Drame au Refuge de la Page Blanche: 24 personnes disparues, enquête et témoignages.                      En cuisinant le d...
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Instantané du drame du Refuge de la Page Blanche !         !      !      !     !      @jonathangriffithPour retrouver tous ...
Léo Grand                                                                                                          Louis D...
Notes1) Jean Paul Pipoux, faiblermoche et trop gentilpar Louise2) Louis Dupuis, ancienrchirurgien, perd la vueNeuf heures ...
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Elle aime la soupe à l’oignon, la tartiflette, et toutes les spécialités savoyardes.Intelligente, elle brille en mathémati...
au même moment mais, ne sont jamais daccord pour partir au même endroit ! Les cours ? Connaissez vous réellement un ado qu...
 Encore des anotations de ma mère ! Cest comme tout, le moindre détail déplaisant, ils le suppriment, sans le moindre état...
 Par Caroline Pharabot 8) Frédérick, père de famille et PDGtente daider Pia à oublier sa maladie9) Pia, jeune fille anorex...
est sincère généreuse mais impatiente. Elle adore le ski et toutes sortes de musiques.Par Camille et Manon11) Violette Aud...
En marchant, je pris plaisir à écouter paisiblement les bruits de la forêt. Plus le temps passait et moins je me sentais e...
Par Laurie14) Panda, fashion victime de 19rans, soeur jumelle dElfiDeux jeunes sœurs jumelles, Panda etEffy nées d’une mèr...
entouré d’un monde incompréhensible.Passons maintenant a Panda, elle aussipris un diminutif, pour oublier un peu d’où elle...
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  1. 1. Drame au Refuge de la Page Blanche: 24 personnes disparues, enquête et témoignages. En cuisinant le déjeuner, je ne parviens pas à arrêter de penser à ces vies volées. Et à leurs proches, s’ils en avaient. Je suis obsédée par l’idée que parmi eux pouvait se trouver ma sœur. JeAprès le drame du Refuge de la Page Blanche, où une avalanche balaya la vie de 24 prends alors compte de la fragilité et du hasard de lapersonnes, nous avons recueilli, témoignages des proches et sentiments de la vie. Qu’on est beaucoup plus vulnérable qu’on veutpopulation, pour enquêter sur ces disparus. Retrouvez notre enquête ici. bien le croire. Et que néanmoins, il faut vivre et profiter. Banalement, ce samedi matin, en promenant alentours de trois heures du matin.  Je m’imagine des personnes isolées, n’ayant plus mon chien, j’achète mon journal quotidien. Je Les équipes de secours ont profité d’une personne sur qui compter et qui maintenant, morts, me balade dans le parc, le quotidien accalmie vers midi et ont remonté les corps. n’ont personne qui iront les pleurer. A toutes ces soigneusement plié dans mon sac. J’étends la Ayant procédé à l’identification, nous sommes vies qui pourraient bien être effacées par la neige. promenade jusqu’au marché où je fais quelques maintenant sûrs que les victimes sont : .. ». Alors je fais mienne la mission de me renseigner sur emplettes puis je rentre à la maison. Le temps S’en suit une longue liste de noms dont aucun ces vies gâchées. Ces gens-là ont-ils seulement eu de préparer mon café matinal, j’épluche les gros ne m’est familier. Je prends la peine de relire le temps d’être heureux ? Ont-ils compris ce qu’ils titres : « La vague hivernale précoce que toute trois fois les noms de ces défunts. leur arrivaient ? Ont-ils regardé la mort en face ou l’Europe supporte actuellement, va-t-elle J’éprouve une pointe de soulagement à savoir dormaient-ils ? durer ? », « Pourquoi la Bourse subit-elle une que ma sœur ne fait pas partie des victimes. Je n’arrive plus à me sortir de la tête ce dramatique fulgurante ascension ? », « Un nouveau trophée Néanmoins, je n’arrive à me réjouir totalement accident avec la triste idée que cela aurait pu être de l’équipe régionale d’hockey sur glace », et je ne cesse de penser à ces morts. Ont-ils moi ou un de mes proches, ou même une « Avalanche meurtrière dans les Alpes : 24 une famille qui les attendait et qui se connaissance. morts, aucun survivant ». préoccupera de leur sort ? Ou étaient-ils Je relis une énième fois la liste de noms et décide Là, un choc. Je sens mon cœur se serrer. Ma complètement seuls ? Qu’est ce qui les a de partir à la recherche de la moindre information sœur n’est-elle pas partie en randonnée dans poussés à venir en montagne ? Et dans ce sur ces personnes, leurs vies, la raison de leur les Alpes cette semaine ? refuge plus particulièrement ? montée au refuge. Je voudrais reconstituer ce qu’il Je tourne fébrilement les pages et commence à Je me demande quels ont été leurs derniers s’est passé. Comprendre. lire, le souffle court, le cœur battant à tout mots, leurs dernières pensées, la dernière fois Et dans le cas où ils n’auraient personne pour le rompre. où ils ont ri, la dernière fois où ils ont pleuré, faire, leur offrir la sépulture qu’ils n’auront sûrement « Ils voulaient profiter de l’air frais des … jamais. Dédier un livre à leur vie et à leur mort montagnes mais les capricieuses chutes de La photo accompagnant l’article est fulgurante. Un tombeau littéraire. Pour se rappeler neige auront eu raison d’eux. magnifique. Mortelle mais sublime. On y voit deux, ne pas les ensevelir dans loubli comme ils Ils étaient 24 à se reposer temporairement dans une avalanche en noir et blanc, une fumée ont déjà été ensevelis par la neige.   le refuge de la Page Blanche. Quand jeudi soir, épaisse s’en dégage. J’en sentirais presque le J’aimerais raconter leurs vies passées aux gens qui la neige a commencé à s’accumuler de plus en souffle aussi glacial que la mort sur ma peau. se contenteront de lire cet événement et de l’oublier, plus, ils ont décidé de prendre leur mal en La force de la nature en action, qui détruit tout leur écrire que oui, ces gens ont vécu. Que si patience et sont restés sagement au refuge. sur son passage mettant l’homme à sa merci. aujourd’hui ils ne sont plus présents, cela pourrait Malheureusement, une avalanche titanesque Je ne peux m’empêcher de trouver cette photo bien arriver à chacun d’entre nous. Bien sûr, c’est dont les causes ne sont pas encore connues a belle, empreinte d’une puissance sauvage et évident tout le monde le sait. Mais à mon gout, les tout emporté, dont leurs vies, ce vendredi aux naturelle. gens n’en prennent pas assez conscience. Qu’il
  2. 2.                                                                                   AVALANCHE MEURTRIÈRE AU REFUGE DE LA PAGE BLANCHEsuffit d’un millième de seconde pour que tout            Il étaient partis sévader à la montagnebascule et qu’on sombre dans l’oubli. Un autre témoignage recueilli, pour quelques jours de tranquilité, on sait depuisJe commencerai par contacter les familles. Vont- éclairant les évènements de ce matin quils nen reviendront jamais. Leselles mautoriser à parler de leurs proches défunts l’avalanche du Refuge de la Page vingt-trois vacanciers et le gérant présents hieret à "enquêter" sur eux ? Blanche en fin daprès-midi, ont été surpris par uneSi oui, je leur demanderais la permission gigantesque avalanche, sétant déclenché sur ledemprunter aux victimes leurs effets personnels versant nord de la montagne, après le dégel deretrouvés sous la neige. Je commencerais par là. Je me pose sur la terrasse du café folliet , la veille. Les secours sont arrivés sur placeObserver et peut être même lire les objets qui les prend mes aises, et déroule mon journal quelques minutes après la catastrophe. Ceont accompagnés jusquà leur mort et qui maladroitement plié dans mon sac, que je matin, les vingt-quatre corps ont pu êtresurvivent. Qui sont encore là. Car un objet ne venais dacheter dans un kiosque. rammené à la surface. Vers midi, ils ont étémeurt jamais, nest ce pas ? Jentreprend sa lecture avec entrain, rendus à leurs familles; seuls quelques-uns,Avec ces précieux indices et mon imagination, je comme à ma grande habitude. Moi et ce dorigines étrangères, sont enattente detiendrai une piste. Cependant,je ne connais pas journal, cest un peu comme un toxicomane rapatriment.grand chose à leur vie intime... et si jallais sur le avec de la marijuana. Jen suis accroc. Voici les noms des vingt-quatre défunts : Violettecélèbre réseau social Facebook ? Cest mon moyen de mévader de ma Audeline, Marie-Anne Dlacourt, Tya Peters,Oui, ils devaient sûrement avoir un compte. Mais propre vie, pour voir ce quil y a ailleurs. Je Jean-Jacques Bruneau, Jean-Paul Pipoux [...]je ne le ferai pas sans lavis des familles. Aprèstout, qui suis-je pour fouiller dans le passé de crois, en fait que je ne peux me passer de tous les sentiments qui me traversent    Leurs noms résonnent dans ma tête. Tous cesmorts que je ne connaissais même pas ? Peut quand je lis ce petit recueil  de papier, que noms, figés à jamais dans "lautrefois", leurs viesêtre aspirent-ils seulement à être oubliés ...Se je découvre le palmarès sportif de nos ne seront plus que souvenir. Dorénavant, onreposer et disparaitre. Être enfin en paix. équipes, lactualité politique , mais aussi les parlera deux au passé, avec une voix remplieJe prends donc la décision de continuer les polémiques , les drames qui nous damertume, de tristesse. On ne dira deux querecherches seulement si les familles my entourent, qui mentourent. des éloges, et on oubliera leurs défauts, leursautorisent et même mencouragent. Et je my Je feuillette rapidement et mécaniquement failles, afin den faire des idéaux. Je ressens untiendrai. le journal pour me faire une idée globale de léger pincement au coeur,  ma gorge se noue:Peut être est-ce pour eux la dernière fois, mais je lactualité politique:  un marquage de toutes ces vies, emportées sous le simple désirtiens à leur faire une ultime promesse. magasin, une manifestation, victoire dune de la nature. "Cest la vie", dit-on souvent. Je ne équipe de foot, un projet de rénovation dun suis pas daccord. Ces gens-là ne devaient pas quartier, grève de bus, quelques sorties de mourir. Je ressens une soudaine envie de les films à gros budget , François et Isabelle faire vivre, de leur donner ce quils navaient pas sont fiers de vous annoncer larrivée de eu lopportunité davoir. En effet, une idée me leur nouveau né, Gabriel ... Mais un article vient en tête: leur rendre vie grâce aux mots, un en particulier accroche mon regard, et mon tombeau posthume en quelques sortes, un attention : endroit où ils auraient une vie éternelle, où on parlerait deux au présent. Je veux leur donner
