B@romètre France Info - Semiocast
des municipales sur les réseaux sociaux
avec l’Observatoire du webjournalisme
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LES POINTS SAILLANTS
À Paris comme à Bordeaux, on constate une nette accélération du trafic des tweetscampagne. Cela est d...
Les liens URL vers les sites ou blogs relatant l’incident ont été mis en circulation plusieurs
centaines de fois. (Cf imag...
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dont on veut éviter la prop...
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B@romètre France Info, Semiocast / Obsweb sur les municipales discutées à travers les réseaux sociaux

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  1. 1. B@romètre France Info - Semiocast des municipales sur les réseaux sociaux avec l’Observatoire du webjournalisme B@romètre 02, 30 janvier 2014 À RETENIR Pour cette deuxième semaine du b@romètre, le podium est composé pour beaucoup de villes déjà en tête la semaine dernière. Il faut dire que certains faits se sont déroulés en fin de notre première période et ont continué à agiter la twitosphère après le 22 janvier. Pour les villes de plus de 150 .000 habitants, le palmarès est identique : Paris, Marseille, Bordeaux mais avec un trafic a qui a doublé partout (83.000 tweets, 12.000 & 10.000). Pour les villes de moins de 150000 habitants, Pau reste sur le podium (5400 tweets), mais est devancée par Levallois-Perret (6700), ville où ont sévi de nombreuses polémiques qui ont agité les réseaux sociaux. Arrivent ensuite Boulogne Billancourt puis Cholet où l’édile est condamné par la Justice. Signalons un coup de « buzz » exemplaire, avec la septième place de Courbevoie, où un jeune candidat sans étiquette mais fin connaisseur des réseaux sociaux (Arash Derambarsh) génère 73% du trafic de la tweet-campagne dans sa ville.
  2. 2. LES POINTS SAILLANTS À Paris comme à Bordeaux, on constate une nette accélération du trafic des tweetscampagne. Cela est dû très largement à l’organisation dans ces deux villes des premiers débats entre les deux principales têtes de liste locales UMP / PS. L’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux et le journal Sud Ouest ont géré un débat entre le maire sortant UMP, Alain Juppé et le président de la communauté urbaine, le socialiste Vincent Feltesse. L’événement attendu, était accompagné d’un live-tweet sur le site du journal, avec le hashtag : #iepso qui a généré à lui seul plus de 3500 tweets et qui a aussi beaucoup circulé sur Facebook. On voit là comment se crée un écosystème dynamique, où un média crée un événement qui génère du buzz sur les réseaux, ramenant ensuite en partie du trafic vers son site, puisque les URL provenant de Sud Ouest dominent largement le top 10 des liens les plus partagés. Dans les messages mis en ligne, on retrouve le contenu désormais classique pour ce genre de débat politique : les soutiens des uns et des autres relaient des encouragements ou des critiques, pendant que le journal diffuse des verbatim. À ce jeu, ce sont les militants UMP qui se sont montrés plus malins, puisque au total Alain Juppé réalise 76% du trafic contre 31% à son adversaire socialiste, mais grâce aussi à des actions en dehors du débat lui-même. Ce qui signifie aussi que les autres candidats n’ont pas pu exister sur Twitter cette semaine ! Dans la capitale aussi la campagne s’intensifie et donc génère une conversation sociale plus intense : 83.000 au lieu de 44.000 tweets il y a sept jours. Nathalie Kosciusko-Morizet (43600 tweets) dont le pourcentage croît, Anne Hidalgo (31000) écrasent toute la concurrence : Danielle Simonnet, PG-Front de gauche (20eme) 2700, Wallerand de SaintJust, FN-RBM (15eme), 2600 tweets. Un débat organisé par une radio périphérique a généré un certain trafic, avec plus de 3300 tweets comportant le hashtag : #LeDebatParis, autour du débat entre les deux postulantes au siège de Maire de Paris. On y retrouve : les verbatim : @nkm_paris: "la politique culturelle n'est pas la propriété des politiques. Au contraire la politique doit servir la culture." #Paris2014 les attaques : @nkm_paris: Avec @Anne_Hidalgo c'est toujours plus de #dette et toujours plus d'#impôts ! http://bit.ly/1cpCxQi #Paris2014 les écartés du débat qui cherchent à s’incruster dans le dispositif : Paris aux parisiens pour @wdesaintjust #LeDebatParis Notons aussi que l’exploitation fautive (ou manipulatrice ?) par un soutien de NKM sur son compte twitter, d’une photo prise à Marseille, pour illustrer ce qui serait la saleté des ordures à Paris a soulevé aussi du trafic : Quand l'équipe de #NKM utilise 1 photo de Marseille pour montrer que Paris est sale #Boulets http://bit.ly/1eGia0F http://t.co/N99vNwLwn1
