3 alice parcours-combattant2_ok

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3 alice parcours-combattant2_ok

  1. 1. N°3 : Une nouvelle sœur… son parcours du (caméléon)combattant DIA1 – 2 - 3Il faut savoir qu’Alice s’est imposée dans une famille déjà constituéeet parfaitement harmonieuse hormis les psychodrames quotidienshabituels. DIA4On peut dire qu’elle a fait intrusion dans le tableau + ou - idylliqued’une famille française de base (avec 2 grands-parents (au lieu de 4), 2parents, 3 enfants, 1 chien Zéphirin et 1 souris Moïsie). Enfin notresouris ne savait pas jouer de la guitare mais je n’avais pas de photosd’elle.Voici quelques clichés-témoins qui parlent d’eux mêmes.DIA 5-6-7-8Une famille moyenne donc qui ne l’attendait pas - c’est sûr - et qui nel’espérait même pas non plus.Autrement dit, on s’en passait très bien et à l’époque, l’annonce de sanaissance prochaine m’avait rendue quelque peu dubitative. Je m’étaisdit intérieurement « What the point ? » (même si je ne parlais pasencore anglais à l’époque…) donc : « À quoi jouent les parents ? »Est-ce qu’on a vraiment besoin de ça ?Autant dire que l’intérêt de ce nouveau membre, de cette nouvellesœur, de cette nouvelle bouche à nourrir… n’a pas sauté aux yeux detous immédiatement.D’ailleurs un sondage effectué en 1980 auprès d’un échantillonreprésentatif de 100 % de la fratrie indiquait pour la question ouverte« Qu’est-ce que tu dirais d’avoir un petit-frère ou une petite-sœur ? »un désintérêt manifeste pour la chose.En effet, qu’allait nous apporter cette nouvelle venue ? That was thequestion.Après un petit temps de maturation psychologique, nous (Delphine, Get moi) nous sommes rendus à l’évidence : on ne pouvait niabandonner la petite à l’hôpital ni la faire adopter ; elle allait rester etpar ailleurs, elle pouvait compenser sa présence par de menusservices. Et nous l’avons donc plus ou moins tolérée (je n’emploieraipas tout de suite le terme adoptée qui est un peu radical, non, pas si 1
  2. 2. vite, elle allait tout de même devoir faire ses preuves pour êtreacceptée comme membre à part entière de la fratrie).Nous avons même constaté qu’elle avait une influence positive sur lesparents en les maintenant jeunes et à flots quant aux dernièrestendances en vogue dans les cours de récré et ailleurs. Parallèlement àce rajeunissement, dans une sorte de mouvement inverse, on peut direqu’Alice a été précoce car elle assistait à des conversations ou segreffait sur des activités d’adultes, n’ayant pas d’enfant de son âgepour bêtifier.DIA 9 à 15 (doc exceptionnel de sa 1ere lettre à 2 ans)Nous (ses sœurs et frère) avons essayé de lui faire comprendre quequand on arrive sans crier gare, sur le tard et donc en retard, lamoindre des choses, c’est de ne pas la ramener, de se faire oublier,profil bas, de se rendre utile et au minimum, de divertir la galerie. Il afallu la recadrer assez tôt car quand elle avait 4 ans et qu’on lui posaitla question « Qui es-tu ? » elle répondait avec un aplomb effronté ouune effronterie aplombesque (je ne sais pas trop) « Je suis le rayon desoleil de mes parents ». C’est dire que dans sa naïveté arrogante ouson arrogance naïve (la encore je ne sais pas trop comment qualifierson attitude), elle avait une haute opinion -tout à fait erronée(surestimée pour être claire)- de l’importance de sa position dans lacellule familiale…Ce fruit tardif, élément perturbateur d’harmonie a donc provoqué unréaménagement de l’espace familial et chacun a dû redéfinir saposition dans cette nouvelle configuration bouleversée. Quellesnouvelles alliances nouer, comment établir un modus vivendi et desrelations interpersonnelles avec des individus aux centres d’intérêtsaussi divers (les biberons pour Alice, les vêtements pour Delphine,l’école pour moi, les Playmobiles pour Guillaume…Il faut reconnaître qu’Alice a bien manœuvré et qu’elle a fait desefforts pour s’intégrer. Elle a su au fil des années trouver sa placejusquà devenir le ciment, la pierre angulaire nécessaire à l’équilibrefamilial – pour rester dans les métaphores BTP/architecture…- tant etsi bien qu’après cette infiltration réussie, elle a même fini parsupplanter et éclipser d’autres membres de la famille. Welldone petite !Pas plus tard que tout de suite-maintenant, où je vous prends à témoin,parce la encore, c’est vraiment flagrant, elle a à nouveau trouvé le 2
