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Newsletter Impact n°26

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<h3>Au sommaire :</h3>
La campagne MARIE en PQR 66, Le score d'impact de l'annonce RENAULT Scénic, Les Français et les commerces de proximité et la PQR d'Evelyne SOUM.

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Newsletter Impact n°26

  1. 1. Avec plus de 120 nouvelles références lancées chaque année, Marie n’avait plus à prouver sa capacité à valoriser ses marchés par son dynamisme et sa capacité d’innovation. Mais on ne change pas la nature de Marie : avec “Les Illimités”, on retrouve les gènes d’une marque qui innove par le contenu de sa promo comme par ses choix médias. Rencontre avec Laetitia Neuville, experte en marketing clients, et décryptage du succès de la campagne en PQR 66. Rien que par son nom, Marie inspire la sympathie. Que doit-on savoir de cette marque pour décrypter son arrivée en PQR 66 ? Laetitia Neuville : Marie bénéficie d’une très bonne noto- riété (45 % de notoriété spontanée et 96 % en assisté), et son image est elle aussi très positive. Elle recouvre avec cohérence le large territoire des produits qu’elle pro- pose, à la fois au rayon Frais - avec ses plats cuisinés individuels (ses quiches et tartes et ses pâtes à dérou- ler) - et au rayon Surgelés - depuis 1985 - avec sa gamme généreuse de plats cuisinés. Ce succès d’estime souligne la pertinence de la vocation - nous disons “mission” ! – de la marque, qui entend pla- cer l’innovation au cœur de sa stratégie. En faisant le pari de la différence appliquée à une offre large, le but est d’apporter au consommateur les réponses conjointes qu’il attend entre le plaisir, l’équilibre nutritionnel et la praticité. “Renforcer notre effet de levier entre image/notoriété et activation des ventes” Mais, si cet acquis d’image-notoriété est capital pour la marque, notre problématique se pose à la charnière de l’achat, avec un effet de levier sur l’activation des ventes que nous souhaitons renforcer. Notre enjeu marketing consiste donc à travailler à cette charnière de l’activation des ventes, par une présence à l’esprit et une proximité de la marque plus clairement placées au service de la motivation d’achat. Quels étaient donc les objectifs fixés à cette action “Illimités 2 €” ? L. N. : Cette offre exclusive PQR 66 s’appliquait à l’ensem- ble de nos Plats Cuisinés. Pesant 49 % des volumes Plats Elaborés, il s’agit d’une catégorie stratégique qui a été touchée par la crise mais qui se reprend depuis le début de l’année, en nous rappelant son fort potentiel de croissance. Une catégorie intéressante aussi en communication parce qu’elle répond à la fois à des attentes rationnelles (praticité, rapidité, facilité d’usage et de consommation) et émotionnel- les - plaisir. Nous avons donc décidé d’en faire le support de cette campagne promo “Illimités 2 €”. Sur cette catégorie, le poids de la promo est très impor- tant : tous acteurs confondus, 40 % des volumes de vente concernent des offres promotion ! Or, la grande majorité des promos sont attribuées aux enseignes de distribution qui les proposent et non aux marques qu’elles concernent, parce qu’elles sont émises via leurs seuls prospectus et consumer magazines. “Se réapproprier une zone aujourd’hui charnière : la promotion” La marque se retrouve donc à financer des efforts prix pour le consommateur sans en retirer le moindre bénéfice d’image ! Ce constat est à rapprocher de la place très importante qu’occupent les marques distributeurs : 59 % de PDM Plats cuisinés surgelés… En cette période de crise, il nous est apparu que cette situation était d’autant plus pénalisante que le consom- mateur est à même de percevoir - au travers des offres promos qui lui sont destinées - les efforts consentis par les marques pour agir et l’accompagner concrètement dans sa problématique de pouvoir d’achat. Bien gérée, une action promo n’a donc jamais été aussi compatible qu’aujourd’hui avec l’image, et inversement. Or, on se situe bien là dans cette zone charnière image/notoriété - efficacité sur les ventes qui nous occupe pour Marie… % Annonceur : Renault Dispositif PQR 66 : 1 page quadri Période : 13 mars 2010 Responsable Annonceur : Isabelle Fossecave Agence conseil : Publicis Responsable agence conseil : Stéphane Gaillard Agence média : OMD Responsable agence média : François Petitjean Un excellent score pour la campagne Renault et le meilleur enregistré dans la catégorie Automobile depuis le début de l’année. LE SCORE 72 Evelyn Soum parle avec l’accent P4 strategieS & pqr DOSSIER Les Français et les commerces de proximité P3 L’origine de toute chose est locale MAI 2010#26 Suite en page 2 Marie casse les codes du grand froidLaetitia Neuville Responsable Marketing Clients de Marie.
