RAPPORT D’ACTIVITE
2013
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INTRODUCTION .....................................................................................................
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Le service Logement...............................................................................................
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INTRODUCTION
Nous avons le plaisir de vous présenter notre rapport d’activité pour 2013 qui retrace le déroulement de
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Nous avons poursuivi nos activités dans un contexte institutionnel plus tendu lié aux restrictions
budgétaires....
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ACCUEILLIR
Nous accordons à notre mission d’accueil une très grande importance car elle crée les conditions favorables
d...
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L’accueil de jour de Carpentras, un lieu pour maintenir un lien social
et combler les besoins de première néces...
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L’association, agréée par la Préfecture, domicilie actuellement plus de 200 personnes en file active.
Cette domiciliatio...
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Un interne de médecine témoigne sur les consultations médicales :
« Etant interne en médecine générale (3ème
se...
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UNE FREQUENTATION EN CONTINUELLE PROGRESSION
Les taux de fréquentation ont très fortement augmenté au cours de l’année ...
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Les maisons relais de Carpentras et d’Orange :
un « chez soi » accompagné
LES MAISONS RELAIS, UNE MODALITE PAR...
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AVEC UN ACCOMPAGNEMENT SOCIAL ET MEDICAL
L’accès à un logement adapté, même s’il est un aboutissement pour la personne,...
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UNE AMELIORATION EN 2013 DU TAUX D’OCCUPATION GLOBAL
En 2013, 42 personnes sont accueillies à la maison relais...
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L’ACTIVITE DE LA MAISON RELAIS D’ORANGE
LES RESIDENTS SONT MAJORITAIREMENT DES HOMMES SEULS SOUFFRANT DE TROUBLES PSYCH...
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Des Conseils de maison sont organisés toutes les 6 semaines environ avec l’ensemble des
résidents pour suivre ...
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L’accueil et l’écoute des femmes victimes de violences conjugales
Rappelons ces chiffres qui ressortent d’une étude réa...
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UN LIEU D’ACCUEIL SPECIALISE ET SECURISANT
L’ADJF est basé à Carpentras. Il est ouvert du lundi au vendredi de...
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Accompagner
A l’issu de ce premier accueil et, après un premier diagnostic établi, les femmes pourront bénéficier, si e...
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Pour 2014, RHESO ouvrira des antennes violences conjugales à Valréas, Avignon, Cavaillon et Apt
en lien avec s...
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Lors de ces 436 entretiens, les thématiques suivantes ont été abordées :
Problématiques
complémentaires abordées:
Nombr...
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ACCOMPAGNER
Si nous mettons un point d’honneur à la qualité de notre accueil, c’est parce qu’il est le point d...
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RHESO est agréé pour 64 places réparties en foyer collectif ou en appartements diffus sur
Carpentras et Orange. Le Foye...
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LES ORIENTATIONS
Les demandes d’hébergement sont adressées au Service Intégré d’accueil et d’Orientation (SIAO...
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L’ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES SUR LES PLACES D’URGENCE
Les personnes sont orientées par le 115, il s’agit d’une mise à...
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L’ACCUEIL EN APPARTEMENTS DIFFUS
Les appartements éclatés ou diffus, correspondent aux besoins de personnes se...
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TAUX D’OCCUPATION
TAUX D’OCCUPATION URGENCE STABILISATION INSERTION
FOYER 93.77% 98.54% 95.20%
APPARTEMENTS
DIFFUS
63.2...
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Dans le cadre de la stratégie de l’Etat du « logement d’abord », la DDCS nous demande d’améliorer la
fluidité ...
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L’ORGANISATION DU PARTENARIAT
Le travail d’accompagnement social ne pourrait se réaliser sans la volonté de s’ouvrir ve...
SOMMAIRE
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LES TEMPS DE RESOCIALISATION POUR LES PERSONNES HEBERGEES EN ECLATE
Au niveau des appartements en diffus, l’ac...
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LES PERSONNES SORTIES DU CHRS
Au total 137 personnes ont quitté notre établissement au cours de l’année 2013.
LES SORTI...
SOMMAIRE
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LES SORTIES DU DISPOSITIF URGENCE
46 personnes sont sorties du dispositif d’urgence.
15% des personnes sorties...
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SOMMAIRE
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Les Lits Haltes Soins Santé
UNE STRUCTURE MEDICO-SOCIALE QUI ARTICULE SOINS ET ACCOMPAGNEMENT
SOCIAL
Les Lits ...
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UN PUBLIC QUI CUMULE SITUATIONS ADMINISTRATIVES COMPLEXES ET MALADIES
CHRONIQUES
En 2013, nous avons hébergé et accompa...
SOMMAIRE
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La prévention et l’éducation à la santé
Nous recevons des publics en situation de très grande précarité confro...
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En 2013, 330 entretiens ont été réalisés et 53 n’ont pas été honorés. L’infirmière a ainsi reçu 44 hommes
et 23 femmes ...
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Les personnes que nous accompagnons ont souvent peur de parler de leur(s) addiction(s), d’accepter leur
dépend...
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Le service Logement
Les ménages qui rencontrent des difficultés pour accéder ou se maintenir dans un logement trouvent ...
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LA PROVENANCE DES MENAGES
Les orientations concernent des personnes pour lesquelles un diagnostic a fait resso...
Rapport d'activité RHESO 2013
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Les activités de RHESO sur l'année 2013. Découvrez nos services, établissements et notre manière d'accompagner

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Rapport d'activité RHESO 2013

  1. 1. RAPPORT D’ACTIVITE 2013
  2. 2. 2 SOMMAIRE INTRODUCTION .............................................................................................................................................. 4 ACCUEILLIR .................................................................................................................................................... 6 Les services de premier accueil................................................................................................................. 6 L’accueil de jour de Carpentras, un lieu pour maintenir un lien social et combler les besoins de première nécessité...................................................................................................................................... 7 Un lieux d’accueil inconditionnel ................................................................................................................ 7 Une fréquentation en continuelle progression .......................................................................................... 10 Les maisons relais de Carpentras et d’Orange : un « chez soi » accompagné .................................... 11 Les maisons relais, une modalite particulière de résidence sociale.......................................................... 11 Un « chez soi » bien integré dans la ville ................................................................................................. 11 Avec un accompagnement social et medical............................................................................................ 12 Une amélioration en 2013 du taux d’occupation global ............................................................................ 13 L’activité de la maison relais de Carpentras............................................................................................. 13 L’activité de la maison relais d’Orange..................................................................................................... 14 L’accueil et l’écoute des femmes victimes de violences conjugales .................................................... 16 Un engagement associatif sans égal pour défendre les femmes victimes de violences conjugales.......... 16 L’accueil de jour départemental pour les femmes victimes de violences conjugales, un espace d’écoute dedié pour se reconstruire ....................................................................................................................... 16 Un doublement des temps d’accompagnement sur l’année ..................................................................... 19 ACCOMPAGNER ........................................................................................................................................... 21 Le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale : une mise à l’abri et un lieu de socialisation pour apprendre à vivre ensemble ..................................................................................................................... 21 Un hébergement pour retrouver une autonomie personnelle et sociale.................................................... 21 Un temps pour se resocialiser.................................................................................................................. 28 Les personnes sorties du CHRS .............................................................................................................. 30 Les Lits Haltes Soins Santé...................................................................................................................... 33 Une structure médico-sociale qui articule soins et accompagnement social............................................. 33 Un public qui cumule situations administratives complexes et maladies chroniques ................................ 34 La prévention et l’éducation à la santé .................................................................................................... 35 L’accompagnement individuel au projet santé.......................................................................................... 35 Les ateliers collectifs autour de la santé................................................................................................... 37
  3. 3. SOMMAIRE 3 Le service Logement................................................................................................................................. 38 Le dispositif d’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL)............................................................ 38 Les Ateliers Recherche Logement ........................................................................................................... 48 L’Accompagnement social Vers et Dans le Logement ............................................................................. 49 Le diagnostic social des ménages reconnus prioritaires dans le cadre de la loi DALO............................. 53 Le Revenu de Solidarité Active (RSA), un contrat d’objectifs vers une (ré)insertion socioprofessionnelle................................................................................................................................. 58 L’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales..................................................... 59 Les ateliers de communication Parents Enfants....................................................................................... 59 Les groupes de parole pour les femmes victimes de violences conjugales .............................................. 61 Les Ateliers bien-être ............................................................................................................................... 63 REMOBILISER............................................................................................................................................... 64 La participation des usagers .................................................................................................................... 64 Remobiliser en accompagnant l’élaboration d’un projet professionnel................................................ 65 Un accompagnement socio-professionnel individualise ........................................................................... 65 L’atelier boutique solidaire REKUP’D’KO ................................................................................................. 68 TRANSMETTRE............................................................................................................................................. 70 RHESO Formation ..................................................................................................................................... 70 L’ASSOCIATION............................................................................................................................................ 72 La composition du Conseil d’Administration.......................................................................................... 73 Le bilan social............................................................................................................................................ 73 La formation des équipes ......................................................................................................................... 80 Les déléguées du personnel..................................................................................................................... 80 Le comité d’établissement et les œuvres sociales ................................................................................. 80 La démarche d’évaluation interne............................................................................................................ 81 Une méthode participative et la construction d’un référentiel singulier ..................................................... 81 Les points forts et les axes d’amélioration................................................................................................ 81 Les apports de la démarche d’évaluation interne ..................................................................................... 82 Les levées de fonds .................................................................................................................................. 83
  4. 4. 4 INTRODUCTION Nous avons le plaisir de vous présenter notre rapport d’activité pour 2013 qui retrace le déroulement de l’ensemble de nos activités pour l’année écoulée. Comme par le passé, nous avons fait le choix d’un format assez dense, consultable et téléchargeable sur notre nouveau site Internet, et d’une écriture à plusieurs mains, afin que chacune de nos actions puisse être parcourue et comprise par nos lecteurs. Vous y trouverez ainsi une présentation de nos services et dispositifs, des commentaires sur nos résultats, le tout émaillé par des témoignages de nos bénéficiaires et des professionnels. C’est ce qui fait la richesse de ce document. Comme l’humain est au cœur de nos missions, nous voulions ainsi lui laisser une juste place dans ce rapport. L’année 2013 s’est poursuivie dans un contexte de durcissement des problématiques sociales et économiques qui ont laissé peu de marge de manœuvre tant pour nos associations que pour les publics que nous accompagnons. Ces derniers n’ont pas connu de grands changements dans leurs difficultés, un cumul de pauvreté et de problématiques de santé, d’addictions et de souffrance psychologiques. Nous avons ainsi accueilli et accompagné 1 539 ménages en file active sur l’année, dont un tiers de ménages avec enfants, avec une répartition équivalente entre hommes et femmes. La reconnaissance de notre spécifié et de notre expertise en matière d’accueil et d’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales s’est traduite en fin d’année 2012 par notre labellisation en tant qu’accueil de jour départemental pour les femmes victimes de violences conjugales. L’accueil s’est donc approfondi en 2014 et a nécessité de revoir notre organisation territoriale. Les permanences ont été repositionnées et deviennent des antennes territorialisées de l’accueil de jour départemental. De plus, grâce à la mobilisation très forte de nos professionnelles bénévoles, nous avons pu améliorer la prise en charge dans les antennes, les victimes y sont désormais reçues avec ou sans rendez-vous pendant les heures d’ouverture. Enfin, pour réaliser une meilleure couverture territoriale de notre mission et être au plus près des victimes, nous avons décidé d’ouvrir de nouvelles antennes, non seulement dans le nord du département, mais également à Avignon et dans le sud. L’information et la prévention des violences conjugales ont également fortement mobilisé l’association, cette année, notamment avec l’organisation de temps forts à l’occasion du 8 mars, et des 23 et 25 novembre (projection du film « Arrêtez-moi » de Jean- Paul LILIENFELD suivie d’un débat). Notre implantation sur les bassins de vie, la configuration de nos lieux d’accueil et d’accompagnement, leur cohérence avec le projet associatif, leur lecture sur le territoire, tout cela tient une place importante dans la recherche d’une meilleure adéquation de nos services aux besoins et d’une meilleure harmonie avec les acteurs des territoires. Le futur bâtiment de Carpentras, qui doit réunir nos activités sur la ville et mieux les ouvrir sur la cité, a pris du retard. Les consultations des entreprises par Mistral Habitat se sont finalement déroulées en 2013 ce qui va permettre un démarrage des travaux en mai 2014 pour une livraison en 2015. Parallèlement, nous avons réalisé des travaux au foyer Terradou pour améliorer son insertion dans son environnement et poursuivi l’embellissement du lieu avec l’appui des résidents. Sur le territoire du Haut Vaucluse, nous avons persisté dans notre recherche d’un lieu pouvant accueillir nos activités implantées à Orange. Une première piste en lien avec Vaucluse Logement n’a pu aboutir, une deuxième opportunité semble se présenter avec Mistral Habitat dans le cadre de la restructuration de la Cité de l’Aygues. En interne, nous avons intensifié la participation de nos bénéficiaires par la création d’un Conseil de Vie sociale associatif qui a donné lieu à des élections en juin et qui s’est déjà réuni à plusieurs reprises. Nous avons également réalisé de manière assez collective, avec l’appui d’un intervenant extérieur, notre première évaluation interne.