  3. 3. Les liens URL vers les sites ou blogs relatant l’incident ont été mis en circulation plusieurs centaines de fois. (Cf images à la fin du document). Plus de 600 liens URL aussi partagés avec l’échec de l’opération de communication sur le manque de propreté place de Clichy. À Marseille, l’épiphénomène qui a fait le « buzz » est une étrangeté ou en tout cas perçue comme telle par nombre d’internautes et par la presse (Le Monde, Le Figaro, BFM, Europe1, dont les liens URL sont les plus mis en circulation) : une des têtes de liste d’arrondissement du FN, Michel Catanéo, a été le chanteur leader du groupe de rock gothique Without Sense. Gothique, avec donc tout ce que cela peut impliquer dans le choix d’un look décalé, tout en « cuir-bondage » nous dit Le Monde. Le look devenu très sage, cheveux courts et costume fait donc beaucoup jaser ou intrigue. Sinon, beaucoup de tweets sont le fait des candidats et militants. Les uns et les autres présentent leurs colistiers, leur programme, et invectivent l’adversaire, bien sûr ! La campagne est pleinement lancée, d’autant plus qu’un sondage donne les deux principaux candidats au coude à coude, ce qui exacerbe les tensions. JeanClaude Gaudin domine un peu son rival socialiste en réunissant 50% des tweets retenus (plus de 6000) contre 39% (plus de 4600 tweets) à Patrick Mennucci. Pour les villes de moins de 150000 habitants. Levallois-Perret, ville de la proche banlieue parisienne est en tête de ce classement, dépassant les 6500 tweets dans la semaine. Ce sont une suite de polémiques qui assurent une telle activité sur le réseau social : Mediapart publie un nouvel article dénonçant des turpitudes financières supposées du couple Balkany, car le maire est toujours mis en cause avec son épouse. Isabelle Balkany répond de façon provocatrice, comme à son habitude sur France5 : "JE SOUHAITE DU FOND DU COEUR LA FAILLITE DE MARIANNE ET MEDIAPART" (le lien vers cette vidéo a été posté une centaine de fois rien que sur Twitter). Par ailleurs, l’un des soutiens du candidat de droite dissident, Arnaud de Courson, publie sur son blog un témoignage d’un coup de fil anonyme menaçant qu’il aurait reçu. Enfin, le maire de Levallois-Perret annonce un dépôt de plainte contre un groupe de rap local, qui a tourné une vidéo pro-Dieudonné, faisant l’éloge de la « quenelle » et de la « liberté d’expression ». Les images aux paroles un peu virulentes (comme il sied au rap) ont été filmées devant la mairie, le commissariat, sans autorisation. D’où la plainte. Toutes ces polémiques agitent du coup la twittosphère (mais aussi sur Facebook bien sûr et sur You Tube). Résultat, le nom Balkany occupe l’espace 75% des tweets de notre b@romètre sur la ville (soit 4875). Cet exemple est intéressant car il fournit un magnifique cas d’étude du processus de viralité. On voit que beaucoup de cas qui alimentent la conversation sur Twitter proviennent d’abord d’un propos tenu par ou dans un média. France2 a diffusé un reportage sans complaisance (« Les seigneurs de Levallois »). Les adversaires l’exploitent pour le faire connaître à ceux qui n’étaient pas devant leur écran le 23 janvier après 23h. Médiapart publie un nouvel article dont le lien est retwitté plus de 270 fois en 36h (« Des travaux à l'œil dans la résidence des Balkany à Giverny »). Et du coup, cela donne une seconde jeunesse à des articles issus du même site d’information, parus à l’automne (liens retwittés plus de 50 fois à chaque fois). Et surtout, signalons une nouvelle illustration du fameux « effet Streisand », où la dénonciation
  4. 4. d’un acte ou d’un propos noyé dans le flux de l’actualité et masqué dans les marges du web, et dont on veut éviter la propagation, contribue au contraire à lui donner une publicité et une visibilité inespérée. La vidéo mise en cause a désormais plus de 52 000 vues, largement grâce à la plainte du maire. Belle performance de la ville de Pau et surtout de François Bayrou qui reste sur le podium pour la deuxième semaine de notre b@romètre. Il réussit à cristalliser l’attention dans sa ville, en n’étant celui dont tout le monde parle (85% des tweets collectés soit 4656) car il fait l’actualité. Après avoir obtenu le soutien officiel de l’UMP malgré ce que beaucoup de militants ont qualifié de trahison la semaine dernière, voilà que cette semaine, trois adjoints de la maire PS le rejoignent. Et à nouveau Twitter s’enflamme : soit pour annoncer la nouvelle (plus de 250 mises en circulation du lien URL de l’article du Parisien.fr qui l’annonce, et plus de 130 pour la République des Pyrénées) , soit pour dénoncer à nouveau ces alliances de F. Bayrou. Beaucoup postent des messages ou les refont circuler, pour témoigner d’un « écœurement » face à ce qui leur apparaît comme un excès de versatilité et un œcuménisme politique incohérent : @MdameMichu: Pau: après l'UMP, 3 adjoints de gauche rejoignent Bayrou... Continuez comme ça les gars, vous êtes au top. #dégoût @MmeLenvie: « Bayrou s'associe avec 3 adjoints PS à Pau ». Donc, pour virer la gauche, on fait une alliance MoDem-UMP-PS ? #prostitution Signalons enfin, la présence de la ville de Cholet en quatrième position. L’écrasante amjorité de ce trafic s’explique par la mise en circulation très importante des liens URL issus des sites d’information annonçant la condamnation du député-maire Gilles Bourdouleix, le 23 janvier à 3 000 euros d'amende avec sursis pour apologie de crime contre l'humanité. Etaient jugés ses propos contre des gens du voyage en juillet 2013, se désolant que Hitler « n'en a peut-être pas tué assez ». Beau succès de partage pour le compte Twitter du Nouvel Observateur par exemple :

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