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11de ville compacte, de transports urbains plus rationnels, en insistant sur un modèle dedéveloppement local moins consomm...
12• Permet dassocier autour du même projet des acteurs multiples : salariés, bénévoles,usagers, collectivités publiques, e...
13Dans le même esprit, il est impératif de soutenir l’agriculture et le commerce.Agriculture : Les relations d’une ville e...
14moyens mis en œuvre pour les satisfaire. L’organisation du commerce de proximité, les circuitscourts de distribution, le...
152Un espace urbain pour unirTisser notre ville, créer des passerelles, tisser des liensLa ville d’Amiens s’étire sur un t...
16vacance de logements longtemps avant la destruction (comme à la tour bleue )ou même dansl’ensemble de leur parc par « pe...
17• Incitation financière de la métropole en direction des communes qui n’accueillent pas delogements sociaux.• l’interven...
18Il faut développer la prévention et la dissuasion en pensant l’espace public comme facteur de liensocial.B – Des quartie...
19Il faut réfléchir à la création prévue d’un lotissement de 300 maisons, en débattre et éventuellement,en fonction du pro...
20Le réseau de transport est passé de 16 millions à 13 millions d’usagers de 2000 à aujourd’huiIl faut traverser le centre...
21Abandonner la construction du parking Jules VerneF – Plus de lien et plus de convivialité :des places publiques et des p...
223Citoyen dans une villesolidaireI - Les solidarités activesNotre société hyper productive engendre une compétition effré...
23Pour sortir dune action sociale municipale actuellement dissuasive et qui ne présente pasdorientation politique, il faut...
24diverse par les différentes communes (y compris avec des trous), mais de compléter celles-ci parune action communautaire...
25Des clauses relatives au respect des droits humains et à la lutte contre les discriminations doiventêtre incluses dans t...
26nombreuses à arriver à cette nouvelle étape dans des conditions de bonne santé et un appétit réelpour rendre des service...
27B - Communication des seniorsCet échange permanent avec les personnes de plus de 60 ans peut être complété par une polit...
28Ce principe doit guider notre action dans le domaine du handicap, car chacun peut bénéficier desactions et réalisations ...
297 – Une offre de santé de proximitéBien que la santé ne fasse pas partie des compétences premières d’une municipalité, l...
Le projet municipal 2008
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Le projet municipal 2008

  1. 1. 1Le projet municipal 2008-2014UNIS ET SOLIDAIRESLa gauche avec Gilles DemaillyDémocratie - Solidarité – EcologieElections municipales des 9 et 16 mars 2008La liste « Unis et Solidaires » est soutenue par le Parti Communiste Français, les Verts, le PartiRadical de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen, le Parti Socialiste.
  2. 2. 21Pour une Vision d’AmiensTout projet municipal qui n’est pas sous-tendu par une vision de la ville n’est qu’un agrégat depropositions grossièrement assemblées, où rien n’est proportionné, qui est toujours le symptômed’une indigence intellectuelle, d’une négligence méthodologique, d’une restriction du cœur et d’unerouerie politicienne qui ne visent que le clinquant, le quantitatif, le coup arrogant et dérisoire : brefqui veut tromper son monde. Anti-démocratique donc.La vision n’est pas un idéal, un modèle qu’un élu brandit pour, d’un même geste, émoustiller lecitoyen devenu spectateur et l’humilier en l’entretenant dans un mépris de soi. La vision estl’affirmation d’un passé articulée à une évaluation critique du présent en vue d’un avenir àinventer ensemble et donc à partager.C’est pourquoi notre vision d’Amiens est l’expression d’une volonté pleine, totale, douloureuse,de ce que cette ville a été, afin qu’elle puisse devenir ce qu’elle est, modestement, dignement,puissamment.Notre vision d’Amiens vise à tisser des liens avec le monde, là où l’arrogance et la suspicion enont fait une ville livrée à elle-même, close sur soi, en compétition avec les autres villes quil’entourent, ignorante et peu respectueuse de son histoire, craintive à l’égard de ses populationsouvrière et émigrée ; à relier les quartiers, les lieux, les femmes et les hommes de notre ville, là oùl’on tend aujourd’hui à en faire une entité aux membres épars, au centre évidé ; à susciter la paroledémocratique d’une population qui, aujourd’hui, hésite entre sourde exaspération et silence las.Amiens au monde : se relier pour innoverL’idée directrice est de réinscrire Amiens dans des relations, des partenariats, des jumelages,des réseaux, des filières dans l’ordre de l’économie, de la recherche, des arts et de la culture.- Par des partenariats confiants et respectueux, nous voulons retrouver des filiations, descousinages avec les Flandres, l’Angleterre, l’Italie, nés à l’Antiquité, prolongés au Moyen-âge.- Nous voulons consolider nos fraternités éternelles des temps de guerre avec le Canada, lesEtats-Unis, la Nouvelle Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud.- Nous voulons bâtir un pont dont la France a tant besoin avec l’Afrique du Nord, dont bonnombre de nos concitoyens seront les chevilles ouvrières.- Nous voulons construire une région picarde avec la mise en place de partenariats confiantsavec Saint-Quentin, Abbeville, Compiègne, Beauvais…- Nous voulons replacer Amiens dans une relation ouest-est, Rouen-le Havre-Reims, qui estpertinente économiquement.Le but de cette ouverture au monde et de ce repositionnement régional est de susciter danstous ces domaines, dans tous ces territoires, l’innovation comme moteur du développementéconomique et condition du progrès social.
  3. 3. 3Amiens, la ville : se relier pour inventerIl s’agit de relier les quartiers, les habitants, pour rassembler ce corps social qui, par l’histoireet le long mandat qui s’achève, a été disjoint.- La Somme, axe historique de fondation de notre ville, doit servir à unir de manière cohérente leterritoire d’Etouvie à Camon. Une réflexion sur les passerelles, les ponts sera ouverte afin dedégager des perspectives embrassant tout à la fois le fleuve, la ville, le ciel.- Le réseau ferré permettra, venant d’Abbeville, de relier Etouvie, Montières, la Hotoie, SaintRoch, le Cirque, la Gare, Longueau, dans une articulation avec l’étoile ferroviaire..- Le réseau en Site Propre reliera Amiens Nord à l’Hôpital Sud en passant par la Citadelle quiverra s’installer l’Université et lèvera ainsi le verrou qui tient à distance le quartier nord du centre.Il s’agit de constituer un centre vivant, exemple de mixité sociale et culturelle réussie, pôle deconvergence de toutes les énergies, desservi par des transports en commun de qualité, qui devra sedévelopper en retrouvant sa cohérence, son épaisseur et son rythme entre la Citadelle et le Cirque, lagare du nord, la gare Saint-Roch et la Hotoie.Un travail urbanistique s’attachera à faire retrouver aux places de notre ville leur assiette, leuréquilibre, leur fonction de rassemblement, d’intégration sociale. Le commerce de proximité ainsique certains quartiers à l’identité incertaine pourront, par la création de telles places, en tirer le plusgrand bénéfice.Ce corps social rassemblé, rééquilibré, lesté par un centre vivant, sera une condition dudéveloppement économique mais pas la seule. En effet c’est la libération d’une paroledémocratique qui reliera, équilibrera, orientera la vie de notre ville. A l’innovation économiqueviendra se joindre l’invention démocratique. Le but dernier de ce maillage du territoire serad’inventer de nouvelles possibilités de vie, de rencontres, de relations, une démocratie dans deslieux où le brassage culturel, la mixité sociale mêleront choralement des paroles savantes,techniciennes, politiques, ouvrières, populaires, artistiques, étrangères, naïves, satiriques, poétiques,ordurières, à accent, riantes, railleuses, critiques. Des voix reconstituées. Bref, picardes !Des Forums de la Démocratie seront des lieux d’expression démocratique, sorte de foyersactifs qui viendront renforcer la cohésion des quartiers.Innover et inventer pour créer ensemble notre ville, la libérer de cette honte de soi entretenue partous ceux qui veulent lui plaquer des modèles trouvés ailleurs. Le plus grand reproche que l’onpuisse faire à la gestion qui s’achève c’est que les Amiénoises et les Amiénois ne se retrouvent pasdans nombre de ses réalisations, aussi prestigieuses soient-elles, dont ils ne voient pas la nécessité,et qui restent des corps étrangers que l’on cherche à greffer sur leur ville.Notre vision d’Amiens s’applique à lui faire retrouver et affirmer son histoire, sa géographie, sonéquilibre interne, donc sa singularité. Voulant ce qu’elle a été et ce qu’elle est, elle se relanceraavec confiance dans un avenir à inventer.Amiens : ville ouverte sur le mondeNous voulons que notre ville s’ouvre au monde, non pas pour y chercher des modèles à copierservilement, mais pour se retrouver dans ces pays, ces territoires avec lesquels elle a construit sonhistoire et sa singularité depuis des siècles. Nous voulons qu’elle se retrouve chez soi dans lemonde.Nous voulons ouvrir ses quartiers , aujourd’hui repliés sur eux-mêmes, en faisant sauter lesverrous naturels (la Somme), physiques (Citadelle), sociologiques (Henriville-Etouvie), ethniques…pour que notre ville retrouve une consistance.
  4. 4. 4Nous voulons ouvrir des lieux de vivante démocratie pour que les Amiénoises et les Amiénoisretrouvent confiance en eux et en leur capacité d’influer sur le cours des choses.Pour en finir :- avec ce repli sur soi présomptueux, cet isolement radical, qui font que notre ville, n’ayantpas sa vitalité propre, est obligée d’être (ré)animée, à intervalles réguliers, par quelques quinzainescommerciales et annonces fracassantes,- avec ce sentiment de lassitude, de résignation, d’être étranger à soi,nous voulons réveiller une vaillance, peut-être cette colère que Rabelais voyait commecaractéristique de notre région : « la colérique Picardie », qui permette à nos concitoyens de s’ouvrirdes horizons exaltants et à leur mesure.
