POUR UNE NOUVELLE FISCALITÉ DU      PATRIMOINE EN 2011           Jérôme Chartier
Agenda     Le contexte de la réflexion sur la fiscalité        La concurrence fiscale: une réalité        Des secteurs plu...
Le contexte de la réflexion      sur la fiscalité
La concurrence fiscale:      une réalité
Les origines •  En 1992, Arthur Andersen publie le premier « Tax Guide To Europe »,    une comparaison des condi9ons fiscal...
Concurrence pour les par9culiers Exemple 1: Contrats dassurance‐vie luxembourgeois  •  Sécurité accrue des avoirs financier...
Concurrence pour les sociétés Exemple 2: Créa9on d’une société offshore dans l’Île de Man ou dans le Delaware. •  Une socié...
Concurrence pour les sociétés                                       Taux de limpôt sur les sociétés dans différents pays e...
Ce qui a changé depuis 20 ans… •  Les contrats et structures sont de plus en plus op%misés et    standardisés (un contrat ...
Des secteurs plus ou moins       concurren9els 
Le spectre concurren9el Peu concurrentiel                                                       Très concurrentiel        ...
Les stratégies fiscalesallemande et britannique
Pour les par9culiers Allemagne: Schäuble: « La taxa9on du patrimoine complique lalloca9on correcte des inves9ssements et e...
Pour les entreprises Allemagne: Une stratégie claire de compé99vité.      Depuis 1999, les réformes successives de la fisca...
La réforme de la fiscalité du     patrimoine en 2011  Allons‐nous réussir à relever le pari de la              « Realpoli9k...
Objec9fs de la réforme •  Revisiter bouclier fiscal et ISF pour devenir plus compé%%f,    tout en restant neutre budgétaire...
L’esprit de la réforme                 Taxer le flux et non le stock •  Toute taxe s’appliquant au stock ou aux plus‐values...
La réforme •  Ne conserver le bouclier fiscal que pour les foyers non    imposables à l’IRPP •  Supprimer l’ISF ou l’allége...
Ma vision •  Ne faisons pas de demi‐réforme. L’ISF est un mauvais    impôt qui fait par9r de nombreux inves9sseurs et qui ...
Conclusion •  Le réforme de la fiscalité du patrimoine montre la difficulté    de réformer l’impôt en France. •  On ne cesse ...
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Rencontres économiques de l’IGPDE du 05 avril 2011 : «Quelle réforme du système fiscal français ?»

Diaporama de Jérôme Chartier, député du Val d'Oise

Pour une nouvelle fiscalité du patrimoine en 2011

Publié dans : Actualités & Politique
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Igpde rencontres économiques05042011 presentation_jeromechartier_igpde

