Distribution de MII au Niger

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Distribution de MII au Niger - Conférence du 4e édition du Cours international « Atelier Paludisme » - Jean Bernard DUCHEMIN CERMES, Niger - duchemin@cermes.ne

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Distribution de MII au Niger

  1. 1. L’intégration des campagnes de lutte -Opération de distribution demoustiquaires imprégnées d’insecticide au Niger JB Duchemin CERMES Niamey, Niger Réseau International des Instituts Pasteur
  2. 2. PLAN Rantan• Généralités (Niger, Moustiquaires imprégnées)• L’intégration des programmes – principes et contraintes – Exemple de la distribution de MII au Niger• Suivi de l’opération - place du CERMES• Conclusion
  3. 3. Le Niger•Une grande superficie1,2 million km²•Environ 13 millionsd’habitants•Contraintes climatiques•Une grande partdésertique•Population concentréesur la bande Sud
  4. 4. Le paludisme au Niger• Un poids important : enfants <5 ans, femmes enceintes• Des facies de transmission différents• Un changement de 350 300 70 60 politique nationale de pluies 250 50 cas palu 200 40 traitement 150 100 30 20• Opportunités de 50 10 0 0 financement Global 5 8 11 14 17 20 23 26 30 33 36 39 42 45 48 Fund
  5. 5. Les moustiquaires imprégnées• Efficace : – Transmission : • Baisse de l’abondance des vecteurs • Baisse de l’âge moyen des populations vectorielles +++ – Protection individuelle : • Mortalité • Morbidité • Pas de rebond (Burkina, + 5ans, Bull. WHO)• Limites : – Lavage / réimprégnation• Intérêt majeur des moustiquaires « Longue durée »
  6. 6. Distribution de moustiquaires au niveau national : Expériences• Rares ou appuyées par ONG (marketing social)• En Afrique : Togo, associée à vaccination rougeole• Au Niger, Proposition d’opération (début 2005) – Coordonnée par IFCR – 3 partenaires nationaux : PNLP, Croix Rouge, CERMES – Financement Global fund
  7. 7. Integration des opérations de lutte• Principe : Synchronisation de plusieurs actions de Santé Publique dans le temps et dans l’espace• Avantages : – Economie logistique – Potentialisation des actions – Financements• Limites : – La cible doit être la même – Coordination de différentes équipes (directions, programmes…)
  8. 8. Intégration de la distribution de MII• Cible : enfants de moins de 5 ans• Actions de lutte éventuelles : – Vaccinations choix – Vitamines – Nutrition (+ ciblée) – Géohelminthes : cible différente : population totale
  9. 9. Vaccination et MII• Choix de dates potentiels importants• Renforcement du programme PEV – Eradication de la polio.• Rougeole (Togo)• Différentes stratégies Polio / Rougeole : – Porte à porte – Postes fixes
  10. 10. Logistique• Quelle date ? – Choix technique : avant saison des pluies + délai information – Choix pragmatique : budget débloqué !• L’organisation - Effet d’échelle : 2 millions de moustiquaires … – Production – Acheminement / Distribution – Contrôle supervision
  11. 11. Calendrier retenu• A partir de Juillet 2005 : monitorage par le CERMES• Nov 2005 : 2 districts tests• Dec 2005 : Tout le pays sauf la capitale• Janv 2006 : Etude de couverture du projet (CDC)• Mars 2006 : NiameyNb Total MII distribuées : 2,1 millionsNb sites distribution (Niamey) : 54 / 130 000 mères
  12. 12. Suivi de l’opération• Pourquoi un suivi ?• Enquête de couverture (CDC-PNLP)• Suivi clinique et paludologique (CERMES / PNLP)• Comité Scientifique
  13. 13. Enquête de couverture• Janvier - Février 2006 / CDC et PNLP• Méthodes : – 40 équipes mobiles – Recensement des ménages de 2 sites par district – Tirage au sort des ménages enquétés• Résultats (préliminaires, de mémoire…) : – + de 90% des femmes visées ont reçu la MII – Taux de couverture (des groupes cibles) : de 15% à 85% en moustiquaires – Mais pas accrochées… enquête en saison des pluies
  14. 14. Suivi mis en place par le CERMES• Suivi de la transmission – Effet de masse de l’opération ? – enquêtes transversales répétées (3 par an) – 14 sites transect Est / Ouest – entomologie et parasitologie• Suivi clinique – Protection individuelle – 44 sites sentinelles – Confirmation biologique
  15. 15. Transmission de données par ArgosRapport hebdomadaire = AlerteDonnées Environnementales et épidemiologiques
  16. 16. Nb de consult / âge / semaineEnvironnement:T° min et T°max par jourH min et H max par jourPluviométrie par jourPathologies par semainePar tranche d’âgePar zone (10 zones)Paludisme: + grossesse + nbhosp < 5ans et 5 ans Alerte: Nb de cas et de décès par zone
  17. 17. Evolution hebdomadaire des cas ded paludisme et de la pluviometrie enregistrés cas pluviometrie au CSI de Bengou (GAYA) en 2004 40 80 35 70 30 60 25 50 mm de pluie nbre de cas 20 40 15 30 10 20 5 10 0 0 11 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 44 46 49 53 1 3 6 8 Semaine• Transmission fiable et rapide• Données déjà numérisées• Échelle spatiale plus fine
  18. 18. Confirmation biologique des cas• Objectif: % des cas fébriles liés au paludisme• Effet d’échelle (encore…) : 30 prélèvements mensuels x 44 sites = 1320 (x 2 ans = + 30 000…)• Pas de moyens de diagnostic disponibles localement. (Bandelettes ?) Recherche d’antigène HRP2 sur sérobuvards (acheminement facile, lecture rapide)
  19. 19. EXemple – Zone pilote Dantiandou4 CSI + 1 case Part du paludisme dans les consultations 0,6santé 0,55• nb patients = 0,5975 0,45• début Juin 2005 % HRP II positifs 0,4 Dantiandou Harikanassou 0,35 kouré•durée un an Yeni 0,3 Zindarou 0,25 Kiota 0,2 kouringuel 0,15 0,1 0,05 0 juin juillet aout septembre Mois (Juin à Septembre)
  20. 20. Premiers résultats…(environ 1500 tests sur 4500 prélèvements reçus)Nb consultations par semaine par tranche d’âges
  21. 21. Conclusion• Problème d’échelle à appréhender dans les programmes d’évaluation (personnel, méthodes, stockage, commande…)• Implication Santé Publique +++• A intégrer dès la conception du projet de lutte

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