  5. 5. SOMMAIRE 5 Nous avons poursuivi nos activités dans un contexte institutionnel plus tendu lié aux restrictions budgétaires. Toutefois, malgré les annonces de baisse des financements publics, les ressources de RHESO ont été en augmentation puisque nous avons signé deux nouvelles conventions pour la mise en œuvre d’un accueil de jour et d’un accueil immédiat de 5 places à Orange. Enfin, RHESO a vu aboutir en 2013 son projet en vue de redynamiser la fonction d’innovation sociale et de renforcer la capacité à agir des associations sur leur territoire. Un an après avoir rencontré l’association ADVSEA, et fort d’un travail régulier et approfondi entre les administrateurs des deux associations, une nouvelle association a vu le jour pour renforcer la compétence des associations sociales dans la promotion d’un territoire solidaire en favorisant des coopérations pour revitaliser le territoire à partir d’une plateforme associative. AliA est une « association de coopération et de prospective, pour un territoire solidaire » dont l’ADVSEA et RHESO sont les membres fondateurs. Ce projet d’alliance horizontale autour d’un projet de territoire est né d’un triple constat. D’abord une position économique et sociale du département extrêmement dégradée. Le Vaucluse est le 6ème département le plus pauvre de France et a les taux de pauvreté et de chômage les plus élevés en région PACA. Ensuite, le secteur sanitaire et social est contraint par des pratiques gestionnaires et un fonctionnement en silo, enfermé dans des logiques descendantes et standardisées par les procédures des appels d’offres et appels à projet. En devenant de plus en plus des opérateurs de la puissance publique, nos associations du social et du médico-social sont en risque de perdre leur caractère militant, de défense des populations qui ont rarement la possibilité de se faire entendre. Enfin, nos associations sont inscrites dans leurs territoires comme des acteurs économiques à part entière, par les emplois qu’elles proposent et les achats qu’elles réalisent, elles participent donc pleinement au développement économique de nos territoires et doivent donc participer à la revitalisation de ces territoires. C’est dans ce contexte social, avec la nécessité de décloisonner l’action sociale et pour revitaliser le territoire, que la plateforme associative prend tout son sens. Les deux associations ont déposé les statuts d’AliA en juin 2013 et organisé symboliquement, le 13 juin 2013, en un même lieu, leurs assemblées générales suivies d’une conférence de presse, en présence du Préfet de département, Yannick BLANC, du Conseil Départemental, de la Région et de l’URIOPSS, pour lancer la nouvelle association AliA. Dès l’été 2013, AliA a répondu à l’appel à projets national sur les Pôles Territoriaux de Coopération Economique. Un projet de Pôle de coopération pour le Nord-Vaucluse est donc élaboré sous l’égide d’AliA, mais ne sera pas retenu. Il est pourtant unique en son genre compte tenu de son portage par des associations du social peu présentes dans des démarches d’ESS. Il sera retravaillé et représenté lors du prochain appel à projets de 2015. Des contacts sont pris avec plusieurs associations de Vaucluse dans une logique de complémentarité ; ils aboutiront en 2014 par l’adhésion de deux premiers membres actifs : L’institut Méditerranéen de Formation et de recherche en travail social (IMF) et l’Union Départementale des Associations de Familles de Vaucluse. Notre rapport d’activité présente le bilan de nos activités qui sont déclinées autour de quatre fonctions clefs :  ACCUEILLIR les personnes, c’est être à leur écoute pour évaluer leurs besoins et tenir compte de leur rythme,  ACCOMPAGNER nos bénéficiaires de manière globale et personnalisée,  REMOBILISER nos publics sur un projet d’activité en valorisant leurs compétences pour les aider à retrouver confiance en eux,  TRANSFERER notre expertise vers d’autres professionnels pour enrichir nos pratiques et diffuser nos valeurs.
  6. 6. 6 ACCUEILLIR Nous accordons à notre mission d’accueil une très grande importance car elle crée les conditions favorables de l’accompagnement social individualisé que nous mettons en œuvre. Ecoute, bienveillance, bientraitance, confidentialité, disponibilité, information, orientation, adaptation, sont les clefs d’un accueil réussi pour RHESO. Cette mission est transversale à l’ensemble de nos établissements et services. Elle est plus particulièrement au cœur de nos services de premier accueil, de l’accueil de jour de Carpentras, des maisons-relais de Carpentras et d’Orange et de l’accueil de jour départemental pour les femmes victimes de violences conjugales. Les services de premier accueil Les chargées d’accueil sont au nombre de deux et sont réparties sur nos deux sites, Marie CONTRERAS à Carpentras et Chloé CONTINENTE à Orange. L’accueil physique est ouvert du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures. Carpentras : 04 90 60 36 84 Orange : 04 90 51 47 48 contact@rheso.fr Leur mission est de faire le lien entre le public (bénéficiaires, partenaires, prestataires) et l’ensemble des équipes. « Accueillir c’est être présent pour recevoir, renseigner et orienter la personne qui est en demande d’aide. La personne perçoit l’image de RHESO à travers la qualité d’accueil. » Chloé CONTINENTE, chargée de l’accueil à Orange 1. Siège de RHESO, Carpentras 2. Accueil de RHESO, Orange
  7. 7. SOMMAIRE 7 L’accueil de jour de Carpentras, un lieu pour maintenir un lien social et combler les besoins de première nécessité UN LIEUX D’ACCUEIL INCONDITIONNEL UN ESPACE D’ACCUEIL ET DE CONVIVIALITE L’accueil de jour est depuis 2005 un lieu ouvert à tous, qui offre des services de première nécessité aux personnes en grande exclusion. Ce service est subventionné par l’Etat dans le cadre d’une convention annuelle (Direction départementale de la Cohésion Sociale au titre de la veille sociale), la Ville de Carpentras, l’Agence Régionale de Santé et la Mutualité Sociale Agricole. Nous nous adressons à un public d’hommes et de femmes du bassin de vie de Carpentras, « vulnérable », sans résidence stable, de toute nationalité et pour certain en situation irrégulière, confronté aux problèmes liés à l’errance : perte de confiance en soi, dégradation de l’image de soi, pathologies liées au manque d’hygiène, problèmes de santé, désocialisation, isolement. Notre espace d’accueil et de convivialité est situé dans nos locaux, au 259 bis avenue Pierre Sémard à Carpentras. A la demande de l’Etat, il est ouvert sur cinq matinées (Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi), au lieu de 4 matinées, de 8h30 à 12h30, depuis le 19 septembre 2013. Ces publics sont reçus par une équipe composée depuis septembre 2013 de trois professionnels salariés : Armelle VICART, coordinatrice de l’accueil de jour, chargée du référencement RSA (Revenu de Solidarité Active), Marc BUISSON, chargé de l’accueil et Naouale SAADI, chargée de l’accueil et de la médiation linguistique. Ils sont, en outre, appuyés par des bénéficiaires volontaires et mobilisent de nombreux partenaires : Centre Médico-Social (CMS), Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP), Maison d’arrêt du Pontet, Gendarmerie, Police municipale, Service Intégré d’Accueil et d’Orientation (SIAO/115), Comité inter mouvements auprès des évacués (Cimade), la Permanence d’Accès aux Soins de santé (PASS), Centres Hospitaliers; la Maison Régionale de Santé de Carpentras et le Réseau Précarité Santé. UNE PORTE D’ENTREE VERS L’INSERTION L’accompagnement dont bénéficient les personnes accueillies à l’accueil de jour s’articule autour de plusieurs dynamiques qui ont nécessité la mise en place de différents services et accompagnements : Un accompagnement social vers la régularisation et l’insertion  Régularisation administrative (identité, revenus et allocations) : La coordinatrice de l’accueil de jour, propose une amorce d’accompagnement social aux personnes accueillies. Elle reçoit les personnes à leur premier passage pour faire le point sur leur situation et les solutions possibles et les différentes procédures à mettre en place (régularisation, demande de couverture santé (CMU/C, Aide Médicale d’Etat)).  Domiciliation : Une des premières solutions proposées est la domiciliation. C’est un service qui permet aux personnes sans domicile fixe de disposer d’une adresse utilisable pour leurs démarches administratives. RHESO réceptionne et classe le courrier des personnes domiciliées et leur restitue à leur passage à l’accueil de jour. Pour pouvoir bénéficier de ce service, les usagers doivent passer au minimum une fois par mois pour prolonger leur domiciliation. La réception du courrier est une occasion de plus pour l’accompagnatrice sociale d’engager le dialogue et d’épauler les personnes autour des démarches administratives.
  8. 8. 8 L’association, agréée par la Préfecture, domicilie actuellement plus de 200 personnes en file active. Cette domiciliation demande une implication quotidienne de l’équipe de l’accueil de jour. En 2013, le service a distribué 3013 courriers.  Partenariat avec le SPIP pour le suivi des personnes sorties de prison : ce lien rapproché permet également de mener des actions de prévention pour éviter au maximum la récidive. Notre équipe de terrain, par sa connaissance des personnes et des situations, peut alerter le Service de Probation afin que des mesures adaptées soient mises en place.  Projet d’insertion professionnelle : Référencement RSA (réservé aux bénéficiaires de l’accueil de jour). Construction d’un projet professionnel en lien avec le Service Insertion Professionnelle de RHESO.  Accompagnement vers le logement : Hébergement d’urgence (Système Intégré d’accueil et d’Orientation - SIAO, CHRS), accès à un logement accompagné par le service Accompagnement Social de RHESO (à travers la mise en œuvre des dispositifs AVDL et ASLL par exemple). Un accompagnement santé Face à ces publics en grande précarité, il est important de les aider à acquérir des comportements adaptés pour préserver leur santé, mais aussi pour qu’ils utilisent les services de soin de proximité et de droit commun. Plus d’un tiers des usagers de l’accueil de jour n’ont qu’un accès très restreint aux services de santé de droit commun, de par l’absence de couverture sociale (ni AME, ni CMU). RHESO a créé pour eux plusieurs services Santé :  Espace Hygiène et Santé (accessible uniquement pendant les heures d’ouverture au public) : destiné à aider les personnes à récupérer ou à garder une bonne image d’elles-mêmes, cet espace comprend douche, lave-linge, séchoir, vestiaire (sous-vêtements), prêt de linge de toilette. Cet accès à des équipements de première nécessité permet d’assurer aux personnes une hygiène minimale.  Accompagnement individuel vers la santé/bien-être : Accompagnement par le professionnel de santé de RHESO par la réalisation d’entretiens individuels pour évaluer les besoins et orienter les personnes accueillies vers le parcours de soins accessible (droit commun pour les personnes disposant de droits et consultation médicale gratuite de l’accueil de jour pour les personnes sans droits).  Ateliers Prévention Santé sur les problématiques santé des usagers (addictions, hygiène, etc.) animés par le professionnel de Santé de RHESO.  Consultation médicale gratuite : en partenariat avec la Maison Régionale de Santé de Carpentras, un médecin interne de médecine générale assure une demi-journée de consultation hebdomadaire dans les locaux de l’accueil de jour. En 2013, 194 consultations médicales ont été réalisées par trois internes.  Consultations psychiatriques par un infirmier du Réseau Santé Précarité du Centre Hospitalier de Montfavet, éventuellement en amont d’une prise en charge par le CMP.