  3. 3. de lâme dans un monde meilleur. Dans la medecine, cest larrêt du coeur, larret du fonctionnement cérébrale. Et lorsquon perd un proche, on opte tous dans la religion, onplus que la rubrique "fait divers", à la page seize ne veut pas se dire que les gens quon aime Cétait pendant la semaine du 24 octobre quedun petit journal régional. se retrouve dans un trou noir. On garde tous jai vu cet article dans le journal national. Jai vuEtant donné ma profession, écrivain, leur dédier un espoir.  Personne ne veut oublier. Un cette photo, ce texte, ces noms. Ils avaient deun livre est comme on dit, dans mes cordes. frère ou une soeur. Un enfant, des parents, 10 à 70 ans. 24 personnes au total. Autant deDans les jours qui suivent, jentreprends ils font partie de nous, les oublier serai vies brisées. On se savait rien deux, ni leurdintenses recherches. En un premier lieu, je me doublier une part de nous même.  Jai donc passé, ni les raisons pour lesquelles ils étaientrends sur le fameux réseau social facebook, où fais des recherches, sur internet, dans les dans ce refuge de la Page Blanche.  Je menombre dentre eux doivent sans doute avoir un familles.. Jai pu remarquer que la plupart souviens encore de ce frisson qui ma traverséprofil. Ma recherche savère fructueuse, plus que dentre eux ont des pages facebook. Cest a la lecture de larticle. Celui qui vous rappelleje ne lespérais. Enfin, je peux mettre des surement le moyens de garder les souvenir que la vie est précieuse, et si fragile. Celui quivisages, des comportements, des sentiments, les plus précis dune personne. On peut vous rappelle que la vie nest pas si belle pourdes goûts sur ces noms. Peu à peu, japprend à revoir ses photos, ses centres dinterets, ses tout le monde. les connaître. Tel un détective de vie, je plus belles conneries, et ses plus grosses On peut imaginer ce quils ont pensé lorsque larassemble toutes les informations possibles dans déprimes. Et tant que cette plate forme vague de neige sest abbatue sur eux.un petit bloc-note. existera, ces corps virtuels survivront. Ils Lorsquils ont compris que tout sarreterai là.  Mais au fur et à mesure que je découvre toutes seront encore là, comme sils ne nous Peut-être que certains étaient déjà préparé à laces personnalités, à travers leurs profils qui à avaient jamais quitté, la seule différence, mort, et dautres non. Peut-être quils se sontjamais les ont figés dans leurs derniers moments cest quils ny aura plus de nouvelles remémoré leurs meilleurs et pires souvenirs.de vie, je me bute bientôt à une réalité, une actualités, plus de photos, plus rien. Ou même ont ils profité de leurs derniersproblèmatique, une hântise: Comment Dans les objets retrouvés, il y avait aussi des instant. Dun dernier regard, dun derniermocctroie-je le droit de continuer à les faire écrits, que jai demandé à lire.  Vous savez, souffle. Dans larticle il est dit que peu devivre? Lauraient-ils désiré? A-t-on le droit à ces journaux intimes où lon marque le choses ont été retrouvé, quasiment tout avaitloubli ? moindre de nos faits et gestes, notre vie, nos été détruit, emporté par la neige. Dans une ressentis. Il  y en avait des très bien tenue, pochette, il y avait des jeux poétiques, des et des un peu moins. Je dois avouer quils cadavres exquis. Certains étaient très fort, etUne réaction au drame de l’avalanche du mont remué.. Les personnes qui les certains très amusants. Peut etre un jeu qui tennaient racontaient leurs sentiments lesRefuge de la Page Blanche et à la lecture leur a fait passer le temps pendant lavalanche. plus profonds et les plus cachés avec unede l’article annonçant l’accident : Il y avait aussi quelques vetements, des sacs à telle finesse.. Ces souvenirs deviennent dos, de petites bricoles..  alors éternels, enfermés dans un cahier.  Ce qui reste sur, cest que moi, jai voulu leur Apres ces longues recherches, jai reussis a rendre un dernier hommage, les garder vivants. parvenir à mes fins. Un tombeau litteraire, Pouvoir se rappeler de ces gens, pour leurs cest donc ca que je mapprete à faire. proches, et même pour ceux qui ne saveit rien Toutes ces personnes décédées dans cette de leurs existences. Mourir ne veut pas dire avalanche, ils sont encore là. Et le seront être oublier. Dans la religion, cest le passage encore pour longtemps. Jai pu leur redonner
  4. 4. cardiaques, daccidents graves. Mais les récits de mort imminente me fascine . Quest-ce réellement la mort ? Pourquoi fait elle si peur ? Frappe t-elle vraiment auun passé, une histoire qui les a mené là. Des Un dernier témoignage sur le ressenti après hazard ?livres, des musiques, des films, des passions, le drame.des physiques, des âmes. Voila, cest ce quils *****sont. Beaucoup ont un passé très dure, mais sicourt à la fois. 10 ans, 16 ans, 20 ans.. Me voila, une fois de plus seul... Il était 18 heures. Je rentre chez moi aprèsPourquoi eux ? Comment en sont-ils arrivé là ? Jaime dire que je suis un grand solitaire. une journée des plus ennuyeuses. Je naiQuelle vie avaient-ils ? Et est-ce quils vont Jessaie de le croire, ou plutôt de me le faire pas reussi à sortir ce mystère de ma tête...manquer à quelquun.  croire. Ces questions me tourmentent.Violette Audeline. Pia. Frédéric Blanquiot. Léo Me cacher cette souffrance, comme je la Je maffale sur le sofa et ouvre mon p.c,grand. Mamie Paulette et papy Jo. Panda et dissimule aux autres... Et oui, je suis un ado toujours en veille.effy  Kingston. Tya Peters. Stéphane Dupont. des plus banals ... "Cest ma crise Une fenêtre souvre, cest une pageLouis Dupuis. Marie. Raphaël de  Savière.   dadolesence. Je suis mal dans ma peau, je dactualité, à laquelle je me suis abonné.Laure Champs Savière. Jean Paul Pipoux. naime personne, je ne supporte personne Cétait les faits divers à la une : un jeuneMarianne de la Court. Jane Lewis. Hellen mais cela va passer..." Et en attendant, je sauve une grand mère de la noyade, unJames. Damian Vritania. Ambre Munier. Millie suis curieux de savoir comment je suis sensé flasmob qui tourne mal dans lede la Brule. Jean JAcques Pruneaux. Paul ne pas me noyer dans ce flot noir de R.E.R, les pesticides mis sur certainesTravel. Jade Taylor.                                               pensées ? " Trouve toi une passion, ou une pommes sont peut être cancérigènes et uneVous le sentez ce frisson vous aussi ?  petite copine !" avalanche qui emporte tout un refuge dans Whoua la belle affaire ! Cest vraie que les son sillage... UNE AVALANCHE DANS LE deux tombent du ciel ... VILLAGE VOISIN !!! A ce moment là, une Tous les jours, la même histoire, le même connection sétablit dans ma tête. refrain, la même amertume, la même haine Cétait ma chance. Ce serait loccasion de envers tous êtres vivants. faire une première investigation. Cela En fait, suis-je moi même vivant pour détester maidera peut être à ressoudre ces énigmes à ce point la vie ? qui me hantent. Pourquoi suis-je tant attiré par cette mort ? Qui étaient ces pauvres gens ? Avaient-ils Peut être parcequelle est mystérieuse et une famille ? Une histoire ? Des secrets ? terrifiante ! Je cherche sur dautres sites... Tous les Oui, ma passion cest ça ! Je suis passionné corps ont été emportés et remis aux familles par la mort ! endeuillées. Cela fait déjà quelques mois que je fais toutes Les effets personnels ont été récupérées par les recherches possibles sur ce sujet tabou : les familles, mais certains trop abimés sont différences entre les croyances, les religions restés au dépot de la mairie. et la réincarnation... Dois je croire à tous ces Est-ce immoral d empreinter des affaires témoignages lors de coma, darrêts aux morts ? Ou cela peut il être considéré
  5. 5. Il la conduit au refuge pour la soigner. Il veille sur elle le temps quelle se rétablisse. Ensuite des noms apparaissent au fur et à mesure du récit. Un certain Jean Jacquescomme un pret pour une expérience Je fouillai une dernière fois la petite boite, et Bruneau quelle doit convaincre pour resterscientifique ? recueillis tous les détails qui me semblèrent au refuge. Par chance une terrible tempêteLa seconde préposition me convient . les plus essentiels à mon enquête. de neige éclate à ce moment et il est dansLa mairie est encore ouverte pour une demi Rentré chez moi, je menfermai à double lobligation daccepter sa requette.heure, il faut que je me dépêche ! tour, dans ma chambre. Je déposai sur une couverture , tous ces pans de vie oubliée et ********** ignorée... Je fis sécher les dessins, et autres écrits Subitement, de violents coups sont portésLes deux sécrétaire à lentrée, trop occupées à très interessants. Certains resteront illisibles contre la porte. Cest ma mère, elle critparler de leurs prochains achats ne mais le puzzle avec un peu dimagination et quelque chose comme : "couché....plus deauremarquèrent même pas ma présence. de chance pourra être reconstitué, je chaude....demain cours...1 h du matin" CeIl y avait une petite boite en carton posé dans pense... bruit parasite me ramène à la réalité. Je lêveun recoin de la pièce. Je me remis à la lecture du bel objet rouge. les yeux des pages griboullées, tourne la têteCe petit carré froisé contenait quelques Je fus ravi de voir quil était moins abîmé et je vois quil est déjà 0h57.souvenirs des disparus. que je le supposais. Seules quelques pages Je décide alors daller me coucher, la têteIl y avait peu de choses à linterieur : étaient encore humides. remplie dhypothèses.seulement, des indices sur leurs vies passées. Cétait une sorte de journal de bord auMais je jétais certain quen grattant un peu, il allure de journal intime. Il était tenu par uneétait possible de recréer des fragments de leurs jeune fille, denviron mon âge, prénoméhistoires... Marie. Je ne vis nulle part son nom deIl y avait des croquis détrampés, des clés famille mais quelle importance ?rouillées, des photos gondolées, des pinceauxdont les poils étaient pour la plupart arrachés, *****des appareils photos plus ou moins "ruinés",une très belle fourchette en argent oxydée, une Fantôme numéro 1*:canne maintenant en bois flotté ainsi que descarnets abimés contenant une multitude de Cest donc une ado denviron 16 ans. Unesecrets... jeune fille peu commune. Daprès lesLa première chose que je remarquai, fut un première pages de son carnet, elle sestpetit carnet rouge aux bordures dorées. enfuie de son lycée car elle ne supporteIl y avait de nombreuses pages collées par plus sa vie . Elle aspire au changement.lhummidité, et sans oublier de grosses taches Durant son périple, elle se perd. La nuitdencre surement dûes à la neige. Mais je venue, elle se fait renverser. Elle expliqueréussis à lire sous la couverture, à lencre noir, ne plus se souvenir, comme un trou béantle prénom "Marie". depuis le choc. A son réveil, un jeuneCe sera donc Marie mon premier fantôme ? homme nommé Rafael tente de la secourir.
