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COLLOQUECOLLOQUE
EDUCATION –EDUCATION –
FORMATION –FORMATION –
INTGERATION ETINTGERATION ET
DEVEL...
IINTRODUCTIONNTRODUCTION
Les questions relatives à l’éducation, la formation,Les questions relatives à l’éducation, la for...
INTRODUCTION (SUITE 1)INTRODUCTION (SUITE 1)
L’histoire contemporaine nous montre queL’histoire contemporaine nous montre ...
INTRODUCTION (SUITE 2)INTRODUCTION (SUITE 2)
Nous n’avons pas la prétention de cernerNous n’avons pas la prétention de cer...
I. D’OÙ VENONS-NOUS ?I. D’OÙ VENONS-NOUS ?
Nous venons de notre passé qui a construit notreNous venons de notre passé qui ...
I. D’OÙ VENONS-NOUS ? (SUITE)I. D’OÙ VENONS-NOUS ? (SUITE)
Ces questions ne peuvent trouver deCes questions ne peuvent tro...
I. 1. L’EDUCATION TRADITIONNELLE ET LE VIVREI. 1. L’EDUCATION TRADITIONNELLE ET LE VIVRE
ENSEMBLEENSEMBLE
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L’éducation se faisait aussi au sein de laL’éducation se faisait aussi au sein de la
communauté part les ainés, les groupe...
Le travail était organisé dans la famille sous laLe travail était organisé dans la famille sous la
conduite du chef de fam...
La règle était le bannissement et il n’était pasLa règle était le bannissement et il n’était pas
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Le vivre ensemble est bien peint dans lesLe vivre ensemble est bien peint dans les
expressions peul « suudu baba » (la mai...
• Ne pas voler, ne pas mentir. Le vol est unNe pas voler, ne pas mentir. Le vol est un
déshonneur total pour la famille, l...
II. Où sommes-nous arrivés?II. Où sommes-nous arrivés?
Nos sociétés traditionnelles et leurs cultures ontNos sociétés trad...
Avec les indépendances africaines, dans les annéesAvec les indépendances africaines, dans les années
1960, les africains s...
Plus que des réponses personnelles, jePlus que des réponses personnelles, je
souhaite une réflexion d’ensemble, ici ousouh...
III. Où allons-nous ?III. Où allons-nous ?
Dans le mur si nous ne changeons pas de cap, de méthodesDans le mur si nous ne ...
Il n’est pas inimaginable aujourd’hui de penserIl n’est pas inimaginable aujourd’hui de penser
qu’un enfant qui a passé 9 ...
L’élite intellectuelle et politique, préoccupéeL’élite intellectuelle et politique, préoccupée
par sa carrière, ne propose...
En plus, notre école est une usine de fabrique de chômeurs.En plus, notre école est une usine de fabrique de chômeurs.
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Quant aux universités, elles ne devraient recevoir que lesQuant aux universités, elles ne devraient recevoir que les
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Colloque International du ROCARE, Bamako 2015

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Colloque education formation intégration et dev en afrique denis

  1. 1. PRESENTATIONPRESENTATION COLLOQUECOLLOQUE EDUCATION –EDUCATION – FORMATION –FORMATION – INTGERATION ETINTGERATION ET DEVELOPPEMENT ENDEVELOPPEMENT EN AFRIQUEAFRIQUE BAMAKO, LE 2 MARS 2015BAMAKO, LE 2 MARS 2015
  2. 2. IINTRODUCTIONNTRODUCTION Les questions relatives à l’éducation, la formation,Les questions relatives à l’éducation, la formation, l’intégration et le développement sont desl’intégration et le développement sont des questions qui préoccupent aujourd’hui les Etats,questions qui préoccupent aujourd’hui les Etats, pas seulement d’Afrique mais du monde entier.pas seulement d’Afrique mais du monde entier. C’est pourquoi, quand un nouveau régimeC’est pourquoi, quand un nouveau régime politique se met en place, la premièrepolitique se met en place, la première préoccupation de ce régime est la reforme depréoccupation de ce régime est la reforme de l’éducation. Certainement pour adapterl’éducation. Certainement pour adapter l’éducation à son projet de société mais aussi etl’éducation à son projet de société mais aussi et surtout pour l’adapter à ce qui se fait le mieux àsurtout pour l’adapter à ce qui se fait le mieux à travers le monde.travers le monde.
