Newsletter impact n°21

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<h3>Au sommaire :</h3>
La campagne Eco-systèmes en PQR 66, le score d'impact de l'annonce Somatoline (Rogé Cavaillès/Bolton Groupe), les Français et le développement durable et la PQR de Denis Gancel, Président Fondateur de W&Cie.

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Newsletter impact n°21

  1. 1. Entreprise née des enjeux environne- mentaux, Eco-systèmes est un bel exemple de cette “économie durable” à but non lucratif, qui allie respect de l’environnement, nouvelles activités et économie sociale et solidaire… pour aboutir dans les pages quadri du PQR 66. Véronique Poirier revient sur cette belle campagne qui peut beaucoup nous faire gagner à ne rien nous vendre. Avec cette campagne, le lecteur de PQR a découvert une nouvelle entreprise. Qui est exactement Eco-systèmes ? Véronique Poirier : Eco-systèmes est un Eco-organisme né en 2005 des exigences d’un décret, lui-même trans- posant en droit français une directive européenne de 2003. Cette directive porte le nom de DEEE – on dit “D3E”, pour Déchets d’Équipements Électriques et Élec- troniques -, ce qui concerne, pour les seuls déchets ménagers, un large périmètre de 4 classes de produits et équipements fonctionnant à base d’énergie électrique (secteur, batterie ou pile) : les réfrigérateurs et congéla- teurs (le froid) ; le reste du gros électro-ménager dit “hors froid” ; les écrans (TV et ordinateurs) ; le Petit Appareil Ménager (TV, Hifi-Vidéo, jeu, outils, téléphonie...). L’objet de la filière D3E consiste à assurer le bon traitement en fin de vie de ces produits, sur la base d’un principe géné- ral qui élargit la responsabilité du producteur, celui-ci étant dorénavant responsable, par anticipation, de la fin de vie des produits qu’il met sur le marché. Quand on sait que chacun d’entre nous génère environ 14 kg de ce type de déchets par an, on mesure l’enjeu de cette directive D3E. La directive fixe ainsi plusieurs exigences qui couvrent l’ensemble du cycle de vie du produit : - le développement de l’éco-conception des nouveaux produits, - la collecte et le traitement des appareils en fin de vie : ceux qui marchent encore sont réutilisés, les autres sont débarrassés de certains composants polluants comme les gaz à effet de serre, puis recyclés et valori- sés sous forme d’énergie, - le principe de la reprise “un pour un”, qui concerne cette fois le distributeur : pour chaque vente d’un pro- duit électrique, il est désormais tenu de récupérer le vieux produit usagé. Reste au consommateur à le lui rapporter, pour nourrir ce nouveau cercle vertueux. Pour répondre à leurs nouvelles obligations, les produc- teurs se sont donc organisés en structures collectives : les éco-organismes, agréés par les pouvoirs publics. Signe particulier d’Eco-systèmes, le rapprochement entre producteurs et distributeurs pour garantir le démarrage du “un pour un”. Chaque éco-organisme doit collecter et traiter l’équivalent de la part de marché cumulée de ses adhérents, soit 72 % dans le cas d’Eco- systèmes. Le “un pour un” Au total, dans un premier temps, l’État français doit col- lecter 4kg/ha/an. On est loin des 14 kg de D3E générés chaque année. L’histoire ne fait que commencer… Du décret au comportement quotidien, du producteur au consommateur, les clés d’une nouvelle activité “durable”. 1. Responsable de l’ensemble du cycle de vie de ses produits, le pro- ducteur paye par anticipation à Eco-systèmes l’éco participation au prorata des produits qu’il met sur le marché. Il s’agit d’un montant absolu par type de produit : par exemple, 6 euros pour un lave-vaiselle, ce qui correspond au coût de collecte et de traite- ment du produit. Ce montant est répercuté à l’identique au distributeur. 