Lvc 470

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Lvc 470

  1. 1. Directeur de la publication: Mahmoud ARCHANE N° 470 - Semaine du 12 au 18 février 2016 - Prix: 5 DH Editorial (Page - 03) Diplomatie : la relance Les nominations de pas moins de 72 ambassadeurs, le 6 février, par le Conseil des ministres présidé par SM le Roi, sont un signe fort de relance de la diplomatie. Les profils retenus témoignent de plusieurs préoccupations : la féminisation avec treize chefs de mission, l’ouverture vers des partis, enfin la promotion de hauts cadres du département. Il faut encore y ajouter la désignation de Chrifa Lalla Joumala El Alaoui qui, après sept ans à Londres, rejoint la capitale américaine ; ou celle d’un nouveau ministre délégué, Nasser Bourita, dans ce même département. La feuille de route est connue. Elle avait déjà été réaffirmée dans de nombreuses déclarations royales dont, spécifiquement, celle contenue dans le message adressé à la fin août 2013 à la I ère Conférence des ambassadeurs tenue à Rabat. De quoi s’agit-il ? De redoubler d’efforts et d’initiatives pour la cause nationale du Sahara au moment où les manœuvres de nos adversaires se multiplient. Le Maroc ne cédera rien sur ses fondamentaux et le maximum qu’il a fait a trait précisément à la régionalisation avancée qui se met en place. Mais il convient également de mettre en exergue le royaume de 2016 tel qu’il est, avec un projet de société moderniste et démocratique, ardemment engagé dans des chantiers et des réformes, et qui se distingue par un Islam du « Juste milieu », modéré, tolérant. Un contraste avec tout ce qui se passe dans l’espace maghrébin et arabe où les convulsions, voire le chaos, prévalent. La mobilisation de la diplomatie ne saurait s’arrêter à un vaste mouvement diplomatique. Elle doit se prolonger et s’élargir à d’autres acteurs, les parlementaires, les partis, les militants associatifs,… Ce qui est en cause ici c’est bien la réunion des conditions de renforcement du front intérieur suivant une formule à mettre sur pied de nature à valoriser le potentiel des forces vives de la Nation. Tout le monde le souhaite ; il reste à la concrétiser. B a l l e a u c e n t r e COP22 Marrakech : Controverse C’est parti ! La COP22 prévue à Marrakech en novembre prochain suscite déjà une première controverse. L’évènement est de taille avec 196 pays et 25.000 participants. Un appel d’offres a été lancé pour la réalisation du site, une zone prédéfinie à « Bab Ighli ». Le cahier de charges exclut de fait les agences d’événementiel marocaines : justification de 2 évènements sous l’égide des Nations-Unies, caution bancaire de 7 MDH et un chiffre d’affaires minimum de 500 MDH sur les cinq dernières années. Pourquoi ne pas prévoir un consortium mixte maroco-étranger de nature à associer les sociétés locales à des partenaires extérieurs ? A moins que des lobbies et des intérêts aient déjà préempté le bénéficiaire d’un appel d’offres relatif à un marché d’un milliard de DH !… (Pages 12-13) (Page 03)(Page 04) (Page16 ) (Page 05) Benkirane, l’échec pédagogique Développement des provinces du Sud Les futures alliances, un défi de la recomposition politique Le pilier du développement de la province Ouezzane-Tourisme solidaire CPI - Gbagbo Par Lahcen BROUKSY* Par Driss LYAKOUBI Par Mamady SIDIBE (Page 06 ) Bilan 2015 et perspectives Le commerce extérieur marocain SM le Roi lance de grands projets structurants La réforme du système éducatif Défendre l’indéfendable Par Jawad KERDOUDI (*)
  2. 2. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 2 Reporter- activit é s ro y ale s Sommaire Afrique 06.Coopération Maroc-Tchad : Signature d'une convention de coopération islamique Evenement Développement des provinces du Sud : SM le Roi lance de grands projets structurants Politique 03.Laréformedusystèmeéducatif,Benkirane,l’échecpédagogique 04.Lesfuturesalliances, undéfidelarecompositionpolitique 05.Lecommerceextérieurmarocain:bilan2015etperspectives S.M. le Roi inaugure à Dakhla d'importantsprojetsd'assainissement… …Et de l'écloserie « Azura Aquaculture » S M le Roi Mohammed VI a procédé, mardi à Dakhla, à l'inauguration d’importants projets d'assainissement liquide et d'alimentation en eau potable de la ville, réalisés pour un investissement global de 495 millions de dirhams (MDH). Destinés à accom- pagner le développement démographique et urbain de la ville, ces projets viennent conforter le nouveau modèle de développement des provinces du Sud, lancé par le Souve- rain à l'occasion du quarantième anniversaire de la Marche Verte et qui vise l'amélioration des conditions de vie des populations tout en apportant une réponse appropriée aux enjeux de durabilité. A fort impact sanitaire, biologique, économique et en- vironnemental, ces projets d'envergure témoignent de la Haute sollicitude dont le Souverain n'a eu de cesse d'en- tourer les provinces du Sud et Sa volonté constante d'ériger celles-ci en un véritable modèle de développement intégré. Ainsi, le projet d'assainissement liquide de Dakhla (245 MDH) ambitionne d'apporter des réponses durables aux défis de l'urbanisation. Il s'assigne pour objectifs le renfor- cement de l'attractivité touristique de la ville, la préserva- tion des écosystèmes et le développement socio-économi- que de la région dans son ensemble. Faisant partie intégrante du programme national d'as- sainissement liquide (PNA), ce projet d'assainissement li- quide a porté sur la réalisation d'une station d'épuration des eaux usées de type «boues activées» avec traitement ter- tiaire, d'une capacité de traitement de 150.000 Equivalent/ Habitant et un débit journalier de 10.000 m3. Il a consisté également en la pose de 21 km de collecteurs d'amenée et d'interception des eaux usées, la réalisation de cinq stations de pompage et la mise enplaced'ouvragesde transfertdeseauxépu- rées pour les besoins de réutilisation. Ce projet vient parache- ver un premier projet d'assainissement li- quide mis en service en 2008. D'une enve- loppe budgétaire glo- bale de 62 millions de dirhams, ce projet initial a consisté en la réhabilitation et l'ex- tension des réseaux d'assainissement sur un linéaire de 67 km, la réalisation de 3.750 branchements parti- culiers et la construction de deux stations de pompage. Quant au projet de renforcement de l'alimentation en eau potable de la ville de Dakhla, il vient répondre à la demande croissante en eau potable dans cette région du sud du Royaume. Ce projet a porté sur la réalisation et l'équipement de six forages pour le prélèvement d'eau, la pose de 15 km de conduites, la construction d'une sta- tion de traitement et de déminéralisation d'une capacité de 17.000 m3/jour, ainsi que la mise en place d'ouvra- ges de distribution (3 réservoirs et deux stations de pompage). Bénéficiant à plus de 106.000 habitants, ce pro- jet, doté d'une enveloppe budgétaire globale de 250 MDH, financée par l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), prévoit également la réalisation d'ouvrages complémentaires de déminéralisation au ni- veau de la station de traitement existante, d'un débit de 9.500 m3/jour. A cette occasion, S.M. le Roi a procédé à l'inauguration de la station de traitement et de démi- néralisation, une des composantes majeures du projet de renforcement de l'alimentation en eau potable de la ville de Dakhla. S M le Roi Mohammed VI a procédé, mardi à la commune El Argoub (Province d'Oued Edda- hab), à l'inauguration de l'écloserie «AzuraAqua- culture», un projet pilote qui confirme l'intérêt qu'accorde le Souverain à la préservation et au renforcement de la bio- diversité marine. Ce projet aquacole, qui a nécessité une enveloppe budgétaire globale de 81 millions de dirhams, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement du secteur halieutique «Ha- lieutis», élaborée conformément aux Hautes orientations de S.M. le Roi et visant la mise à niveau et la moderni- sation des différents maillons de la chaîne de valeur du secteur halieutique, ainsi que l'amélioration de sa compéti- tivité et de sa performance. Outre le développement socio-économique de la région d'implantation, ce projet devra contribuer à la durabilité des ressources, à la promotion de l'élevage, du traitement et de la commercialisation de près de 970 tonnes d'huitres, de palourdes et d'ormeaux, et à la diminution des risques zoo-sanitaires liés à l'importation de ces espèces de l'étran- ger. Doté d'équipements de nouvelle génération, «Azura aquaculture» abrite une écloserie de deux hectares com- prenant des salles de filtration d'eau, de production de phy- toplancton, de géniteurs, et de fécondation, un laboratoire, une zone micro-nurserie et une nurserie. L'écloserie com- prend également une zone de pré-grossissement sur filière (20 ha), un parc à Palourdes (200 ha), un parc à huitres (16 ha) et un atelier de conditionnement. Ce projet fait partie intégrante du plan d'aménagement aquacole dans la région de Dakhla - Oued Eddahab (2015 - 2020), qui figure parmi les projets phares du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, lancé par le Souverain à l'occasion du quarantième anniversaire de la Marche Verte. Ce plan régional d'aménagement aquacole prévoit la réalisation, pour un investissement global de 2,8 milliards de dirhams, de 878 unités de production réparties sur trois zones géographiques identifiées, à savoir la baie de Dakhla (520 unités), la baie de Cintra (243) et la zone située entre ces deux baies (115). Devant générer quelques 3.350 emplois directs, ces projets, pilotés par l'Agence nationale pour le dévelop- pement de l'aquaculture (ANDA), seront réalisés sur une superficie de 6.556 ha et permettront, à terme, d'atteindre une production annuelle globale estimée à 115.450 tonnes. Ces différents projets aquacoles viennent ainsi conforter le plan Halieutis qui a pour ambition de faire du secteur halieutique un véritable moteur de croissance durable pour l'économie nationale, de porter à 21,9 milliards de dirhams le PIB du secteur à l'horizon 2020, et de générer quelque 115.000 emplois directs.
