Ressources numériques en bibliothèque

5 369 vues

Publié le

Support de la formation donnée les 23 et 24 novembre 2015 à la Médiathèque départementale de la Manche.

Publié dans : Formation
0 commentaire
2 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
5 369
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
209
Actions
Partages
0
Téléchargements
57
Commentaires
0
J’aime
2
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive
  • …une condition de partage qui nous incite parfois à écouter une musique en ligne même quand nous possédons le support physique.
  • Effet majeur du numérique : copie sans perte. Pas plus cher de multiplier les exemplaires.
    Bibliothèque : en situation de concurrence avec les industries culturelles (à la différence des musées par ex, ou des archives, qui sont touchés par le num mais ont un contenu exclusif).
    La presse est en même situation par rapport à Internet.
  • l’économiste Herbert Simon (Wikipédia) datant de 1971 : “Ce que l’information consomme est assez évident : l’information consomme l’attention de ceux qui la reçoivent. Du même coup, une grande quantité d’information créée une pauvreté de l’attention et le besoin de répartir efficacement cette attention entre des sources très nombreuses au milieu desquelles elle pourrait se dissoudre.”
    biens public rivaux et non rivaux
  • Dominique Lahary, pionnier de la réflexion sur le num en bib.
  • Les fournisseurs reconstituent une économie de la rareté même avec le numérique. Pas d’économie en dehors de la rareté.
    C’est pour cela que nos ressources sont si difficiles à utiliser. Ex Numilog : reconstitue une logique d’exemplaire papier dans le domaine numérique.
    Idem pour les modèles économiques (tarification à l’acte).
    Au contraire, les BU sont dans une logique contraire (Springer, accessible uniquement en BU). Leur stratégie est de construire un concurrent avec les fournisseurs, avec l’open acess.
  • Aux USA, Netflix, premier fournisseur à proposer un modèle d’abonnement, forfait mensuel d’accès à un catalogue très étendu.
    Recul net du film sur support malgré l’essor du Blueray.
    Y compris la catchup tv ???
  • 15% des gens ne consultent la presse qu’en numérique.
    Nouveaux acteurs : les pure players, Slate, Rue89, Mediapart, Owni. A la recherche de nouveaux modèles. 30% du revenu de Rue89 est de la formation sur les contenus numériques. Rue89 envisage de demander les dons volontaires sur le site.
  • Brider la reproduction des contenus : DRM.
    Stratégie désastreuse pour l’utilisateur : achat d’un contenu qui ne peut être utiliser sur tous les appareils (itune). Mais la musique a fini par abandonner les DRM.
    Les gros éditeurs papier du SNE reproduisent la même erreur.
  • S’emparer de tous les secteurs de la chaîne : ex Amazon, distributeur, libraire, et maintenant éditeur. Fermeture par format fermé (pas epub). C’est ce qui a fait le succès d’Appel avec Itunes.
  • Vente à l’acte.
    Abonnements. (Canal plus va en faire une). Marche beaucoup pour la musique.
    Pub : marche mal (ex presse).
    Freemium : accès illimité au contenu gratuit + contenu payant au-delà d’une certaine limite. Encore fragile économiquement.
  • Fausse gratuité / récupération des données personnelles : Google. Facebook.
  • Coût plus élevé dans l’accès à distance, questions techniques plus complexes (identifiants…)
  • Streaming pour éviter les DRM (ex Publie.net). A ses limites pour certains supports nomades (liseuses).
    Streaming vidéo ADAV à Grenoble : Grenoble a dû créer sa propre plateforme.
  • Pouvoir choisir « titre à titre » comme dans le mécanisme de poldoc en collections physiques (Numilog) ?
    Au contraire, MusicMe (Calice68) donne accès à toute la base. La sélection concerne la valorisation et non plus l’acquisition.
  • Cyberlibris tarife selon le nb de bibliothèques dans un réseau.
  • http://www.idate.org/en/News/Publication-de-l-etude-IDATE-sur-l-offre-commerciale-de-livres-numeriques-a-destination-des-bibliotheques-de-lecture-publique_789.html
    http://fr.slideshare.net/Aspergillus1/politique-documentaire-des-ressources-numriques-biblioquest-2013
  • Une situation paradoxale où il n’a jamais été aussi facile techniquement de diffuser la culture et le savoir, et où le contexte juridique est le plus restrictif sur ce sujet.
  • Pourquoi faire la médiation des ressources gratuites et libres ?
    D’abord parce que ce sont les seules qui permettent de le faire en s’intégrant à l’écosystème du web.
    Les contenus payants sont très problématiques pour la médiation :
    « Les ressources numériques traditionnellement proposées aux bibliothèques (par exemple, Bibliomedias dans le domaine de la musique) présentent trop souvent le désavantage de « couper » la bibliothèque du web, en obligeant les utilisateurs à passer par une identification sur le portail, pour ensuite accéder à des contenus difficilement manipulables à cause des DRM qui les verrouillent. Les contenus ne sont pas ou difficilement exploitables directement en ligne, ce qui fait que la ressource peut rester invisible et compliquée à faire connaître. Elle est difficilement intégrable au dispositif de médiation que l’établissement peut mettre en place par ailleurs (blogs, page Facebook, profil Twitter, etc). » (Lionel Maurel)
  • Les œuvres libres ne sont pas nécessairement gratuites, même si c’est le cas le plus fréquent.
    Autre exemple : Framabook
  • Les principales licences de libre diffusion : Creative Commons
    et Art Libre
    ● Elles s'inscrivent dans un cadre juridique : pas de renonciation aux droits d'auteur mais levée de certaines restrictions. Liberté, mais « liberté conditionnelle » selon antoine Viry
    ● Le droit moral reste inaliénable.
    Pour commencer : le creative commons (créé en 2004)
  • Par défaut, tout est interdit
  • Ex de licence libre : Creative commons. Par défaut, seuls certains droits sont réservés.
    SA share alike : si je modifie, je dois mettre tout le support sous licence similaire. Mais si je ne modifie pas une image SA, je peux la réutiliser.
  • Flickr : plusieurs centaines de millions sous licence cc.
