Vincent ROBERT                                              DR de l’IRD            UMR MIVEGEC (Maladies infectieuses et v...
2/46Plan1• Les anophèles constituent un élément de la  biodiversité       (illustrations aux Seychelles et à Madagascar)2•...
3/46Plan1• Les anophèles constituent un élément de la  biodiversité       (illustrations aux Seychelles et à Madagascar)2•...
Anophelinae                                   Culicinae  Vecteur de Plasmodium de     Vecteur de Plasmodium de  mammifères...
Anophelinae   Culicinae
6/46      La distribution des anophèles    L’aire de distribution d’une espèce anophélienne vectrice est < à celle d’un co...
Colloque GDRI - Biodiversité                                                                           Financement: Instit...
8/46MadagascarSeychellesMauriceComoresFrance
9/46                     Biodiversité des moustiques        dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI)           ...
10/46                       Biodiversité des moustiques          dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI)      ...
11/46                       Biodiversité des moustiques          dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI)      ...
12/46                          Biodiversité des moustiques             dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI)...
Sources: Hervy et al, 1998; The                                                              13/46Walter Reed Biosystemati...
14/46                              Superficie                                                                    Richesse s...
15/46           Degré d’isolement                                                 Richesse spécifique vs. Distance au conti...
16/46Hétérogénéité des l’habitats                                                 Richesse spécifique vs. Diversité des hab...
17/46                                                Distance au                                               continent o...
Moustiques et biodiversité                                                                             18/46              ...
Moustiques et biodiversité                                  19/46                 dans les îles du sud-ouest de l’Océan in...
20/46                          Biodiversité des moustiques             dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI)...
21/46                        Seychelles :                        Population (2009) : 84 000 (la plus petite d’Afrique)    ...
Une île granitique :       Mahé
Une île granitique :                        Mahé Sommet: 906 mUne île granitique :      Pralin   (Vallée de Mai)
Une île corallienne: Aldabra
Une île corallienne:      Aldabra
26/46Les espèces de moustiques aux Seychelles  5 genres                                        Theobald Hermitte          ...
27/46Bioécologie des moustiques aux Seychelles                              Endemisme                                     ...
28/46Résultats marquants aux SeychellesAbsence d’anophèles       • Bonne nouvelle pour la santé publique et le tourisme   ...
31/46                            Moustiques et biodiversitéConclusion                 dans les îles du sud-ouest de l’Océa...
32/46 Plan•  Les anophèles constituent un élément de la biodiversité         (illustrations aux Seychelles et à Madagascar...
33/46Les Plasmodium n’ont pas de phase libreLe destin des Plasmodium est lié à celui des hôtesvertébrés tout autant qu’à c...
Cycle de Plasmodium humain    Cycle d’eugrégarines de blatte                          Milieu  Anopheles      Homme extérie...
Exemples d’Apicomplexa à transmission vectorielle                                                                         ...
Evolution des parasites,                           Phylogénie du parasite des hôtes définitifs                            ...
37/46                            Les Plasmodium n’ont pas de phase libreConclusion                 (Illustration et contre...
38/46  Plan•  Les anophèles constituent un élément de la biodiversité      (illustrations aux Seychelles et à Madagascar)•...
39/46La transmission vectorielle impacte le R0Inversement, le R0 permet de ± prévoir le succès d’uneopération de lutte (et...
40/46       Taux de reproduction de base R0                     Introduit par Macdonald (1957)                  Macdonald ...
41/46    Taux de reproduction de base R0 R0 = m a2 b pn/-r Log(p)Paramètres en relation avec les insectes   ma : Densité a...
42/46               Contrôle du paludismeObjectif idéal : Ro  1                                R0 = ma2bpn/-r Log(p)      ...
43/46           Exemple de calcul de R0 dans un cas simple                                                             Opé...
45/46                       La transmission vectorielle impacte le R0Conclusion            (illustrations dans le cadre de...
