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Kie numéro 1

  1. 1. SSoommmmaaiirree Le journal Bimestriel de l'IDEN de Kédougounuméro 1­ Octobre­Novembre 2012 ­ 300 FCFA DDiirreecctteeuurr ddee ppuubblliiccaattiioonn:: Inspecteur Sory Danfakha RRééddaacctteeuurr eenn cchheeff Inspecteur Amédy Dieng CCoommiittéé ddee rrééddaaccttiioonn:: Inspecteur Cheikh Ndiaye Inspecteur Mamoudou Oumar Guèye... MMiissee eenn ppaaggee Adama Diaby PPééddaaggooggiiee : Les langues nationales à l’école : problématique et enjeux ppaaggee 55 Le Règlement intérieur de l’école: Implication et centralité de l’élève ppaaggee 66 EEddiittoorriiaall: Le ministère de l’Education Nationale du Sé- négal conscient de l’ importance de la com- munication pour la bonne marche du système éducatif en fait un pilier central sur lequel s’ap- puie tout le pilotage aux différents niveaux du secteur. C’est donc tout à fait logique que l’ Inspection Départementale de l’Education Nationale de Kédougou, fidèle à cette orientation et en co- hérence avec les politiques fixées s’est décidée de créer un bimestriel d’informations intitulé « KKééddoouuggoouu IInnffooss EEdduuccaattiioonn ».C’est un journal destiné à partager les informations et les expé- riences éducatives saillantes de l’Inspection dé- partementale de l’Education de Kédougou. Quelle est la finalité poursuivie par KIE ? SSuuiittee ppaaggee 22 EEccoollee eett mmiilliieeuu:: Les résultats au CFEE (2012) : une ana- lyse technique des forces et des faiblesses ppaaggee 77 HHoommmmaaggee:: Enseignants, El Hadj Aliou Sylla est parti mais il continue de vous parler ppaaggee 99 EEccoollee àà llaa uunnee : Focus sur l’école Bakary Dansokho la plus vieille école de Kédougou ppaaggee 33 PPaarrtteennaarriiaatt:: Les partenaires se font désirer dans le secteur de l'Education ppaaggee 1100 CCooiinn dduu rriirree eett//oouu dduu ppooèèttee:: L’Avenir des parents La leçon de dictée Poser trop de questions ennuie ppaaggee 1144 Préparation de la rentrée scolaire : un guide pour réussir l’entrée en matière ppaaggee 22 OOppiinniioonn:: Un danger permanent pour les élèves de l'école élémentaire de Bandafassii ppaaggee 99 KEDOUGOU INFOS EDUCATION sseecctteeuurr nnoonn ffoorrmmeell:: alphabétiser pour l' éveil des consciences ppaaggee1122 Enseignement Moyen:focus sur les réalisa- tions du projet Usaid/EDB page 13 chronique les grossesses précoces,obstacle à la qualité page 13
  2. 2. PPrrééppaarraattiioonn ddee llaa rreennttrrééee ssccoollaaiirree :: uunn gguuiiddee ppoouurr rrééuussssiirr ll’’eennttrrééee eenn mmaattiièèrree Le gouvernement du Sénégal, attaché aux idéaux d’équité, de démocratie et de respect des droits humains, valeurs sur lesquelles est assise la République, a voulu faire de l’Education une réalité pour tout citoyen.Ce faisant, les poli- tiques qu’il a déclinées sont en cohérence avec les différentes conventions et re- commandations souscrites au plan inter- national. C’est donc dans cette dynamique que le Directeur de l’Enseignement Elémen- taire, par correspondance n° 895/MEN/SG/DEE/Dir du 19 Sep- tembre 2012, adressée aux Inspecteurs d’Académie, Inspecteurs Départemen- taux de l’Education Nationale, a instruit les différents acteurs à prendre les dispo- sitions utiles pour la réussite de la rent- rée. En effet, la rentrée des classes constitue un moment clé de l’agenda scolaire et sa réussite nécessite l’inter- vention efficace de toute la communau- té. C’est cela que le Directeur de l’Enseignement Elémentaire traduit en ces termes : « Afin de réussir les condi- tions d’ une bonne rentrée scolaire, il est important que chaque acteur concerné puisse cerner de façon précise les tâches qui lui incombent pour les accomplir correctement et à temps… » Cette recommandation n’aura pas d’effi- cacité si chaque acteur n’ a pas une claire conscience des missions qui sont atten- dues de lui.Voilà tout ce qui explique la pertinence du guide de la rentrée. Pour ne pas dénaturer ou travestir l’esprit de l’autorité nous préférons reproduire le guide dans son intégralité sans en modi- fier les éléments de contenu.Nous atten- dons donc de toute la communauté éducative une bonne appropriation de ce guide qui pourra faire l’objet d’une large diffusion dans les CODEC, Cellules d’Animation Pédagogique et Culturelle, équipes pédagogiques et rencontres avec les parents d’élèves ou partenaires. AAmmeeddyy DDiieenngg ,,iinnssppeecctteeuurr ddee ll’’EEdduuccaattiioonn NNaattiioonnaallee Quels sont les acteurs ciblés ? Quels sont les contenus de KIE ? Relativement aux finalités il faut rappeler que la communication joue un rôle de lu- brifiant au sein des organisations. Elle permet de rapprocher les différents ac- teurs et de créer entre eux une synergie sans laquelle aucune performance du- rable n’est possible.La création de KIE n’est pas étrangère à ce dessein.En plus de cela ,c’est un espace d’échanges permettant de vulgariser et de partager les meilleures pratiques en matière d’Education sans compter la promotion de l’excellence et les ponts qu’il jette entre l’école et la communauté. Les acteurs ,ce sont les acteurs institu- tionnels(IDEN,CDEPSCOFI,CL,CO- DEC, CODEPE …),les gestionnaires du système(Directeurs, Principaux…) mais aussi les praticiens de classe, la commu- nauté, les partenaires…Bref c’est un journal qui offre aux différents acteurs la possibilité de partager leurs expériences et savoir-faire susceptibles de contribuer à l’ amélioration des performances sco- laires.L’Inspecteur Départemental de l’Education Nationale de Kédougou en appelle à l’engagement de tous à œuvrer pour l’ atteinte de cet objectif ô combien noble. Du point de vue de son contenu ou de sa structuration, KIE comprend six rubriques.Il s’agit d’abord d’ « EEccoollee àà llaa uunnee ». Cette partie du journal permet de mettre le focus sur une école. Ce qui est une opportunité pour visualiser les per- formances mais surtout pour faire un plaidoyer afin d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés. La rubrique « PPééddaaggooggiiee » qui suit consti- tue un cadre de renforcement de capaci- tés des maîtres. C’est le coin réservé aux spécialistes de certaines questions(Inspecteurs, CODEC, Direc- teurs) pour approfondir la réflexion sur un aspect de la formation continuée.Elle offre des axes pertinents servant de guide à la formation et à l’ autoformation des enseignants. Dans « EEccoollee eett mmiilliieeuu » ,le journal opère une ouverture de l’école au milieu en mettant en relief les interventions fon- damentales de la communauté dans le secteur de l’ Education.On peut par exemple y aborder des questions relatives aux APE ,CLEF ,OSC ,CGB etc... La rubrique « PPaarrtteennaarriiaatt » est un prolon- gement de l’ouverture de l’ école vers l’ extérieur. Ici s’offre l’ occasion de nouer ,diversifier, pérenniser le partenariat au- tour de l’école. Qu’ils soient du secteur privé, de la société civile ou des parte- naires techniques ,les différents interve- nants peuvent décliner leurs programmes , objectifs et stratégies d’intervention en cohérence avec les priorités éducatives exprimées par l’IDEN. Ensuite vient la rubrique «PPooiinntt ddee vvuuee ». Sur une question déterminée liée à l’ac- tualité, les acteurs peuvent donner leur point de vue, leur opinion. Enfin il y a le « CCooiinn dduu rriirree eett//oouu dduu ppooèèttee ».Naturellement ,on comprend la visée didactique de cette rubrique. Sortir par la gaieté de cœur, s’éclater uti- lement mais aussi promouvoir de poten- tiels artistes(élèves, maîtres …)parmi nous, sont entre autres, des objectifs poursuivis à ce niveau. En définitive, l’Inspecteur Départemental de l’Education de Kédougou espère que ce journal sera un cadre de promotion de la concertation de rapprochement des acteurs et surtout de partage des meilleurs standards en matière d’ Educa- tion. LL’’IInnssppeecctteeuurr DDééppaarrtteemmeennttaall ddee ll’’EEdduuccaattiioonn ddee KKééddoouuggoouu ,, SSoorryy DDaannffaakkhhaa 2