  5. 5. 52Place et rôle d’AmiensPlace et rôle d’AmiensAmiens est à un moment essentiel de son histoire. Malgré des efforts, elle n’a pas pris la mesure desproblèmes qui grèvent son avenir au premier rang desquels figure la faiblesse de son potentiel decroissance, source d’appauvrissement. Nous avons, plus que jamais besoin, d’une nouvelle politiqueéconomique axée sur l’offre productive innovante et qui repose sur l’engagement de partenairesautour de projets imbriquant recherche, industries et services. Ces partenariats doivent être de plusen plus larges : il est urgent de travailler à bâtir des identités d’entreprises et des biens publics auniveau de la région, du pays, de l’Europe et même du monde.Le développement économique et l’innovation sont les moteurs du dynamisme d’une ville et de lacréation d’emplois. Sans une activité économique soutenue et tournée vers l’avenir, Amiens ne peutpas espérer créer les conditions d’une amélioration des situations individuelle et collective des seshabitants. Le développement économique est un enjeu primordial pour la ville, les quartiers et tousles Amiénoises et Amiénois. Il conditionne la cohésion sociale et le mieux vivre ensemble. C’estdonc à l’ensemble des habitants d’inventer et de mettre en oeuvre une autre façon de réussir ledéveloppement économique d’une ville solidaire et durableIl nécessite une intervention lucide des citoyens dans la sphère de production et de consommation.Il faut produire et consommer autrement. L’économie est un champ nouveau pour la démocratiequ’il faut mettre en œuvre et inventer. La nouvelle gouvernance sera le moyen de faire progresserdéveloppement et citoyenneté économiques. L’organisation du commerce de proximité, les circuitscourts de distribution, le commerce équitable, la production de logements et d’énergie, la gestiondes déchets, l’éducation populaire, la culture, sont concernés et probablement d’autres thèmes.Dans un tel contexte, l’économie sociale et solidaire devient un outil important d’innovationtechnique et sociale.Le développement économique ne peut se concevoir que dans une démarche durable et unchangement complet dans la logique de décision municipale. Il ne s’agit plus d’apporter une toucheenvironnementale à une politique de croissance aveugle qui continuerait à produire, commeaujourd’hui, toujours plus de précarité et d’inégalités, sans soucis des conséquences surl’environnement. C’est au contraire un changement de valeurs pour remettre l’économie au servicede la personne humaine et de son environnement.La collectivité doit définir une stratégie de développement économique et social. Sa responsabilitépremière réside dans un aménagement de l’espace et une organisation de la mobilité propres àattirer et fixer les entreprises moteurs de développement et créatrices d’emploi. Cette stratégie est
  6. 6. 6intimement liée à l’aménagement urbain, à la politique de l’emploi et la formation, aux soutiens auxtransferts technologiques, à la politique culturelle et d’éducation …. Elle peut également soutenirles initiatives de la société civile qui tentent de promouvoir d’autres façons de produire etconsommerLa déclinaison des valeurs de Démocratie, Solidarité et Ecologie en matière de développementéconomique et emploi, suppose la vision d’une métropole urbaine « à taille humaine », généreuse ettournée vers l’extérieur.1. Une région équilibrée, construite sur un principe fort de réseaux de projetsgagnants/gagnants qui renforce tout à la fois l’identité d’Amiens et de la région. C’estd’abord une affaire de solidarité territoriale en lieu et place des rivalités et de la compétitionentre les villes et plus particulièrement celles de Picardie.2. Une agglomération et un pays attractifs, soucieux des intérêts de toutes ses composantes etrésolument tournée vers un développement durable garant d’une qualité de viecaractéristique d’une « ville à la campagne ». 3. Une ville au fonctionnement démocratique et sans prétention dimensionnelle irréaliste etpénalisante écologiquement. Actrice essentielle du bien vivre de sa population et non plussimplement obsédée par son image de pseudo métropole européenne. Un modèle de villeconviviale du XXI° siècle.Promouvoir la solidarité territoriale.L’identité d’une ville comme Amiens ne peut se résumer soit à un héritage soit à un projet. Pourautant cela ne signifie pas que les notions d’héritage et de projet devraient être récusées. Celaindique seulement que la question doit être repensée au prisme de l’identité d’Amiens.Un projet pour Amiens ne peut faire l’économie d’une interrogation renouvelée sur les conditionsde la relation que la ville entend entretenir avec ce qu’elle a depuis toujours pensé et défini commeses altérités. Deux voies opposées s’offrent à elle : la première fait d’Amiens, à rebours de sonhistoire et de son identité composite, une forteresse, en quête de puissance, à l’affût de tout ce quipourrait s’opposer à son calcul. La seconde voie, au contraire, sait que si le projet amiénois aquelque chance d’être partagé, non seulement à l’intérieur mais aussi à l’extérieur, c’est au titre decette ouverture qui a fait d’Amiens une identité généreuse et solidaire.Depuis trop longtemps, la stratégie d’Amiens (tout particulièrement en matière de développementéconomique) se satisfait de la compétition territoriale internationale. C’est une démarche centripète,égoïste et à court terme. Amiens cherchant à capter l’essentiel, voire l’intégralité, des flux entrantsde population au détriment du reste du territoire, génère un effet « aspirateur » qui n’est pasaujourd’hui sans conséquences sur un taux de chômage élevé à côté du déclin du nombre d’emploiset de l’incapacité à en créer. C’est un élément décisif de l’étalement urbain et de toutes lesconséquences environnementales négatives qui en résultent. C’est aussi une attitude« hégémonique » qui entretient la méfiance, la revendication et parfois l’hostilité désastreusesenvers la « capitale régionale ». L’absence de participation d’Amiens aux divers réseaux (nationauxet européens) d’échange de bonnes pratiques dans le domaine du développement économiqueillustre cette vanité méprisante qui lui fait tant de tort.Cet individualisme agressif ne permet pas à Amiens d’exercer ses fonctions de tête de l’armatureurbaine de la région dont elle est la capitale politique et génère une contestation déplorable de sonstatut lui-même. L’existence d’autres villes moyennes dans la région se révèle un handicap dès lorsque cette présence n’est pas mise en réseau pour faire synergie. La relation entre des centres urbainsinégaux n’est pas nécessairement de type « newtonienne », polarisée par les masses économiques enprésence, mais dépendent aussi de la qualité d’organisation interne de l’agglomération centrale (en
  7. 7. 7particulier la qualité de la relation entre industrie et université) et à sa capacité à rayonner entransférant l’innovation.Alors qu’Amiens se trouve au centre d’un bassin de chalandise de plus de 500 000 consommateurs,son aménagement urbain de centre ville reste incapable de produire une offre commerciale ouculturelle attractive en raison d’une trop faible fréquentation régionale due à la défiance et àl’hostilité qu’elle suscite.La coopération avec les autres villes se nourrit d’une action concertée très étroite avec les autresinstances politiques (conseil général et conseil régional) investies de compétences décisives en lamatière. Là encore, concurrence et rivalité, sont des éléments négatifs en matière de développement.Amiens ne se fera pas contre, ni même sans, le département de la Somme et la région Picardie. Ilexiste en cette matière des opportunités décisives à saisir dans un contexte historiquement etpolitiquement favorable.Il est indispensable et urgent de développer des coopérations décentralisées avec d’autres parties dumonde, d’intégrer les réseaux nationaux et européens de développement économiques et de nouerdes partenariats de projet avec les villes de la région (Abbeville, Saint-Quentin, Beauvais,Compiègne).Un axe de compétitivité fort doit être l’export et l’ouverture à l’international des entreprises locales,en particulier les PME-PMI Dans le cadre du dispositif régional d’appui à l’international, l’Etat, lescollectivités locales, avec notamment le réseau consulaire et l’AREX, doivent accompagner lesentreprises dans leur démarche internationale.L’ouverture et la solidarité territoriales sont des éléments décisifs pour la constitution d’une régionurbaine régionale capable de relever les défis du développement durable et de la qualité de vie.Développer les conditions de l’attractivité.Certaines métropoles françaises peuvent être considérées comme européennes, moins par leur poidsdémographique relatif que par les fonctions qu’elles exercent et par une attractivité débordantnettement les frontières nationales (Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux). À un niveauinférieur se trouvent des villes qui méritent l’appellation de métropoles mais qui, ne présentant pasun important rayonnement transnational, doivent donc être considérées comme « moyennes » ourégionales dans l’armature urbaine de la France.En l’état actuel, Amiens n’entre pas dans cette catégorie et en paye les conséquences en termes dedéveloppement économique et social.Les métropoles régionales ont la capacité de se doter de moyens relativement importants pour attirerles entreprises, car elles produisent deux types deffets dagglomération pour celles-ci : leséconomies déchelle et les externalités: biens collectifs, infrastructures matérielles et sociales, main-doeuvre qualifiée grâce aux formations (initiales ou continues) existantes, équipements divers,infrastructures technologiques...La métropole régionale dispose d’un avantage particulier sur les grandes métropoles : comme sadimension est réduite, elle limite les lourdeurs, les déperditions et les inconvénients d’unemétropole de taille plus importante.Toutes les données dont nous disposons, permettent d’affirmer que la région urbaine d’Amiensremplit les conditions a priori pour accéder au statut de métropole et en tirer les avantages qui s’yrapportent. Les échecs patents en la matière tiennent plus de la démarche globale et des méthodesutilisées. Le statut de métropole a toujours été réduit depuis 20 ans à un objectif quantitatifdémographique et autocentré (« l’idéologie de l’optimum dimensionnel » : Amiens 300 000habitants = métropole européenne).
  8. 8. 8Il convient de raisonner et d’agir dans le cadre de l’agglomération voire du pays du Grand amiénois(dont il convient de changer son appellation « hégémonique ») – cadre géographique plus conformeà la zone d’emploi. Les cadres politiques et institutionnels actuels de l’agglomération Amiensmétropole et du pays du Grand Amiénois ne correspondent absolument pas à notre volonté dedémocratie. Ils constituent des dénis de justice compte tenu de la confiscation politique du pouvoirde décision par des élus qui excluent toute représentation de l’opposition, du manque de légitimitéd’une assemblée où le poids respectifs des collectivités qui en sont membres est totalementdéséquilibré et du fonctionnement opaque d’une institution fermée aux compétences et aux moyensde plus en plus exclusifs et essentiels. La remise en cause de ces cadres institutionnels constitueune revendication que nous devons poser au niveau national pour que soient modifiées lesconditions de composition et de fonctionnement démocratique des structures de coopérationintercommunale.Une pratique immédiate et sans illusion suppose, a minima, la mise en place d’un Conseil dedéveloppement représentatif et innovant, chargé de l’élaboration et de l’évaluation d’un Schéma dedéveloppement économique commun et équitable, parallèlement à l’élaboration ou à la révision duSchéma de cohérence territoriale (SCOT), des PLU (Plan local d’urbanisme), PDU (Plan dedéplacements urbains) et PLH (Programme local de l’habitat). Ce conseil doit aussi avoir en chargela mise en place d’une articulation efficace entre l’espace de développement global et les territoirescommunaux ou infra-communaux qui le composent.1. A ce niveau territorial un facteur d’importance, pour l’attractivité du Grand Amiénois, estl’accessibilité et la capacité à la valoriser dans les réseaux de transport. Cette question vaut àtrois échelles géographiques : celle de l’agglomération et du pays, avec les transportsurbains et interurbains, celle de la région dont la métropole est la capitale et celle des autresterritoires au delà de la région, qu’ils soient français, européens ou mondiaux. Elle concernenon seulement la question des transports publics urbains, du plan de déplacement urbain, duréseau routier autoroutier, du réseau ferroviaire, du réseau aérien, mais surtout celle del’intermodalité. Elle concerne également, bien entendu, la capacité à être en pointe dansl’accès aux nouvelles techniques de communication. Elle concerne aussi l’organisation desservices.Si l’espace amiénois dispose en la matière de nombreux atouts (nœud autoroutier, étoileferroviaire…), ils sont trop souvent peu valorisés. La rénovation du réseau de transportsurbains, du réseau ferroviaire et de l’inter modalité renvoie à d’autres parties de ceprogramme.2. Un deuxième facteur tient au souci de développer des activités de haute technologie, c’est-à-dire de s’inscrire dans l’économie de la connaissance.Le développement économique de l’espace amiénois doit s’inscrire résolument dans unepolitique de filières.Les filières sont des instruments d’aménagement du territoire calés au plus près des réalitésgéographiques, industrielles et économiques locales. Ces instruments facilitent la mise enplace d’actions collectives structurantes pour le territoire en favorisant le partenariatinterentreprises.• Amiens est située au cœur d’une région (en liaison avec celle de Reims et du Nord pas deCalais) de production agricole qui est en train de connaître les prémisses d’un profondbouleversement qui affecte dans le même temps les secteurs industriels qui s’y rattachent.Cette révolution technologique se double d’un forte incitation juridique liée auxconséquences du programme européen ReachLa nouvelle réglementation chimique européenne a pour objectif doffrir au public une meilleure protectionvis-à-vis des substances chimiques intentionnellement produites. Les industries chimiques devront fournirles données de sûreté sanitaire et environnementale sur toutes les substances quelles produisent.
