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Létat de migration dun fichier est disponible à travers des commandes spécifiques, extensions de commandes Unixusuelles (d...
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DMF permet de disposer de plusieurs niveaux de stockage. Tout niveau est accessible par DMF àtravers les gestionnaires de ...
Un même fichier peut donc être stocké sous forme de plusieurs copies distinctes, sur des supports de type identiqueou dist...
Copies distantesLes copies peuvent être locales au centre de données ou situées sur un centre distant à des fins de préven...
1.3.2 Rappel de fichierLe rappel d’un fichier absent des disques de premier niveau est automatique en cas d’accès au fichi...
1.3.3 Suppression de fichierLa destruction de fichiers est strictement celle des UNIX (POSIX) standards. DMF n’impose rien...
1.3.4 Métadonnées de DMFDMF fonctionne avec trois types de bases de données :•   la base de données interne au démon conte...
transactions permettent de redémarrer au plus prêt de l’état courant. Cette commande peut être passée en ligne sansgeler l...
1.3.5 Gestion du support bande magnétiqueL’écriture et la lecture des données sur bandes magnétiques présentent plusieurs ...
Rappel multi-volumeEn cas de rappel d’un fichier (lecture) s’étendant sur plusieurs volumes, le volume suivant est monté p...
DéfragmentationLes fichiers étant migrés sur les bandes, la destruction de fichiers par lutilisateur provoque des interval...
Gestion du parc de volumes bandesLa gestion du parc de bandes se fait au travers d’un gestionnaire de ressources général, ...
1.4    DMF et l’archiveComme pour tout HSM, DMF permet de disposer de plusieurs niveaux de stockage. Tout niveau est acces...
Pour l’espace disque de premier niveau, le transport vers un autre emplacement de type disque estégalement réalisable avec...
laissant une marge pour les travaux en cours, le second que l’utilisateur ne peut pas dépasser. Ceslimites sont consultabl...
1.5.3 Haute disponibilitéLe serveur DMF peut être doublé par un serveur de secours à même de reprendre le service de fichi...
Ainsi la transition vers le nouveau serveur de fichiers DMF est totalement transparente aux utilisateurs. Dès quunfichier ...
SGI InfiniteStorage : une offre simple et intégrée.La gamme SGI InfiniteStorage associée aux clusters et serveurs SGI perm...
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SGI Data Migration Facility

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Offrir un espace disque virtuellement infini, tel est le but d’un logiciel de gestion de hiérarchie de stockage. Offrir cet espace sans compromettre les performances d’accès aux données, et en fournissant tous les moyens de gérer efficacement le cycle de vie des données, telles sont les qualités principales du produit de SGI Data Migration Facility (DMF).

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SGI Data Migration Facility

  1. 1. Livre BlancSGI Data Migration FacilityLogiciel d’archivage Guy Chesnot Senior Consultant - Solutions de stockage SGI FranceSGI DMF -1-
  2. 2. 1 DATA MIGRATION FACILITY1.1 Executive summaryOffrir un espace disque virtuellement infini, tel est le but d’un logiciel de gestion de hiérarchie de stockage. Offrir cetespace sans compromettre les performances d’accès aux données, et en fournissant tous les moyens de gérerefficacement le cycle de vie des données, telles sont les qualités principales du produit de SGI Data Migration Facility(DMF).La fonctionnalité de gestion de hiérarchie de stockage (HSM en anglais) repose sur deux constats fondateurs. Lepremier a trait à la technologie : il existe de nombreuses technologies de support de stockage offrant des qualités deservice différentes : performances (temps d’accès, débit), niveau de disponibilité, fonctionnalités, coût, etc. Le secondest la variation dans le temps de l’importance des données : les données gérées requièrent une qualité de service quiévolue au cours de leur vie.Alors que les volumes de données croissent, se pose la question de maîtrise des coûts induits par cette expansionincessante. L’adaptation du support de la donné à son importance à un instant donné est la seule réponse à cettequestion. Cela ne signifie pas que la criticité d’une donnée diminue nécessairement au cours du temps : pour unmédecin étudiant une pathologie, les informations anciennes ont autant de valeur que celles d’aujourd’hui (unexemple fréquent de valeur de la donnée est représenté sur le schéma qui suit). Une gestion du cycle de vie de ladonnée dans ce qu’elle sous-entend comme décroissance temporelle d’importance de la donnée n’est donc pasadaptée. Pas plus que l’espoir que la baisse des coûts des supports de stockage de type disque magnétique necompense l’augmentation des volumétries.Corréler le temps d’accès à une donnée à sa valeur au cours du temps est la fonction principale de DMF.Le coût du stockage ne se limite pas au prix d’achat par Giga ou Téra octet, il comprend également le coût de lapuissance électrique nécessaire, pour laquelle le stockage dépasse déjà l’ensemble des serveurs dans un centre dedonnées, le coût induit de la surface au sol, les coûts de maintenance. De ce fait, l’utilisation à bon escient de plusieursniveaux de stockage réduit les coûts totaux mais, à priori, complique l’exploitation et l’administration des données.DMF automatise la gestion de différents niveaux de stockage, réduisant ainsi à néant les risques liés aux opérationsmanuelles, protégeant les données. DMF diminue le coût total de stockage des données comprenant les coûtsd’acquisition des équipements et les coûts d’exploitation.DMF est présent chez de nombreux clients SGI dont certains gèrent à travers DMF plusieurs centaines de millions defichiers pour un volume de plus de dix Péta octets, et ce depuis de nombreuses années.SGI DMF -2-
  3. 3. 1.2 Présentation de DMFDMF est un logiciel de gestion hiérarchique de stockage disponible sur plate-forme SGI. DMF permet la surallocationdes disques du système par migration automatique de fichiers sur un support de stockage de second (voire troisièmeou quatrième) niveau, lorsquils ne sont pas utilisés, ainsi que le rapatriement automatique de ces fichiers lorsquilssont accédés par un utilisateur. Ce processus est totalement transparent à lutilisateur. Le principe du flux des donnéesest présenté sur le schéma ci-dessous.DMF est un produit largement répandu dans le monde du calcul scientifique, permettant de gérer de grands volumesde données, et de grands flux de données entre disques et supports de stockage secondaire, telles que des bandesmagnétiques ou disques capacitifs. DMF profite d’une longue expérience des clients SGI en ce domaine. C’est unproduit performant et éprouvé utilisant des technologies rapides, telle que la base de données interne au produit quiest sous forme binaire. Parcourons les caractéristiques principales du produit d’un point de vue utilisateur etadministrateur.TransparenceAlors que les données sont susceptibles d’être dupliquées sur plusieurs niveaux, et peuvent être éliminées du premierniveau de stockage, les métadonnées des fichiers (inodes) et les répertoires restent en permanence sur ce premierniveau. De cette façon, les fichiers apparaissent toujours en ligne à lutilisateur quel que soit leur emplacement à unmoment donné.SGI DMF -3-