  3. 3. EEccoollee àà llaa uunnee :: FFooccuuss ssuurr ll’’ééccoollee BBaakkaarryy DDaannssookkhhoo llaa pplluuss vviieeiillllee ééccoollee ddee KKééddoouuggoouu.. DDeeppuuiiss 11990044 pplluussiieeuurrss ggéénnéérraattiioonnss dd’’ééllèèvveess eett dd’’eennsseeiiggnnaannttss ssoonntt ppaassssééeess ddaannss cceettttee ééccoollee qquuii ffaaiitt aauujjoouurrdd’’hhuuii llaa ffiieerrttéé ddee KKééddoouuggoouu mmaaiiss lleess ddiiffffiiccuullttééss nnee mmaannqquueenntt ppaass.. L’ école Bakary Dansokho est la pre- mière école de la région de Kédou- gou.Elle a été créée en 1904 . Cette année a coïncidé avec la transfor- mation de Kédougou en chef-lieu de cercle .Son premier maitre fut M Bakary Diabé Ndiaye. L’école était située sur l’ emplacement actuel du marché central de Kédougou dans sa partie nord- ouest et partageait le lieu à l’ époque avec la poste et le dispensaire. Il n’ y avait pas de construc- tion, une grande case foulah servait de salle de classe. Comme les populations étaient hostiles à l’ école, l’ effectif était faible et on obligeait les parents à ame- ner leurs enfants à l’ école.L’ école a connu une extension grâce à l’ arrivée des fonctionnaires et aussi l’ extension du chef-lieu de cercle. C'est ce qui a entrainé une augmentation de la popu- lation. A partir de 1946 le cycle est devenu complet (6 classes) et l’école a été dé- nommée « école régionale » avec un Saint-Louisien du nom d’El hadj Ma- moudou Diallo comme Directeur dont on disait qu’il était le premier instituteur en Guinée .Les élèves qui arrivaient au CE2 passaient un examen et on en- voyait les meilleurs à Tambacounda . Mady Cissokho ,ancien ministre d’Etat , Mamba Guirassy ,ancien président du conseil économique et social, El hadj Bocar Sidibé, ancien maire de Kédou- gou et Mady Cissokho n°2, ancien docteur vétérinaire faisaient parti de ceux-là. A partir de 1946 ,elle recevait les élèves de Saraya qui ne verra sa pre- mière école qu’ en 1908. En 1947 ,l’ école a présenté ses premiers candidats au CEPE (Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires) avec M Massal Guèye,instituteur natif de Pout(Thiès). Les plus grands élèves admis ont aussi- tôt été recrutés comme moniteurs . Il s’agissait de M Dembo Danfakha, Toumani Cissokho, Mady Dabo, Saïba Cissokho, Idrissa Diallo.En 1948 ,3 élèves ont été envoyés au lycée Faid- 3
  4. 4. 4 herbe de Saint-Louis ( Fily Sadia- khou,Moro Cissokho et Mamadian Diallo) qui ont été commis au ministère des affaires étrangères .En 1956 l’ école a commencé à déménager pour occuper les lieux actuels avec la construction de 2 salles qui ont abrité le CP1 et le CP2 .Le transfert ne sera complet qu’ à par- tir de 1962 . Son directeur de l’époque, M Moha- med Maalo était déchargé et des maîtres lui ont été envoyés sans forma- tion. Plusieurs directeurs se sont succédés dont M El hadj Dièye, Hamidou Kane, Mamba Guirassy ,Adama Bodian ,Fily Sadiakhou.Après la nomination de Fily Sadiakhou comme sous-préfet de Missi- rah en octobre 1983 ,Moro Cissokho lui succéda comme directeur.C’est sous Moro Cissokho que le décret N° 84 -10 -58 du 18 septembre 1984 que l’école initialement appelée école régionale de- viendra école Bakary Dansokho avec comme parrain vieux Dansokho.Le doyen Moro va à la retraite en décembre 1994. De cette date jusqu’ en octobre 1995 l’ intérim sera assuré par Kallé Moctar Diallo. actuellement sur- veillant au lycée Maciré Bâ . A partir de 1994, M Amadou Diallo deviendra le directeur titulaire . L’ école Bakary Dansokho est une pépi- nière de cadres. De nombreux élèves qui sont passés dans cette école sont aujourd’hui deve- nus des cadres. Parmi ceux-ci nous pou- vons citer M Fily Sadiakhou, Mady Cissokho,ancien ministre de l'inté- rieur,Mamba Guirassy,ancien président du conseil économique et social ,Siri- condy Diallo,inspecteur général d'Etat au conseil constitutionnel,la plus haute juridiction de l’Etat,inspecteur Sory Danfakha, actuel inspecteur départe- mental de l'Education de Kédougou … MM AAmmaaddoouu DDiiaalllloo,,llee ddiirreecctteeuurr dd''ééccoollee ssee pprroonnoonnccee ssuurr ll''oorrggaanniissaattiioonn dduu ttrraavvaaiill eett lleess rreellaattiioonnss hhuummaaiinneess àà BBaakkaarryy DDaan-n- ssookkhhoo:: "Le directeur anime le travail des enseignants assisté par l’ enseignant le plus gradé . Il effec­ tue la visite des classes et assure l’ encadre­ ment des jeunes maitres candidats ou non. L’école organise des essais pour mettre les élèves dans le bain .Sur le plan social ,c’est une école solidaire qui partage les joies et les peines des populations. En cas de maladie ou de décès d’un camarade, on initie les élèves à la solidarité .On s’est toujours manifesté à l’union ensemble pour montrer le droit che­ min aux enfants .Nous sommes en bon terme avec l’ APE qui ne ménage aucun effort pour nous venir en aide .Relations avec les maitres, ils sont charmants engagés .J’ ai eu la chance d’avoir un groupe qui écoute. Les bagarres et les injures n’ont pas de place à l’ école .On y trouve toujours des solutions. Pour dispenser une éducation il faut une bonne dose de cela. Je salue l’ engagement des uns et des autres .Surtout l’ engagement concret de feu Bouba Diallo qui nous a soutenu sans contrepartie non sans oublier Demba Diallo ,le délégué de quartier Amath Sène ,Koly Cissokho et Adja Aïssatou Aya Ndiaye… Il ne faut pas que je parte avec le peu que j’ ai fait avec vous". RRééssuullttaattss ssccoollaaiirreess ddeess cciinnqq ddeerrnniièèrreess aannnnééeess: Dans ce lot figurent des élèves qui ont vraiment fait la fierté de l'école Bakary Dansokho mais aussi de toute la région. Parmi ceux là ,on peut citer fily Cisso- kho qui, en 2009 a été élue reine au Festival au Royaume des En- fants(FARE).La même année Demba Seyni Diallo et Ibrahima Diallo ont re- présenté la région de Kédougou à Saint- Louis au concours des dix mots de la francophonie. Et en 2010, Moussa Sall a aussi re- présenté la région au concours de la dic- tée PGL(Paul Gérin Lajoie). Ce processus de promotion de l'excel- lence se poursuit à l'école notamment avec l'ouverture d'une salle équipée en 20 ordinateurs pour former élèves et équipe pédagogique dans les TIC (Tech- nologies de l'Information et de la Com- munication. Dans les prochains jours,cette salle informatique sera fonctionnelle. EEvvoolluuttiioonn ddeess eeffffeeccttiiffss ddeess cciinnqq ddeerrnniièèrreess aannnnééeess DDiiffffiiccuullttééss : Les cotisations annuelles des éléves n'arrivent pas à règler tous les problèmes de l'école . Le paiement des factures d'- électricité reste une équation à résoudre. Et depuis 2012 ,le gardien n' a bénéficié d'aucun traitement salarial. L'école ne dispose que d'un seul bloc de latrines pour ses 503 élèves. Ce qui pose d’énormes difficultés pour le bon fonc- tionnement de l’école.