  9. 9. 9REACH identifiera ensuite les substances chimiques extrêmement dangereuses et les rangera sous laclassification spécifique de "substances extrêmement préoccupantes". Une substance chimique est classéecomme extrêmement préoccupante si elle peut provoquer un cancer , endommager le matériel génétique ousi elle est une toxine de la reproduction . Toute substance qui ne peut être décomposée par la nature(persistante) et saccumule dans lorganisme des êtres vivants (bioaccumulable), hommes ou animaux, estégalement classée comme extrêmement préoccupante, même sil nexiste pas de preuve de leurtoxicité.Enfin, les substances connues pour interférer avec le système hormonal (appelées perturbateursendocriniens) sont le dernier groupe de substances pour lequel une autorisation est nécessaire.Un des objectifs de REACH est de sassurer que les substances chimiques extrêmement préoccupantessoient abandonnées et remplacées par des alternatives appropriées et plus sûres.Il s’agit là d’une formidable opportunité de développement et d’innovation pour notrecollectivité sans beaucoup de situations comparables dans le monde. Amiens cumulel’avantage d’une recherche scientifique avancée en la matière et d’un espace agricole deproximité complémentaire. La maîtrise technologique et sociale de cette filière est unecondition de sa pérennité. Elle doit aussi donner l’occasion de faire évoluer l’agriculture versdes pratiques plus respectueuses des sols, de l’eau, des paysages, de la santé. Tous lestransferts dans l’industrie des agro-ressources sont à développer à partir des pôlesd’excellence de l’UPJV et du pôle régional de compétitivité.• Le secteur de la santé : le succès de la première greffe du visage effectuée à Amiens a montréau monde entier les capacités du CHU d’Amiens dans certains domaines. Amiens doitaffirmer sa spécialisation dans les secteurs de la santé où la ville possède déjà une expertisereconnue. C’est l’objectif d’un technopôle santé, adossé au CHU et aux facultés de médecineet de pharmacie est à encourager.• Le passé ferroviaire d’Amiens et l’existence du pôle de compétitivité I TRANS prédisposentla ville à devenir un lieu de recherche et d’innovation dans le domaine des nouveaux modesde transport. Les domaines de l’énergie, des matériaux et de la sécurité spécialementappliqués aux transports peuvent servir d’objet à la création d’un pôle technologique autourde la gare.• Les services aux personnes (en considérant l’accélération du processus de gérontocroissance)sont à développer à condition de miser sur l’innovation en lien avec le secteur sciencessociales mais aussi scientifique et technologique (santé) de l’UPJV.3. L’importance décisive accordée à la recherche et à la connaissance dans le projet à longterme de développement économique de la région d’Amiens, nécessite un dynamisme fortde l’université. L’université a des fonctions spécifiques qui dépassent le seul périmètremunicipal mais l’amélioration de ses relations avec la population amiénoise est un objectif àretenir et qui fait partie de notre programme. La définition d’un partenariat entre l’universitéet la ville, dans le respect de l’indépendance des deux parties, est donc un chantier à ouvrir.Il a été malheureusement laissé en friche par l’actuelle municipalité.Les relations entre la ville et son université peuvent et doivent se développer à plusieurstitres.• Tout d’abord la ville doit réussir l’intégration urbaine des différents équipementsuniversitaires. L’implantation rationnelle et efficace de ces nouveaux équipementsun sur le site de la Citadelle participe de cette ambition. C’est une entreprise décisivepour la ville et pour l’université qui doit être conduite dans la plus grandetransparence, avec le concours et l’intelligence de tous. Cela permettra à terme deregrouper l’essentiel des formations supérieures dans le tissu urbain central et dedonner un nouvel élan à l’activité universitaire. C’est l’ensemble de l’espaceAmiens Nord, Citadelle, Saint Maurice, Montières qui est concerné. Cet efforts’intègre dans celui, plus général, de l’amélioration sensible de la mobilité despersonnes, tant sur la région que sur le pays de l’Amiénois. C’est aussi un facteur quidevra faciliter la construction de logements étudiants.• La promotion des pôles d’excellence et le soutien à l’émergence de ceux qui peuventvivifier notre singularité et notre projet sont au cœur de nos préoccupations. Ils
  10. 10. 10conditionnent l’avenir de notre cité. Ils feront l’objet d’un partenariat avec les autresacteurs directement impliqués (Université, Conseil régional...). Il en va de même ence qui concerne le développement de partenariats avec d’autres universités.L’ouverture de notre ville sur le monde a besoin de celle de notre université. Larecherche scientifique, les transferts technologiques et leur soutien à la dynamiqueéconomique locale constitue la pierre angulaire de notre action. Ils ne concernent passeulement le développement économique, mais alimentent, dans le même temps, ladimension sociale de l’innovation technique pour la démocratie. La constructiond’une citoyenneté compétente sur le terrain de l’économie et de l’écologie d’unepart ; la lutte pour une insertion sociale réussie qui passe notamment par lafacilitation équitable de l’accès à une formation tout au long de la vie d’autre partsont un autre volet essentiel de notre ambition pour les Amiénoises et les Amiénois..L’université doit donc être de plus en plus ouverte sur la cité et au service de tous.4. Un autre facteur explicatif de l’attractivité des métropoles régionales est le degré dediversification de leur économie.Le bassin d’emploi d’Amiens se caractérise par une forte densité du tissu industriel. Mais letaux de chômage est plutôt élevé.. L’attractivité est ordinaire mais déséquilibrée entre lamétropole et le reste de la zone d’emploi (l’industrie représente 19% des emplois mais lamoitié des emplois industriels de la zone d’emploi se situe sur le territoire d’Amiensmétropole). Les activités sont variées et les services premiers aux entreprises sont présents.Les emplois métropolitains supérieurs (EMS) sont en nombre inférieur à la moyenne de lacatégorie et progressent lentement. Certaines filières connaissent des difficultés sérieuses(automobile, caoutchouc). Le soutient massif à la recherche scientifique, condition del’innovation, doit donner les moyens d’une sécurisation de ces activités. Un potentield’innovation et de RD existe avec la présence de l’ UPJV.Il est possible et souhaitable de conserver et conforter l’existant industriel du bassind’Amiens. Là aussi, on a besoin de circuits courts en matière de production industrielle pourdes raisons de sobriété et de sécurité. On peut envisager une « pénurie » des forces de travaildans l’industrie en raison de l’évolution des savoir faire et de l’adaptation aux nouveauxemplois à côté des métiers classiques. C’est un processus qu’il faut accompagner endéveloppant des projets pour un pôle mécanique et électromécanique à partir de l’ ESIEEnotamment et en particulier une plateforme technologique en appui aux entreprisesinnovantes.Amiens a une carte particulière à jouer avec son unité industrielle de traitement des déchetspour affirmer une présence forte dans la production de carburants liquides et d’amendementsorganiques de haute qualité.Construire une ville durable du XXI° siècle.Amiens ne peut prétendre se développer efficacement pour l’épanouissement de ses habitants enconservant une stratégie inhumaine et dispendieuse fondée sur la mise en scène d’opérations deprestige toutes plus inefficaces les unes que les autres. Vingt ans d’une politique de gaspillagerévèlent un bilan coût/avantages particulièrement lourd. Le réalisme et le pragmatisme en lamatière, supposent une transformation écologique de l’économie locale, un soutien appuyé àl’économie sociale et solidaire, ainsi qu’un fonctionnement démocratique exemplaire.Le point de rupture entre les thèses en présence réside dans cette idée fausse selon laquelle l’espaceet le territoire amiénois peuvent être colonisés à perte de vue, la population en augmentationgéométrique, la consommation énergétique sans limites et les impacts sur l’environnement toujours« réparables » techniquement, alors qu’il convient de raisonner en termes de sobriété énergétique,
  11. 11. 11de ville compacte, de transports urbains plus rationnels, en insistant sur un modèle dedéveloppement local moins consommateur de ressource (l’objectif d’une réduction de 3% par an dela consommation d’énergies fossiles peut être avancé) et favorisant la qualité de vie.La réduction de l’empreinte écologique dans la ville permettra la création d’emplois stables etdécents en particulier dans les éco filières (construction d’éco quartiers, réhabilitation de l’habitat,traitement des déchets et des eaux, recyclage et éco mobilité…).Toute ces activités doivent être ordinairement soumises à une évaluation de leur utilisé sociale etenvironnementale.Un autre défi de la ville durable réside dans sa capacité à promouvoir d’autres formes solidaires etéquitables de l’économie. Longtemps perçue comme une économie de réparation, ou une économiedes pauvres pour les pauvres, l’économie solidaire est maintenant reconnue comme un modèleéconomique à part entière. Cette conception économique s’affirme notamment comme une réponseadaptée aux grands enjeux du développement durable.Léconomie sociale et solidaire, par son importance en terme demplois et son influence surléquilibre économique et social du territoire, doit faire lobjet dattention et dactions spécifiquesL’engagement d’Amiens en faveur de ce secteur n’est, aujourd’hui, pas à la hauteur des enjeux.L’objectif est bien ici de changer d’échelle et non pas de soutenir une économie de niche.Ce changement d’échelle passe: Par la prise en compte de l’économie sociale et solidaire dans les outils généralistesdu développement économique : accueil et accompagnement des créateursd’entreprises, soutien financier, pépinières et hôtels d’entreprises, plate formed’initiatives locales, plate forme de la finance solidaire, maison communautaire del’économie sociale et solidaire. Par le soutien aux reprises d’entreprises et à la transformation en SCOP des PME dansla perspective du départ en retraite de nombreux dirigeants et fondateurs d’entreprises.La SCOP, ou société coopérative de production, est une entreprise de forme SA ou SARL dont lessalariés sont associés majoritaires et vivent un projet commun en mutualisant équitablement lesrisques et les grandes décisions : désignation des dirigeants, orientations stratégiques, affectationdes résultats. Par la création de lieux-phares sur l’agglomération gérés par des structuresd’économie sociale et solidaire, qui donne une visibilité à ce secteur (cf. la maison del’économie solidaire de La Chapelle aux Pots). Ces structures veilleront en particulierà l’insertion des personnes par l’économie. Par le développement d’une formation aux enjeux et à la gestion de l’économiesociale et solidaire, dans les structures de formation initiale et de formationprofessionnelle pour adultes, et par la sensibilisation du grand public à la découvertede ce secteur, notamment au travers d’évènements médiatiques (contacts avecl’institut Jean-Baptiste André Godin de l’ UPJV). Par le soutien au développement des Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC)dans lesquelles la commune et l’agglo pourraient entrer au capital.La Société Coopérative dIntérêt Collectif (SCIC) est une forme dentreprise coopérative qui :
