survie des fournissant le bois de humaines, en particulier les transports, les poissons et autres animaux marins comestibles, construction, le bois à pulpe habitations, les installations industrielles sur la base des données comptabilisant les et le bois de chauffage. et les réservoirs pour l’hydroélectricité. prises d’espèces marines et d’eau douce. 11
  • 12. Empreinte écologique – (en hag par personne)12 0 2 4 6 8 10 12 Qatar Koweït Emirats Arabes Unis Danemark Etats unis d’Amérique Belgium Australie Canada Pays-Bas Irelande Finlande Singapour Suède Oman Mongolie Macedoine ARYM Austriche Republique Tchèque Slovenie en 2008 Uruguay Suisse Grèce France Norvège Espagne Estonie Royaume-Uni Slovaquie Corée du sud Allemagne Ile Maurice Italie Russie Lithuanie Nouvelle-Zélande existent des données complètes. Croatie tous les pays comptant plus d’un que par pays, par personne, million d’habitants pour lesquels Figure 4: Empreinte écologi- Ce graphique comparatif englobe Japon Kazakhstan Portugal Arabie Saoudite Biélorussie Turkménistan Israël Lettonie Pologne Malaisie Hongrie Bulgarie Mexique Chili Ukraine Libye Vénézuela Paraguay Panama Brésil Mauritanie (Figure 5). Liban Botswana Roumanie Bosnie-Herzégovine a ChaQUe pays son eMpreinte Argentine Papouasie-Nouvelle-Guinée Iran Bolivie Afrique du Sud Serbie Turquie Costa Rica Thailande Equateur Jordanie Chine Moldovie Egypte Namibie Perou Salvador Azerbaïdjan personne a presque diminué de moitié globale varie selon la région. Dans relative de chacune d’elles à l’aug- le même temps, la biocapacité par s’inscrivent toutes deux en hausse mentation de l’Empreinte écologique depuis 1961, mais la contribution et l’empreinte moyenne par habitant A l’échelle planétaire, la population Birmanie Cuba Tchad Mali Ouzbékistan Gabon Albanie Colombie Guatemala Tunisie Ghana Armenie Honduras Jamaïque Guinée Algerie complètement. Soudan Ouganda Nicaragua Sénégal Burkina Faso Syrie Swaziland Somalie Nigéria Géorgie République Dominicaine Irak Gambie Vietnam République centrafricaine Bénin Maroc Corée du Nord Laos L’Empreinte écologique globale moyenne est de 2,7 hag par personne consommation actuel, certains écosys- la capacité annuelle de la Terre à les Depuis les années 1970, la consom- la ressource qu’il recèle ne disparaisse tard à son épuisement. Au rythme de bancaire, la surexploitation d’une mation annuelle de ressources du ressource naturelle aboutit tôt ou renouveler. Or de la même façon qu’un monde naturel par l’humanité excède tèmes s’effondreront même avant que retrait peut occasionner un découvert Kyrgyzstan Liberia Sri Lanka Cambodge Tanzanie Zimbabwe Madagascar
  • 13. 8 Empreinte écologique (en hag par habitant) Les effets des émissions excessives Figure 5: L’Empreinte de gaz à effet de serre, devenues écologique par région du impossible à absorber intégralement globe (1961–2008) par la végétation, sont déjà visibles : Evolution de l’empreinte l’élévation de la concentration moyenne par personne 4 atmosphérique de CO2 entraîne en et de la population dans La biocapacité disponible par personne en 1961 est de 3,2 hag chaque région du globe. La effet la montée des températures surface occupée par une globales, le changement climatique barre de couleur représente et l’acidification des océans, qui, par l’empreinte totale de la région contrecoup, accentuent les menaces considérée. pesant sur la biodiversité, les écosys- 0 tèmes et même les ressources dont Amérique du Nord 8 0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 l’humanité dépend. Empreinte écologique (en hag par habitant) Union Européenne Population (en millions) Reste de l’Europe Amérique latine Moyient-Orient et Asie centrale 4 Asie-Pacifique La biocapacité disponible par personne Afrique en 2008 est de 1,8 hag 0 Ethiopie Sierra Leone Indonesie Togo Guinée-Bissau Cameroun Congo Lesotho Philippines Kenya Tajikistan Angola Yémen Inde Burundi Zambie Mozambique Malawi Népal Pakistan Rwanda Bangladesh Érythrée Haïti Afghanistan Timor orientalRépublique démocratique du Congo Palestine 0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 Population (en millions) 13