  5. 5. PPééddaaggooggiiee: LLeess llaanngguueess nnaattiioonnaalleess àà ll’’ééccoollee :: pprroobblléémma-a- ttiiqquuee eett eennjjeeuuxx.. L’introduction des langues nationales dans les programmes scolaires suscite encore de nombreuses polémiques. Pourtant des progrès notoires ont été enregistrés dans ce domaine. Ainsi beaucoup de pays africains ont entamé des réflexions sur la place des langues nationales dans leurs programmes d’en- seignement. En effet, les résultats issus des recherches menées dans la didac- tique des langues et dans la psychopé- dagogie montrent le rôle irremplaçable de la langue maternelle pour assurer la continuité du développement psycho- moteur, affectif et cognitif de l’enfant. Aussi la problématique de l’introduc- tion des langues nationales dans les pro- grammes scolaires ne se pose t- elle plus en termes de sa pertinence ou non, mais dans l’efficacité de l’approche choisie pour mener cette réforme des pro- grammes.Certains pays, passent par l’al- phabétisation des adultes avant d’appliquer les acquis dans l’enseigne- ment élémentaire en langue nationale. Mais attention, les résultats des re- cherches en andragogie (pédagogie ap- pliquée aux adultes) ne sont pas transférables au domaine de la pédago- gie. Il y a en effet la spécificité de l’en- fant qui fait objection.D’autres pays confient la réforme des programmes à l’université. Cependant, les objectifs du chercheur ne coïncident pas toujours avec les préoccupations du pédagogue.Il devient donc nécessaire, de prendre l’introduction des langues nationales à l’école comme un problème global qui surpasse les querelles de spécialistes.La troisième voie revient donc, à confier aux instituts d’éducation et aux péda- gogues la coordination de tous les tra- vaux de mise en œuvre pédagogique. C’est en effet, sur l’enseignant que re- pose le succès ou l’insuccès de toute ré- novation. II..LLeess ggrraannddeess oorriieennttaattiioonnss:: L’UNESCO a contribué à placer le dé- bat sur l’introduction des langues natio- nales à l’école en Afrique à un niveau international. Déjà en 1947, une première réunion « des experts chargés d’étudier les prob- lèmes linguistiques relatifs à l’éducation de base » s’est penchée sur la question. (Doit-on pour faire acquérir aux élèves les idées essentielles de la civilisation moderne, se servir de leur langue mater- nelle ou d’une langue auxiliaire ?) Ensuite, le réseau LINGAPAX de l’UNESCO a posé comme nécessité l’enseignement des langues nationales à l’école pour améliorer les performances des élèves et promouvoir la solidarité entre les communautés. Dans les années 90 la banque mondiale, a fait de l’intro- duction des langues africaines dans l’en- seignement, avec l’adaptation des enseignements aux problèmes de déve- loppement économique et social de l’Afrique une condition du développe- ment des systèmes éducatifs africains. La Francophonie ne considère plus les langues nationales comme un obstacle à l’expansion du français en Afrique mais plutôt « des langues partenaires » face à l’hégémonie de l’anglais. La CONFEMEN pose cette introduc- tion des langues nationales comme une des conditions d’amélioration de la qualité des apprentissages.Enfin le Séné- gal qui a pour objectif de faire des langues nationales, des langues de culture et, par la même occasion, de donner plus de moyens et d’efficacité à l’éducation, à la modernité et aux efforts de développement, exige que ces langues soient écrites, introduites dans le système éducatif et utilisées dans la vie officielle et publique. IIII..LLaanngguuee nnaattiioonnaallee eett ddéévveellooppppeemmeenntt :: L’exigence du développement durable pour les pays africains est devenue, au- jourd’hui, le nouveau paradigme. Cela passe par la satisfaction effective du droit à l’éducation, le développement des ressources humaines, l’émergence et le renforcement de la démocratie. L’école devient ainsi, dans ce contexte, le centre d’incubation d’idées pour satis- faire les besoins socio-économiques des communautés bénéficiaires. Pour se faire, l’Afrique n’a pas d’autre choix que celui de l’introduction des langues nationales à l’école, pour donner à l’élève l’occasion de trouver sa place dans son environnement, pour contri- buer à son évolution. En effet, des études ont montré que le développement psychologique de l’en- fant s’effectue en alliant langue mater- nelle et langue d’enseignement.Sous ce rapport, les langues nationales doivent avoir un statut pédagogique plénier. IIIIII..LLeess ffoorrcceess :: Les conclusions auxquelles les spécia- listes (psychologues linguistes péda- gogues etc.…) ont abouties prouvent que tout enfant d’âge scolaire devrait, dans les premières années au moins, re- cevoir l’enseignement dans sa langue maternelle. Il est nécessaire d’accompa- gner le besoin d’apprendre qui est inné chez l’enfant en lui fournissant les outils langagiers capables d’exprimer en toute authenticité son besoin fondamental de connaissance et de créativité. Il ne s’agit pas, loin s’en faut, d’évincer le français. Mais, comme le suggère l’UNESCO, d’instaurer un bilinguisme ou le trilinguisme scolaire en respectant les principes suivants :Promouvoir l’ensei­ gnement de la langue maternelle afin d’améliorer la qualité de l’éducation­favoriser l’éducation bilingue, multilingue à tous les niveaux de l’éducation en tant que moyen d’instaurer et de respecter dans les sociétés la diversité linguistique­contribuer et encourager, à travers les langues, l’éducation intercultu­ relle. IIVV..LLeess ffaaiibblleesssseess :: Les obstacles qui semblent se poser sont: l’insuffisance des moyens-les obstacles politiques et la réticence des élites intellectuelles. Il importe de les surmonter avec des ar- guments techniques. VV..PPrrooppoossiittiioonnss dd’’aamméélliioorraattiioonn :: En 1917, déjà,Jean Dard notait «Il est de toute nécessité de commencer l’instruction des africains par les langues maternelles » Vingt ans plus tard dans une conférence à la chambre de commerce de Dakar, le président de la république Léopold Sé- dar Senghor avait préconisé l’introduc- tion des langues nationales.L’enjeu est donc de taille car une langue n’est jamais neutre, elle véhicule une culture, une civilisation, une idéologie. L’école doit fonder son action sur la culture nationale totalement désaliénée. Pour se faire une solide décision politique est 5
  6. 6. nécessaire. En effet, le pouvoir doit per- cevoir la multiplicité des langues comme une richesse et non comme un problème à gérer.Les populations doivent soutenir les efforts de promotion des langues na- tionales à l’école. Les élites intellec- tuelles doivent éviter de retirer leurs enfants des classes expérimentales en langue. L’Etat doit veiller au respect de la législation en matière d’écriture des langues nationales.Il est également important d’employer les langues natio- nales dans la vie officielle.Il faut soutenir la politique d’édition et de production d’ouvrages en langues nationales. CChheeiikkhh NNddiiaayyee ,,iinnssppeecctteeuurr ddee ll''EEdduucca-a- ttiioonn NNaattiioonnaallee LLee RRèègglleemmeenntt iinnttéérriieeuurr ddee ll’’ééccoollee:: IImmpplliiccaattiioonn eett cceennttrraalliittéé ddee ll’’ééllèèvvee L’école constitue une communauté plurielle composée des élèves, des per- sonnels (enseignants et non ensei- gnants) et des parents d’élèves. Sa mission repose sur des valeurs et des principes spécifiques adoptés par les lois de la République. Et ces valeurs ont pour noms neutralité, goût du tra- vail, assiduité, ponctualité, devoir de tolérance, respect d’autrui, égalité des chances et de traitement entre filles et garçons, protection contre toute vio- lence physique, psychologique ou mo- rale, entre autres. Ces valeurs et principes ont été depuis longtemps des préoccupations de la communauté internationale à travers la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen et de la Convention Inter- nationale des Droits de l’Enfant dispose que « Les Etats prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit appliquée à une manière compatible avec la dignité de l’en­ fant en tant qu’être humain… ». Pour prendre en charge ces préoccupations au sein de l’espace scolaire, l’élabora- tion d’un règlement intérieur s’avère dès lors nécessaire. Le règlement intérieur est un document écrit qui définit les règles de fonction- nement ainsi que les droits et les obli- gations de chacun des membres de la communauté éducative. Le paradoxe de beaucoup de règle- ments intérieurs est qu’ils ne relèvent pas d’un consensus entre les différentes parties concernées. Pour que les objec- tifs ambitieux d’un règlement intérieur soient atteints, il faut que tous les ac- teurs soient impliqués lors de son éla- boration. Cela fera qu’il sera accepté‚ ou rejeté. L’adoption du règlement intérieur doit être suivie d’une politique de com- munication vers les familles, vers les élèves, avec vérification d’une bonne compréhension du texte. Que peut-on interdire et que peut-on permettre ? Seule l’implication de tous peut répondre à cette interrogation. Dans l’établissement scolaire, la fin est l’action éducative, le moyen est le droit. Au quotidien l’action implique de prendre en compte le droit mais c’est pour agir en toute légalité et responsa- bilité au service de l’usager. Les objectifs