  12. 12. 12• Permet dassocier autour du même projet des acteurs multiples : salariés, bénévoles,usagers, collectivités publiques, entreprises, associations, particuliers...  tous types de bénéficiaires et depersonnes intéressées à titres divers ;• Produit des biens ou services qui répondent aux besoins collectifs dun territoire par lameilleure mobilisation possible de ses ressources économiques et sociales ;• Respecte les règles coopératives : répartition du pouvoir sur la base du principe 1 personne= 1 voix, implication de tous les associés à la vie de l’entreprise et aux décisions de gestion, maintien desrésultats dans l’entreprise sous forme de réserves impartageables qui en garantissent lautonomie et lapérennité ;• A un statut de société commerciale Sa ou Sarl et, en tant que telle, fonctionne comme touteentreprise soumise aux impératifs de bonne gestion et d’innovation ;• Sinscrit dans une logique de développement local et durable, est ancrée dans un territoire,et favorise l’action de proximité et le maillage des acteurs d’un même bassin d’emploi ;• Présente un intérêt collectif et un caractère dutilité sociale garanti par sa vocationintrinsèque dorganiser, entre acteurs de tous horizons, une pratique de dialogue, de débat démocratique, deformation à la citoyenneté, de prise de décision collective... et par sa vocation dorganisme à but nonlucratif. La SCIC concrétise l’avènement en France de la coopération en multi-stakeholders(multisociétariat), permettant d’associer et faire travailler ensemble : • Les salariés de la coopérative (comme en SCOP),• Toute personne physique désirant participer bénévolement à son activité (comme enassociation),• Les usagers habituels et les personnes qui bénéficient à titre gratuit ou onéreux desactivités de la coopérative (comme en coopérative de consommateurs),• Toute personne physique ou morale de droit privé qui entend contribuer directement, parson travail ou par un apport en nature, en espèce, en industrie ou par tout autre moyen, audéveloppement de la société coopérative (comme dans les sociétés commerciales classiques),• Toute personne morale de droit public dans la mesure où lactivité et lintérêt de la SCICentrent dans son champ de compétences (comme dans dautres sociétés régulant le partenariatpublic privé.Lensemble de ces personnes peuvent être associées au capital de la coopérative. En tantqu’associé, chacun participe aux prises de décisions collectives via lAssemblée Générale de lacoopérative où il sexprime à égalité de voix avec les autres associés. Cest lassemblée des associésqui élit en son sein les administrateurs et les dirigeants de la coopérative. Cette Assembléedassociés peut éventuellement créer des collèges pour pondérer les voix entre groupes dassociés. Par une politique volontariste de développement des Coopératives d’Activités etd’Emploi (CAE) qui réponde aux besoins d’accompagnement des porteurs de projet(notamment les demandeurs d’emploi) souhaitant développer leur activité dans uncadre collectif et mutualisé.La coopérative d’emplois et dactivités est une structure juridique et commerciale, permettantlintégration dactivités économiques en donnant aux créateurs un cadre salarial et logistique. Elleoffre aux créateurs ou porteurs d’activité un suivi et un cadre collectif pour entreprendre, réduisanta i n s i l e s r i s q u e s l i é s à l ’ i s o l e m e n t .Ainsi, le porteur de projet :• confie à la coopérative la gestion administrative de son activité,• dispose des conseils des responsables de la coopérative,• dispose d’une structure logistique adaptée à ses besoins,• a la possibilité de mutualiser avec les autres entrepreneurs - salariés des moyens matériels,des expériences, des marchés,• limite les coûts et les risques de la création,• bénéficie des avantages liés au statut de salarié (protection sociale).
  13. 13. 13Dans le même esprit, il est impératif de soutenir l’agriculture et le commerce.Agriculture : Les relations d’une ville et de sa campagne sont anciennes : elles ont étéparticulièrement fécondes à Amiens. Un renversement du paradigme des rapports de lhumanitéavec la biodiversité sest opéré au XX° et les rapports de production dans lagriculture nont paséchappé à cette évolution. Le modèle industriel sest imposé dans la production agricole mêmesi lagriculture paysanne occupe encore de fortes positions. Lagriculture est le premier champdactions économiques concerné par la biodiversité. Cest une agriculture de haute technologie.La transparence et léquilibre économiques, la priorité donnée la sécurité alimentaire deproximité vont de paire. Il sagit de permettre une agriculture paysanne de bien vivre du fruitde son travail, de bâtir des relations marchandes sur une confiance partagée, de faire en sorteque leffort public et lengagement citoyen ne soient pas captés par le profit dune minorité.Les actions engagées viseront donc à orienter la filière agricole locale vers une agriculture biodurable, articulation entre une meilleure performance socio-économique (valeur ajoutée etemploi) et une performance environnementale (sécurité et qualité alimentaire, respect despaysages). Les circuits courts de distribution sont une des conditions de la faisabilité du projet :Afin daccompagner le développement des AMAP (Associations pour le maintient del’agriculture paysanne) et des bio cabas, la ville doit apporter son soutien à ces démarches visantà favoriser laccès de tous à des produits de qualité distribués en circuits courts.Enfin il faut repenser laccès au foncier pour permettre le maraîchage et un équilibre entre zoneéconomique et zone agricole. Les baux environnementaux doivent être mis en place pourpermettre linstallation de petites exploitations.Commerce : Amiens est le premier pôle commercial régional. Pour conforter cette position, ilest indispensable de favoriser le renforcement du centre ville. Des enseignes commercialesdignes du bassin de chalandise d’une métropole urbaine régionale doivent y être implantéespour dynamiser le centre. Contrairement aux idées reçues, la réduction de la place delautomobile en ville ne nuit pas au commerce de proximité. En libérant l’espace public au profitdes piétons, des cyclistes et des personnes à mobilité réduite, on donne une meilleure visibilitéet accessibilité aux commerces et on répond à la demande des habitants qui bénéficient alors ducalme et de la commodité de la proximité pour faire leurs achats. Il faut aider les commerçants àse convertir à léconomie durable, à transformer leurs locaux pour quils deviennent moinsconsommateurs dénergie. Un guide Commerçant durable à Amiens» pourra être créé.Il faut dans le même temps développer le commerce de proximité, facteur de renforcement desliens sociaux, d’animation des quartiers et de respect de l’environnement par une réduction desdéplacements. Le droit de préemption des baux commerciaux et la gestion selon des modalitéscoopératives propres à l’économie sociale et solidaire sont des moyens de concrétisation decette volonté.Le premier poste démission de gaz à effet de serre dans le bilan carbone dun hypermarché,c’est le déplacement des clients! Face à cet urbanisme dhyper centres commerciaux basés sur le«tout automobile il faut donc soutenir le commerce de proximité, facteur de renforcementdes liens sociaux, danimation des quartiers de la ville et de respect de l’environnement. Lamultiplication et l’extension des grandes surfaces périphériques doivent être bannie.L’action du citoyen /consommateur dans les mutations des façons de produire et consommersera encouragée afin de faire progresser la citoyenneté dans le domaine économique. Il fautentendre par là toute action qui permette de mettre en rapport la satisfaction des besoins et les
  14. 14. 14moyens mis en œuvre pour les satisfaire. L’organisation du commerce de proximité, les circuitscourts de distribution, le commerce équitable, la production de logements et d’énergie, lagestion des déchets, l’éducation populaire, la culture, sont concernés et probablement d’autresthèmes. Un appel à propositions sera lancé en direction de la société civile et des associations.Un des moyens efficace de l’exemplarité en matière environnementale et sociale réside dansl’introduction de clauses écologiques dans l’ensemble des conventions relatives à la commandepublique : il faut « éco conditionnaliser » les interventions économiques en intégrant lespréoccupations à la fois sociales et environnementales dans l’attribution des aides directes etindirectes.1 - Systématiser les achats publics « éco responsables », durables, éthiques etsolidaires pour la protection de l’environnement et de la santé, pour le respect desdroits fondamentaux et la promotion d’un commerce équitable, pour l’insertion etl’emploi des personnes rencontrant des difficultés particulières d’insertion.- Intégrer les préoccupations sociales et environnementales dans l’attribution desaides directes et indirectes aux entreprises : Immobilier d’entreprise, aides auxentreprises aides aux filières par le soutien aux réseaux d’entreprises, conseil auxentreprises pour mettre en œuvre une démarche de développement durable (bilancarbone, plan de réduction des émissions de gaz.. ). Par exemple: pas daides aufinancement à des entreprises qui auraient des activités polluantes, liées auxOGM; pas daides à l’emploi pour des emplois qui ne seraient pas pérennes, oudans une perspective dinsertion; pas daides à des entreprises qui ne remplissentpas leurs obligations en matière de rapport «égalité professionnelle» ; soutien àdes projets dimmobilier d’entreprises uniquement lorsquils sont construits ourénovés en veillant à la prise en compte de toutes les cibles HPEL’ensemble de ces dispositifs n’a de sens et n’aura d’efficacité que dans le cadre d’une actioncollective enthousiaste. Cela suppose une pédagogie de tous les instants et un fonctionnementdémocratique exemplaire. L’exercice solitaire et partial de la décision politique par desgestionnaires omniscients appartient à une époque révolue, dans le domaine du développementéconomique comme dans tous les autres. Toutes les propositions formulées en matière dedémocratie locale doivent trouver leur application en la matière. Il faut redéfinir les relationsentre politique et économie, la construction d’une citoyenneté nouvelle compétente sur le terrainéconomique est indispensable. Elle ne peut pas seulement s’exercer au niveau de laconsommation mais investir progressivement le champ de la production. Elle doit permettre lamise en œuvre d’une économie de moyens pour satisfaire les besoins de manière équitable. Lecourage, l’intelligence et le savoir-faire des habitants est un élément irremplaçable de toutepolitique d’aménagement et de développement. L’agglomération a payé trop cher « le fait duprince » pour ne pas s’engager résolument dans un autre mode de fonctionnement. Amiens nesera, éventuellement, capitale européenne de la culture que le jour où l’ensemble de ses habitantssera convaincu de l’intérêt de la démarche, construira collectivement le projet et sera l’artisan desa concrétisation et de son succès. Toute autre démarche est vouée à l’échec et au ridicule. Il enva de même pour la reconquête du dynamisme et de la prospérité économiques, facteurs decréation d’emplois et de progrès social.Une autre ville est possible, c’est aux Amiénoises et Amiénois de l’inventer et de la construire.