  3. 3. INTRODUCTION (SUITE 1)INTRODUCTION (SUITE 1) L’histoire contemporaine nous montre queL’histoire contemporaine nous montre que les tentatives sont nombreuses mais queles tentatives sont nombreuses mais que les succès sont rares. Il en est de même deles succès sont rares. Il en est de même de l’intégration qui est aujourd’hui le mot lel’intégration qui est aujourd’hui le mot le plus galvaudé à travers : intégrationplus galvaudé à travers : intégration communautaire, intégration socio-communautaire, intégration socio- économique, intégration sous-régionale,économique, intégration sous-régionale, intégration régionale, etc… Toutes cesintégration régionale, etc… Toutes ces tentatives sont faites pour assoir untentatives sont faites pour assoir un meilleur développement des Etats.meilleur développement des Etats.
  4. 4. INTRODUCTION (SUITE 2)INTRODUCTION (SUITE 2) Nous n’avons pas la prétention de cernerNous n’avons pas la prétention de cerner tous ces questionnements. Nous voulonstous ces questionnements. Nous voulons juste nous pencher sur nous-mêmes pourjuste nous pencher sur nous-mêmes pour exhumer quelques pans de notre passé,exhumer quelques pans de notre passé, de notre présent et de notre futur. Nosde notre présent et de notre futur. Nos propos ne concernent que le Malinpropos ne concernent que le Malin essentiellement.essentiellement.
  5. 5. I. D’OÙ VENONS-NOUS ?I. D’OÙ VENONS-NOUS ? Nous venons de notre passé qui a construit notreNous venons de notre passé qui a construit notre présent et nous projette dans le futur. Quant tout vaprésent et nous projette dans le futur. Quant tout va mal et aujourd’hui, tout semble aller mal pour nous,mal et aujourd’hui, tout semble aller mal pour nous, on se pose forcément des questions:on se pose forcément des questions: • Comment nos parents et ancêtres avaient-ils vécu ?Comment nos parents et ancêtres avaient-ils vécu ? • Quelles valeurs de société avaient-ils développé ?Quelles valeurs de société avaient-ils développé ? • Quels ressorts avaient-ils pour vivre en intelligenceQuels ressorts avaient-ils pour vivre en intelligence avec les autres ?avec les autres ? • Comment prépareraient-ils l’avenir de la jeunesse ?Comment prépareraient-ils l’avenir de la jeunesse ? • Etc…Etc…
  6. 6. I. D’OÙ VENONS-NOUS ? (SUITE)I. D’OÙ VENONS-NOUS ? (SUITE) Ces questions ne peuvent trouver deCes questions ne peuvent trouver de réponses qu’en nous replongeant dansréponses qu’en nous replongeant dans notre histoire commune, ancienne etnotre histoire commune, ancienne et contemporaine et en faisant la nécessairecontemporaine et en faisant la nécessaire comparaison. Il ne s’agit pas là d’écrire descomparaison. Il ne s’agit pas là d’écrire des textes mais de lancer des pistes detextes mais de lancer des pistes de réflexion commune.réflexion commune.