  4. 4. Létat de migration dun fichier est disponible à travers des commandes spécifiques, extensions de commandes Unixusuelles (dmls par exemple). La migration et le rapatriement dun fichier sont des opérations totalement automatiquesen exploitation normale. Cependant elles peuvent également être demandées explicitement par lutilisateur par lebiais de commandes individuelles. La transparence d’emplacement du fichier est donc totale pour l’utilisateur oul’application, seule la performance d’accès qui n’est pas identique pour des supports disques ou bandes différencie leslieux de résidence des données.EfficacitéLes fichiers peuvent être à la fois migrés et en ligne. Ceci facilite le rappel ou la migration ultérieure dun fichier. Lescommandes de sauvegarde/restauration peuvent tenir compte de la migration de fichiers, afin déviter la duplicationdopérations de copies des données. Cette fonctionnalité, dite résidence duale, est illustrée sur la figure ci-après.Les fichiers peuvent également être partiellement présents sur disque, le reste étant sur bandes magnétiques ou toutautre niveau de stockage secondaire. Ainsi le début d’un fichier peut être laissé sur disque afin de pouvoir avoir unaperçu de son contenu par examen de son en-tête.Enfin, lors d’un rappel, une option de DMF permet de rendre la main à l’utilisateur dès que le début d’un fichier setrouve sur disque. Cela est particulièrement bénéfique en termes de performance pour les gros fichiers dontl’utilisateur souhaite connaître le contenu sans attendre leur rapatriement complet sur disque, ce qui est le cas dans ledomaine de la vidéo par exemple.FiabilitéDMF garantit l’intégrité des données et des métadonnées par de nombreux mécanismes présents durant toutes lesétapes de gestion et déplacement des fichiers et informations.Ainsi, dans la manipulation des métadonnées, toutes les transactions sur les bases de données DMF sont journalisées,les transactions étant relancées après un arrêt inopiné. L’exploitation courante de DMF utilise un outil de vérificationen ligne propre à chaque base de données, un outil de vérification en ligne de cohérence globale des bases dedonnées internes et des métadonnées des systèmes de fichier. La sauvegarde des bases de données peut être réaliséeen pleine exploitation.Le traitement du support bandes magnétiques fait l’objet de nombreux soins : vérification de lintégrité des supportsbandes, récupération de fichiers depuis des bandes endommagées (chaque bloc est indépendant car DMF ne reposepas sur un format de type tar ou autre), DMF calcule en lecture et écriture les sommes de contrôle des données, etinscrit dans sa base une signature pour chaque fichier, enfin il est possible de réaliser des copies multiples de fichierssur des supports de même nature ou de types différents.SGI DMF -4-
  5. 5. 1.3 Politiques de DMF1.3.1 Création de copies et migrationMigrationLa politique de migration des fichiers peut être opérée au coup par coup, à la demande de lexploitant, à intervallesréguliers, ou invoquée suite à l’observation des taux de remplissage des systèmes de fichiers. La politique est laisséeau libre arbitre de lexploitant. Cette fonction prend en charge chaque système de fichiers, indépendamment les unsdes autres, les seuils sont propres à chaque système de fichiers.Originellement ce type de produit était destiné à éviter le blocage d’un système en raison du remplissage des disques.DMF conserve ce type de fonctionnement par seuil de remplissage, même si ce mode est rarement utilisé. Le principeen est illustré sur le schéma suivant.Loutil de migration opère en plusieurs phases :• Sélection des fichiers candidats à la migration. Ce choix sopère selon des critères de taille ou dâge, dutilisateur éventuellement. Les paramètres associés sont contenus dans un fichier propre au système de fichiers.• Migration effective des fichiers. Ce sont généralement les seuils de remplissage des disques qui décident du déclenchement de laction, mais elle peut être aussi bien initiée par lexploitant.• Libération de lespace disque Le gestionnaire despace agit là encore soit à la demande de ladministration, soit selon des seuils prédéfinis pour ramener lespace disponible sur un système de fichiers à un niveau prédéfini.Tous ces paramètres sont propres à chaque système de fichiers, et résident dans le système de fichiers lui-même, sibien que lutilisation peut être complètement automatique.Du fait de la résidence duale, il est possible et conseillé d’opérer à la manière d’un mécanisme de sauvegardetraditionnel. Tous les fichiers nouvellement créés ou modifiés sont dupliqués sur un second niveau de stockage, afinde disposer d’une copie de secours. Contrairement aux produits de sauvegarde, cette copie se fait en pleineexploitation, sans nécessiter d’arrêt d’exploitation ; la notion de fenêtre de sauvegarde n’a donc aucun sens avec DMF.Cette opération de duplication est programmable avec une période propre à chaque système de fichiers,quotidiennement par exemple.SGI DMF -5-
  6. 6. Ensuite, en cas de besoin, la purge des disques de premier niveau est immédiate puisque la ou lescopies des données ont déjà été effectuées. L’état d’un fichier varie donc au cours du temps, il estreprésenté sur la figure qui suit.DMF peut offrir plusieurs copies migrées à un même fichier, éventuellement sur des supports de types différents. Lenombre et l’emplacement des copies sont paramétrables. DMF permet ainsi l’établissement d’une hiérarchie desupports, parmi divers types :• Disques plus performants, plus onéreux (SSD, Fibre Channel, SAS par exemple)• Disques plus capacitifs, moins onéreux (SATA)• Bandes magnétiques plus performantes/fiables, plus onéreuses (de type T10000B par exemple)• Bandes magnétiques moins onéreuses (LTO ou AIT)• Supports ou systèmes hôtes distantsSGI DMF -6-