  6. 6. Instantané du drame du Refuge de la Page Blanche ! ! ! ! ! @jonathangriffithPour retrouver tous les protagonistes du drame du Refuge de la Page Blanche, cliquez ici
  7. 7. Léo Grand Louis Dupuis, ancien 2 chirurgien, perd la vue Jean Jacques Bruneau, propriétaire Elfi, soeur jumelle inverse de Panda13 du refuge 12 Stéphane Dupont19 Panda, fashion victime de 19 ans, soeur jumelle dElfi 14 Jane Lewis Millie de Labrule15 Hellen James18 Refuge de la page Blanche E330 N5080 20 Jade Taylor4 Tya Peters, photographe 10 australienne Jean Paul Pipoux, faible moche et trop gentil 1 Pia, jeune fille anorexique Frédérick, père de famille et PDG8 souvent hospitalisée 9Marie Anne Delacourt,pulpeuse, exigeante,dominatrice 3 Violette Audeline11 Marie, en rupture familiale7 Laure Duchamps Savière6 Rafaël de Savière5
  8. 8. Notes1) Jean Paul Pipoux, faiblermoche et trop gentilpar Louise2) Louis Dupuis, ancienrchirurgien, perd la vueNeuf heures du matin. Jétais allongé sur ce lit dhôpital sur lequel je vis depuis quelques jours. Jétais assis et je réfléchissais. Je me suismis à penser: quel ironie! Toi qui a opéré tant de personne en leur disant de ne pas avoir peur. Maintenant, je comprends ce quilsressentaient. Neuf heures et demi, on vint me chercher pour memmener au «bloc».Je me suis rappeler de ma jeunesse en Bourgogne. Avec mes amis nous prenions nos vélos et nous faisions des balades qui durait des foistoute une journée. Depuis que je suis petit jai adoré les sciences. Javais seize de moyenne en math, en physique et dix-huit en biologie. Ala fin du lycée la voie de la médecine me semblait tout indiquer. Mais, malheureusement, jai du quitter ma vie en Bourgogne, ma famille,mes amis. Malgré tout, jai décidé de continuer mes études en faculté de médecine à Annecy en 1984. Jétais le seul de ma promotion à nepas avoir fais de classe préparatoire. Jai réussis chaque années à trouver la force de continuer à jongler entre heure de cours et petit jobpour continuer de payer ce petit studio où jai vécu près de onze ans. En 1995 jai fini mes années de médecine et jai été recruté par unprestigieux hôpital en Savoie.Donc jai décidé de vivre à Aix-les-bains. Jai travaillé quatorze ans dans cet établissement à sauver des vies. Comble du sort jai été atteintdune maladie qui oblige à pratiqué une opération sur le cerveau juste derrière lœil.Nous en revenons à linstant présent où on mallongeait sur la table dopération. Je reconnaissais tous les outils que jutilise presquequotidiennement. On me plaça ce masque qui endort le corps et lesprit. Quand on me réveilla, jai ouvert les yeux puis je ne vis rien. Neserait-ce quune lumière ou un lit. Le pire des cauchemars du chirurgiens mest arrivé : devenir aveugle. Cela signifiait tant de chose: fin dema carrière, perte de mobilité, ne plus pouvoir lire ou même écrire normalement.Cest donc déprimé que jai décidé de me ressourcer à la montagne pour prendre le «bon air» comme mes grands-parents me le disaientsouvent.Mais devenir aveugle cest aussi le changement. Grâce à ceci (http://festivalpremierroman.com/SDL/lecteurs_adhesion.html) jai pu continuerà «lire». Grâce à ce site, de nombreuses personnes ont données leurs voix.Cela permet donc au aveugles de continuer à aimer la littérature. En ce moment jai même une un coup de cœur pour Kosaburo 1945 dontla poésie me porte jusquà ce refuge de montagne.Donc jai continuer à lire pendant tout le voyage jusquà la station. Par Antony Carraz  3) Marie Anne Delacourt,rpulpeuse, exigeante,rdominatriceMarie-Anne Delacourt est née le 27 juin 1981 à Paris. Elle a eu une enfance heureuse dans sa famille bourgeoise. Aujourd’hui, Marie-Anne a31 ans, est critique gastronomique.C’est une personne maniaque, stricte, solitaire, profiteuse, pessimiste et dédaigneuse qui ne pense qu’à sa propre personne. Physiquement,elle est une femme jolie, grande, un peu enrobée qui allie la classe de ses vêtements avec un maquillage simple et naturel.Etant une personne aux goûts classiques (et assez bourgeois), ses goûts musicaux se composent d’artistes tels que Mozart, Bach ou encoreBeethoven. Ses préférences en matière de cuisine sont :Le cheese cake d’un petit restaurant New Yorkais appelé « Cheese Cake House »,Les ramequins fondants au chocolat parsemé d’amandes effilées,Le chapon fermier farci aux figues et au foie gras,
  9. 9. La mousse d’avocat au caviar,Velouté de châtaignes aux truffes et foie gras,Saint-Jacques et son bouillon au ChampagneMatelôte d’huîtres à l’anguille parsemée de persil.En revanche elle n’aime pas la musique moderne, le sport, la « mal-bouffe » (Mcdonalds, Quick, etc), et les animaux. Certaines de sesconnaissances la qualifieraient même de misanthrope. Ses principaux loisirs sont le shopping (principalement chez Dior et Chanel, sansoublier l’inévitable passage chez Louboutin), la cuisine, les promenades maritimes sur son yacht ou encore la lecture (ses auteurs préférésétant Balzac et Corneille).par Esin et Ophélie 4) Jade TaylorJe mappelle Jade Taylor, jai dix-huit ans et je pensais que ma vie était parfaite... Ici, je vais essayer de tout dévoiler, en espérant ne rienépargner de ma vie.Je suis née à Lyon le 27 avril 1994. Jai vécu mon enfance dans un petit appartement . Javais une relation fusionnelle avec ma grandesoeur, elle était comme ma meilleur amie. Celle-ci a aujourdhui vingt-et-un ans et son nom est Maud. Ma mère sappelle Sophie, et monpère James (il est dorigine anglaise). Jai étudié à lécole Ombrosa, une grande école privée et bilingue de Lyon. Javais un petit groupedamies, javais de bonnes notes. Arrivée au collège, mes copines ont changé, je naimais pas leur comportement de rebelles, de garces. Jeme suis éloignée en me réfugiant dans mes passions: le violoncelle et le cinéma. Je prenais des cours particuliers de violoncelle deux foispar semaine. Jétais douée, motivée, japprenais vite. Et en dehors des devoirs, je passais mon temps libre à regarder des films : connus etinconnus, anciens et comtemporains, des films de science-fiction comme des histoires romantiques, etc...Jobservais, janalysais, jeregardais le façon dont cétait tourné, les mouvements des caméras, lenchaînement des scènes, la musique, le jeu des acteurs, je faisaisattention aux moindre petits détails. Jai aussi fait des recherches sur des acteurs, sur les réalisateurs les plus renommés. Je vivais dansmon monde... Je voulais me persuader que jétais heureuse, que ma vie était fantastique... Je ne voulais plus entendre les cris de mesparents, les reproches de ma soeur qui devenaient de plus en plus fréquents, je ne voulais pas voir les tensions qui reignaient dans mafamille, les pleurs de ma mère le soir... Alors quand mon père est parti, lorsquil a quitté ma mère pour une autre femme, cela à été un grandcoup à endurer... Je commençais à vraiment me sentir mal, je ne savais plus où jen étais, ce que je voulais, ce que je valais.Et puis il y a un an, jai rencontré Sarah au conservatoire de musique où je commençais ma première année. Je croyais avoir du talent ; elle,elle était un génie... Cela se voyait quelle voulait faire du violoncelle un métier. Elle était au même lycée que moi : je lavais déjà croiséemais on ne sétait jamais parlées. Et alors que je navais pas eu damie depuis longtemps, elle et moi sommes devenues les meilleurs amiesdu monde! Sans doute parce que lon partageait les mêmes passions pour le violoncelle et le cinéma... On sest créé notre propre groupedamis : grâce à elle; je reprenais confiance en moi. Cest comme si elle mavait sortie de mon univers et ramenée sur terre... Cest aussigrâce à elle que je sors aujourdhui avec Brian. Beaucoup de personnes ny croyaient pourtant pas : une violoncelliste, élève modèle etdiscrète avec lun des garçons les plus populaires du lycée, fondateur dun groupe de rock qui se faisait connaître de plus en plus.Bref, notre groupe était soudé, on avait tous des passions et de grands projets pour lavenir : Sarah avait pour projet de continuer ses étudesau Royal College of Music de Londres, javais espoir dentrer à luniversité de Westminster School of Media, Arts ans Design, Ambre rêvaitdintégrer la LAMDA, London Academy of Music and Dranatic Art, Brian voulait continuer dans la voie de la musique, etc... On était jeunes etfous...Aujourdhui, on est toujours jeunes, mais notre folie a disparu. Cette lumière qui brillait dans nos yeux sest éteinte... Car aujourdhui tout achangé, aujourdhui Sarah nest plus là.... Un accident de voiture a mis fin à sa vie, a mis fin à une période de notre vie... Et jamais aucunhommage ne sera à la hauteur de ce quelle méritait, jamais aucune larme versée sera de trop pour elle, jamais personne ne saura nousdonner ce quelle nous a apporté, jamais quelquun ne pourra la remplacer... Nous taimerons éternellement et chaque moment de joie que jevivrai te sera dédié... Par Candice et Fanny5) Rafaël de Savière Lors dune belle matinée dhiver, le soleil était au zénith et la chaleur au rendez-vous. En bordure dune rivière qui longeait la forêt, assis surun rocher avec un chevalet et une toile, un homme peignait. Il représentait leau sous ses multiples facettes, toutes empreintes de beauté. Ilest seul, seulement accompagné de ses pinceaux et de ses couleurs. Il ne lui faut rien de plus, il na besoin de rien dautre. Cela suffit à lefaire vivre et à le rendre épanoui. Pour lui, lart représente la vie car tout peut être représenté sous formes de peintures. Seul avec sapassion, il sen contente car étant solitaire, il napprécie pas beaucoup se mêler aux autres. Son air farouche ne lui laisse pas beaucoup dechances de faire des connaissances. Cela explique souvent le refus de certains de sintéresser à lui. Les seuls qui comptent pour lui sont sesamis peintres car ce sont les seuls qui arrivent à le comprendre et qui lui permettent de rester lui-même. Il passe beaucoup de temps avec