  7. 7. I. 1. L’EDUCATION TRADITIONNELLE ET LE VIVREI. 1. L’EDUCATION TRADITIONNELLE ET LE VIVRE ENSEMBLEENSEMBLE Les sociétés traditionnelles maliennes n’étaient pasLes sociétés traditionnelles maliennes n’étaient pas forcément instruites au sens strict du terme maisforcément instruites au sens strict du terme mais elles étaient fortement instruites éduquées etelles étaient fortement instruites éduquées et formées. L’éducation et la formation étaientformées. L’éducation et la formation étaient adaptées à leurs besoins.adaptées à leurs besoins. L’éducation était d’abord parentale. Les parentsL’éducation était d’abord parentale. Les parents inculquaient à l’enfant les valeurs de la famille: leinculquaient à l’enfant les valeurs de la famille: le sens de la famille, le travail, la probité, lasens de la famille, le travail, la probité, la confraternalité, la solidarité et l’appartenance à uneconfraternalité, la solidarité et l’appartenance à une communauté. Le membre de la famille qui s’écartecommunauté. Le membre de la famille qui s’écarte de ces valeurs déshonore la famille et étaitde ces valeurs déshonore la famille et était sanctionné.sanctionné.
  8. 8. L’éducation se faisait aussi au sein de laL’éducation se faisait aussi au sein de la communauté part les ainés, les groupes d’âge,communauté part les ainés, les groupes d’âge, les sociétés secrètes. Education et formation pourles sociétés secrètes. Education et formation pour la vie ou formation professionnelle sela vie ou formation professionnelle se confondaient.confondaient. Il n’était pas possible de devenir riche dans lesIl n’était pas possible de devenir riche dans les sociétés traditionnelles par des subterfuges. Onsociétés traditionnelles par des subterfuges. On ne devenait riche que par le travail, uniquementne devenait riche que par le travail, uniquement par le travail. Les richesses étaient distribuées àpar le travail. Les richesses étaient distribuées à chacun selon son travail. Il n’était pas possiblechacun selon son travail. Il n’était pas possible qu’un membre de la communauté ne travaille pas.qu’un membre de la communauté ne travaille pas. Seuls le grand âge, le handicap lourd ou la maladieSeuls le grand âge, le handicap lourd ou la maladie pouvaient être invoqués pour ne pas travailler.pouvaient être invoqués pour ne pas travailler. Dans ces cas, les solidarités traditionnelles venaientDans ces cas, les solidarités traditionnelles venaient en aideen aide
  9. 9. Le travail était organisé dans la famille sous laLe travail était organisé dans la famille sous la conduite du chef de famille, dans la communautéconduite du chef de famille, dans la communauté à travers les groupes d’âge et les pairs. Laà travers les groupes d’âge et les pairs. La formation de l’homme dans la communauté étaitformation de l’homme dans la communauté était avant tout une formation professionnelle et celle-avant tout une formation professionnelle et celle- ci se réalisait grâce aux apprentissages, au faire-ci se réalisait grâce aux apprentissages, au faire- faire. La formation morale, très importante sefaire. La formation morale, très importante se réalisait tout au long de la vie, conformément à unréalisait tout au long de la vie, conformément à un code de la vie norme.code de la vie norme. L’étranger était sacré, aider son prochain était unL’étranger était sacré, aider son prochain était un devoir. En pays dogon par exemple, la peine dedevoir. En pays dogon par exemple, la peine de mort n’a jamais existé. Si vous tuez votremort n’a jamais existé. Si vous tuez votre prochain dans une rixe ou par hasard, laprochain dans une rixe ou par hasard, la communauté ne vous tuait pas à votre tour.communauté ne vous tuait pas à votre tour.
  10. 10. La règle était le bannissement et il n’était pasLa règle était le bannissement et il n’était pas nécessaire de le signifier au fautif pour qu’ilnécessaire de le signifier au fautif pour qu’il prenne sa famille, ses animaux et autres biens deprenne sa famille, ses animaux et autres biens de quitter définitivement la communauté et s’installerquitter définitivement la communauté et s’installer loin ailleurs où on ne le connaît pas et où il pourraloin ailleurs où on ne le connaît pas et où il pourra changer de patronyme.changer de patronyme. Chez les Miniankas, l’étranger est sacré et à sonChez les Miniankas, l’étranger est sacré et à son honneur est institué une cérémonie rituelle, le «honneur est institué une cérémonie rituelle, le « napun ». Le napun invite chaque membre de lanapun ». Le napun invite chaque membre de la communauté à prendre part de sa responsabilitécommunauté à prendre part de sa responsabilité sociale et à assumer correctement celle-ci ausociale et à assumer correctement celle-ci au bénéfice de la cohésion sociale et du mieux vivrebénéfice de la cohésion sociale et du mieux vivre ensemble. Il invite chaque humain à rehausserensemble. Il invite chaque humain à rehausser son humanité en contribuant activement à faireson humanité en contribuant activement à faire grossir la chaine de solidarité universelle pourgrossir la chaine de solidarité universelle pour rendre agréable à tous les êtres humaines lerendre agréable à tous les êtres humaines le voyage sur terre.voyage sur terre.