  7. 7. DMF permet de disposer de plusieurs niveaux de stockage. Tout niveau est accessible par DMF àtravers les gestionnaires de disques magnétiques ou de bandes magnétiques standards du systèmed’exploitation, donc il peut être indifféremment robotisé ou manuel. En cas daccès manuel aux bandes, linterfaceopérateur comprend les demandes de montage et l’état en cours des lecteurs manuels.Le déplacement des fichiers dun niveau à lautre est réalisé automatiquement. Le second niveau, lorsqu’il estcomposé de disques capacitifs, est traité avec ses propres critères de remplissage et de libération d’espace, à l’instardu premier niveau disque.Nombre de copies et emplacementsLe nombre de copies et les emplacements des fichiers peuvent être sélectionnés selon des critères traditionnelscomme la taille, lappartenance à un groupe d’utilisateurs, l’âge ou toute combinaison de ceux-ci. L’exploitant a doncle choix du nombre de copies dun fichier et de leurs emplacements.Outre la prise en compte de ces critères traditionnels, DMF permet de définir la totalité des politiques defonctionnement selon des critères propres aux sites. Une étiquette / identifiant peut être associée à chaque fichier,les politiques sont alors élaborées en fonction de ces étiquettes en sus des critères classiques. DMF fournit descanevas de politiques sous forme de procédures dans un langage proche de C++, qui peuvent être modifiées selon lesbesoins du site. Les politiques disponibles sont applicables lors de la création, de la migration, du rappel ou de ladestruction du fichier. Cela permet en particulier la modification du comportement de DMF pour des fichiersparticuliers, sans changement de la politique globale.Les étiquettes de fichiers ont les caractéristiques suivantes.• dissociation de lidentifiant du fichier de ses attributs classiques: nom, propriétaire, etc. ;• entier 32 bits offrant une étiquette propre, sans signification ni poids pour DMF ;• association aux attributs du fichier et non pas à linode : l’implantation est donc purement liée à DMF ;• assignation avant ou après la création du fichier ;• utilisation possible comme critères de politique DMF.Ce processus d’implantation des politiques s’inscrit dans une gestion fine du cycle de vie des données. Le schémasuivant présente (en mauve) les possibilités offertes par DMF en la matière.SGI DMF -7-
  8. 8. Un même fichier peut donc être stocké sous forme de plusieurs copies distinctes, sur des supports de type identiqueou distincts. En cas de types identiques, les copies seront situées sur des volumes distincts. Le gestionnaire d’un typede support dans DMF s’assure que deux copies d’un même fichier ne seront jamais stockées sur le même volume. Celapeut poser le problème de manque de volumes d’un même type, du fait d’un trop grand nombre de copies.Lopérateur est automatiquement prévenu lorsque le nombre de volumes disponibles est inférieur à un seuilconfigurable.Rappelons que l’emplacement et le nombre de copies d’un même fichier sont totalement transparents à l’utilisateur.Seul l’emploi d’une commande spécifique à DMF permet de visualiser les attributs liés à la migration pour un fichier.Migration partielle d’un fichierAfin de pouvoir constater immédiatement le contenu d’une partie d’un fichier, il est possible de laisser sur disque depremier niveau tout ou partie d’un fichier en cas de purge du disque. Ainsi les fichiers en deçà d’une certaine taillepeuvent demeurer entièrement sur disque. Des fichiers de plus grande taille peuvent, tout en étant copiésentièrement sur un autre support, conserver une partie sur disque, afin que l’utilisateur puisse connaître oucomprendre le contenu du fichier sans avoir à le rappeler. Cette fonctionnalité est particulièrement utile dans le cas detrès grands fichiers dont le début est représentatif de leur contenu global, comme des vidéos numériques parexemple.Migration immédiate dun fichierDMF opère par morceaux de taille fixe, défini par lexploitant, pour chaque support. Si le fichier a une taille dépassantcelle du morceau destiné à être écrit sur bande, le fichier sera ainsi migré immédiatement. Si le fichier est trop petit,DMF attendra soit quun morceau soit complet, soit l’expiration dun délai (paramétrable par type de support), avantdenvoyer le morceau sur le support. Il s’agit du fonctionnement normal de DMF. Deux modes forcés existentcependant. 1. Il est possible de demander à vider immédiatement les morceaux incomplets sur bande, par une commande de "flush" dmdidle. Cela est surtout utilisé lorsqu’on souhaite arrêter rapidement DMF, la commande dmstop provoquant alors ce vidage des tampons. 2. Outre les politiques définies par l’administrateur, la copie sur un support de stockage secondaire peut être demandée explicitement par la commande dmput, sans attendre la migration automatique. Il est possible d’éviter le cache disque, en passant par la commande dmput -r, qui force la migration si elle n’a pas eu lieu, tout en libérant l’espace disque ligne.SGI DMF -8-
  9. 9. Copies distantesLes copies peuvent être locales au centre de données ou situées sur un centre distant à des fins de prévention desinistre. Dans ce cas, la copie peut être créée de manière usuelle, directement par DMF, si le site distant est accessiblevia un SAN étendu, comme représenté sur la figure suivante.La copie peut également être créée par le biais d’un serveur situé sur le site distant, serveur auquel les données sontenvoyées directement par DMF via IP.SGI DMF -9-
  10. 10. 1.3.2 Rappel de fichierLe rappel d’un fichier absent des disques de premier niveau est automatique en cas d’accès au fichier par uneapplication ou un utilisateur. Ce rappel peut également être invoqué explicitement par la commande dmget,préalablement à tout autre accès.Il existe deux modes de rapatriement d’un fichier. Le premier mode consiste à rendre la main à l’application, une foisque le fichier entier a été rappelé sur disque. Le second permet à l’application de travailler sur le fichier dès qu’unepetite partie est présente sur disque. Ces modes sont exclusifs l’un de l’autre et portent sur l’ensemble des fichiersgérés par DMF au sein d’un système de fichiers. Le second mode n’est utile que lorsque le fichier rappelé réside sur unsupport de type bande magnétique ; il ralentit notablement le fonctionnement lorsque les E/S sur le fichier (lectureprincipalement, car l’écriture invalide la version existante sur bande) sont de petite taille, soit inférieures à 256 ko.Cependant ce mode présente l’avantage d’accélérer notablement l’accès au début du fichier, ce qui permet àl’utilisateur de déterminer si le fichier rappelé est pertinent ou non pour lui. Cela est particulièrement utile dans le casde fichiers vidéo, où quelques images permettent de deviner le contenu global du fichier, ou dans le cas où un en-têtedescriptif est incorporé avant les données.Il existe une autre méthode permettant d’accélérer l’accès aux fichiers migrés. La configuration et les commandesutilisateurs de DMF permettent de spécifier que telle ou telle partie du fichier (intervalle d’octets) soit rappelée surdisque. Ainsi, par exemple, les débuts de fichiers peuvent être rapatriés sur disque systématiquement, ce qui permet àl’usager de découvrir le contenu du fichier, sans avoir à rapatrier la totalité. Cette restauration partielle nécessite quel’application connaisse l’emplacement à l’octet près des données dans le fichier, ce qui est notamment le cas dans lesclips vidéo, où le timecode est associé à une position dans le fichier.SGI DMF - 10 -