  3. 3. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 3p oliti q ue Par ABDELAAZIZ JERMOUNI La réforme du système éducatif Benkirane, l’échec pédagogique Le communiqué du Conseil des ministres en date du 6 février a été on ne peut plus clair sur les choix stratégiques quant aux langues étrangères dans la réforme du système éducatif national. C’est dire que, la polémique sur le choix du support linguistique pouvant véhiculer la transmission des connaissances scientifiques au secondaire, n’a plus lieu d’être. I l faut avoir la mémoire courte pour ne pas se rap- peler la sommation du Chef du gouvernement faite à son ministre de l’éducation, Rachid Bel- mokhtar en décembre dernier. A cette occasion, Abdeli- lah Benkirane a prononcé à la Chambre des conseillers - voulant visiblement, prendre à témoin l’opinion publi- que marocaine - cette sentence stupéfiante, en rejetant en bloc le projet de Rachid Belmokhtar d’enseigner dès la rentrée prochaine les filières mathématiques et scien- tifiques dans les lycées en français. Deux mois après, les pendules ont été remises à l’heure, lors de ce Conseil des ministres présidé par SM le Roi à Laâyoune. Ce communiqué précise qu’au « début des travaux du Conseil, le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle a présenté un exposé de- vant Sa Majesté le Roi sur les orientations stratégiques de la politique de l’Etat concernant la vision stratégi- que pour la réforme de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique 2015-2030 ». Il a ajouté que « cette stratégie vise l’émergence d'une école de l’équité et de l’égalité des chances, une école de l'ex- cellence et une école de l’ouverture et de la promotion sociale ». Il a aussi indiqué qu’en application « des Hautes instructions Royales, la priorité sera donnée à la qualité dans l’enseignement public, à l’ouverture sur les langues étrangères, notamment dans l’enseignement des matières et spécialités scientifiques et techniques, ainsi qu’à la promotion de la formation professionnelle, notamment à travers l’orientation précoce des élèves et étudiants qui ont des qualifications et des penchants dans ce domaine ». Promotion individuelle et collective Partant des objectifs stratégiques de la réforme, le ministère a ainsi élaboré plusieurs projets déclinés en mesures d’urgence et structurantes, visant à garantir la qualité de l’enseignement et sa généralisation afin de permettre à tous un accès à l’école, à réunir les condi- tions de la promotion individuelle et collective, en plus de l’amélioration de la gouvernance des établissements d’enseignement. Le ministère contribue, à cet égard, aux côtés des départements gouvernementaux concernés à l’élaboration d’un projet de loi-cadre pour la réforme du système de l’éducation et de la formation et son élabo- ration dans un cadre contractuel national contraignant, conformément aux Hautes instructions royales conte- nues dans le Discours du Trône. Dans ce cadre, Sa Majesté le Roi, a souligné que « l’ouverture et la communication ne signifient nullement l’aliénation ou le suivisme, comme elles ne doivent pas être un prétexte pour l’isolement et le repli sur soi. » Le communiqué a été on ne peut plus clair sur les choix stratégiques quant aux langues étrangères dans la réforme du système éducatif national. C’est dire que, la polémique sur le choix du support linguistique pouvant véhiculer la transmission des connaissances scientifi- ques au secondaire n’a plus lieu d’être. Abdelilah Ben- kirane, lui, qui est toujours prompt à communiquer ne peut nier qu'il s'est impliqué dans ce dossier depuis le début. La décision du conseil des ministres prouve que le travail pédagogique auquel s'est livré le chef du gou- vernement à grand renfort d'interventions télévisées, plus qu'une faute de communication, s'est soldé par un échec pédagogique. Au risque de se répéter, disons que dans tout acte de communication il y a un émetteur, un récepteur et un message à transmettre. L’enseignement ne déroge pas à la règle car c’est un transfert de connaissances via un message. La langue qui est le support des idées et donc du message à transmettre est d’une importance capitale. La question qui se pose est de savoir quelle langue joue au mieux ce rôle dans la transmission des connaissances scientifiques ? Tout le monde s’accorde à dire que le niveau de l’en- seignement au Maroc n’a cessé de se dégrader depuis les années 80. D’aucuns se sont penchés sur la problé- matique qui, malgré les différentes commissions et les différents programmes de reformes, est restée sans ré- ponse. Plusieurs facteurs concourent certainement à ce problème qui devient structurel. Les contenus non adap- tés, le choix et la formation des intervenants et la langue de transmission du savoir,… Mettre fin aux disfonctionnements La volonté politique manifestée par le Souverain, à travers les discours de juillet 2010, août 2012 et 2013, de mettre fin aux disfonctionnements d’un système qui n’a que trop souffert des changements de vision en fonction de l’appartenance politique du ministre de tutelle, constituera sans doute la solution salvatrice que tout le monde attend. Certes, l’absence d’une vision nationale dans le sec- teur de l’enseignement depuis l’indépendance et l’hé- gémonie d’un parti politique sur la gestion de ce sec- teur stratégique pour le développement du Maroc ont contribué, et de loin, à la situation actuelle de notre système éducatif. La précipitation de l’action d’arabi- ser, l’absence de préparation de la logistique et des res- sources humaines, constituaient déjà un élément causal d’échec intrinsèque. L’arabe reste une langue qui n’a rien à envier aux autres langues. En témoigne la période de renaissance islamique, des éminents chercheurs et savants arabes et musulmans et dans tous les domaines qui continuent d’ailleurs à être des références dans leurs domaines. Vient se greffer ensuite un autre problème lié celui- ci au fait que dans notre pays, comme d’ailleurs un peu partout dans ce que nous appelons communément le monde arabe, la langue maternelle est proche de l’arabe ou l’amazigh mais c’est un dialecte qui n’est régi par aucune règle grammaticale. Du coup, la langue arabe est reléguée au second rang sur le plan d’utilisation. Cela constituait un obstacle pour l’élève comme pour l’enseignant et l’arabisation de l’enseignement était devenue par la force des choses « dialectalisation » de l’enseignement. Il est clair qu'à travers une réforme de l'école se pro- file le retour à la maitrise du triptyque fondamental, avec une priorité accordée aux langues et aux mathé- matiques. Objectif : diminuer les échecs scolaires. Qui s'en plaindra ? Personne. Mais on aurait tort d'oublier que les problèmes de l'enseignement ne peuvent se ré- sumer à la langue de transmission. C’est pourquoi, à notre sens, le chantier de l'école, essentiel pour notre société, exige plus que tout autre chantier continuité, sang-froid, humilité, persévérance, et non des « à-coups » médiatiques, parfois démagogiques et plus souvent inefficaces.
  4. 4. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 4 p oliti q ue Par Lahcen BROUKSY* *Ecrivain Les futures alliances, un défi de la recomposition politique O n croit souvent que la Constitution est une fi- nalité alors qu’elle est subséquente aux jeux politiques et parlementaires. Quand on fait une lecture sérieuse de la Constitution de 2011, qui a rompu avec les Constitutions précédentes-en étant un acte fondamental et un socle des ouvertures larges sur toutes les catégories sociales-on se rend compte qu’il faudrait une nouvelle élite, active, d’autres alliances fondatrices pour que cette constitution innovante soit en conformité avec les jeux politiques tacticiens, sans large vision. On peut bien penser que de 2011 à 2016, la Constitution 2011, était en rodage en vue de connaître ses forces. Cependant, cette Constitution a ouvert une « boite de Pandore » pour tous les acteurs politiques. Autrefois, les anciennes constitutions étaient sous forme de barrages qui endiguent le jeu politique, en le maitrisant par le « pouvoir régalien ». Celle-ci a lais- sé le fleuve des moyens et des objectifs couler, en les orientant, certes, mais dans un espace de libéralisme positif, en vue de faire émerger de nouveaux acteurs de la société civile, des associations, du monde politique. Celui-ci n’est plus le seul maitre à bord. Ces observa- tions traduites en termes politique, on peut dire que la gouvernance PJD a été une clef pour pouvoir ensuite y voir un peu plus clairement. Il n’y a plus rien à démon- trer au Maroc en termes de jeux politiques. Le Maroc pour tous Le Maroc traîne derrière lui des décennies du par- lementarisme. Les libertés publiques sous toutes leurs formes ne vont pas si mal, l’opposition critique est à l’œuvre, les médias sont vigilants. Certes, la démocratie est tout le temps perfectible dans le jeu de « liberté – autorité », ni la liberté anarchique ni autorité abusive, en sauvegardant les droits collectifs et individuels par une justice sereine. Le problème qui attend le Maroc de demain est relatif à sa démographie. Que faire de la jeunesse marocaine qui peut être une formidable force énergétique s’il y a, reprise économique, car le chôma- ge ne peut refluer qu’en inventant d’autres pistes, re- former et cibler la formation, valoriser l’apprentissage ? Se pose la question comment remettre la locomotive économique en marche. Dès lors, la politique ne peut qu’être interrogée sur sa vision, ses programmes, ses valeurs. Le Maroc est entré dans l’économie de participa- tion, c'est-à-dire la contribution de plusieurs acteurs, l’entreprise citoyenne, le monde du travail, les forces locales, les énergies citoyennes et les bras des jeunes marocains. Rien de mieux que des Marocains qui se partagent les fardeaux de la Nation qui se ramène à un Maroc pour tous. Où sont les fardeaux de la Nation ? Dans les grandes agglomérations à gérer utilement et sainement, dans les régions à propulser dans une économie territoriale concertée de participation, dans les programmes éco- nomiques du gouvernement à axer sur des questions micro et macro-économiques. Dans les temps anciens, que ce soit au niveau de la planification nationale ou régionale, des séminaires réunissaient des représen- tants des élus locaux, des représentants des chambres corporatives, et tous ensemble débattaient les priori- tés à fixer au pays. Le Maroc de cette législature de 2011, a besoin de réunir et de rassembler des compé- tences averties qui décident, créent des chantiers de travail, des diagonales du progrès pour tous. L’objec- tif prioritaire est de chercher un Maroc apaisé dans un Maroc de l’union des forces créatrices productives. Il faut donc comme il a été écrit interroger la politique de demain. Changer un gouvernement pour un autre, une équipe pour une autre, pourquoi faire ? Le Maroc n’en est plus aux vieux thèmes d’il y a deux ou trois décennies précédentes avec les mêmes acteurs rendus par l’inexorable marche de l’Histoire inaudibles chez une masse de jeunes indifférente aux vieilles sirènes chantées par des hommes théâtraux qui possèdent, chacun sa musique, sa participation selon les circons- tances, les époques, les conjonctures. Les valeurs de la patrie Le régime des partis se heurte désormais aux va- leurs de la PATRIE, de la Nation, qui ne supportent plus tout ce qui est catégoriel et inter individuel. La démocratie n’est pas faite pour les élites exclusive- ment, mais pour le peuple, pour le pays. Faut-il rap- peler que la démocratie est le gouvernement du peu- ple par le peuple ? Ce droit ne peut être la « propriété » de ceux qui sont censés représenter le peuple, alors qu’ils ne représentent que les intérêts des clans, des familles, des corporations. Cette forme de vie politi- que catégorielle heurte « l’Etat gardien » de l’inté- rêt général. La suprématie du « bien commun », de l’intérêt collectif, oblige l’Etat qui subventionne les partis, qui couvre les frais des opérations électorales, à mettre en avant le principe « pas de démocratie sans Etat régulateur ». Une question est à poser aux institutionnalistes. Comment se fait-il que le parlement consensuel de 1977-1983, ait été le meilleur de tous en efficacité et une ruche de compétences de toutes les filières de gauche, du centre, du milieu syndical, du monde des affaires ? Oui, il y avait en ce moment les Osman, les Abderrahim Bouabid, les historiques de l’istiqlal, les Aherdane, les Guédira les Karim Lamrani, les Ali Yata lequel à lui seul, valait tout un groupe parle- mentaire. Ces hommes-là se battaient durement, mais ils avaient une haute idée de la PATRIE et savaient s’unir quand l’unité nationale l’exigeait. Ils n’atten- daient pas des clins d’œil de l’Europe, des USA. Ils pensaient, agissaient Maroc. Aujourd’hui, les institu- tions constitutionnelles sont solides, il leur faudrait des hommes solides.