de l’éducation que sont l’épanouissement de la personnalité humaine et le respect de droits de l’homme ne sauraient être atteints sans la participation de ceux-là mêmes à qui l’éducation est destinée. De plus, même si en Afrique nous don- nons la primauté au groupe, non sans valoriser l’individu, même si le respect que l’enfant doit à l’adulte est unilaté- ral, il faut reconnaître que l’enfant a sa place dans le groupe. Il participe dans sa communauté. Des dictons, pro- verbes montrent que l’enfant participe aux décisions : exemple : " un enfant qui a les mains propres s’assied à la table des adultes " la vérité est comme une ai- guille perdue dans une meule de foins, un adulte peut la retrouver comme un enfant ".La participation est au cœur du processus éducatif dans toutes les activités d’enseignement/apprentissage en classe, dans les activités para et péri- scolaires, dans les structures mises en place à l’école. Elle est donc fon- damentale pour développer l’autono- mie de l’élève et le respect des droits de l’homme. Les parents qui jouent un rôle de premier plan dans l ‘éducation des enfants, la famille étant la première cellule d’éducation, doivent participer en encourageant les enfants à ap- prendre, s’intéresser à la vie de l’école, participer aux réunions, en prenant des décisions, en prenant position, en co- opérant avec les autres partenaires comme les enseignants et les membres de l’administration.La participation à la vie de l’école s’inscrit dans le cadre de la démocratisation de la vie scolaire qui se concrétise entre autres dans la cogestion de la classe et de l’école (entre maître et élèves), dans l’ouver- ture à la diversité des façons d’être et de penser. Cette démocratisation doit donc être fondée sur le pluralisme, la coopération et le respect des droits de l’autre dans le quotidien. Toutes les actions menées au sein de l’établissement scolaire devraient concourir à améliorer l’existence des apprenants. Autrement dit, la centrali- té de l’élève devrait motiver les activités menées par toutes les composantes de l’école. Or, dans la plupart des règle- ments intérieurs existants, cette centra- lité est négligée, voire occultée. En effet, cette négligence se manifeste de plusieurs manières : •Les élèves ne participent pas à l’élabo- ration des dispositions du règlement intérieur qui, pourtant, sont pour la plupart d’entre elles destinées à eux. Il est dans ces conditions difficile pour les élèves de se l’approprier car, souvent, ils ne s’y retrouvent pas ; •La non prise en compte des intérêts et des besoins de l’apprenant par les dispositions existantes, ce qui cause un manque d’intérêt des élèves qui ne considèrent le règlement intérieur que comme un outil du et pour le maître et non comme un code de conduite desti- né à tous ; •La durabilité des règlements intérieurs que l’on photocopie et reconduit d’an- née en année sans tenir compte de l’évolution spatiale et temporelle de l’environnement scolaire ni de la pro- gression des mentalités des différents acteurs. Dans ces conditions, l’appre- nant ne peut se l’approprier ; • Le manque de sensibilisation des élèves autour de l’utilité et de l’impor- tance du règlement intérieur. En effet, 6
  7. 7. EEccoollee eett mmiilliieeuu:: LLeess rrééssuullttaattss aauu CCFFEEEE ((22001122)) :: uunnee aanna-a- llyyssee tteecchhnniiqquuee ddeess ffoorrcceess eett ddeess ffaai-i- bblleesssseess.. A l’instar des autres Inspections Dépar- tementales de l’Education Nationale du Sénégal, Kédougou a publié la liste des admis(es) au CFEE pour la session de 2012. Les statistiques fournies par le bu- reau des Examens et Concours ( BEX- CO) sont révélatrices à ce propos des performances et contreperformances de la circonscription. Qu’est ce qui en termes de résultats constitue un acquis et mérite d’être consolidé ? Quelles sont les faiblesses ? Quelles sont les mesures correctives sus- ceptibles d’inverser la tendance et d’ins- crire l’IDEN de Kédougou sur la pente ascendante qu’on lui a connue dans le passé ?La présente réflexion ne se veut ni une batterie de leçons à donner à des praticiens de classe parfois rompus à la tâche, ni une suite de recommandations sans assise matérielle. C’est juste un re- gard technique porté par un acteur sco- laire afin d’encourager par ci, aider à rectifier par là pour qu’en fin de compte l’IDEN de Kédougou puisse être citée parmi les meilleures au Séné- gal. Au total sur 1718 inscrits au CFEE ,1670 candidats dont 799 filles se sont présentés aux examens . Et 48 absents ont été notés, soit un taux de 2,7%. La faiblesse du taux d’ absence ne doit pas cacher le regret de voir de jeunes ci- toyens, après six ans d’études rater cette échéance qui certainement impacterait sur leur avenir. Le taux de réussite global est estimé à 58,68% désagrégé comme suit : 53,69% chez les filles et 63,26% chez les gar- çons. Comparée aux autres IDEN, Ké- dougou occupe la troisième place au niveau régional derrière Saraya et Salé- mata respectivement première et deuxième. Comparée aux sessions antérieures, Ké- dougou régresse parce que le pourcen- tage d’admis au CFEE recule d’année en année. Cette situation préjudiciable à la renommée de la circonscription et à une bonne motivation des élèves exige de chacun de nous une réflexion pro- fonde quant aux voies et moyens à suivre pour la redresser. Faudrait-il avant d’esquisser des pistes de résolution du problème comprendre quelles sont les causes sous-jacentes d’un tel phénomène ? S’agit-il d’une insuffisance de la forma- tion continuée chez les maîtres ? Les difficultés relèvent-elles du manque de suivi des élèves à la maison ? Sont- elles issues des perturbations en- démiques qui gangrènent l’espace sco- laire ? Les faits sont complexes et les raisons explicatives nombreuses. Mais chacun de nous au niveau où il se trouve (classe, direction, CODEC, com- munauté ) doit se dire quelle responsabi- lité a-t-il par rapport à la situation ? La communauté est un puissant facteur de progrès mais aussi peut constituer un frein à l’épanouissement de l’ enfant si elle n’est pas consciente de ses devoirs envers celui-ci. La baisse de niveau des élèves ou leurs contreperformances peut résulter d’un cadre familial insouciant de l’encadrement et du suivi à la mai- son.Une bonne jonction ou connexion doit être opérée entre l’ école et le mi- lieu, des échanges réciproques se nouer sur le travail de l’ élève. C’est à cette condition que l’enfant pourra augmen- ter ses chances de réussite au CFEE après six ans d’études. La réussite des élèves est pure utopie si celui qui est chargé de la mission d’édu- quer, pour une raison ou pour une autre, ne remplit pas son cahier de charges. C’est dire que le maître craie en main joue un rôle inégalable dans la réussite de l’enfant. Les maîtres des écoles de Thiobo, Madina Bousra, Marcel Paravy, Ninéfécha, Bara et Dimboli semblent avoir compris cela pour nous avoir don- né des taux de réussite de 100% au CFEE. Voila des exemples qu’il faut saluer et encourager même si l’on peut nous rétorquer que le taux peut souvent cacher des faiblesses. Ainsi six (6) sur 65 écoles ayant présenté des candidats ont donné des taux de 100% de réussite. Si ce nombre était porté à vingt ou trente , le taux global s’en trouverait nettement amélioré. A l’opposé 31 écoles ont eu des taux de réussite inferieures à 50% c'est-à-dire qu’elles n’ont pas donné satisfaction. Pour l’essentiel on peut dire que ce sont des écoles qui ont tiré l’IDEN, et par ri- cochet l’Académie, vers le bas. Les équipes pédagogiques sont invitées à faire un diagnostic sans complaisance au niveau interne afin de remédier à cette faiblesse des taux de réussite. La situation de l’une des écoles (Bom- boya) mérite d’être méditée . Avec un effectif très réduit de 6 élèves présentés, elle a donné un taux de réussite de 0% traduisant ce qu’il est communément admis d’appeler « capotage » . Les exemples de cette nature doivent être dépistés et découragés car ils ne mi- litent pas en faveur des bons standards en matière d’Education que l’IDEN de Kédougou veut promouvoir. Comme précédemment annoncées, les performances des filles ont été moindres que celles des garçons avec respective- ment des taux de réussite de 53,69% et 63,26% soit un écart de 9,57%. Des efforts doivent être alors entrepris pour combler ce gap ce qui faciliterait une plus grande équité dans les rende- ments scolaires. Au titre des mesures à prendre afin le maître qui affiche son règlement inté- rieur se soucie, dans la plupart des cas, à satisfaire aux exigences de l’affichage réglementaire plus qu’à le faire adopter par les élèves ;Ainsi, la prise en compte de la centralité de l’élève participerait à améliorer l’existence de ce dernier au sein de l’école. MMaammoouuddoouu OOuummaarr GGuuèèyyee,,iinnssppeecctteeuurr ddee ll''EEdduuccaattiioonn NNaattiioonnaallee 7