  11. 11. 1.3.3 Suppression de fichierLa destruction de fichiers est strictement celle des UNIX (POSIX) standards. DMF n’impose rien en cette matière : rmfonctionne comme à l’ordinaire. La commande sera très légèrement plus longue à exécuter du fait de l’écriture d’unchamp dans la base de données interne des fichiers, pour chaque fichier détruit.La suppression d’un fichier par un utilisateur se traduit donc par un changement d’état logique dans la base dedonnées interne de DMF. Le fichier est alors dit « soft-deleted ». Les copies du fichier sur bandes ou tout support desecond niveau (ou troisième …) ne sont pas détruites. Elles le seront uniquement lorsque l’administrateur passera uneprocédure de destruction (« hard-delete ») des fichiers sur le support de second niveau, par la commande dmhdelete.Tant que les copies n’ont pas été détruites par cette commande, le fichier pourra être restauré à l’identique avec tousses attributs.La procédure de destruction des copies peut être invoquée pour les fichiers détruits depuis une certaine date oudepuis un certain nombre de journées. Ce mécanisme de corbeille est entièrement sous le contrôle de l’administrateurde manière à éviter que l’utilisateur puisse jouer avec cette fonction afin d’échapper à des seuils de quotas sur disque.SGI DMF - 11 -
  12. 12. 1.3.4 Métadonnées de DMFDMF fonctionne avec trois types de bases de données :• la base de données interne au démon contenant tous les fichiers et les pointeurs vers les agents chargés dassurer les copies ;• pour chaque agent une base de données décrit les volumes, leur état de remplissage, leur disponibilité, leur état déligibilité pour défragmentation, etc. ;• pour chaque agent une base de données décrit la correspondance entre les fichiers et les morceaux écrits sur bande, puisque DMF écrit les volumes bandes par morceaux de taille fixe, paramètre variable selon les agents.De préférence toutes les métadonnées de DMF (bases de données, journaux, files d’attente de transactions) sontsituées sur des disques distincts et indépendants des disques de données. Il est recommandé que ces disques demétadonnées soient doublés (en miroir par exemple).Outre la redondance physique des disques, DMF offre des mécanismes de préservation de l’intégrité des informationssensibles contenues dans les bases de données :• DMF utilise des fichiers journalisés afin d’enregistrer les transactions sur les bases de données. Dans l’éventualité d’une interruption imprévue, les journaux peuvent être rejoués.• Des utilitaires permettent de scruter la cohérence et l’intégrité des bases de données, d’un point de vue structurel (commande dmdbcheck fonctionnant sans surcharge) ou du point de vue des données (commandes dmaudit et dmatvfy). Ces utilitaires permettent de diagnostiquer les incohérences entre les systèmes de fichiers et les bases de données internes à DMF. Deux niveaux de cohérence des bases de données existent : disque - base de données du démon, vérifié par dmaudit, base de données du démon - base de données des agents, vérifié par dmatvfy. L’utilitaire dmaudit est très complet et doit être utilisé périodiquement, quotidiennement de manière usuelle. La vérification de cohérence par dmaudit se fait en parallèle avec lexploitation courante sans retarder le fonctionnement.En cas d’arrêt inopiné du système, le redémarrage sera rapide, puisque le gestionnaire de fichiers sur systèmes SGI estun gestionnaire journalisé. La restauration de la cohérence des systèmes de fichiers sera réalisée par examen d’unjournal de transactions et non par l’examen de l’ensemble des fichiers et de leurs attributs, comme avec fsck.JournauxIl existe plusieurs fichiers journaux: un pour le démon DMF, un par agent. DMF crée un journal de chaque type parjournée. Les messages des logs sont préfixés par la date et lémetteur. Les informations sur lactivité du démon et desbandes sont récapitulées périodiquement dans chaque log : requêtes de chaque type, performance, etc. Les fichierslogs se trouvent sous /usr/spool/dmf.Sauvegarde des métadonnéesDe même que les données sont dupliquées par le fonctionnement usuel de DMF, DMF inclut des procédures desauvegarde automatique de l’ensemble de ses métadonnées, ainsi que des métadonnées des fichiers, qui n’ont pasété traitées, puisque seules les données sont copiées. Ces sauvegardes peuvent être réalisées sur tout support disqueou bande.La commande dmsnap permet de prendre des images cohérentes des bases de données, images pouvant ensuite êtretransférées sur tout médium, au choix de l’exploitant. Ces copies de sauvegarde associées aux journaux desSGI DMF - 12 -
  13. 13. transactions permettent de redémarrer au plus prêt de l’état courant. Cette commande peut être passée en ligne sansgeler l’activité de DMF pour autant. Son temps dexécution est très rapide.Le schéma suivant montre les dernières étapes de la vie d’un fichier avec ses métadonnées.Signalons enfin, que suite à une perte de fichiers sur disques, l’utilitaire dmfill permet de forcer le rapatriement denombreux fichiers d’un système de fichiers, de manière à éviter le rappel au coup par coup suivant les demandesutilisateurs. Ceci permet de diminuer le nombre de montages de volumes lors d’une restauration.Grâce au moteur de base de données utilisé par DMF, il nest pas nécessaire de réorganiser / compacter les bases dedonnées de DMF.Reprise sur incidentsLutilitaire dmdbrecover permet de restituer les bases de données depuis les journaux de transactions et une versionprécédente des bases de données.SGI DMF - 13 -