  10. 10. eux, certes souvent dans le but de son travail mais également à de nombreuses reprises pour passer du bon temps avec eux pendant sesloisirs. Leur présence lui fait beaucoup de bien, lui permet de séchapper et de sépanouir. Leurs interminables soirées de peintures ou dediscussions sont pour lui une grande source dinspiration et de motivation. Ayant une personnalité très étrange, de nombreuses personnesne prennent généralement pas le temps dessayer de le connaître ce qui explique le fait que son cercle « damis » est pour ainsi dire trèsrestreint pour ne pas dire nul. Ne connaissant pas son histoire, ils ne peuvent pas le comprendre et ne prennent pas la peine dessayer.Étant très occupé par ses passions et par son désir de monter sa galerie de peinture, il na jamais vraiment eu de compagne, seulementquelques courtes aventures qui se sont rapidement terminées. Son travail ne lui laisse pas beaucoup de temps pour aller conter fleurette auxbelles demoiselles. Mais il ne désespère pas. Ce grand romantique dans lâme croit au véritable amour et ne perds pas espoir de rencontrerun jour la femme de sa vie, sa perle rare comme il la surnomme souvent. Dailleurs il a peint de nombreuses œuvres de femmes, leursbeautés lémerveille, cest une grande source dinspiration pour lui. Étant aussi un très grand lecteur, il apprécie particulièrement la poésie etle roman. Il affectionne particulièrement la lecture dans de beaux livres de papier, tourner les pages, les sentir sous ses doigts. Un desromans récemment publié quil a beaucoup apprécié, savouré et quil a dévoré de plaisir est « La compagnie des Tripolitaines » écrit parKamal Ben Hameda. Ce grand romantique aime les descriptions des femmes et sintéresse beaucoup au passé et au présent de celles-ci. Atravers ses peintures, il essaye parfois dimaginer leur futur. Ils les dépeint de la manière la plus belle mais aussi la plus réaliste possible.Son passé explique certainement les raisons pour lesquelles ayant presque toujours été en compagnie des hommes, il a une vision desfemmes très romantique. Son passé...son passé, il explique tout de lui. Alors laissez-moi vous le compter.Rafaël De Savière est un homme de 27 ans né en Savoie dans la ville de Chambéry par une belle journée très colorée de printemps (ce quipeut-être un signe de sa passion pour les couleurs). Étant devenu grand il est devenu un bel homme denviron un mètre quatre-vingt quelquepeu musclé mais assez mince. Il a les cheveux mi-longs dune belle couleur châtain qui lui tombent légèrement sur le front. Ce qui ressort leplus sur son visage sont ses yeux dune extrême rareté, dun bleu vert qui tire plutôt sur le turquoise. Ses petites lèvres fines sontsurmontées dun nez très droit presque aquilin. Il porte très souvent une petite barbe de quelques jours.Enfant dÉtienne de Savière et dÉlisabeth, il est issu dune très bonne famille. Il a eut la chance davoir une enfance très heureuse avec desparents aimants qui lui ont donné une très bonne éducation. A lâge de six ans, un miracle est arrivé, lui qui rêvait davoir un petit frère ouune petite soeur. Sa petite soeur est née, prénommée Laure. Seulement deux ans plus tard, alors que toute la famille était sur une petiteroute de montagne, les freins de la voiture ont lâché et le temps que son père réagisse il était trop tard. La voiture est tombée dun petit pontoù elle a coulé très rapidement au fond de la rivière. Rafaël est le seul de sa famille a avoir réchappé de laccident. Ses parents à lavantavaient les jambes coincées par des taules qui sétaient enfoncées à cause du choc. Le corps de sa petite soeur na quand à lui jamais étéretrouvé malgré de nombreuses recherches de la police. A lâge de huit ans, il sest donc retrouvé malheureusement orphelin. Recueilli parsa tante, une veuve sans enfants, il a passé les pires années de sa vie. Cette bourgeoise voulait quil devienne un homme important dans lasociété, un politicien, un grand entrepreneur ou un avocat par exemple. Ce qui bien sûr ne convenait pas du tout à ses passions et à sesambitions futures. A seize ans, il a voulu quitter le lycée pour se diriger vers lÉcole des Beaux Arts. Sa tante a refusé et il a été obligé de seplier à ses exigences car légalement elle était encore sa tutrice. Étant très intellectuel, à la limite dêtre surdoué, il na jamais réussi àsépanouir dans ses études. Cela ne lintéressait absolument pas, ces études lennuyaient. Ayant eu son bac sans jamais travailler, il a quittéle domicile immédiatement après avoir eu dix-huit ans. Il allait enfin pouvoir se consacrer à sa passion : les arts. Ne voulant plus vivre danssa petite ville provinciale, il a voulu élargir ses horizons. Pour cela, il a donc déménagé à Paris. Grâce à ses petits revenus, il a réussi à louerun petit appartement qui lui sert aussi datelier et de petite galerie dexposition pour ses créations. Il a une petite terrasse tout en haut de sonimmeuble qui domine un quartier de Paris, doù son inspiration pour de nombreuses œuvres. Afin de se ressourcer, il a entreprit un voyagedans sa région natale, dans un petit refuge de haute montagne. Sur la route, il a rencontré Marie, une adolescente de seize ans. Elle faisaitdu stop sur la route et il la gentiment amené avec lui. Elle était en fugue et refusait de partir avec ses parents en montagne. Cest là que tousdeux comprennent quils vont au même endroit. Il décide donc de la ramener auprès de ses parents. En chemin, il se lie damitié avec elle.Elle lui rappelle tellement sa petite soeur quil la prend sous son aile, soccupe delle, la protège. Ils se découvrent des points communs, etsont tous deux passionnés dart.Arrivés au refuge, Marie a retrouvé ses parents, mais reste quand même proche de Rafaël. Quand à lui, il sinspire, fait de nombreuxdessins, et peint de beaux paysages. Cest là quil a rencontré, Laure une jeune résidente du refuge, qui daprès les conversations quil asurpris est guide de montagne. Il tombe éperdument amoureux de cette jeune femme très rapidement. Ce quil ne sait malheureusement pasest que cette femme nest autre que sa propre soeur disparue une dizaine dannées auparavant. Cest donc dans ce contexte que Rafaël seretrouve à peindre tranquillement près du refuge de « La page blanche » et à rêvasser de cette belle inconnue qui hante ses pensées nuit etjour. Par Sandra Perruisset  et Magalie Sulpice 6) Laure Duchamps SavièreLaure Duchamps Savière a 21 ans.Laure a perdu ses parents à l’âge de deux ans dans un accident de voiture, près d’un ruisseau en Savoie.Elle a été recueillie par un vieux pêcheur qui n’arrivait pas à avoir d’enfant avec sa femme.Le nom et le prénom du bébé étaient gravés sur sa médaille : Laure De Savière.Pour pouvoir garder l’enfant plus discrètement, le couple l’a appelé Laure Duchamps Savière, « Duchamps » de leur nom, et Savière de sonnom d’origine.Ils ont élevés Laure dans le secret, lui dissimulant la triste vérité sur sa famille.Néanmoins, ils lui ont offert une scolarité normale, et les études qu’elle avait choisie.Poussée par son amour de la montagne, Laure s’est dirigée vers le métier de guide de moyenne montagne.Elle cherche de nouvelles difficultés, de nouvelles randonnées pour s’entrainer au métier de guide de haute montagne (son rêve), car n’étantpas assez expérimentée pour atteindre ce rang, elle est prête à s’adonner à fond dans son métier.Elle est de taille moyenne, blonde, assez jolie, les traits fins, et elle a les yeux marrons.Musclée par les heures d’effort quotidiennes, elle a l’allure d’une femme de poigne.