  15. 15. 152Un espace urbain pour unirTisser notre ville, créer des passerelles, tisser des liensLa ville d’Amiens s’étire sur un territoire très vaste elle est étendue, et peu dense.Il faut la densifiersans l’étaler davantage.Alors qu’elle est traversée d’Est en Ouest par la Somme elle n’est aujourd’hui ni structurée nidéveloppée autour de voie naturelle qui la sépare plutôt qu’elle ne la lie.Elle est également traversée par une réseau ferroviaire peu utilisé dans la structuration desdéplacements et détient le record d’être l’un des plus mauvais réseaux de transports en commun (il aperdu 3 millions de voyageurs en 20 ans pendant que tous les autres réseaux ne cessaient d’engagner)Elle manque cruellement de logements sociaux puisque 7 à 8000 demandes sont insatisfaites.Il faut donc densifier un peu pour construire les logements nécessaires.En matière durbanisme et de cadre de vie comme en tous domaines, nous voulons changer deméthode : toute décision doit être transparente.Il doit y avoir consultation au stade des étudespréalables et une information claire sur les coûts et les financements.Nous avons l’ambition que les choix des « grands travaux » qui modifient le paysage urbain pourdes dizaines dannées n’hypothèquent pas lavenir. Ils doivent donc être faits sans urgence il fautdonner le temps du débat démocratique à tous les projets.Nous voulons casser la spéculation foncière et aider à la rénovation du parc de logements ensoutenant l’ancienne tradition des « castors » et utilisant l’économie sociale et solidaire.Afin de maîtriser l’aménagement la Ville et son Conseil municipal reprendront le contrôle del’aménagement de la ville dont ils ont été dessaisis au profit de la SEM d’aménagement dont lagestion ne permet pas la transparence des choix.De même la Ville redonnera à l’OPAC un véritablerôle d’aménageurAinsi, notre ambition est de changer de méthode et de faire de cette ville une ville ou on vie etnon que l’on contempleI/ Logement : soutenir une politique de logements de qualité, accessibles à tous 7 à 8000 demandes de logement social sont actuellement en attentes. Les bailleurs sociaux ont troppeu construits depuis 18 ans, par contre de nombreux logements de standing ont vu le jour (de 3000à 4500 euros du m2 !)Alors qu’en 1989 la ville comptait 36% logement sociaux, aujourd’hui elle n’en compte plus que32%.Dans le cadre des opérations ANRU de démolition reconstruction les bailleurs sociaux nonseulement détruisent des logements avant que d’autres ne soient construits mais ils organisent la
  16. 16. 16vacance de logements longtemps avant la destruction (comme à la tour bleue )ou même dansl’ensemble de leur parc par « peur » des impayés.Amiens dont tous connaissent les données : crise de loffre, crise des prix (tant dans laccession quele locatif), crise du foncier insuffisant donc cher - essor du logement privé à caractère spéculatif -absence de transparence sur les véritables besoins. Toutes ces données mettent en cause le droit aulogement, droit fondamental.Or, le droit au logement opposable (DALO) sil engage lEtat, oblige les communes etintercommunalités à investir dans la production de logementsCela oblige à poser la question de la métropole• Évaluation et révision du Plan de Déplacement Urbain s’articulant avec le Programme Locald’Urbanisme, évalué et révisé.• Adaptation du Programme Local de l’Habitat en cours d’élaboration avant son adoption(résolument tourné vers l’avenir (plus d’espaces verts, moins de publicité, jardin public, jeux pourenfants…)• Mise en chantier du Schéma de Cohérence et d’Orientation Territorial (SCOT)• Politique hardie de réserve foncièreL’objectif est donc de réaliser 8 à 10 000 logements supplémentaires d’ici 2015 (500 logementsLocatifs sociaux par an dont une part significative de logements très sociaux), aux normesHPE.• Obligation à tout promoteur privé d’inclure 20% de logements aidés dans toute opérationimmobilière (et inversement dobliger par convention les bailleurs sociaux à inscrire 20% delogements privés) pour concourir à la mixité.• Opposition aux démolitions systématiques dans le cadre de l’ANRU sans reconstructionpréalables: moratoire immédiat sur les destructions prévues• Refus de toute vente de logement social tant que le manque sera patent.• Réhabilitation des logements dégradés• Aide significative de la collectivité aux bailleurs sociaux pour construire de nouveauxlogements et singulièrement en centre ville (Mise à disposition du foncier gratuitement ou dans lesmeilleures conditions aux bailleurs sociaux, sur examen des projets, afin de peser sur les prix desloyers.) (Aide à la pierre pour la construction pour accélérer la construction)• Effort particulier pour le logement Étudiant CROUS (mise à disposition de foncier…)Robien n’a pas construit de logement pour les étudiants comme il l’avait annoncé.• La ville s’engagera dans un soutien efficace au logement d’urgence (hôtel social,hébergement d’urgence)• Aide aux jeunes ménages  par une prise en charge des dépôts de garantie, mais aussi descautionnements dont on ne peut interdire légalement la pratique dans le domaine privé.• la collectivité aidera de manière significative les bailleurs sociaux à promouvoir lesconstructions haute performance énergétique, les quartiers écologiques, et la place du végétal dansla construction, ce qui rejoint notre ambition dun meilleur cadre de vie pour développer lattractivitédAmiens• De la même manière elle facilitera toutes les initiatives de nature à isoler les logements, àréduire le coût des charges et à développer les systèmes de chauffages collectifs.• Un pourcentage significatif de logements pour personnes à mobilité réduite sera présentdans chaque programme• Politique d’attribution de logements soucieuse de l’intérêt général : Dispositifd’accompagnement social, Faciliter les échanges de logements permettant d’adapter la taille deslogements aux occupants (Libérer les logements sociaux grands utilisés par des retraités pour leurproposer des logements plus adaptés et libérer des logements pour les familles), Question del’hébergement des plus âges dans du semi collectif dans des éco quartier…
  17. 17. 17• Incitation financière de la métropole en direction des communes qui n’accueillent pas delogements sociaux.• l’intervention de l’économie sociale et solidaire sera encouragée dans la production et larénovation de l’habitat. Les modalités, à déterminer, viseront à mettre le futur occupant en positiond’acteur, de rechercher une bonne qualité technique et architecturale, une maîtrise du coût del’habitation.• Nous organiserons en 2008 des Assises du logementToutes ces mesures visent ‡ renforcer le logement social qui, sil augmente en nombre,diminue en pourcentage dans le parc immobilier. Avec la coopération des autres collectivités(Conseil Général, F.S.L. et PDALPD et Région) il nous faut rendre le logement social moinscher, plus accessible et répondre ‡ une demande toujours forte.II –Un aménagement de la ville pour unir les quartiersAmiens peut être structurée autour de la Somme et autour de la voie ferrée avec des stationsurbaines et des transports en commun performants.Son étalement « naturel » et les politiques passées qui n’ont visées qu’à l’atomiser et à réaliser uncentre « ville vitrine » nécessite d’en faire une ville où l’on vit et non que l’on contemple.Il faut réaliser un territoire urbain relié, équilibré, « agrafé » en redonnant une identités auxquartiers en en retrouvant les centralités et affirmer le centre ville comme quartier de vie.Il est nécessaire de faire circuler des autobus en centre ville pour permettre à tous une réelleaccessibilité et de réaliser un réseau de transports en commun performant.Afin de relier les différents quartiers entre eux il faut créer des ponts et des passerelles sur laSomme.L’aménagement de la Somme et ses berges de Longueau à Etouvie permettra d’utiliser la Sommecomme un trait d’union naturel dans la villeAinsi on reliera Etouvie au centre ville en s’appuyant sur cet axe naturel notamment grâce à lacréation d’un nouveau quartier le long de la Somme par transformation de l’actuelle Zone deMontières jusque à Etouvie.La création d’un axe fort de transports en commun devant la Maison de la Culture et la place Vogelen direction des quartiers Nord et de la Zone industrielle permettra un épaississement du centre villeà l’ouest et l’utilisation de la voie ferrée permettra une desserte de la ville Est Ouest.A - Un cadre de vieNous veillerons à recréer un cadre de vie agréable et convivial qui favorise les rencontres et la viedans notre ville et valorise les individus qui y habitent.Il faut assurer les moyens de vivre sereinement.Il faut préserver la singularité de la ville et de ses cœurs d’îlot, espaces de respiration disséminés surl’ensemble du territoire de la ville.Nous voulons réduire la publicité dans la ville.Il faut en réduire la surface et réduire les coûtsélectriques.Il faut édicter un règlement local de la publicité permettant, à l’exemple de Paris, de réduire de 20% la publicité.Nous voulons redonner des espaces à la vie associative, politique, syndicale.Il faut assurer la tranquillité publique et réaliser un moratoire sur la vidéo surveillanceIl faut: réorienter les missions de la police municipale (dissuasion, présence aux écoles, dans lestransports en communs, comme animateur de rue, ou gardien d’immeuble, dans les jardinspublics…,) former les agents, résoudre le problème d’encadrement
  18. 18. 18Il faut développer la prévention et la dissuasion en pensant l’espace public comme facteur de liensocial.B – Des quartiersLa géographie des différents quartiers de la ville n’est pas figée, elle s’est transformée et setransforme au fil du temps.Afin que les quartiers périphériques ne soient pas des lieux de relégation, mais des lieux de vie ondoit y trouver des commerces de proximité, des espace de parole et de démocratie, des places, deséquipements publics variés (écoles, crèches, poste…) et des transports urbains performantspermettant aux habitants de relier efficacement tous les points de la ville.C’est la présence etl’emplacement de ces équipements qui détermine la centre de gravité d’un quartierIl faut veiller à la présence des espaces verts publics et des jardins ouvriers.Dans chacun des quartiers il existe une question centrale qui définit la problématique du quartier.EtouvieIci la question centrale est celle du décloisonnement interne et externe avec le problème particulierdes CoursivesIl faut organiser le cheminement le long de la Somme et créer une passerelle piétonne, au dessus dela Somme vers le parc du grand maraisCe quartier bénéficie de financement de l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain pourmodifier le quartier (démolition de la tour bleue, démolition de logements rue de Lorraine (sansreconstruction préalable !), démolition et reconstruction d’écoles…) nous procéderons à un examenattentif de la convention et procéderons éventuellement à sa renégociation.Accélérer la construction des écoles, en y intégrant des dimensions de développement durableLa bibliothèque actuellement hébergée dans le bâtiment des coursives sera déplacée et agrandi afinde promouvoir réellement la lecture publique.Une salle réservée à des pratiques d’atelier théâtre et de danse sera installée au CSC.La création d’une halte ferroviaire à Etouvie Montière générera des modifications de circulationdans tout ce quartier.CitadelleLa ville soutiendra et accompagnera l’installation du Pôle universitaire à la Citadelle (influence surquartiers Saint Maurice et Saint Leu) Cela permettra de constituer un lieu ouvert qui maillera lesquartiers (nord, Saint Maurice, Saint Leu, Saint Pierre).Des Logements étudiant devront être créé en périphérie.Une structure publique de santé sera maintenu sur une partie de l’Hôpital Nord après le transfert duCHRU au Sud.et des logements sociaux y seront également construitsNous agirons sur la continuité « hôpital nord - glacis nord - cœur de la citadelle – square deDarlington – fac de sciences – saint leu.Amiens NordCe quartier extrêmement doté en bâtiments publics, souffre d’un déficit de réels lieux de viecollective. Nous proposons d’aménager la place du Colvert afin qu’elle devienne une réelle place devie collective, d’animation sportive, culturelle… Afin, notamment d’organiser un accueil décentpour les commerçants et les usagers du marché du dimanche matin…Victorine Autier,La destruction des tours Alphonse Daudet va déplacer la centralité du quartier vers la Salamandre.Il faut rendre accessible à tous à l‘Étoile du Sud, en y offrant des activités diversifiées.Et permettre à tous les habitants du quartier de fréquenter la Hall des sportsDans le cadre de la zone de marais il faut créer un équipement en lien avec la zone de marais, (dansl’ancienne école ?)