  14. 14. 1.3.5 Gestion du support bande magnétiqueL’écriture et la lecture des données sur bandes magnétiques présentent plusieurs caractéristiques qui les différencientde l’écriture / lecture sur un support disque. Celles-ci sont ici indiquées pour la migration puis pour le rappel.Migration : Groupement de fichiersDMF permet de différencier le volume de stockage selon la taille du fichier. De ce point de vue la destination desfichiers pourrait être optimisée selon la performance du support vis-à-vis de la taille de fichier. DMF regroupe lesfichiers en morceaux d’une taille définie pour chaque support. Cette taille est configurée par l’administrateur. Ainsisont écrits sur bandes non pas des fichiers directement, mais des ensembles de fichiers. Donc, lorsque la taille desfichiers est petite par rapport à la taille du morceau, les fichiers sont automatiquement regroupés par DMF avantl’écriture sur bande. De même dans le cas de rappel de fichier, seuls les fichiers demandés sont extraits du morceau ludepuis la bande.Migration en parallèle sur plusieurs cassettesL’agent responsable du transfert des fichiers entre les disques et les volumes de stockage secondaire est propre autype de support Il peut y avoir des agents distincts selon le type de support ou selon la bandothèque de stockage. Pourchaque agent, le nombre de processus de recopie sur bande est paramétrable. Donc à fortiori ce nombre estconfigurable pour lensemble de la migration. L’agent peut être associé dune part à un niveau hiérarchique secondaireou tertiaire, et dautre part à des bandes gérées par une bandothèque ou manuellement.Migration : Taille utile de volume bandeLa taille utile des volumes bandes est inconnue du fait de la compression réalisée à la volée par les lecteurs bandes,compression dont le taux varie selon les données elles-mêmes. Néanmoins, les volumes bandes peuvent être utilisésau maximum de leur capacité, grâce à :• la possibilité dajout de fichiers après des fichiers déjà écrits, jusquà la fin du volume,• la gestion de volumes de capacité inconnue, notamment sil y a compression des données,• la possibilité de se positionner rapidement sur un volume, par bloc physique plutôt que par bloc de données.Migration : Lecteurs utilisablesDMF na pas besoin de lecteurs réservés. Ils sont attribués par le logiciel de gestion des bandes aux applications qui enfont la demande. Le nombre maximal de lecteurs utilisable pour la migration est paramétrable par bandothèque.Migration : PerformancesDMF traite la copie des données sur bandes par un processus en trois étapes : lecture des données depuis le disque,calcul des sommes de contrôle de chaque bloc DMF sur bande et de la signature du fichier, écriture sur bandes. Cestrois étapes se déroulent simultanément, sur des données distinctes bien entendu, afin de soutenir le taux nominald’écriture sur le lecteur. De cette manière DMF tire des lecteurs bandes magnétiques les meilleures performancespossibles.De par les accès mémoire engendrés (lecture de données, calculs, écriture des données), il s’agit de l’opération la plusconsommatrice de ressources du serveur au cours du fonctionnement de DMF. Afin de ne pas contraindre lesopérations de DMF par la puissance du serveur, DMF offre un schéma d’architecture supplémentaire au schémaoriginel, à savoir toutes les fonctions de DMF sont prises en charge par un seul serveur. Depuis sa version de début2009, DMF permet d’étendre la fonction de transport des données à plusieurs serveurs, à la fois pour l’opération decopie sur bandes et pour le rappel. Le ou les serveurs de transport partagent le même espace disque de premierniveau que le serveur DMF, et se chargent du va-et-vient des données entre disques et bandes. Le serveur DMF neconstitue plus un goulot d’étranglement pour les performances de transfert de données vers les bandes magnétiques,plusieurs serveurs peuvent être utilisés à cette fin. Cette fonction est surtout utile pour le processus de migration, leprocessus de rappel portant plus rarement sur des transports de très grandes quantités de données à très haut débitcumulé.Le principe est schématisé ci-après ; le produit de partage de fichiers utilisé est le produit SGI CXFS, mais le principe defonctionnement est indépendant du produit particulier, la seule contrainte est que les différents serveurs soient reliésà un espace de disques communs, une architecture de type SAN est alors appropriée.SGI DMF - 14 -
  15. 15. Rappel multi-volumeEn cas de rappel d’un fichier (lecture) s’étendant sur plusieurs volumes, le volume suivant est monté par anticipationautomatiquement si un lecteur est disponible. La taille d’un fichier n’est pas limitée par DMF. Il n’y a pas de limite aunombre de volumes bandes que DMF peut gérer. De plus, le nombre de fichiers par cassette nest pas limité,autrement que par la taille de ladite cassette et du taux de compression de données obtenu en pratique.Rappel : delay dismountAprès le rappel d’un fichier depuis un volume bande, ce volume reste monté pour une durée configurable parl’administrateur afin de pouvoir capturer d’autres requêtes proches dans le temps pour le même volume, sansnécessiter un nouveau démontage / montage de volume, opération coûteuse en temps.Rappel : PerformancesDe manière générale, DMF gère une file d’attente des requêtes en cours, qu’elles soient de migration ou de rappel. Lesrequêtes de rappel sont classées par volume bande cible, et, au sein de chaque volume bande, sont ordonnées afind’éviter le plus possible les temps de positionnement sur bandes qui sont souvent très longs. Ce mécanisme estreprésenté sur la figure qui suit.De plus, DMF tient compte de l’écart qui sépare deux blocs de données sur la même bande, blocs qui sont consécutifsdans la file d’attente réordonnée mais qui ne sont pas adjacents sur la bande. Si l’écart est réduit, alors DMF lit labande séquentiellement afin d’éviter un temps de positionnement supplémentaire, les données inutiles sont alorsrejetées en cours de lecture. Cet écart varie selon les types de bandes, selon qu’elles soient à temps depositionnement rapide ou lent. Le principe de ceci est illustré ci-après.SGI DMF - 15 -
  16. 16. DéfragmentationLes fichiers étant migrés sur les bandes, la destruction de fichiers par lutilisateur provoque des intervalles non utiliséssur les bandes. Un outil de défragmentation permet de remédier à ce problème. Les données actives de certainsvolumes partiellement remplis sont recopiées sur un volume neuf, libérant ces volumes.Cette procédure de défragmentation peut être initiée à la demande, aux heures creuses de préférence ou bien sedérouler de façon permanente. Chaque agent est paramétré avec des limites de ressources utilisables pendantl’opération de défragmentation. Ces limites portent sur l’espace tampon disque utilisable, la taille de morceau debande la plus grande stockée sur disque pendant cette opération, le nombre maximum de processus générés lors decette opération.La défragmentation se déroule usuellement avec DMF de façon permanente, en parallèle avec les autres activités desagents, sans déborder les ressources qui lui sont assignées. Elle se suspend automatiquement en cas daugmentationdes