  3. 3. moyen de se mettre en avant en m’obligeant à parler d’elle sousprétexte qu’elle se marie… Imbelivable…Alice joue en effet sur tous les tableaux :1- Elle a apprivoisé et amadoué Guillaume, qui la poursuivait pourtantavec des allumettes pour la brûler quand elle était enfant, et elle estmême devenue fréquentable et crédible à ses yeux en adoptant lesmêmes coutumes de socialisation que lui, à savoir l’alcool et le tabac.Oui, guillaume boit comme un sapeur et fume comme un trou.Enfin un sujet de conversation commun quand Alice est devenueadolescente : « Yo guillaume, je te décapsule une Kro Op la ? (oui,Alice a été élevée 22 ans en Alsace, maintenant, elle a un peu perduson accent). Ou « yo guillaume, tu viens on va s’en griller une petitesur le balcon, j’ai des light mentholées »… allez hop grosses bizzes lebonsoir à tousDIA 16 à 192- Elle a su intéresser Delphine, assez tardivement aussi il est vrai, enjouant la carte de la groupie et en imitant notamment ses tenuesvestimentaires. DIA 203- Elle a su capter l’attention de son papa en embrassant la carrièremilitaire, allant jusqu’à occuper 30 ans après lui les mêmes locaux deCoëtquidan. Alice marque par ailleurs plusieurs points en affichantostensiblement la photo de papa dans son bureau, sur son clavierd’ordinateur. DIA 21Apparemment, elle n’a pas coupé le cordon et reste très attachée à sesparents. Chez elle pas d’ingratitude génétiquement programmée,même à l’adolescence… DIA 224 - Elle a toujours su attendrir sa maman d’autant qu’elle avait unesanté fragile, ce qui lui a par exemple permis d’avoir droit à un régimespécial de petits gâteaux secs au chocolat qu’elle devait cacher dansson tiroir de culottes pour ne pas qu’on les lui mange. Elle estd’ailleurs restée chocolatomaniaque depuis. DIA 235 - Elle a tout de suite su me mettre dans sa poche en acceptantpendant des années le rôle de ma « fille spirituelle »6- Dernier fait d’armes, elle a su charmer Denis par sa qualitéd’écoute et son nez aquilin.Ma relation (privilégiée) avec Alice 3
  4. 4. J’ai donc connu Alice il y 30 ans, le jour de sa naissance, enMartinique. Dorothée pensait d’ailleurs qu’elle serait noire et on a dûlui expliquer que le climat et la géographie jouait moins que lagénétique dans le physique d’un nouveau-né. DIA 24 – 25. J’aienviron 13 ans de vie commune avec elle. Au début, la différence detaille trahissait un peu notre différence d’âge mais maintenant on faittoutes les deux 1.68 m et c’est au niveau de la différence de poids queça se joue (en ma faveur de 20 kg pour l’excès pondéral).À l’instar de la créature du Dr Frankenstein - la comparaison est unpeu osée et elle s’arrête là car Alice n’était pas disgraciéephysiquement et que je ne l’avais pas créée à partir de bouts decadavres -, non, c’était un joli petit bébé rose fourni clé en main parles parents ; mais Alice a été un peu ma chose, modelable et malléablejusquà ce que malheureusement, elle grandisse, s’émancipe,m’échappe, se passe de mes conseils et de mon emprise et pense parelle-même. Époque regrettable voire funeste où elle s’est permised’avoir un avis personnel.Quand je suis partie de la maison pour faire mes études, nous noussommes écrit et j’ai pu suivre de loin ses activités.Par exemple, elle me racontait « le lundi soir, j’ai des cours deguitare, le samedi je suis une scout remarquable toujours présente eten uniforme et en plus, je vais à la messe ». Une autre fois : « Je vaiste parler de mes activités pour que tu saches où j’en suis dans ma vie(sociale, intérieure, etc.). La plupart du temps, je suis en cours (et ouije continue les niaiserie) ; je joue de la guitare (je n’ai que ça pourm’en sortir). J’ai décidé de ne pas passer mon brevet en fin d’annéemais d’aller vivre en Martinique où je vendrai du poisson. »L’année du bac, j’ai eu droit à des lettres avec plan thèse antithèsesynthèse aussi connu sous le nom de plan « oui, non, Zut ». Voici unextrait « Dans un premier temps, je ferai une étude liminaire de mesdernières aventures strasbourgeoises, puis il est important dans unedeuxième partie que je prenne de tes nouvelles et enfin une troisièmepartie sera consacrée à mettre tout ce que j’aurai oublié ainsi quequelques considérations philosophiques pour nourrir ta réflexion. »Au moment de choisir une voie professionnelle, j’ai senti un grandflottement car elle n’avait aucune vocation. Voici ce qu’ellem’écrivait : « Comment va le boulot ? Moi je suis un peu perplexe 4