  2. 2. L’objectif stratégique était donc le suivant : 1. Améliorer notre image prix auprès de nos consommateurs en se réappropriant une partie des messages promotionnels. 2. Ancrer la marque dans la quotidienneté : placer cette communication promo sur le terrain et avec la tonalité d’une vraie relation directe one to one avec le consommateur. Acheter ; rassembler ; envoyer pour enfin recevoir son remboursement… il est demandé au consommateur de suivre un long chemin avant de profiter de cette offre. Qu’en dites-vous ? L. N. : Si je suis satisfaite de ce montage promo inédit, c’est qu’il est de nouvelle génération, au sens où il a su faire le pari des attentes et com- portements réellement nouveaux du “consom- mateur de crise” d’aujourd’hui. Dès lors qu’il y voit un réel bénéfice pour son pouvoir d’achat, ce nouveau consommateur est désormais prêt à s’investir en “réflexion” comme en temps passé, pour profiter d’une offre. Plus que jamais, c’est la valeur réelle de l’offre prix qui importe, et non le mécanisme par lequel on profite de l’offre. “Cette campagne “home made Marie” a été regardée de très près pour sa valeur de test !” Avec ce prix facial clair et attrayant de 2 €, simple- ment et généreusement appliqué à jour nommé pour l’ensemble des références produits de la catégorie, l’insight de cette promotion était facile, direct, appropriable et particulièrement mémori- sable. Le consommateur avait tout pour se dire qu’il y avait là une exceptionnelle opportunité de profiter d’une affaire hors du commun. Restait pour lui à se plonger dans la lecture de la règle du jeu, et là, merci le contrat de lecture PQR ! Les résultats de l’opération donnent la preuve de l’im- plication des consommateurs : cette promotion comprise comme exceptionnelle, ils se sont plon- gés dans le “mode d’emploi” en lisant bien le texte. Quels résultats cette campagne a-t-elle obtenus ? Quelle trace cette novation média a-t-elle laissé chez Marie ? L. N. : S’agissant de surgelés, l’action promo visait un objectif de volume d’achat, sur le cri- tère d’UVC (unité de vente consommateur) qui nous est cher. Ici, nous avons plus que doublé nos objectifs, avec un nombre moyen de pro- duits achetés de 4 à 5 UVC ! Les post-tests IFOP, eux aussi, sont très bons pour une première en PQR 66 et nous avons été agréablement surpris du professionnalisme de la régie et de son “service après vente”. Il s’agissait d’une innovation média test, “à l’aveugle” et donc à risque. J’ai dû convaincre en interne pour relayer la proposition PQR 66 de KR Média, mais les résultats ont été plus qu’à la hauteur de nos espérances. Cette action neuve est aujourd’hui jugée unanimement comme très belle et qualitative. “La PQR, un nouvel axe de différenciation possible pour Marie” Je retiens pour ma part qu’elle nous ouvre des voies nouvelles et prometteuses, parce que la PQR inscrit l’action au cœur de notre probléma- tique marketing : le point de jonction entre image et trafic commercial ; notoriété et vente ; affinité et relation de proximité. L’absence de nos concurrents dans ce mass média en fait un point de contact à la fois utile et efficace pour la marque et sans doute aussi un nouvel axe de différenciation possible pour Marie. Une situation suffisamment rare pour être exploitée, surtout si le média prouve son effica- cité sur les ventes. Une action que nous sommes tentés de reconduire sur un autre marché straté- gique pour nous, les Plats Cuisinés Frais. Propos recueillis par Verbahuit. edechevigny@free.fr Franck Bonini KR Média. Directeur de Clientèle « Maximum de puis- sance et d’impact ; période très courte ; média en affinité avec la problématique de vente pour un objectif de retour d’investisse- ment : voilà le résumé du brief ! » « Nous avons tout de suite pensé à la PQR, pour sa forte puissance ins- tantanée, sa capa- cité à créer un impact très fort grâce à 3 parutions (1/2 pages) sur 3 jours de suite, la dernière correspon- dant à la date de l’opération Les illi- mités 2 €. » « Selon EPIQ, il ressort de notre dis- positif 26 millions d’individus tou- chés ! Nous avons pu travailler avec une affinité particulière à la cible : les couples 25–49 ans, avec une sur- pondération sur les 35–49 ans en situation de famille avec enfants. » « Au premier abord, l’équipe Marie a été un peu surprise de notre recom- mandation qui les amenait au grand saut du détachement de la TV, média rassurant s’il en est pour le food ! » « Travaillant précédemment en Grande Distribution, Laetitia connais- sait bien la PQR et son efficacité pour générer du trafic commercial. Elle a certainement eu en interne le même travail de pédagogie que nous ! » « Cette recommandation PQR 66 étant clairement ressentie comme indissociable d’une prise de risque, il nous fallait rassurer et