  • 14. a ChaQUe pays sa BioCapaCitÉ … parlante : l’Empreinte écologiqueCertains pays possédant une bioca- d’un citoyen émirati atteint en effet 8,4 Figure 6: Les dix premières Brésil 15.4%pacité élevée ont une empreinte hag, alors même que le pays présente biocapacités nationales en 2008nationale relativement limitée : tel une biocapacité par habitant des plusest par exemple le cas de la Bolivie, réduites (0,6 hag). En d’autres termes, Dix pays représentaient à eux seuls plus de 60% de ladont l’empreinte par habitant s’élève les habitants des EAU dépendent de biocapacité totale de la Terre Chine 9.9%seulement à 2,6 hag, contre une bioca- ressources d’autres nations pour satis- en 2008. Parmi eux figuraientpacité par habitant égale à 18 hag. faire leurs besoins. A mesure que les cinq des six pays désignés parRelevons néanmoins avec intérêt ressources deviennent plus rares, l’acronyme BRIICS : le Brésil, Etats-Unis 9.8% la Russie, l’Inde, l’Indonésie etqu’une fraction de cette biocapacité la compétition pour leur contrôle la Chine.est “exportée” du fait d’être exploitée s’intensifie : il est donc difficile de Russie 7.9%par d’autres nations, en particulier penser que l’écart entre les pays richescelles dont l’Empreinte écologique en ressources et ceux qui en sont Inde 4.8%excède la biocapacité. Les Emirats dépourvus n’ait aucune répercussion Canada 4.2%arabes unis (EAU) fournissent à ce géopolitique à l’avenir.titre une illustration extrêmement Australie 2.6% Indonesie 2.6% Argentine 2.4% L’accaparement des terres agricoles: alimentation et France 1.6% combustible en ligne de mire Dans toutes les régions en développement, on assiste à une ruée des investisseurs étrangers cherchant à sécuriser l’accès aux terres agricoles en vue d’en développer la production. Les estimations révèlent que, depuis le milieu des années 2000, la superficie concernée par ces acquisitions foncières est équivalente à celle de l’Europe orientale (Figure 53). Si le dernier épisode d’accélération du phénomène tire son origine de la crise Reste du monde 38.8% alimentaire de 2007-2008, ses causes profondes sont à rechercher du côté de la croissance démographique, de la consommation croissante d’une minorité planétaire et de la demande de produits alimentaires, de biocarburants, de matières premières et de bois d’œuvre par les marchés.14
  • 15. les pays riChes eXerCent Une pression DisproportionnÉe sUrles ressoUrCes natUrellesL’Empreinte écologique par habitant des en fin de compte tributaire des services 7 Empreinte écologique (hag par habitant)nations à haut revenu est sans commune écosystémiques et des actifs naturels, 6mesure avec celle des pays à revenu bas et les êtres humains les plus directementmoyen. A titre de comparaison, la bioca- touchés par l’impact de la dégradation 5pacité exploitée par les pays à bas et moyen de l’environnement sont surtout les plus 4revenus est longtemps restée inférieure à pauvres. Privées de terre, d’eau propre,la biocapacité par habitant disponible à d’une alimentation adaptée, de combustible 3l’échelle du globe, jusqu’à ce que les pays et de matériaux, les personnes vulnérables 2à revenu moyen franchissent cette limite ne peuvent espérer se sortir du piège de laen 2006. pauvreté et se développer. 1 Figure 7: Evolution de l’Empreinte 0L’Indice planète vivante des pays à haut écologique individuelle dans chaque 1961 1970 1980 1990 2000 2008revenu affiche une hausse de 7% entre 1970 groupe de pays (revenu faible, moyen et élevé) entre 1961 et 2008 2 Annéeet 2008 (Figure 8). Parmi les nombreux La ligne pointillée noire exprime lafacteurs expliquant cette évolution, la biocapacité moyenne mondiale en 2008.capacité des nations riches à se procurer Valeur de lindice (1970=1)des ressources chez leurs voisins à bas Revenu élevérevenu ne doit surtout pas être négligée. Revenu moyen Revenu bas 1A l’autre bout du spectre, l’indice des pays Figure 8: Evolution de l’Indiceà bas revenu enregistre une chute verti- planète vivante en fonction du niveaugineuse de 60%. La tendance à l’œuvre de revenudans les pays les plus pauvres est poten- L’indice enregistre une hausse de 7% danstiellement désastreuse, pour la biodiversité les pays à haut revenu, un déclin de 31% 0comme pour les populations. Même si la dans les pays à revenu moyen et une chute 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2008 de 60% dans les pays à bas revenu entresurvie de chaque habitant de la planète est 1970 et 2008. Année 15