  5. 5. pour mon avenir alors si tu as une idée de carrière pour moi appelleau 08 45 34 39 30. »Puis a suivi une période de révolte/rébellion où le fruit des sesréflexions était le suivant : « Le travail, c’est secondaire, voireméprisable. Je suis la parfaite dilettante et je n’en reviens pas quequelqu’un comme moi, qui suis tellement au dessus des contingencesmatérielles soit obligée d’avoir un métier pour vivre. Ca medégoûte. » J’ai relevé dans son courrier d’autres propos trèsinquiétants « Il me faut un peu de calme pour « composer ». Tucomprends, je suis une artiste ! La musique, la sculpture, la peinture,la soudure, l’écriture, se bousculent en moi, et je frémis à l’idée d’êtrecélèbre. »Oh la la , stop, alerte ! Le gène Loison maudit de l’artiste s’étaitréveillé en elle. Il a fallu tout de suite étouffer ces velléités etj’imagine que les parents ont immédiatement confisqué sa guitare,caché ses crayons, ses tubes de peinture et son fer à souder.Alice a aussi eu un temps l’idée de s’engager dans la marine, - commesimple troufion ou matelot, je ne suis pas spécialiste- ; la tentationclassique de l’échappatoire aventuriste avec ces bribes de légendesexotiques s’accordant bien à son imaginaire rêveur et créatif.Bon, elle a finalement intégré l’EMCTA École du Corps Technique etAdministratif qui comprend une année d’aguerrissement à Coëtquidanavec les stages commando à Collioure où l’on apprend a tuer unesardine et à avaler un lapin cru tout rond, enfin, c’est peut êtrel’inverse. Voici un mél que j’ai retrouvé sur mon ordi et qu’elle avaitenvoyé à ses amis :Bonsoir les amis,Je me rappelle à votre bon souvenir car je suis enfin revenue à lacivilisation après un an de rusticité à Coëtquidan. Là-bas, jai apprisplein de choses très très utiles (voir les photos mytho en pièce jointe):Je sais faire mes lacets de rangers, repasser un treillis, jai mondiplôme de mise en oeuvre dexplosifs, mon certificat de tir FAMAS, jepeux secourir un homme qui sest pris un éclat dobus dans la tête, jepeux mener un convois logistique de 4 véhicules pris à partie par unebande de rebelles tchétchènes, je sais me servir du fusil mitrailleur12,7, lancer des grenades, faire du rappel, infiltrer les lignesennemies de nuit après héliportage, me ramasser dans la boue etsurtout, je sais manger une sardine crue, des yeux à la queue. Bref me 5
  6. 6. sortir de presque toute situation, « avec ma bite et mon couteau »,c’est une nouvelle expression apprise ici.Pour les anglophones, j’ai cherché ce que veux dire cette expréssionsur Internet et j’ai trouvé, « It means with very few tools »« Ainsi formée, je suis apte à prendre mes fonctions dadministrateurdans le service de santé des armées. Je suis donc officier-élève àlécole du Val-de-Grâce. Assise sur une chaise toute la journée, mavie a changé, mon uniforme aussi, je ne comprends plus rien. Mais jerevis: les gens normaux, la culture, les sorties... »Puis pour son premier poste, Alice a atterri à Toulon comme chef dubureau ressources humaines de l’École du Personnel Paramédical desArmées, où elle a été entre autre porte drapeau, préposée aux agrafes,assistante de photocopie, garante de la bonne tenue des parafeurs,responsable des tampons…Résumons en image DIA 26 à 28Pour une Alsacienne, l’acclimatation a été rude mais comme Alice estdonc très douée pour se fondre tel un caméléon dans sonenvironnement, elle a pu maîtriser sans mal la gestuelle des lunettesdes gens du Sud. DIA 29-30Elle travaille maintenant à Orléans au bureau engagement juridique duCentre de Services Partagés – Dépenses de la Direction desapprovisionnements en produits de santé des armées.Comme je le disais tout à l’heure son dernier exploit est cetterencontre miraculeuse avec Denis. Après le parler alsacien, juridique,militaire, administratif, elle se lance donc dans le langagehypocoristique des petits mots affectueux avec denis.Bref Alice, nous t’avons vu grandir, te muscler, embellir, prendre del’assurance et de la prestance et mon mot de la fin sera très simpleBravo de ta part (private joke) d’avoir trouvé Denis et Vive les sœurs.Vives les sœurs Mélard DIA 32, Loison 33, Berling 34, Dreyer 35(Même si elles sont toutes les 3 au ciel) et toutes les autres. 6

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