  5. 5. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 5 Par Jawad KERDOUDI (*) (*) Président de l’IMRI (Institut Marocain des Relations Internationales) p oliti q ue Le commerce extérieur marocain Bilan 2015 et perspectives L e bilan 2015 du commerce extérieur marocain par rapport aux années précédentes est positif. En ef- fet le taux de couverture des importations par les exportations est passé à 58,5 % soit le taux le plus élevé depuis une décennie. Ce taux s’explique par une baisse des importations de 5,6 % et une hausse des exportations de 6,7 %. La baisse des importations est dûe principalement à des éléments conjoncturels : baisse des produits énergétiques et alimentaires. En effet la facture énergétique a baissé de 28 % du fait de la baisse du prix du pétrole. En effet, suite à une augmentation de l’offre de pétrole sur le marché mondial et la faiblesse de la demande, les prix n’ont cessé de dégringoler courant l’année 2015 pour attein- dre le niveau de 30$ le baril en fin d’année. De même, l’ex- cellente campagne agricole au Maroc 2014-2015 et la bais- se des prix des matières premières sur le marché mondial, a permis de réduire l’importation des produits alimentaires de 14,3 %. Par contre et cela montre une bonne activité in- dustrielle, les biens d’équipement ont augmenté de 8%, les demi-produits de 4,8 % et les produits bruts de 4,1 %. La hausse des exportations est dûe au bon comportement de l’automobile (+20,9 %) des phosphates et dérivés (+16,3 %) et de l’agro-alimentaire (+10,1 %). Il faut signaler avec satisfaction le secteur de l’automobile qui est devenu le pre- mier métier du monde du Maroc, et dont les exportations ont atteint 48,7 MM de dh dont 28,4 MM de dh d’automo- biles en tant que produits finis. Il apparaît donc que l’ins- tallation du Groupe Renault à Tanger-Med est une vraie réussite tant qu niveau de l’emploi que des exportations. Un autre secteur nouveau au Maroc est l’aéronautique dont les exportations ont atteint 7,2 MM de dh en augmentation de 4,5% par rapport à l’année dernière. Quant à l’industrie pharmaceutique elle a également obtenu de bons résultats à l’exportation avec un chiffre d’affaires de 1 MM de dh en augmentation de 6 % par rapport à l’année dernière. Deux secteurs sont cependant en régressions : l’électronique avec – 2,9 % et le textile-cuir avec -1,4 %. Certes les résultats de 2015 sont meilleurs que ceux des années précédentes, mais ils sont encore insuffisants puis- que la balance commerciale reste déficitaires de 41,5%. Il faut donc encore beaucoup d’efforts pour équilibrer la ba- lance commerciale. De plus comme déjà dit, l’année 2015 a profité d’éléments conjoncturels qui risquent de ne pas se reproduire les années prochaines. C’est le cas de l’agricul- ture dont la campagne s’annonce mauvaise au Maroc pour 2015-2016, et qui va certainement nécessiter des importa- tions plus importantes en 2016 qu’en 2015. Quant au pétrole, tous les spécialistes indiquent qu’il n’y aura pas de hausse de prix en 2016, d’autant plus que l’Iran après la levée des sanctions internationales va mettre sur le marché mondial 500.000 b/j supplémentaires. Aussi, la stratégie à moyen et long terme pour équilibrer la balance commerciale marocaine consiste pour réduire les importations, à développer les énergies renouvelables (éo- lien, solaire, hydrocarbures), et à accélérer le Plan vert de l’agriculture pour parvenir à l’autosuffisance en matière des produits agricoles. Un autre moyen de réduire les impor- tations consiste en une régulation et un assainissement de l’import, en mettant en œuvre les outils de défense com- merciale comme le font tous les autres pays. Il y a lieu de renforcer les normes marocaines afin d’éviter que le marché marocain ne devienne un dépotoir pour les produits étran- gers. Il faut parallèlement développer davantage les ex- portations en élargissant la gamme des produits expor- tés. Certes l’automobile et l’aéronautique sont un bon exemple de diversification des exportations, mais il faut trouver d’autres produits nouveaux à exporter. Il y a lieu aussi de diversifier nos marchés d’exportation qui restent orientés aux 2/3 sur l’Europe. Certes, un effort a été fait sur l’Afrique subsaharienne mais qu’il fait développer davantage, sans oublier les autres marchés très impor- tants que sont l’Amérique et l’Asie. Il y a lieu de conce- voir une politique globale du commerce extérieur qui doit inclure plus d’efforts pour la promotion des produits marocains à l’étranger. Enfin et cela est incontournable, il faut renforcer la compétitivité de l’économie marocaine, car le meilleur moyen de se placer sur le marché mondial est d’offrir des produits avec le meilleur rapport qualité/prix. C’est ce que font les grands exportateurs mondiaux dont notam- ment l’Allemagne, la Chine et le Japon. En attentant d’équilibrer la balance commerciale et pour réduire le déficit de la balance des paiements, il y a lieu d’encourager les exportations invisibles que sont les recettes du tourisme, les transferts des résidents ma- rocains à l’étranger, et les investissements directs étran- gers. Toutes ces recettes viennent au crédit de la balance des paiements, et augmentent nos réserves de change pour faire face aux importations et aux autres dépenses en devises étrangères. De plus comme déjà dit, l’année 2015 a profité d’éléments conjoncturels qui risquent de ne pas se reproduire les années prochaines. C’est le cas de l’agriculture dont la campagne s’annonce mauvaise au Maroc pour 2015-2016, et qui va certainement nécessiter des importations plus importantes en 2016 qu’en 2015.
  6. 6. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 6 A F R I Q U E Coopération Maroc-Tchad Signature d'une convention de coopération islamique Un apport de 457 millions d'euros à l'économie Sénégal-Tourisme Notre continent De la Cour pénale internationale à la Cour de justice de Dakar en passant par celle d’Abidjan, certes les sujets diffèrent, mais la gravité des faits restent les mêmes et pour lesquels des avocats « réputés » s’évertuent à défendre l’indéfendable. Depuis l’entame du procès de Laurent Gbagbo à la CPI et de son chérubin, alias le général de la rue, connu sous le nom de Charles Blé Koudé, que de mots n’a-t-on pas entendu de la bouche de leurs avocats quant à l’innocence de leurs clients des faits qui leurs sont reprochés. Pire, ces présumés coupables ont même plaidé non coupables devant les magistrats de la CPI. Pourtant, comment peut-on expliquer les milliers de morts lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire (2010-2011) quand l’ancien Président ivoirien ameutait ses partisans pour réprimer tous ceux qui ne n’étaient pas de son camp ? Qui peut encore oublier ces cadavres qui jonchaient dans les rue d’Abidjan ou que quand Alassane Ouattara et ses ministres étaient confinés à l’hôtel Ivoire et entouré de chars d’assaut, lesquels n’attendaient, le moment venu, pour « raser » le coin ? Les esprits mal intentionnés parlent aujourd’hui de la justice des vainqueurs. Ironie du sort, imaginons un instant,quandlacriseivoirienneétaitàsonparoxysme, quand la médiation internationale a échoué, et que les bourreaux poursuivis aient triomphé…La suite, je vous la laisse deviner. Autre cas de l’indéfendable, c’est celui d’Anselme Séka Yapo. Il fait parti des assassins présumés du général Robert Guéï. L’ancien aide de camp de Simone Gbagbo est suspecté d’avoir tiré sur l’ancien chef d’Etat ivoirien et sa femme le 19 septembre 2002. Il nie lui aussi les faits qui lui sont reproché comme quoi l’ancien président se serait donné la mort ainsi que sa femme. Diantre, que les criminels n’ont que du mépris à l’égard de leurs victimes ! Dans ce déni, il est soutenu par des avocats, on ne sait pour quelle pour quelle justice. A Dakar, comme le ridicule ne tue, des avocats ont porté plainte en France contre l’Etat sénégalais dans l’affaire de Karim Wade. Maintenant, c’est aux juges français de tirer de geôle le fils de Me Abdoulaye Wade. Entre supercherie et manouvres politiciennes, ces avocats montrent bien la face cachée de leur profession : ne reculer devant rien pour défendre l’indéfendable. Sinon Karim Wade est Sénégalais et le restera. C’est à la justice de son pays de lui rendre justice et non à la France. Par Mamady Sidibé Défendre l’indéfendable Le Royaume du Maroc et la République du Tchad ont signé, mardi à Rabat, une conven- tion de coopération islamique ainsi qu'un protocole d'accord sur la formation des imams. Dans une déclaration à la presse, le ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, a précisé que les deux textes, signés par son département et le Conseil supérieur des affaires islamique du Tchad, « marquent un nouveau départ de la coopération liant le Royaume à plusieurs pays africains en matière religieuse d'une part, et de la coopération qu'entretient le Maroc et le Tchad dans ce domaine, de l'autre ». Revenant sur certains aspects de la coopération maroco-tchadienne, M. Taoufiq a rappelé la construc- tion d'un complexe culturel et d'une grande mosquée à N'Djamena sur Hautes instructions de SM le Roi Mo- hammed VI, outre l'adhésion à la Fondation Moham- med VI des Ouléma africains. « Après approbation par le Souverain, le Royaume contribuera, dans le cadre de cette coopération, à la formation de 200 imams tcha- diens pendant de courtes périodes de 3 à 4 mois, selon un programme spécial de l'Institut Mohammed VI de la formation des imams, morchidines et morchidates », a ajouté le ministre. Dans une déclaration similaire, le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad, Hussein Hassan Abakar, a loué l'expérience marocaine en matière de gestion de la chose religieuse, exprimant l'ambition de son pays d'en tirer profit. L'intervenant a ajouté que "la Fondation Mohammed VI des Ouléma africains joue des rôles prépondérants en vue d'affermir les liens entre les oulémas du continent", soulignant que cette institution contribue à contrecarrer les risques émanant de la mauvaise interprétation de l'Islam. La coopération maroco-tchadienne en matière reli- gieuse est régie par un protocole signé entre le minis- tère des Habous et des Affaires islamiques et le Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad, daté du 28 novembre 1997, ainsi que par un PV de réunion entre les responsables du ministère et du Conseil, signé le 23 mars 2007 à Rabat. L'apport du secteur touristique à l'économie sénégalaise est évalué à 300 milliards de FCFA, soit environ 457,3 millions d'euros, selon une étude présentée mardi à Dakar. Initiée par la plateforme hôtelière « Jovago », l'étude se base sur des données datant de février 2015 et décortiquant l'in- dustrie touristique au Sénégal, a indiqué à la presse le directeur général de cette structure pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique Centrale, Guillaume Pépin. « L'objectif de cette étude est de mettre à la dis- position des journalistes et des professionnels du tou- risme et de l'hôtellerie des données fiables et utiles », expliquent ses auteurs, affirmant que le Sénégal figure « dans le top des pays de l'Afrique de l'Ouest » dans le domaine du tourisme. Sur la période 2013-2014, le taux d'occupation hôtelière était de 35pc en moyenne, sur l'ensemble du Sénégal, avec une durée moyenne de séjour de 3,5 jours contre 20pc dans les autres pays, selon des données de l'Organisation mondiale du tou- risme (OMT), citées par les intervenants. Dakar concentre 51% de la capacité d'hébergement contre 20 % pour la Petite-Côte et le Sine Saloum, 14 % pour la Casamance et 15 % pour les autres zones du pays. La force touristique de Dakar se situe dans le fait que la capitale sénégalaise « est à la croisée du tourisme d'affaires et celui de loisirs avec notamment plusieurs rencontres et colloques régionaux et internationaux et aussi ses plages et lieux historiques », lit-on dans cette étude. L'étude met toutefois en exergue « certains dé- fis et challenges à relever pour que le tourisme puisse tenir sa promesse », à savoir offrir « plus de 50 milles emplois dans l'année en cours ». Il s'agit notamment de la formation d'une main d'œuvre qualifiée, du renforce- ment des infrastructures surtout à l'intérieur du pays et de la promotion sur la destination Sénégal.