  • 16. Faire le lien entre BioDiversitÉ, serviCes ÉCosystÉMiQUeset Êtres hUMainsLa biodiversité est vitale pour la santé abordées dans les pages précédentes Les facteurs d’évolution de l’Indice planète vivantede l’homme comme pour ses moyens et, du même coup, à la sauvegarde dede subsistance. Les organismes la sécurité, de la santé et du bien-être En exerçant des pressions sur la biodiversité, les activitésvivants (plantes, animaux et micro- des sociétés humaines. humaines la condamnent au déclin. Les cinq pressionsorganismes) interagissent au sein de directes sont les suivantes : • La destruction, l’altération et la fragmentation desréseaux d’écosystèmes et d’habitats Aucune activité humaine ne se habitats : elles s’expliquent avant tout par la conversionhautement complexes et intercon- passe de services écosystémiques ; des terres au profit de l’agriculture, de l’aquaculture,nectés, qui assurent eux-mêmes une et aucune n’est sans impact sur la de l’industrie ou des zones urbaines ; la constructionmyriade de services écosystémiques biodiversité qui y est associée. Les de barrages et les autres aménagements aux finsdesquels toute forme de vie dépend. menaces s’expliquent pour l’essentiel d’irrigation ou de régulation du débit des fleuves.Or aucune activité humaine ne se par les besoins humains d’aliments • La surexploitation des espèces sauvages : l’intensité depasse de services écosystémiques, solides et liquides, d’énergie, de la chasse et de la cueillette, pratiquées pour récolter de lani n’est sans impact sur la biodi- matériaux et d’espace dédié aux nourriture, des matières et des substances médicinales,versité qui y est associée. Et même infrastructures. Or ces demandes excède le rythme de régénération des ressources.si la technologie peut prétendre sont satisfaites par un petit nombre • La pollution : elle est principalement causée par l’usage excessif d’engrais et de pesticides dans l’agricultureremplacer certains services écosys- de secteurs clés : l’agriculture, la et l’aquaculture, et les rejets d’effluents urbains ettémiques et nous protéger contre leur sylviculture, la pêche, l’extraction industriels et de déchets miniers.dégradation, beaucoup d’entre eux ne minière, l’industrie, l’eau et l’énergie. • Le changement climatique : il est provoqué parsont tout simplement pas substitu- Pour chacune de ces activités, la l’élévation de la concentration atmosphérique desables. prise de conscience de la nécessité gaz à effet de serre, elle-même liée pour l’essentiel à la de placer le développement durable combustion des combustibles fossiles, au déboisement etLa compréhension des interactions au cœur de leur stratégie relève de aux procédés industriels.entre la biodiversité, les services l’urgence : notre capacité à rétablir • Les espèces invasives : qu’elles aient été introduitesécosystémiques et les êtres humains des habitudes de consommation délibérément ou involontairement, elles peuvent devenirest une condition indispensable compatibles avec les limites de notre de véritables concurrentes, prédatrices ou parasites des espèces autochtones.au renversement des dynamiques planète en dépend plus que jamais.16
  • 17. 17
  • 18. © Roger Leguen / WWF-CanonForêt de Matécho (Guyane française).18