activités prioritaires de DMF : migration et rappel.De plus l’outil de défragmentation permet sur option de réaliser le transfert volume à volume, sans passer par letampon disque, via une “socket”. Ce mécanisme a l’avantage de ne pas encombrer les disques, mais présentel’inconvénient de réserver deux lecteurs bandes simultanément, ce qui n’est pas le cas de la procédure usuelle où lesbandes sont montées tour à tour sur le même lecteur. Cette possibilité est certainement avantageuse pour lesvolumes relativement remplis, où la latence due au montage des deux bandes est compensée par la rapidité dutransfert, mais n’est pas conseillée pour les bandes très faiblement remplies. Le choix peut être réalisé lors de lasélection des volumes à recycler par la commande dmvoladm select. Une fois ce choix fait, le processus dedéfragmentation utilise les moments de relative inactivité pour opérer, ou bien profite de ce quune bande à recyclersoit montée pour une opération de rappel pour en retirer des blocs vers le disque ou vers une bande cible.Signalons enfin, que l’utilitaire de défragmentation peut utiliser l’outil de récupération des données en cas de supportdéfaillant.SGI DMF - 16 -
  17. 17. Gestion du parc de volumes bandesLa gestion du parc de bandes se fait au travers d’un gestionnaire de ressources général, traitant à lafois les volumes bandes et les lecteurs. Outre les modes classiques de gestion des volumes - fonds commun devolumes scratch, droits d’accès - cette fonctionnalité permet une séparation des utilisateurs et un ordonnancementpersonnalisé des requêtes à DMF. Pour une même bibliothèque robotisée, DMF gère des groupes de volumesdisjoints. La sélection des groupes sera réalisée selon des critères d’âge, d’ancienneté, d’identité du propriétaire (oudu groupe d’utilisateurs dont fait partie le propriétaire). Ces critères peuvent être mélangés afin de définir lescaractéristiques d’un groupe de volumes. Les politiques d’allocation de lecteurs peuvent aussi être fondées sur descritères de poids relatifs des divers groupes utilisateurs (fair-share, équilibrage de charge) ou sur des critères propresau centre de données.Stockage sur étagèreLa gestion de supports hors-ligne est prise en charge par DMF. En cas de rappel d’un fichier situé sur une bandeprésente sur étagère, une demande de montage est alors envoyée à l’opérateur pour monter le volume sur un lecteur.Les volumes peuvent être initialement écrits à l’intérieur de la bandothèque, puis extraits de cette bandothèque pourêtre placés ensuite sur étagère. Les bandes destinées à être placées sur étagère appartiennent à des groupesparticuliers non entièrement gérés par la bandothèque. Dans ce cas, un traitement manuel est associé à ces groupe devolumes, permettant au logiciel de migration DMF d’invoquer l’opérateur directement, et non pas la bandothèque defaçon automatique, comme c’est le cas par défaut. Le lecteur manuel peut être situé dans la même salle ou à distance.Comptabilité AuditAfin de lister les fichiers stockés et leurs informations associées, DMF offre deux produits :• la commande dmfind donnant les informations habituelles de find et l’état vis-à-vis de la migration• les commandes dmdadm option dump et dmcatadm, permettant de sortir une version texte de la base de données, où est enregistrée la correspondance entre fichier et volume bande.Une procédure mêlant ces deux sources dinformations permet de lister lensemble des fichiers et leurscaractéristiques relatives à la migration. Si lon ne tient pas compte des volumes bandes, la construction de la liste defichiers est rapide, au plus quelques minutes. La commande dmfind en elle-même est en effet relativement rapide, lasortie de la base de données étant plus longue. La commande dmfind permet notamment de lister les fichiers dunutilisateur particulier.Gestion du vieillissement et des erreursLes volumes bandes risquent de s’endommager au cours du temps, mêmes dans des conditions optimales deconservation. Le mieux est de les « aérer » de temps en temps, une simple lecture complète est la procédure usuelled’aération. Afin de pouvoir diagnostiquer si un volume est en cours de dégradation ou bien toujours en bon état, DMFdispose d’un utilitaire qui permet de vérifier périodiquement l’état des volumes qui n’ont pas été accédés depuis uncertain temps. L’utilitaire dmatsnf vérifie la lisibilité des volumes bande, ou réalise un rapport sur le contenu de ceux-ci. Plusieurs types de rapport plus ou moins détaillés peuvent être produits, selon des critères simples (VSN duvolume) ou plus complexes (zones devant être vérifiées). Cet outil est dit de « tape sniffing » ; il peut donc êtreinvoqué périodiquement, une période de six mois ou d’un an est recommandée, afin de détecter la détériorationéventuelle des volumes bande et de déclencher automatiquement une recopie automatique globale vers un volumevierge afin de prévenir l’apparition d’erreurs de lecture non recouvrables qui entraîneraient une perte de données.DMF gère ainsi le vieillissement des volumes bandes et permet à l’administrateur de s’affranchir de cette tâchefastidieuse.DMF prend en charge automatiquement les cycles de nettoyage des lecteurs et montent périodiquement les cassettesde nettoyage selon des paramètres, fixés par défaut à la valeur recommandée par le constructeur des lecteurs.En cas de défaillance d’un lecteur ou en raison d’un lot de bandes défectueux, il est parfois bien difficile pour unlogiciel de gestion de bandes magnétiques de déterminer la cause des erreurs et de procéder à un juste diagnostic.L’utilisation d’un historique des erreurs par lecteur et par volume permet à DMF de discerner les erreurs provenantdes volumes bandes de celles provenant des lecteurs ou de la bandothèque, et de différencier les erreurs temporaireset permanentes.Ainsi l’exploitant est mieux informé de la cause des erreurs de traitement des bandes magnétiques, des manipulationsde changement de statut de lecteurs ou de volumes lui sont épargnées.SGI DMF - 17 -