  7. 7. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 7E cono m ie Pêche Maritime De nouvelles mesures pour lutter contre les mauvaises pratiques L e département des Pêches Maritimes a annoncé mardi que de nouvelles mesures seront prises pour lutter contre les mauvaises pratiques d'utilisation des contenants normalisés qui ont remplacé les caisses en bois jugées inadaptées, notamment à travers l'engagement par l'Office National des Pêches (ONP) d'un plan de restitution de caisses en plastique en circulation. L'introduction des conte- nants normalisés pour les débarquements de poisson dans les ports du Royaume s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Halieutis qui prévoit dans son axe Per- formance, la mise en place de conditions optimales de qualité pour le traitement du produit, du débarquement jusqu'à sa commercialisation, tient à rappeler la même source dans un communiqué, ajoutant que l'ONP a toutefois fait "le regretta- ble constat" de "certains abus" dans les pratiques d'utilisation pouvant remettre en cause les avancées significatives obte- nues jusqu'ici en matière de valorisation des produits frais. En effet, 35 pc du stock de contenants n'a pas été resti- tuées à l'ONP à ce jour, regrette le département de la pêche maritime, qui souligne que cette situation pénalise un grand nombre d'utilisateurs qui se retrouvent face à un problème de disponibilité des caisses et compromet également tous les in- vestissements engagés en termes de dispositif et d'infrastruc- tures de lavage d'entretien des caisses. Elle génère également un circuit parallèle de trafic de revente ou de location tarifée des caisses. Face à ce constat et dans l'objectif de préserver les intérêts du secteur, un plan de rapatriement des contenants non restitués est actuellement en cours et un nouveau mode de gestion des contenants sera mis en œuvre au sein des ports de pêche à compter du 1er février 2016. Ledispositifapplicableàpartirdecettedateconsisteàdon- ner aux mareyeurs le choix entre 2 options, dont la première consiste à ce que le mareyeur qui utilise les contenants de l'ONP, s'engage à respecter les nouvelles conditions à travers la signature d'un engagement individuel fixant les conditions suivantes : -Dépôt de caution pour l'utilisation des contenants (inclue dans la caution d'achat) : 33 DH pour la caisse sar- dinier et chalutier et 60 DH pour la caisse palangrier, ce qui correspondent au prix d'achat des caisses. -Délai de rigueur pour le retour des caisses variant entre 4 et 8 en fonction de l'éloignement du port. -Application de pénalités de retard : 1 DH/Caisse/Jour de retard, dans la limite de 7 jours. -Au-delà du délai de 7 jours de retard, prélèvement du montant de la caisse à partir de la caution du mareyeur vu que la caisse sera considérée comme perdue. La 2ème option avancée par l'ONP postule que le ma- reyeur qui de la possibilité de transvaser ses produits dans ses propres caisses doit veiller à ce que ces dernières répondent aux normes garantissant la qualité du produit. En outre, l'ONP a mis en place une action visant à récupérer les contenants non restitués à ce jour en faisant appel à la coopération des opérateurs concernés, en l'absence de quoi, des procédures judiciaires seraient envisagées. Pour rappel, l'utilisation des contenants normalisés répond au double objectif de sécurité sanitaire et de valorisation du produit au bénéfice des consommateurs et les transformateurs de produits de la pêche. En sa qualité de Global Operator, l'Office National des Pê- ches a été chargé à partir de l'année 2010 de l'introduction et de la gestion des contenants normalisés au sein des ports de pêche. Ces actions ont conduit à la réalisation de très bons résultats. En 2015, 45 % des captures nationales ont été dé- barqués dans des contenants appartenant à l'ONP, dont 63 % au niveau des ports du Sud du Royaume (Tan Tan, Laâyoune, Boujdour et Dakhla). Plusieurs opérateurs ont également pro- cédé à l'acquisition de leurs propres contenants normalisés et les utilisent pour les opérations de débarquements. Une dynamique nouvelle s'est ainsi installée au sein des ports et halles marocaines avec cette quasi généralisation de l'utilisation de contenants normalisés (un pourcentage limité de vrac est toujours admis dans le cadre de la transition et sera progressivement éliminé). Les contenants normalisés ont remplacé les caisses en bois, inadaptées, permettant ainsi d'assurer une meilleure qualité et une meilleure valorisation du produit, répondant aux objectifs du Plan Halieutis. De plus, cette démarche a permis la maitrise du vrac ainsi une préservation de la ressource halieutique. Maroc Export Exploration offshore en eaux profondes au Maroc Accompagnement de 790 entreprises dans 20 secteurs d'activités en 2015 Qatar Petroleum et Chevron signent un accord Le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc-Export) a accompagné, au titre de l'année 2015, l'internationalisation de 790 entreprises, dans 20 secteurs d'activités. Ces entreprises ont enregistré 2.364 participations aux activités promotionnelles, contre 1.590 par- ticipations en 2014, révèle Maroc-Export dans un bilan d'acti- vités pour l'année dernière qui a été marquée par la réalisation de 136 actions promotionnelles, outre l'accompagnement de 20 secteurs d'activité, dont 4 nouveaux sur 40 marchés. Le Centre a relevé la participation des entreprises marocai- nes à 54 salons spécialisés à l'international et à 4 foires multi- sectorielles, outre l'organisation de 271 visites sur site lors des missions B to B, soulignant qu'une superficie de 12.240 m2 a été mobilisée lors des salons et foires. Cette mobilisation des entreprises marocaines a permis d'établir 35.408 contacts, in- dique Maroc Export, notant que 56 pc des entreprises accom- pagnées ont performé à l'export en 2015 par rapport à 2014. Cette année a été également marquée par une baisse de 13 % du coût par action promotionnelle par rapport à 2014. Le communiqué a mis l'accent sur les actions de mo- dernisation et de mise à niveau des outils de gouvernance adoptées par le Centre, notamment la mise en ligne du site web de Maroc Export en 2 langues arabe et anglaise qui a généré plus de 1057 inscrits, la mise en service de la newsletter "MExport" auprès de 8.000 exportateurs et dé- cideurs nationaux et de la newsletter "Made in Morocco" auprès de 10.000 importateurs. La même source revient sur la publication d'une nouvelle édition du "Trombino Maroc Export" en deux versions anglaise et française, permettant la qualification de plus de 2.352 entreprises exportatrices nationales, ainsi que la diffusion de 150 articles à l'échelle internationale. Qatar Petroleum a conclu un accord avec Chevron Morocco Exploration Ltd., une filiale de Chevron Corporation, pour acquérir une participation de 30 pc sur les 75 pc détenus par Chevron dans trois concessions en eaux profondes au Maroc, a annoncé lundi l'Office Natio- nal des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM). Il s'agit des zones off-shore de Cap Rhir Deep, Cap Cantin Deep et Cap Walidia Deep au large d'Agadir, a précisé l'ONHYM dans un communiqué. Aux termes de cet accord, Qatar Petroleum va acquérir une participation à hauteur de 30 pc dans les permis de recherche en eaux profondes, tandis que Chevron conservera une par- ticipation de 45 pc et restera l'opérateur. L'ONHYM, quant à lui, continuera d'avoir une participation de 25 pc, selon la même source. « Cet accord constitue un pas important vers la construction d'une relation mutuellement bénéfique avec Chevron avec un accent particulier sur les activités upstream internationales », a indiqué le président et CEO de Qatar Petroleum, Saad She- rida Al-Kaabi, cité par communiqué de Chevron Morocco. « Ce n'est pas par hasard que la présence internationale de Qa- tar Petroleum est maintenant étendue au Maroc, un pays avec lequel le Qatar entretient des relations solides et amicales », a-t-il ajouté. Pour sa part, le Président de Chevron Afrique et Amérique Latine- Exploration & Production, Ali Moshiri a noté que cet accord est une étape importante dans les efforts déployés par les deux entreprises afin de maximiser la valeur des actifs en termes d'exploration et de production grâce à des relations à long terme. « Nous sommes heureux de collaborer avec Qatar Petro- leum dans l'offshore au Maroc et nous sommes impatients d'utiliser nos capacités conjointes dans ce passionnant concept d'exploration sub-salt au profit du Maroc », a-t-il indiqué. Chevron Morocco Exploration Ltd. est l'opérateur et dé- tenteur d'une participation de 75 pc dans les zones situées en- tre 100 et 200 kilomètres à l'ouest et au nord-ouest d'Agadir. Elles englobent environ 29.200 Km², avec des profondeurs allant de 100 mètres à 4500 mètres. Chevron explore, produit et transporte du pétrole brut et du gaz naturel, raffine, commercialise et distribue des carbu- rants et des lubrifiants, fabrique et vend des produits pétro- chimiques et des additifs, génère de l'énergie et produit de l'énergie géothermique. Basé à San Ramon, en Californie, Chevron Corporation développe et déploie des technologies qui apportent une plus-value commerciale dans tous les as- pects des opérations menées par l'entreprise. Les principales activités de Qatar Petroleum, de ses filiales et coentreprises comprennent l'exploration et/ou la production et la vente de pétrole brut, de gaz naturel et de gaz liquide, de gaz naturel liquéfié, de produits raffinés, carburants de synthèse, la pé- trochimie, les additifs pour carburants, les engrais, l'acier et l'aluminium.
  8. 8. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 8 53 milliards d'investissement pour 443 projets durant 2003-2015 U n montant global de 53,6 milliards de dirhams (MMDH) a été mobilisé pour la réalisation de projets d'investissement dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra durant la période 2003-2015, selon le Centre régional de l'investissement (CRI). Ces projets ont permis la création de 12.000 postes d'emploi répartis sur les travaux publics (21 %), le tourisme (19 %), l'agroalimentaire (15 %), l'énergie et les mines (6 pc), le commerce (4 pc), l'industrie du bois et du papier (2 %) et les industries chimiques et électriques avec 1 pc chacun, ainsi que divers services (32%), d'après les données du CRI de Laâyoune-Sakia El Hamra. La période 2003-2015 a connu l'octroi de 4.793 cer- tificats négatifs et la création de 2.695 entreprises dont 79,3 % de sociétés à responsabilité limitée (SARL), 10,8 pc de personnes physiques, 8,8 pc de de sociétés en nom collectif et de 0,5 pc de sociétés de participation et de groupements d'intérêt économique. La région de Laâyoune-Sakia El Hamra se dote d'un potentiel natu- rel et humain exceptionnel et d'un patrimoine culturel diversifié qui font d'elle une destination prometteuse en matière d'investissement. En ce qui concerne le secteur de la pêche maritime, les quantités débarquées ont atteint 395.471 tonnes en 2014 avec une valeur de 1,43 MMDH, alors que la flotte de la pêche côtière et celle de la pêche artisanale com- prennent respectivement 547 navires et 2.581 barques. La région se dote également de 10 congélateurs et 34 unités industrielles, indique le CRI, précisant que ce secteur contribue à la création de 18.243 postes d'em- ploi au niveau de la région. Ressources énergétiques S'agissant de l'énergie, quatre centrales éoliennes ont été réalisées avec une puissance de 455,25 MW dans les sites de Tah (300 MW), Akhfennir (100 MW), et Laâyoune (50 MW et 5,25 MW), tandis que trois cen- trales d'une puissance de 350 MW sont en cours de réa- lisation à Laâyoune (50 MW), Boujdour (200 MW) et à Akhfennir (100 MW). Par ailleurs, la région dispose d'espaces de pâturages favorables à l'élevage du chep- tel réparti qui atteint plus de 120.000 têtes de camelins, 320.000 de caprins et de 204.000 d'ovins, outre nombre d'unités d'élevage avicole et de production du lait de chamelle. Cette région a réussi à drainer un nombre