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Comment les bibliothèques peuvent-elles se saisir de l’exception handicap ? par Anne-Laurence Gautier

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Exception handicap : extension du domaine de l’accessibilité pour des bibliothèques plus inclusives
Journée d'étude mardi 24 mars 2015 à la médiathèque Marguerite Duras - Paris 20e

Présentation par Anne Laurence Gautier, directrice adjointe de la bibliothèque Chaptal Paris 9e, et responsable du pôle sourd de l’établissement, depuis 2006.

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Comment les bibliothèques peuvent-elles se saisir de l’exception handicap ? par Anne-Laurence Gautier

  1. 1. anne-laurence.gautier@paris.fr – Bibliothèque Chaptal Comment les bibliothèques peuvent-elles se saisir de l’exception handicap ? Table ronde animée par Hélène Kudzia Présentation : Anne Laurence Gautier, directrice adjointe de la bibliothèque Chaptal Paris 9è, et responsable du pôle sourd de l’établissement, depuis 2006. L’adaptation d’albums jeunesse en LSF Le contexte : - travail dans une bibliothèque pôle sourd, avec des bibliothécaires sourds ayant une bonne maîtrise de la LSF - heures du conte bilingues LSF/français oral mensuelles, - accueil de classes d’enfants sourds - interrogation autour de la loi DADVSI et de l’exception au droit d’auteur utilisée pour les personnes aveugles, mais nulle part pour les Sourds Un constat : - on raconte une, deux ou trois histoires aux enfants sourds lors de la séance d’accueil de classes, puis les enfants rentrent à la maison et personne ne leur raconte d’ histoires ou rarement. - Difficultés d’appropriation des livres et de la lecture pour les sourds en général, illettrisme - Grande pauvreté de l’édition en matière de livres adaptés en lsf, quelques créations et peu de supports vidéo - Constat que le patrimoine de la littérature jeunesse ou le patrimoine des contes n’est pas ou peu partagé avec les Sourds. De ce contexte particulier et de ces constats a germé l’idée que nous pourrions utiliser le travail de préparation déjà effectué pour les heures du conte et pour les accueils de classes d’enfants sourds. Ce travail de préparation est plus long que pour un racontage ou une lecture orale, car il nécessite une adaptation en LSF, langue avec une construction, une syntaxe, une grammaire qui lui est propre, langue qui n’est pas linéaire comme peut l’être le français. Nous sommes organisés en réseau et avons la chance de compter 4 bibliothèques pôles sourds dans chacune desquelles travaille un bibliothécaire sourd. Nous avons donc réfléchi ensemble aux conditions pour mener à bien ce projet, et parallèlement avons rencontré Vanessa Van Atten du Service du Livre et de la Lecture au Ministère de la Culture et de la Communication. Nous avons élaboré un dossier de demande d’agrément avec notre
  2. 2. anne-laurence.gautier@paris.fr – Bibliothèque Chaptal hiérarchie pour l’ensemble des pôles handicaps des bibliothèques. Nous avons obtenu l’agrément de la commission en juin 2013. Nous avons choisi de cibler prioritairement les enfants sourds parce que nous avons considéré que les plus grands besoins se situaient pour ce public. Nos multiples objectifs: - Donner du plaisir - Donner une ouverture d’esprit - Donner envie de lire - Valoriser la LSF, et montrer l’importance de sa transmission en laissant des traces du travail d’adaptation - Participer à la construction de l’enfant sourd - Transmettre un patrimoine littéraire aux enfants sourds Notre démarche : - Proposer du contenu en LSF dans les collections des bibliothèques semble être une condition indispensable à l’accessibilité totale et réelle des bibliothèques au public sourd. Nous avons avancé l’hypothèse que les bibliothécaires étaient capables de mettre en œuvre un projet d’adaptation de leurs collections en direction des enfants, moyennant certaines conditions. - Proposer un contenu en vidéo permettant de valoriser la LSF, langue en 3D. - Utiliser la richesse de la littérature jeunesse et transmettre ce patrimoine littéraire aux enfants sourds - Rencontres de plusieurs personnes ayant par le passé effectué des adaptations de textes littéraires en LSF à destination des enfants. Les bibliothécaires sourds, adaptateurs : des référents sur lesquels s’appuyer, bonne maîtrise de la LSF, bonnes qualités linguistiques, bonne connaissance de la structure et de la grammaire de la langue, capable de finesse et de précision. Et un travail en partenariat avec les bibliothécaires entendants : échanges autour du livre, son contenu, le message du texte, de l’illustration, l’implicite. Gros travail de préparation pour proposer une adaptation fine. Les étapes de travail : - Choix de l’album (adapter des albums que l’on aime, se faire plaisir) - Travail sur le sens du texte et de l’illustration - Assimilation de l’histoire dans son ensemble - Distance par rapport au français, puis adaptation en LSF - 1ere captation - Échanges critiques autour de cette captation - Tournage - Préparation des documents pour le prêt réservé comme indiqué dans la loi.
  3. 3. anne-laurence.gautier@paris.fr – Bibliothèque Chaptal Les documents déjà adaptés : - La saucisse de Cornichou / Benoit Charlat. – Ecole des loisirs (Loulou et Cie) - Tout le monde y va / Emile Jadoul. - Casterman - Je vais te manger / Richard Waring. - Milan - La souris qui cherchait un mari / Francine Vidal. – Didier Jeunesse - Un peu perdu / Chris Haughton. – Thierry Magnier - Quel radis dis donc / Praline Gay Para. – Didier Jeunesse Les emprunts : un peu plus de 5 prêts par titre et par mois. Le premier titre a été mis en circulation en décembre 2013. Puis les autres entre mai et novembre 2014. Rien encore en 2015. On constate un public d’adultes sourds également friand des adaptations. La communication : ponctuellement, à chaque nouveau titre mis en circulation sur la page Facebook des Pôles sourds. On attend d’avoir une dizaine de titres pour faire une campagne de communication plus importante. Et l’avenir : un patrimoine à partager avec les autres bibliothèques agréées en France ? Un travail à proposer aux linguistes de la LSF comme support de recherche ou sujet d’étude ?

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