  11. 11. Le vivre ensemble est bien peint dans lesLe vivre ensemble est bien peint dans les expressions peul « suudu baba » (la maison duexpressions peul « suudu baba » (la maison du père ou des ancêtres) et dogon « bong inu »père ou des ancêtres) et dogon « bong inu » (maison du père ou des ancêtres). Les membres(maison du père ou des ancêtres). Les membres sont les hommes libres dans une communautésont les hommes libres dans une communauté libre ayant des destins communs. L’entraide, lalibre ayant des destins communs. L’entraide, la solidarité, la défense par tous les moyens desolidarité, la défense par tous les moyens de cette maison des ancêtres sont des devoirs pourcette maison des ancêtres sont des devoirs pour chaque membre de la communauté.chaque membre de la communauté. Le vivre ensemble repose sur des règlesLe vivre ensemble repose sur des règles prudentielles de cohabitation pacifique qui seprudentielles de cohabitation pacifique qui se résument en un certain nombre de points:résument en un certain nombre de points:
  12. 12. • Ne pas voler, ne pas mentir. Le vol est unNe pas voler, ne pas mentir. Le vol est un déshonneur total pour la famille, le clan, toute ladéshonneur total pour la famille, le clan, toute la communauté.communauté. Le mensonge est sanctionné par des rituels sur laLe mensonge est sanctionné par des rituels sur la place publique et qui déclarent que le fautif neplace publique et qui déclarent que le fautif ne peut avoir la confiance de personne dans lapeut avoir la confiance de personne dans la communauté.communauté. • Ne pas convoiter la femme d’autrui ;Ne pas convoiter la femme d’autrui ; • Ne pas convoiter la terre d’autrui ;Ne pas convoiter la terre d’autrui ; • Etre impliqué dans toutes les cérémoniesEtre impliqué dans toutes les cérémonies communautaires ;communautaires ; • Etre capable de bienveillance et de largessesEtre capable de bienveillance et de largesses envers les autres;envers les autres; • Etre solidaire avec la communauté, dans le bienEtre solidaire avec la communauté, dans le bien comme dans le mal.comme dans le mal.
  13. 13. II. Où sommes-nous arrivés?II. Où sommes-nous arrivés? Nos sociétés traditionnelles et leurs cultures ontNos sociétés traditionnelles et leurs cultures ont été décimées par la colonisation, pendantété décimées par la colonisation, pendant presque 100 ans.presque 100 ans. L’école coloniale n’était pas intéressée par laL’école coloniale n’était pas intéressée par la formation des hommes. Elle était intéressée parformation des hommes. Elle était intéressée par la formation d’auxiliaires pour les besoinsla formation d’auxiliaires pour les besoins exclusifs du colonisateur. C’est ainsi que l’écoleexclusifs du colonisateur. C’est ainsi que l’école et la formation des hommes ont végété pendantet la formation des hommes ont végété pendant 100 ans, aggravant ainsi le déficit de100 ans, aggravant ainsi le déficit de développement de l’Afrique.développement de l’Afrique.