2. A son tour, le distributeur répercute à l’identique ce montant d’éco- participation au consommateur. Il a obligation de l’en informer par un étiquetage produit qui doit dé- sormais stipuler de façon visible la valeur de cette éco-participation. Au final, c’est donc bien le consommateur qui paye cette éco- participation, désormais incluse dans le prix produit, qui correspond à un montant fixe et transparent, dans un système de financement à but non lucratif. 3. Financé en amont par les producteurs, Eco-systèmes prend en charge toute la chaîne écologique qui suit la vie du produit : - la collecte, via des partenaires agréés : les distributeurs pour le “un pour un”, les collectivités locales volontaires pour organiser une col- lecte sélective ou l’économie sociale (Emmaüs) ; - le ramassage et le transport, réalisés par 43 opérateurs logistiques soigneusement sélectionnés (transport, centres de regroupement, acheminement…) ; - le traitement (démantèlement, séparation des matières ; recy- clage…) et la dépollution dans le cas de certains produits (les réfrigé- rateurs contiennent des gaz à effet de serre qu’il faut donc extraire et isoler) auprès de ses 45 entreprises prestataires spécialisées (opéra- teurs privés ou acteurs de l’économie sociale comme Envie), choisies sur appel d’offres pour un contrat de deux ans en général. 4. Reste au consommateur à se montrer citoyen dans ses actes ! En rapportant son sèche-cheveux au distributeur, il nourrit le cycle vertueux des D3E. Mais il permet aussi à l’économie du traitement des déchets d’innover et de se développer autour de nouvelles pra- tiques du développement durable… % Annonceur : Somatoline (Rogé Cavaillès/Bolton Groupe) Dispositif PQR 66 : 3 Pages Quadri Période : Juillet 2008 Responsable Annonceur : Elisabetta Hivert Agence média : CARAT Responsable agence média : Nadine Charbonnier Un score exceptionnel pour un nouvel annonceur en PQR. LE SCORE 71 Denis Gancel parle avec l’accent P4 strategieS & pqr DOSSIER Les Français et le développement durable P3 Véronique Poirier Directrice de la communication Eco-systèmes L’origine de toute chose est locale OCTOBRE 2008#21 Haro sur nos vieilles habitudes
  2. 2. Pour passer du décret à l’application terrain, quel est l’enjeu de la communication ? V.P. : Depuis le démarrage de la filière, fin 2006, nous avons d’abord fourni à nos partenaires, distributeurs mais aussi collectivités locales, des outils pour informer les consommateurs- habitants. Le principe du “un pour un” devant être connu et bien présent dans les esprits, nous avons développé de nouveaux outils pour les distribu- teurs : formation en ligne pour les vendeurs, animations dans 1 000 magasins... Enfin, pour la première fois, nous avons décidé de nous adresser directement au consomma- teur, via cette campagne media et par la mise en ligne du site www.collectons.org Bien mis en exergue dans le volet publicitaire, ce site délivre de l’infor- mation sur la filière et permet de trou- ver facilement les points de collecte proches de chez soi. C’est le moins que nous puissions faire vis-à-vis du consommateur qui finance la filière au travers de l’éco- participation. “À nouvelle économie, nouveaux enjeux de communication” Nous n’avons rien à vendre, sinon des solutions pour changer nos habitudes. L’objectif a donc consisté à interpeller massivement le grand public pour l’in- former et le faire adhérer à ce principe clé du “un pour un”, en lui indiquant les bons gestes qui favorisent la col- lecte et le recyclage propre des D3E : “attention, il ne faut pas mettre son appareil n’importe où, car on ne maî- trise pas son devenir”. Déposé n’importe où, l’appareil usagé n’est pas dépollué. Il faut savoir que, dans le pire des cas, il est exporté illé- galement vers des pays pauvres pour être traité dans des conditions inac- ceptables… Par ailleurs, Eco-systèmes s’est for- tement engagé à soutenir l’économie sociale et solidaire, avec Emmaüs et Envie. Rapporter son appareil dans les “bons” points de collecte, c’est aussi faire preuve de solidarité. Quels étaient les