  9. 9. SOMMAIRE 9 Un interne de médecine témoigne sur les consultations médicales : « Etant interne en médecine générale (3ème semestre actuellement, en maîtrise de stage), ces consultations permettent d’apporter à ma formation une approche sociale à la médecine. En effet, elles se déroulent avec des patients pour la plupart en situations irrégulières, sans droits sociaux, sans ressources financières. Il faut donc pouvoir s’adapter à ces situations, comprendre et appliquer les différentes possibilités qui s’offrent à eux pour obtenir des droits (AME, CMU, etc…), obtenir et gérer une pharmacie d’urgence (ou de « dépannage ») grâce à la Pharmacie Humanitaire Internationale, délivrer des médicaments et des soins selon les urgences relatives et les besoins réels des patients (cf. ceux ayant déjà des droits mais ne voulant pas avancer des frais en pharmacie ou chez leur médecin et qu’il faut orienter vers un médecin généraliste en ville pour avoir un suivi et ne pas donner les traitements qui sont réservés aux nécessiteux). Autrement dit, c’est ce que je me plais à appeler de la « médecine de guerre » ; à savoir se débrouiller avec ce que l’on a et seulement cela. La différence principale étant qu’en cas de pronostic vital ou fonctionnel majeur engagé, il existe bien entendu la possibilité de les orienter à l’hôpital où ils pourront bénéficier de droits en urgence pour résoudre leur situation médicale. En dehors de ce point de vue personnel, ces consultations apportent énormément à des personnes sans ressources, qui pour la plupart n’ont pas consulté de médecin depuis des années et peuvent trainer des pathologies évoluées. Elles permettent aussi parfois simplement de reprendre des contacts sociaux avec des personnes insérées dans la société, évitant ainsi l’isolement et le sentiment de rejet. Il ne faut pas oublier la présence accrue de maladies contagieuses (gale, tuberculose…), d’affections dues à un défaut d’hygiène (surinfections de plaies…) ou aux conditions de vie (addictions, vie en communauté dans des « squats »…), qu’il faut savoir systématiquement dépister. Ce travail permet donc d’apporter des soins mais aussi, et plus important encore, une prévention sanitaire et un rappel des besoins du corps, que beaucoup ont pu négliger. Cette population me touche, et j’y avais déjà été confronté, en travaillant pour la PASS des quartiers nord de Marseille et aux consultations somatiques du centre hospitalier Edouard Toulouse. J’y avais déjà découvert que l’on pouvait encore croiser des maladies que l’on aurait pu croire disparues en France. J’ai aussi pu relever certains problèmes pour suivre ces patients, leur obtenir des traitements ou, plus difficile encore, des examens médicaux complémentaires (radiologie, biologie, etc…). Mais plus important encore que de les soigner, le fait qu’ils puissent enfin parler, et échanger avec des personnes socialement insérées, et ce que cela peut leur apporter, à savoir se raccrocher à une réalité autre que celle de la rue… Bien sûr ce travail à lui seul ne suffit pas à aider ces personnes, il ne fait que les soigner en apportant un contact bienveillant. Il est nécessaire d’être entouré d’une équipe pouvant palier aux limites médicales : infirmières psychiatriques, travailleurs sociaux, et les réseaux sociaux existant déjà. C’est bien grâce à un travail d’équipe que l’on peut espérer réinsérer ces personnes dans la société. » Antoine LORTHOLARY
  10. 10. 10 UNE FREQUENTATION EN CONTINUELLE PROGRESSION Les taux de fréquentation ont très fortement augmenté au cours de l’année 2013, au-delà de l’augmentation des heures d’ouverture de l’accueil de jour. De fait, en comptant la période hivernale, l’ouverture d’une journée supplémentaire et d’une heure supplémentaire quotidienne à partir de septembre, l’accueil de jour aura été ouvert en 2013, 845 heures contre 671 heures en 2012, soit une augmentation de 26%. Pour autant, l’augmentation du nombre de passage est beaucoup plus forte avec 6 720 passages sur l’année 2013 contre 4 880 en 2012, soit une augmentation de 38%. LES CHIFFRES DE LA FREQUENTATION SUR 2013  242 nouvelles personnes ont été accueillies sur l’année 2013, soit une augmentation de 15% par rapport à 2012.  31 personnes accueillies par jour, contre 24 en 2012.  182 personnes sont en file active sur l’année 2013, soit une baisse de 3% par rapport à 2012. Il faut pour autant noter que parmi ces 182 personnes, 102 sont des personnes qui sont venues pour la première fois en 2012.  424 personnes ont donc bénéficié de notre service en 2013.  202 personnes ont bénéficié en 2013 d’une domiciliation.  2 023 douches ont été prises, soit une moyenne de 9 douches par jour, une augmentation de 122% par rapport à 2012. Cette progression du nombre de passages est donc moins importante qu’entre 2012 et 2011 (+55%) mais est plus importante que l’augmentation des heures d’ouverture (+26%). LES CARACTERISTIQUES DES PERSONNES REÇUES EN 2013 Les usagers de l’accueil de jour sont majoritairement dans la tranche des 26-60 ans, mais nous avons encore accueilli 25 jeunes de 19 à 25 ans. Ils n’ont pour la plupart aucune activité rémunérée, seuls 32 déclarent en avoir une. Nous avons accueilli 54 femmes. Nous constatons ainsi chaque jour un peu plus que ce service s’affirme comme un lieu de socialisation pour maintenir des droits et des liens pour les personnes en situation de grande précarité, c’est pourquoi la décision de la DDCS, intervenue en fin d’année 2013, de créer un accueil de jour à Orange a été accueillie avec enthousiasme par l’équipe de RHESO. 3. Petit déjeuner de Noël à l'accueil de jour
  11. 11. SOMMAIRE 11 Les maisons relais de Carpentras et d’Orange : un « chez soi » accompagné LES MAISONS RELAIS, UNE MODALITE PARTICULIERE DE RESIDENCE SOCIALE Le fonctionnement des maisons relais est défini par la circulaire DGAS/SDA n° 2002-595 du 10 décembre 2002. Il s’agit d’une forme d’habitat adapté, géré par un organisme ayant reçu un agrément préfectoral. La circulaire précise que « la maison relais est destinée à l'accueil de personnes à faible niveau de ressources, dans une situation d'isolement ou d'exclusion lourde, et dont la situation sociale et psychologique, voire psychiatrique, rend impossible à échéance prévisible leur accès à un logement ordinaire. Les maisons relais s'adressent de manière privilégiée aux personnes fréquentant ou ayant fréquenté de façon répétitive les structures d'hébergement provisoire et qui ne relèvent pas des structures d'insertion de type CHRS ni d'un logement autonome. La maison relais ne s'inscrit pas dans une logique de logement temporaire mais bien d'habitat durable, sans limitation de durée, et offrant un cadre semi collectif valorisant la convivialité et l'intégration dans l'environnement social. La maison relais constitue une modalité particulière de résidence sociale, régie par les articles R.353 et suivants du code de la construction et de l'habitat et la circulaire n°965733 du 17 décembre 1996. Elle ouvre droit au bénéfice de l'allocation personnalisée au logement (APL) ». Elles sont financées par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS), dans le cadre du programme 177 « Prévention de l’exclusion et insertion des personnes vulnérables ». UN « CHEZ SOI » BIEN INTEGRE DANS LA VILLE La maison relais de Carpentras existe depuis le 7 juillet 2009 et peut accueillir 22 résidents dans 17 logements. Les logements et l’espace collectif, loués par l’intermédiaire de l’Agence Immobilière à Vocation Sociale Soligone, sont tous regroupés en centre-ville de Carpentras dans un périmètre restreint pour favoriser des contacts réguliers entre les résidents et l’hôte de maison. Contrairement à Carpentras, nous avons fait le choix d’organiser la maison relais d’Orange dans des appartements en diffus sur la ville. Depuis octobre 2011, elle peut accueillir 20 résidents dans 15 logements. Les logements sont captés auprès de Vaucluse Logement, des bailleurs privés et de l’Agence Immobilière à Vocation Sociale Soligone. Tous se trouvent cependant à proximité de l’espace collectif et des bureaux de l’association afin de permettre des contacts réguliers entre les résidents et l’équipe. 4. Repas de Noël à la maison Relais de Carpentras
  12. 12. 12 AVEC UN ACCOMPAGNEMENT SOCIAL ET MEDICAL L’accès à un logement adapté, même s’il est un aboutissement pour la personne, n’interrompt pas pour autant l’accompagnement social ; c’est plutôt l’intensité de cet accompagnement qui va varier en fonction du besoin du résident et cette fois sans limite de temps. Plusieurs professionnels vont se succéder auprès du résident : LES REFERENTS DU DROIT COMMUN Les résidents restent suivis, dans la mesure du possible, par leur référent social afin d’assurer la continuité du travail effectué avec le résident. Un comité de suivi réunissant ces partenaires (CCAS, CMP, CMS) se réunit une fois par mois dans chacune des maisons relais pour valider l’attribution des logements après orientation des demandes par la commission territoriale SIAO. Ces temps d’échanges resserrent le partenariat et rendent l’accompagnement individuel et collectif plus efficients. L’HOTE DE MAISON Dans chacune des maisons relais, un hôte de maison est présent en journée, 5 jours par semaine. Il s’agit de Philippe GAUTHIER pour Carpentras et de Yasmine CHETTOUH à Orange. Il favorise l’ouverture vers l’extérieur et accompagne les résidents dans leurs démarches administratives. L’hôte est également attentif au bien-être des résidents. Il favorise l’appropriation du logement et veille au respect des droits et devoirs des résidents, réalise une veille sanitaire et sociale active, élabore et met en place des actions collectives visant le lien social, la citoyenneté, suivant une démarche participative des résidents. L’ACCOMPAGNATEUR SOCIAL En raison de la fragilité psychologique de certains résidents, nous avons pris la décision d’appuyer les hôtes de maison, en juillet 2013, en recrutant un travailleur social, Caroline LEDUC, au sein des deux maisons relais de RHESO. Elle a pour mission d’accompagner les personnes dans leur parcours d’insertion, en étant l’interface entre les résidents et les partenaires sociaux. L’INFIRMIERE Une journée par semaine, les résidents de la maison relais peuvent rencontrer l’infirmière de notre association. Celle-ci a pour mission de sensibiliser et d’accompagner les personnes accueillies afin qu’elles acquièrent des comportements adaptés pour préserver leur santé.