Les anophèles : hôtes et vecteurs de Plasmodium
Les anophèles : hôtes et vecteurs de Plasmodium
Les anophèles : hôtes et vecteurs de Plasmodium
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Les anophèles : hôtes et vecteurs de Plasmodium

1 688 vues

Publié le

Les anophèles : hôtes et vecteurs de Plasmodium. Conférence de la 8ème édition du Cours international « Atelier Paludisme » - ROBERT Vincent

Publié dans : Santé & Médecine
0 commentaire
1 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 688
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
4
Actions
Partages
0
Téléchargements
41
Commentaires
0
J’aime
1
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Les anophèles : hôtes et vecteurs de Plasmodium

  1. 1. Vincent ROBERT DR de l’IRD UMR MIVEGEC (Maladies infectieuses et vecteurs: écologie, génétique, évolution, contrôle) IRD 224 - CNRS 5290 - Université Montpellier 1Atelier Paludismede lʼInstitut Pasteur de Madagascar14 mars 2011
  2. 2. 2/46Plan1• Les anophèles constituent un élément de la biodiversité (illustrations aux Seychelles et à Madagascar)2• Les Plasmodium n’ont pas de phase libre (illustrations chez les Apicomplexa)3• La transmission vectorielle impacte le R0 (illustrations dans le cadre de l’éradication mondiale des Plasmodium humains)
  3. 3. 3/46Plan1• Les anophèles constituent un élément de la biodiversité (illustrations aux Seychelles et à Madagascar)2• Les Plasmodium n’ont pas de phase libre (illustrations chez les Apicomplexa)3• La transmission vectorielle impacte le R0 (illustrations dans le cadre de l’éradication mondiale des Plasmodium humains)
  4. 4. Anophelinae Culicinae Vecteur de Plasmodium de Vecteur de Plasmodium de mammifères et de filariose reptiles + oiseaux, arbovirus, et filarioses
  5. 5. Anophelinae Culicinae
  6. 6. 6/46 La distribution des anophèles L’aire de distribution d’une espèce anophélienne vectrice est < à celle d’un continent An. freeborni An. albimanusHay S et al. An. arabiensis An. koliensis An. moucheti An. balabacensis An. notleyi An. hamoni An. bwambae Il n’existe pas d’espèces anophélienne pan-tropicale (≠chez Aedes et Culex) Les anophèles ne sont pas typiquement des espèces invasives (mais An. arabiensis au Brésil)
  7. 7. Colloque GDRI - Biodiversité Financement: Institut français pouret Développement Durable à la Biodiversité, CNRS, AIRDMadagascar Programme “Biodiversité dans lesUniv Lyon 1: 3-5 Nov 2010 îles de l’Océan indien” Biodiversité des moustiques dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien Vincent ROBERT 1, Fano RANDRIANAMBININTSOA 2, Luciano TANTELY 2, Gilbert LE GOFF 1, Philippe BOUSSÈS 1, Simon JULIENNE 3, Gérard ROCAMORA 4, Steven M. GOODMAN 5 1 Institut de Recherche pour le Développement, Montpellier, France 2 Université d’Antananarivo, Madagascar 3 Ministry of Heath, Seychelles 4 Island Conservation Society, Seychelles 5 Vahatra, Madagascar Field Museum of Chicago, USA
  8. 8. 8/46MadagascarSeychellesMauriceComoresFrance
  9. 9. 9/46 Biodiversité des moustiques dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI) Plan • Définitions • La méthode d’étude • Les moustiques dans le SWOI • Etude de cas 1 : les anophèles à Madagascar • Etude de cas 2 : les moustiques aux Seychelles • Conclusion : Moustiques et biodiversité
  10. 10. 10/46 Biodiversité des moustiques dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI) Définitions Espèce = • définition cynique de l’espèce • morpho-espèces (+++) et complexe d’espèces (+) Biodiversité = • description du vivant • compréhension des causes et des mécanismes Biodiversité = n’est pas un état (instantané figé) mais est un processus (en changement constant) == prise en compte des dimensions spatiale et historique