    Beaucoup et en même temps très peu par rapport à l’ensemble des images dispos sur Flickr : 3% (=> méconnaissance des CC)
    Wikimedia commons : 10 millions de fichiers. Licence CC-BY-SA.
    Deviantart : pas de moteur de recherche avancé pour trouver les contenus en CC
    Fotopedia : photos de voyages sous cc, avec une application sur Ipad.
    http://www.bibliobsession.net/2012/12/03/ou-trouver-des-images-reutilisables-sur-internet-2/?doing_wp_cron=1354547007.6331300735473632812500
  • …mais le meilleur est le pire (surtout Dogmazic), importance accrue d’une médiation (Ziklibrenbib, @diffuser.net)
    Soundcloud pas de moteur pour les CC
    Bandcamp
    La SACEM interdisait jusqu’à 2012 l’usage des licences libres à ses adhérents Borne Automazic.
    300 000 musiques sur Jamendo, le plus gros en musique libre.
    + Free music archive.
  • Youtube a récemment ouvert (été 2011) un espace creative commons.
  • C’est aussi le cas de nombreux cours en vidéo accessibles sur Canal-U
    Le mouvement des MOOC (Massive Open Online Course), qui s’inscrit dans une logique d’open access, prépare sans doute à la naissance d’un « google des cours ».
    Au sens plus large, recherche sur les ressources libres :
    http://search.creativecommons.org/?lang=fr
    Intégrable dans les moteurs personnalisés sous firefox
    Il y a maintenant des contenus sous licence ouverte dans tous les domaines, y compris les recettes de cuisine (cuisine-libre.fr) ou les objets (thingiverse)
  • Au lancement : par le club de lecteurs, par des relais (enseignants…)
    Les livres payants : peu de modèles prévus pour les bibs : Numilog, L’Harmathèque
    Certaines bibs prennent des libertés en passant directement par les libraires qui utilisent l’offre pour les particuliers :
    Ex d’Albi qui passe par une librairie s’approvisionnant sur Epagine : http://www.crl-midipyrenees.fr/tabenbib/Blog/?p=793
    « Un même titre, lorsqu’il contient une DRM, peut être copié sur 5 liseuses (+ l’ordinateur avec lequel on l’a téléchargé). Il faut savoir qu’une liseuse doit toujours garder le même identifiant Adobe pour que les livres « DRMisés » restent lisibles. […] 24 liseuses ; Un fichier peut être copié sur 5 machines maximum ; Nous avons donc besoin de 5 comptes Adobe pour gérer les DRM (5×5=25) »
    Cette solution juridiquement « borderline » reste aujourd’hui le meilleur moyen de proposer une offre suffisamment diversifiée.
  • Remet à son tour les contenus produits (chroniques) sous licence ouverte (permettant par exemple à une autre bibliothèque de les imprimer et les exploiter pour valoriser les contenus en question).
  • Remet à son tour les contenus produits (chroniques) sous licence ouverte (permettant par exemple à une autre bibliothèque de les imprimer et les exploiter pour valoriser les contenus en question).
  • Une condition qui est la norme dans l’ère de l’économie de l’attention, en musique notamment grâce aux services de streaming gratuit
  • Internet Archive : sur un serveur OAI, donc moissonnable.
    Youtube le premier moteur de recherche musical, même dans des domaines de niche (introuvables en musique électroacoustique, par ex)
    Possibilité d’intégrer des players audio légalement : Spotify, FreeSound, BandCamp
  • http://scinfolex.wordpress.com/2012/05/16/utiliser-le-lecteur-exportable-de-spotify-sur-un-site-de-bibliotheque/
  • Bien distinguer gratuit / libre, parfois les deux, parfois l’un et pas l’autre.
    Dans les DGU, « usage personnel », ce qui empêcherait l’utilisation par une bib. Mais pas de jurisprudence pour le moment.
    Deezer, idem si on utilise le player deezer sur un blog. Mais pas pour sonoriser un espace en tout cas.
  • Aussi utilisé sur le blog de Feedbooks : http://blog.feedbooks.com/fr/
    http://blog.feedbooks.com/fr/index.php/2012/07/27/paris-litteraire-des-classiques-geolocalises-a-telecharger-gratuitement/
    http://blog.feedbooks.com/fr/index.php/2012/09/05/le-roman-policier-nordique-a-lhonneur-sur-feedbooks/
    (cliquer sur le tag « carte » dans un de ces billets du blog pour d’autres exemples)
  • Aussi utilisé sur le blog de Feedbooks : http://blog.feedbooks.com/fr/
    http://blog.feedbooks.com/fr/index.php/2012/07/27/paris-litteraire-des-classiques-geolocalises-a-telecharger-gratuitement/
    http://blog.feedbooks.com/fr/index.php/2012/09/05/le-roman-policier-nordique-a-lhonneur-sur-feedbooks/
    (cliquer sur le tag « carte » dans un de ces billets du blog pour d’autres exemples)
  • Aussi utilisé sur le blog de Feedbooks : http://blog.feedbooks.com/fr/
    http://blog.feedbooks.com/fr/index.php/2012/07/27/paris-litteraire-des-classiques-geolocalises-a-telecharger-gratuitement/
    http://blog.feedbooks.com/fr/index.php/2012/09/05/le-roman-policier-nordique-a-lhonneur-sur-feedbooks/
    (cliquer sur le tag « carte » dans un de ces billets du blog pour d’autres exemples)
  • Idem pour la musique classique, dont de nombreux enregistrements appartiennent maintenant au domaine public, malgré la directive européenne sur l’allongement des droits voisins, à effet rétroactif
    http://www.netvibes.com/musicaficta#Musique_libre_de_droits_%28sites%29
    Musopen, ClassicCat etc.
  • Dans un contexte d’abondance où la bibliothèque se trouve en situation de concurrence avec d’autres médias, la visibilité et la facilité d’accès sont d’autant plus importantes.
    De plus en plus de ressources sont accessible uniquement en numérique. Depuis longtemps en BU, mais de plus en plus dans les domaines concernant les BM (fiction, BD, musique…)
    Comment les signaler ?
    Comment permettre aux lecteurs de les découvrir, d’y flâner avec la même facilité que dans nos rayonnages matériels ?