croissant d'investisseurs grâce notamment à ses énergies renouve- lables, une assiette foncière livrée à des prix abordables et ses infrastructures routières, aéroportuaires et por- tuaires. La région jouit d'une position stratégique sur la route nationale n 1 liant la région Guelmim-Oued Noun au nord et celle de Dakhla-Oued Eddahab au sud et relie le Royaume à l'Europe via les îles Canaries. La région de Laâyoune-Sakia El Hamra, une destinée captivante de part ses paysages naturels et son patri- moine hassani authentique, connaît, grâce à l'attention particulière de SM le Roi Mohammed VI, le lancement de plusieurs chantiers de développement. Ces chan- tiers, qui portent notamment sur le développement des infrastructures de base et les domaines de la santé, l'environnement, du sport et de la culture, ont eu un impact positif direct sur le développement humain. D'autres projets de développement économique ont été lancés dans la région et qui ont contribué à stimuler les investissements privés et à améliorer le climat des affaires. Pour ce qui est des infrastructures portuaires, les ports de Laâyoune, Tarfaya et Boujdour ont été renfor- cés par la réalisation d'un nouveau port à Boujdour dans le cadre du plan Halieutis, avec un budget d'environ 379 millions de dirhams. A l'instar du port de Laâyoune (ville de Marsa) qui a été élargi et modernisé depuis des années, il a été pro- cédé à l'élargissement du port de Tarfaya, pour permet- tre son ouverture sur le commerce international et à la réhabilitation de la pêche artisanale et côtière. R é g ion L a â y oune - Sa k ia E l H a m ra Spécial La technopôle Foum El Oued-Laâyoune, dont les tra- vaux de réalisation ont été lancés vendredi par SM le Roi Mohammed VI à la commune de Foum El Oued, est un projet intégré qui encourage l'investissement et l'initia- tive privée dans les régions Sud du Royaume, a souligné Mme Hajbouha Zoubir, responsable de ce projet, prési- dente déléguée de la Fondation Phosboucraâ. La techno- pôle Foum El Oued-Laâyoune, qui vient accompagner la réalisation du projet de complexe industriel intégré de production d'engrais à Phosboucraâ, vise à consolider le développement durable et intégré des régions sud du Royaume, encourager l'investissement et l'initiative pri- vée, renforcer les capacités et les potentialités des jeunes et valoriser le patrimoine local, a indiqué Mme Zoubir dans une déclaration à la presse. La future technopôle sera composée d'un Pôle d'En- seignement et de Recherche scientifique et formation, qui comprend l'Université Mohammed VI Polytechnique Laâyoune, un lycée d'Excellence et un Centre de Com- pétences Industrielles, un Pôle de soutien au développe- ment économique des régions du Sud, qui va accueillir les petites et moyennes entreprises et un Pôle culturel disposant d'infrastructures sociales, de centres de diver- tissement et de logements, a-t-elle ajouté. La technopôle Foum El Oued aura un impact positif sur la création des opportunités d'emploi et la promotion de l'investissement productif, a poursuivi Mme Zoubir. FondationPhosboucraâ
  9. 9. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 9R é g ion L a â y oune - Sa k ia E l H a m ra Spécial Habitat Groupe OCP Réalisationde44.000logements Desinvestissementspourrenforcerl'attractivité desprovincesdusudduRoyaume La région de Laâyoune Saguia Al Hamra a enre- gistré, depuis 1975, la réalisation de 44.339 loge- ments, dont 10.281 unités de logement et 34.058 lots de terrain, en vue de répondre à la demande croissante, lutter contre l'habitat insalubre et créer une offre immobilière capable de satisfaire aux divers besoins du marché. Selon des données fournies par l'inspection régionale du ministère de l'habitat et de la politique de la ville, un inves- tissement global de l'ordre de 2,91 milliards dh a été engagé pour la réalisation de ces projets d'habitation diversifiés au niveau des provinces de Laâyoune, Semara, Tarfaya et Bou- jdour. Le programme d'urgence (1979-1991), initié pour pallier au grand déficit en logement hérité de l'époque coloniale, a connu la réalisation de 2.612 logements et l'équipement de 2.305 lots de terrains pour un coût global de 239,23 millions dh. Dans le cadre du programme national de 200.000 loge- ments sociaux (1999-1996), il a été procédé à la réalisation de 184 logements et l'aménagement et l'équipement de 1.337 lots de terrains pour satisfaire aux besoins des franges sociales à revenus limités. Arrive ensuite le programme "Retour et Unité" pour la lutte contre l'habitat insalubre (1999-2005) qui a connu la construction de 5.000 logements et l'aménagement et équi- pement de 3.754 lots de terrains pour un investissement de l'ordre de 647,7 millions dh. L'élan se poursuit avec le programme contractuel de l'agence de promotion et de dé- veloppement social et économique des provinces du sud (2004-2007) qui a réalisé l'aménagement et l'équipement de 4.314 lots de terrains destinés à la lutte contre l'habitat insalubre. Un nouveau programme de l'habitat et de l'urbanisme (2006-2014), destiné à éradiquer l'habitat insalubre, diver- sifier l'offre et satisfaire aux besoins de la croissance dé- mographique, a totalisé l'aménagement et l'équipement de 20.250 lots de terrains pour un coût de 1,495 milliard dh. Pour la province de Smara, qui a intégré la région ré- cemment, son tissu urbain a connu un grand développe- ment à la faveur des efforts d'investissements soutenus. La province a bénéficié de la construction de 2.165 logements et l'aménagement et équipement de 1.581 lots de terrains pour une enveloppe de 279,2 millions dh dans le cadre du programme « Retour et Unité », en plus de l'aménagement et équipement de 6.800 lots de terrains pour le relogement des habi- tants des camps Lwahda, Rbib et Lagwiz, ainsi que l'aménagement de 3.444 lots de terrain pour la sédentarisation des habi- tants dans divers lotisse- ments et quartiers de la ville. Dans le cadre de la réhabilitation et de l'amé- nagement urbains, la pro- vince de Laâyoune a bé- néficié, de 2006 à 2015, d'une multitude de projets pour un investissement global de 364,46 millions dh. Ces projets ont porté sur l'aménagement urbain de la ville supervisée par l'agence de promotion et de développement social et écono- mique des provinces du sud, avec un montant de 20 MDH et la mise à niveau des quartiers Al Kassam, El Matar et Moulay Rachid d'un montant de 6,3 MDH, sur l'aménage- ment des quartiers d'El Fidaa, Al Farah, et Al Massira, Hay Hassani, Chouhadaa, Hay Mohammadi d'une enveloppe de 28,16 MDH, ainsi que sur l'aménagement de Laâyoune basse (42 MDH) et de Laâyoune haute (30 MDH), no- tamment les quartiers de Sidi Mohamed, Attaaoune, Khat Ramla, Al Fath et Al Ouahda. Ces projets ont également concerné l'aménagement des routes au quartier Douirat et au lotissement 707, l'aména- gement de 9 places, la construction de 3 fontaines en direc- tion de l'aéroport, quartier Al Massira et près de la mosquée El Kantaoui, outre la réalisation de la 1ère et de la 2ème tranche de la mise à niveau de la ville d'El Marsa avec des montants de respectivement 20 MDH et 13 MDH. Pour leurs parts, les projets de mise à niveau urbaine des quartiers mal équipés, programmés durant la période 2015- 2016 dans la ville de Laâyoune d'un montant global de 56 MDH, consistent en le pavage des rues, le réaménagement des trottoirs dans les quartiers de Wifaq 1500, Al Aouda, le quartier industriel, Al Amal1 et 2, en la réalisation des pro- jets d'aménagement urbain dans la ville d'El Marsa d'une valeur de 25 MDH, comprenant le pavage des routes, le réaménagement des trottoirs dans les quartiers d'El Mas- sira, ouahda, Salam, Ennahda, ainsi qu'en des projets de mise à niveau de la commune de Foum el Oued d'une en- veloppe budgétaire de 25 MDH. Les projets réalisés dans la province de Boujdour dans le cadre de la mise à niveau et l'aménagement urbain ayant nécessité un budget global de 13 MDH, ont porté quant à eux sur l'aménagement urbain de la ville supervisé par l'Agence avec un montant de 10 MDH, ainsi que sur la réalisation de la première tranche de la mise à niveau de la ville d'une valeur de 3 MDH. A la province de Tarfya, les projets réalisés dans le ca- dre de l'aménagement urbain avec un montant de 25 MDH, ont porté sur le pavage des routes, l'éclairage public et la restauration des façades. La province de Smara a bénéficié, dans le cadre des projets de mise à niveau urbaine d'une enveloppe budgétaire globale de 640 MDH, de la mise à niveau de plusieurs projets d'infrastructures. Les projets lancés par SM le Roi Mohammed VI, vendredi à Laâyoune, et dont le groupe OCP (Of- fice Chérifien des Phosphates) supervise la réa- lisation, se veulent un véritable levier du renforcement de l'attractivité économique des provinces du sud du Royaume. Découlant du modèle de développement des provinces du sud, ces projets s'assignent pour objectifs de créer la richesse au niveau local et d'y enclencher une véritable dynamique ba- sée sur la coopération et la solidarité économiques. Ainsi, le complexe industriel intégré de production d'en- grais est de nature à valoriser les ressources en phosphate et contribuer au renforcement de la compétitivité des pro- vinces du sud du Royaume, de même qu'il ambitionne de promouvoir le tissu industriel des PME-PMI mais aussi les nouveaux métiers inhérents à la transformation des phos- phates en engrais. Tout bien considéré, ce mégaprojet est de nature à consacrer le leadership du Maroc sur le marché mondial des phosphates et dérivés, qui se base désormais sur les normes de productivité, la rentabilité et l'approche de pérennité. Catalyseur du développement industriel, ce projet d'en- vergure illustre, de la plus limpide des manières, la déter- mination du Souverain à raffermir le développement inté- gré des provinces du sud. Cette nouvelle plateforme vient ainsi étoffer les infras- tructures de la production industrielle au Maroc, dans le cadre d'une vision claire et intelligente qui projette de ren- forcer la compétitivité de l'économie nationale et d'étendre son ouverture sur les marchés internationaux. De même, elle permettra au groupe OCP de conforter ses avantages concurrentiels à l'international en portant à leur nec plus ultra les paramètres de productivité, de valorisation du ca- pital immatériel et de création de la valeur ajoutée. Cette nouvelle structure, qui générera à terme près de 1.270 emplois, va de pair avec la stratégie du groupe OCP qui vise à porter sa capacité de production à 12 millions de tonnes en 2017, au lieu de 4,5 millions de tonnes en 2010 et 8 millions en 2014. Autre projet, autre perception. La technopôle Foum El Oued-Laâyoune, dont les travaux de construction ont été également lancés ce vendredi par SM le Roi Mohammed VI, vise à doter les provinces du sud d'une cité du savoir et de l'innovation. Mobilisant des investissements de l'ordre de 2 milliards de dirhams, ce projet renseigne sur une autre déclinaison de la stratégie industrielle du groupe OCP, en l'occurrence l'encourage- ment de la création et la valorisation du capital humain. Intégré, ce projet est porté par l'ambition d'améliorer les programmes de formation continue au profit des salariés de ce groupe et d'optimiser la performance de son système industriel. Le lancement des travaux de réalisation de cette technopôle en dit long également sur le souci permanent du Souverain d'encourager l'investissement et la libre ini- tiative, de promouvoir les compétences des jeunes et de soutenir la protection du patrimoine local. Située à 18 km de la ville de Laâyoune, la future techno- pôle comportera un Pôle d'Enseignement et de Recherche autour de thématiques liées à l'environnement saharien, un Pôle de soutien au développement économique des régions du Sud et un Pôle culturel, ainsi que des infrastructures sociales. Favorisant de nombreuses retombées, notamment en termes de création d'emplois et d'investissements, la technopôle de Foum El Oued devra créer 1.200 emplois permanents à l'horizon 2022.