ressorts stratégiques de cette séduisante création presse ? Quels arguments pour le PQR 66 ? V.P. : Pour faire comprendre ces grands enjeux, nous avons choisi une signature simple, engageante et qui résume l’essentiel : “Ensemble, col- lectons pour ne pas polluer”. Nous voulions absolument éviter de construire un discours culpabilisant ou trop dramatisant, mais au contraire positif et sympathique, voire humoristique. Nous disons “Il y a des solutions : en voici quelques-unes”. “Son portrait robot correspond bien au lecteur de PQR” Nous avons choisi une création visuelle forte et facile à mémoriser pour donner envie de s’informer et de faire le bon geste. Concernant le choix des médias, nous voulions nous adresser au consommateur citoyen dans son ensemble, dans toute la France et à travers un support de proximité. Dans notre cas, ce consommateur est partout, il est de plus en plus impliqué et attaché à son environnement… son portrait robot correspond bien au lecteur de PQR. Avec un impact de 76 % (Vu/Lu) et un taux d’agrément exceptionnel de 93 %, cette campa- gne fait plus que nous encourager… Propos recueillis par Verbahuit. edechevigny@free.fr Régis Lefebvre Vice-Président Young & Rubicam « Avec Eco-systèmes, nous travail- lons au contact d’une marque fonda- mentalement citoyenne. Une marque qui place l’honnêteté au cœur des choses, et qui entend être reconnue pour ça. Je suis persuadé que le consommateur plébiscite cette atti- tude parce qu’il la perçoit. » « “Rapporter pour ne pas polluer”, qui est notre plateforme stratégi- que, est au service de nos objectifs : premièrement, nous permettre de modifier les comportements, car beaucoup pensent encore que le sys- tème D est un bon moyen pour se débarrasser pro- prement d’un équi- pement électrique ; deuxièmement, nous permettre de démontrer la supériorité de la filière agréée, car seule cette filière per- met à la chaîne écologique d’être bien et efficacement assurée. » « Même si l’objectif de la campagne n’est pas de dire la supériorité d’Eco-Systèmes, il y a néanmoins un vrai enjeu de marque. Il faut que le plus large public identifie bien Eco-Systèmes comme un excellent éco-organisme, celui qui fait le mieux le job. » « En création comme pour les choix médias, on voulait tout sauf une déclaration de principe, teintée d’un parfum institutionnel ! Dès lors, le mix PQR 66 et radio apparaissait comme le meilleur au service d’une création que l’on voulait forte, enga- geante et rassembleuse par son humour et son ton décalé, pour nous détacher de toute dramatisa- tion, toute culpabilisation. » « Compte tenu du score d’agrément IFOP (93 %) mais aussi du score d’at- tribution très prometteur pour une première campagne institutionnelle (12 %), il est clair que nous allons nous inscrire durablement dans ce territoire de communication ! » « La PQR est un média d’infiltration qui permet de faire vivre une com- munauté géographique et culturelle de façon très implicante et efficace. Je crois beau- coup que l’intérêt que nous portons à notre informa- tion régionale fait de nous des indi- vidus responsa- bles et citoyens. On parle d’ailleurs de consommateur- habitant-citoyen, or, la citoyenneté démarre par de petits gestes accomplis dans son contexte de vie réel, là où l’on vit. » « Il y a un double prisme en PQR : Eco-systèmes a pu y démontrer son dynamisme sous le regard avisé de publics secondaires - concernés et à concerner - comme les élus locaux, les partenaires de collecte, les associations… » çabouge… verbatEAm Changement de formules pour : La Nouvelle République du Centre Ouest qui passe au format tabloïd avec un doublement de sa capacité couleur et un nouveau site internet Picard lance également son nouveau site en septembre et rejoint le Web 66. Par ailleurs, le journal lance une nouvelle édition sur l’Oise Nouveau système d’encartage et évolu la NRCO, et la Voix du Nord, la Montagne adopte à son tour le