  • 19. ForÊts : Un rÔle DÉterMinant Dans le stoCKaGe DU CarBoneet la staBilisation DU CliMatLe service de stockage du carbone Cependant, mis à part en Europe la dégradation forestière génèrentassuré par les forêts du monde entier et aux Etats-Unis, les forêts sont près de 20% des émissions anthro-est primordial pour stabiliser le climat. la proie d’un déboisement et d’une piques mondiales de CO2 et figurentLa quantité de carbone emmagasinée dégradation motivés par de multiples au troisième rang des sources d’émis-varie selon le type de couvert forestier : activités humaines, également respon- sions, derrière le charbon et le pétrole.de ce point de vue, les régions tropi- sables de rejets de gaz à effet de serre La conservation forestière constituecales abritent le plus gros réservoir (notamment de CO2) dans l’atmos- donc plus que jamais un axe d’inter-de la planète. Près de la moitié de ce phère. Conséquence : à l’échelle vention essentiel de la stratégie globalecarbone de surface se trouve dans les mondiale, environ 13 millions d’hec- visant à réduire drastiquement lesforêts d’Amérique latine, 26% en Asie tares de forêts sont partis chaque émissions de gaz à effet de serre.et 25% en Afrique. année en fumée entre 2000 et 2010. Dans ces conditions, il n’est guèreLes vastes forêts boréales nordiques surprenant que la déforestation etde conifères et de feuillus formentégalement d’importantes réservesde carbone. Après avoir été décimées la DÉForestation et la DÉGraDationpendant des siècles, les forêtstempérées regagnent aujourd’hui Forestière entraÎnent Un ChanGeMent DUdu terrain en Europe et aux Etats-Unis, renforçant du même coup les CliMat QUi, en retoUr, peUt DÉGraDer lescapacités de stockage de carbone. Danscertaines régions du globe, les forêts ForÊts et les serviCes QU’elles FoUrnissentse développent sur des tourbières, quirecèlent parfois davantage de carboneque les arbres eux-mêmes. 19
  • 20. eaUX liBres : vitales poUr la santÉ et le Bien-ÊtreDes soCiÉtÉs hUMaines Cours d’eau canalisésBien qu’ils n’occupent qu’environ 1% de 175 20 Nombre de cours d’eau Nombre de cours d’eau canalisésla surface de la Terre, les écosystèmes 150 à écoulement libre Nombre de grand cours d’eaud’eau douce abritent quelque 10% de 125 15l’ensemble des espèces animales réper- 100 Figure 9:toriées. De par leur position dans le Evolution du 10 à écoulement librepaysage, ils forment une passerelle entre 75 nombre deles biomes terrestres et marins côtiers 50 cours d’eau à 5 écoulement libreet assurent des services vitaux pour la 25 de longueursanté et la stabilité des communautés supérieure àhumaines : pêcheries, approvision- 0 0 1 000 km dans le <1900 10s 30s 50s 70s 90s 2006-2020nement en eau pour les besoins agricoles prévision mondeet domestiques, régulation du débit La courbe retrace l’évolution observéehydrologique, navigation et commerce, aujourd’hui les cours d’eau à Dans le but de préserver la richesse des entre la fin dulutte contre la pollution et services de s’écouler librement. Sur les 177 cours processus naturels caractérisant les XIXème siècle etdésintoxication. Mais l’existence de d’eau d’une longueur supérieure à écosystèmes d’eau douce (le transport l’époque actuelle,multiples pressions, cumulées ou non 1 000 km, un tiers environ conservent de sédiments et l’apport d’éléments et se(changement d’utilisation des sols, un écoulement intact et sont nutritifs, essentiels pour les paysans prolonge par les estimations réaliséesexploitation des ressources hydriques, dépourvus de barrage sur leur bras des plaines inondables et des deltas ; la à l’horizon 2020 ;développement des infrastructures, principal. Si les avantages retirés de connectivité migratoire, vitale pour les l’histogrammepollution et changement climatique) telles infrastructures ne peuvent être pêcheries d’eau douce; et les capacités détaille le nombremet en péril la santé des cours d’eau et niés (génération d’hydroélectricité de stockage des eaux de crue, cruciales de cours d’eau sur lesquels ontdes lacs dans le monde entier. et facilité d’irrigation, par exemple), pour les villes situées en aval), il est à la été construits des ils dissimulent cependant la plupart fois impératif d’apprécier à sa juste valeur barrages au coursEn raison de l’expansion rapide du temps le lourd tribut payé par l’importance du libre écoulement des des décenniesdes infrastructures de gestion de les écosystèmes aquatiques et les cours d’eau et d’inscrire la construction successives.l’eau (barrages, digues et canaux services écosystémiques au sens large des infrastructures dans une visionde dérivation), très rares sont qui y sont associés. embrassant le bassin versant entier.20