  1. 1. POUR UNE NOUVELLE FISCALITÉ DU PATRIMOINE EN 2011 Jérôme Chartier
  2. 2. Agenda   Le contexte de la réflexion sur la fiscalité    La concurrence fiscale: une réalité    Des secteurs plus ou moins concurren9els    Les stratégies fiscales allemande et britannique   La réforme de la fiscalité du patrimoine en  2011 
  3. 3. Le contexte de la réflexion sur la fiscalité
  4. 4. La concurrence fiscale: une réalité
  5. 5. Les origines •  En 1992, Arthur Andersen publie le premier « Tax Guide To Europe »,  une comparaison des condi9ons fiscales en Europe à l’aJen9on des  entreprises. C’est le coup d’envoi de l’op9misa9on fiscale au sein de  l’Union Européenne. •  L’Union Européenne donne à ses pays membres les même droits, sans  exiger les même devoirs ou règles fiscales. •  La compé99on fiscale s’opère à deux niveaux: tout d’abord une  compé99on France / Union Européenne, mais aussi, avec la  mondialisa9on des échanges de biens, de main d’œuvre et de  connaissance, une compé99on Union Européenne / Reste du monde. 
  6. 6. Concurrence pour les par9culiers Exemple 1: Contrats dassurance‐vie luxembourgeois  •  Sécurité accrue des avoirs financiers par les règles pruden9elles  Luxembourgeoises •  Flexibilité totale des inves9ssements au delà de 2,500,000 euros: le  contrat d’assurance‐vie devient alors une coquille pour une ges9on de  patrimoine non imposée    Possibilité d’inves9r dans des %tres non cotés ou dans de l’immobilier dans le  cadre d’un fond dédié   •  Lépargne cons9tuée par un non‐résident sera transmise aux  bénéficiaires désignés, sans droits de succession ni prélèvements  sociaux, même si des apports sont effectués après un retour en  France 
  7. 7. Concurrence pour les sociétés Exemple 2: Créa9on d’une société offshore dans l’Île de Man ou dans le Delaware. •  Une société française vend des radiateurs électriques.  •  Une société offshore achète le matériel. Par exemple, 100 euros HT  pièce. •  La société Française achète à la société offshore ce matériel au prix,  par exemple, de 200 euros HT et la revend en France, 225 euros HT. •  La société offshore encaisse donc 100 euros HT de bénéfices (non  imposés), la société en France revend sur le territoire français, avec  une marge de 25 euros (imposables en France) qui couvrira frais de  fonc9onnement, salaire, loyer, structure, etc… 
  8. 8. Concurrence pour les sociétés   Taux de limpôt sur les sociétés dans différents pays européens:40,00%35,00%30,00%25,00%20,00%15,00%10,00%5,00%0,00% Portugal Irlande Pays-bas France Suisse Italie Autriche Allemagne Luxembourg Espagne Belgique Royaume-Uni
  9. 9. Ce qui a changé depuis 20 ans… •  Les contrats et structures sont de plus en plus op%misés et  standardisés (un contrat dassurance‐vie au Luxembourg est un  produit de base offert par toutes les banques privées et prend une  semaine à ouvrir). •  Les nouvelles technologies (Internet) facilitent la ges9on à distance. •  Les coûts sont de plus en plus faibles:  la créa9on dune société LLC à  Delaware coûte en moyenne de 2.500 euros à 3.500 euros.  La solu9on: •  Rester compé%%f •  Instaurer une coordina%on européenne (et interna9onale) pour  éviter un nivellement par le bas  
  10. 10. Des secteurs plus ou moins  concurren9els 
  11. 11. Le spectre concurren9el Peu concurrentiel Très concurrentiel Impôts sur les  Impôts sur  Impôts sur la  revenus des  Impôts sur  Impôts sur les  valeurs  consomma9on  personnes  ac9fs nets  sociétés  immobilières  physiques 
  12. 12. Les stratégies fiscalesallemande et britannique
  13. 13. Pour les par9culiers Allemagne: Schäuble: « La taxa9on du patrimoine complique lalloca9on correcte des inves9ssements et est un élément conduisant à lexpatria9on des entreprises ». LAllemagne a abandonné son impôt sur la fortune en 1997.  Royaume‐Uni: Le Royaume‐Uni n’a jamais eu de taxe sur le patrimoine net mais applique une taxe successorale élevée. 
  14. 14. Pour les entreprises Allemagne: Une stratégie claire de compé99vité.      Depuis 1999, les réformes successives de la fiscalité des entreprises ont permis dabaisser progressivement le taux de lIS de 45% sur les résultats mis en réserve et de 30% sur les profits distribués à un taux unique de 15% aujourd’hui (augmenté dune taxe de solidarité de 5,5%). Royaume‐Uni: Le budget 2012, très austère par ailleurs, prévoit de réduire la ”Corporate Tax” de 28% à 23% dici 2014. Cameron: « Je veux faire du Royaume‐Uni lendroit le plus intéressant où inves9r et créer une entreprise ». 
  15. 15. La réforme de la fiscalité du  patrimoine en 2011  Allons‐nous réussir à relever le pari de la  « Realpoli9k »? 
  16. 16. Objec9fs de la réforme •  Revisiter bouclier fiscal et ISF pour devenir plus compé%%f,  tout en restant neutre budgétairement et, si possible, en  convergeant avec nos voisins européens en terme de  fiscalité  •  Faire supporter toute réduc9on de l’ISF par les  contribuables actuellement imposables au 9tre de cet  impôt   •  Tirer profit du travail fait par la Cour des comptes dans son  récent rapport sur les prélèvements fiscaux: ce sont les  niches fiscales qui altèrent l’efficacité et l’équité de nos  impôts  
  17. 17. L’esprit de la réforme  Taxer le flux et non le stock •  Toute taxe s’appliquant au stock ou aux plus‐values  latentes aura les mêmes faiblesses que l’ISF:    Manque poten9el de liquidités pour payer l’impôt    Distorsions des choix économiques   •  Il faut donc taxer le flux, c’est à dire les plus‐values  réalisées et les revenus du patrimoine  
  18. 18. La réforme •  Ne conserver le bouclier fiscal que pour les foyers non  imposables à l’IRPP •  Supprimer l’ISF ou l’alléger en augmentant le seuil et en  réduisant les taux •  Financer la réforme par:    Une augmenta9on du TFL pour les plus‐values mobilières et  immobilières au delà d’un certain seuil    Une augmenta9on des droits de succession, encore une fois au  delà d’un certain seuil    La mise une place d’une taxa9on des plus‐values latentes  uniquement sur les gros contrats d’assurances vie, car ces plus‐ values ne sont que rarement exercées, les contrats courant  souvent jusqu’au décès 
  19. 19. Ma vision •  Ne faisons pas de demi‐réforme. L’ISF est un mauvais  impôt qui fait par9r de nombreux inves9sseurs et qui  distord les choix d’inves9ssement de ceux qui restent.  Supprimons le complètement. •  Finançons la suppression de l’ISF au 2/3 en relevant les  taux sur les revenus et plus‐values du patrimoine et à  1/3 par des économies budgétaires (en plafonnant par  exemple les réduc9ons d’impôts liées aux intérêts  d’emprunt). 
  20. 20. Conclusion •  Le réforme de la fiscalité du patrimoine montre la difficulté  de réformer l’impôt en France. •  On ne cesse de créer de nouvelles excep9ons fiscales qui  tuent la philosophie d’équité du citoyen devant l’impôt. •  L’impôt moderne est un impôt simple, équitable et réac%f,  c’est‐à‐dire qui peut s’adapter rapidement aux changements  économiques. •  La réac9vité de nos voisins vient d’une volonté poli9que. Ne  cherchons pas d’excuses: nous avons la responsabilité  poli9que de moderniser l’impôt. 

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