  10. 10. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 10 Adduction d’eau potable dans les provinces du Sud Grands chantiers des énergies renouvelables 2 MMDH d’investissements prévus pour 2016-2021 Consolidation de l'énergie éolienne U n montant de 2,19 milliards DH a été alloué aux programmes inhérents aux secteurs de l'eau potable et de l'assainissement liquide dans les provinces du sud pour la période 2016-2021. Selon des données de la direction régionale du sud de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE)- branche Eau, ces projets sont prévus dans le cadre du plan d'investissement de l'Office dans ces provinces. Ainsi, dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, une enveloppe budgétaire de 868 millions DH a été débloquée pour la généralisation de l'adduction d'eau potable au profit des localités qui sont actuellement ap- provisionnées en eau saumâtre ou desservies par des ca- mions-citernes (93 MDH), et la restauration des équipe- ments de récupération d'énergie au niveau de l'ancienne station de dessalement à Laâyoune (15 MDH). Ces projets, qui permettront d'accompagner la de- mande croissante en eau potable, portent également sur le renforcement des infrastructures de distribution à Tarfaya, Smara et Boujdour (59 MDH), des dispositifs de production et de distribution de l'eau potable au vil- lage des pêcheurs « Agti el Ghazi » dans la province de Boujdour (10 MDH) et des équipement de production de l'eau potable dans les villes de Laâyoune, Tarfaya et Boujdour (575 MDH). Dans la région de Dakhla-Oued Ed Dahab, les investissements programmés englobent le renforcement des infrastructures de distribution de l'eau potable (315 MDH), la généralisation de l'adduction d'eau portable au profit des populations approvisionnées en sau- mâtre ou desservies par des camions-citernes (63 MDH), le renforcement du réseau de distribution à Dakhla (60 MDH) et des dispositifs de production (200 MDH). En vue d'améliorer le système d'assainissement liquide dans la région Laâyoune-Sakia El Hamra, l'ONEE projette également la réalisation de plusieurs projets entre 2016 et 2021, pour un budget global de 1,009 MMDH. Ils portent essentiellement sur la réalisation d'un réseau d'assainis- sement liquide, d'une station de pompage et d'une station de traitement des eaux usées à Foum El Oued (44 MDH), l'aménagement d'une station d'assainissement à Laâyoune (700 MDH), la réfection du réseau délabré des eaux rési- duaires dans la même ville (150 MDH), la réalisation d'une station de traitement des eaux usées à Smara (45 MDH) et le renforcement des canaux des eaux usées à Tarfaya (70 MDH). Dans la région de Dakhla-Oued Ed Dahab, l'Office a établi un programme similaire s'étalant sur la même période pour un investissement global de 292 MDH. Il concerne, pour l'essentiel, la mise en place d'une station de traitement des eaux usées à Dakhla (250 MDH), d'un réseau d'assainissement liquide, d'une station de pom- page et d'une station de traitement des eaux résiduaires au cercle Bir Guendouz (42 MDH). D e par son énorme potentiel en matière d'éner- gie éolienne, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra est destinée à constituer un des piliers de la stratégie énergétique à laquelle le Royaume a adhéré grâce aux investissements colossaux réalisés dans ce do- maine, lesquels devraient insuffler une nouvelle dynami- que aux développements tous azimuts des provinces du Sud aux niveaux économique, social et environnemental. Ainsi, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra a connu le lancement de nombreux projets et chantiers de dévelop- pement ambitieux, à leur tête le projet d'énergie éolienne de Tarfaya qui vise à contribuer au renforcement des pro- jets d'énergie propre et des chantiers de développement au niveau de la région. La réalisation de ces projets s'inscrit dans le cadre de l'élaboration de la stratégie nationale d'efficacité énergé- tique qui tend à assurer l'approvisionnement en énergie, avec l'adoption d'une approche basée essentiellement sur le développement durable et l'augmentation de l'utilisation des énergies renouvelables. Selon les données de la société en charge du projet, Nareva Holding, la province de Tar- faya accueillera le plus grand parc de production d'éner- gie éolienne en Afrique dont la réalisation a nécessité un investissement de 5 milliards de dirhams (MMDH), pour une production de 300 MW grâce à 131 turbines. La mise en service du parc éolien de Tarfaya a com- mencé en mars 2014 après son raccordement au réseau national d'électricité, ajoute la même source, tandis que la mise en service de l'ensemble du parc est prévue pour la fin de l'année en cours. Selon les mêmes données, l'éner- gie produite par cette station sera exclusivement réservée à l'Office national d'eau potable et d'électricité (ONEE) sur la base d'un contrat d'acquisition qui s'étend sur 20 ans. Ce projet représente une importante valeur ajoutée pour Tar- faya, vu qu'il contribue à hauteur de 15 pc à la réalisation de l'objectif national éolien du Maroc (2000 MW à l'hori- zon 2020), ajoute la même source. Il permettra également de réduire les émissions de CO2 de 900.000 tonnes/an et de réaliser une économie en devi- ses de 200 millions de dollars par an de pétrole importé. Réalisé en partenariat avec le groupe industriel énergéti- que français "GDF Suez", ce projet permettra aussi la créa- tion de 700 emplois directs pendant la construction et plus de 50 emplois directs pendant la phase d'exploitation. Il présente un autre avantage, à savoir charger les en- treprises marocaines de la réalisation des études et des travaux électriques et de génie civil, ce qui constitue un niveau d'intégration industrielle de plus de 35 %. Au ni- veau de la commune d'Akhfennir (à 100 km au nord de Tarfaya), un parc éolien a été réalisé sur une superficie de 2.000 ha avec une capacité de production qui atteint 100 MW. Opérationnel depuis 2013, ce parc comprend 61 tur- bines dont chacune produit une électricité de basse tension (690 volts). Par ailleurs, à Foum El Oued (province de Laâyoune), un parc d'une capacité de 50,6 MW est mis en service de- puis 2013. Il compte 22 éoliennes d'une hauteur de 80 m. Le Maroc ambitionne d'atteindre une production éolien- ne de 950 MW au niveau de la région Lâayoune-Sakia El Hamra, soit près de 50 pc de la production nationale. Ain- si, il a été procédé à la réalisation de quatre parcs éoliens d'une capacité de production de 455,25 MW à Tah (300 MW), Akhfennir (100 MW), Laâyoune (50 MW) et (5,25 MW), tandis que trois autres parcs sont en cours de réalisa- tion d'une capacité de production de 350 MW à Lâayoune (50 MW), Boujdour (200 MW) et Akhfennir (100 MW). R é g ion L a â y oune - Sa k ia E l H a m ra Spécial
  11. 11. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 11R é g ion L a â y oune - Sa k ia E l H a m ra Spécial SM le Roi préside à Laâyoune un Conseil des ministres Laâyoune – SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé samedi à Laâyoune un Conseil des ministres, indique un communiqué dont lecture a été donnée par le Porte-parole du Palais Royal, M. Abdelhak Lamrini. Voici la traduction de ce communiqué: « SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé le 26 Rabii II 1437 H, correspondant au 06 fé- vrier 2016 G à Laayoune, un Conseil des ministres au cours duquel il a été procédé à l’adoption d’un projet de loi organique et d’un projet de loi et deux projets de décret relatifs au domaine militaire, ainsi que de propo- sitions de nominations à de hautes fonctions et plusieurs accords internationaux. Au début des travaux du Conseil, le ministre de l’Edu- cation nationale et de la Formation professionnelle a pré- senté un exposé devant Sa Majesté le Roi sur les orienta- tions stratégiques de la politique de l’Etat concernant la vision stratégique pour la réforme de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique 2015-2030. Le ministre a souligné que cette stratégie vise l’émer- gence d’une école de l’équité et de l’égalité des chances, une école de l’excellence et une école de l’ouverture et de la promotion sociale. Il a également indiqué qu’en application des Hautes instructions Royales, la priorité sera donnée à la qualité dans l’enseignement public, à l’ouverture sur les langues étrangères, notamment dans l’enseignement des matières et spécialités scientifiques et techniques, ainsi qu’à la promotion de la formation professionnelle, notamment à travers l’orientation pré- coce des élèves et étudiants qui ont des qualifications et des penchants dans ce domaine. Dans ce cadre, Sa Majesté le Roi, que Dieu Le glori- fie, a souligné que l’ouverture et la communication ne signifient nullement l’aliénation ou le suivisme, comme elles ne doivent pas être un prétexte pour l’isolement et le repli sur soi. Les valeurs de l'Islam tolèrant Partant de cela, Sa Majesté le Roi, Amir Al Moumi- nine, a donné ses Hautes instructions aux ministres de l’Education nationale et des Habous et Affaires islami- ques, sur la nécessité de la révision des programmes et manuels d’enseignement en matière d’éducation reli- gieuse, aussi bien dans l’école publique que dans l’en- seignement privé ou les établissements de l’enseigne- ment originel et ce, dans le sens d’accorder une grande importance à l’éducation aux valeurs de l’islam tolérant, dans le cadre du rite sunnite malékite, qui prônent le jus- te-milieu, la modération, la tolérance et la cohabitation avec les différentes cultures et civilisations humaines. Sa Majesté le Roi a également souligné que ces pro- grammes et manuels d’enseignement soient fondés sur les valeurs authentiques du peuple marocain et ses tra- ditions millénaires basées sur l’attachement aux fonda- mentaux de l’identité nationale unifiée, riche de la di- versité de ses composantes, ainsi que sur l’interaction positive et l’ouverture sur la société du savoir et les der- nières nouveautés. Par la suite, le ministre de l’Intérieur a présenté de- vant SM le Roi un résumé de la stratégie de mise en œu- vre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud du Royaume, dans lequel il a souligné que ce modèle, mis en place en application des Hautes Instruc- tions Royales, se veut un mécanisme de mise en œuvre et d’accélération de la régionalisation avancée. Par la suite, le Conseil a examiné et adopté un projet de loi organique relatif au Conseil de Régence. Ce texte, élaboré conformément aux dispositions de l’article 44 de la Constitution, fixe les règles de fonctionnement de ce Conseil qui exerce, durant la minorité du Roi, les pouvoirs et les droits constitutionnels de la Couronne, sauf ceux relatifs à la révision de la Constitution ainsi que les prérogatives dévolues à SM le Roi en vertu des textes législatifs. Ce projet de loi fixe également les prérogatives et les règles de fonctionnement du Conseil de Régence en tant qu’organe consultatif auprès du Roi, jusqu’au jour où il aura atteint l’âge de vingt ans accomplis. S’agissant du domaine militaire, qui jouit de la Haute Sollicitude de SM le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat- major Général des Forces Armées Royales (FAR), le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi modifiant et complétant la loi instituant le régime des pensions militaires. Ce texte vise essentiellement l’augmentation de la pension minimale de la retraite au profit des militaires de manière progressive. Le Conseil a également adopté un projet de décret relatif à l’indemnité de contingent au profit de certains militaires. Ce texte intervient en exécution des hautes instructions de Sa Majesté le Roi pour l’octroi d’une in- demnité de contingent au profit des militaires chargés de mission à l’étranger ou qui participent à des opérations de maintien de la paix et de la sécurité internationales sous l’égide de l’ONU ou dans le cadre de la coopéra- tion bilatérale entre le Maroc et nombre de pays pour la mise en place d’opérations humanitaires à l’échelle internationale. Conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution, et sur proposition du Chef du gouverne- ment : A l’initiative du ministre de l’Intérieur, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a procédé à la nomination de plusieurs walis et gouverneurs. A l’initiative du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Sa Majesté le Roi a procédé à la nomi- nation de plusieurs ambassadeurs. A l’initiative du ministre de l’Economie et des Finan- ces, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a procédé à la nomination de Mme Nezha Hayat, présidente de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux et de M. Hassan Boubrik, président de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale. A l’initiative du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Sa Majesté le Roi a procédé à la no- mination de M. Karim Tajmouati, Directeur général de l’Agence nationale de la conservation foncière, du ca- dastre et de la cartographie. A l’initiative du ministre de l’Equipement, du Trans- port et de la Logistique, Sa Majesté le Roi a procédé à la nomination de M. Abdelhamid Addou, Président direc- teur général de la société Royal Air Maroc. A l’initiative du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Sa Majesté le Roi a pro- cédé à la nomination de M. Khamar Mrabet au poste de directeur de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité dans les domaines nucléaire et radiologique. Conformément aux engagements internationaux du Royaume, et dans le cadre de la consécration de sa po- sition et de sa crédibilité auprès des organisations ré- gionales et internationales, le Conseil des ministres a approuvé quatre conventions multipartites relatives à la modification de l’Accord de Marrakech instituant l’Or- ganisation Mondiale du Commerce (OMC), au statut de l’Organisation pour le développement de la femme dans les pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), au statut de l’organisation de la Cour islamique Internationale de justice et à la Convention sur les travailleurs migrants. Dans le cadre du renforcement des relations bila- térales avec plusieurs pays frères et amis, le Conseil des ministres a approuvé six conventions bilatérales, adossées à des lois, relatives notamment au Pacte du Millénaire, à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale, à la situation de certains établisse- ments d’enseignement étrangers au Maroc, à la sé- curité sociale en plus de la création au Maroc d’un bureau du Fonds international de développement agri- cole (FIDA) ». - Education : révision des manuels et des programmes d'éducation religieuse - Nomination de 76 ambassadeurs