  11. 11. 11/46 Biodiversité des moustiques dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI) Méthodes Echelle globale = Bases de données Echelle locale = •  Bibliographie •  Inventaire (Missions de terrain) Collectes et conditionnement de larves Collectes et conditionnement d’adultes Observations à la loupe binoculaire et au microscope (montages des larves et génitalias mâles) Comparaisons avec collection de référence (IRD Montpellier = 2ème d’Europe) Séquençage Cytb, COI, ITS (ARN-18s), …
  12. 12. 12/46 Biodiversité des moustiques dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI) Difficultés Changements dans les aires géographiques (Les Seychelles ; archipel vs. Union des Comores) Changements taxonomiques - dans la nomenclature des espèces (genre, sous-genre, espèce) (Stegomyia fasciata == Ae. aegypti ; Anopheles costalis == An. gambiae s.l. ) ( fryeri a déjà changé 5 fois de genre: Culiselsa, Aedes, Ochlerotatus, Levua, Aedes) - mises en synonymie (Aedes seychellensis == Ae. albocephalus ) - nouvelle assignation d’un morphe de larve à un taxon d’adulte - mise en évidence d’espèces jumelles (An. gambiae == 7 espèces ) Validité douteuse de certaines espèces (Anopheles comorensis ) de certaines observations (An. merus à Maurice) Difficulté des déterminations spécifiques
  13. 13. Sources: Hervy et al, 1998; The 13/46Walter Reed BiosystematicsUnit (WRBU); Ralph Harbach Richesse spécifique instantanée (web: mosquito taxonomicinventory);Revision: Ph. Boussès Anophelinae Culicinae genre Anopheles nombreux Culicinae Anopheles endémiques genres endémiques Monde 463 166 36% 3054 1497 49% Région afrotropicale (Yemen exclus) 137 48 35% 658 292 44% } } Kenya 41 170 Tanzanie 48 7 10% 129 27 11% Mozambique 29 91 Madagascar 26 12 46% 211 123 58% Archipel des Comores 8 1 12% 37 6 16% La Réunion 2 0 0% 12 1 8% Maurice 5 0 0% 12 4 33% Les Seychelles 0 0 0% 21 5 24%
  14. 14. 14/46 Superficie Richesse spécifique vs. Surface 4 3,5 Culicinaelog10 Nb d’espèces 3 Anopheles 2,5 2 1,5 1 0,5 log10 surface 0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 Seychelles granitiques Seychelles coralliennes La Réunion Maurice Comores Mozambique Madagascar Kenya Tanzanie Afrique Monde McArthur Wilson 1967
  15. 15. 15/46 Degré d’isolement Richesse spécifique vs. Distance au continent 4 3,5log10 Nb d’espèces Culicinae 3 Anopheles 2,5 2 1,5 1 0,5 0 2,5 2,7 2,9 3,1 3,3 log10 distance Seychelles granitiques Madagascar Maurice Comores La Réunion Seychelles coralliennes
  16. 16. 16/46Hétérogénéité des l’habitats Richesse spécifique vs. Diversité des habitats 4 Culicinae 3,5log10 Nb d’espèces 3 Anopheles 2,5 2 1,5 1 0,5 0 Coefficient ± arbitraire 0 2 4 6 8 10 Seychelles granitiques Seychelles coralliennes La Réunion Maurice Kenya Tanzanie Madagascar Afrique Monde Comores Mozambique
  17. 17. 17/46 Distance au continent ou à Surface (km2) Richesse en Madagascar habitats (km) World 147.000.000 - 10 Région afrotropicale 22.100.000 - 9 Kenya 580.000 - 6 Tanzanie 945.000 - 6 Mozambique 801.000 - 6 Madagascar 587.000 500 8 Archipel des Comores 2.609 350 4 La Réunion 2.500 700 2 Maurice 2.040 1.000 2Les Seychelles granitiques 281 1.400 2Les Seychelles coralliennes 170 400 2
  18. 18. Moustiques et biodiversité 18/46 dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI)Etude de cas 1 : Biodiversité des Anopheles à Madagascar Anopheles Vecteur Endémique Abondance arabiensis oui brunnipes non coustani non cydippis non flavicosta non funestus oui 26 espèces (source Hervy et al. 1998) fuscicolor non oui (savane) [32 espèces (source WRBU)] gambiae oui grassei non oui (Côte Est) grenieri non oui (Côte Est) rarissime, adulte inconnu griveaudi non oui (Ankaratra) rarissime, une unique femelle Seulement 5/26 = 19% sont vectrices. connue, larve