  19. 19. 19Il faut réfléchir à la création prévue d’un lotissement de 300 maisons, en débattre et éventuellement,en fonction du projet, décider ou non de le laisser faire ou non.La ceinture verte.Afin de rendre cette ville plus agréable à vivre nous réaliserons une ceinture verte , pour les piétonset les cyclistes,autour d’Amiens en commençant par la vallée des vignes jusque à Victorine Autieren réalisant progressivement toutes les opportunités foncièresLe mont Thomas.Aménagement en concertation avec les habitants pour préserver la qualité environnementale, enprévoyant un espace de jeux, des espaces verts et en refusant l’implantation d’une pénétrante.Concentration des loisirs au Zénith-stade de la licorne-MégacitéDans cette zone de nombreux problèmes de stationnement se posent les soirs des événements Nousproposons de les résoudre par une offre de transports en commun conséquente : bus et réactivationde ligne de train (Abbeville-Longueau) avec création de haltes supplémentairesElbeuf et Marivaux :Dans chacun de ces quartiers il est nécessaire de créer un centre socialNouveau quartier à aménager le long de la somme jusque à EtouvieCréation d’un pôle culturel « la Station d’épuration » (type Briqueterie)Piscine secteur ouestQuartier d’habitation et à vocation culturelleSaint MauriceCe quartier souffre de l’absence d’un espace rencontre qui est à créer.Création d’une passerelle piétonne et cycliste au dessus de la somme en direction du faubourg deHem et du nouveau quartier.Sud est :Rendre accessible à tous à l‘Etoile du Sud, en y offrant des activités diversifiées.Création d’un foyer LogementC –du centre villeLe centre ville est aussi un quartier de vie. Au niveau du centre ville, c’est le traitement de lepassage des transports en commun en centre ville permettra de redonner une densité au centre .Il estdonc nécessaire de le réorganiser .Il faut faire de ce centre, un quartier (installer des logements sociaux en ville) avec des voies qui letraversent et non une vitrineIl faut organiser la place Gambetta en véritable forum de la villeIl faut réaménager la place de l’hôtel de ville afin qu’elle permette la rencontre et le débat.Il faut lancer un projet de réaménagement de la place De Bouverie,derrière l’hôtel de ville jusque àla place du marché.En Développant une animation efficace, localisation de commerces et des cafésL’aménagement actuel du centre ville fait mourir le centre ville alors qu’il pourrait s’étendre endirection du cirque et de la Citadelle.D-Des transports et DéplacementsLe centre ville fonctionne comme un aspirateur à voitures. Il sera bientôt interdit aux transports encommun au profit des automobiles.Nous payons 10 ans de retard dans le développement destransports en commun à Amiens.
  20. 20. 20Le réseau de transport est passé de 16 millions à 13 millions d’usagers de 2000 à aujourd’huiIl faut traverser le centre ville pour l’irriguer, le faire vivre, pour reconstruire le centre en animation,en quartier de vie.Les transports en commun sont le lien entre les quartiers, Ils permettent de relier les quartiers entreeux, relier les lieux de distractions, et d’irriguer la villePour être attractifs et dissuasifs par rapport à la voiture les modes de transports collectifs doiventêtre accessibles, réguliers et durablesLe rééquilibrage de la ville sera facilité par les moyens de transportUn réseau de transports en commun performant permettra de lutter contre la fracture de la mobilité.Il faut organiser très vite une révision du PDU (en concertation SEMTA, commerçant, usagers)Il est nécessaire d’augmenter la fréquentation des bus vers un intérêt économique pour plusd’efficacitéDes transports pour déconcentrerL’utilisation de la liaison ferroviaire classique de Abbeville, Ailly sur Somme, Etouvie, Montières,Hotoie, Saint Roch, cirque, gare, la Neuville,Longeau en ré ouvrant des gares et/ou des créant deshaltes permettra de déconcentrer le trafic routier.En créant une halte ferroviaire à la Hotoie nous desservirons la zone de loisirs « Zénith, Mégacité,Stade de la Licorne » et le lycée de la Hotoie.Des transports pour relier : Transport en Commun en Site Propre-tramwayLes transports en commun s’organiserons autour de deux axes forts :Un axe nord/sud (Zone industrielle- Citadelle-MCA- Hôpital Sud)Un axe est/ouest (Etouvie-centre ville-Longeau)Révision du Plan de Déplacement Urbain, augmentation de la fréquentation des transports encommun vers un tramway (fer) inter-urbain( La forme est encore à débattre (tram, tram-train, traminterurbain)(Le tram train utiliserait l’étoile ferroviaire avec le pays et pourrait être un outil pouraugmenter la fréquentation. Une étude sera préparée pour la mise en place avec un débat public)Le coût d’un Transport en Commun en Site Propre étant à mettre en en rapport avec les dépensesroutièresVélo/piétonCréation d’une Ceinture verte piétonne et cyclable autour de la villeSoutien à « Vélo service », et développement du réseau vélo sur la villeCréation de passerelles pietons-vélos pour relier ensemble les quartiersE - Le stationnement Sur cette question on paye 15 ans d’immobilisme. Nous réaliserons un audit de la politique destationnement.Le développement des transports collectifs aidera réduire les besoins en stationnement en centreville.A l’entrée de la villeDes parkings relais aux entrées de la ville en tête de ligne des transports en commun rapides etréguliers.Quartier autour du centre villeExpérimentation d’une Zone Bleue ou de parking résidentielConstruire des garages pour accueillir les véhicules privés dans les quartiers périphériques du centrevilleParking en centre villeDénoncer la concession de Vinci dès que possible
  21. 21. 21Abandonner la construction du parking Jules VerneF – Plus de lien et plus de convivialité :des places publiques et des ponts sur la Somme.Construire des places publiques équilibrées dignes de ce nom, ouvertes, convivialesRéaménager la place Gambetta en forum de la ville convivial.Refaire la place de l’hôtel de ville pour en faire un réel lieu de vie et de débatRevoir l’aménagement de la place De Bouverie, derrière l’hôtel de villeAménagement de la place du Colvert pour qu’elle devienne une réelle place de vie collective,d’animation sportive, culturelle… trouver le sens du lieu.Organiser une vie collective particulièrement développée le dimanche (loisirs, sports, culture)Aménagement de la place de la gare Autour de la gare, un verrou à leverAprès le dispendieux traitement sommital de la tour, l’aménagement réalisé extrêmement coûteux etne pourra malheureusement être détruit.Il combine toute à la fois la perte de l’identité de Perret l’absence de toute inter modalité, dans unlieu pourtant destiné aux échanges : la gareIl pose un verrou sur la place y gèle tous les échanges.Nous y créerons les conditions d’une réelle intermodalité train, bus, tam
  22. 22. 223Citoyen dans une villesolidaireI - Les solidarités activesNotre société hyper productive engendre une compétition effrénée et laisse de côté un certainnombre de nos concitoyens du fait de leurs faibles ressources financières, culturelles, familiales,sociales, de troubles divers (maladie, handicap, vieillissement, accidents de la vie...) ou desdiscriminations dont ils sont victimes.Une politique de gauche - solidaire par définition- refuse cette sélection sociale et entreprend delutter contre elle, au minimum den combattre les effets, et si possible et le plus possible, denenrayer les mécanismes pour empêcher sa reproduction.Les Amiénois subissent de plein fouet la politique de droite nationale, départementale etmunicipale. Nous avons à faire face à une situation nouvelle, marquée par laggravation du contextesocioéconomique et politique.Lurgence de la situation exige des actions prioritaires et déterminées à destination de la jeunesse,des demandeurs demploi, des femmes, des personnes handicapées, des personnes dorigineétrangère, des étrangers, des sans papier, des personnes âgées, des personnes fragiliséeséconomiquement... Cest un principe absolu de respect des droits humains qui doit être sans cesseréaffirmé. Assumons un projet de gauche décomplexé qui na pas honte daider ceux qui en ontbesoin, à sen sortir. Sans les « victimiser », il est nécessaire de permettre aux gens de progresserdans leurs démarches, la connaissance de leurs droits, en particulier pour leur insertionprofessionnelle. Il faut permettre aux personnes fragilisées économiquement davoir des droits àlalimentation, à la santé, au logement, au chauffage et à lénergie, à lhabillement et même droit àlinhumation dans la dignité.Laccès à la culture, au sport, aux vacances, au progrès technique (informatique, internet) doit êtrefavorisé.Dans le même sens, il faut mettre en place des outils de lutte contre toutes les discriminations, cest-à-dire toute privation ou réduction de droit touchant lindividu en raison de son sexe, sa religion, sonapparence, son origine réelle ou supposée ou de façon générale tout autre critère dappartenancevisant à réduire lindividu à un groupe lui-même discriminé. Réciproquement cest lattachement à ladiversité comme richesse qui doit être affirmé. La lutte contre toutes les discriminations se doitdêtre sans faille, au même titre que laide aux personnes fragilisées économiquement.Il nous faut déculpabiliser laide sociale : le danger aujourdhui, cest la non-assistance.