  12. 12. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 12 E V E N E M E N T Développement des p -SM le Roi Mohammed VI lance de -Réalisation du complexe industrie M le Roi Mohammed VI a procédé, vendredi au site Phosboucraâ à la commune urbaine Al- Marsa (Province de Laâyoune), au lancement du projet de réalisation du complexe industriel intégré de production d'engrais. Ce projet, qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, ambitionne de créer de la richesse localement par une valorisation sur place du phosphate et de renforcer l'avantage concurrentiel du Maroc. Il devra participer à l'amélioration de la compétitivité de la région, à travers notamment le développement d'un tissu industriel de PME et PMI, et de nouveaux métiers liés aux activi- tés de transformation du phosphate en engrais (ingénierie, construction, maintenance, gestion de projets...). Portant sur l'ensemble de la chaîne de valeur du phos- phate, ce méga-projet, qui générera à terme près de 1.270 emplois, prévoit notamment la construction d'une platefor- me de production d'engrais d'une valeur de 8,3 milliards de dirhams (MMDH), la réalisation d'une usine de lavage et flottation des phosphates (1,7 MMDH), d'une unité de séchage des phosphates destinés à l'export (600 MDH) et d'un parc de stockage d'une capacité 500.000 T (800 MDH). Dans l'optique de s'adapter aux conditions mari- times, météorologiques et aux spécificités du littoral de Laâyoune (ensablement), et afin de développer les capa- cités logistiques (import et export), il est prévu également dans le cadre de ce projet la construction d'un nouveau port (wharf), d'un investissement de 4,2 MMDH. Première à Laâyoune, la plateforme de production d'en- grais (8,3 MMDH) permettra de diversifier le portefeuille produit de Phosboucraa en transformant le phosphate extrait en acide phosphorique et en engrais phosphatés. D'une capacité de production annuelle d'un demi-million de tonnes d'acide phosphorique et d'un million de tonnes d'engrais, la future plateforme industrielle (36 hectares) comportera des unités de production d'acide sulfurique, de production d'acide phosphorique, de production d'engrais, de dessalement d'eau de mer et une centrale thermoélectri- que de 62 MW. A cette occasion, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a procédé à la pose de la première pierre de l'usine de lavage et flottation, une composante majeure du futur complexe industriel intégré de production d'engrais. Cette installation, d'une capacité de traitement de 3 mil- lions de T/an, permettra d'exploiter de nouvelles couches du phosphate de la zone minière de Boucraâ et d'optimiser le gisement exploitable. Cette usine comportera différentes composantes, notamment deux lignes de lavage d'une ca- pacité unitaire de 400 T/heure, une unité de flottation, deux décanteurs de boues et une digue d'épandage de boues et récupération des eaux. La réalisation de ces différents projets se fera en total respect de l'environnement. Il est ainsi prévu le recours à des procédés innovants pour la transformation du phos- phate de Boucraâ en engrais et pour la valorisation des produits dérivés, la valorisation de l'énergie thermique gé- nérée par l'unité sulfurique en énergie électrique, la réduc- tion de la consommation énergétique pour le séchage de la roche destinée à l'export, et le recours aux eaux de mer dans le procédé de lavage-flottation. Nouvelle illustration de l'engagement du Souverain en faveur du développement intégré des provinces du Sud, le projet de réalisation du complexe industriel intégré de production d'engrais traduit également la volonté de SM le Roi d'accompagner la stratégie industrielle du groupe OCP afin de conforter le leadership du Royaume du Maroc sur le marché mondial des phosphates. Ce projet industriel intégré, qui mobilise des investis- sements de l'ordre de 16,8 MMDH, permettra, en outre, au Maroc d'assoir un leadership intelligent sur le marché mondial des phosphates et produits dérivés, basé certes sur des paramètres de productivité et de rentabilité, mais sur- tout sur l'approche de durabilité. (MAP).
  13. 13. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 13 provinces du Sud es projets structurants el intégré de production d'engrais Réalisation de la technopôle Foum El Oued - Laâyoune S M le Roi Mohammed VI a procédé, vendredi à la commune de Foum El Oued, au lancement des travaux de réalisation de la technopôle Foum El Oued - Laâyoune, une cité du savoir et de l'innovation au service du développement des provinces du Sud. Mobi- lisant des investissements de l'ordre de 2 milliards de di- rhams, ce projet, qui vient accompagner la réalisation du projet de complexe industriel intégré de production d'en- grais à Phosboucraâ, a pour vocation de soutenir le déve- loppement économique des régions du Sud en répondant aux spécificités du territoire. Il traduit la volonté de SM le Roi d'assurer un développement durable et intégré aux régions du Sud, en encourageant l'investissement et l'ini- tiative privée, en renforçant les compétences et les potenti- alités des jeunes et en favorisant la protection et la valori- sation du patrimoine local. Située à 18 km de la ville de Laâyoune, la future techno- pôle comportera un Pôle d'Enseignement et de Recherche autour de thématiques liées à l'environnement saharien, un Pôle de soutien au développement économique des régions du Sud, un Pôle culturel, ainsi que des infrastructures so- ciales. La technopôle Foum El Oued - Laâyoune offrira de nombreuses retombées, notamment en termes de création d'emplois et d'investissements. Elle devrait mobiliser près de 1,8 million J/H en phase de construction et devrait créer 1200 emplois permanents à l'horizon 2022. Cette technopôle abritera au titre de la première phase (655 millions DH) l'Université Mohammed VI Polytechnique Laâyoune, un lycée d'Excellence et un Centre de Compétences Industrielles. D'une capacité d'accueil de 360 élèves pour le lycée et de 200 pour les classes préparatoires aux Grandes Ecoles, le Lycée d'Excellence, devra contribuer au renforcement de l'of- fre de formation d'excellence dans les régions du Sud et à la promotion de la diversité sociale et du mérite. Pépinière de talents, ce Lycée d'Excellence (3 ha) com- prendra des résidences (internat des élèves et logements de fonction), un restaurant, une bibliothèque, des espa- ces médico-techniques, des locaux administratifs, ainsi que des équipements sportifs (salle omnisports, piscine semi-olympique, piste d'athlétisme). Le Centre de Compétences Industrielles est destiné, pour sa part, à former des opérateurs usine et salle de contrôle, des agents de maîtrise exploitation, des opéra- teurs de maintenance, des agents de maîtrise maintenan- ce industrielle et des cadres supérieurs. Les formations dispensées graviteront autour de différentes filières : gé- nie mécanique et soudage, génie électrique et électroni- que, génie des procédés industriels, opérations minière et énergétique. Le Centre de Compétences Industrielles de Laâyou- ne (7 ha) viendra accompagner le développement des nouvelles unités industrielles du Groupe OCP et sou- tenir les initiatives d'innovation et de développements industriel et technologique de Phosboucraâ, de son éco- système et des partenaires africains du Groupe. A cette occasion, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a procédé à la pose de la première pierre de l'Univer- sité Mohammed VI Polytechnique Laâyoune. Etablisse- ment d'enseignement de référence, cette université (550 MDH) répondra aux besoins en matière de formations supérieures et de recherche académique dans la région et sera orientée vers la recherche, l'innovation et la for- mation dans des domaines scientifiques et techniques relatifs aux zones arides et sahariennes. Elle comportera des salles de cours, des amphithéâ- tres, deux résidences estudiantines, un restaurant uni- versitaire, un espace sportif, un centre de Recherche & Développement comportant des laboratoires et une unité de recherche, une ferme expérimentale et un cen- tre de conférence. L'Université a choisi de développer des programmes de recherche et développement autour de secteurs stra- tégiques (Agriculture, eau, énergie) lui permettant de s'ériger comme une institution de référence et de rayon- ner sur le territoire national et le voisinage subsaharien. D'une capacité de 2.500 étudiants/chercheurs, cette université a pour ambition de nouer des partenariats en Recherche & Développement avec des institutions nationales et internationales qui lui permettront de se déployer comme un centre de ressources académiques innovant. Centrale solaire Noor I, dont la mise en service officielle a été donnée, jeudi à Ouarzazate, par SM le Roi Mohammed VI, illustre la détermination du Royaume à réduire la dépen- dance aux énergies fossiles et à utiliser davantage les éner- gies renouvelables pour avancer sur la voie d'un développe- ment faible en carbone, indique un communiqué conjoint du Groupe de la Banque mondiale, les Fonds d'investisse- ments climatiques (FIC) et de la Banque africaine de déve- loppement (BAD). « Des projets pionniers sur le continent africain, comme le complexe Noor, montre la performance de la technologie d'énergie solaire concentrée », précise le communiqué publié à l'occasion de la mise en service de la 1-ère centrale du complexe solaire « Noor-Ouarzazate », baptisée « Noor I », et du lancement officiel des travaux de réalisation de la 2-ème et 3-ème centrales de ce mégaprojet (Noor II et Noor III). Au-delà des avantages écologiques, Noor a permis la création de nouveaux emplois locaux, relève le communi- qué, notant que le secteur de l'énergie durable pourrait éga- lement devenir un secteur économique très performant pour le Maroc. « Grâce à cette étape importante vers un avenir alimenté par les énergies propres, le Maroc ouvre la voie à une croissance plus verte et développe une technologie de pointe », a déclaré Mme Marie Françoise Marie-Nelly, directrice pour la région Maghreb de la Banque mondiale, citée par le communiqué, ajoutant que « les retours sur in- vestissements seront importants pour le pays et ses habitants en renforçant la sécurité énergétique, en créant un environ- nement plus propre et en encourageant de nouvelles indus- tries et la création d'emplois ». Malgré le potentiel de l'énergie solaire concentrée, les coûts relativement élevés de la technologie comparés aux coûts pour les énergies fossiles, dissuadent les investisseurs et les services publics. Les financements public et conces- sionnel ont été essentiels pour lancer le projet, souligne le communiqué. L'agence marocaine pour l'énergie solaire a réussi à sécuriser les 3 milliards de dollars nécessaires pour le complexe Noor-Ouarzazate grâce à la BAD, les FIC, des institutions de financement européennes et la Banque mon- diale. « Ce lancement montre que le financement à bas coût et à long terme fourni par les Fonds d'investissement climati- ques peut servir de déclencheur d'attractivité. Ce finance- ment permet d'attirer des investissements publics et privés indispensables pour construire des infrastructures à énergie solaire concentrée à un prix attractif pour des pays intéres- sés par le développement de l'énergie solaire », a dit, pour sa part Mafalda Duarte, Manager des FIC. De son côté, Yacine Fal, représentante résidente de la BAD au Maroc a déclaré, par la même occasion, que « le complexe solaire Noor fait partie des opérations innovantes de la BAD dans le secteur de l'énergie en termes de financement et de tech- nologie. Il sert d'exemple pour l'Afrique et le monde entier car il montre comment grâce aux énergies renouvelables, il est possible de développer des économies plus vertes et plus inclusives ». CentralesolaireNoorI