  • Par défaut, l’accès aux ressources numériques a tout du casse-tête : ergonomie difficile, inscription nécessaire…
    Silvère Mercier, Ressources numériques : des trésors derrière des forteresses
    http://www.bibliobsession.net/2011/03/23/comment-les-bibliotheques-sepuisent-a-rendre-des-forteresses-seduisantes/
    « - modalités d’usage : ressource disponible sur place / à distance, en streaming / en téléchargement (les 2 possibilités étant parfois offertes) ;
    -modalités d’identification : accès anonyme pour la consultation sur place, inscription préalable au service ou non pour les ressources à distance (ArteVOD et Numilog, mais pas CAIRN) ;
    - modalités d’accès : l’accès peut être illimité (éventuellement dans la limite d’un nombre d’accès simultanés) ou restreint, mais avec divers types de restrictions : limitation du nombre de consultations à un instant T (Numilog), du nombre de consultations sur une période (ArteVOD), durée de consultation limitée (Numilog sur place) ;
    - supports de consultation : ex. les livres numériques sont lisibles sur un micro-ordinateur mais aussi sur un type de tablette de lecture (Sony Reader), l’Ipad et l’Iphone à condition de récupérer l’application sur l’Applestore ; les livres audio sont accessibles en WMA sur les baladeurs compatibles avec ce format, etc. ;
    - aux DRM : limitation du nombre d’accès sur X supports de consultation (Numilog), limitation du nombre de pages imprimables (variable selon le document sur Numilog),
    - aux contraintes techniques : la possibilité d’accéder au service varie selon l’ordinateur (PC/Mac), le système d’exploitation (Windows/Linux), le player (Adobe Digital Editions et non Adobe reader pour Numilog, Windows media Player 11 pour ArteVOD), la version du navigateur, etc.
    aux contenus eux-mêmes : ex. la durée d’archivage varie selon les titres de presse sur Pressens.
    […]
    - le type de limitation d’accès : nombre d’accès simultanés (Vodeclic), nombre d’usagers (CinéVOD), nombre de documents (Pressens : restriction de 10 000 articles sur 1 an, avec limitation du nombre d’articles consultables par session), forfait annuel de téléchargement (ArteVOD),
    - les modalités d’identification : pour les ressources sur place, il y a un délai de 24h après inscription, d’où l’utilisation de cartes collectives en attendant. »
    Dès lors des problématiques qui touchent à la gestion des postes publics, à l’OPAC, au proxy…
    Sans faire une formation sur l’OPAC nouvelle génération, sujet en soi, quelques clés à connaître pour les implications du développement d’une offre numérique sur un opac
  • Problème de la veille et de la propreté du catalogue : comme les ressources sont par abonnements, il faut veiller à les supprimer à l’expiration de l’abonnement. (Cyberlibris : automatique)
    Ex BM Grenoble, BU Paris 12 (par notices simplifiées sous tableau Excel converti en format compatible avec le SIGB)
  • Recherche fédérée :
    montrer l’exemple de Levallois-Perret, lancer recherche « Obama », ou site Ermes de Archimed.
    Dans l’idéal, non seulement des titres présents dans les collections de la bibliothèque, non seulement enrichies par des couv., les 30 premières secondes du cd, etc., mais aussi par ex, des vidéos youtube, des articles wikipedia, des articles du Monde. Eventuellement désactivable par l’usager.
    Intégrer au portail des connecteurs qui vont interroger d’autres bases.
    Protocoles pour les ressources bibs : Z39.50 / SRU-SRW (les bases se parlent directement)
    Protocoles pour les ressources bibs internationales : OAI (open archive initiative) : entrepôt.
    + des connecteurs spécifiques pour les ressources payantes (prestataires : Archimed (2500€ pour 10 connecteurs par an, assurent également la maintenance), Serial Solutions…)
    Reprendre début intervention Emmanuelle Bermes sur différence protocole et OAI.
    Index global :
    Indexation de toutes les ressources disponibles. Prestataires : OCLC (worldcat local), (note : RDA : norme de catalogage dans le monde de l’édition en xml, opérationnel sans doute vers 2015). Va faire un catalogue dans le cloud, il n’y aura que les données local dans les catalogues locaux (cf. Kergomard).
  • Distinguer offre à distance et offre sur place uniquement.
    Ces portails où sont présentées des ressources auxquelles on ne peut accéder que sur place : Cité de la Musique, textes sous droits dans les résultats de Gallica par défaut, etc.
  • Abattre la barrière du « web invisible » :
    Catalogue de bibliothèque conçu pour empêcher les moteurs de recherche de l’interroger en permanence, ce qui le ferait tomber.
    Sitemap : couche XML permettant aux moteurs de recherche d’interroger le catalogue, et d’en remonter les résultats dans Google.
    Intéressant pour les documents patrimoniaux numérisés.
  • Outils nomades :
    Smartphones : Android (70%) / IOS (20%) / les autres (Blackberry…).
    Tablettes : IOS (90%)
  • La possibilité du partage est une condition sine qua non de l’existence et de l’utilisation des contenus en ligne. Proposer un contenu dans une « boîte noire », qu’un usager ne peut partager, au moins sous une forme d’url pérenne, est un non-sens. Et il sera impossible au bibliothécaire de faire son travail de médiation.
  • Sur facebook, twitter, médias sociaux, avec l’intégration de boutons.
  • Permet d’intégrer aux rayons les collections pour plus de cohérence intellectuelle, pour rendre visible la complémentarité papier-numérique dans certains domaines, etc.
    Mais pose un certain nombre de problèmes :
    Quelle forme ? Fantômes aux BM de Rennes, Poitiers
    En test dans une médiathèque de quartier de Poitiers, fantômes pour signaler des sites internet de références (à partir des sitothèques BPI, BNF et autres médiathèques) : un boîtier DVD avec, sur le dos, le site et une cote et, dans le boîtier les URL sur plusieurs signets papier que le lecteur peut prendre. Pas tinyurl ou QRcode. Idée lancée par Joëlle Muller en formation ressources numériques.
    Montpellier : boitiers VHS, encore : fiches plastifiées, livres postiches
    Quelle pérennité ? (ressources moins pérennes que le papier, qui disparaissent dès que l’abonnement est expiré)
    Quel descriptif ? La ressource numérique, dans certains domaines (encyclopédie) est par nature évolutive. La fixer sous une forme physique est difficile.