  23. 23. 23Pour sortir dune action sociale municipale actuellement dissuasive et qui ne présente pasdorientation politique, il faut tout dabord connaître la situation sociale des Amiénois ainsi quelensemble des actions, projets, prestations, interventions de toute nature qui sadditionnent, maissouvent signorent, se chevauchent et quelquefois se contrecarrent sur lensemble du territoire. Ilressort de tout cela un besoin de meilleure connaissance partagée du terrain, dune meilleurelisibilité des analyses et des décisions, dune meilleure coordination des actions menées.Cela nécessite donc dutiliser pleinement le CCAS, de mettre en fonctionnement lObservatoiresocial local, de faire une analyse annuelle des besoins sociaux (difficile actuellement en raison dumanque de personnel).1 - Le CCASLe CCAS est linstrument de la politique sociale communale. Il lui revient donc de :- mener une étude sur la réalité sociale de la commune (appelée « analyse des besoins sociaux » ou« ABS »), celle-ci doit être permanente et donner lieu chaque année à un rapport. Elle sera menéepar lobservatoire social local.- de ces études, seront tirées les orientations de laction publique qui consisteront à animer uneaction globale de développement social sur le territoire,- le développement social se traduira pour partie par des actions directes (en régie CCAS) :prestations aux usagers, gestion détablissements ou de services... et, à travers une coordination desacteurs, des dispositifs de délégation, de soutien aux initiatives, dappel à projets, deconventionnements...A toutes ces étapes, lensemble des acteurs seront partie prenante : du diagnostic (ABS) auxsolutions mises en oeuvre et à leur évaluation. Lidée nest pas de faire de la commune ou du CCASun « centre de pouvoir » et de commandement qui imposerait une politique publique décidée en sonsein, mais de faire au contraire du CCAS un « centre de rassemblement » pour une mise en commundes réflexions et observations, puis un « centre dimpulsion et de soutien » dans une politiqueterritoriale pour mieux identifier et utiliser les ressources, réduire les redondances, combler leslacunes, situer la mission de chaque acteur au mieux de sa compétence, construire descomplémentarités et des partenariats intelligents...Le CCAS naura pas pour objet de mettre en valeur une machine bureaucratique outechnocratique mais de mettre en évidence la nécessité et le moyen pour une commune deconstruire une véritable politique sociale.Création d’une carte individuelle permettant une simplification de l’accès aux services et aux tarifsen fonction du coefficient familial.Ce qui importe, cest la volonté politique de la collectivité de se positionner de cette façon surson territoire : non pas avant tout comme gestionnaire (plus ou moins en concurrence avecdautres), mais comme véritable animateur du territoire.Cest cette volonté affirmée et mise en application qui donnera le diapason des relations avec lesautres acteurs qui ont aussi à voir et à faire sur le territoire communal : lEtat, le conseil général, lesinstitutions sociales (CAF,CPAM, caisses de retraite, mutuelles,etc.), les associations (quellessoient plutôt gestionnaires, plutôt de terrain, ou mixtes...), les groupes et les habitants...Quant à la dimension intercommunale, elle ne pourra elle aussi se développer quen mettant enavant la volonté politique des élus des différentes communes. Là non plus, linstrument (CIAS,centre intercommunal daction sociale) ne devra pas être mis en premier. Lobjet nest évidemmentpas de substituer une politique sociale communautaire aux politiques sociales menées de façon très
  24. 24. 24diverse par les différentes communes (y compris avec des trous), mais de compléter celles-ci parune action communautaire sur des aspects spécifiques, là où cest reconnu comme utile (principe dusubsidiarité).Il sagira pour les élus didentifier ensemble des problématiques qui intéressent lensemble duterritoire de la métropole et pour lesquels une réponse communautaire est plus pertinente. Ilspourront définir un bloc de compétence dénommé « action sociale dintérêt communautaire » et soncontenu (par exemple : laccueil des gens du voyage, la mise en place dun centre dinformation et decoordination gérontologique (CLIC), la création et la gestion dun établissement spécialisé sur unpublic donné, la définition dune politique dhébergement durgence et la gestion du dispositifcorrespondant).2 - Lutte contre les discriminationsLe rapport dactivité 2006 de la HALDE révèle que lorigine demeure le critère le plus souventinvoqué par les personnes victimes de discrimination. Viennent ensuite les critères de santé et dehandicap, lâge, le sexe, la situation de famille, de territoire, lactivité syndicale, lopinion,lorientation sexuelle, les convictions religieuses et lapparence physique. Selon ce même rapport,lemploi est le domaine dans lequel le plus grand nombre de réclamations relatives auxdiscriminations sexpriment, suivi des services publics et du logement. Même si le critèreéconomique ne figure pas dans le rapport de la HALDE, il nest évidemment pas à négliger.Il nous faudra donc mettre en place des actions en direction des publics susceptibles dêtrediscriminées, ainsi que des actions en direction des services de la ville dans le cadre de la gestion dupersonnel.Un(e) délégué(e) sera chargé(e) de la lutte contre les discriminations.Il faudra notamment :- Engager une politique de formation des personnels municipaux (en particulier ceux de la police etdes personnels daccueil) autour de la lutte contre les discriminations.- Développer les associations de médiation interculturelleCréer une structure daides aux victimes de racisme, antisémitisme, sexisme, homophobie, ou touteautre forme de discrimination- Mener des actions de lutte contre les discriminations dans lemploi (sensibilisation desemployeurs, charte de non discrimination) et le logement- Soutenir les actions culturelles porteuses de projet de solidarité- Le Conseil municipal soutiendra toutes les actions visant le principe du vote des étrangers auxélections locales.- Les étrangers feront partis des conseils de proximité au même titre que tous les autres habitants.En effet, les étrangers non ressortissants de lUnion Européenne nont pas le droit de vote auxélections locales. Le conseil municipal soutiendra les actions visant à obtenir ce droit et rechercheraavec les intéressés des modes adaptés de concertation et de participation leur permettant dêtre descitoyens à part entière de la ville.- Les aides financières accordées par le CCAS aux personnes nécessiteuses, le seront également auxpersonnes sans papier.- Rendre des comptes de cette politique de lutte contre les discriminations au conseil municipal- Des actions de coopération solidaire, notamment avec des villes dAfrique, seront entreprises enlien avec les associations locales dimmigrés et de solidarité.
  25. 25. 25Des clauses relatives au respect des droits humains et à la lutte contre les discriminations doiventêtre incluses dans tous les marchés publics de façon générale dans tous les contrats passés entre lamairie et les acteurs de la sphère privée, associative ou publique. Elles doivent a fortiori simposerdans les politiques demploi, dembauche et carrières à lintérieur de la mairie elle-même.3 - Parité, femmes - hommesLégalité entre les femmes et les hommes est un principe reconnu, il convient de le traduire dans lavie de tous les jours, dans la réponse aux besoins des femmes et des hommes, dans lorganisationmême du milieu urbain. Les femmes vivent la ville différemment, parce quen raison des traditionset des normes établies, elles y assurent des responsabilités différentes de celles des hommes. Lamajorité des femmes doivent concilier les tâches familiales et domestiques aux exigences de leurvie professionnelle. Elles ont, conséquemment, moins de temps que les hommes pour soccuper depolitique, participer aux consultations et prendre toute leur part aux décisions. Exerçant, dès lors,peu dinfluence sur la conception des services, équipements et aménagements de la ville, elles sontsouvent mal desservies comme citoyennes : services de garde déficients, rigidité des heuresdouverture de services...Il faut donc aujourdhui adapter la ville à nos modes de vie actuels et faire en sorte que la ville fasseune plus large place aux femmes, que les citoyennes y prennent part, à égalité avec les hommes.Dans ce sens des actions seront menées aussi bien au niveau de la municipalité que dans tous lesaspects de la vie et de laction municipale.- Ainsi les personnels de la municipalité seront formés et mobilisés sur légalité des sexes.- La participation des femmes aux consultations sera encouragée. Cela suppose notamment que leshoraires de réunions mais aussi leur durée soient compatibles avec la vie « privée ».- La dimension du genre sera prise en compte de manière transversale dans les actions de lamunicipalité.- Des études prenant en compte la variable du genre seront réalisées par lobservatoire social localafin daider à la planification de politiques.- Une attention toute particulière sera portée sur les medias qui contribuent à la communicationmunicipale. Ils devront avoir pour mission dêtre attentif à éviter toute forme de stéréotype sexiste etnous veillerons à ce que les publicités dans la ville ne les confortent pas. De plus, nous serontattentifs à ce que les annonces de recrutement de fonctionnaires soient neutres du point de vue dugenre, voire quils encouragent à ce que des fonctions majoritairement occupées soit par desfemmes, soit par des hommes, souvrent au sexe sous représenté.4 - Une Politique pour les Seniors à AmiensLa proportion de personnes âgées de plus de 60 ans représente, dans le dernier recensement, plus de20% de la population soit plus de 22000 personnes pour la seule ville dAmiens.Lamélioration constante de lespérance de vie laisse présager une augmentation de cette proportion.Il sagit là dun véritable problème de société qui dépasse largement le cadre dune politique de laville mais celle-ci doit pouvoir prendre des initiatives innovantes dans le domaine. Des mesuresdécisives devront être prises dans un cadre politique national surtout dans les domaines de la retraiteet celui du financement des dépenses de santé : mais il est utile de voir comment on peut anticiper laprise de conscience au niveau de la ville ou de la métropole.Il paraît souhaitable dapprocher cette problématique par les deux angles dattaque complémentaires:- Laide et lassistance aux personnes âgées, surtout les plus démunies- La mise en valeur des richesses que représentent ces personnes au moment de la retraite, toutes lesétudes (voir le dernier ouvrage de H. Le BRAS démographe) montrant quelles sont de plus en plus
  26. 26. 26nombreuses à arriver à cette nouvelle étape dans des conditions de bonne santé et un appétit réelpour rendre des services au-delà de leur période professionnelle achevée. Ces deux aspects de laréalité permettent denvisager des actions de solidarité entre ces personnes et avec dautresgénérations, les jeunes en particulier.Cette politique - qui pourra sappuyer sur beaucoup dinitiatives déjà existantes ne pourra seconcevoir quen coordination, incitation et partenariat avec :- Les collectivités territoriales concernées (Conseil Général particulièrement pour la santé et lesretraites)- Les associations engagées dans des actions à destination de ce public- Les habitants concernés.Cette politique sera plus qualitative (adossée à des valeurs : solidarité, participation, innovationsociale) que quantitative (centrée sur laide et les moyens).A - Conseil des seniorsAu niveau de la Ville et de la Métropole, sera créé un « Conseil des Séniors » chargé :- de recenser les besoins des personnes âgées, souvent isolées. Grâce à cet observatoire, la prioritésera donnée au maintien à domicile, souhait majoritaire des séniors. Cette situation favorise lapoursuite de leur vie relationnelle et sociale.- dalerter les associations des besoins rencontrés dans le domaine de leur activité.- dexercer un « Droit de Regard », en lien avec le CCAS, dans les structures accueillant lespersonnes âgées. Des commissions plus ou moins informelles peuvent se constituer pour mutualiserles informations et les actions.Le rôle dun conseil des seniors est, bien entendu « consultatif ». Il doit être consulté sur toutes lesquestions relatives aux seniors.Pour ce qui relève de laide et lassistance :- Recensement des personnes concernées et écoute active- Promotion directe ou en partenariat avec les associations dactions dans les domaines du transport,du logement, des loisirs, de la culture et de laide à la vie quotidiennePour ce qui relève de la mise en valeur des ressources :- Mise en oeuvre dun parrainage : un jeune retraité, un jeune de 18-25 ans et une personne plusdépendante dont le but est la lutte contre la solitude, laide matérielle et lécoute régulière- Lancements de politiques dincitation dans au moins deux domaines :a - Le maintien à domicile. Les études montrent que le maintien à domicile est plus motivant pourles personnes vieillissant et coûte moins cher aux collectivités. Ce maintien à domicile ne peut seconcevoir quen augmentant les processus de prévention santé et la stimulation des activitésphysiques et intellectuelles (jardinage, sport, informatique, mémoire, etc.). Cette politique doit êtrecoordonnée avec le Conseil Général.b - La mise à disposition de savoir-faire. Cela peut concerner notamment laide à lélaboration deprojet professionnel pour les étudiants et les élèves de lenseignement technique grâce à des anciens« ouvriers, artisans, employés, cadres» devenus « tuteurs » en partenariat avec lUniversité et avecle Rectorat. Cela peut concerner la mise en relations de personnes ressources pour les associationsengagées dans le soutien scolaire voire lenseignement du Français.