inconnue La plupart des autres sont zoophages lacani non oui (Côte Est) rarissime, adultes uniquement ou ont des préférences trophiques obtenus à partir de récolte de larves inconnues maculipalpis non mascarensis oui oui (Madagascar+ Comores) merus oui 12/26 = 46% sont endémiques milloti non oui (Côte Est) notleyi non oui (Diégo) rarissime, une unique série type pauliani Non mais oui (surtout la Côte anthropophile Est) 7/26 = 27% sont rarissimes pharoensis non pretoriensis non radama non oui (Diégo, rarissime Vohemar, Nosy-Bé) ranci non oui (Côte Est ; 300- rare, adultes uniquement obtenus 900m) à partir de récolte de larves roubaudi non oui (Mandraka) rarissime, adultes uniquement obtenus à partir de récolte de larves rufipes non squamosus non tenebrosus non
  19. 19. Moustiques et biodiversité 19/46 dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI) Etude de cas 2 : Les moustiques aux SeychellesPremière épidémie due à Plasmodium sp. à Aldabra en 1908.Seconde épidémie due à P. falciparum à Aldabra et à Assomption en 1930-31,avec identification d’Anopheles gambiae s.l.Aucun cas de paludisme autochthone depuis 1931Transmission de Wuchereria bancrofti par Culex quinquefasciatusTransmission des virus de la dengue et de chikungunya par Aedes albopictus
  20. 20. 20/46 Biodiversité des moustiques dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI) Deux questions scientifiques relatives aux moustiques seychellois• Dans les îles granitiques: possible existence d’espèces anophéliennesendémiques dans les montagnes, utilisant de petits cours d’eau (comme à Madagascar).•  Dans les îles coralliennes: possible maintien à une densité très faibled’anophèles responsables de l’épidémie de 1930-31.
  21. 21. 21/46 Seychelles : Population (2009) : 84 000 (la plus petite d’Afrique) 451 km2; plusieurs archipels (± 115 îles) Capitale: Victoria (à Mahé) équateur Iles granitiques Iles coralliennesMahéPralinLa DigueAride Kenya - Mahé : 1 400 km Comoros - Aldabra : 420 kmAldabra Madagascar - Farquhar : 300 kmAsumption Mascareignes - Farquhar : 1 500 km
  22. 22. Une île granitique : Mahé
  23. 23. Une île granitique : Mahé Sommet: 906 mUne île granitique : Pralin (Vallée de Mai)
  24. 24. Une île corallienne: Aldabra
  25. 25. Une île corallienne: Aldabra
  26. 26. 26/46Les espèces de moustiques aux Seychelles 5 genres Theobald Hermitte 1912 1931 Edwards 1941 Harper 1947 Mattingly Brown 1955 Lambre cht 1971 Gerbert Anett 1976 Bin 1995 1996 Robert et al, 2008 Ae. (Adm.) albocephalus albocephalus Ae. (Aedi.) G Al G Al G G G G Al Ae. Ae. (Aedi.) n.sp. (± fowleri) (Adm.) n.sp. (≠ fowleri et ≠ dufouri) Al Ae. (Coet.) fryeri (Levua) frye r i Ae. Al Al Co Al Ae. Ae. (Oc.) vigilax (Och.) vigilax vansomerenae G G G Al G vansomerenae Ae. (Stg.) albopictus aegyp t i Ae. (St.) G Am Al S G G G G Al Ae.(St.) albopictus Ae. (Stg.) aegypti G Am G G G G G G Al Ae. (Sku.) lambrechti lambrechti Ae. (Sk.) G G G G G An. (Cel.) gambiaegambiae s.l. An. s.l. Al Cx. (Cux.) fuscocephalafuscocephala Cx. (Cx.) G Cx. Cx. (Cx.) quinquefasciatus (Cux.) quinquefasciatus G S G G G G G G Cx. (Cux.) pipiens (Cx.) pipiens Cx. Al Cx. (Cux.) scottii (Cx.) scottii Cx. G G G G G Cx. Cx. (Cx.) simpsoni (Cux.) simpsoni G G G G G Al Cx. (Cux.) sitiens (Cx.) sitiens Cx. Al Al Cx. Cx. (Cx.) tritaeniorhynchus (Cux.) tritaeniorhynchus G G Cx. (Eum.) stellatus Cx. (Eum.) stellatus G G G G G G Cx. (Eum.) wigglesworthiwigglesworthi Cx. (Eum.) Vm Vm Ma. (Man.) uniformis Ma. (Man.) uniformis G G Ur. (Pfc.) browni (Ps.) browni Ur. Vm G* G G Ur. (Pfc.) nepenthes nepenthes Ur. (Ps.) G G G G G G G Ur. (Pfc.) pandani (Ps.) pandani Ur. G G G G G G G G Total Total espèces (21) species (19) 9 1 7 8 13 13 10 7 17 18 G = granitiques Vm = Vallée de Mai à Praslin Am = Amirantes S = Seychelles Al = Aldabra Co = Cosmoledo Ae. albocephalus des Seychelles comparaison avec Bénin, Afrique du Sud, Madagascar