  14. 14. Avec les indépendances africaines, dans les annéesAvec les indépendances africaines, dans les années 1960, les africains se sont réappropriés leur destin.1960, les africains se sont réappropriés leur destin. La question est de savoir s’ils ont réussi aux plansLa question est de savoir s’ils ont réussi aux plans de:de: • l’éducation et de la formation des hommes ;l’éducation et de la formation des hommes ; • des infrastructures ;des infrastructures ; • de la justice ;de la justice ; • du développement ;du développement ; • de l’autonomisation des communautés ;de l’autonomisation des communautés ; • de la sécurité ;de la sécurité ; • du vivre ensemble;du vivre ensemble; • etc…etc…
  15. 15. Plus que des réponses personnelles, jePlus que des réponses personnelles, je souhaite une réflexion d’ensemble, ici ousouhaite une réflexion d’ensemble, ici ou ailleurs, sur tous ces questionnements.ailleurs, sur tous ces questionnements. Un peu partout en Afrique, la démocratisationUn peu partout en Afrique, la démocratisation est une réalité. A-t-elle comblé l’explosionest une réalité. A-t-elle comblé l’explosion des attentes populaires en matière de mieuxdes attentes populaires en matière de mieux vivre, de vivre ensemble ?vivre, de vivre ensemble ? Il est important de revisiter la trajectoire de laIl est important de revisiter la trajectoire de la démocratie dans nos peuples. Nous devonsdémocratie dans nos peuples. Nous devons capitaliser les succès, les échecs, les dérivescapitaliser les succès, les échecs, les dérives pour rebondir, si nos Etats ont encore la forcepour rebondir, si nos Etats ont encore la force de rebondir.de rebondir.
  16. 16. III. Où allons-nous ?III. Où allons-nous ? Dans le mur si nous ne changeons pas de cap, de méthodesDans le mur si nous ne changeons pas de cap, de méthodes La démocratie a été acquise au pris du sang des martyrs.La démocratie a été acquise au pris du sang des martyrs. Elle voulait plus d’égalité de chances entre les citoyens,Elle voulait plus d’égalité de chances entre les citoyens, plus de justice, plus de développement, plus d’éducation,plus de justice, plus de développement, plus d’éducation, etc. Qu’en est-il réellement aujourd’hui?etc. Qu’en est-il réellement aujourd’hui? Pour ne parler que d’éducation et de formation, le Mali aPour ne parler que d’éducation et de formation, le Mali a beaucoup investi dans son éducation ces 20 dernièresbeaucoup investi dans son éducation ces 20 dernières années. Le poids de l’éducation représente 4,86 % du PIBannées. Le poids de l’éducation représente 4,86 % du PIB en 2014, ce qui est énorme pour un pays en crise. Ceten 2014, ce qui est énorme pour un pays en crise. Cet effort gigantesque ne correspond pas à un niveau deeffort gigantesque ne correspond pas à un niveau de satisfaction conséquente du citoyen. En effet, si le Malisatisfaction conséquente du citoyen. En effet, si le Mali réussit assez bien dans l’accès, c’est-à-dire la scolarisationréussit assez bien dans l’accès, c’est-à-dire la scolarisation d’un grand nombre d’enfants , ce la se fait au détriment ded’un grand nombre d’enfants , ce la se fait au détriment de la qualité.la qualité.
  17. 17. Il n’est pas inimaginable aujourd’hui de penserIl n’est pas inimaginable aujourd’hui de penser qu’un enfant qui a passé 9 ans à l’écolequ’un enfant qui a passé 9 ans à l’école puisse retomber dans l’analphabétismepuisse retomber dans l’analphabétisme parce qu’en 9 ans, il n’a pas appris grand-parce qu’en 9 ans, il n’a pas appris grand- chose.chose. Cette situation est de même au niveauCette situation est de même au niveau secondaire et supérieur.secondaire et supérieur. J’ai toujours refusé/réfuté l’autoflagellationJ’ai toujours refusé/réfuté l’autoflagellation parce que les autres ne valent pas forcémentparce que les autres ne valent pas forcément mieux que nous et que nous avons desmieux que nous et que nous avons des talents dans nos écoles. Le problème esttalents dans nos écoles. Le problème est que ces talents ne sont pas nombreux etque ces talents ne sont pas nombreux et seuls, ils ne peuvent pas construire le pays.