  13. 13. SOMMAIRE 13 UNE AMELIORATION EN 2013 DU TAUX D’OCCUPATION GLOBAL En 2013, 42 personnes sont accueillies à la maison relais, dont 5 enfants (contre 49 personnes en 2012) : 25 personnes à Carpentras, dont 2 enfants, 17 adultes et 3 enfants à Orange. Le taux d’occupation en 2013 est de 99% à Carpentras et de 90% à Orange (90% en global en 2012) en raison d’une offre de logements de trop grande taille, alors que majoritairement ce sont des demandes de logement adapté individuelles qui nous parviennent. Malgré cela, nous constatons que notre taux d’occupation global a continué a progressé par rapport aux années précédentes. Courant 2013, 3 personnes sont sorties de la maison relais d’Orange et 5 de Carpentras, ce qui représente une durée moyenne de séjour 579 jours, soit 1 an et 7 mois (contre 223 jours pour les personnes sorties en 2012). Les sorties se sont toutes réalisées vers du logement autonome pour 7 personnes, par contre nous avons déploré le décès d’un de nos résidents. L’ACTIVITE DE LA MAISON RELAIS DE CARPENTRAS LA MAISON RELAIS DE CARPENTRAS A ACCUEILLIE QUASIMENT A PART EGALE DES HOMMES ET DES FEMMES. La moyenne d’âge est de 41 ans. Ils vivent de prestations sociales, pour beaucoup de l’allocation d’adulte handicapé. VIVRE EN MAISON RELAIS, C’EST DEVELOPPER UN ESPRIT DE FAMILLE A côté des conseils de maison organisés chaque trimestre avec les résidents, des temps collectifs ont continué à ponctuer la vie des résidents : repas, sorties ou soirées jeux de société. Ces temps sont, chaque fois que cela est possible, organisés de concert par les deux maisons relais, comme par exemple le concours de photos. Trois résidents de la maison relais de Carpentras sont allés à la découverte de leur ville, appareil photos en bandoulière. Leurs meilleures photos ont été présentées lors de la fête de fin d’année et un diplôme a été décerné à un « reporter photographe » de Carpentras. « Courant juin, une balade aux Saintes a été organisée. Dès les premiers kilomètres, Gérard a fait l’animation en racontant un flot de galéjades et d’histoires de son enfance qui ont bien rappelé à chacun des souvenirs de jeunesse. Puis un arrêt, dans la campagne, a permis de déguster un copieux pique-nique préparé le matin même. Les moustiques se sont invités au repas mais ne dégustaient pas la même collation que nous ! A la reprise du parcours, chacun a pu apprécier le paysage des rizières et les pâturages où erraient de nombreux troupeaux de taureaux. Puis ce fut la visite des Saintes : bord de mer, église où se trouve la Sainte Vierge noire priée par les gitans et une ballade dans les ruelles très typiques de cette région de la Camargue. Pour clore cette belle journée, nous avons eu droit à une démonstration de flamenco accompagnée par deux guitaristes. » Résident de la maison Relais
  14. 14. 14 L’ACTIVITE DE LA MAISON RELAIS D’ORANGE LES RESIDENTS SONT MAJORITAIREMENT DES HOMMES SEULS SOUFFRANT DE TROUBLES PSYCHOLOGIQUES ET D’ADDICTIONS Les résidents sont majoritairement des hommes seuls (13 hommes pour 4 femmes) de plus de 50 ans, même si on compte 2 couples et deux femmes avec enfants. Leurs ressources proviennent de prestations sociales. Il s’agit pour la plupart de personnes très isolées souffrant pour certaines de troubles psychologiques et pour un grand nombre d’addiction à l’alcool : 9 personnes souffrent de dépendance à l’alcool, 5 sont en souffrance psychique et 3 sont en situation de grande vulnérabilité. Ces difficultés ont des répercussions importantes sur le quotidien des résidents, sur leur socialisation, leur insertion, la gestion de leur budget et de leur logement…. Malgré ces difficultés, seulement deux personnes ont un suivi régulier de la part du CMP. En effet, la mise en place d’un suivi spécifique reste difficile du fait du déni des personnes, de leurs craintes vis-à-vis du champ du psychiatrique, c’est pourquoi les situations évoluent peu. Par ailleurs, l’addiction à l’alcool est une maladie chronique et hautement récidivante en dépit des traitements. L’alcoolisme s’accompagne souvent de troubles neuropsychiatriques tels que l’anxiété, la dépression, des troubles de l’humeur ou de la personnalité. Cette association crée une difficulté majeure pour traiter les addictions. D’où l’importance de coordonner les soins entre addictologie et psychiatrie. Dans ce contexte, le travailleur social de la maison-relais doit assurer le lien entre les différents partenaires médicosociaux afin de favoriser la démarche de soins et travailler à la remobilisation sur la gestion budgétaire, tout particulièrement le paiement des loyers et la résorption des impayés. Dans cette perspective, l’accompagnement individuel est réalisé à partir d’objectifs construits avec le résident. Un outil de projet personnalisé est en cours d’expérimentation et sera finalisé en 2014. VIVRE EN MAISON RELAIS POUR ETRE MOINS SEUL Cette année, 115 temps collectifs ont été réalisés, dont 7 Conseils de maison, 36 repas, 34 ateliers notamment de peinture, 15 sorties, 16 Activités exceptionnelles et engagements solidaires et 4 ateliers santé. Une grande majorité de résidents s’est mobilisée dans l’organisation et la participation de ces temps forts, avec surtout l’émergence d’un noyau dur de 6 à 8 personnes systématiquement présent. De plus, pour renforcer leurs repères et optimiser les fréquentations des activités, nous avons mis en place cette année un planning régulier d’activités à la semaine : - Temps café du lundi matin, - Préparation et participation au repas le mercredi, - Atelier d’arts plastiques le jeudi, - Activités sportives (pour le moment limité à une ou deux balades), - Des séances sur 3 ou 4 semaines à l’atelier-boutique solidaire REKUP’D’KO.
  15. 15. SOMMAIRE 15 Des Conseils de maison sont organisés toutes les 6 semaines environ avec l’ensemble des résidents pour suivre les activités collectives proposées. Les repas sont réalisés par les résidents, ils leur permettent de partager un repas équilibré et sont un moment de d’ouverture particulièrement apprécié car l’équipe et des invités du moment y assistent également. Les ateliers d’arts plastiques permettent aux résidents de reprendre confiance en eux en expérimentant des formes artistiques nouvelles. Ils découvrent ainsi la peinture, l’initiation au langage des signes, la sophrologie, le théâtre, la mosaïque ou encore la rénovation de meubles usagés à l’atelier boutique solidaire. Les sorties sont le plus souvent à l’initiative des résidents. La destination est discutée collectivement notamment en fonction des coûts (une très faible participation est demandée aux participants) : visite de Rustrel, des cascades du Sautadet, sortie champignons ou cinéma étaient à l’ordre du jour de l’année. Certaines sorties se sont réalisées grâce au prêt par l’association PIAF de leur minibus. Les résidents se sont aussi engagés à donner de leur temps pour participer à des actions tournées vers les autres : participation au téléthon et à la récolte annuelle de la banque alimentaire. Si certains résidents ont su se créer entre eux des opportunités de rencontre en dehors de ces activités, nous faisons le constat que les conduites addictives de certains ou le manque de mobilisation pour d’autres compromettent de plus en plus les projets. Enfin, il est important de rappeler que toutes les activités ont pu exister grâce au soutien financier de la Fondation de France sollicitée dans le cadre du démarrage de notre action en 2011. UNE SOCIALISATION FRAGILE TANT LA MOBILISATION EST IRREGULIERE ET LE DECROCHAGE FREQUENT La stabilité et la sécurité qu’offre la maison relais suffit à certains. Rassurés d’avoir un « chez soi », certains ne se mobilisent pas autour de leurs difficultés et ne cherchent pas nécessairement un « vivre mieux ». Pour près de la moitié des résidents, il semble que la présence, mais surtout la sollicitation et la stimulation fréquente à la fois de l’hôte et du travailleur social sont indispensables, sans quoi, nombreux se trouveraient en situation de décrochage et se laisseraient entrainer dans des habitudes de vie plus ou moins destructrices. Toutefois, il est à noter que n’ayant aucune obligation légale d’adhérer à un accompagnement individuel, le résident doit se sentir concerné et voir à travers ce support un réel intérêt. Il en est de même pour la mobilisation sur le volet collectif. Même si tous étaient en demande de liens sociaux et de temps collectifs au moment de leur entrée, et même si plusieurs résidents sont force de proposition, on constate qu’il leur est difficile d’aller au bout de leur envie et de leurs engagements, d’autant plus qu’ils n’ont, là non plus, aucune obligation de les respecter et aucune sanction à craindre. Bien consciente des caractéristiques du public accueilli, l’équipe cherche encore des moyens pour palier à cette instabilité permanente d’adhésion.
  16. 16. 16 L’accueil et l’écoute des femmes victimes de violences conjugales Rappelons ces chiffres qui ressortent d’une étude réalisée par RHESO en 2008 : Une femme sur 10 est victime de violences conjugales en France. En Vaucluse, en 2008 : 8 % de ces femmes ont porté plainte. Entre 15 et 20 000 femmes sont susceptibles d’être victimes de violences dans le couple. Environ 3 000 ont fait une démarche : police, gendarmerie, association,... Seulement 470 plaintes enregistrées pour violences conjugales. UN ENGAGEMENT ASSOCIATIF SANS EGAL POUR DEFENDRE LES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES L’association RHESO soutient les femmes victimes de violences conjugales depuis plus de trente ans au travers de l’ensemble de ses établissements et services. Au regard de ses compétences et de ses services, elle est à ce titre devenue référent du 39 19 (numéro national d’urgence pour les femmes victimes de violences). L’ACCUEIL DE JOUR DEPARTEMENTAL POUR LES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES, UN ESPACE D’ECOUTE DEDIE POUR SE RECONSTRUIRE En 2012, l’association a été homologuée par l’Etat, accueil de jour départemental pour les femmes victimes de violences conjugales (ADJF), ce qui est une reconnaissance à la fois du travail de terrain de l’association, de son engagement militant sur cette question au niveau national et de la nécessité de renforcer les dispositifs d’accueil des femmes. L’accueil de jour des femmes victimes de violences conjugales s’inscrit dans le 3ème plan interministériel (2011-2013) de lutte contre les violences faites aux femmes (mesure 21) et de la circulaire N°DGCS/SDFEFH-B2/2012/158 du 13 avril 2012. Ce dispositif est financé dans le cadre d’une subvention de l’Etat via la direction régionale du droit des femmes et à l’égalité. 5. Promotion de l'ouverture de l'ADJF à la radio
  17. 17. SOMMAIRE 17 UN LIEU D’ACCUEIL SPECIALISE ET SECURISANT L’ADJF est basé à Carpentras. Il est ouvert du lundi au vendredi de 10 heures à 16 heures, dans les locaux de RHESO ; ce lieu est sécurisé par la présence de l’équipe et un accès spécifique. Les femmes peuvent se (re)poser pour mettre à distance, l’espace de quelques heures, le stress et l’anxiété générés par le climat de violences qu’elles subissent. Elles y retrouvent d’autres femmes avec lesquelles elles peuvent échanger en toute confidentialité. C’est un lieu d’accueil spécialisé, où une équipe de professionnels qualifiés, salariés ou bénévoles, sont en charge de l’accueil. Cette équipe pluridisciplinaire est formée à la problématique des violences conjugales. Elle a été depuis le mois d’août renforcée par le recrutement d’une deuxième professionnelle salariée, Isabelle LEMAIRE, aux côtés de Marie- Claude GEIGANT. L’ADJF permet à la fois un accompagnement individuel et collectif. Cette dualité permet de se situer au plus près de la demande en fonction des besoins exprimés par chacune et donne la possibilité à chaque femme de trouver sa place dans le dispositif. LES MISSIONS DE L’ADJF Accueillir L’accueil est anonyme et gratuit. Les femmes, accompagnées de leurs enfants, peuvent être reçues de manière informelle. Une boisson, un goûter peuvent leur être offerts et après un premier échange, la possibilité d’un entretien individuel. Un lieu est aménagé pour les enfants. Une bibliothèque propose de la documentation spécifique qui peut aider les femmes à mieux appréhender leur situation. A proximité, une salle de bain, un lave-linge et une cuisine permettent, éventuellement, de répondre aux premiers besoins. L’accès au téléphone et à Internet est possible. Ecouter Nous apportons un soutien et une écoute spécifique aux femmes victimes de violences pour favoriser la réflexion et la prise de position, en toute confidentialité, suivant la méthode du Counseling. C’est une méthodologie construite à partir d’une approche non directive, une attitude de compréhension de la part de l’écoutant laissant aux femmes le choix de leur itinéraire, de leur langage, de leurs décisions. Informer - Le droit de la famille (divorce, séparation, garde des enfants, plainte, aide juridictionnelle et orientations juridiques), - Le droit au logement (services, aides …), - Les droits sociaux (ressources de base, RSA, C.M.U., etc.), - La remise de documentation sur les violences conjugales (plaquette d’information sur la loi, les démarches, leurs droits et numéros utiles). Orienter Lorsqu’un accompagnement spécifique est nécessaire, nous orientons vers un service partenaire pour un rendez-vous ponctuel. (Travailleurs sociaux, conseils juridiques, Police et Gendarmerie, Hôpital, médecins, psychologues, etc.). L’ADJF reste le fil rouge durant le temps nécessaire à la réflexion et à la prise de position.
