Le Deuil Et La Transition

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Le Deuil Et La Transition

  1. 1. I) Introduction La décision d’émigrer est une décision courageuse et difficile On quitte un environnement familier dont on connaît et comprend tous les codes, pour un environnement inconnu où nos règles, nos réflexes, nos perceptions ne fonctionnent plus correctement, notre équilibre social en prend un coup.
  2. 2.  La solitude, lanonymat etc. Incompréhension linguistique: la même langue, mais pas le même langage… Procédures de recherche d’emploi compliquées. Incompréhension liée aux institutions: fédéral, provincial, municipal, etc.
  3. 3. Les différentes expressions du deuil dans levocabulaire quotidien : deuil national, ensigne de deuil, journée de deuil, être endeuil, porter le deuil etc. toutes cesexpressions sonnent comme une charge desouffrance, une perte ou une rupture.
  4. 4. « processus psychique conscient et inconscient qui intervient à la suite de la perte d’un être, un objet d’amour, une patrie, un espoir, un poste etc.» Le deuil migratoire se veut précisément comme le passage permettant de surmonter l’épreuve de la migration, cest une transition entre le passé et le présent (avant / après; ailleurs / ici).
  5. 5. Ce travail de deuil est nécessaire lors de laperte d’un proche, mais il est transposabledans le domaine sentimental, lors d’unerupture causée par limmigration et dans ledomaine professionnel, lorsqu’on arrive à lafin d’un contrat, ou lors d’un licenciement.
  6. 6. Pour ma part, reprenant les travaux dudocteur Elizabeth Kübler-Ross, j’aime àdistinguer 7 étapes par lesquelles nouspassons, afin de faire face à une situation detransition.
  7. 7. Ces 7 étapes sont linéaires, bien qu’il soitpossible de faire des retours en arrière, afinde « tourner la page ».J’espère que ce petit aperçu vous permettrade progresser, dans votre épreuvesentimentale, dintégration sociale etprofessionnelle.
  8. 8. – L’enchantement et le choc : C’est une phase courte. Caractérisée par l’euphorie : excitation de la nouveauté, de la découverte, l’émerveillement face (à la neige, les écureuils dans les parcs, les caribous dans les bois, population cosmopolite et chaleureuse). Lespoir dun avenir meilleur qui nous a poussés à venir. Ex : je n’ai plus à craindre pour l’avenir de mes enfants.
  9. 9. Cette période ne dure malheureusement paslongtemps, on est aussitôt confronté à ladure réalité de la vie, l’économie de marché,il faut de l’argent et pour en gagner il fautun travail. Ce qui n’est pas chose facile.Après avoir essuyé quelques refus, noussommes confrontés à la triste réalité.
  10. 10. – Le Déni : C’est le refus de croire linformation. Nous sommes en plein dans la contestation. Le rejet de linformation fait place à une discussion intérieure ou/et extérieure. Non ça ne peut pas m’arriver à moi, qui étais si bien dans mon pays. Il ne faut cependant pas croire que la brièveté de cette phase signifie qu’elle n’est pas importante.
  11. 11. Certaines personnes s’enferment dans cet état de déni, de refuge dans un deuil, préserver la chambre du disparu intacte, ou continuer à mettre son assiette à table etc. Exemple : « Ce nest pas vrai, pas possible.... »Nous refusons tout simplement d’admettre le situation tellement c’est difficile.
  12. 12. – La colère et le marchandage : C’est la confrontation avec les faits qui va engendrer une attitude de révolte, tournée vers soi et vers les autres. Cette phase de marchandage qui peut prendre une tournure "magico- religieuse". On promet à une "entité invisible" de ne plus faire telle ou telle chose si la situation originelle pouvait revenir.
  13. 13. Les intensités peuvent être variables, selonla maturité affective de la personne. Lapensée de la personne s’alimente de fortescontradictions. Elle peut s’emporter ou s’enfermer dans leplus grand mutisme. Des pulsions devengeance peuvent ainsi la pousser à avoirdes comportements quelle ne comprend paselle-même.
  14. 14. En fait, la personne est confrontée àlimpossibilité dun retour en arrière, à lasituation première. Elle doit faire le deuil, etpasser par de nombreuses émotions :reproches, remords, ressentiments, dégoûts,de la répulsion, séduction ou agression.Exemple : « C’est de leurs fautes, ils m’ontinduit à l’erreur ».
  15. 15. – La tristesse : C’est un état de désespérance. « Ce n’est pas juste, pourquoi le Québec m’a choisi pour me faire vivre ça, qu’est ce que je vais devenir » ?
  16. 16. – La résignation : C’est labandon de cette lutte au cours de laquelle la personne peut avoir le sentiment davoir tout essayé pour revenir à la situation perdue. Elle na aucune visibilité de ce quelle peut faire. Elle agit au gré des circonstances. Cette résignation peut aussi prendre la forme d’un rejet. Exemple : « Cest la vie, c’est Dieu qui décide ».
  17. 17. – Lacceptation : la personne accepte la perte (de lêtre cher, de sa patrie, de la petite amie, ou du travail) et fait face à la situation. En lacceptant, elle est capable de garder les bons souvenirs mais aussi les moins bons. Elle commence à avoir plus confiance en elle, se sent mieux et lavenir ne semble pas aussi sombre quavant. Exemple : « Jy pense encore parfois, mais je men sors ».
  18. 18. – La reconstruction : l’acceptation seule ne suffit pas. Il faut se reconstruire progressivement. La personne en deuil prend conscience quelle est en train de se réorganiser pour répondre aux obligations liées à sa nouvelle vie. Se reconstruire amène à mieux se connaître, à découvrir ses ressources personnelles et à prendre conscience de son existence. Cette démarche développe la confiance en soi-même. Le sentiment de vulnérabilité fait place à une nouvelle énergie et, pour le croyant, une plus grande confiance en Dieu.

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