magazine du groupe Hommel “Tout réussir, de la maison au jardin” Les 3 titres Voix du Nord, Nord Eclair et Nor génération. Enfin, associée au Conseil Général Nord-Pas de Calais, la Voix du Nord pose sa candidature à une fréquence TNT sur la région Nord La Provence coproduit avec du Centre, Le Berry Républicain et l’Echo Républicain ont distribué le magazine “O’ centre” réalisé par la région Centre pour la promotion de la région L’Est Républicain met édition du festival “Visa pour l’image” de Perpignan, Midi Libre a publié un numéro spécial dédié à la photographie Les rédactions sportives de Ouest France, le Courrier de l Française : Nice-Matin lance sur les Alpes-Maritimes la première rubrique hebdomadaire dédiée aux Gays et Lesbiennes (G&L) Le Parisien lance un cahier hebdomadaire co Jacques Mollet Vice-Président de Samsung France « Aux côtés d’Alain Grimm-Hecker, Président d’Eco-systèmes, et de Christian Brabant, Directeur Général, l’enthousiasme partagé pour cette belle cause écologique cimente notre mixité producteurs- distributeurs assez inédite ! L’originalité et la force de la voie sui- vie avec Eco-systèmes sont en effet d’avoir su associer fabricants et dis- tributeurs sur un tel sujet d’intérêt général. Réunis autour de la même table – ce qui n’est pas habituel disons le bien… - nous nous sommes vite dit : “Et si on travaillait ensemble pour faire quelque chose d’intelli- gent ?”. Eco-systèmes est donc devenu un lieu d’échange privilégié où nous travaillons ensemble sur des sujets qui engagent notre avenir. » « En réalité, l’obligation légale a été plus qu’un déclencheur : aujourd’hui, je ne crois pas trahir la pensée du plus grand nombre des actionnaires en disant combien nous nous som- mes collectivement appropriés cette belle ambition à finalité environne- mentale. Avec aujourd’hui plus de 2000 adhérents producteurs repré- sentés chez Eco- systèmes, et plus de 90 % de la dis- tribution française partenaire de la collecte, nous avons les moyens de construire une filière exemplaire. » « Avec le concours des équipes Eco- systèmes, nous sommes partis d’une page blanche et avons réussi à construire un projet en peu de temps. Pour atteindre et vite dépasser, je l’espère, nos objectifs légaux, il nous faut continuer de convaincre les citoyens, mais aussi les collectivités locales, pour augmenter les volumes traités et développer ainsi l’outil que nous avons créé. » « Cette première et visible campa- gne en Presse Quotidienne Régionale va bien en ce sens : intégrer le plus large public dans cet élan collectif pour une gestion intelligente et dura- ble des déchets ! L’histoire continue de s’écrire. En jouant pleinement le jeu du 1 pour 1, nul doute que le consommateur va nous y aider en répondant à son tour présent. » strategieS & pqr verbatIm Acquérir le bon réflexe naturel La spécificité de la création d’Eco- systèmes repose sur les hommes qui en ont été les instigateurs : sous l’impulsion commune de trois syndicats professionnels majeurs des mondes de la production et de la distribution (GIFAM / SIMAVE- LEC pour les pro- ducteurs et FCD pour la distribu- tion), une grande motivation a dès le départ dicté cette création. Contacté pour l’occasion, Jacques Mollet, Vice-Président de Samsung France, nous résume par ses com- mentaires l’esprit de cet actionnariat mixte, qui rassemble producteurs (commePhilips,Whirlpool,Samsung, Seb, LG, Fagor-Brandt, Miele ou Panasonic pour ne citer qu’eux…) et distributeurs (Darty / Auchan / But / Carrefour / Fnac / 3 Suisses / Boulanger…). “Nous travaillons ensemble sur des sujets qui engagent notre avenir” “On parle de consommateur - habitant - citoyen…”