  • 21. © Brent Stirton / Getty Images / WWFPêcheur suspendant ses filets pour les faire sécher (Papouasie-Nouvelle-Guinée). 21
  • 22. oCÉans : Une soUrCe MaJeUre De protÉinesEn dehors de la remarquable source de vie des êtres humains et les activités L’intensification de la pêche n’auraprotéines que constituent les poissons et économiques. pas été sans effet sur l’environ-les autres produits de la mer, les océans nement marin. Entre 1950 et 2005,contiennent d’immenses quantités Or la santé des océans est aujourd’hui les pêcheries “industrielles”, initia-d’algues et de plantes desquelles sont menacée par la surexploitation, les lement cantonnées aux eaux côtièrestirés de multiples produits alimen- émissions de gaz à effet de serre et la de l’Atlantique Nord et du Pacifiquetaires, substances chimiques, formes pollution. Au cours du siècle écoulé, Nord-ouest, se sont étendues jusqued’énergie et matériaux de construction. l’exploitation de la mer et de ses dans l’hémisphère Sud. un tiers desLes habitats marins, dont font partie services s’est intensifiée en prenant océans et deux tiers des plateaux conti-les mangroves, les marais côtiers et les visages les plus variés, de la pêche nentaux sont aujourd’hui exploitésles récifs, jouent un rôle tampon de et de l’aquaculture au tourisme et à la par les pêcheries, si bien que lespremier ordre au moment des tempêtes navigation maritime, en passant par eaux inaccessibles de l’Arctique et deet des raz-de-marée, en plus d’emma- l’extraction gazière et l’exploitation l’Antarctique sont pratiquement lesgasiner d’énormes volumes de carbone. minière des fonds marins. seules à rester relativement épargnées.Certains, comme les récifs coralliens, Pêcheries : les retombées sur les ecosystems marinsalimentent par ailleurs des indus- La multiplication par près de cinq des prises mondiales, passéestries touristiques de premier plan. de 19 millions de tonnes en 1950 à 87 millions en 2005, traduitLa description serait incomplète la surexploitation fréquente des pêcheries. Symptôme patent desi l’on passait sous silence le gigan- l’épuisement des stocks, le taux de capture de certaines espècestesque potentiel des vagues, vents et de grands poissons prédateurs (marlins, thons, etc.) a enregistrécourants océaniques pour créer des un déclin spectaculaire au cours des cinquante dernières années,sources énergétiques durables. Une notamment dans les zones côtières de l’Atlantique Nord et du Pacifiquetelle panoplie de services a une valeur Nord. La pêche ciblée des superprédateurs a également bouleverséd’autant plus grande qu’elle procure les communautés écologiques dans leur ensemble, en accroissantdirectement des aliments, génère des l’abondance des petits animaux marins formant les niveaux trophiques inférieurs, au détriment d’espèces plus grandes, ce qui, par contrecoup,revenus et prévient les risques pesant a affecté la croissance des algues et des récifs coralliens.sur les biens matériels, les sols, la22
  • 23. Figure 10: L’expansion de la pêche etses impacts dans le monde en (a) 1950et (b) 2006Les cartes montrent l’expansiongéographique de la pêche dans le mondeentre 1950 et 2006 (données les plus récentesdisponibles). Depuis 1950, la superficieconcernée par cette activité a décuplé pouratteindre 100 millions de km2 en 2006,soit un tiers de la surface des océans.Pour mesurer l’intensité de la pêche, desscientifiques se sont basés sur les quantitésde poissons débarquées dans chaquepays pour calculer le taux de productionprimaire (TPP), dont la valeur exprime laquantité totale de nourriture nécessaire àun poisson pour se développer dans unerégion donnée. La couleur employée dépenddu pourcentage d’énergie déjà prélevé parla pêche : bleu lorsqu’il dépasse 10%, orange 1950au-delà de 20%, et rouge dans les zones lesplus