  8. 8. d’améliorer les résultats scolaires pour les échéances à venir, il faut : Au niveau de l’équipe pédagogique : -renforcer les rencontres de partage sur la didactique, les outils et leçons d’essai -échanger les outils et les supports ou la documentation disponible -donner autant que possible aux élèves de CM2 la possibilité d’être accompagnés par un maître non titulaire de la classe afin de susciter davantage de motivation en eux -partager le cahier de charges des maîtres -rencontrer assez souvent les parents d’élèves pour les sensibiliser sur le suivi à la maison. Au niveau du directeur : -renforcer le contrôle et l’ encadrement des maîtres conformément au cahier de charges du directeur -identifier les besoins de formation à prendre en charge dans les CODEC et les cellules d’animation pédagogique -contractualiser avec les maîtres tenant les classes sur les objectifs à atteindre -affecter les classes en tenant compte du profil des maîtres -veiller à une bonne conduite des leçons surtout dans les premières étapes. Au niveau du CODEC : -Accroitre les visites d’encadrement des maîtres -veiller au bon fonctionnement des cellules d’animation pédagogique). Au niveau de l’IDEN : Après un diagnostic objectif de la situation, il a été retenu de : -faire régulièrement des inspections ordi- naires, -visiter toutes les cellules d’animation pé- dagogique, -former tous les maîtres de CM2 à la didac- tique des disciplines, -renforcer les capacités des maîtres de CI/CP , -appliquer en toute objectivité des sanctions positives ou négatives selon le cas. -Organiser deux essais départementaux du- rant l’année scolaire à des dates qui seront retenus consensuellement. AAmmeeddyy DDiieenngg ,,iinnssppeecctteeuurr ddee ll’’EEdduuccaattiioonn NNaattiioonnaallee AAsssseemmbbllééee ggéénnéérraallee ddee rreennoouuvveelllleemmeenntt dduu bbuurreeaauu ddee llaa CCOOSSYYDDEEPP ,,llee mmaaiirree pprroommeett uunn tteerrrraaiinn LLaa ccooaalliittiioonn ddeess ssyynnddiiccaattss eenn ssyynneerrggiiee ppoouurr llaa ddééffeennssee ddee ll’’EEdduuccaattiioonn ppuubblliiqquuee ((CCOOSSYYDDEEPP)) aa tteennuu ssoonn AAsssseemmbbllééee ggéénnéérraallee ddee rreennoouuvveelllleemmeenntt ddeess iinnssttaanncceess aauu nniivveeaauu llooccaall.. YYaayyaa BBaaddjjii rreemmppiillee ppoouurr uunn sseeccoonndd mmaannddaatt.. Créée depuis 2008, la CO- SYDEP est une organisa- tion qui se bat pour l’ amélioration de la qualité de l’Education en facilitant l’ échange et le dialogue entre les dif- férents acteurs du système, en promou- vant la recherche-action …entre autres. Tout cela est parti d’un constat : « Nous avons senti une instabilité chronique à travers les grèves répétitives des ensei- gnants qui font que le temps d’ appren- tissage n’est jamais conséquent. Il y’a aussi le problème de l’inefficience du système et de son inefficacité,la démo- tivation des communautés ».a révélé M Cheikh Mbodj, le coordonnateur natio- nal de la COSYDEP C'est pourquoi,depuis sa création ,la COSYDEP a eu à réaliser plusieurs ac- tivités notamment la célébration de la journée de l’ éducation des filles ,la for- mation sur les violences faites aux filles, l’organisation de la semaine sur la gou- vernance scolaire au cours de laquelle semaine plusieurs rencontres ont été ef- fectuées avec les PCR, les Directeurs d’école et les autorités administratives) .Malgré les difficultés dans la mise en oeuvre de certaines activités,la COSY- DEP a désormais le soutien de l’admi- nistration scolaire. « Je trouve pertinente la démarche de la COSYDEP, l’entrée par la recherche augmente la crédibilité de l’ investiga- tion. Je suivais toujours la COSYDEP abattre un travail important de sensibi- lisation .Nous avons un regard sur ce que vous faites et nous allons vous sou- tenir » a laissé entendre M Mamoudou Oumar Guèye, inspecteur de l’Educa- tion Nationale en service à l’IDEN de Kédougou. Ce message réconfortant de l’ inspec- teur a été un ouf de soulagement pour les membres de la COSYDEP qui ont consenti beaucoup de sacrifices dans la réalisation de leurs activités. Pour alléger davantage une partie de leurs souffrances ,M Tama Bindia ,le 1er adjoint au maire de la commune de Kédougou leur a fait une promesse.« Cette rencontre vient à son heure, elle reste importante pour moi car nous sommes interpellés à nous intéresser à l’Education. Nous sommes en retard dans le domaine de l’Education du fait des considérations cultu- relles et de notre éloignement de Dakar. Je souhaite que ce bébé qu’est la CO- SYDEP soit le y en a marre de l’ Edu- cation .Je promets un terrain pour abriter des locaux de la COSYDEP pour prôner son indépendance ». Suite à son élection pour un deuxième mandat à la présidence de la COSY- DEP,M Yaya Badji a décliné sa feuille de route : « Nous allons rendre la CO- SYDEP encore plus visible dans la ré- gion .Nous voulons avoir une éducation de qualité pour tous et par- tout . Mais sans une Education de qua- lité ,on ne peut pas avoir un bon peuple. Un bon peuple se construit par la qualité. Seul je ne pourrai pas tout faire. Nous attendons vos réactions vos suggestions pour aller vers la re- construction de l’école sénégalaise.» La COSYDEP entend aussi effectuer des tournées sensibilisation dans la ré- gion pour lutter contre le travail des en- fants notamment dans les sites d’orpaillage traditionnel, pour exhorter les parents d’élèves à construire des abris améliorés, pour redynamiser les cellules d’animation pédagogiques car l’enseignant est le principal intrant pour avoir une éducation de qualité . Un accent particulier sera mis sur le partenariat local avec KEOH ,Action aide pour la capacitation des acteurs pour une gouvernance du système . En terme de communication interne et de communication externe la presse lo- cale sera impliquée . AAddaammaa DDiiaabbyy 8
  9. 9. EEnnsseeiiggnnaannttss,, EEll HHaaddjj AAlliioouu SSyyllllaa eesstt ppaarrttii mmaaiiss iill ccoonnttiinnuuee àà vvoouuss ppaarrlleer «Pourquoi aller à l'école? Pourquoi l'E- ducation? La première réponse nous la tenons de Dieu lui-même notre créateur parce que le premier ordre, la première instruction qu’il a donnée à son prophète(PSL) est « ikh raa » (Lis) Pourquoi Dieu a-t-il donné cette instruc- tion ? Justement parce qu’il sait que c’est l’instruction, le savoir qui est le soubassement de tout dans ce monde d’ici-bas. Partout où il n’y a pas de savoir il n’y a pas de développement.C’est pourquoi , les pays développés ont compris eux qui ont mis en avant l’Education. C’est ça qui manque dans nos pays. Il faut que les parents comprennent que l’Education est le pilier du développe- ment."Vous, enseignants, vous devrez comprendre que vous êtes les premiers agents de développement de ce pays.Acceptez donc des sacrifices en ayant la conscience que le salaire qu’on vous paie n’est rien que simplement pour vous permettre de fonctionner mais qu’on ne peut pas vous payer." Dans l’au-delà les enseignants seront interrogés plus que les autres. Les res- ponsabilités qu’ils ont assumées ici les ont-ils assumées pleinement ?C’est la question qu’on va vous poser. Alors fai- sons tout pour répondre à cette question "oui nous les avons assumées pleine- ment parce que nous avons travaillé dans les difficultés tout le temps qui nous était imparti. En plus, nous avons accepté des heures supplémentaires pour faire en sorte que nos élèves réus- sissent. " El hadj Aliou Sylla , tout le monde vous pleure encore, mais reposez en paix, votre relève est assurée car le système éducatif est entre de bonnes mains. SSoouurrccee ::aarrcchhiivveess aauuddiioo rraaddiioo ccoommmmnnaau-u- ttaaiirree ddee KKééddoouuggoouu HHoommmmaaggee:: En hommage à notre regretté El hadj Aliou Sylla Inspecteur Départemental de l’Education National de Kédougou qui nous a brusquement quitté le 24 Novembre 2011,il y a juste un an. Kédougou Infos Education vous replonge dans l’Univers de cet illustre homme qui a marqué d’une encre indélébile son nom dans l’histoire éducative de la circonscription. A travers ce texte retranscrit d’une intervention audio faite en 2007 lors de la cérémonie d’ouverture des activités du foyer scolaire du CEM de Bandafassi, l’on perçoit la haute conscience que l’homme avait de sa mission d’éveiller ses compatriotes, de les guider sur la voie du progrès mais surtout le caractère ô combien sacré qu’il donnait de l’Education des enfants. Lisons-le et faisons de ses enseignements notre crédo. SSoorryy DDaannffaakkhhaa,,iinnssppeecctteeuurr ddééppaarrtteemmeennttaall ddee ll''EEdduuccaattiioonn NNaattiioonnaallee ddee KKééddoouuggoouu PPooiinntt ddee vvuuee :: RReennttrrééee ddeess ccllaasssseess ,,ll’’ééccoollee éélléémmeennttaaiirree ddee BBaannddaaffaassssii ssee mmeeuutt ddaannss ddeess ddiiffffiiccuullttééss Aujourd’hui baptisée Tamba Mansa Ndiawla Kéïta, l’école élémentaire de Bandafassi a été créée en 1945 . Le 6 septembre 2012, le bâtiment qui abritait depuis lors deux salles de classe s’est fi- nalement effondré sous le poids de son âge. Les signes annonciateurs de cet ef- fondrement étaient pourtant visibles puisque depuis quelques années, les tôles qui formaient la toiture de ce bâtiment si elles ne se tordaient pas ,commençaient a s’envoler au gré des intempéries .La construction du bâtiment traditionnel qui fait aujourd’hui parler de lui a débu- té en 1946 . C’est la rentrée des classes la situation de ce bâtiment inquiète et continue d’ alimenter les débats .Les au- torités locales de Bandafassi peinent à lui trouver des solutions malgré les nom- breuses démarches effectuées. Nous avons recueilli le point de vue des acteurs principaux face à cette question : MM TTiiddiiaannee SSiiddiibbéé,, DDiirreecctteeuurr ddee ll’’EEccoollee ddee BBaannddaaffaassssii « Ce bâtiment a 64 ans. C’est depuis 2011 que nous avions commencé à ob- server certaines fissures .Et un simple coup de vent suffit pour que les tôles s’envolent . C’est très dangereux d’y accepter les enfants.Dans chacun de nos rapports, nous avons écrit à l’ inspecteur départemental de l’ Education mais pas de suite. En 2011 comme les partenaires espagnols avaient réfectionné le bâti- ment, le budget prévu par le conseil rural dans ce sens a été orienté vers un autre secteur. Lorsque nous avions constaté l’effondrement du bâtiment, j’ ai adressé aussitôt une correspondance au pré- sident du conseil rural ,à l’ inspecteur départemental de l’Education et au sous- préfet pour rendre compte de la situa- tion.Le sous-préfet m’ a promis de rendre compte à la hiérarchie.C’est en 1994 que la banque mondiale a construit les autres salles de classes qui nous permettent de fonctionner. C’était vrai- ment dangereux d’y faire entrer les élèves.Il va falloir construire d’ autres abris provisoires .L’année dernière je m’étais opposé à ce que ce bâtiment soit utilisé pour abriter des salles de classes car c’est une lourde responsabilité d’ ex- poser les enfants au danger. L’ école compte 193 élèves et nous n’ avons 9