  3. 3. Conscience et… méfiance citoyenne Deux études ont été publiées début avril à l’occasion de la Semaine du développement durable : l’une réalisée par TNS SOFRES (dans le cadre de la mesure d’audience EPIQ) sur les “éco-gestes” (voir cartouche), la seconde, commanditée par Ethicity, fait le point sur les intentions d’achat des Français en faveur des produits plus responsables. Le développement durable est une notion largement diffusée : 90 % des Français interrogés pour l’enquête Ethicity disent connaître cette expression, soit une augmentation de 13 points par rapport à 2006, et une augmentation de 36 points entre 2004 et aujourd’hui. Les trois-quarts des Français reconnaissent la nécessité d’agir, seuls 10 % disent que c’est une mode. Le réchauffement climatique devient la première source d’inquiétude des Français (57 % de citations), devant la pénurie d’eau (56 %). Parallèlement à cette prise de conscience, les Français restent en attente d’action et d’information, notamment de la classe politique. Ainsi 74 % d’entre eux pensent que les politiques et les collectivités ne prennent pas assez en compte l’environnement. De même, leur peu de confiance dans les grandes entreprises se confirme et se renforce, même : 41,3 % des Français déclarent “faire globalement confiance aux entreprises” pour prendre en compte les problématiques environnementales en 2008, soit une chute de près de 20 points depuis 2004 (voir graph ci-dessous) ! Communication institutionnelle : EX-PLI-QUEZ ! Paradoxalement, on note une légère reprise de confiance dans leur capacité à prendre en compte le respect de l’environnement et les conditions sociales de production, en parallèle de la recherche de profit (+ 8 points vs 2006). Ces encouragements sont relayés par les chefs d’entreprise eux-mêmes qui, dans une étude menée par Accenture auprès des dirigeants des premières entreprises françaises, sont convaincus que la communication des entreprises traite du développement durable sous l’angle quasi exclusif des contraintes éthiques et réglementaires, et pas assez dans une perspective de métier, de marché ou de valorisation financière. Leur point de vue : transformer les contraintes en opportunités et les coûts en investissements. La demande d’informations est très forte : 3/4 des Français considèrent que les entreprises ne leur donnent pas assez d’informations sur les conditions de fabrication des produits, 62 % souhaitent disposer d’informations sur l’impact environnemental, sur les étiquettes des produits. 88 % pensent que les enseignes d’hyper et de supermarchés ont un rôle d’information sur les produits vendus. C’est là tout l’enjeu pour les entreprises : ne pas se contenter de mettre en avant des pratiques e n v i r o n n e m e n t a l e s vertueuses en décalage avec l’essentiel de la réalité de l’entreprise, mais améliorer les business models existants pour conduire de véritables changements visibles et durables. Car l’entreprise ne peut trouver une crédibilité dans sa communication que si elle correspond à une réalité vécue par ses clients et les parties prenantes de son activité. Et le message des citoyens-consommateurs est clair : halte aux messages elliptiques, au symbolisme vert, aux professions de foi vaguement enflammées ou à l’esthétisme zen. Les Français veulent des faits, des chiffres, des preuves, des engagements forts et la remise en perspective des efforts des entreprises dans une logique économique transparente. Le discours de la vertu doit faire place à l’exercice d’une pédagogie adulte, seule porteuse de crédibilité. La barrière du pouvoir d’achat se durcit Si deux tiers des Français déclarent avoir changé leurs comportements en 2007 (cf. cartouche), les disparités sont fortes d’une catégorie socio-professionnelle à l’autre : ce sont, aujourd’hui, surtout les plus aisés ou les plus âgés qui s’investissent (76 % des cadres supérieurs, 78 % des retraités CSP+ vs 58 % chez les ouvriers et 59 % chez les étudiants). En termes de comportements responsables, l’écart se creuse d’ailleurs entre les générations. Pour améliorer la diffusion des comportements respon- sables au quotidien, il s’agit de comprendre les raisons de non-changement. La