  18. 18. 1.4 DMF et l’archiveComme pour tout HSM, DMF permet de disposer de plusieurs niveaux de stockage. Tout niveau est accessible parDMF à travers les gestionnaires standards de disques magnétiques ou de bandes magnétiques du serveur LINUX. Cettegestion simultanée de nombreux types de supports offre deux avantages qui permettent à DMF d’être utilisé pour laconservation de données sur le long terme telles que des archives.Le premier avantage est pour le gestionnaire du centre de données de pouvoir sélectionner les technologies les plusadaptées au fonctionnement recherché. Pour un archivage entièrement sur disques, il est ainsi possible de profiter desplus récentes technologies dans ce secteur : les disques mémoire (SSD) et les disques D-MAID. Comme schématisé parla figure suivante, une simple architecture DMF à deux niveaux disques fait bénéficier le centre de données desavantages de ces deux technologies. Le premier niveau de disques SSD, visible par les utilisateurs, contientuniquement les métadonnées, et de par sa nature offre de grandes performances d’accès sur ces métadonnées, lesE/S sur ce type d’informations étant de style transactionnel, quant au second niveau en disques D-MAID il peutaccueillir les données archivées, l’état dormant des disques prolongeant leur durée de vie sur support disque.Le second avantage est probablement le plus important, il s’agit de surmonter l’obstacle principal des solutionsd’archivage : comment s’affranchir de la disparition d’une technologie de support ? DMF prend en charge ledéplacement des données dun type de support à un autre par simple demande de l’exploitant. Lorsqu’unetechnologie, qu’elle soit liée à un support de type disque ou à un support de type bande, est en voie de disparition, oubien lorsqu’un centre de données souhaite disposer d’une technologie plus récente, DMF permet de réaliserautomatiquement le passage des données d’une technologie à une autre. Ainsi, pour les supports de type bandemagnétique, la commande dmmove réalise le transfert des données de bandes d’un type à bandes d’un autre type,en arrière-plan de l’exploitation normale, sans que l’administrateur n’ait autre chose à faire que de surveiller laprogression de l’opération. Le principe de ce changement est représenté sur le schéma qui suit.Lors de ce changement, les métadonnées d’appartenance d’un fichier à tel ou tel volume bande sont transformées,alors que les métadonnées du fichier sur disque demeurent inchangées du fait des multiples niveaux des bases dedonnées internes de DMF. L’opération est donc totalement transparente à l’utilisateur.SGI DMF - 18 -
  19. 19. Pour l’espace disque de premier niveau, le transport vers un autre emplacement de type disque estégalement réalisable avec DMF. Ainsi, un fichier peut être déplacé d’un espace disque à un autre sansavoir à recréer de copie sur bande. En théorie, lors d’un tel déplacement, la copie devrait être invalidée car il s’agit dela destruction du fichier et de la création d’un nouveau. Afin de pouvoir déplacer de grandes masses de fichiers sanstoucher aux copies bandes, DMF permet de réaliser ce déplacement sans aucune opération de lecture écriture surbande. Les métadonnées disques sont donc modifiées – la résidence sur disque – sans que les métadonnées derésidence sur bandes ne changent. Ce mécanisme répond à deux besoins : aux demandes de déplacementd’ensembles de fichiers (projets) selon leur importance instantanée, s’insérant dans une politique plus générale degestion du cycle de vie, et à la transformation de la technologie des supports disques.1.5 Intégration de DMFDMF s’intègre dans un environnement existant puisqu’il fonctionne sur un serveur de fichiers traditionnel équivalent àune tête NAS, et qu’il permet de reprendre rapidement l’activité d’un serveur et d’un logiciel différents. De mêmel’architecture simple de DMF peut être étendue dans un environnement haute disponibilité ou dans un cluster desystèmes partageant des fichiers communs. Ces différents points sont précisés dans cette section.1.5.1 Accès standard aux donnéesPOSIXPuisque DMF repose sur le gestionnaire de fichiers natif du système d’exploitation XFS, toutes les commandesutilisateur sur les fichiers respectent donc les normes POSIX. Les temps de réponse sont semblables à ceux de fichiersnon gérés par DMF pour les commandes classiques. La limite de taille des fichiers traités par DMF est simplement lataille maximale des fichiers sous XFS, dépassant donc 9 Téraoctets.La visualisation des attributs de fichiers, notamment leur état vis-à-vis de la migration, est possible via la commandedmattr. La commande dmls est une extension à la commande ls permettant de visualiser rapidement l’état demigration d’un fichier. Ces deux commandes pourraient être utilisées préalablement à l’invocation d’une commandetelle que grep, afin de ne pas rapatrier tous les fichiers depuis un niveau hiérarchique secondaire ou tertiaire. Lacommande étendue dmfind permet de traiter le cas des fichiers migrés dans une commande find sans forcer leurrappel systématique. De même les autres commandes de fichiers fonctionnent de la façon standard POSIX.Les autorisations d’accès sont gérées par le gestionnaire de fichiers XFS, totalement conforme à POSIX de ce point devue. Le fonctionnement usuel d’UNIX (masque de droits) est assuré par XFS. DMF se repose sur XFS pour cettefonctionnalité.QuotasXFS offre une fonctionnalité de quotas sur les disques en ligne. Cette fonctionnalité de quotas peut être appliquée à unou plusieurs systèmes de fichiers gérés par XFS. Un utilisateur reçoit alors des limites en volume et en nombre defichiers par système de fichiers Deux niveaux de limites existent : le premier destiné à prévenir l’utilisateur, maisSGI DMF - 19 -
  20. 20. laissant une marge pour les travaux en cours, le second que l’utilisateur ne peut pas dépasser. Ceslimites sont consultables par l’utilisateur par la commande quota. Les quotas peuvent être activés etdésactivés par simple commande de l’exploitant.Par ailleurs, DMF offre avec la commande dmdu une extension de la commande standard du permettant de connaîtrel’utilisation des espaces de stockage par l’utilisateur, quel que soit l’emplacement de leurs fichiers.Démarrage / ArrêtDu fait du système de fichiers XFS, la durée de mise en route de la machine est très courte puisque XFS est un systèmede fichiers journalisé. Le temps de redémarrage est ainsi proportionnel à lactivité dE/S au moment de larrêt, et nonpas au nombre de fichiers présents.Une fois configuré, le lancement de DMF est très rapide. Il s’agit principalement du démarrage du démon, qui estgénéralement intégré aux procédures de démarrage générales. La commande dmdidle permet de vider sur bandetoutes les données en attente, même si leur volume est insuffisant pour remplir un morceau normal écrit sur lesupport (rappelons qu’il s’agit d’un paramètre de configuration).L’arrêt de DMF via la commande spécifique dmstop est également très rapide, si aucune écriture ou lecture sur banden’est en cours.1.5.2 Accès depuis des hôtes présents sur le réseau localDMF inter opère avec des services de transport de données tels que NFS, SAMBA ou FTP. Les utilisateurs présents surdautres machines du réseau que celle support de DMF ont la possibilité dinvoquer des commandes de migration, derapatriement, de demande d’état d’un fichier dans certaines configurations. Ces configurations imposent quel’utilisateur ait bien entendu une visibilité des fichiers traités par DMF. Deux moyens de partage des fichierspermettent cette visibilité. • Export des systèmes de fichiers par NFS ou SAMBA, à travers un réseau local IP traditionnel. • Partage par un logiciel de partage de fichiers, type SGI CXFS, les machines accédant aux mêmes disques à travers un SAN.Dans le deuxième cas de figure, DMF et CXFS s’intègrent l’un à l’autre pour permettre à tout utilisateur travaillant surun serveur au sein d’un groupe de partage de disposer d’un espace disque commun étendu virtuellement à un espacede second niveau, comme indiqué figure suivante.SGI DMF - 20 -