  • Ex BM d’Argentan
  • Ensuite c’est la médiation in situ qui prend le relais. Accompagner en présentiel les usagers dans la prise en main des ressources numériques : rendez-vous lors du prêt de la liseuse pour expliquer le maniement, ateliers de découverte des ressources en ligne, etc.
    Ex : Ateliers de découverte web à la médiathèque du Chesnay. Public pas toujours au rdv…
  • Ressources numériques en bibliothèque

    1. 1. RESSOURCES NUMERIQUES EN BIBLIOTHÈQUE Anne-Gaëlle GAUDION Médiathèque départementale de la Manche 23-24 novembre 2015
    2. 2. Remerciements Ce diaporama doit beaucoup aux présentations et/ou blogs de collègues avec qui je collabore dans le cadre d'autres formations. Ils ont la gentillesse de placer leurs contenus sous licence Creative Commons et je les en remercie. Renaud Aïoutz : http://ruralsmart.net/ Lionel Dujol : http://fr.slideshare.net/hulot Lionel Maurel : http://scinfolex.wordpress.com Silvère Mercier : http://www.bibliobsession.net/ Thomas Fourmeux : http://biblionumericus.fr/ Christophe Robert : http://fr.slideshare.net/Aspergillus1 Xavier Galaup : http://fr.slideshare.net/xgalaup Thomas Chaimbault : http://www.vagabondages.org/ Franck Queyraud : http://fr.slideshare.net/memoire2silence
    3. 3. Diaporama mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 2.0 France RESSOURCES NUMERIQUES EN BIBLIOTHÈQUE 1. Numérique et économie de l'abondance 2. Les produits culturels à l'épreuve du dématérialisé 3. Les modèles économiques 4. Quelle place pour les ressources numériques en bibliothèque ? 5. Stratégies alternatives : ressources libres et gratuites 6. Signalement et médiation des ressources numériques
    4. 4. Image:Kek
    5. 5. Les bibliothèques n'ont plus le monopole de l'accès à des documents rares
    6. 6. Avec le numérique Passage d’une économie de la rareté… http://www.flickr.com/photos/margotte05/2979721814/
    7. 7. http://www.flickr.com/photos/10024349@N08/777043967/ … à une économie de l’abondance Quelles conséquences pour les bibliothèques ?
    8. 8. La rareté du XXIe siècle c’est l’attention
    9. 9. L'économie de l'attention Sur le web, ce qui est rare, ce ne sont plus les contenus, mais le temps disponible pour les consulter… A lire : Pourquoi je suis « ami » avec mes étudiants. Affordance, 31/03/10
    10. 10. Le monde à travers mes amis : mode d'accès à l'information qui devient dominant
    11. 11. « […] la bibliothèque campe fondamentalement sur un principe de rareté : rareté du stock, rareté des exemplaires, rareté des lieux et rareté des horaires. La bibliothèque est un univers de non-disponibilité, radicalement inverse de celui qui naît avec la logique du numérique. C’est pourquoi, bien que relevant d’un service public non marchand, elle est un avatar de l’économie de la rareté. La bibliothèque de l’abondance reste donc encore à inventer […] http://www.flickr.com/photos/automatt/117413934/ Dominique Lahary - http://www.adbdp.asso.fr/spip.php?article991
    12. 12. Une réponse, la bibliothèque hybride ? « On présente la bibliothèque hybride comme la figure de l'avenir. Soit. Mais distinguons. La bibliothèque hybride est très facile à concevoir dans le domaine universitaire, où d'ailleurs le concept est né vers 1998 au Royaume-Uni. Parce que, dans ce contexte, y sont proposées à la fois des ressources matérielles et des ressources dématérialisées, ce qui peut entraîner une complexification de la mise en œuvre technique et juridique de l'offre, le modèle économique demeure en partie le même. Un modèle classique : celui de la rareté. La bibliothèque achète des livres, denrée rare car chaque exemplaire repose sur une propriété exclusive. Elle achète des accès aux ressources, dont le fournisseur organise la rareté par contrat et mot de passe. La seule différence, qui n'est pas mince, est celle qui fait passer de l'économie du stock, où on achète des objets, à l'économie de l'accès, décrite par Jeremy Rifkin (L'Âge de l'accès, éd. la Découverte). » Dominique Laharay - http://tinyurl.com/bok22yh
    13. 13. Une réponse, la bibliothèque hybride ? « La bibliothèque hybride est plus difficile à concevoir dans le domaine des bibliothèques publiques. C'est que les biens dématérialisés qui intéressent le grand public relèvent pour l'essentiel, légalement (l'internet gratuit) ou non (le téléchargement dit illicite) d'un univers de l'abondance, qui est aussi celui de la désintermédiation. » Dominique Laharay - http://tinyurl.com/bok22yh
    14. 14. Les produits culturels à l'épreuve du dématérialisé Source : Image CC-BY Ken Lude http://www.flickr.com/photos/kenlund/
    15. 15. Source : http://www.toute-la-franchise.com/vie-de-la-franchise-A16902-marche-des-biens-culturels-l-inex.htm
    16. 16. Source : Cinquième vague du Baromètre de l'offre légale de la HADOPI – août 2014 http://www.hadopi.fr/sites/default/files/37289%20HADOPI%20-%20Rapport%20long%20Barom%C3%A8tre%20Usages%2
    17. 17. 24 au 26 juin 2013 INSET Nancy - CC BY Renaud Aïoutz 28 Lire... Quelques éléments sur le livre à l'ère numérique
    18. 18. Le marché du livre retient son souffle… En 2014 : - 1,3% en chiffre d'affaire 351 millions de livres vendus
    19. 19. En 2014 : 63,8 millions De chiffre d'affaire 45 % de croissance par rapport à 2013 8,3 millions de titres téléchargés
    20. 20. Écouter... Quelques éléments sur la musique à l'ère numérique
    21. 21. Les plateformes de streaming musical
    22. 22. L'offre de musique en ligne D'après l'IFPI, les internautes français ont accès à 44 services de musique en ligne actifs, contre 68 en Allemagne et 75 au Royaume-Uni, mais seulement 24 aux Etats- Unis, ce qui tend à accréditer l’idée que la transition numérique s’accompagne d’un mouvement de concentration de l’offre. Source : Contribution aux politiques culturelles à l'ère numérique – Rapport Pierre Lescure http://www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/culture_mag/rapport_lescure/index.htm#/