  10. 10. 10 PPaarrtteennaarriiaatt:: EEnnttrreettiieenn aavveecc ll''iinnssppeecctteeuurr MMaammoouuddoouu OOuummaarr GGuuèèyyee,,cchhaarrggéé dduu ddoossssiieerr ppaarrtte-e- nnaarriiaatt.. VVoouuss êêtteess rreessppoonnssaabbllee dduu ddoossssiieerr ppaarrtte-e- nnaarriiaatt,, qquueellllee eesstt aauujjoouurrdd’’hhuuii llaa ssiittuuaattiioonn dduu ppaarrtteennaarriiaatt aavveecc llee sseecctteeuurr EEdduuccaattiioonn ddaannss llee ddééppaarrtteemmeenntt eett qquueelllleess ssoonntt lleess rrééaalliissaattiioonnss ddeess ppaarrtteennaaiirreess?? J’ai hérité de ce dossier partenariat suite à la nomination de inspecteur Danfakha comme inspecteur départemental de l’Education de Kédougou .Il n’y’avait que deux à trois partenaires qui interve- naient véritablement dans la circonscrip- tion. Les partenaires de l’école de Niéméniké qui ont beaucoup investi à Niéméniké mais malheureusement il y ‘a eu un problème de suivi de ces investisse- ments. L’année dernière, nous avions re- çu une correspondance par rapport aux changements intervenus en Europe no- tamment avec la crise économique, ils ont décidé d’arrêter ce partenariat. L’autre partenariat que nous avons c’est au niveau de l’école Alpha Mamadou Sadio Bâ avec les espagnols, « amis de Diakha Madina » .Ce partenariat a abouti à la création d’un centre des res- sources communautaires au niveau de Kédougou. même pas de latrines.Vraiment c’est une école vieille du chef-lieu de sous –préfec- ture et elle ne doit pas mériter cette situa- tion ». MMoouussssaa TThhiiaamm,, aaddjjooiinntt aauu SSoouuss--pprreeffeett ddee BBaannddaaffaassssii « Ce bâtiment qui abritait deux classes a été construit en banco. Et dans un pre- mier temps la toiture était en paille et quelques années après en tôles. Depuis l’ année dernière des fissures ont été constatées au niveau de quelques en- droits .Ensuite l’ administration scolaire a demandé à ce qu’on libère le bâtiment. Les élèves ont étudié le reste de l’ année scolaire dans des abris provisoires . A la fin de l’ année ,nous avons interpellé le directeur pour enlever les tôles et démolir le bâtiment malheureusement rien n’ a été fait par la suite.Les cours vont démar- rer dans quelques jours et le danger reste permanent car la moitié du bâti- ment s’est effondré et l’ autre moitié ré- siste encore.Toutes les informations relatives à la situation de ces deux salles ont été inscrites dans les rapports que nous avons transmis à la hiérarchie.Pour mettre les élèves à l’ abri du danger,les responsables du campement le relais s’étaient engagés pour réfectionner le bâ- timent ,mais on a senti que ce n’ était pas faisable .Maintenant il reviendra aux conseil rural et aux autorités en charge de l’ éducation de les appeler à nouveau et les mettre à l’ épreuve.Il faudrait que ces responsables du campement le relais en tant que partenaires du conseil rural de Bandafassi se décident, ils doivent se prononcer sur ce qu’ils voulez faire pour a Bandafassi. Il ne sera plus question de réfection, ce bâtiment est irrécupérable.Et ce qu’il va falloir faire c’est de démolir le reste du bâtiment pour pouvoir récupérer le ter- rain .L’ administration ne va pas accep- ter que les enfants soient exposés en permanence à des dangers dans les salles pareilles. » EEll hhaaddjj AAmmaaddoouu DDiiaalllloo ,,pprrééssiiddeenntt dduu ccoonnsseeiill rruurraall « En son temps le sous-préfet a eu une réunion de sécurité avec le préfet et le gouverneur .Ils avaient promis de mettre cela sur la table pour informer les plus hautes autorités du pays pour pouvoir ré- gler la situation.A notre niveau comme communauté rurale ,nous n’ avons pas les moyens financiers pour régler une école parce que le budget est régi par la taxe rurale . Et dans la communauté ru- rale de Bandafassi la taxe rurale n’ est même pas recouvrée à 5%.Mais ,nous avons saisi le sous-préfet qui ,à son tour a informé le préfet et le gouverneur pour que le ministère de l’ Education puisse faire quelque chose avant le démarrage effectif des cours.Le recouvrement de la taxe rurale est impossible« Nous avions donné des cahiers de villages et demandé à tous les chefs de villages d’ effectuer le recensement des personnes imposables dans leurs villages respectifs.Pendant la période de commercialisation du coton nous avons voulu profiter pour que chaque village puisse payer la taxe rurale .La collecte et la commercialisation des produits de cueillette(madds ,tamarins, pain de singe…) aussi sont des occasions à ne pas rater pour s’ acquitter de la taxe rurale .Mais ,nous nous sommes battus corps et âme pour faire entrer la taxe ru- rale que l’on dit pas obligatoire. Nous n’ avons vraiment pas un moyen coercitif pour les obliger à payer la taxe ru- rale.Cette année encore nous allons nous focaliser sur les fonds de dotation que nous recevons de l’ Etat pour donner des fournitures scolaires aux écoles. J’ ai personnellement saisi le responsable de la planification de l’ IDEN pour suivre les dossiers des écoles de la communauté rurales ciblées pour bénéficier de salles de classesconstruites ». pprrooppooss rreeccuueeiilllliiss ppaarr AAddaammaa DDiiaabbyy
  11. 11. 11 C’est un centre qui commence à fonc- tionner avec une bonne documentation et beaucoup de matériels didactiques. Un personnel a été mis à disposition à la disposition de ce centre et dans les jours à venir ,les activités vont démarrer à temps plein .L’autre partenaire c’est l’APECEK( Association pour la Pro- motion de l’Education de la Culture et des Echanges avec Kédougou). C’est une association créée par des ressortis- sants kédevins établis en France et d’autres membres de différentes natio- nalités qui viennent pour appuyer l’as- sociation. Depuis quelques années ,l’APECEK est en partenariat avec le collège Ké- dougou commune 1 et l’ accent est mis sur le parrainage des jeunes filles. Un autre type de parrainage se déroule aussi avec des élèves de l’ élémentaire notam- ment avec des enfants déficients . Entre autres nous pouvons citer une fille qui se trouve à Koboye ,une fille albinos à Thiokéthian et Oumou Djiba Diallo qui avait échappé de justesse au mariage forcé et précoce, qui s'était classée pre- mière du Sénégal à l'entrée en sixième et qui étudie actuellement au lycée Ma- riama Bâ de Gorée .Il y a aussi cinq jeunes non-voyants, tous parrainés par l’APECEK qui sont actuellement à l’Institut National de Formation des Jeunes Aveugles (INFJA)de Thiès. A ceux –là s’ajoute Cheikhou, jeune parrainé par APECEK qui a déjà fini sa formation de tissage à l’INFJA de Thiès . Aujourd’hui APECEK cherche à l’in- sérer dans le tissu socio-économique no- tamment en l’ aidant à ouvrir un atelier de tissage. A notre connaissance APECEK et les espagnols Amis de Diakha Madina ont fait beaucoup d'actions dans le cadre de l’Education au niveau du département de Kédougou.En plus de ces différentes actions sur le terrain,l'ong World Vision vient de crèer un cadre formel avec l'inspection départementale de l'Educa- tion Nationale de Kédougou. QQuueell eesstt ll’’iinnttéérrêêtt dduu ppaarrtteennaarriiaatt ddaannss llee ddéévveellooppppeemmeenntt ddee ll’’EEdduuccaattiioonn ?? Le partenariat est très important .Comme le vous savez l’Education est une compétence transférée aux collecti- vités locales, cela suppose l’intervention d’ autres partenaires parce que l’Etat ne peut pas tout faire. Il y a une partie que les collectivités font ,une autre partie que les partenaires pourront faire. A mon avis si on pouvait avoir des partenaires extérieurs pour toutes les écoles ce serait une bonne chose. Si les moyens de l’Etat et ceux des collectivités locales sont limités, il va falloir faire appel aux partenaires exté- rieurs pour aider à renforcer et à équiper les écoles. QQuueelllleess ssoonntt lleess ddiiffffiiccuullttééss rreennccoonnttrrééeess ddaannss llee ppaarrtteennaarriiaatt ?? Nous rencontrons surtout des prob- lèmes de suivi . Des partenaires viennent mais le suivi laisse à désirer . Et comme les enseignants bougent beaucoup cela suppose que les popula- tions autochtones doivent être impli- quées pour assurer la continuité. Souvent quand