  11. 11. Elle aime la soupe à l’oignon, la tartiflette, et toutes les spécialités savoyardes.Intelligente, elle brille en mathématiques mais n’est pas forte dans le domaine des arts.Son esprit décisif et très sûr de lui a toujours repoussé les garçons, et elle n’a jamais vraiment connu l’amour. Solitaire, elle n’a comme seule passion que la marche et les paysages qu’elle rencontre.Dans le cadre de son entrainement pour devenir guide de haute montagne, Laure décide de partir quelques jours en refuge, en Savoie.  par Fabien7) Marie, en rupture familiale Prénom: MarieSituation : aiséeFrère et soeur: un frère et une soeur plus agéssituation familialle compliquéetaille: 1m60couleur des yeux : marron,vert Marie est une jeune adolescente de 16 ans. Elle est très brillante et intelligente, mais contre toute attente elle ne parvient pas à réussir. Savie pourrait paraître idyllique et pourtant... C est la petite dernière dune fratrie de deux filles. Sa soeur ainée est beaucoup plus agée et luipasse le moindre caprice. Ses deux parents travaillent et gagnent très bien leurs vies. Ils font pourtant très attention à être souvent à lamaison pour pouvoir suivre les études de leurs fille. Elle vit dans un grand appartement au coeur de la charmante petite ville de Chambéry.Elle est en seconde dans le lycée le plus côté des environs. Mais... derrrière cette belle facade, des gouttes salées glissent doucement surses joues. Ces larmes causées par cette amour absent...Sa soeur quelle admirait depuis toute petite, la laissée, abandonnée il y a deux années de cela. Pour des études lui a t- elle expliqué, "si jedois partir cest pour mon avenir, ne tinquiète pas pour moi et pense au tien. Je serai toujours là si tu as besion daide Marie". Cette phraselà, elle ne la jamais oubliée. Un gout amer lui revient quand elle se la repète, certains soirs de solitude.Elle regrette cruelement son passé et son innocence.Sarah sa soeur, son guide,lui a menti. Depuis son départ plus aucune nouvelle, durant plus dun an. Elle a soudain reapparu un soir de noël,puis cela recommença, malgré plusieurs messages, appels et même lettres plus aucune réponse au moment où elle aurait eut le plus besoindun soutien.Pourquoi un soutien?Pour la même raison que Sarah est partie ... le cadre familial."non mais cest rien, on vit avec, on a tous des problèmes" Cest surement le cas,mais certains sont surement plus pesants que dautres,plus durs à oublier.Avoir un père et une mère, cest déjà énorme. Mais cest toujours pareil, qui y a-t-il derrière ?! Oui une famille, mais une famille dissolue,déchirée.Tout cela ne date pas dhier les première disputes sont apparues il y a environ 4 ans. Au début cétait rien juste des petites piques que mesparents senvoyaient de temps en temps, puis cela est devenu plus insitant.Les premiers cris, les premières larmes, les premières nuits de mon père sur le canapé, les premières vacances sans mon père, puis lepremier noël sans lui.... Puis de pire en pire; avez vous déjà vécu ce sentiment : lorque vous sentez que vous perdez quelquun de cher,dessentiel à votre existence et que vous ne pouvez rien faire pour le retenir ? Cest un déchirement, la perte dune partie de vous .Ce sentiment fait bien plus mal quun coup, cest une brûlure qui calcine la moindre parcelle de votre coeur.Nous avons tous un feu en nous qui nous permet de vivre, et de supporter les épreuves de la vie. Mais le jour où le vent tourne et que cefoyer se transforme en brasier ce nest plus la vie qui flambe mais vous... Chaque matin, je pars de chez moi, sans même adresser un mot à mes parents. De peur quils prennent cela comme prétexte pour accuserlautre, de je ne sais quelle infamie. Je suis devenu un fantôme pour mes propres parents.Mais le plus dur, je pense, ça a été les premiers coups échangés. Non pas sur moi, je ne suis pas battue. Mes bleus ne sont pas visibles.Ce jour là, ma mère avait gifflé mon père pour une histoire de S.M.S avec sa secrétaire, ou je ne sais plus quoi. Je navais pas pris ça auserieux... Ce soir-là, il est parti. Le lendemain il était, soudainement réquisitionné pour un voyage daffaire. Nous ne lavons pas vu durantdeux semaines. Je ne sais pas si je peux dire ça comme cela mais, cétait presque les deux seules semaines de répit que jai connu depuisquatre ans.Les vancances ? Comment parler de vacances quand on doit choisir entre ses deux parents. Oui, ils font tout pour prendre leurs vacances
  12. 12. au même moment mais, ne sont jamais daccord pour partir au même endroit ! Les cours ? Connaissez vous réellement un ado qui aime aller en cours ?Je serais surement la première. Les études en elles même je trouve cela inutile, rasoir et insignifiant. Mais cela me change et me permet deméchapper de cette famille.Mes amis ? Jai peu damis, enfin plutôt peu de VRAIS amis."oui, moi, je suis amie avec tout le monde " Est que les gens le croient vraiment ?... Les vrais amis sur qui on peut compter, à qui on peutraconter un secret sans avoir peur quil soit dévoilé, qui serait près à nous aider à faire nimporte quoi, nous sortir dune mauvaise passe, il enexiste que très peu... Je vous avouerais que je ne considère quune seule personne comme cela. Mais tout à changer depuis que jai rencontré Rafaël...Cétait une journée de plus, une journée banale : réveil en sursaut, premiers cris, une tasse de café qui se casse sur le sol, des hurlements etdes insultes. La porte qui claque, derrière mes pas,mes yeux rougis, doù le crayon noir qui commence doucement à couler...Mon arrivée au lycée, les premières remarques sur mes vétements, sur mes notes, sur ma "dégaine", sur ma bonne humeur habituelle ...Toutes ces choses qui au fil du temps deviennent insoutenables. Tous ces détails qui vous rongent telles des mites affamées. Mes nerfs quisaiguisent, qui me tiraillent et enfin qui lachent ! OUI JAI CE JOUR Là PETER LES PLOMBS"!Ce jour a été le plus beau de ma vie. Je me suis levée durant le cours de français et je suis partie : sans un bruit, sans une parole, sansaucun regard en arrière. Personne na bougé ni même tenté de me retenir, cétait leur petite animation de la journée. Ils lauront bien viteoubliée, après avoir fait deux trois commentaires désagréables. Jai passé les enceintes de ce vieux batiment, le nuage de fumée desnombreux "accros" agglutinés en meute devant les murets de vieilles pierres craquelées. La grande horloge encastrée au centre de lédificesonna huit heures et demi.Jétais déterminée, à quoi ? Jen avais pas la moindre idée, je savais une seule chose : je ne supporterai plus ça, plus jamais !Jallumais mon i-pod, plaçais mes écouteurs si je me souviens bien la première musique que je mis était de Black Veil brides, un groupedémocore américain.Je passais une dernière fois chez moi, pour récupérer quelques affaires. Il ny avait personne, une fois de plus! Sur la porte du réfrigérateur,la recette de coulant au chocolat de ma grand mère : Préparation : 10 minCuisson : 12 minIngrédients (pour 4 personnes) :- 120 g de chocolat noir + 8 carrés (5 g) à réserver- 3 oeufs (oeuf bio seulement )- 80 g de sucre- 35 g de beurre ( suppimerrégime)-1 cuillère à soupe de farine (fécule de pomme de terre seulement)Préparation :Faites fondre dans une casserole le chocolat et le beurre, en remuant régulièrement pour former une pâte homogène etonctueuse.Dans un saladier, mélangez les oeufs, le sucre et la farine. Incorporez la préparationchocolatée, et mélangez.Versez 1/3 de la préparation dans des ramequins individuels. Déposez deux carrés dechocolat dans chacun des 4 ramequins, puis recouvrez-les avec le reste de lapréparation chocolatée.Placez les ramequins au four (thermostat 7 / 210°C), pendant environ 12 min, pas plus!Dégustez de préférence chauds ou tièdes.  
  13. 13.  Encore des anotations de ma mère ! Cest comme tout, le moindre détail déplaisant, ils le suppriment, sans le moindre état dâme et sansaucune réflexion sur les  répercussion.Je laissais un mot sur le frigo, comme quoi jallais domir chez Alice les deux prochains jours. De toute façon je suis sûr que mes parents, nele verrons même pas... Ils le liront peut être, mais de là à ce quils pensent à moi cest une grande chose. Trop de travail, trop dinvités, tropde problèmes "de grandes personnes".Je pris le bracelet de Sarah, sac à dos, mes crayons, mon calepin, cinq pommes et je suis partie.Je refermai la porte en claquant, la concierge me dévisagea étonnée mais ne dit rien. De toute façon elle ne disait jamais rien tant que lesétrennes de fin dannée étaient généreuses.Je pris les ruelles étroites, évitais les flaques et les crachats sur les pavés.Je filai vers nimporte où et nulle part sans penser à rien. Je sentais juste le doux sifflement du vent me chuchoter à loreille, il berçait meslongs cheveux.Je croisais de vielles femmes dos courbé vers le bitume, les rides qui dépeignent le bonheur et les épreuves de la vie.Un homme assis sur un banc qui regardait les feuilles dun arbre tombées, les yeux dans le vague, le manteau délavé et une canne à sespieds.Des jeunes qui navaient rien de mieux à faire de leur journée que de boire des litres de bière, et raconter des blagues salaces, et leursrécents exploits pour prouver leur virilité.Mon Dieu, quelle tristesse ! Que se soit dun côté ou lautre du monde qui mentoure les gens vivent, mais sont ils vraiment heureux ?Je continuai ma route cette question en tête.Au bout dune ou deux heures de marche, je me retrouvai sur une petite route de campagne entourée de millers de champs.Je ne sais vraiment plus comment je suis arrivée dans cette "cambrousse" que je navais jamais vu.Il ny avait rien, personne, des champs à perte de vue. Mais comment ai-je bien pu me retrouver là bas ?De plus il y avait aucune voiture ou très rarement. Qallais-je bien pourvoir faire ?Rentrer ? Il nen était pas question.Je descendis alors dans le champs à ma droite. Cétait du blé, parsemé de coquelicots. Cétait tout simplement magnifique. Je me couchaiset dormis. Une pluie fine me reveilla quelques temps plus tard.La nuit était sur le point de mengloutir, jétais perdue et je navais pas la moindre idée de lheure quil était.Je navais plus que deux solutions : 1* mon portable 2* chercher la maison ou le village la plus proche.Je regarde mon portable:  plus de batterie. Quelle poisse ! De toute façon quest ce que jespérais ? Même si javais eu mon portable, mamère devait être à un dîner daffaire donc pas besoin dessayer. Mon père sétait surement réenfui, et ma soeur ? Elle a disparu depuis silongtemps .Je nai plus quà chercher le prochain village, jespère que la nuit ne tombera pas trop vite.Je me remets en route à moitié trempée et plus que démotivée.Je marche, je marche, je marche et je marche pour enfin arriver à une station service. Elle est fermée il y a personne.Je repars donc dépitée.Soudain je vois des lumières blanches arriver dans mon dos. Mon ombre qui sétire de plus en plus. Un bruit de freins, des crissementssourds, une douleur pénetrante au niveau des côtes, mon souffle se coupe, mes jambes séfondrent, ma tête rebondit sur le sol puis enfinlhumidité des fourrés sur ma joue. Ma vue se trouble, je ne vois plus quune ombre, une silhouette noire qui mobserve. Cétait peut être lamort qui était entrain de décider si elle allait memporter avec elle ou non ?Jentendis le moteur qui redémare, je sentis lodeur des pneus qui chauffent et dérapent sur le bitume puis la lumière des phares quidisparait.Javais mal, tellement mal,je narrivais plus à bouger, jétais comme clouée à cette terre pourtant meuble.Je fermai les yeux, puis plus rien.Quand je les rouvris , jétais dans une voiture. Il me fallut quelques instants pour mhabituer à lobscurité. Cétait un homme, de vingt six/vingtsept ans je pense. Il était beau . Il tourna la tête vers moi et me sourit. Il était chatain, des cheveux mi longs et une barbe de quelques jours.Il ressemblait à un artiste, le genre de personnage beau au naturel qui ne sinteresse pas à lapparence des gens mais plus à celle despaysages. Je nai pas reussi à bien voir ses yeux, mais il me semble quils étaient clairs.Je ne comprenais pas grand chose, javais la tête aussi lourde quun boulet de prisonnier.Il me regarda à nouveau et me dit:"Cest étrange pour une jeune fille de passer sa nuit au bord dune route. Quand je tai ramassée, tu étais en mauvais état, mais je pense quetu nas rien de grave. Mais ne bouge pas. Là ou nous allons il y aura un médecin. Au fait moi cest Rafaël...".