  18. 18. L’élite intellectuelle et politique, préoccupéeL’élite intellectuelle et politique, préoccupée par sa carrière, ne propose aucune solutionpar sa carrière, ne propose aucune solution de sortie de cette crise récurrente dede sortie de cette crise récurrente de l’éducation et de la formation aggravée parl’éducation et de la formation aggravée par les conflits religieux et ethniques, enles conflits religieux et ethniques, en particulier au Nord. Ces derniers étaientparticulier au Nord. Ces derniers étaient prévisibles car tout le monde savait que leprévisibles car tout le monde savait que le 2121ee siècle allait être le siècle des religions etsiècle allait être le siècle des religions et des ethnies, avec tout ce que cela recouvredes ethnies, avec tout ce que cela recouvre de conflit.de conflit.
  19. 19. En plus, notre école est une usine de fabrique de chômeurs.En plus, notre école est une usine de fabrique de chômeurs. Les programmes d’enseignement ne permettent pasLes programmes d’enseignement ne permettent pas l’employabilité des jeunes, les produits de l’école sontl’employabilité des jeunes, les produits de l’école sont inaptes à l’emploi. En plus, le caractère linéaire de notreinaptes à l’emploi. En plus, le caractère linéaire de notre enseignement est un frein à l’emploi. Le Mali est l’un desenseignement est un frein à l’emploi. Le Mali est l’un des rares pays où l’enfant qui entre à l’école poursuit sansrares pays où l’enfant qui entre à l’école poursuit sans s’arrêter jusqu’à l’université. Quels résultats peuvents’arrêter jusqu’à l’université. Quels résultats peuvent obtenir des universités pléthoriques qui rarement bouclentobtenir des universités pléthoriques qui rarement bouclent leurs programmes d’enseignement ?leurs programmes d’enseignement ? Il n’est pas possible, pas envisageable que tous lesIl n’est pas possible, pas envisageable que tous les bacheliers aillent directement à l’université, que tous lesbacheliers aillent directement à l’université, que tous les titulaires du Diplôme d’Etudes Fondamentales aillent autitulaires du Diplôme d’Etudes Fondamentales aillent au lycée. Il faut résolument et au plus vite professionnaliserlycée. Il faut résolument et au plus vite professionnaliser notre enseignement en accordant une place plus accrue ànotre enseignement en accordant une place plus accrue à la formation professionnelle par l’instaurationla formation professionnelle par l’instauration systématique du CAP (pour 50% des titulaires du DEF) dusystématique du CAP (pour 50% des titulaires du DEF) du BT (pour 20% des titulaires du DEF) et 30% à orienter auBT (pour 20% des titulaires du DEF) et 30% à orienter au Lycée.Lycée.
  20. 20. Quant aux universités, elles ne devraient recevoir que lesQuant aux universités, elles ne devraient recevoir que les meilleurs élèves sur la base d’un concours d’entrée. Ameilleurs élèves sur la base d’un concours d’entrée. A l’interne, elles devraient privilégier les formations courtesl’interne, elles devraient privilégier les formations courtes professionnalisantes. Il sera loisible pour tous les citoyensprofessionnalisantes. Il sera loisible pour tous les citoyens qui le désirent d’accéder à l’université, mais après avoirqui le désirent d’accéder à l’université, mais après avoir exercé un métier.exercé un métier. Ce schéma devrait être réalisé par la mutualisation desCe schéma devrait être réalisé par la mutualisation des ressources entre Etats dans le cadre de l’intégration.ressources entre Etats dans le cadre de l’intégration. Pour conclure, notre éducation et notre formation n’iront pasPour conclure, notre éducation et notre formation n’iront pas dans le mur si les responsables en charge de l’éducationdans le mur si les responsables en charge de l’éducation sont des femmes et des hommes courageux qui décidentsont des femmes et des hommes courageux qui décident de faire des reformes et s’ils sont soutenus en cela par lesde faire des reformes et s’ils sont soutenus en cela par les plus hautes autorités politiques.plus hautes autorités politiques.

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