les relations vont très vite ,les populations peuvent penser que ce sont les directeurs d’écoles qui font de la chose un bien personnel alors que ces derniers ne sont là que pour faciliter. Les populations doivent comprendre que tout ce que font les partenaires leur reviendra .Il faudrait comprendre aussi que l’ Europe traverse une période de crise, c’est pourquoi depuis un certain temps, l’aide des partenaires a connu une certaine baisse. IIll eesstt ffrrééqquueenntt ddee ccoonnssttaatteerr qquuee cceerrttaaiinnss ddiirreecctteeuurrss dd''ééccoolleess nnoouueenntt ddeess ppaarrtteenna-a- rriiaattss aavveecc ddeess ppeerrssoonnnneess oouu ssttrruuccttuurreess eexxttéérriieeuurreess àà ll''iinnssttiittuuttiioonn ssaannss pprreennddrree llee ssooiinn ddee rreennddrree ccoommppttee àà llaa hhiiéérraarrcchhiiee ,,qquueellss rriissqquueess ccoouurreenntt --iillss ?? L’Administration étant écrite, à chaque fois, il faut rendre compte. Si parfois certains directeurs font des choses dans les écoles avec des intervenants exté- rieurs sans que l’inspecteur départe- mental de l’Education ne soit informé, un jour ou l’autre il sera au courant. Il y a des choses qui ne peuvent pas pas- ser inaperçues. Les directeurs oublient souvent qu’ils doivent toujours rendre compte à la hiérarchie de toutes les ini- tiatives qu’ils prennent au sein de leurs écoles. Et ils ne doivent pas perdre de vue que nous avons d’ autres sources d’information pour savoir ce qui se passe dans les écoles. Parfois l’ autorité n’est saisie que lorsque des problèmes se posent dans le partenariat . C'est en ce moment que les directeurs d’écoles se déplacent vers l’IDEN pour l’informer. Les directeurs d’écoles doivent com- prendre que l’école est celle de la com- munauté et eux ils sont les représentants de l’IDEN .Tout ce qui se passe à l’école, ils doivent prendre le soin d’informer l’autorité. En matière de partenariat à un certain niveau ,il est impossible de cacher les choses . QQuueelllleess ppeerrssppeeccttiivveess ppoouurr llee ddéévveellooppppe-e- mmeenntt dduu ppaarrtteennaarriiaatt aavveecc ll’’ééccoollee ddaannss llee ddééppaarrtteemmeenntt ddee KKééddoouuggoouu ?? C’est de toujours souhaiter la bienvenue à beaucoup plus de partenaires pour ap- puyer l’école. En prenant comme exemple de l’APECEK à chaque début d’année, les jeunes élèves qu’elle par- raine reçoivent des appuis financiers pour assurer certains frais (frais d’ins- cription, fournitures scolaire…). Cela réconforte bien les parents qui n’ont pas toujours les moyens de s’oc- cuper de l’Education de leurs enfants surtout s’ils ont des déficiences. Les uns sont parfois laissés à eux même sans au- cun soutien .Je crois beaucoup au parte- nariat c’est mon souhait le plus grand . Kédougou est une région en construc- tion ,une région enclavée par rapport au reste du pays mais aussi enclavée à l’in- térieur d’elle-même avec un relief très accidenté ce qui fait que les populations ont vraiment besoin des apports du par- tenariat. Je pense à tous ceux qui œuvrent dans le secteur touristique à créer des mécanismes qui vont inciter les touristes à aller visiter les écoles et à les soutenir. pprrooppooss rreeccuueeiilllliiss ppaarr AAddaammaa DDiiaabbyy
  12. 12. 12 SSeecctteeuurr nnoonn ffoorrmmeell AAllpphhaabbééttiisseerr ppoouurr ffaavvoorriisseerr ll’’ éévveeiill ddeess ccoonnsscciieenncceess AA KKééddoouuggoouu,, llee sseecctteeuurr nnoonn ffoorrmmeell nn’’eesstt ppaass uunn ppaarreenntt ppaauuvvrree dduu ssyyssttèèmmee éédduucca-a- ttiiff ..LL’’iinnssppeeccttiioonn ddééppaarrtteemmeennttaallee ddee ll’’EEdduuccaattiioonn ddee KKééddoouuggoouu ss’’eeffffoorrccee àà ggéérreerr uunnee pplluurraalliittéé ddee pprrooggrraammmmeess ppoouurr rreennffoorrcceerr ccee sseecctteeuurr vviittaall dduu ddéévveellooppppe-e- mmeenntt dduu ddééppaarrtteemmeenntt.. Dans le domaine de l’éducation, en de- hors du secteur formel ,le non formel oc- cupe une place de choix . Les autorités éducatives traduisent cela par la mise en place de différents programmes d’alpha- bétisation déroulés dans l’IDEN de Ké- dougou .Il s’agit du budget consolidé d’Investissement(BCI 2010 ), du PAJEF et du PCD .Le budget consolidé d’In- vestissement(BCI 2010) a pour objectif d’enrôler 1620 auditeurs et auditrices à travers une alphabétisation fonctionnelle accompagnée d’ activités génératrices de revenus.Dans ce programme, l’IDEN gère 7 centres d’ alphabétisation avec 210 auditeurs au total. Ces différents centres sont gérés par des enseignants du formel. Et pour une permettre à la société civile de s’impliquer dans ce combat contre l’ analphabétisme, une partie de ce pro- gramme leur est revenue à la suite d’un appel d’offres.Il s’agit de l’ ASC Dalaba (10 centres , un superviseur et 10 facilita- teurs à mobiliser pour 60 auditeurs à en- rôler) et de l’Ong GADEC (10 centres , 10 facilitateurs et un superviseur à mobi- liser, 600 auditeurs à enrôler…)Pour faire mieux, ce programme d’alphabétisation est accompagné d’un sous-programme Nutrition Education Sécurité Alimen- taire(NESA).Il a pour objectif de sensi- biliser et d’éduquer les femmes et les hommes pour le suivi des enfants dans la lutte contre la malnutrition Ainsi le programme NESA en partena- riat avec l’ITA a doté le GIE Koba-club1 de Kédougou d’une unité de production . Aujourd’hui grâce à la formation reçue de cette collaboration ,le GIE Koba-club 1 œuvre dans la fabrication de bouillie enrichie « rouyy Xaalel » poly vitami- née qui lutte efficacement contre la mal- nutrition infantile.Le NESA est utile pour le secteur non formel utile parce qu’il aide à la mobilisation des cibles . A côté du NESA, se développe le PAJEF ( Programme en Alphabétisation des Jeunes Filles et des Femmes) qui cible principalement les filles et les femmes âgées de 15 à 49 ans et est entièrement géré par les structures déconcentrées. Les activités du PAJEF se déroulent dans 6 centres qui enrôlent 30 jeunes filles et de femmes par centre.Il faut par ailleurs signaler l’existence du pro- gramme culture et Développement (PCD) ,un programme de type nouveau dans sa démarche dont les objectifs s’ar- ticulent autour de l’ enracinement et de la découverte notre culture, la protection de l’environnement.Il vise aussi le déve- loppement du brassage culturel et la culture de la tolérance en vue de rentabi- liser le patrimoine culturel qui est d’une grande richesses à garder les jalouse- ment en prônant l’ouverture aux autres. SSeelllloouu DDiiaalllloo EEnnsseeiiggnneemmeenntt MMooyyeenn: AAtteelliieerr dduu ccoommiittéé tteecchhnniiqquuee rreessttrreeiinntt dduu pprroojjeett UUssaaiidd//EEDDBB .. LLee pprroojjeett UUssaaiidd //EEDDBB ttiirree uunn bbiillaann ssaattiissffaaiissaanntt ddee sseess aaccttiivviittééss ddéérroouullééeess ddeeppuuiiss ssoonn ddéémmaarrrraaggee eenn 22000088..EEnn cceettttee ddeerrnniièèrree aannnnééee ddee ccaappiittaalliissaattiioonn,, lleess aacctteeuurrss ccoommpptteenntt mmeettttrree eenn œœuuvvrree ddiifffféérreenntteess aaccttiioonnss ppoouurr ooppttiimmiisseerr lleess rrééssuullttaattss.. Présent dans la région de Kédougou de- puis 2008 ,le projet Usaid /Education de Base (EDB) intervenait jusque là dans 11 collèges d’enseignement moyen . Son objectif est d’appuyer la politique éduca- tive du Sénégal à travers le PDEF ,la loi d’orientation…).Le projet est dans sa dernière phase. D’ici en fin 2013, toutes les activités du projet doivent être dérou- lées et atteintes. C’est pourquoi ,en cette année de capitalisation, le 15 novembre 2012 ,différents membres du Comité Technique Restreint( CTR )se sont re- trouvés en réunion pour faire le bilan des années précédentes ,un bilan nécessaire qui permettra de se projeter pour les an- nées à venir. Plusieurs acquis ont été no- tés jusque là au niveau des 5 composantes du projet dans lesquelles la plupart des activités prévues ont été réa- lisées.Dans la composante Enfance vul- nérable, sur les 11 observatoires à la vulnérabilité de la déperdition scolaire initialement prévus ,les 5 ont été mis en place . Ainsi ont-ils identifié et appuyé des enfants qui s’il n’y avait pas ces ob- servatoires allaient quitter le sys- tème.Pour le curriculum en ce qui concerne la formation intensive rappro- chée, toutes les activités programmées ont été réalisées à savoir les 27 demi- journées pédagogiques . Celles-ci ont fa- vorisé le bon déroulement des cellules d’animation pédagogique . Ainsi toutes les cellules d’animation pédagogique dans les cinq disciplines ciblées telles que les sciences à la vie de la terre( svt ) , les maths entre autres ...Tout le dispositif mis en place a fonctionné normalement et les outils du curriculum mis à la disposition des professeurs ont été utili- sés dans les différentes séances d’ ensei- gnements /apprentissages. Au niveau des 7 collèges TIC équipés, les comités de pilotage installés ont fonctionné tant bien que mal. Les guides ont permis de lire les programmes et de préparer les le- çons, les boites à outils ont facilité la mise en œuvre des séances d’évaluation formative. 44 outils de bonne gouver- nance ont été mis à disposition dans les différents collèges ciblés par le projet.Le bilan de l’ an 4 a été satisfaisant dans beaucoup de domaines .Cependant ,cela cache mal les obstacles rencontrés dans le déroulement des activités de ce projet .