moitié de ceux qui déclarent n’avoir rien changé justifie l’absence de changement par la faiblesse de leur pouvoir d’achat… et un tiers d’entre eux justifie cette absence par un manque d’informations. Retour à la case “pédagogie”. D’ailleurs 51 % des Français confessent ne pas savoir où acheter des produits ou services responsables ! Si 83 % des Français se disent être prêts à agir au service de leurs convictions à travers leurs achats, seuls 19 % déclarent faire des achats responsables régulièrement. De même, seulement 17 % des Français déclarent être prêts à payer plus cher pour des produits respectueux des droits des salariés, et 19 % pour des produits respectueux de l’environnement. Deux chiffres qui sont en baisse depuis 2006… Pour en savoir plus : jpraffoux@spqr.fr Cumul des réponses “tout à fait d’accord” et “plutôt d’accord” ; Centre Presse adopte lui aussi le format tabloïd et passe à 56 pages dont la moitié en couleur Sud Ouest accompagne sa nouvelle formule d’un nouveau site internet Le Courrier ution du chemin de fer pour le Républicain Lorrain qui ouvrira désormais sur le cahier informations générales et les sports Après l’Est Républicain, les DNA, Ouest France, Sud Ouest, rd Littoral, qui ne paraissaient pas le lundi, paraîtront dès décembre 7 jours sur 7. Dans la foulée, la Voix des Sports, liftée, s’ouvre à la couleur grâce à l’acquisition de rotatives nouvelle Striana Productions une fiction web de 12 épisodes “Ferry Boat” écrite par les lecteurs du quotidien et diffusée sur laprovence.com et la chaîne locale LCM La NRCO, la République t à l’honneur dans ses colonnes 12 écrivains dont Daniel Pennac et Marc Levy en publiant chaque jour un récit s’inspirant du précédent pour écrire une histoire À l’occasion de la 20e l’Ouest, le Maine Libre, Presse Océan et la Presse de la Manche publient un hors-série pour tout savoir sur “La saison Football 2008/2009” Une première pour la Presse Quotidienne onsacré à l’actualité sportive et chaque jeudi, une nouvelle rubrique dédiée aux loisirs du Week-end. Par ailleurs, la Parisienne devient mensuelle et double sa pagination. in situ marketing Les deux dernières années semblent décisives en matière de prise de conscience. Les Français ont désormais largement intégré les enjeux du développement durable, même si un décalage subsiste entre l’intention et l’achat. Entre baisse du pouvoir d’achat, manque de confiance dans les entreprises et déficit de lisibilité des produits se réclamant du développement durable, les raisons sont multiples à cette méfiance vis-à-vis de la consommation citoyenne. Les Français veulent faire le tri entre les vraies propositions engagées et le simple “green-washing” des communications. 2009 : la fin du “green-washing” ? Les Français et le développement durable : des attentes profondes Comportements : les Français convertis à l’écologie Les Français seraient-ils subitement devenus écolos ? C’est en tout cas ce que suggère un récent sondage TNS Sofres sur les “éco-gestes” au quotidien. L’étude d’opinion soutient que 90 % des Français trient régulièrement leurs déchets, que 87 % d’entre eux s’efforcent de ne pas gaspiller l’eau du robinet, que 72 % rapportent leurs piles usagées, que 80 % ramassent les déchets qui traînent… et le reste à l’avenant. Trop beau pour être vrai ? “Les sondés ont souvent tendance à exagérer dans leurs déclarations l’importance de leurs pratiques. Mais si l’on compare ces chiffres aux études précédentes, on constate un retournement de tendance rarement vu dans une étude d’opinion : depuis 2007, année charnière, la norme est désormais dans la pratique quotidienne de l’éco-geste”, analyse Fabienne Simon, de TNS Sofres. 