    23. 23. L'offre de musique en ligne Plusieurs d’entre eux (iTunes, Amazon, Spotify, Napster, 7digital, Deezer...) proposent des catalogues de plus de 15 millions de titres. Cela représente près de 30 fois l’offre de la plus grande enseigne de distribution physique ayant jamais existé en France. Source : Contribution aux politiques culturelles à l'ère numérique – Rapport Pierre Lescure http://www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/culture_mag/rapport_lescure/index.htm#/
    24. 24. Des prix en baisse Des offres d’abonnement illimité sont ainsi proposées à moins de 5 € par mois (ou moins de 10 € pour un usage en mobilité). Le prix moyen d’un titre téléchargé sur le web est de 1,29 €, tandis que celui d’un album est de 9,19 € pour une nouveauté ou 8,92 € pour un album du back catalogue. La plupart des observateurs et des professionnels s’accordent pour considérer que les ventes dématérialisées dépasseront, d’ici 3 à 5 ans, les ventes de supports physiques. Le CD et le vinyle pourraient perdurer en tant que cadeaux, objets de collection ou produits de luxe. Source : Contribution aux politiques culturelles à l'ère numérique – Rapport Pierre Lescure http://www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/culture_mag/rapport_lescure/index.htm#/
    25. 25. Source : Contribution aux politiques culturelles à l'ère numérique – Rapport Pierre Lescure http://www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/culture_mag/rapport_lescure/index.htm#/
    26. 26. Source : http://www.inaglobal.fr/musique/article/la-decouverte-musicale-toujours-plus-sociale Face à la dispersion des internautes dans leurs pratiques d’écoute, toutes les plateformes, de Facebook à Tumblr en passant par Deezer et Spotify, misent sur la recommandation pour attirer les consommateurs sur un seul et même service. La découverte musicale, toujours plus sociale
    27. 27. Source : http://www.lagazettedescommunes.com/166470/les-evenements-musicaux-resistent-bien-a-la-crise/ + 14 % en 5 ans : telle est la progression des droits collectés par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) entre 2008 (69,4 millions d’euros) et 2012 (79,4 millions d’euros) sur les spectacles musicaux (festivals, concerts, ballets, cafés-concerts, cabarets, tournées d’artistes). De 2011 à 2012, cet indicateur a enregistré une hausse de 3 % et on compte en moyenne 262 spectacles chaque jour en France. Les événements musicauxLes événements musicaux résistent bien à la criserésistent bien à la crise
    28. 28. Regarder... Quelques éléments sur la vidéo à l'ère numérique
    29. 29. La VoD et la SVOD vont-elles remplacer le marché du DVD ? 1 internaute sur 3 aurait déjà regardé une vidéo à la demande (VOD), soit une hausse de plus de 50% en un an. 7 internautes sur 10 connaissent la SVOD en 2014, mais sont seulement 2,5% à être abonnés. Les freins à l'abonnement sont le prix de l'abonnement et les contenus (catalogues trop pauvres, absence de films de moins de 3 ans).
    30. 30. 797,86 M€ de chiffres d'affaires pour les ventes de DVD et Blu Ray en 2014 -14,1 % par rapport à 2013 90,6 millions de DVD et Blu Ray vendus en 2014
    31. 31. Source : http://www.echosdunet.net/dossiers/svod-comparatif
    32. 32. Jouer... Quelques éléments sur le jeu vidéo à l'ère numérique
    33. 33. Presse écrite : le papier s'effondre, le numérique s'envole 5,3% de baisse sur le total des ventes de la presse écrite française en 2013 = 8,25 milliards € (incluant achats au numéro, abonnements papier et numériques et ventes aux tiers) Les recettes numériques ne représentent que 5,2% du CA Chute de 15,3% des ventes en kiosque Stabilité des abonnements (papier et numérique) 39% de hausse sur les abonnements numériques
    34. 34. Le casse-tête des modèles économiques Comment arriver à monétiser des contenus immatériels ? http://www.flickr.com/photos/sravishankar/3460495/
    35. 35. http://www.flickr.com/photos/esparta/472155815 «Quand on partage un bien matériel, il se divise. Quand on partage un bien immatériel, il se multiplie» Serge Soudoplatoff - Les vraies ruptures d’internet
    36. 36. Songeons y un instant, si l’on se donne tant de mal pour imaginer un modèle d’affaire viable pour une filière industrielle de numérisation, c’est peut-être parce que le numérique, de manière tendancielle, ne vaut rien. Le numérique a un coût, surtout lorsqu’on doit numériser, mais, une fois l’investissement réalisé, financièrement et en tant que tel, il ne vaut plus rien. Soyons plus précis : un fichier numérique ne vaut rien. Un fichier numérique en circulation, c’est de la nitroglycérine pour celui qui en attend une source de revenu. Christian Fauré Monétiser l'immatériel
    37. 37. Premier réflexe… Récréer artificiellement des formes de rareté avec des DRM Mais au risque de dégrader l’offre légale…
    38. 38. 24 au 26 juin 2013 INSET Nancy - CC BY Renaud Aïoutz 71 Stratégie de verrous numériques = les contenus ne peuvent être lus qu'avec des logiciels ou des supports autorisés.  DRM Adobe pour les e-books (logiciel ADE)  Fichiers chronodégradables (Numilog)  Format AZW ou KF8 des e-books d'Amazon...
    39. 39. Second réflexe… La tentation de l’intégration verticale
    40. 40. Stratégie d'intégration verticale = terminaux > opérateurs > intermédiaires > éditeurs de contenus  Kindle + Amazon.com + Cloud Player...  iPhone + iTunes + iCloud...
    41. 41. 4 grands types de modèles économiques http://www.flickr.com/photos/cutthemcoupons/5598245619/
    42. 42. Payer par acte d'achat Un modèle économique qui a aussi encouragé le développement de l'achat au morceau (disparition de l'ancien single) ou au chapitre (pour le livre scolaire, pratique...).