  27. 27. 27B - Communication des seniorsCet échange permanent avec les personnes de plus de 60 ans peut être complété par une politique decommunication :- Création d’un cahier participatif et incitatif intitulé « vie des seniors. » dans le journald’information municipale.- Site interactif accompagné dune politique déquipement informatique et de formation pour tous lesvolontairesC - Lhébergement et laccueil.Les maisons de retraite, quelles soient EHPAD (Etablissements Hospitaliers des Personnes Agéeset Dépendantes) - Résidences médicalisées - Maisons Familiales hospitalières... sont au nombre de11 sur Amiens-ville :- 4 ont une gestion publique : Maurice Fécan - Les Quatre Chênes - Léon Burkel etMontières.- 7 sont privées.Parmi ces dernières, certaines subissent des changements fréquents de propriétaires et lesactionnaires sont nombreux. Leur appétit de profit se répercute sur les résidents et les prix flambent.Cela peut aller jusquà 2.800 euros mensuels auxquels il faut ajouter les services : coiffeur,pédicure, lavage du linge, visites médicales... Quand les personnes ne peuvent plus payer, ellespartent... pour où ?Des mois dattente et des prix inabordables :Avec plus 6 à 12 mois dattente en moyenne, seuls ceux qui peuvent soffrir un hébergementonéreux trouvent une place rapidement. On arrive souvent en maison de retraite quand luniversbascule : désorientation brutale, suites dune chute... Quand le maintien à domicile nest pluspossible, les familles sont désarmées. La pénurie de place les oblige à signer nimporte quoi, au bonvouloir des établissements.Il convient donc de créer un cinquième établissement hospitalier des personnes âgées etdépendantes.D - Lalimentation et les repas.Pour les personnes âgées vivant en maison de retraite, bien manger est à la fois un des derniersplaisirs accessibles et un facteur majeur de maintien de la santé. Si lalimentation des séniors est unepriorité affichée dans tous les discours, en réalité, il y a loin de la coupe aux lèvres. De nombreuxséniors, en particulier les plus de 75 ans souffrent dune véritable dénutrition. Les causes sontnombreuses : manque dappétit - mauvaise dentition - tremblement - arthrose des doigts...Quand leservice est confié à une société de restauration collective et que le personnel est débordé, cest laspirale infernale de la dénutrition. Souvent, le goût est sacrifié au nom de laseptisation. Sans peséerégulière et suivi nutritionnel, la malbouffe tue. Souvent, les personnes âgées nosent pas se plaindrepar peur des représailles.Il faut donc revoir la restauration des maisons de retraite.5 - Handicap : rendre la ville accessible à tousLa distinction entre personnes valides et non-valides devrait sestomper pour disparaître dans uneville et une société idéalement accessibles à tous.
  28. 28. 28Ce principe doit guider notre action dans le domaine du handicap, car chacun peut bénéficier desactions et réalisations conçues pour rendre la ville accessible, cela gomme aussi les différences (lespersonnes, âgés, les poussettes…). Dailleurs, chaque personne valide peut passagèrement oudéfinitivement ne plus lêtre...La loi prévoit de rendre accessible tous les équipements publics dici 2015 : cela vaut notammentpour les écoles et plus généralement, tous les bâtiments municipaux et représente un investissementde plusieurs millions deuros. Lachèvement du programme en cours doit être avancé à la fin dumandat (2014).- Les choix durbanisme et darchitecture municipaux et métropolitains seront pensés pour faciliterles parcours des personnes non-valides ( planéité des cheminements - pas de rigoles intempestives,pièges pour non voyants et fauteuils roulants...- feux sonores en plus grand nombre...).- La relance du réseau de transports en commun et lexigence dune mobilité durable doitobligatoirement saccompagner dune mise aux normes de laccessibilité des moyens de transportsamiénois, sans préjudice du maintien du service de transport adapté.- Les personnels municipaux seront formés à laccueil des personnes handicapées et des personnes-ressources seront disponibles (LDS par exemple).- La ville et la métropole seront exemplaires dans lapplication des mesures en faveur de lemploides personnes handicapées (6%).- Des places supplémentaires seront créées en CAT.6 - La tranquillité publique : un droit et une libertéLa sécurité publique est une des bases de la démocratie et constitue une demande sociale sensible etsoumise aux aléas de lexploitation politicienne du sentiment dinsécurité , des évènementsdactualité, et au climat danxiété sociale.la police municipale fonctionne aujourd’hui avec plus de 200 personnes, de léquipement, uneconvention avec la police nationale et un Contrat Local de Sécurité concernant bon nombre decommunes de l’agglomération.Nous réaliserons un audit du service APS pour mettre en lumière les dysfonctionnements signalésliés au recrutement, au manque de formation, aux défaillances de lencadrement. Il permettra deréorienter les missions vers la restauration du lien social entre les habitants et des missions demédiation et de prévention.Parmi les missions de la police municipale seront privilégiées : la sécurité aux abords des écoles, lasécurité routière et dans les transports en commun.La vidéosurveillance, dont lefficacité est très discutée, sera centrée sur les locaux fermés (parcssouterrains) , la régulation de la circulation, et son extension sera arrêtée.Les moyens ainsi épargnés seront consacrés au développement dune présence humaine dans leslieux publics, les transports collectifs, dans les quartiers, sur une amplitude horaire étendue.Laide aux victimes et la réponse aux appels aux secours feront lobjet dune attention renforcée,particulièrement dans lintervention sur les situations de violences familiales.Laction des associations sera appuyée dans ces domaines et également dans le domaine de laprévention des conduites addictives ( drogue, alcoolisme...).Lurbanisation et lorganisation de lespace public intégreront les exigences de tranquillitépublique.
  29. 29. 297 – Une offre de santé de proximitéBien que la santé ne fasse pas partie des compétences premières d’une municipalité, les élus nepeuvent rester indifférents à la situation sanitaire de la population et la mairie peut intervenir sur lesconditions et le cadre de vie (habitat, bruit, circulation…) pour maintenir des services de soins,encourager la prévention, faciliter l’information des citoyens sur les conduites à risque. Grâce à saproximité avec les habitants, la ville reste le lieu privilégié d’intervention pour une politique desanté publique ayant pour objectif d’améliorer la santé pour tous et de réduire les inégalités,notamment dans l’accès aux soins. Une politique qui doit se développer en partenariat avec lesautres collectivités intervenant dans ce domaine et l’Etat.La nouvelle équipe de gauche « Unis et Solidaires » aura comme priorités de :Maintenir sur le Quartier Nord d’Amiens d’un centre médico social polyvalent et assurant les soinsde première urgenceCréer une structure de coordination des politiques de santé au niveau local associant els différentspartenaires Etat, Conseil Général, Associations.Créer une maison de la santé, lieu d’information, de conseil, et de mise en oeuvre des actions santésur l’ensemble du territoireDévelopper le service de santé scolaire, notamment au niveau de l’école primaireAccompagner la formation initiale et continue des personnels de santé en partenrait avec le ConseilGénéral et le Conseil RégionalCréer une cinquième structure d’accueil pour personnes âgéesAméliorer les dispositifs de prise en charge des personnes âgées à domicile, en collaboration avec leConseil GénéralMettre en place de structures intermédiaires d’accueil et de prise en charge pour adolescents etjeunes toxicomanes et malades mentauxFaciliter les déplacements entre les quartiers excentrés et le centre hospitalierII – Construire sa citoyenneté dans une ville solidaireSe former, se cultiver, être ensemble, participer à la vie associativeToute leur histoire le prouve : les amiénois sont ingénieux, bricoleurs, inventifs. Ils débordentd’idées et multiplient les initiatives. Ils montrent une grande curiosité pour l’art et la culture et unepropension à une culture et des formes de divertissement ancrés dans le patrimoine populaire ettournés vers l’autre.Le foisonnement des associations et leur diversité montrent assez la vitalité deshabitants et leur désir d’agir ensemble pour créer des espaces de vie communs et dynamiser laville.La jeunesse de la population est un atout formidable qui ne demande qu’à s’exprimer.Beaucoup d’aspirations restent aujourd’hui lettre morte faute d’écoute, d’attention et de soutien.Ilen est de même des cultures d’origine dont la mosaïque constitue une richesse pour Amiens, et unvecteur de connaissance mutuelle et d’épanouissement collectif. Au lieu de se combattre ou des’annuler, les cultures peuvent créer un mélange moteur pour la ville. Une tradition de résistanceopiniâtre liée aux guerres successives a longtemps isolé les amiénois les uns des autres, et isolé laville du monde alentour. Il est temps de se tourner les uns vers les autres, et d’ouvrir Amiens àl’extérieur dans une attitude de compagnonnage intelligent et respectueux d’autrui.Nul ne doit être empêché de se cultiver parce qu’il manque d’argent, qu’il rencontre des difficultésscolaires ou qu’il vit dans un environnement dégradé. Les enfants sont les premières victimes desinégalités sociales. Or, l’apprentissage des savoirs et de la vie sociale, la découverte des pratiquesartistiques, tout cela doit pouvoir s’opérer dès le plus jeune âge. En ce qui concerne, l’accueil encrèches, la vie scolaire en maternelle et en primaire, l’éducation à la santé, il faut lutter contre les

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