  21. 21. 1.5.3 Haute disponibilitéLe serveur DMF peut être doublé par un serveur de secours à même de reprendre le service de fichiers en cas dedéfaillance du serveur nominal. Les serveurs DMF peuvent être placés sous le contrôle de logiciels de hautedisponibilité courants tels que Heartbeat ou Cluster Manager. Le seul impératif est l’accès mutuel aux espaces destockage de données et aux métadonnées DMF.1.5.4 Reprise d’un existantDMF offre une possibilité de transition dun serveur de fichiers externe vers un serveur de fichiers DMF. Cettefonctionnalité repose sur plusieurs outils : • DMF offre en standard un agent transférant les fichiers par ftp vers/depuis une autre machine reliée au travers d’un réseau TCP/IP • La commande dmcapture qui récupère les métadonnées des systèmes de fichiers à convertir.Le processus de conversion se déroule comme suit : • définition dun ou plusieurs systèmes de fichiers reprenant ceux du serveur externe avec lattribut IMPORT_ONLY ; • récupération de toutes les métadonnées du serveur externe par la commande dmcapture, cette phase nécessitant un arrêt momentané du service fichiers ; • recréation sur le serveur DMF de la structure de fichier du serveur externe via la commande dmloadfs ; • rapatriement de fichiers depuis le serveur externe, soit par grands volumes de données (commande dmfill), soit à la demande lors dun accès.SGI DMF - 21 -
  22. 22. Ainsi la transition vers le nouveau serveur de fichiers DMF est totalement transparente aux utilisateurs. Dès quunfichier est accédé, il est rapatrié sur le serveur DMF via FTP automatiquement, et réside alors définitivement sur leserveur DMF.La transition peut être accélérée par des rapatriements massifs lors de périodes d’inactivité, mais ceci est mentionné àtitre indicatif, l’étude de la conversion préalablement à l’installation pouvant consolider ces idées.1.6 ConclusionTel qu’il est actuellement, DMF a prouvé ses capacités dans des environnements de production intensive de grandsvolumes de données à haut débit, et répond parfaitement aux demandes de performance et de fiabilité les plusexigeantes. De plus, DMF est un outil parfaitement adapté à la réduction de la puissance électrique nécessaire à laconservation des données. Rappelons simplement les données de base suivantes. • Une bande sur étagère n’entraîne pas de consommation électrique ni de dissipation de chaleur ; • Un disque performant de 300 Go tire environ 18,8 Watts soit 62,7 Watts / To ; • Un disque SATA de 1 To tire approximativement 12 Watts / To ; • Un disque D-MAID permet de baisser la consommation à 2 Watts / To ; • Une hiérarchisation avec D-MAID réduit d’un facteur d’environ trente la consommation électrique de la partie disques.Puisque DMF place automatiquement la donnée sur le niveau approprié, la consommation électrique répondstrictement aux critères de besoin d’accès de la donnée au fil du temps, et peut être réduite selon l’utilisation de ladonnée, sans être conditionnée uniquement par la quantité brute de stockage nécessaire.SGI DMF - 22 -
  23. 23. SGI InfiniteStorage : une offre simple et intégrée.La gamme SGI InfiniteStorage associée aux clusters et serveurs SGI permet d’optimiser l’environnementinformatique en associant au mieux serveur et stockage pour garantir la pleine disponibilité des donnéesstratégiques de l’entreprise.Les possibilités offertes par InfiniteStorage permettent de valoriser et d’accroître le rapportprix/performances de votre infrastructure. Cette gamme de stockage offrent en effet des options complètesfavorisant la virtualisation, l’évolutivité, la protection de la croissance et la flexibilité qui permettent de mieuxrentabiliser les investissementsLes systèmes de fichiers parallèles sont des solutions intégrées dans l’offre InfiniteStorage de SGI. Ils offrentle partage de fichiers sur un SAN ou un NAS hétérogène permettant de réduire de manière importante lescoûts et de simplifier la gestion des données de l’entreprise.Avec Lustre, CXFS et Panasas SGI vous apporte les avantages des fonctionnalités du NAS avec lesperformances du SAN et ceci tout en permettant une évolutivité linéaire de vos configurations et desperformances.La mise en place de ces offres améliore considérablement, et de façon quantifiée, l’efficacité du flux desdonnées dans les entreprises permettant une facilitation de l’évolutivité des volumétries.SGI DMF™ : Gérez le cycle de vos données en toute sécurité.Vous cherchez à ce que les données de votre entreprise soient disponibles “tout simplement”. Qu’ellesviennent d’un disque, d’une bande, qu’elles soient locales ou distantes,l’accès doit être transparent.DMF gère les flux de données et garantit une parfaite disponibilité etaccessibilité à ces données avec un très haut niveau de sécurité etd’évolutivité. Il simplifie considérablement les besoins de migration defichiers dans l’entreprise.Il permet la hiérarchisation automatique des données en plaçant celles-cisur le support le plus approprié à son utilisation : SSD, SAS, SATA, FC, IB,bande rapide ou capacitive. Ces mouvements de données se font de façon totalement transparente pour lesutilisateurs.SGI COPAN 400 ™ : MAID et VTLLes baies de disques COPAN fournissent une alternative aux bandes magnétiques pour la conservation sur lemoyen et le long terme des données. Afin de réduire l’inconvénient principal des disques magnétiques pourcet objectif de conservation, les baies COPAN offrent la possibilité de mise hors tension des disques unitaires,tout en permettant un « réveil » global des disques, puisque jusqu’à 50% des unités peuvent êtreredémarrées en une seule fois. SGI DMF - 23 -
  24. 24. SGI France | 01 34 88 80 00 | solutions@sgi.com | www.sgi.com/global/frSilicon Graphics, SGI, SGI Altix, SGI NUMAFlex,, SGI InfiniteStorage, SGI CXFS, SGI DMF et le logo SGI sont des marques déposées. Toutes les autres marques mentionnées appartiennent à leursdétenteurs respectifs. SGI DMF - 24 -

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