  27. 27. 27/46Bioécologie des moustiques aux Seychelles Endemisme Œuf Activité Type de gîte Maladies aux Distribution résistant de piqûre larvaire vectorisées SeychellesAe. (Adm.) albocephalus afrotropicale Oui Diurne Trou de rocherAe. (Adm.) n.sp.Ae. (Lev.) fryeri * afrotropicale Oui Oui Diurne Diurne Trou de rocher Trou de rocherAe. (Och.) vigilax vansomerenae australasienne Oui Diurne Eau saumâtreAe. (Stg.) albopictus cosmopolite Oui Diurne Très variés Dengue chikunguyaAe. (Stg.) aegypti cosmopolite Oui Diurne Très variésAe. (Sku.) lambrechti malgache Oui Diurne Trou de crabesAn. (Cel.) gambiae s.l. afrotropicale Nocturne PaludismeCx. (Cux.) fuscocephala indomalayenne Nocturne MaraisCx. (Cux.) quinquefasciatus cosmopolite Nocturne Très variés Filariose de BancroftCx. (Cux.) pipiens cosmopolite Nocturne Très variésCx. (Cux.) scottii Nocturne ???Cx. (Cux.) simpsoni afrotropicale Nocturne Trou de rocher, bras rivièreCx. (Cux.) sitiens afrotropicale, indomalayenne, Nocturne Eau saumâtre et australasienneCx. (Cux.) tritaeniorhynchus indomalayenne Nocturne MaraisCx. (Eum.) stellatusCx. (Eum.) wigglesworthi * afrotropicale Nocturne Nocturne Trou d’arbres Feuilles ?Ma. (Man.) uniformis afrotropicale Nocturne Plantes flottantes ou dresséesUr. (Pfc.) browni * Nocturne Phytotelme *Ur. (Pfc.) nepenthes afrotropicale Nocturne PhytotelmeUr. (Pfc.) pandaniTotal species (21) * 5 afrotropicale (7) Nocturne Phytotelme endémique (5) cosmopolite (4) indomalayenne (2) australasienne (1) autre (2)
  28. 28. 28/46Résultats marquants aux SeychellesAbsence d’anophèles • Bonne nouvelle pour la santé publique et le tourisme • Surprenant, parce que le climat est favorable (granitiques) Absence d’anophèles : • Antarctique • Islande, Féroé, Shetland • Nouvelle Calédonie • Iles de l’Océan pacifique central • Les Seychelles Hypothèse Lien avec l’absence de mammifères terrestres autochtones(≠ chauves-souris)Nuisance considérable dans les îles coralliennes(malgré la quasi-absence d’Hommes)
  29. 29. 31/46 Moustiques et biodiversitéConclusion dans les îles du sud-ouest de l’Océan indien (SWOI) Les moustiques forment un groupe suffisamment vaste et différencié pour aborder la plupart des grandes questions relatives à la biodiversité: - Concept d’espèce - Questions de taxonomie - Absence anormale d’espèces - Introduction vs. colonisation Implantation durable (ou non) d’une population fonctionnelle - Espèces invasives - Compétition entre espèces (exclusion compétitive) - Stratégies r et K, avec glissement de r (généraliste, forte dispersion et forte fécondité, candidat à la colonisation) vers K (spécialisation, stabilité, résistant à l’envahisseur, candidat au maintien sur place) - Spéciation - Endémisme et extinction Le SWOI est une échelle pertinente pour aborder la biodiversité des moustiques
  30. 30. 32/46 Plan•  Les anophèles constituent un élément de la biodiversité (illustrations aux Seychelles et à Madagascar)•  Les Plasmodium n’ont pas de phase libre (illustrations chez les Apicomplexa)•  La transmission vectorielle impacte le R0 (illustrations dans le cadre de l’éradication mondiale des Plasmodium humains)
  31. 31. 33/46Les Plasmodium n’ont pas de phase libreLe destin des Plasmodium est lié à celui des hôtesvertébrés tout autant qu’à celui des hôtes vecteurs == notion de co-évolution == notion de transfert d’hôte (vertébré ou vecteur) Pourtant les ancêtres Apicomplexa des Plasmodium présentaient une phase libre illustrations et contre-exemples chez les Apicomplexa) Explique comment a pu se mettre en place le cycle parasitaire si compliqué des Plasmodium ?