    43. 43. La location Le chiffre d’affaires généré en France par la VoD a reculé de 10 % sur un an en janvier 2012 et février 2013 (en volume, la chute est même de 16,9 %). L’offre elle-même pose aussi question, les prix étant peu attractifs (5 euros en moyenne pour la location d’une nouveauté). Source : Les Échos
    44. 44. L'abonnement Des pure players producteurs de contenus peuvent aussi opter pour ce modèle : Mediapart a dépassé les 100 000 abonnés (coût de 9 € par mois). Edwy Plenel : “Nous avons inventé notre propre marketing, chez nous indissociable du contenu.”
    45. 45. Free + Premium = freemium Une offre d'entrée de gamme gratuite (avec publicité et souvent soumise à une inscription préalable), combinée à une offre payante : montée en gamme, pas de publicité, consultation en offline...
    46. 46. Source : https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/pologne-un-service-propose-de-telecharger-l-ebook-et-payer-e
    47. 47. « Fausse gratuité » et recettes publicitaires Profiter de l’économie de l’attention http://www.flickr.com/photos/scott_blake/3371844862/ « Si tu ne paies pas pour le produit, c’est que le produit, c’est toi » « La gratuité est encore un modèle économique » D. Lahary
    48. 48. 24 au 26 juin 2013 INSET Nancy - CC BY Renaud Aïoutz 81 Dans le domaine des biens culturels numériques, on peut dire qu'on observe un hiatus entre les services proposés et les services attendus, entre les usages réels et les usages prescrits. Alors devons-nous nous préoccuper uniquement des contenus ou réfléchir aux usages ?
    49. 49. Quelle place pour les ressources numériques en bibliothèques ? http://www.flickr.com/photos/jeffmaurone/2505572445/
    50. 50. http://www.flickr.com/photos/sherriwood/4908275621/ Les ressources numériques en bibliothèque : une offre complexe et diversifiée
    51. 51. Diversité des modèles d’accès http://www.flickr.com/photos/alexandre-s/6340999898/ A distance Sur place
    52. 52. Diversité des modes de consultation Téléchargement / Streaming
    53. 53. Diversité des modes d’acquisition http://www.flickr.com/photos/embem30/2808139070/ Bouquet/Sélection
    54. 54. Diversité des modèles économiques Différents critères pour le calcul des prix
    55. 55. Contrôler l’accès... … en reproduisant de la rareté
    56. 56. Source : Wikimedia Commons Chronodégradabilité
    57. 57. DRM = Digital Right Managment source : Pixabay
    58. 58. Des contraintes techniques...
    59. 59. ...qui nécessitent un mode d’emploi
    60. 60. Les offres pour les bibliothèques Quel positionnement pour les bibliothécaires ?
    61. 61. A propos de la qualité des catalogues Source :Etude IDATE sur l'offre commerciale des livres numériques à destination des bibliothèques de lecture publique
    62. 62. http://fr.scribd.com/doc/132272056/Etude-offre-commerciale-de-livres-numeriques-pour-les-bibliothe
    63. 63. 1. Subordonner l'attribution des aides à la numérisation à l'intégration des ouvrages numérisés dans des offres destinées aux bibliothèques Les éditeurs pourraient être encouragés à étoffer leurs offres à destination des bibliothèques si les conditions d'éligibilité de l'aide à la numérisation du Centre National du Livre incluaient la mise à disposition des ouvrages aidés dans des offres destinées aux bibliothèques, dans un délai maximum à déterminer. 2. Définir des stratégies d'acquisition "livres numériques" dans les bibliothèques Il serait utile que les bibliothèques définissent explicitement leur stratégie de constitution d'un fonds de livres numériques, au-delà du principe général d'accès à l'ensemble des titres disponibles. Cette stratégie donnerait également une meilleure visibilité aux éditeurs quant aux arbitrages des bibliothèques entre livre imprimé et livre numérique, pourrait contribuer à définir des priorités pour la numérisation des fonds et aiderait les éditeurs à "éditorialiser" leurs bouquets de titres. 3. Réaliser des économies d'échelle au niveau territorial Il semble souhaitable que des économies d'échelle soient réalisées en évitant la multiplication des lancements de services de prêt numérique par de trop petites bibliothèques, qui peuvent être desservies par un service de prêt numérique (éventuellement en marque blanche) développé par la bibliothèque départementale de prêt. Etude IDATE / Pistes de réflexion
    64. 64. 4. Intégrer le livre numérique dans la question générale de la rénovation des SIGB des bibliothèques La rénovation des SIGB des bibliothèques devrait explicitement intégrer la gestion du livre numérique, selon plusieurs scénarios : la capacité du SIGB à s'interfacer avec les plates- formes externes ; la capacité du SIGB à accueillir des fichiers numériques. 5. Définir des modèles d'offres types entre bibliothèques et éditeurs Un cadre commun de définition d'offres, stabilisant les différents concepts (perpétuel, limité, téléchargement, consultation en ligne) devrait être établi entre représentants des bibliothèques et des éditeurs. 6. Clarifier les relations contractuelles entre plates-formes et bibliothèques Les plates-formes de distribution vers les bibliothèques pourraient être incitées à clarifier leurs offres. Des recommandations pourraient être émises sur les principales clauses des contrats, notamment en ce qui concerne la différentiation entre prestations techniques et acquisition de licences, et le statut des licences acquises en cas de résiliation du contrat. Ceci implique notamment de poursuivre la clarification du statut juridique du livre numérique. 7. Expérimenter en vraie grandeur sur des offres réelles En l'absence de retours d'usages probants, il serait utile à l'ensemble de la profession de déployer une offre complète (y compris les nouveautés) sur un nombre limité de sites. D'autre part, il serait utile que les différentes plates-formes acceptent de mutualiser leurs données statistiques d'usages.
    65. 65. https://dilicom-prod.centprod.com/documents/307-PNB_Presentation_V0201.pdf https://dilicom-prod.centprod.com//informations/article.html?code=doc5575d15f975a8bc4e12279a8
    66. 66. Source : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=z5-9jCmkzXaw.kPsKg1tsgxfE Cartographie des bibliothèques proposant l'offre PNB à leurs usagers
    67. 67. Source : http://www.savoirscom1.info/2014/12/pnb-ou-le-livre-numerique-inabordable-pour-les-bibliotheques/
    68. 68. Kindle Unlimited, un concurrent sérieux aux bibliothèques ?