  18. 18. 18 Accompagner A l’issu de ce premier accueil et, après un premier diagnostic établi, les femmes pourront bénéficier, si elles le souhaitent, d’un accompagnement spécifique et auront accès à des services complémentaires internes à RHESO : - Le groupe de parole - L’atelier de communication parent-enfants - Le CHRS - Le service logement - Le pôle insertion professionnelle Travailler en réseau Nous travaillons depuis longtemps déjà avec différents partenaires concernés par les réponses aux besoins des femmes victimes de violences conjugales et favorisons le lien entre eux et les victimes : le CIDFF 84, le Planning Familial, l’AMAV 84, la Gendarmerie et la Police, les avocats, les médecins et l’Hôpital, les centres médicaux sociaux et les centres médico psychologiques adultes et infantiles, les psychothérapeutes, le SIAO, les centres d’hébergement, les associations, etc., et sommes membres de la FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes). UN MAILLAGE DU TERRITOIRE PAR DES ANTENNES VIOLENCES CONJUGALES POUR FAVORISER UN EGAL ACCES AU SERVICE Depuis l’homologation en décembre 2012 de RHESO en tant qu’accueil de jour départemental pour les femmes victimes de violences conjugales, les permanences d’accueil, d’écoute et d’information des femmes que nous avions créées dans différentes villes du département (Carpentras, Orange, Bollène et Sorgues) ont pris une nouvelle orientation. Au cours de l’année 2013, le fonctionnement des deux dispositifs (accueil de jour et permanences) a fait apparaitre leur complémentarité : un accueil sans rendez-vous à Carpentras souvent dans l’urgence, des temps d’échange plus longs et espacés dans les permanences pour réaliser un accompagnement. C’est pourquoi nous avons décidé d’articuler ces deux dispositifs au sein de l’ADJF, en maillant le territoire de lieux d’écoute et d’accompagnement en lien avec l’accueil de jour de Carpentras. Les permanences deviennent ainsi les antennes territorialisées de l’ADJF pour assurer un égal accès à ce service aux victimes et à leur famille. Ces antennes « Violences Conjugales » seront coordonnées par l’accueil de jour. Un membre de l’équipe du Service Violences Conjugales (bénévole ou salarié) est présent sur une demi-journée (entre 1 à 2 fois par mois) pour recevoir les femmes du territoire et entretenir le maillage du réseau local de partenaires. Ces antennes sont présentes dans trois villes en 2013 :  BOLLENE, depuis janvier 2008 Les 2ème et 4ème mardis du mois 9h-12h CCAS, avenue du maréchal Leclerc  ORANGE, depuis 2007 Les 2ème et 4ème mardis du mois de 14h-17h Mas des Cigales, Rond-Point Arc de Triomphe  SORGUES, depuis 2012 Le troisième vendredi du mois de 9h-11h30 Espace Justice et Droits, Rue de la coquille
  19. 19. SOMMAIRE 19 Pour 2014, RHESO ouvrira des antennes violences conjugales à Valréas, Avignon, Cavaillon et Apt en lien avec ses partenaires. LES BENEFICES DE L’ACCUEIL INCONDITIONNEL La mise en place de l’ADJF remet nos pratiques en question, car l’équipe accueille de plus en plus de situations en urgence. Dans le même temps, la possibilité d’un accueil physique et d’une moindre contrainte de temps assure une meilleure qualité du travail d’écoute et d’accompagnement. La disponibilité de l’équipe permet d’alterner des moments de réflexion et de discussion, et de revenir plus fréquemment pour un meilleur suivi. L’accueil de jour a installé un nouveau rythme dans l’écoute et l’accompagnement des victimes, en apportant une réelle plus-value par rapport aux permanences. En effet, les femmes peuvent venir la première fois en réaction à une situation « à chaud ». Leur réflexion porte alors sur cette situation qu’elles viennent de vivre. L’écoutante peut ensuite engager la discussion vers la situation en général et proposer de travailler sur leur positionnement dans leur vie à une échelle plus générale. Ainsi, on évite un phénomène qu’il était courant d’observer dans le cadre des permanences : les femmes prenaient contact avec RHESO en réaction à une situation « à chaud » et obtenaient un rendez-vous à une autre échéance. Ce décalage dans la réponse avait pour conséquence de leur faire perdre toute motivation et beaucoup ne se présentaient pas à ce premier rendez-vous. Aujourd’hui dans le cadre de l’accueil de jour, les femmes sont reçues immédiatement et le temps qui leur est accordé peut être plus important et permettre d’aborder plus de problématiques. Nous avons observé qu’elles ont ainsi tendance à aller plus rapidement vers nos partenaires, et ont le ressenti d’un accompagnement qui s’inscrit dans la durée. Cette nouvelle forme de disponibilité de l’équipe du Service Violences conjugales prévient davantage les situations de renoncement chez ces femmes. A partir de ce constat, nous avons décidé de favoriser progressivement l’accès sans rendez-vous aux antennes de l’accueil de jour. UN DOUBLEMENT DES TEMPS D’ACCOMPAGNEMENT SUR L’ANNEE UNE FREQUENTATION DES LIEUX D’ECOUTE PROPORTIONNELLE A LA DISPONIBILITE DE L’EQUIPE En 2013, 183 femmes et 9 hommes ont été reçus et/ou écoutés, à l’occasion de 436 entretiens (téléphoniques ou sur place). En 2012, 229 entretiens avaient été réalisés, on note ainsi presque le doublement du nombre de temps d’accompagnement des victimes de violences. 34% des personnes ont été accueillies par téléphone, 45% sur rendez-vous et dans 21% les victimes se sont présentées spontanément à l’ADJF. Sur les 150 appels téléphoniques, 19 provenaient d’une personne proche d’une victime. Plus de 90% des entretiens se sont tenus sur l’accueil de jour à Carpentras. La fréquentation sur Sorgues est similaire à celle de 2012. Par contre, nous avons noté en début d’année 2013, une baisse de la fréquentation sur Bollène et Orange, notamment due au fait d’une indisponibilité de la bénévole en charge de l’écoute et d’un manque de relais partenarial. Cette situation nous a amené à détacher notre salariée sur ces antennes, lancer une campagne de recrutement de bénévoles et remobiliser nos partenaires. Nous observons déjà en 2014, l’effet de cette campagne d’information.
  20. 20. 20 Lors de ces 436 entretiens, les thématiques suivantes ont été abordées : Problématiques complémentaires abordées: Nombre de fois où la thématique est abordée Part sur nombre d'entretien Réflexion/Positionnement 371 85,09% Accompagnement 243 55,73% Juridique 191 43,81% Séparation 125 28,67% Hébergement/Logement 99 22,71% Droits Sociaux 76 17,43% Plainte/Main courante 42 9,63% Santé 40 9,17% Dossier SIAO 19 4,36% Appel pour autre personne 19 4,36% Certificat Médical 17 3,90% Témoignage 13 2,98% Attestation 6 1,38% PAS DE PROFIL TYPE DES FEMMES REÇUES CAR TOUTES PEUVENT ETRE CONCERNEES De plus, nous devons rappeler qu’une partie des femmes refusent de donner des informations complètes sur leur situation. Une analyse statistique de leur profil ne serait pas assez pertinente. Notre implication ancienne sur Carpentras explique le fort taux pour cette ville. Il ne reflète pas pour autant un besoin plus prégnant sur cette ville par rapport à un autre. 46% 13% 13% 8% 7% 5% 4% 4% Provenance géographique des femmes reçues en 2013 Carpentras Orange Avignon Cavaillon Valréas Sorgues Apt Bollène
  21. 21. SOMMAIRE 21 ACCOMPAGNER Si nous mettons un point d’honneur à la qualité de notre accueil, c’est parce qu’il est le point de départ du travail d’accompagnement social qui est au cœur des missions de RHESO. Nous recherchons par un travail d’écoute, de mise en lien et de projection, à révéler les ressources de la personne, pour lui permettre de s’émanciper, de retrouver ou de gagner en autonomie afin de mieux s’insérer dans la cité. La spécificité de notre travail d’accompagnement est de tenir compte de la personne dans toutes ses dimensions en évitant les ruptures dans sa prise en charge par une action transversale et concertée de notre équipe pluridisciplinaire. Nos travailleurs sociaux sont ainsi volontairement dénommés « accompagnateurs sociaux » pour valoriser cette pratique commune et décloisonner l’approche par dispositif. Cette pratique professionnelle visant l’autonomie de la personne constitue le fil conducteur du travail d’accompagnement dans nos établissements et services. Le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale : une mise à l’abri et un lieu de socialisation pour apprendre à vivre ensemble UN HEBERGEMENT POUR RETROUVER UNE AUTONOMIE PERSONNELLE ET SOCIALE L’Etat, garant de la solidarité nationale, pilote et coordonne les politiques de lutte contre les grandes exclusions sociales et assure, à ce titre, la responsabilité première de la prise en charge des personnes sans abri. Pour la mise en œuvre de ces politiques, le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) de RHESO a reçu l’agrément d’ouverture délivré initialement aux trois associations fondatrices en 1986, 1997 et 1998. Les missions du CHRS en matière d’accueil et d’accompagnement des personnes en difficultés sont définies dans le Code de l’action sociale et des familles. L’article L345-1 précise: « Bénéficient, sur leur demande, de l'aide sociale pour être accueillies dans des centres d'hébergement et de réinsertion sociale publics ou privés les personnes et les familles qui connaissent de graves difficultés, notamment économiques, familiales, de logement, de santé ou d'insertion, en vue de les aider à accéder ou à recouvrer leur autonomie personnelle et sociale ». Le fonctionnement du CHRS est assuré par une dotation globale annuelle de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale. Le CHRS de RHESO propose une solution d’hébergement temporaire à toute personne dans le besoin et a pour mission d'assurer un accompagnement social personnalisé concernant tous les aspects de la vie et permettant la réinsertion sociale par le logement. 6. Décoration des locaux du CHRS collectif
  22. 22. 22 RHESO est agréé pour 64 places réparties en foyer collectif ou en appartements diffus sur Carpentras et Orange. Le Foyer Terradou est installé depuis 2001 dans un quartier commercial proche du centre-ville et de la gare routière au 1740 avenue Dwight Eisenhower à Carpentras. Nombre total de places Répartition administrative des places Nombre de logements Type de logements Collectif- Regroupé 11 places 2 Urgence femmes 2 Urgence hommes 3 Stabilisation hommes 4 Insertion hommes 6 chambres Chambres à 2 lits Eclaté-Diffus 53 places 30 à Orange et 23 à Carpentras 6 places en stabilisation (Orange) 47 places en insertion 21 7 T2 12 T3 2 T4 Pendant la période de « grand froid », de novembre à mars, nous augmentons notre capacité d’accueil de 1 à 2 places sur le collectif pour mettre à l’abri des personnes supplémentaires. Ce dispositif d’urgence est particulièrement difficile à gérer car il suppose un « accueil à deux vitesses ». En effet, les personnes admises sur ce type de places « grand froid » ne bénéficient d’aucun accompagnement social, il s’agit juste d’une mise à l’abri. De plus, dès l’arrêt du dispositif, il nous faut remettre ces personnes à la rue qui s’en trouvent d’autant plus démunies. Cette année 4 personnes ont pu bénéficier de cette mise à l’abri. 7. Potager participatif du foyer collectif
  23. 23. SOMMAIRE 23 LES ORIENTATIONS Les demandes d’hébergement sont adressées au Service Intégré d’accueil et d’Orientation (SIAO), puis examinées en commissions territoriales (une par mois sur chaque territoire), lesquelles peuvent préconiser une orientation notamment vers un hébergement en CHRS. C’est ensuite au responsable du CHRS de décider de l’admission en CHRS. Les entrées sur les places d’urgence ne sont pas comptabilisées ici, les personnes arrivent le jour de leur demande par l’intermédiaire du 115. NOMBRE DE MENAGE CHRS APPART DIFFUS NOMBRE DE MENAGES CHRS COLLECTIF Demandes 75 29 Entrées effectives 24 12 Réorientations par la commission / Annulation de la demande / Accès direct 29 10 Hospitalisation 0 1 Refus par la structure 2 2 Refus par le ménage 17 0 En attente fin 2013 3 4 L’ACCUEIL EN FOYER COLLECTIF Le foyer collectif correspond aux besoins de personnes seules, hommes ou femmes, en grande précarité. Ces personnes ont, pour la plupart, connu une période d’errance entrainant des conséquences sur leur état de santé physique et psychique. Elles sont isolées, sans lien social ou familial. Certaines personnes souffrent de pathologies psychiatriques et d’autres encore ont des conduites addictives. Elles sont en difficulté pour occuper un logement dans de bonnes conditions et ont besoin de temps pour recouvrer une certaine autonomie. NOMBRE DE PERSONNES HEBERGEES URGENCE STABILISATION INSERTION 72 personnes seules 50 personnes : 13 femmes 37 hommes 10 hommes 12 hommes DIFFERENTS TYPES DE PLACES SONT PROPOSES : URGENCE / STABILISATION / INSERTION La durée moyenne théorique de séjour est la principale différence entre ces places, car les besoins en accompagnement social sont les mêmes et l’association tient à proposer des prestations identiques à toute personne accueillie.