2007, année charnière pour l’écologie 2007 marquerait en effet selon les observateurs une montée en puissance des préoccupations environnementales chez les consommateurs. Pour le directeur général d’Eco-Emballages, Bernard Herodin, l’exemple des emballages est particulièrement parlant : “en 2000, les Français avaient une image positive des emballages, jugés nécessaires au transport et à la protection des produits. Depuis 2007, l’idée qui prédomine dans les sondages, c’est qu’ils sont envahissants”. Comment expliquer ce brusque revirement de l’opinion en faveur de l’écologie ? Pour Fabienne Simon, la forte médiatisation en 2007 des questions environnementales - prix Nobel attribué au GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et à Al Gore, Pacte écologique lancé par Nicolas Hulot pendant la campagne présidentielle, Grenelle de l’environnement -, “a joué un rôle déterminant. En parallèle, les Français ont compris qu’adopter un comportement écologique, coûteux à court terme, peut en définitive s’avérer profitable sur le plan économique. En fait, les Français sont peut-être plus “éconologistes” qu’écologistes.” Seuls 78,6 % des moins de 35 ans considèrent qu’à travers leurs choix d’achat ils agissent au service de leurs convictions, alors qu’ils sont 86,8 % des plus de 50 ans à être “plutôt d’accord” ou “tout à fait d’accord” avec cette affirmation. Moins de 35 ans plus de 50 ans “Je privilégie les marques qui ont une véritable éthique” 54% 72,2% 62,3% “Au travers de mes choix d’achat, j’agis au service de mes convictions” 78,6% 86,8% 83% “Je fais confiance aux produits portant un label de certification sociale et environnementale” 71,9% 81,2% 75,9% “Je choisis des produits respectueux de l’environnement” 70% 87,5% 78,9% “Je fais attention à ne pas acheter des marques produites par une entreprise dont je réprouve le comportement” 70,1% 84,6% 77,1% 2004 2005 2006 2008 51% 48,3% 41,3% 61% Moyenne population
  4. 4. Votre PQR à vous, c’est où ? À Gonneville-La-Mallet, une maison de famille que j’ai la chance d’habiter désormais dans un village particulière- ment vivant de 1 200 habi- tants. Entre Etretat et Fécamp, à 4 km de la mer, on y trouve l’un des plus vieux marchés de France (XVIIe ), une Foire de cachet qui se réveille tous les mercredis place Guy de Maupassant, au pied de l’Hôtel des Vieux Plats, lui- même très connu pour avoir été un haut lieu de résidence des impressionnistes. Ils venaient au Havre par le train de St-Germain-en-Laye pour battre la campagne avec leur chevalet. Et la prochaine fois, c’est quand ? Gonneville étant à deux heu- res de Paris, je rejoins mon havre de paix deux fois par mois - sans parler de mes escapades spontanées ! – et j’y retrouve mon Havre Presse. Vos premières émotions en PQR, c’est avec quelles informations ? Pêcheur comme il se doit, j’ai commencé gamin à lire Havre Presse pour les horaires des marées. Depuis, j’ai fait mon œil sur toute la richesse de ce journal qui a grandi avec moi. Ayant été adjoint au Maire pendant 12 ans, et cela dès l’age de 26 ans, j’ai pu mesurer l’impor- tance de cette presse miroir qui alimente, anime et sacra- lise chaque jour le lien entre les gens. En tant qu’ancien élu, que pensez-vous du Havre Presse ? Le Pays de Caux, c’est une région à la fois maritime et terrienne, une rencontre entre marins et paysans, un partage du même climat rude balayé par les vents. Des gens bosseurs, très humbles, pour qui le silence est une musi- que. Comment faire un jour- nal avec ces gens de peu de mots ? Le Havre Presse fait ça remarquablement. Je pense qu’il y a deux façons d’être une presse miroir : un miroir, ça peut être moucheté et tacheté pour réfléchir le passé des temps anciens et glorieux… Mais, si on le tourne un peu, il reflète alors les lumières d’hier pour mieux éclairer celles de demain. Après une période plutôt nostalgique, le Havre Presse a su devenir ce journal moderne d’une communauté qui se bouge, et dans le bon sens, qui sait réinventer son avenir avec une vraie vision et moults projets économiques et sociaux intelligents. Le bon journal ne fait pas que rendre compte : il a sa part à prendre pour alimenter la