intensément pêchées et potentiellementsurexploitées (plus de 30%). Le WWF et leprojet Sea Around Us ont collaboré pourproduire une carte animée montrant ceschangements au cours du temps ainsi quel’expansion des flottes de pêche européennesVoir à ce propos :http://www.wwf.eu/fisheries/cfp_reform/external_dimension/ zone dont au moins 10% du PPP à été extrait zone dont au moins 20% du PPP à été extrait zone dont au moins 30% du PPP à été extraitPPP : Pourcentage de productivité primairesc’est une valeur qui décrit la quantité totalede nourriture dont un poisson a besoin pourgrandir dans une certaine région. 2006 23
  • 24. QUel avenir Devant noUs ?Quel être humain n’aspire pas à WWF propose d’inscrire la gestion, la grité des écosystèmes et favoriser lasatisfaire ses besoins ? A vivre en gouvernance et le partage du capital croissance et le développement aubonne santé ? A explorer ses intérêts naturel dans les limites écologiques bénéfice des plus démunis.et faire valoir son potentiel ? Et à de la Terre.améliorer son bien-être ? L’initiative One Planet souligne En dehors d’œuvrer à la sauvegarde et l’interdépendance étroite existantPour enrayer le déclin de l’Indice à la restauration de ce capital, le WWF entre nos choix. Comment ignorer,planète vivante, ramener l’Empreinte s’emploie à dégager les bons choix à en effet, que l’efficacité de la préser-écologique dans les limites plané- l’échelle du système de production et vation du capital naturel influe sur lestaires, éviter un changement clima- de consommation tout entier, en les décisions et la nature de nos modestique dangereux et parvenir à un subordonnant à une réorientation des de production et de consommation ?développement durable, encore flux financiers et à une gouvernance De même, comment ne pas savoirfaut-il que nos économies, nos des ressources plus équitable. Il s’agit que les investissements et les struc-modèles d’entreprise et nos habitudes là d’une condition minimale pour tures de gouvernance pèsent pourquotidiennes s’enracinent dans une arriver à découpler le développement beaucoup sur la manière dont lesréalité fondamentale : celle selon humain d’une dynamique de consom- choix de production et de consom-laquelle le capital naturel de la Terre mation non durable (et rompre du mation contribuent à la conservation(biodiversité, écosystèmes et services même coup avec la consommation de la biodiversité, à la préservationécosystémiques) est limité. de biens matériels et de matières de l’intégrité des écosystèmes, et premières intensives en énergie), en définitive, à la fourniture deLa perspective One Planet (“Une juguler l’accroissement des rejets de nourriture, d’eau et d’énergie enseule planète”) formulée par le gaz à effet de serre, maintenir l’inté- quantité suffisante pour tous ?24
  • 25. la perspeCtive “one planet”DU WWF propose Une Gestion,Une GoUvernanCe et UnpartaGe DU Capital natUrelDans les liMites ÉColoGiQUesDe la terre 25
  • 26. Faisons les Bons ChoiX Dans la perspeCtive one planet1. Préserver le capital naturel que les habitudes de consommation à et de consommation de l’autre. Et aussi, ne l’échelle du globe s’harmonisent avec la l’oublions pas, de l’avenir des générationsLes efforts doivent en premier lieu se porter biocapacité de la Terre. De ce point de futures, d’autant plus précaire que la chargesur la protection et la restauration des grands vue, la première des priorités consiste à qui leur sera léguée s’alourdira.processus écologiques indispensables à la comprimer drastiquement l’Empreintesécuritéalimentaire,hydriqueeténergétique, écologique des populations à haut revenu, 5. Instaurer une gouvernancemais aussi au maintien des capacités de et notamment leur empreinte carbone. équitable des ressourcesrésilience et d’adaptation au changement L’évolution des régimes alimentaires auclimatique. La diversité des espèces et sein des populations les plus aisées et la La gouvernance équitable des ressourcesdes habitats sur Terre doit également être réduction du gaspillage alimentaire sont représente le second facteur essentielpréservée