  24. 24. 24 L’ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES SUR LES PLACES D’URGENCE Les personnes sont orientées par le 115, il s’agit d’une mise à l’abri immédiate et inconditionnelle. La loi précise que «toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence». Ce type d’hébergement a pour principe d’être de courte durée, les personnes doivent être ensuite orientées vers un mode de prise en charge adaptée à leurs besoins. Les prestations proposées sont également définies par la loi. «Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, et d'être orientée vers tout professionnel ou toute structure susceptibles de lui apporter l'aide justifiée par son état». Un accompagnateur social reçoit la personne pour faire émerger sa demande et ainsi déterminer sa réorientation vers une structure de stabilisation ou d’insertion ou encore vers une autre solution. Elle signe alors un «document individuel de prise en charge» qui précise les objectifs visés et les moyens à mettre en œuvre, ainsi que la durée du séjour. En règle générale, la première période du séjour est limitée à 7 jours et peut être renouvelée. La personne accueillie reste en contact avec le 115 qui délivre l’autorisation de poursuivre ou non le séjour en fonction de l’évolution de la situation ou de l’orientation envisagée. DES DIFFERENCES NOTOIRES SUR LA DUREE D’HEBERGEMENT ENTRE HOMMES ET FEMMES SUR LES PLACES D’URGENCE Dans le cadre de l’accueil d’urgence, nous constatons des différences dans la durée d’accueil entre les hommes et les femmes. En effet, la durée moyenne de séjour pour les hommes est de 19 jours, alors que pour les femmes elle représente 65 jours. Si au départ, l’accueil est effectué dans les mêmes conditions, les solutions de sorties diffèrent en fonction du genre. Le Vaucluse présente un sous-équipement en places d’hébergement collectif, places de stabilisation ou insertion, adaptées pour des femmes, particulièrement sur le Nord Vaucluse. Elles restent ainsi sur les places d’urgence jusqu’à ce qu’une solution adaptée soit trouvée.
  25. 25. SOMMAIRE 25 L’ACCUEIL EN APPARTEMENTS DIFFUS Les appartements éclatés ou diffus, correspondent aux besoins de personnes seules, ou en couple, avec ou sans enfants. Leur situation présente ne leur permet pas de prétendre à l’accès direct à un logement, en l’absence de ressources suffisantes, d’une situation administrative non à jour, ou encore de problématiques de santé ou d’addiction. De plus, en raison de la spécificité de l’association en matière de violences conjugales, un accueil privilégié est réservé à des femmes ayant rencontré cette problématique. NOMBRE DE PERSONNES HEBERGEES NOMBRE DE MENAGES EN STABILISATION NOMBRE DE MENAGES EN INSERTION 124 personnes : 51 adultes 73 enfants 3 femmes avec enfants 8 hommes seuls 4 femmes seules 5 couples avec enfants 23 femmes seules avec enfants 3 hommes seuls avec enfants L’ACCUEIL ET L’ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES SUR LES PLACES DE STABILISATION ET D’INSERTION L’admission en CHRS dit « d’insertion ou de stabilisation» ne trouve pas de fondement légal dans la loi. C’est l’admission en CHRS qui est réglementée, qu’il soit d’urgence, d’insertion ou de stabilisation. L’accueil est inconditionnel et les personnes admises en CHRS doivent répondre aux missions qui sont définies par la loi ; elles doivent donc connaître de «graves difficultés, notamment économiques, familiales, de logement, de santé ou d’insertion». Ces places s’adressent à des personnes ayant besoin d’une période d’hébergement qui doit leur permettre de faire évoluer un projet visant à l’insertion. L’objectif étant de recouvrer une autonomie personnelle et sociale. Chaque personne ou famille a un accompagnateur social référent avec lequel elle signe un projet d’objectifs dans le mois qui suit son accueil. Ce projet précise les axes de travail à accomplir, définit les objectifs et les moyens pour y parvenir, ainsi que la durée prévisionnelle du séjour. Une première période de 6 mois est généralement convenue pour trouver une solution de relogement. Son renouvellement est soumis à autorisation par les services de la DDCS. Les objectifs de l’accompagnement sont déclinés en actions qui seront mises en œuvre pendant le séjour. Une évaluation est faite à la fin du premier trimestre, pour mettre l’accent sur les actions réalisées, affiner ou ajuster les objectifs, et cibler les démarches restant à faire et sur quelle période. L’objectif premier est d’accompagner les personnes vers l’autonomie et vers le logement ; pour ce fait nous prenons en compte la situation de la personne dans son ensemble et pouvons faire des démarches dans les domaines du logement, de la santé, l’insertion professionnelle, la parentalité, l’accès à la citoyenneté, à la culture et à la vie sociale dans tous ses aspects. 8. Sortie au zoo pour les hébergés du CHRS éclaté de Carpentras
  26. 26. 26 TAUX D’OCCUPATION TAUX D’OCCUPATION URGENCE STABILISATION INSERTION FOYER 93.77% 98.54% 95.20% APPARTEMENTS DIFFUS 63.29% 95.20% Stabilisation sur les appartements diffus d’Orange : 63.29% Nous avons ajouté, en 2011, deux T3 en vue d’accueillir des femmes seules avec plusieurs enfants ; finalement les orientations n’ont été faites que pour des femmes avec un seul enfant ce qui a eu pour conséquence de faire chuter notre taux d’occupation. Insertion sur les appartements d’Orange : 102.87% - Insertion sur les appartements de Carpentras : 87.21% Deux logements à Carpentras sont restés inoccupés en raison de leur environnement social dégradé, le temps de trouver d’autres appartements, ce qui a réduit notre taux d’occupation. Le taux d’occupation s’explique aussi par d’autres facteurs :  Vacance du logement venant de refus de ménages, c’est souvent le cas de femmes victimes de violences conjugales orientées sur de l’hébergement alors qu’elles ne s’avèrent pas suffisamment prêtes à partir ou qui vont vers un accès direct.  Difficultés pour mettre en adéquation la typologie familiale et le type de logement disponible. DUREE MOYENNE DE SEJOUR DES PERSONNES ACCUEILLIES Les tableaux ci-dessous représentent les durées moyennes de séjour exprimées en jours : 120 94 335 0 50 100 150 200 250 300 350 400 chrs insertion éclaté orange chrs insertion éclaté carpentras chrs stabilisation éclaté 147 103 30 0 20 40 60 80 100 120 140 160 collectif insertion collectif stabilisation collectif urgence
  27. 27. SOMMAIRE 27 Dans le cadre de la stratégie de l’Etat du « logement d’abord », la DDCS nous demande d’améliorer la fluidité des parcours pour permettre d’accueillir un nombre croissant de personnes dans le besoin ; cependant la réalité fait que ces personnes ont besoin de temps pour se reconstruire et retrouver une autonomie. Un certain nombre de freins explique ces durées de séjour trop longues :  Absence de pièce d’identité,  Absence de déclaration de revenus,  Numéro unique départemental : lenteur dans l’enregistrement de la demande et pour obtenir le numéro,  Les exigences des personnes quant à la localisation du relogement,  Problèmes de travaux dans les logements attribués : plus de 3 mois avant de pouvoir réaliser l’emménagement,  Lenteur du versement des aides financières lors de l’accès (FSL) pour l’achat de mobilier de 1ère nécessité,  Difficulté pour les personnes sans chéquier alors que le bail doit être signé sous condition de versement d’un chèque de caution,  Frilosité des bailleurs qui exigent de plus en plus de garanties,  Familles sans ressources et sans droits RSA (Européens),  Difficultés propres aux personnes seules : peur de l’isolement, du changement….,  Etat de santé dégradé, conduites addictives qu’il faut prendre en charge avant de pouvoir accompagner la personne vers un accès au logement,  Personnes en difficultés sociales importantes, qui ne sont pas prêtes à accéder à un logement autonome et qui attendent une place sur d’autres dispositifs (délai pour les maisons relais), DALO FNAVDL, bail glissant, Intermédiation Locative…. LES EQUIPES Sous la responsabilité de la responsable du Pôle hébergement/logement, deux cadres animent les équipes pluridisciplinaires qui assurent l’accompagnement des personnes. Concernant le Foyer, l’équipe est composée de différents professionnels de l’action sociale (accompagnateurs sociaux, maitresse de maison, moniteur éducateur, animateur et de veilleurs de nuit) afin d’assurer un service continu 24/24. La professionnalisation des équipes est une préoccupation constante de l’association et à ce titre chaque année un plan de formation est mis en œuvre afin de développer les compétences internes et d’améliorer la qualité du service rendu. Afin de répondre aux besoins spécifiques des personnes accueillies, les équipes s’appuient sur des personnes ressources au sein même de l’association :  L’infirmière a pour mission de faire émerger les besoins de santé de la personne et/ou de l’aider à les repérer. (cf. La prévention et l’éducation à la santé)  Une chargée de l’insertion professionnelle des personnes accueillies par RHESO sur Carpentras qui propose un accompagnement renforcé individuel. (cf. Remobiliser en accompagnant l’élaboration d’un projet professionnel)  Le service des violences conjugales pour les femmes ayant rencontré cette problématique. (cf. L’accueil et l’écoute des femmes victimes de violences conjugales)
  28. 28. 28 L’ORGANISATION DU PARTENARIAT Le travail d’accompagnement social ne pourrait se réaliser sans la volonté de s’ouvrir vers l’extérieur, c’est pourquoi l’association a pour habitude de favoriser les échanges avec les partenaires de l’action sociale et les professionnels de santé. Ces relations régulières permettent d’assurer la continuité des suivis, de traiter des problématiques spécifiques pour lesquels l’association n’a pas les ressources en interne. Outre les échanges réguliers avec les travailleurs sociaux de secteur, les services de tutelles, les bailleurs sociaux, une Agence Immobilière à Vocation Sociale SOLIGONE, le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, la Banque Alimentaire… des conventions ont été conclues avec d’autres partenaires, ce qui permet de poser le cadre et de préciser et de pérenniser les modalités de fonctionnement. Ainsi une convention lie l’association et l’Hôpital Psychiatrique de Montfavet pour l’intervention de professionnels de la psychiatrie auprès de l’équipe pluridisciplinaire et l’accompagnement des résidents vers le soin. Ces temps d’échanges sur les pratiques professionnelles sont organisés tous les deux mois à Carpentras. Ils permettent d’apporter un éclairage sur les questionnements liés aux souffrances psychiques et d’adapter l’intervention des professionnels au quotidien. Du fait du nombre croissant de personnes en addiction, une action de formation continue a été mise en place avec un intervenant de l’AVAPT dans le but de réaliser un travail sur la prévention des risques et une meilleure prise en charge de ce public. Dans un premier temps, l’intervenant a travaillé avec l’équipe afin de leur apporter une connaissance fine des comportements des personnes sous addiction et des conséquences sur la santé et l’environnement. Dans un deuxième temps, l’intervenant a mis en place des ateliers afin de sensibiliser les personnes aux questions de santé, de faire émerger des prises de conscience et de verbaliser les comportements néfastes pour la santé. UN TEMPS POUR SE RESOCIALISER LES TEMPS DE RESOCIALISATION AU FOYER TERRADOU Le foyer est organisé autour d’un espace collectif où les personnes accueillies prennent notamment les repas. La vie est organisée collectivement et les tâches sont réparties entre les personnes hébergées. La préparation des repas est un élément important de la vie collective, et compte aussi pour l’intégration sociale des personnes hébergées. En effet, la plupart de ces personnes est très marginalisée et beaucoup n’ont pas préparé de repas depuis plusieurs années. L’année 2013 a été l’occasion :  de retravailler le règlement de fonctionnement de la structure avec une réflexion sur la démarche de réduction des risques appuyée par l’AVAPT,  de mettre en place des projets d’animation (potager, peinture et décoration des chambres…),  de mettre en place des ateliers cuisine hebdomadaires,  de concrétiser la mise en place d’ateliers collectifs autour de la question du logement : « chacun pour toit et tous pour soi »,  d’organiser une journée de travail avec les résidents et les bénévoles pour contribuer à l’amélioration du lieu de vie,  d’accompagner les résidents dans l’organisation d’une fête de l’été riche en musique, en concours divers et en bonnes choses à déguster,  de démarrer un blog qui relate la vie quotidienne sur Terradou et valorise les talents de certains passagers.