    69. 69. Quelle valeur ajoutée pour les bibliothèques ? http://www.flickr.com/photos/timtom/2926928691/ Avec  un  peu  de  recul,  la  situation  actuelle  revient  à acheter pour d’autres des accès rares pour des contenus “naturellement” cachés derrière des murs payants, qu’on s’épuise ensuite à valoriser. “Le  web”  a  compris  depuis  bien  longtemps  que  le  meilleur  moyen  de  “valoriser”  (faire  connaître)  des  contenus est de laisser l’accès libre quitte à vendre des  services ensuite (= freemiun).  Faire  le  contraire  a  des  conséquences  lourdes  :  difficulté d’accès à un monde clos, hétérogène, exclusif  à  certains  moyens  techniques  et  sélectionnés  par  un  bibliothécaire  inconnu. Silvère Mercier
    70. 70. 24 au 26 juin 2013 INSET Nancy - CC BY Renaud Aïoutz 116 L'impossible équation ? Il me semble que, trop souvent, au nom de l’idée séduisante et rassurante d’une collection, pour « donner accès à » nous acceptons des restrictions d’usages insupportables pour bon nombre d’internautes ! Silvère Mercier http://www.bibliobsession.net/2011/03/23/comment-les-bibliotheques-sepuisent-a-rendre-des-forteresses-seduisantes/ Licence CC BY http://www.flickr.com/photos/t_e_brown/8677750589
    71. 71. En France depuis 10 ans, de nombreuses expériences… Mais des résultats parfois décevants :  Enquête annuelle 2013 Vodeclic « selon 62% des répondants,  moins de 10% des inscrits utilisent les ressources numériques » http://business.vodeclic.com/fr/evenements/enquetes/barometre-2013-des-ressources-numeriques-dans-les-bibliotheques http://www.flickr.com/photos/8781729@N04/3289260179/
    72. 72. TD : analyser les offres à destination des bibliothèques pour présenter une synthèse Quelle offre de livres numériques ? Quelle offre d'abonnements de presse ? Quelle offre de contenus musicaux ? Quelle offre de contenus vidéo ? Quelle offre de ressources d'autoformation ?
    73. 73. Les offres de livres numériques
    74. 74. Les offres de presse en ligne
    75. 75. Les offres de contenus musicaux
    76. 76. Les offres de contenus vidéo
    77. 77. Les offres de ressources d'autoformation Digital Learning
    78. 78. Stratégies alternatives ? Les ressources libres et gratuites http://www.flickr.com/photos/nickwheeleroz/2220008689/sizes/z/in/photostream/
    79. 79. Pourquoi utiliser des ressources libres et / ou gratuites ?
    80. 80. Libre ≠ Libre de droits
    81. 81. Libre ≠ gratuit
    82. 82. Les licences libres
    83. 83. 130 Utiliser des ressources libres Copyright = Tous droits réservés Tout usage nécessite en principe une autorisation préalable Sauf si on se trouve dans le cadre d’une exception législative …
    84. 84. 131 Utiliser des ressources libres « Tout ce qui n’est pas interdit est permis » Pas d’autorisation à demander tant qu’on reste dans le cadre de la licence Il faudra conclure un contrat pour lever une restriction posée par la Exemple des licences Creative Commons 4 conditions et 6 contrats
    85. 85. 4 restrictions, 6 possibilités
    86. 86. http://search.creativecommons.org Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres
    87. 87. Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Images http://www.deviantart.com/ http://www.fotopedia.com/
    88. 88. Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Sons http://www.jamendo.com/fr/ http://soundcloud.com/ http://bandcamp.com/
    89. 89. Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Textes http://fr.wikipedia.org http://fr.wikisource.org http://www.archive.org http://www.gutenberg.org http://www.inlibroveritas.net/
    90. 90. Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Vidéo http://www.youtube.com/editor http://vimeo.com/ http://blip.tv/
    91. 91. Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Ressources pédagogiques Khan Academy MIT Open Courseware Manuels scolaires Sésamath ou LeLivreScolaire.fr
    92. 92. Source : CRDP de Franche-Comté
    93. 93. Des offres particulières de contenus sous licence libre à destination des bibliothèques
    94. 94. Des contenus sous licence libre pour des actions de  médiation en ligne
    95. 95. Des contenus sous licence libre pour des actions de  médiation en ligne
    96. 96. Autre stratégie : le gratuit sous droit
    97. 97. Utiliser les sites internet en accès gratuit
    98. 98. Utiliser les sites internet en accès gratuit
    99. 99. Utiliser les sites internet en accès gratuit
    100. 100. Utiliser les sites internet en accès gratuit
    101. 101. Utiliser les sites de streaming musicaux et audio Mediamus, blog des bibliothécaires musicaux de la médiathèque de Dole
    102. 102. Utiliser le lecteur exportable de Spotify ? Playlists Spotify  sur le site des bibliothèques de la Ville de Paris. 
    103. 103. « Lorsque vous soumettez du contenu sur YouTube, vous concédez [...] à chaque utilisateur du Service, le droit non exclusif, à titre gracieux, et pour le monde entier d’accéder à votre contenu via le Service et d’utiliser, de reproduire, de distribuer, de réaliser des œuvres dérivées, de représenter, d’exécuter le contenu dans la mesure autorisée par les fonctionnalités du Service et par les présentes Conditions. »  CGU Youtube Mais limité en  général à un usage  « personnel non-commercial » Utiliser la possibilité de faire des « embed » « Lorsque vous soumettez du contenu sur YouTube, vous concédez [...] à chaque utilisateur du Service, le droit non exclusif, à titre gracieux, et pour le monde entier d’accéder à votre contenu via le Service et d’utiliser, de reproduire, de distribuer, de réaliser des œuvres dérivées, de représenter, d’exécuter le contenu dans la mesure autorisée par les fonctionnalités du Service et par les présentes Conditions. » 
    104. 104. Récupérer le lecteur exportable de Gallica
    105. 105. « Mettre en scène » une offre gratuite de livres numériques Paris littéraire : des classiques géolocalisés  à télécharger gratuitement
    106. 106. « Mettre en scène » une offre gratuite de livres numériques
    107. 107. « Mettre en scène » une offre gratuite
    108. 108. Profiter du domaine public : l’exemple des films http://golem13.fr/5000-films-tombes-dans-le-domaine-public-a-telecharger-gratuitement/
    109. 109. La boîte à outils sur eBookenBib Source : http://ebookenbib.net/category/outils/
    110. 110. Un MOOC (cours en ligne) gratuit Y accéder : http://scenari.crdp-limousin.fr/bibliotheque_numerique/co/module_bibliotheque_numerique.html
    111. 111. Un logiciel pour la gestion d'une collection d'ebooks http://calibre-ebook.com/
    112. 112. Un logiciel pour la gestion d'une collection audio Source : http://freewares-tutos.blogspot.fr/2015/09/ethos-cataloger-un-logiciel-multi.html
    113. 113. Comment rendre les ressources numériques visibles ?