  32. 32. Cycle de Plasmodium humain Cycle d’eugrégarines de blatte Milieu Anopheles Homme extérieur Blatte Glandes Foie salivaires (Sporocyste) Hémolymphe Lumière du tube digestif Lumière du Sang tube digestif Les Plasmodium seraient originellement des fécondation parasites d’insectes qui ont secondairement colonisé un/des vertébré(s).
  33. 33. Exemples d’Apicomplexa à transmission vectorielle 35/46 Plasmodium sp. Plasmodium falciparum HepatozoonHaemoproteus sp. sp.1 sp.2 Parahaemoproteus sp. Hepatocystis sp. Leucocytozoon sp. Egalement: Polychromophilus, Bioccala, Nycteria, …
  34. 34. Evolution des parasites, Phylogénie du parasite des hôtes définitifs (cytochrom b) Parasites Hôtes Hôtes d’après Duval et al 2007 et intermédiaires + Martinsen et al 2008 Apicomplexa Diptères vertébrés 1 Leucocytozoon Simuliidae Oiseaux 2 Haemoproteus Hippoboscidae Squamates (lézards+serpents) Mammifères 3 Oiseaux dont chauves-souris Parahaemoproteus Ceratopogonidae Présence de pigment hémozoïne dans les cellules 4 Hepatocystis Ceratopogonidae Chauves-sourisDans la phylogénie: 5- les petites flèchesindiquent leschangements de Culicinaevecteurs Plasmodium Oiseaux ou Reptileset les nombresindiquent les ordres Acquisition desuccessifs de ces la schizogoniechangements, sanguine- la taille du 7 Phlebotominaetriangle correspond Polychromophylus Nycteribiidae Chauves-sourisapproximativement Plasmodium falciparumau nombre de taxa 6 Plasmodium de rongeurs Anophelinaede parasites décrits Plasmodium Mammifèrespour chaque clade. 8 Perte secondaire de la schizogonie Hepatocystis Ceratopogonidae sanguine Chauves-souris
  35. 35. 37/46 Les Plasmodium n’ont pas de phase libreConclusion (Illustration et contre-exemple chez les Apicomplexa) Il se dégage une compréhension de l’histoire évolutive monophylétique des Apicomplexa L’apparition d’un nouveau genre (et a fortiori d’une nouvelle famille) de parasites Apicomplexa correspond à un double transfert d’hôtes vertébrés et d’hôtes vecteurs Les hôtes vecteurs sont tous des Arthropodes hématophages (l’infection du vecteur se fait par ingestion de sang ou de lymphe lors de la piqûre) La plupart du temps l’infection de l’hôte vertébré se fait par piqûre (et parfois par ingestion, comme les Hepatozoon)
  36. 36. 38/46 Plan•  Les anophèles constituent un élément de la biodiversité (illustrations aux Seychelles et à Madagascar)•  Les Plasmodium n’ont pas de phase libre (illustrations chez les Apicomplexa)•  La transmission vectorielle impacte le R0 (illustrations dans le cadre de l’éradication mondiale des Plasmodium humains)
  37. 37. 39/46La transmission vectorielle impacte le R0Inversement, le R0 permet de ± prévoir le succès d’uneopération de lutte (et d’éradication) == Quel est le R0 de Plasmodium falciparum ?