dynamique. Ici, on dit “je vais au journal”, comme on dirait “je vais au pain”… Le sport dans le Havre Presse ? À chacun sa corrida : nous c’est le mercredi, on vient de partout jouer aux dominos et à la manille à l’Hôtel des Vieux Plats ! On ne plaisante pas avec le sport national, surtout s’il est local ! Si vous étiez patron d’un journal régional, quelle pierre apporteriez-vous ? La santé du journal est un défi local comme un autre, or l’im- plication et les liens d’atta- chement sont tels en PQR que le lecteur peut attendre de son journal une transparence et une sincérité sur les défis à relever. L’idée qui consisterait à penser que le Président d’un journal et ses équipes peuvent à eux seuls détenir les bonnes idées est un pos- tulat dépassé : le journal local appartenant par définition à ses lecteurs, il y a une place pour la créativité participa- tive, dont je suis un adepte. Les gens du pays de Caux, par exemple, ont un “œil” et une intelligence collective qui ne demandent qu’à s’exprimer. Pour passer une étape déci- sive de modernisation et de créativité, pour héroïser les habitants, je ferais des grou- pes de créativité, en donnant rendez-vous à tous les lec- teurs de ma région sur un blog participatif. Un petit slogan pour finir ? Allez, juste un… Alorsceseraitpourlancerleblog: “Lecteurs, soyez électeurs de vos propres idées : Ecrivons ensemble notre PQR, Proximité Qui Rassemble !” Propos recueillis par Verbahuit. Emmanuel de Chevigny. edechevigny@free.fr • Heure d’Hiver 26 octobre 2008 • Halloween 31 octobre 2008 • Toussaint 1er novembre 2008 • Beaujolais Nouveau 15 novembre 2008 • Hiver 21 décembre 2008 • Noël 25 décembre 2008 …Toutes les dates sur demande à votre régie. 25 décembre : Noël La Française des Jeux saisit l’occasion des Fêtes de fin d’année pour offrir aux Français des cagnottes exceptionnelles. stabilo dates ma pqr a moi Denis Gancel Président Fondateur de W&Cie Mon Havre de paix PQR and Caux Semaine de la Sécurité Routière : La Sécurité Routière profite de cette semaine dédiée pour rappeler aux Français certaines règles élémentaires de sécurité trop souvent oubliées. 22 décembre : Hiver Val’Hor communique le jour de l’hiver pour montrer qu’à cette saison aussi il y a des fleurs que l’on peut offrir ! NDCEditingencollaborationavecVERBAHUIT,créditphotos:Gettyimages.fr. Avec sa nouvelle offre ACCESS EVENEMENT, PQR 66 propose à tous les annonceurs un tarif exceptionnel de 210 K€ net, s’ils communiquent en pleine page quadri sur une des dates ci-dessous. Photo:MarcCHAUMEIL Ici, on dit “je vais au journal”, comme on dirait “je vais au pain”… en direct sur www.pqr.org Mesures d’audience et média marchés • EPIQ 2007/2008. Les derniers chiffres d’audience du PQR 66, de la PQN, de la PQG et de la PHR (accès gratuit, réservé aux agences & annonceurs). • EPIQ 2005-2007 (cumul – 75 000 itw). Tous les chiffres d’audience et les cartographies associées de 42 titres et 18 groupes de PQR. Mesures d’audience sur cibles Décideurs • La France des Cadres Actifs 2008 (Ipsos). • Les Décideurs de la Grande Distribution (Ipsos). • Les Décideurs des Collectivités Territoriales (Ipsos). Mesures de l’efficacité • Suivi Impact 66 : 2 800 post-tests d’impact (IFOP). Base enrichie chaque année (IREP : la Persistance Mémorielle). • PQR-PRO : post-tests d’impact (TNS SOFRES) sur la cible des décideurs en entreprise (IREP : CAWI & décideurs). • PQR-SCAN : post-tests sur les ventes en marchés tests (Consoscan, Marketing Scan…). Autres infos sur www.pqr.org Les Unes du jour chaque matin, les études, les standards d’impact, les tarifs, les diffusions, les événements, les contacts commerciaux, les créations... Accès libre & newsletter. Contactez directement votre régie : • Com> Quotidiens 01 55 38 21 00 • Quotidiens Associés 01 41 34 97 26 Pour tout contact avec la Rédaction d’IMPACT PQR : 01 40 73 85 90 impact@spqr.fr

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