  14. 14.  Par Caroline Pharabot 8) Frédérick, père de famille et PDGtente daider Pia à oublier sa maladie9) Pia, jeune fille anorexiquersouvent hospitaliséePia. Sa chanson fétiche, River flows in you.Elle était là. Elle était sans peur, forte, mais si fragile à la fois. Elle se tenait accroupie devant ses toilettes, avec un mal de ventre quidevenait insoutenable, et c’est alors qu’une fois de plus, ses doigts passèrent la limite à ne pas franchir. C’est désormais à ca que sa vie serésumait. A seize ans, elle se détruisait, obsédée par son poids, son physique, parce que les gens pouvait voir. Elle plongeait aussi dans lesdrogues et l’alcool pour oublier qu’elle est malade, pour oublier  l’abandon de sa mère et l’ignorance de son père. Elle était seule. Perdue.Plusieurs fois déjà, elle avait été hospitalisé pour tenter de retrouver son chemin, une voie à suivre. Les médecins la suivait à la trace,surveillant ses faits et gestes, le but ? Maintenir un poids convenable. Mais Pia le savait, à chaque fois c’était la même chose, le corpsmédicale étant persuadé qu’elle allait mieux , qu’elle ne reviendrai pas de si tôt, la laissait sortir, avec une visite le mois d’après pour vérifierson poids, et comme ils se rendraient compte qu’elle pesait de nouveaux une dizaine de kilos de moins, la renvoyait au centre.. La journée,elle était souvent seule. Le soir arrivé elle sortait dans des bars, buvait un verre. Deux verres. Le troisième lui était offert par un jeuneinconnu qui la remenerai chez lui pour «  apprendre à la connaitre » comme ils disent souvent.. Elle sniffait, elle fumait, elle se piquait. Ellegâchait doucement sa vie, sans que personne de son entourage ne s’en inquiete. Pia à toujours été choqué par le fait que quelqu’un puissese détruire comme ca sans que personne ne voille..Elle était si belle, si intelligente. Elle avait des yeux marrons profonds capables d’exprimer le moindre sentiments. Ses longs cheveuxondulés qu’elle attachait en une grosse natte sur le coté descendait jusqu’à ses hances, renforçant sa maigreur. Lorsqu’elle se regardaitdans un miroir, elle trouvait ses os majestueux élégants, et elle aimait cette sensation de légèreté suprême qui fait cettesi grand fierté chezles anorexiques.Le 3 juillet 1995, une petite fille est née. Elle allait faire le bonheur de sa famille. Ses parents avaient décidé de la nommée Pia. Un nom courtqui se retiens facilement. Son enfance n’était pourtant pas difficile, elle avait de bonnes notes à l’école, ses parents étaient aisés, commetoutes les familles ils se disputaient pour de petites choses, mais jamais rien de grave. Pia avait beaucoup d’amis, mais était souvent seule,à refléchir sur des questions existentielles : Pourquoi sommes nous là ? Tentant de donner un sens à cette question.. Elle à toujours aimé lamode, me shopping, mas sa plus grande passion était la lecture. Elle vivait dans les livres, car c’était un monde où tout finissait pars’arranger tôt ou tard.Sa vie s’effondra le jour où ses parents ont annoncé leur séparation, mais personne ne le soupçonnait, personne n’imaginais ce qui allait sepasser. Ces réactions en chaines incompréhensibles qui détruisent tant de gens, Pia allait les vivre a son tour. Au début, elle vivait avec samère dans un petit appartement de Biarritz, son père habitait dans une petite maison dans la banlieue. Elle faisait une garde partagé, unesemaine sur deux, et la moitié des vacances scolaire. Jusqu’au jour où sa mère rencontra un homme. Un manipulateur qui a réussis aparvenir a ses fins en la convaincant de la faire vivre chez son père. C’est alors que la maltraitance morale commençait, des menaces, ellelui disait que tout son malheur venait d’elle, que tout était de sa faute. La jeune fille avait 14 ans à l’époque, et ces reproches lui ont vitecoupé l’appeti. A son arrivée chez son père, la solution était de déménager loin. Annecy. Mais contrairement a ce qu’il pensait, ca n’arrangearien.La voix de sa mère r ésonnait. C’était comme un traumatisme, auquel elle devait faire face, seule. Elle se sentait moche, grosse, seule,perdue. Comme si l’abandon de sa mère faisait d’elle une personne que nul ne serai capable d’aimer.Elle ne mangeait pas le matin. Le midi au lycée, elle ne prenait meme pas la peine de se présenter au self, et le soir elle disait a son pèrequ’elle s’était goinfré au gouté et qu’elle n’avait plus faim. Le cauchemar commençait. Son père ne voyait rien, il l’ignorait. Un premiermalaise au lycée. Un deuxieme dans le bus scolaire. Et d’autres suivirent. Un premiere hospitalisation. Une premiere sortie. Un repas. Pia,dans ses toilettes, avec ce mal de ventre. Et pour la première fois, elle ne s’est posée aucune question.elle ne s’est pas demandé lesconséquences que ce geste aurait dans le future. Elle ne s’inquietait pas, ni pour sa santé, ni pour le regard des autres. Elle voulait juste selibérer, se sentir mieux, se sentir vivante.. Elle prit vite l’habitude d’appuyer ses doigts sur sa langue, au fond de sa gorge. Elle se fit souventhospitalisér. Des durées indeterminé.. Comme un film qui tournait en boucle. Son dernier psy a voulut lui changer les idées. L’envoyer dansun endroit où personne ne saurait qu’elle est malade, un endroit loin des visites médiacles, loin de tous ces médicaments, de tout cesproblèmes. Un refuge en montagne où elle serait seule, avec des personnes qui ne remarqueront pas son existence, elle pourra réfléchir,s’évader.Pia. Elle à seize ans, elle mesure 1 m 70 pour 46 kilos. Elle est seule au monde. Elle est malade. Elle est ici pour rever, rever encore à cequ’aurai pu etre sa vie si tout s’était bien passé, si elle n’avait pas eu l’audace de se faire vomir, de sauter tous ces repas. Si elle avait euconfiance en elle depuis le début ..Octobre, le mois parfait pour une balade en montagne, idéal pour s’isoler dans un refuge. Ce sont les médecins qui allaient l’accompagnerjusqu’au refuge de la Page Blanche, car, même elle savait qu’elle n’était pas capable de faire ce chemin seule. Dans sa valise, elle pritquelques tee shirt, 2 jeans, 1 pyjama, des sous vêtements, mais aussi son livre préférée du moment. Un livre de Claire Berest, nomméMikado. Pia aimait beaucoup la façon d’écrire de l’auteur, et l’histoire l’avait tout simplement passionnée, et c’est donc pour ca qu’elle lelisait, encore et encore. Ca y est. Elle était là. Au refuge. Et déjà, elle remarquait que la plupart des gens qui s’y trouvaient n’avaient pas une vie des plus simples.Elle les observait, les analysait. Mais ne parlait a personne. La plupart de son temps, elle le passait dehors. Elle roulait des joints pour saconsomation personnelle, et buvait ses bouteilles qu’elle avait soigneusement caché. « Les cigarettes qui font rire » dit elle lorsqu’elle enparle. C’est sa solution pour penser a autre chose, Pia se retrouve dans un autre monde, où tout va bien, où c’est elle qui crée les règles.Elle savait que ce n’était pas une bonne chose, mais elle se dit toujours que tout ce qu’elle fais est mal, alors ca  de plus ou de moins, ca nechange rien. Par Roxane Cortese10) Tya Peters, photographeraustralienneTya PETERS, 28ans, australienne, vit non loin de ses parents, restaurateurs, de ses petits frères, 18 et 23ans et de sa petite sœur, 15ansquelle adore. Mesurant 1m73, blonde avec des yeux vert, elle travaille dans un petit magazine comme photographe, pour lequel a souventloccasion de sortir de son pays, ce qui pour elle est un pur plaisir car elle adore voyager à travers le monde. Dans le cadre de son travail,elle a pu visiter de nombreux pays tel que : la Russie, le Japon, le Kennya, San franscisco, Ibiza et lEspagne. Dans le cadre de voyagepersonnel, elle est allée en Egypte, à Rio de Janeiro, en Italie, en Angleterre et cette année, elle décide de passer ses vacances en France,notamment dans un chalet pour quelques jours car elle est bilingue et adore le français et pour "décompresser" car elle sort dune rupturedouloureuse avec son copain qui la trompait avec sa meilleure amie. Née un 9 février 1984, elle est donc Verseau et adore le chocolat, elle
  15. 15. est sincère généreuse mais impatiente. Elle adore le ski et toutes sortes de musiques.Par Camille et Manon11) Violette AudelineViolette a dix ans et vient de Provence ou elle vit avec sa maman, Erika, 36 ans, son papa, Loïc, 38 ans, son petit frère, Théodore, 4 ans, sagrande sœur, Maria, 16 ans et Jean Pierre, son petit chat d’un an et huit mois.Elle a la silhouette d’une enfant de son âge, de grands yeux bleus assez clairs ornés de cils presque blancs, des sourcils fins arqués, despommettes hautes et des traits fins, un petit nez délicat ainsi que de minces lèvres couleur pêche. Violette tresse généralement ses cheveux,plutôt lisses et fins, qu’elle porte relativement long. Elle s’amuse quelquefois à y ajouter des rubans.Elle a le teint clair et un visage rond, rayonnant et paisible. Et bien sûr, aussi innocent qu’un visage d’enfant peut l’être. Son regard, vif etmalicieux, déborde d’intelligence.Elle aime beaucoup discuter avec des gens de sa voix aigüe et claire mais ne supporte pas les enfants de son âge, qu’elle trouve attiré pardes préoccupations beaucoup trop puériles, en effet, elle est très mature pour son âge.Le corps gracile mais vigoureux et endurant, elle a perdu toutes les rondeurs de l’enfance et pratique la natation le mercredi après midi. Elleadore nager, découvrir le monde sous-marin et avoir l’impression d’être coupée du monde, de sentir le temps s’arrêter.Cette fillette s’habille comme une poupée : robes claires et couleurs pastelles, petits chemisiers et ballerines dorées.Ses mouvements sont fluides mais maladroits, sa démarche, celle d’une enfant qui commence réellement à découvrir le monde est encorehésitante.Violette adore également jouer de la clarinette et elle aime la barba papa (et aussi beaucoup le chocolat ), le ciel bleu, ainsi que la musique( particulièrement classique ) et les opossums ( ses animaux préférés ).Très émotionnelle, la larme facile et le rire cristallin régulier, elle ne comprend pas toujours ses sentiments. Gentille, délicate, elle est aussitrès renfermée sur elle-même et se confie difficilement car elle manque cruellement de confiance en elle. Même dans ses moments les plusdifficiles, elle cherchera toujours à aider les autres, comme elle aurait aimer qu’on le fasse pour elle.Violette est également beaucoup trop exigeante avec elle-même et a une fâcheuse tendance à n’en faire qu’à sa tête. Elle ne supporte l’idéede devoir se plier à des ordres sous prétexte qu’elle n’est qu’une enfant et trouve certains adultes insoutenables quand ils refusent de laprendre au sérieux du fait de son soi-disant jeune âge.Elle s’exprime très posément et s’énerve rarement.C’est une enfant très classique, très romantique qui chérit le rose, les rubans et les perles mais elle a aussi un côté décalé enfantin