  14. 14. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 14 E N T R E P R I S E Groupe ESL Agence Publics Trois questions à Alexandre MEDVEDOWSKY, Président ESL Agence Publics Maroc La filiale marocaine ouvre ses portes L e secteur de l’événementiel, de la communication politique et stratégique au Maroc a désormais un mastodonte. Il s’agit du Groupe ESL Agence Publics, déjà présent à Paris, Bruxelles, Doha et Dubaï. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée, à Casablanca, à cet effet. Et c’est Rabat, la capitale administrative du royaume, que la nouvelle filiale du groupe s'est installée, plus précisément à l’Atrium Angle Rue Cadi Srayri / Cadi Ben Hammadi, La Pinède, Souissi. Ce qui confirme l’attractivité du Maroc car ESLAgence Publics n’est pas n’importe quelle agence. A cet effet, le choix du Maroc, n’est pas fortuit comme le souligne Alexandre Medvedowsky, Président du Directoire du Groupe ESL&Network et Président d’ESL Agence Publics Maroc. « Le Maroc est une implantation naturelle qui fait suite aux actions déjà menées par Agence Publics (Groupe ESL & Network), pour avoir entre autres participé à la mise en place pour le Groupe OCP du symposium SYMPHOS, accompagné les MEDays à Tanger chaque année depuis 2009 ou plus récemment réalisé l’importante étude de préfiguration de la COP22 et coordonné la présence du Maroc à la COP21 », fait-il remarquer. A l'actif du groupe, on trouve également d’autres événe- ments de portée mondiale. Il s’agit, entre autres, les céré- monies d’inauguration du Nouveau Canal de Suez en 2015, les festivités du Qatar National Day, le 70e anniversaire de l’UNESCO, le New World Forum avec l’OCDE ou encore le Business & Climate Summit et le Climate Finance Day. Ces cinq dernières années, Agence Publics a aussi organisé pour l’ONU la conférence de l’Alliance des Civilisations des Nations Unies à Doha, plusieurs réunions ministérielles du G20, mais aussi le 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin et les cérémonies des Jeux de la Francophonie et du Festival des Arts Nègres. Quant à la démarche stratégique, Gérard Askinazi, Vice- président d’ESL Agence Publics Maroc et Président d’Agen- ce Publics, l’explique bien : « le lancement de ESLAGENCE PUBLICS Maroc nous offre l’opportunité de poursuivre notre développement à l’international, sur le très prometteur mar- ché marocain. Le Maroc fait preuve d’un dynamisme et d’une créativité remarquables, en particulier dans les secteurs éco- nomiques d’avenir. Nous avons une forte proximité avec ce pays et nous prenons cette initiative dans un contexte porteur, avec la puissance et le périmètre de notre Groupe. Notre ambi- tion est d’y devenir de vrais leaders ». En outre, à travers leurs parcours professionnels, les dirigeants-fondateurs d’Agence Publics disposent d’une grande connaissance du Maroc. Ce qui ne pouvait qu’amplifier l’envie d’y implanter une équi- pe jeune, créative, tout autant qu’expérimentée ». Pour comprendre la force de cette institution, il faut souligner que ESL & Network est un groupe d’intelligence économique, de lobbying et d’affaires publiques installé à Paris et Bruxelles depuis 27 ans. Les consultants d’ESL & Network conseillent les dirigeants de grands groupes in- ternationaux, dont plusieurs fleurons de l’économie et de l’industrie française. Ils assistent aussi de nombreux Chefs d’Etats et de Gouvernements en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. ESL Agence Publics Maroc apporte l’expertise et met en œuvre les savoir-faire nécessaires pour accom- pagner les entreprises et les entités publiques dans la maîtrise de l’information, développer leurs stratégies d’influence, et accroître leur visibilité et leur réputa- tion. ESL Agence Publics Maroc propose les savoir- faire suivants : intelligence économique ; affaires publiques ; conseil stratégique en communication, conception, organisation de sommets et conférences de haut niveau ; conception, organisation d’événe- ments grand public et de commémoration mémorielles ; mobilisation des acteurs autour de grandes conféren- ces ; mise en œuvre de la stratégie de communication ; relations publiques et relations presse ; stratégie en communication digitale et e-influence et e-réputation. Lesprincipauxmétiers La Voix du Centre : Votre implantation intervient dans un contexte où presque les grands événements nationaux sont déjà programmés. Dans ces conditions, quelles sont vos priorités pour ne pas dire quels événements ciblez-vous ? La Voix du Centre : D’une manière générale, quelles sont vos ambitions pour l’Afrique ? La Voix du Centre : Qu’en sera-t-il de vos rapports avec les agences déjà sur place car il ne s’agit pas d’un terrain vierge ? Alexandre MEDVEDOWSKY : D’abord, notre priorité aujourd’hui est de nous installer dans tous nos métiers. En matière d’intelligence économique, j’ai envi d’aider les entreprises et les groupes marocains qui se développent dans le monde ou les entreprises européennes qui se développent notamment en Afrique et leur apporter notre savoir-faire dans ce domaine. Pour ce faire, nous allons rencontrer tous les chefs d’entreprise qui sont susceptibles d’être intéressés par nos prestations. Evidemment, durant cette année au Maroc, quelques grands évènements se tiendront au Maroc, notamment la COP22, qui est une grande manifestation, et pour laquelle nous avons déjà travaillé en amont dans sa préfiguration. La COP 22 réunira plusieurs autres manifestations qui seront déroulement parallèlement à cette prestigieuse manifestation. Tous ces événements font partie de nos priorités. Alexandre MEDVEDOWSKY : Il faut souligner que nous travaillons déjà dans une vingtaine de pays africains. D’ailleurs, c’est notre groupe qui va organiser le Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Madagascar. Nous allons aussi organiser le prochain som- met de l’Union africaine prévu à Kigali au Rwanda. Nous travaillons également, dans le domaine du conseil, avec des chefs d’Etat africains. Notre objectif est de poursuivre notre développement sur ce continent et d’être un peu plus présent dans les pays anglophones déjà que nous accompagnons beaucoup d’entreprises au Nigeria, en Angola au Mozambi- que. Bref les grandes puissances économiques de l’Afrique. Alexandre MEDVEDOWSKY : Nous serons à la fois respectueux et coopératifs avec les agences qui sont déjà sur place mais qui n’enlèvera en rien le caractère com- pétitif de la profession. En effet, ESL Agence Publics Maroc apporte son expertise et met en œuvre les savoir-faire nécessaires pour accompagner les entreprises et les entités publiques dans la maîtrise de l’information, développer leurs stratégies d’in- fluence, et accroître leur visibilité et leur réputation. Par Mamady SIDIBé
  15. 15. N°470 Du 12 au 18 février 2016 LA VOIX DU CENTRE 15R E G I O N Khénifra-Sport-Mercato d’hiver Béni Mellal-Gestion spatiale La grande percée du CAK Plaidoyer pour la mise en place d'un arsenal D ans le cadre du mercato d’hiver, le Cha- bab Atlas de Khénifra vient de recruter huit nouveaux joueurs, afin de renforcer son potentiel technique sous la houlette de l’entrai- neur Mohamed BOUTHER. Il s’agit des joueurs : Mohamed TAHIRI et Said RHARBAOUI de l’ASF de Salé ; Zakaria FATI du RAJA de Beni Mellal ; Rabii HOBRI du CODM. Ce joueur à déja joué au sein du CAK au cours de la saison 2014/2015 (1ere division) avant de rejoindre le CODM. Puis de Mo- hamed FIKRI du MAS ; Achraf AL IDRISSI du CRA d’Al Housima ; Ismail REJA d’ITTIHAD RYADI de Temara et d’Abou Bakar IBRAHIMA, venant direc- tement du Mali Au cours de ce même mercato, le CAK à libéré onze joueurs pour rejoindre les rangs des clubs comme le WIDAD DE TEMARA (Ayoub BERKA et Youssef APRAOUI) ; OULAMPIQUE DE SAFI (Imad ERRHOULI) ; YOUSSOUFIA DE BERRA- CHID (Jawad KAOUSS) ; RACHAD BERNOUSSI (Kalid QUAOUS et Taoufik TIZNI) ; CODM ( Mehdi HIDAN) ; FAR (Zouhir OUCHEN) ; AMAL SOUK SEBT, évoluant en amateur 1 (Imad EL BORKH) ; USTA DE TAOUNATE, évoluant en amateur 1 (Ha- mid EL OUAFI) ; Le malien Ismaila DIARA n’a re- joint pour le moment aucun club Interrogé pour se remuménage opéré au sein du CAK, l’entraineur Mohamed BOUTHER à déclaré qu’il compte renforcer les rangs du joueurs par de nouveaux éléments capables d’améliorer le classe- ment du CAK lors de la phase retour du championnat. En effet, le décollage du Chabab Atlas de Khénifra a débuté dans de bonnes conditions, au titre de la phase retour, puisque la journée qui a opposée la Jeunesse Sportif de Kesbah Tedla au CAK et qui s’est résulté par un but par tous, ce qui a permis au club Zayani d’empocher un point de plus pour ce trouver au 8eme rang du classement avec 20 points. Les Zayani Continuent leurs percée on faisant la grande joie des supporters, des ultras et des mordus du football Zayani, on battant le Rachad Bernoussi de Casablanca, samedi dernier par deux buts à zéro sans aucune difficulté, puisque à 39eme mns, le score fut ouvert par SAAD EL GHARBAOUI du CAK. Au cours de la second mi-temps, c’est autour du Malien ABOU BAKAR BANGARA qui enfonça le score par un second but à la 89eme mns. Nous rappelons a nos lecteurs que ces deux buteurs du CAK sont tous les deux nouvellement recrutés par le Chabab Atlas de Khénifra lors du mecrato d’hi- ver. c’est ainsi que le CAK se trouve, après le match contre le Rachad Bernoussi à la 4eme place du clas- sement générale avec 23 points. Espérons que notre équipe du CAK continuera sa persée pour trouver la place qui lui revient. Par Driss AZIM L es participants à une rencontre sous le thème « L'urbanisme et l'aménagement du territoire entre réalité et perspectives » ont appelé, lundi à Béni Mellal, à mettre en place un ar- senal juridique efficient pour résoudre les problèmes liés à l'urbanisme et à la gestion des zones urbaine et rurale au niveau de la région Béni Mellal-Khénifra. Les intervenants ont, à cette occasion, insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des textes juridiques, appelant à l'adhésion de tous les acteurs locaux dans l'objectif de contribuer à relever les défis sectoriels à l'échelle des collectivités urbaine et rurale. Cette réunion, tenue au siège de la région en pré- sence du ministre de l'Urbanisme et de l'Aména- gement du territoire, Driss Merroun, du wali de la région Beni Mellal- Khénifra et gouverneur de la province de Beni Mellal, Mohamed Dardouri, du pré- sident du conseil de la région Beni Mellal-Khénifra, Brahim Moujahid, des élus et présidents des services extérieurs ainsi que des acteurs de la société civile, a été l'occasion de souligner l'impératif de limiter le phénomène inextricable de l'extension urbaine au dé- pens des terres irriguées, de couvrir les différentes constructions en documents d'urbanisme, de protéger les terres agricoles irriguées et de créer des villes futures équilibrées conformes aux normes environ- nementales et sectorielles contribuant au développe- ment durable de la région. Ils ont, par ailleurs, appelé à la conjugaison des efforts en vue de régler toutes les problématiques que connaît la gestion de l'urbanisme dans certaines ré- gions, invitant, à cet égard, à organiser des réunions régionales encadrées par des acteurs du domaine, afin d'étudier les problèmes et les besoins de la région compte tenu de ses spécificités et sa géographie. En marge de cette rencontre, l'inspectrice régio- nale de l'Urbanisme et de l'aménagement du territoire à la région Beni Mellal-Khénifra, Amina Bourkia, a présenté un exposé portant, entre autres, sur un grand nombre de problématiques urbanistiques et sur les réalisations accomplies dans ce domaine, mettant l'accent sur les retombées de ce fléau qui nécessite une intervention immédiate et revoir l'arsenal juridi- que pour lutter contre l'extension urbaine et renforcer les infrastructures.

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