  29. 29. SOMMAIRE 29 LES TEMPS DE RESOCIALISATION POUR LES PERSONNES HEBERGEES EN ECLATE Au niveau des appartements en diffus, l’accompagnement collectif est organisé autour de temps d’échanges ou de sorties qui permettent de partager des moments conviviaux et de réunir les personnes accueillies autour d’un même projet :  échanges/débats sur différents thèmes choisis par les participants comme la parentalité…,  petits déjeuners,  intervention de l’association « BOUQUIN MALIN » (Orange),  intervention de l’infirmière sur des thèmes relevant de l’alimentation, des drogues et dépendances, du diabète et un quizz santé,  sorties conviviales : Zoo La Barben, Fontaine de Vaucluse, piscine, Le Pont du Gard, Le Mont Ventoux, Abbaye de Frigolet, courses à l’Hippodrome, Rallye automobile à Vaison la Romaine…,  partenariat avec l’AFTEC (école de coiffure et d’esthétique) qui a permis à certaines femmes de bénéficier gratuitement de soins du visage et des mains,  rencontres avec l’association des joueurs de scrabble de Carpentras. Nous avons également développé des activités sportives et culturelles de proximité. L’équipe du Foyer a établi un lien avec le service des sports de la ville de Carpentras pour avoir accès aux équipements sportifs de la ville (tennis, terrain de foot, gymnase, piscine municipale…) La pratique sportive est souvent une demande du public mais en même temps, les personnes accueillies ont une santé fragile et n’ont pas pratiqué d’activité physique depuis longtemps. Toutefois, nous nous heurtons souvent à leur difficulté de s’investir dans la durée. En ce qui concerne l’accès à la culture, nous avons profité à quelques reprises de spectacles proposés par Culture du Cœur. LES REUNIONS DE MAISON, UN ESPACE DE PAROLE POUR LES PERSONNES ACCUEILLIES Des Conseils de maison sont mis en place de façon régulière tous les mois pour le Foyer et tous les trimestres pour les appartements diffus. Ils sont l’occasion d’ouvrir un espace de parole pour les personnes accueillies. Ils sont l’occasion de faire émerger des projets, de réaliser des améliorations dans le fonctionnement de l’établissement. Au cours de ces réunions, les résidents procèdent à l’élection de leur représentant qui porte leur parole au sein du Conseil de Vie Sociale associatif qui se réunit au moins 3 fois par an.
  30. 30. 30 LES PERSONNES SORTIES DU CHRS Au total 137 personnes ont quitté notre établissement au cours de l’année 2013. LES SORTIES DES DISPOSITIFS DE STABILISATION ET D’INSERTION En 2013, 91 personnes représentant 29 ménages, ont quitté les dispositifs de stabilisation et d’insertion. 73% des personnes sorties ont trouvé une solution en logement autonome ou en intermédiation locative (soit 34% des personnes hébergées). 20% des personnes sorties ont quitté le CHRS sans solution de logement (hébergé par un tiers, retour au domicile, départ inopiné, fin d’hébergement par la structure liée à la non-adhésion à l’accompagnement). Le retour au domicile et le départ inopiné concernent en majorité des personnes victimes de violences conjugales. 7% des personnes sorties ont été réorientées soit vers de l’hébergement, soit vers les Lits Halte Soins santé, soit vers un autre CHRS. 20% 46% 6% 8% 0% 7% 8% 2% 3% Les sorties des personnes hébergées au CHRS (stabilisation et insertion) parc privé parc public logement adapté hébergé par un tiers hospitalisation autre hébergement retour au domicile départ inopiné fin hébergement par la structure
  31. 31. SOMMAIRE 31 LES SORTIES DU DISPOSITIF URGENCE 46 personnes sont sorties du dispositif d’urgence. 15% des personnes sorties de l’urgence ont trouvé une solution en logement autonome ou en logement adapté (soit 4% des personnes hébergées). 36% des personnes sorties ont quitté le CHRS sans solution de logement (hébergé par un tiers, retour au domicile, départ inopiné, fin d’hébergement par la structure liée à la non-adhésion à l’accompagnement). 37% des personnes sorties ont été orientées soit vers d’autres places d’hébergement, soit vers les Lits Halte Soins santé, soit vers d’autres CHRS. 12,5% des personnes accueillies sont issues de l'errance et 11% sont issues de situations à risque qui laissent penser que la personne pourrait basculer dans l'errance. Nos résidents ont un parcours de vie très décousu, ont beaucoup bougé géographiquement, ont un passé institutionnel souvent très long. Ils ont très souvent des situations administratives complexes, leurs droits ne sont plus à jour et souvent même inexistants. Les démarches pour régulariser la situation sont lourdes et longues et retardent les possibilités d'accès au logement. Parfois aussi, ils mettent aussi en échec leur séjour car la reprise de repères stables est très difficile après plusieurs années d'errance. 7% 4% 4% 13% 7% 31% 4% 17% 13% Les sorties des personnes hébergées au CHRS (urgence) parc privé parc public logement adapté hébergé par un tiers hospitalisation autre hébergement retour au domicile départi inopiné fin hébergement par la structure
  32. 32. 32
  33. 33. SOMMAIRE 33 Les Lits Haltes Soins Santé UNE STRUCTURE MEDICO-SOCIALE QUI ARTICULE SOINS ET ACCOMPAGNEMENT SOCIAL Les Lits Halte Soins Santé (LHSS) ont été créés par la loi n°2005-1579 du 19 Décembre 2005 de financement de la sécurité sociale pour 2006 (article 50). Ils constituent une structure médico-sociale au sens de l’article L. 312-1-9 du code de l’action sociale et des familles. Les Lits Halte Soins Santé sont des structures médico-sociales qui permettent à des publics sans domicile fixe, grands marginaux, de bénéficier de soins médicaux et paramédicaux qui leur seraient dispensés à domicile s’ils en disposaient. Cette structure articule une dimension de soins, à une solution d’hébergement adapté et un accompagnement individualisé, car c’est notamment la mise en cohérence du parcours de soin avec une action de réhabilitation de l’image de soi qui peut déboucher sur un projet d’insertion sociale. Ils ont ainsi vocation à accueillir, sur une durée de deux mois reconductible, des personnes ne disposant pas de domicile, et dont la pathologie ou l’état général (somatique et/ou psychique), ne nécessite pas une prise en charge hospitalière ou médico-sociale spécialisée, ainsi que des personnes sans domicile en attente d’une prise en charge médico-sociale spécialisée (postcure). Les LHSS ne sont pas dédiés à un type particulier de pathologie. Pour les personnes sans droit actif, le principe de subsidiarité doit leur permettre de bénéficier de la prise en charge des soins par les LHSS en relation étroite avec la PASS, le temps d’instruire les droits. Notre structure LHSS est installée depuis décembre 2011 dans les locaux du foyer CHRS à Carpentras. Cette proximité est un atout en termes de dynamique, de mutualisation de personnels et d’activités partagées, même s’il faut constamment veiller au respect de la spécificité de ces modes d’hébergement et d’accompagnement. Elle dispose de 5 places réparties dans deux chambres adaptées pour des personnes à faible mobilité. Elle s’appuie sur une équipe dédiée, une accompagnatrice sociale, Emmanuelle FAURE, une auxiliaire de vie sociale, Aurélie FRANCO, ainsi que sur l’équipe du CHRS. L’équipe médicale est composée d’infirmiers libéraux et d’un médecin coordonnateur. La coordination entre les professionnels du social et de la santé a demandé du temps au démarrage, car il a fallu croiser des pratiques et des visions différentes pour permettre une prise en charge globale et efficace.