pour sa valeur intrinsèque. tout aussi cruciales. pour diminuer leur usage et les partager sans compromettre les capacités de2. Produire mieux 4. Réorienter les flux financiers régénération de la planète. L’élévation du niveau de santé et d’éducation, combinéeL’amélioration de l’efficacité des systèmes Trop souvent, la surexploitation des à l’élaboration de plans de développementde production, en restreignant fortement la ressources et la dégradation, voire la économique viables doivent s’inscrireconsommation d’eau, de terre, d’énergie et destruction des écosystèmes font les affaires dans des cadres juridiques et politiquesd’autres ressources naturelles par l’homme, d’une minorité de parties prenantes à court procurant un accès équitable auxcontribuerait à ramener l’Empreinte terme. Conséquence : les avantages retirés ressources alimentaires, hydriques etécologique de l’humanité à un niveau à long terme de la protection du capital énergétiques, et bénéficier du soutien decompatible avec le respect des limites naturel sont tout simplement ignorés, du processus inclusifs garantissant l’usageécologiques. moins dans leur dimension économique. durable des terres. Enfin, la gouvernance L’affectation des financements doit donc équitable des ressources risque de rester3. Consommer plus désormais être pensée dans un sens lettre morte si les notions de bien-être etraisonnablement favorable à la conservation et à la gestion de réussite conservent leur signification durable des écosystèmes : il y va en effet de la présente, c’est-à-dire continuent àPour vivre sans franchir les limites préservation du capital naturel d’une part, de exclure la santé personnelle, sociétale etécologiques de la Terre, encore faut-il l’adoption de meilleurs choix de production environnementale.26
  • 27. © USGSColophonVersion publiée en mai 2012 par le WWF (WorldWide Fund for Nature, anciennement World Wild-life Fund), Gland (Suisse).Rédacteurs :Natasja OerlemansRichard McLellanMonique GrootenConception :Coen MulderImpression :LenoirSource :WWF. 2012. Rapport Planète Vivante 2012.WWF International, Gland, Suisse.Texte et graphiques : 2012 WWFTous droits réservés.La reproduction de la présente publication àdes fins pédagogiques ou à tout autre but nonlucratif est autorisée sans accord écrit préalabledu détenteur des droits d’auteur, moyennant laformulation d’un préavis écrit auprès du WWFet la mention de la source. En revanche, sareproduction à des fins de revente ou pour toutautre but lucratif est interdite en l’absence deconsentement écrit préalable du détenteur desdroits d’auteur.Dans le présent document, ni la désignationdes entités géographiques ni la présentationdes informations n’impliquent l’expressiond’une quelconque opinion de la part du WWFconcernant le statut juridique des pays, territoireset régions et de leurs administrations, ainsi que ladélimitation de leurs frontières. La mer d’Aral vue de l’espace 27
  • 28. BioCapaCite Il faut une année BioDiversite et demie à la Terre La biodiversité, les •rapport planète vivante 2012 – synthèse pour régénérer les ressources renouvelables écosystèmes et les services consommées par les écosystémiques, qui forment humains en un an et ensemble notre capital absorber le CO2 relâché naturel, doivent être préservés dans le même temps. en tant que fondements de notre bien-être à tous. les Bons ChoiX Vivre dans les limites écologiques exige des modes de consommation et de production globaux en équilibre avec la biocapacité de la Terre. partaGe eQUitaBle Une gouvernance des ressources équitable est essentielle pour réduire et partager l’utilisation des Notre raison dêtre ressources. Arrêter la dégradation de lenvironnement dans le monde et construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature. WWF. www.wwf.fr WWF.orG© 1986 Panda Symbol WWF - World Wide Fund For nature(Formerly World Wildlife Fund) ® “WWF” & “living planet” are WWF Registered Trademarks/“WWF” & “Pour une planète vivante” sont des marques déposées. © nasaWWF France. 1, carrefour de Longchamp, 75016 Paris.28