    114. 114. Comment les rendre accessibles ? Image:AlbertoUntitled,2012.(AfterM.C.Escher’sRelativity,1953)
    115. 115. Intégration en ligne Image:CrazySphinx(flickr)cc-by-sa
    116. 116. Visibilité Sur le portail (dès la page d'accueil)
    117. 117. Visibilité des modalités d'accès
    118. 118. Visibilité Sur le portail
    119. 119. Visibilité Sur le portail
    120. 120. Visibilité dans le catalogue
    121. 121. Visibilité dans le catalogue
    122. 122. Comment intégrer les ressources numériques dans le catalogue ? Image:ragesoss(flickr)cc-by-nc-sa
    123. 123. Permettre la recherche fédérée Image:Adrian(flickr)cc-by-nc-nd
    124. 124. Rappel : 3 usagers sur 4 n’utilisent pas le catalogue Image:ChristopheRobertcc-by
    125. 125. Des accès facilités ?
    126. 126. Des accès facilités ?
    127. 127. Eviter les frustrations Image : Andrew-Benson (flickr) cc-by-nc-n
    128. 128. L'authentification unique http://www.flickr.com/photos/23658497@N00/4423375434/ L’authentification unique ou Single Sign-On (SSO) est la fonction qui permet aux utilisateurs de s’authentifier une seule fois pour toute la durée d’une session, indépendamment du nombre d’applications qui nécessitent une authentification. Ils peuvent alors accéder à leurs données en toute transparence, sans contrainte de ressaisie d’un nouveau couple nom d’utilisateur / mot de passe.
    129. 129. Ce besoin de cohérence des systèmes d’authentification dans les applications web de l’établissement est renforcé dans le cadre du déploiement de portails web d’établissements. En effet ceux-ci visent à présenter tous les outils mis à disposition de l’utilisateur de façon homogène et cohérente, alors que les applications sont très hétérogènes.
    130. 130. http://www.besancon.fr/gallery_files/site_1/346/348/19969/cvq.pdf
    131. 131. Visibilité sur le web : Sitemap Image:ToNToNCoPT(flickr)cc-by-nc-sa
    132. 132. Les accès mobiles Image : Amsterdamized (flickr) cc-by-nc-
    133. 133. Catalogue mobile compatible Html 5 Responsive design
    134. 134. https://m.bibliotheques-de-pret.paris.fr
    135. 135. Application ou site web responsive design ?
    136. 136. Disséminer Image:bitzcelt(Flickr)cc-by-nc-nd
    137. 137. Récapitulons
    138. 138. Matérialiser les ressources numériques
    139. 139. Marques pages et flyers
    140. 140. QR codes
    141. 141. QR codes
    142. 142. QR codes
    143. 143. QR codes
    144. 144. QR codes et modes d'emploi
    145. 145. BM d’Argentan Fantômes
    146. 146. Fantômes
    147. 147. Fantômes
    148. 148. Plug numérique
    149. 149. Plug numérique
    150. 150. Bibliobox
    151. 151. Image : hawaii (flickr) cc-by-nc-sa Ateliers, cafés numériques
    152. 152. Quelle articulation avec la stratégie d’ensemble de l’établissement ? http://www.flickr.com/photos/barbaracoughlin/5325745734/
    153. 153. Quelle stratégie adopter par rapport aux ressources numériques ? - intégrer les ressources numériques au sein de la politique documentaire (choix et suivi par les chargés de domaines) - signaler (dans le catalogue et sur le portail) et rematérialiser dans les espaces de la bibliothèque - développer la médiation numérique au sein des 3 communautés (usagers et partenaires / territoire / intérêt) sur place et à distance - développer la formation à l'utilisation de ces ressources (présentation, ateliers, intégration dans l'action culturelle) et la considérer comme une activité permanente de la bibliothèque
    154. 154. Pour aller plus loin - Enquête annuelle sur les ressources numériques dans les bibliothèques Vodeclic (fev. 2013) http://business.vodeclic.com/fr/evenements/enquetes/barometre-2013-des-ressources-numeriques - Etude sur l'offre commerciale de livres numériques à destination des bibliothèques de lecture publique Idate / Ministère de la Culture et de la communication (mars 2013) http://fr.scribd.com/doc/132272056/Etude-offre-commerciale-de-livres-numeriques-pour-les-biblioth - Etude des usages et besoins concernant l'utilisation d'outils et de ressources numériques (nov. 2012) http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/document-60530 - Les ressources numériques en BDP : évolution ou révolution ? mémoire de conservateur de Hélène Ouali-Séon (jan. 2012) http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/document-56854 - Les ressources numériques dans les médiathèques territoriales : état des lieux et lignes de fuite Mémoire de conservateur de Julien Gusthiot (dec. 2010) http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/document-49078 - Proposer des ressources numériques en bibliothèque : guide pratique BDP Hérault (juin 2010) http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/document-56570
    155. 155. Merci de votre attention ! Anne-Gaëlle Gaudion aggaudion@gmail.com http://twitter.com/#!/agaudion http://fr-fr.facebook.com/angie.gaudion http://www.slideshare.net/angiegaudion http://anne-google.tumblr.com/

    ×