  34. 34. 34 UN PUBLIC QUI CUMULE SITUATIONS ADMINISTRATIVES COMPLEXES ET MALADIES CHRONIQUES En 2013, nous avons hébergé et accompagné 14 personnes. Ces personnes cumulent des situations administratives complexes et des maladies chroniques qui impliquent de nombreuses rechutes. C’est pour ces raisons que la durée moyenne de séjour (DMS) s’est établie en 2013 à 163 jours, soit 5 mois et demi, alors que la durée prescrite est de deux mois renouvelables une seule fois. Les problématiques de santé prédominantes du public sont les suivantes : o Sur les 14 personnes, 9 personnes souffrent d’addiction à l’alcool, o 6 personnes ont une maladie chronique, o 6 personnes vieillissantes (60 ans et +) pour lesquelles l’état de santé et la perte d’autonomie imposent un accompagnement soutenu dans les gestes de la vie quotidienne, o 5 personnes ont connu un long passé d’errance (+de 10 ans à la rue) et présentent une santé très fragile, cumulant les pathologies (souffrance psy, troubles respiratoires, troubles circulatoires, diabète, alcoolisme, consommation de produits toxiques). Les résultats en terme de sorties sont révélateurs des problématiques de ce public : o 4 retours à la rue suite à une fin d’hébergement pour des problèmes de comportements ou de consommation d’alcool excessive, o 1 retour à la rue volontaire, o 2 hospitalisations, o 2 accès en foyer logement, o 5 départs chez un tiers. Pour 2014, nous avons souhaité renforcer le poste d’agent de service pour faire face à l’augmentation de la part des personnes en situation de perte d’autonomie. L’équipe médicale a quant à elle atteint son régime de croisière, coordonnée par le Docteur Sébastien ADNOT, également responsable de la Maison Régionale de Santé, avec une infirmière salariée à temps partiel et l’intervention d’un cabinet d’infirmiers en libéral. Elle permet de remplir l’ensemble de nos engagements auprès du public tant au niveau des soins que de la prévention et de l’éducation à la santé, point faible au démarrage. Les partenariats notamment avec la pharmacie centrale et la maison régionale de la santé offrent des réponses complémentaires et coordonnées avec notre équipe médicale. Enfin, le déménagement dans un espace dédié, permettant un hébergement dans des chambres individuelles et adaptées à la perte d’autonomie, dans le futur bâtiment de RHESO à Carpentras, a pris du retard. La rénovation/construction de ce bâtiment est en cours avec une phase lourde de désamiantage qui ne permettra un démarrage des travaux qu’à l’été 2014. La livraison ne sera possible qu’en début 2016. 9. Signature de la convention avec la Maison Régionale de Santé de Carpentras
  35. 35. SOMMAIRE 35 La prévention et l’éducation à la santé Nous recevons des publics en situation de très grande précarité confrontés à de nombreux facteurs d’inégalités sociales qui se cumulent et s’aggravent mutuellement. De surcroît, une grande partie de nos bénéficiaires a des comportements de santé à risque (addiction au tabac, à l’alcool, aux drogues) et/ou est exposée à des maladies (maladies mentales, diabète, etc.). Nous avons toujours considéré que l’accompagnement social de nos publics vers une situation d’autonomie devait prendre en compte leurs besoins en termes de santé. L’association développe ainsi depuis plusieurs années des actions de prévention santé en direction de ses bénéficiaires, dans le but de les aider à acquérir des comportements adaptés pour préserver leur santé, mais aussi afin qu’ils utilisent les services de soin de droit commun. Pour ce faire, nous avons fait le choix de mobiliser les acteurs de santé du territoire : Réseau Santé Addictions (RESAD), Equipe de Liaison et de Soins en Addictologie (ELSA), Comité départemental d’action pour la santé (CODES), AVAPT, Centres Hospitaliers, Maison Régionale de la Santé de Carpentras, la Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS), Centre Médico-Social (CMS), Centre médico- psychologique (CMP) …), tout en internalisant une compétence médicale dans le cadre d’un financement de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de l’Agence Régionale de Santé. Depuis décembre 2012, Sophie Wittwer a repris la mission d’infirmière au sein de RHESO. L’objectif est d’intégrer les problématiques de santé dans le parcours d’accompagnement social des personnes accueillies, en faisant l’interface entre ces publics, l’équipe pluridisciplinaire et les partenaires de santé. Cette action prend deux formes complémentaires et parallèles : des accompagnements individuels au projet de santé et des ateliers collectifs sur différents thèmes de la santé. L’articulation entre collectif et individuel permet de créer plusieurs dynamiques autour du projet santé pour les personnes accueillies sur le moyen et long terme. L’ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL AU PROJET SANTE Cet accompagnement permet de faire émerger les besoins de santé ressentis par la personne accueillie et/ou de l’aider à les repérer et les exprimer. La stratégie de soin est envisagée avec la personne accueillie et mise en place à son rythme et adaptée selon l’accessibilité possible aux services de santé de droit commun. Le premier entretien avec le professionnel de santé permet une prise de contact sur le lieu d’hébergement ou de logement (CHRS, maisons relais). Ce premier entretien est à nouveau réalisé systématiquement pour chaque nouvelle personne accueillie, depuis juillet 2013. Dans un deuxième temps, les entretiens de suivi ont lieu selon les besoins et les demandes des personnes accueillies. Ils favorisent une orientation adaptée vers le soin, et d’informer sur l’hygiène de vie et sur la prévention liée à la santé.
  36. 36. 36 En 2013, 330 entretiens ont été réalisés et 53 n’ont pas été honorés. L’infirmière a ainsi reçu 44 hommes et 23 femmes : L’infirmière a constaté que rares sont les personnes à avoir un suivi médical déjà en place, elles sont ainsi toutes orientées vers un médecin généraliste pour commencer un suivi médical. Pour faciliter l’engagement des personnes dans une relation de soin, un accompagnement physique et une préparation à l’accès aux soins peuvent être réalisés. Les acteurs de santé proposés sont ceux des structures de droit commun et services de proximité (dans le respect des choix des personnes accueillies et hébergées) avec en priorité des praticiens issus du RESAD. Une quinzaine de personnes accueillies ont pu ainsi bénéficier d’un accompagnement physique dans l’accès aux soins en 2013 notamment vers l’Unité d’accueil des Urgences Psychiatriques de Carpentras, pour cinq d’entre eux. Un nombre important de personnes que nous accompagnons a des pathologies chroniques comme l’alcoolisme, le diabète, la polyarthrite rhumatoïde et l’épilepsie. L’infirmière a également orienté vers des praticiens spécialisés : cardiologue, endocrinologue, pneumologue, gynécologue, gastro-entérologue, rhumatologue, dermatologue, dentiste, psychologue… Les plus grandes difficultés rencontrées par les personnes que nous accueillons concernent les addictions et les pathologies psychiatriques. Ainsi, nous travaillons de manière continue pour renforcer nos partenariats avec les structures du territoire afin d’apporter une meilleure prise en charge et favoriser la réduction des risques. La difficulté réside dans le fait que ces pathologies sont souvent niées et n’apparaissent pas comme prioritaires pour les personnes au regard de leur problématique de relogement. 26 1 7 10 11 3 5 2 2 CHRS collectif CHRS éclaté Capentras CHRS éclaté Orange Maison Relais Orange Maison Relais Carpentras Genre des personnes accompagnées dans leur projet santé en 2013 selon les établissements Femmes Hommes
  37. 37. SOMMAIRE 37 Les personnes que nous accompagnons ont souvent peur de parler de leur(s) addiction(s), d’accepter leur dépendance ; à ce titre, prendre en compte ce problème est un moyen d’améliorer leur situation au-delà de la question du logement. Le rôle de l’infirmière avec les équipes accompagnatrices est de créer un climat de confiance et d’écoute pour permettre à la personne de prendre sa situation en main dans sa globalité. Le logement n’est que « le haut de l’iceberg ». Si les personnes ne se préoccupent pas de leur santé, l’accès au logement ne pourra être pérenne. Leur priorité est de trouver un toit mais si elles ne se préoccupent pas des fêlures précédentes, elles ne pourront pas échapper aux prochaines ruptures parce que la cause du problème n’aura pas été traitée. Sophie Wittwer LES ATELIERS COLLECTIFS AUTOUR DE LA SANTE Afin de favoriser cette prise en compte de la santé dans leur projet, l’infirmière propose des ateliers collectifs dans les différents lieux d’accueils de l’association. Huit ateliers ont été réalisés sur 2013 autour de quatre thèmes différents. Chaque atelier thématique a été réalisé à Orange et à Carpentras. Pour chaque atelier, ce sont entre 10 et 15 personnes qui étaient conviées et entre 4 et 8 personnes qui étaient effectivement présentes. Les participants ont tous assisté à aux moins deux ateliers. Les quatre thèmes abordés étaient : - Les repas - Le jeu de piste Santé, prêté par le CODES - Le diabète - Les drogues et les dépendances Nous avons choisi de commencer par des aspects de la santé très concrets pour favoriser la participation et éviter le sentiment de stigmatisation. L’aspect ludique du deuxième atelier a été fortement apprécié par les participants. Progressivement, les personnes accueillies prennent l’habitude de ces ateliers, la parole se libère, et l’infirmière devient un professionnel ressource identifié par elles. En 2014, l’objectif est de favoriser la participation des personnes hébergées dans les appartements éclatés dans le cadre du CHRS. Peu habituées aux temps collectifs, il est plus difficile de les mobiliser.
  38. 38. 38 Le service Logement Les ménages qui rencontrent des difficultés pour accéder ou se maintenir dans un logement trouvent auprès de l’association trois types de réponses adaptées à leur problématique : - Le dispositif d’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL), - Les Ateliers Recherche Logement (ARL), - L’Accompagnement social Vers et Dans le Logement (AVDL). LE DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL LIE AU LOGEMENT (ASLL) Le dispositif d’Accompagnement Social Lié au Logement est financé dans le cadre d’un conventionnement annuel avec le Conseil Général. L’ASLL est mis en œuvre par sept accompagnateurs sociaux : Karole BERTET, Karima CHADIR, Hélène DANQUIGNY, Vanessa POVEDA, Laurence QUILICI, Fabien MONNIER et Ludmila OTTIN. L’accompagnement social lié au logement offre un suivi personnalisé des ménages, soit dans le cadre d’un accès au logement ou d’un maintien en cas de dettes locatives. Il s’inscrit dans une approche globale de la situation des ménages en difficulté et doit favoriser une insertion durable dans le logement. En 2013, RHESO est restée conventionnée pour un objectif de 84 mesures : - 50 mesures sur la commission locale de l’habitat du Comtat, - 34 mesures sur la commission locale de l’habitat du Haut Vaucluse. Nous avons réalisé 34 mesures d’accompagnement dans le Haut Vaucluse et 49 mesures dans le Comtat. 18 ménages ont été relogés pendant la période d’accompagnement, les autres sont la plupart encore en cours d’accompagnement. UN SUIVI PERSONNALISE DES MENAGES L’adhésion du ménage est indispensable, elle engage aussi bien les personnes que le travailleur social dans la mise en œuvre d’un projet individualisé et permet des échanges constructifs pour parvenir au résultat attendu. Les rencontres se font soit dans les locaux de l’association, soit au domicile des personnes. Le ménage est vu en moyenne une fois tous les quinze jours, sachant que lorsque la mesure d’accompagnement débute, les rencontres sont plus fréquentes en fonction des démarches à effectuer. L’accompagnement se fait en règle générale sur une période de 6 mois qui peut être renouvelée si besoin. Il arrive, pour certains ménages, que l’accompagnement se fasse sur plus d’un an et permette de ce fait de consolider des situations.
  39. 39. SOMMAIRE 39 LA PROVENANCE DES MENAGES Les orientations concernent des personnes pour lesquelles un diagnostic a fait ressortir une fragilité sociale qui pourrait compromettre l’accès ou le maintien dans le logement. La majorité des demandes est effectuée directement par les travailleurs sociaux de RHESO, elles concernent, soit des ménages sortants de notre Centre d’Hébergement, des ménages issus des Ateliers de Recherche Logement ou encore des renouvellements de mesures. Des orientations sont aussi effectuées par les travailleurs sociaux du Conseil Général, des CCAS, de la COVE. D’autres ménages enfin peuvent être orientés par les bailleurs sociaux, dans le cas d’impayés de loyers par exemple. Unité Territoriale du Haut Vaucluse Sur 121 accompagnements validés, 114 ont été réalisés et 7 annulés par manque d’adhésion du ménage. Unité Territoriale du Comtat Venaissin 154 accompagnements ont été réalisés ou sont toujours en cours. Sur 166 accompagnements notifiés, 12 ont été annulés notamment pour non adhésion du ménage. . 34% 4% 58% 4% Type d'orientations en ASLL CMS CCAS/CIAS RHESO Autre 22% 4% 43% 17% 14% Type d'orientation en ASLL CMS CCAS ou CIAS RHESO CLH AUTRE

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