  13. 13. 13 CChhrroonniiqquuee:: LLeess mmaarriiaaggeess pprrééccoocceess ccoonnsstti-i- ttuueenntt oobbssttaaccllee àà llaa ssccoollaarriissaattiioonn uunniivveerrsseellllee eett àà llaa qquuaalliittéé ddeess aap-p- pprreennttiissssaaggeess?? C'est une évidence au Sénégal de dire que l'école est une priorité des autorités en charge du secteur. Les écoles se multiplient, le corps enseignant se massifie, les projets éducatifs s'accroissent et se généra- lisent sur l'ensemble du territoire na- tional.Les objectifs du millénaire pour le développement en matière d'éducation semblent à portée parce qu'à la lisière de l'universel.Pourtant la qualité apparait terriblement et négativement atteinte et l'approche genre à vrai dire gravement compro- mise.Si de plus en plus les effectifs entre garçons et filles s'équilibrent à l'entrée, il en est de tout autre au fil des années. La cause la plus plau- sible, en tout cas dans la région de Kédougou, est le phénomène des mariages précoces. Combien de fois entend-t-on que des élèves du cours moyen 2ème année ou en classe de 6ème ou 5ème se marient par an dans nos contrées respectives? Incal- culables! Cette situation rentre dé- sormais dans nos mœurs et n'émeut, à mes yeux,personne.Tout le monde "fait avec" sans s'inquiéter outre mesure des conséquences drastiques sur notre système, sur nos politiques de développement, sur la santé des gamines, sur Kédougou demain. Que sera la région sans des filles qui vont au bout de leurs études? Ce qui est le plus exécrable, beaucoup de parents semblent s'y complaire et nouent des pseudo-ma- riages à tout bout de champ.Unanimement, ils se mur- murent qu'il ne faut pas avoir confiance aux filles, surtout en leur capacité de préserver leur virginité. Ce sont, raconte-t-on, des incons- cientes qui se montrent si gé- néreuses qu'elles ressortent toujours avec un bambin au dos au moindre contact charnel. Alors en les laissant à la maison, elles y répandront la honte et augmenteront les charges familiales parce que l'enfant qui nai- tra de ces contacts n'est ni le fruit de l'amour ni de pères responsables. Mais faut-il pour autant donner rai- son aux parents et pour ainsi dire bazarder leur progéniture à l'autel des "France naabés" et autres chan- ceux des "diouras"?Cherche-t-on à se garantir une petite retraite en donnant nos filles au plus offrant? C'est ce me semble une façon sa- dique de jouir de son manteau de père ou de mère.Sans faire le procès de qui que ce soit, je suis persuadé au moins d'une chose:les mariages précoces anéantissent les efforts de tous les amoureux de l'école et des partisans de l’approche genre en fai- sant couler des milliards sur des ar- rangements au dos des mômes. Les statistiques sont là pour le prouver et actuellement la plus grave pan- démie qui gangrène nos collèges est sans conteste ces "crimes odieux". CCaarriimm CCaammaarraa,,ssuurrvveeiillllaanntt aauu cceemm ddee DDiinnddééffèèlloo « Le ventre mou se situe au niveau du partenariat public/privé où aucune acti- vité n’ a été déroulée. Il y’ a une faiblesse notée dans la collecte et la transmission des données que nous devons recueillir pour le rapportage Problèmes rencontres . A cela s’ajoutent l’ inaccessibilité de certaines zones déplacement et la fai- blesse de nos moyens . Nous avons des moyens limités que nous mettons en gé- néral en commun avec ceux des IDEN et des IA. Kédougou étant une région qui vient de naitre, les IDEN et l’IA ont des moyens très limités notamment les moyens logistiques . Nous avions aussi rencontré des difficul- tés dans la mise en place et le fonction- nement de certaines structures(le paquet d’intervention du projet , gouvernements scolaires clubs Works(monde du tra- vail…) » a précisé M Moustapha Thiam, le coordonnateur du projet Usaid/EDB .Il reviendra à la charge pour dire que le grand défi qui reste à relever c’est la re- mobilisation des troupes. L’éducation étant une compétence transférée ,ce n’ est plus l’ affaire de l’IA, de l’Iden, des enseignants et des principaux . C’est rai- son pour laquelle, nous invitons tout le monde ,même les journalistes à nous accompagner pour que nos activités soient visibles, que les rôles et responsa- bilités de chacun soient clairement défi- nis afin que tous les acteurs puissent jouer leurs rôles de façon efficiente et ef- ficace.L’ engagement est manifesté ,reste à savoir si tout le dispositif mis en place permettra de relever le reste des défis. AAddaammaa DDiiaabbyy
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  16. 16. 16 LLaa lleeççoonn ddee ddiiccttééee :: Au cours d’une dictée, le maitre a lu la phrase suivante : « Les oi- seaux ont dévasté le champ du paysan… », pendant que les autres élèves écrivaient Samba levait les yeux au plafond en mâchait le bout de son stylo et se disait tout bas mais « zoi- seaux » est ce que c’est du fran- çais ? Non ,je pense que le maître s’est trompé. Au même moment M Diallo a dit : Hé ! Samba ,pourquoi tu n’écris pas hein ? Aussitôt il répondit à haute voix : Monsieur j’ai des problèmes avec le mot « zoiseaux » ça n’existe pas en français. Aussitôt a-t-il fini de prononcer ce mot que tous ses camarades de la classe se sont mis à rire aux éclats. AAtttteennttiioonn ,,les liaisons dérangent par­ fois surtout lorsqu’elles sont fan­ tômes. PPoosseerr ttrroopp ddee qquueessttiioonnss eennnnuuiiee M D est un enseignant affecté dans un village de la commu- nauté rurale de Bandafassi. Deux mois après son arrivée dans le village ,M D voulait tout savoir sans poser de question . Mais quatre mois plus tard, il ne trouva pas de réponse à cette question qu’il ne cessait de se poser intérieurement : « où est l’emplacement des cimetières du village ? » . M D a profité d’une de ses le- çons pour poser la question à ses élèves. Il a été surpris d’ap- prendre que les cimetières se trouvaient juste derrière sa case. Aussitôt,il regretta d’avoir posé cette question. La nuit, il n’arriva point à fermer l’œil. Au fil du temps et par contrainte, il s’habi- tua à vivre à proximité des cime- tières pendant trois ans. Toutes les questions ne se posent pas . AAddaammaa DDiiaabbyy AAnnnnoonnccee :: Chers(es) lecteurs/trices Vous êtes enseignants(es) : Maître (sse) craie en main, Directeur d’école, CODEC, partenaire ou acteur de l’école, vous voulez contribuer au développement de l’Education dans le département de Kédougou, Postez vos articles au format électronique (Word, ou autre… sauf les formats protégés) ,vos questions et sug- gestions à l’adresse suivante : kkeeddoouuggoouuiinnffoosseedduuccaattiioonn@@ggmmaaiill..ccoomm Au besoin ,accompagnez vos articles de photos pour illustration . Vous pourrez aussi déposer vos articles(textes de contri- bution en version papier format A4) au secrétariat de l’IDEN de Kédougou. Vous êtes libres de choisir un sujet lié à l’Education dans le département de Kédougou ,le traiter et l’envoyer avant 25 de chaque mois) Tous les articles non signés(portant identification des auteurs, adresse de l’école, numéro de téléphone, siège du partenaire, adresse civile) ou appelant à la xénopho- bie, l’incitation au soulèvement populaire, ou à la dif- famation ne seront pas publiés. Le comité de rédaction se réserve le droit de choisir les articles à publier. Bonne lecture . CCooiinn dduu rriirree eett//oouu dduu ppooèèttee : LL’’AAvveenniirr ddeess ppaarreennttss Je suis enfant, Je suis un Avenir pour mes parents. L’école m’a mis dans les rangs, Et la réussite m’ambitionne. Oh parents ! Ne me chargez pas de travaux domestiques, Ne jouez pas avec votre Avenir, Ne faites pas de moi une fille de ménage ou un garçon de maison. Je suis un Avenir et un Espoir pour vous ; Et je demande encore votre soutien. N’enflammez pas ma vie en m’épuisant, Ne favorisez pas la précocité sur mon Etre mineur, Et sachez que je suis un phare pour éclairer votre futur. Plus j’avance, plus le chemin s’éclaircit. Aidez moi donc, Car l’analphabétisme est une ignorance. Parents ! L’Avenir de mon pays est dans mes mains, Et le développement est ce qu’il faut pour un peuple ; Laissez moi donc me défendre pour que : Demain vous vous essayez sous mon ombre fraiche... MMaahhaammaaddoouu BBââ,, llee ffuuttuurr ppooèèttee dduu XXXXII ssiièèccllee..

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