et unepartie d’elle a grandie trop vite, lui donnant un air adulte contrastant légèrement avec sa personnalité. Autour de la musique, elle s’est créeun univers très poétique peuplé d’oiseaux colorés et de jolis nuages blancs, havre de paix. Sa chambre est à cette image.Elle porte souvent une odeur de lavande et son objet préféré, qui lui vient de sa grand-mère, est un pendentif : une chaîne fine montée d’uneplume en or accompagnée d’une perle couleur ivoire, qui, pour elle, symbolise la liberté. Elle passe la plus part de ses week-ends chez sesgrands parents vivant près des champs où elle samuse à cueillir de nombreuses fleurs, à courir avec ses cousins ainsi quà simplementsasseoir au soleil et profiter de linstant présent.A lécole, cest une élève studieuse et légèrement timide. Elle adore la littérature et aimerais beaucoup entreprendre des voyages. Elle seplaît à découvrir et comprendre le monde qui lentoure.Elle a quelques amies, notamment Capucine et Marie avec qui elle partage fous rires et passion de la clarinette.Elles se plaisent à admirer les nuages et à en inventer des histoires à partir des formes plus ou moins précises.Octobre 2011Pour les vacances de la Toussaint, mes parents m’ont gentiment proposés d’intégrer une colonie de vacances de montagne pour unesemaine étant donné qu’ils travaillent et que mes grands parents chez qui je vais habituellement profitent des vacances scolaires pourvoyager.Je suis donc inscrite à la colonie des « Petits vadrouilleurs des Alpes ». Au programme ? Découverte des alpages et construction decabanes ainsi que Raid Nature avec des ânes. Que des activités en apparence passionnante. Une fois arrivée sur les lieux et avoir passéeune journée entière à essayer (lamentablement, il faut bien le dire) de lier des liens reliant deux branches et à me faire insulter de « PetitCaneton », j’en ai bien vite eu assez. Car, oui, les autres enfants avaient décidés que j’avais un faciès de caneton et trouvaient terriblementdrôle de me le rappeler à chacune de mes paroles en nasillant, n’hésitant pas à m’humilier. C’est tout naturellement qu’en fin de cettelongue, très longue journée, tout le monde me reconnaissait sous le nom de « Vilain petit canard ». J’ai donc décidé que j’en avais plus quemarre. Qu’une semaine à passer dans ce lieu aussi invivable pour moi qu’un océan pour un opossum, c’était beaucoup trop à supporter pourune semaine de « vacances ». Qu’après tout, si je n’arrivais pas à me faire d’amis et que les activités proposées ne me plaisaient pas, que sile dit luxueux confort était en fait spartiate, que si la nourriture était aussi bonne que mon chat aimait les otaries, autant s’en aller.Je sais que j’ai toujours été d’un tempérament calme mais quelquefois, voila, j’explose. Impulsivement et sans prévenir. Au cours du repasdu soir, je demandai de regagner ma chambre en prétextant avoir horriblement envie de vomir. Profitant de ce cours instant de répit, jerassemblais mes maigres affaires éparpillées dans mon dortoir, bouclait mon sac à dos le plus silencieusement possible et je m’éclipsaisdehors. Je ne savais pas où j’allais, mais je savais pourquoi je m’en allais. Et je crois que c’était ça le plus important. Le souffle frais de lasoirée me fouetta le visage et un mot s’imposa à moi. Liberté. Je hissais mon sac sur mon épaule et je me mis en marche d’un pasvigoureux. Je ne pensais pas à ce qui allait se passer, comment je rentrerais ni même quand (dans le cas où je rentrerais). Je pensais justeà fuir, mettre de la distance entre eux et moi. Aller le plus loin possible, le plus rapidement.Le bâtiment dans lequel nous logions se situait non loin de plusieurs chemins de randonnées. Je décidais d’en emprunter un en priantsilencieusement pour que la direction que je prenais m’emmène à un endroit sûr. Et si possible pas excessivement loin.Quand le soleil se coucha enfin, j’avais totalement perdu la notion du temps. Le ciel était clair, sans nuage et je marchais à la lueur ducroissant de lune, le plus rapidement possible. J’avais soif, froid et peur mais je ne regrettais rien. Je ne regrettais jamais rien.
  16. 16. En marchant, je pris plaisir à écouter paisiblement les bruits de la forêt. Plus le temps passait et moins je me sentais en danger. Moi, la petitefille des champs n’avait jamais exploré la forêt, je me sentais cependant en sécurité dans ce sombre silence, comme sous l’eau. Hors dutemps. Plongée au milieu des grands troncs, cachée sous un océan de verdure, j’avais l’impression d’avoir toujours été là. Je respiraisnormalement avec une certaine confiance en moi.Quand la fatigue se fit soudainement ressentir, je débouchais dans une clairière. Je luttai contre l’irrésistible envie de m’allonger et dem’accorder quelques heures de sommeil. Bien que je me sente en sécurité, je savais parfaitement que je n’étais pas à l’abri d’un danger.J’avais oublié la colonie, les enfants si cruels entre eux, les adultes qui étaient censés me chercher. Avaient-ils seulement remarqués monabsence ? Je m’en fichais. Je n’y pensais plus. J’avais décidée que je ne leur accorderais même plus l’ombre d’une pensée.Le sentier sortit de la forêt en serpentant sur la montagne, entièrement à découvert. Je le suivi avec d’autant plus d’ardeur que j’étaismaintenant affreusement impatiente de trouver un lieu où me reposer, où dormir en tranquillité, un refuge.L’air était froid et les nuages commençaient à couvrir le ciel, j’espérais silencieusement que le temps ne se gâterait pas car mon manteaun’était pas imperméable. Mon épaule me faisait mal. Mes pieds aussi. Mon cou également. A y réfléchir, quasiment tout mon corps m’étaitdouloureux. Loin de me décourager, cela me poussait à continuer. Et à ne plus y penser.Aux petites lueurs du jour, j’aperçus comme une grande grange au loin. Je rassemblais toute ma force et toute mon énergie et je pressaischaque pas de m’emmener plus loin.Arrivée à quelques pas de la porte d’entrée, je pris une grande bouffée d’air. Je venais de goûter et d’apprécier la solitude. A dix ans, jevenais de passer une nuit dehors dans la montagne et au petit matin, j’étais encore là. Vivante et debout. Quand ma main agrippa lapoignée, mes yeux se fermaient tous seuls. Et j’étais bien incapable de savoir si tout ce qui venait de se dérouler était réel ou simplement lefruit d’un rêve. C’est en me posant cette question que je fis mon entrée dans le refuge de la Page Blanche. Par Sybille Magnin12) Jean JacquesrBruneau, propriétairerdu refugeLes soeurs jumelles sont envoyées par leur mère pour rencontré leur père, caché jusquici13) Elfi, soeur jumelle inverse de PandaDeux jeunes sœurs jumelles, Panda et Effy nées d’une mère française, Isabelle le 26 novembre 1992. A leur naissance, leur mère lesélèvent seule. Les deux jeunes filles se demandaient pourquoi elles n’avaient pas de papa, pourquoi étaient-elles différentes des autrespetites filles de leurs âges, et elles posaient sans cesse la même question à leur maman adorée : « Maman pourquoi papa n’est pas là? » etleur mère leur répondaient toujours la même phrase lassante, triste et mystérieuse : « Mes chéries, sachez que votre père n’est pas là , il estau ciel maintenant, au paradis, il repose en paix , mais il vous surveille de là-haut, il veille sur nous, et nous nous le portons en nous, là, dansnotre cœur ».Quelques années plus tard, leur maman rencontra un bel américain, John. Ils se marièrent et ils élevèrent, ensemble, les deux magnifiquesfilles de Isabelle. Elles étaient les mêmes, on avait beaucoup de mal à les reconnaître, toute les deux blondes, avec de magnifiques yeuxbleus éblouissants, aussi bleus et puissant que des saphirs scintillant tel une pluie d’étoiles filantes.Hélas les années passèrent et quand les jumelles atteignirent leur 15 ans, Isabelle et John décidèrent de se séparer. Ce fut un terrible chocpour les deux sœurs, elles ne s’y attendaient vraiment pas. Cet évènement tragique transforma Panda autant que Effy. Toutes deuxadoptèrent un style complétement différents et étaient très souvent en conflit à cause caractère très opposés. Mais elles restèrent tout demême très unies et proche. C’est une sorte de « je t’aime, moi non plus … » L’une ne peut vivre sans l’autre. Panda devint un peu coincée,sérieuse, dynamique et un peu tête en l’air, mais une indiscutable langue de vipère. Elle adorait la musique qui passe à la radio, et lesanimaux, elle avait dans l’idée de devenir vétérinaire. Elle aimait beaucoup toutes sortes d’aventures, les sports extrêmes, toujours investit àfond dans ce qu’elle entreprenait. Panda avait gardé ca jolie bouille d’enfant, de long cheveux blonds, ondulés qui venaient chatouiller le basde ses reins, et ses magnifiques yeux bleus couvert d’un fard à paupière très pâle, qui affinait et a perfectionnait les traits de son visage, onpourrait l’identifier à une barbie fan de mode dans son monde rose pleins ede strass et paillettes, toujours vêtue de jolies robes enmousselines et en dentelles .Quand à Effy, c’est une autre paire de manche : Elle devint rebelle, délurée, excentrique et fêtarde, elle n’avait pas froid aux yeux. Elleprofitait de la vie, adorait délirer avec sa bande d’amis avec lesquels elle écoutait de la musique et avait dans l’idée de formé un groupe derock.     Une personnalité rare, douce, fine, mystérieuse, on l’appelait Effy, de son vrai prénom Elisabeth. Elle tenait ce prénom de son arrière-grand-mère. Effy se disait sans sentiment, avec un cœur de pierre, ne pouvant ressentir aucune émotion. Du moins, c’est ce qu’elle faisait paraitreà travers son physique maigre, sombre, et vêtue de très peu de vêtements, avec une vulgarité qui faisait son charme. Après la séparation desa mère et son beau-père, Effy tomba dans ce qu’on appelle « l’adolescence », cette période de notre vie ou on veut tout tester, toutessayer, tout savoir de la vie qui nous entoure… Elle s’était créé son monde, son univers se transmettait par un regard, ou encore un simplegeste. Elisabeth, petite fille blonde aux yeux bleu, devenue Effy, la fille incomprise entouré d’un monde incompréhensible.Passons maintenant a Panda, elle aussi pris un diminutif, pour oublier un peu d’où elle vient, son passé, sa famille, tout ce qui l’entour avaitpeu d’importance pour cette jeune fille qui se défonçait a la cocaine entre les pauses WC au lycée. Avec un air de cruche, Panda était lestéréotype de la blonde naïve, pucelle, innocente. Un peu enrobé, Panda avait son charme, un charme particulier qu’on ne trouvait pas cheztout le monde, quelque chose d’hors du commun, elle vait son truc a elle. Elle se défoncait avec sa sœur, se bourrait la gueule avant derentrée chez elle pour oublier le passé, tout ce qui s’était passé dans la maison familiale, qui était presque vide, n’étant presque jamais là,Effy et Panda vivaient leur vie sous les dépend de leur mère qui était de bonne famille. 