  38. 38. 40/46 Taux de reproduction de base R0 Introduit par Macdonald (1957) Macdonald G. (1957) : The epidemiology and control of malaria. London, Oxford University Dans son modèle de transmission du paludisme (paramètre “z”) Pqr définition, un taux est compris entre 0 1 == R0 n’est pas véritablement un “taux”Ro désigne un nombre moyen de cas secondaires que peut donner un cas primaire, quand on introduit le parasite dans une population d’hôtes susceptibles. •  R0 1 la population de parasites croît •  R0 = 1 la population de parasite se maintient égale à elle-même •  R0 1 la population de parasites décroît (jusqu’à disparaître) Maladie R0 Mode de transmission Rougeole 12-18 Dans lʼair Coqueluche 12-17 Dans lʼair Diphtérie 6-7 Salive Variole 5-7 Contact physique Polio 5-7 Ingestion matière fécale Rubéole 5-7 Dans lʼair Oreillons 4-7 Dans lʼair VIH/SIDA 2-5 Contact sexuel Grippe (de 1918) 2-3 Dans lʼair Source: Wikipédia
  39. 39. 41/46 Taux de reproduction de base R0 R0 = m a2 b pn/-r Log(p)Paramètres en relation avec les insectes ma : Densité agressive pour l’Homme (Nb de piqûres / homme/jour) a : Proportion de moustiques qui s’alimentent sur homme p : Taux quotidien de survie des moustiques b : Probabilité qu’un moustique infecté transmette (= proportion de piqûres infectées réellement infectantes)Paramètre en relation avec le parasite n : Durée de la phase extrinsèque du parasiteParamètre en relation avec l’Homme r : Taux de guérison journalier
  40. 40. 42/46 Contrôle du paludismeObjectif idéal : Ro 1 R0 = ma2bpn/-r Log(p) Que faire ? Quelles méthodes?Diminuer ma (nombre de Contrôle vectoriel, moustiquaire, zooprophylaxie ...moustiques agressifs pour l’Homme)Diminuer a (anthropophilie) Diminuer le contact Homme /vecteur (moustiquaire, répulsifs…)Diminuer le taux de survie Contrôle vectoriel, moustiquairesdes insectes p Vaccination, chimio-prophylaxieDiminuer b (en gros = moustiquesinfectants)Diminuer 1/r, la période Médicaments antimalariquesinfectante chez l’Homme ??Augmenter n (durée de la phaseextrinsèque)
  41. 41. 43/46 Exemple de calcul de R0 dans un cas simple Opération de lutte Avant AprèsParamètres en relation avec les insectes ma : Densité agressive pour l’Homme (Nb de piqûres / homme/jour) 20 2 a : Proportion de moustiques qui s’alimentent sur homme (= taux 0,9 0,75 d’anthropophilie / durée du cycle gonotrophique) p : Taux quotidien de survie des moustiques [=racine Lème du taux de parturité (= 0,9 0,75 Nb de femelles pares divisé par le nombre de femelles pares+nullipares) avec L = durée du cycle gonotrophique] b : Probabilité qu’un moustique infecté transmette (= proportion de piqûres 0,01 0,5 infectées réellement infectantes = 0,5 chez des sujets non-immuns (Rickman LS,… Hoffman SL. Am J Trop Med Hyg 1990, 43: 441-445)Paramètre en relation avec le parasite n : Durée (en jours) de la phase extrinsèque du parasite, elle même dépendant de 10 10 la température (pour P. falciparum, n=8 jours à 30°; n=12 jours à 25°; n=23 jours à 20°)Paramètre en relation avec l’Homme r : Taux de guérison journalier = proportion de la population humaine qui passe 1/120 1/10 en un jour d’un état « infecté » à un état « non infecté, réceptif » (= inverse de la durée pendant laquelle un sujet infecté est infectant) R0 = m a2 b pn/-r Log(p) 72 1,47 R0 reste 1
  42. 42. 45/46 La transmission vectorielle impacte le R0Conclusion (illustrations dans le cadre de l’éradication mondiale des Plasmodium humains)Conclusion théorique L’éradication est envisageable sous la condition d’un impact considérable d’une lutte ciblant la transmission simultanément : -  chez le vecteur (densité, longévité, anthropophilie) -  chez l’Homme (quantité de parasites = gamétocytes) Localement, l’impact doit être à une opération de lutte conventionnelleConclusion pratique La difficulté d’estimer la prémunition limite toutes les approches modélisatrices du paludisme --- Les observations in situ prévalent sur les prédictions mathématiques

×