  17. 17. Par Laurie14) Panda, fashion victime de 19rans, soeur jumelle dElfiDeux jeunes sœurs jumelles, Panda etEffy nées d’une mère française, Isabelle le 26 novembre 1992. Aleur naissance, leur mère les élèvent seule. Les deux jeunesfilles se demandaient pourquoi elles n’avaient pas de papa,pourquoi étaient-elles différentes des autres petites filles deleurs âges, et elles posaient sans cesse la même question à leurmaman adorée : « Maman pourquoi papa n’est pas là? » et leurmère leur répondaient toujours la même phrase lassante, triste etmystérieuse : « Mes chéries, sachez que votre père n’est pas là, il est au ciel maintenant, au paradis, il repose en paix , mais ilvous surveille de là-haut, il veille sur nous, et nous nous leportons en nous, là, dans notre cœur ».Quelques années plustard, leur maman rencontra un bel américain, John. Ils se marièrentet ils élevèrent, ensemble, les deux magnifiques filles deIsabelle. Elles étaient les mêmes, on avait beaucoup de mal à lesreconnaître, toute les deux blondes, avec de magnifiques yeux bleuséblouissants, aussi bleus et puissant que des saphirs scintillanttel une pluie d’étoiles filantes.Hélas les années passèrentet quand les jumelles atteignirent leur 15 ans, Isabelle et Johndécidèrent de se séparer. Ce fut un terrible choc pour les deuxsœurs, elles ne s’y attendaient vraiment pas. Cet évènementtragique transforma Panda autant que Effy. Toutes deux adoptèrent unstyle complétement différents et étaient très souvent en conflità cause caractère très opposés. Mais elles restèrent tout demême très unies et proche. C’est une sorte de « je t’aime, moinon plus … » L’une ne peut vivre sans l’autre. Panda devint unpeu coincée, sérieuse, dynamique et un peu tête en l’air, maisune indiscutable langue de vipère. Elle adorait la musique qui passeà la radio, et les animaux, elle avait dans l’idée de devenirvétérinaire. Elle aimait beaucoup toutes sortes d’aventures, lessports extrêmes, toujours investit à fond dans ce qu’elleentreprenait. Panda avait gardé ca jolie bouille d’enfant, de longcheveux blonds, ondulés qui venaient chatouiller le bas de sesreins, et ses magnifiques yeux bleus couvert d’un fard à paupièretrès pâle, qui affinait et a perfectionnait les traits de sonvisage, on pourrait l’identifier à une barbie fan de mode dans sonmonde rose pleins ede strass et paillettes, toujours vêtue de joliesrobes en mousselines et en dentelles .Quand à Effy, c’est uneautre paire de manche : Elle devint rebelle, délurée, excentriqueet fêtarde, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle profitait de lavie, adorait délirer avec sa bande d’amis avec lesquels elleécoutait de la musique et avait dans l’idée de formé un groupede rock.Une personnalitérare, douce, fine, mystérieuse, on l’appelait Effy, de son vraiprénom Elisabeth. Elle tenait ce prénom de son arrière-grand-mère.Effy se disait sans sentiment, avec un cœur de pierre, ne pouvantressentir aucune émotion. Du moins, c’est ce qu’elle faisaitparaitre à travers son physique maigre, sombre, et vêtue de trèspeu de vêtements, avec une vulgarité qui faisait son charme. Aprèsla séparation de sa mère et son beau-père, Effy tomba dans cequ’on appelle « l’adolescence », cette période denotre vie ou on veut tout tester, tout essayer, tout savoir de la viequi nous entoure… Elle s’était créé son monde, son univers setransmettait par un regard, ou encore un simple geste. Elisabeth,petite fille blonde aux yeux bleu, devenue Effy, la fille incomprise
  18. 18. entouré d’un monde incompréhensible.Passons maintenant a Panda, elle aussipris un diminutif, pour oublier un peu d’où elle vient, son passé,sa famille, tout ce qui l’entour avait peu d’importance pourcette jeune fille qui se défonçait a la cocaine entre les pauses WCau lycée. Avec un air de cruche, Panda était le stéréotype de lablonde naïve, pucelle, innocente. Un peu enrobé, Panda avait soncharme, un charme particulier qu’on ne trouvait pas chez tout lemonde, quelque chose d’hors du commun, elle vait son truc a elle.Elle se défoncait avec sa sœur, se bourrait la gueule avant derentrée chez elle pour oublier le passé, tout ce qui s’étaitpassé dans la maison familiale, qui était presque vide, n’étantpresque jamais là, Effy et Panda vivaient leur vie sous les dépendde leur mère qui était de bonne famille.15) Millie de LabruleMillieDe Labrule était une jeune fille tout à fait ordinaire. Elle vivaitdans un petit appartement au sud de la banlieue parisienne avec sesparents. C’était une adolescente élancée avec de jolies bouclesbrunes qui faisaient ressortir de grands yeux bleus sur un teint mat parsemé de taches de rousseur. Millie était de nature sociable,souriante et pleine de vie.Ellese donnait à fond quand elle faisait quelque chose et n’abandonnaitjamais, elle n’aimait néanmoins pas qu’on lui marche sur lespieds et ne se laissait pas faire, c’était un de ses moyensd’attirer les hommes. D’ailleurs beaucoup la regardaient ets’intéressaient à elle, elle faisait partie des trois filles, deuxde ses amies, les plus populaires du lycée. Cependant elle étaittoujours célibataire non pas à cause de son caractère mais de sapassion très envahissante, pour elle la musique c’était son mari,son refuge dans les moments difficiles, ses moments de bonheurs, engros toute sa vie.Elles’habillait chez de grandes marques, comme Kaporalou G-Star,achetait du maquillage Dior; et ce qu’elle aimait bien sur plus que tout, comme laplupart des filles de son âge : faire les magasins et sepromener tranquillement avec ses amis. D’ailleurs, elle étaittellement passionnée par la mode qu’elle s’offrait, à peu prèstous les ans, un week-end à Londres, à New-York, ou dans d’autresgrandes villes de la mode. Mais sa plus grande passion, vous avezsurement deviné, restait la musique et plus précisément la harpe.Encouragée par ses parents elle était devenue une virtuose, lesplus grands orchestres et les plus grands chefs désiraient luiconfier les partitions solistes. Abandonnant l’école pour rentrerau conservatoire, elle se dévouait corps et âme pour atteindrel’harmonie suprême. Elle pouvait rester des heures et des heures àjouer dans sa chambre, même ses parents, qui aimaient la harpe, enavaient plein les oreilles de cet instrument. Touchant son rêve dubout des doigts celui-ci s’évanouit lors de l’incendie quifrappa son immeuble, le vendredi 19 Novembre 2010. Un terribleaccident qui couta la vie à ses parents et qui la laissagrièvement blessée. Cette orpheline, admise dans le service desgrands brûlés, à 18 ans à peine, apprit que sa carrière en tantque musicienne était désormais irréalisable.Effondréepar la subite perte de ses parents, elle se renferma sur elle-mêmeet se réfugia dans son imagination. Aidée par son psychologue elleprogressa peu à peu, malheureusement elle se rendit vite compte quele seul moyen de s’échapper de la vie, pénible et ennuyante, etde ne plus penser à tous les problèmes était la musique. Depuis ce jour là elle n’a pas retrouvé de passion qui lui permettrait des’évader un peu de temps en temps. Etant sérieusement brûlée àla main gauche, elle avait perdu toute sensibilité, son autre mainétait intacte, une grande chance pour elle, mais son rêve s’étaitdésormais déjà envolé. L’accumulation de la perte de sesparents et de sa main lui enleva tout goût à la vie qu’elle avaitpourtant bien savourée auparavant. Sa greffe pour lui rajouter de lapeau ne changea rien, elle ne pourra plus jamais bouger la maingauche, elle était totalement désespérée. Depuis ce jour, Millie a tout perdu, son amour pour la vie, sapassion pour la musique et ses parents, désormais seule, elle seraccroche à une chose : son unique « ami », sonpsychologue. Pour elle une nouvelle vie allait commencer, c’est

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