aller plus loin dans la démonstration. Malgré le fai- ble temps que nous avions (la campa- gne s’est montée en 3 semaines, travail de l’agence Euro RSCG com- pris !), nous leur avons envoyé la liste de tous les quotidiens et ils ont pris le temps de se pencher sur tous les journaux pour se familiariser aux ver- tus de cette presse ! Ils ont su prendre la mesure de la fonction d’information de proximité propre au média, du contrat de lecture particulier qui le caractérise et de ce que celui-ci pouvait apporter à la marque, indépendamment de toute considération chiffrée. Ils ont fait leur chemin eux- mêmes pour s’approprier ce nouveau média qu’ils n’attendaient pas. » « J’ai aussi essayé de leur démon- trer que - contrairement à l’idée juste que la presse en général est un média lent - le PQR 66 fait exception et qu’il rejoint ainsi les vertus de la TV par son exceptionnelle puissance ins- tantanée. Ils ont été rassurés par le fait que d’autres acteurs majeurs du food y investissaient déjà… » « Aucun concurrent direct de Marie n’étant présent en PQR 66, cette campagne restera comme une inno- vation de plus à mettre dans la riche escarcelle des innovations Marie. Je suis très heureux de cela, cette opé- ration ayant été pour eux un franc succès. » verbateam Le Télégramme vient d’être une nouvelle fois étoilé par l’OJD pour la meilleure progression des ventes de la Presse Quotidienne Régionale en 2009 La Dordogn diffusion en Presse Quotidienne Départementale en 2009 La Nouvelle République du Dimanche obtient l’étoile OJD pour la meilleure progression dans la catégor nouvelle version plus moderne, claire et aérée, plus riche en contenus et plus interactive Le Parisien publie un supplément de 24 pages “Spécial emploi” et offre la Nouvelle République des Pyrénées et le Petit Bleu) avec des maquettes rénovées et une meilleure mise en valeur de l’information locale et régionale Du 6 au 8 m en presse quotidienne auprès des jeunes créatifs d’agence La République des Pyrénées et l’Eclair, titres du groupe Sud Ouest, rénovent leur maquette et offre téléphones mobiles Les résultats de l’étude EPIQ 2009 montrent une très forte pénétration de la PQR : 31 253 000 personnes sont exposées chaque semaine aux m Après le Parisien et la Dépêche du Midi, La Voix du Nord vient de sortir son application pour iPhone, disponible dans l’AppStore PQR 66 lance son OFFRE ÉTÉ “ strategieS & pqr “On a tout de suite pensé à la PQR, pour sa forte puissance instantanée” • Appel prix : 2 €, quels que soient les plats familiaux Marie du rayons surgelés. • Jour nommé : le 30 janvier, la date exclusive à ne pas manquer. • Contrat de lecture : une offre non directe en caisse qui nécessite de se poser, de plonger dans une règle du jeu clairement explicitée. Acheter + rassembler + envoyer = recevoir son remboursement. C’est à lire bien entendu. • Efficacité sur les ventes : la campagne obtient plus du double des objectifs fixés en UVC (unité de vente consommateur) : un achat moyen de 4 à 5 plats cui- sinés pour 2 objectivés… • Proximité en sus : vite rentrer chez soi pour la chaine du froid… Les illimités de Marie au scanner PQR 66. Retour analytique sur un succès annoncé. çabouge… 54% 77% 75% 51% 46% 23% 25% 49% Frais Sucré Platsélaborés etcuisinés Plats cuisinés Surgelés Salé Produitsbruts Platsélaborés dontQTT,Pizzas, crêpes Global Marie Marie est N° 2 après Fleury Michon Focus surgelés Focus surgelés salés Focus plats élaborés et plats cuisinés PDM Marques (Val.) • MDD : 50,3 % • Maggi : 14,2 % • Marie : 10,7 % • Findus : 6,7 % Marie, chaleureuse entre frais et grand froid (Base % volume - Source : IRIP13, 2009) Yvon Martin Directeur Marketing et Développement. Marie. « La TV représente plus de 60 % des investissements médias sur les catégories qui nous occupent, l’affi- chage venant ensuite avec près de 30 %... Même s’il est clair que la TV ne peut plus tenir à elle seule tous les objectifs de la mar- que, elle reste le média référent. Nos logiques de travail restent très liées aux standards d’effi- cacité que nous connaissons pour les suivre depuis des années. On ne lâche donc pas la TV sans cham- bouler notre culture et nos conven- tions de pensée ! » « La politique de différenciation est pour Marie un axe stratégique majeur. Innovations produit sur les recettes, packagings blancs en rup- ture des standards des rayons frais ou surgelés, territoire de communi- cation… L’option PQR 66 vient pro- longer dans les médias cette politique de différenciation, dans la recherche d’un meilleur retour sur investissement. » « Les marques ne peuvent plus rester sur leur piédestal. On ne parle plus aujourd’hui au consom- mateur comme on lui parlait encore hier. La simple présence en PQR prend une forte valeur de signe quant au ton de la relation propo- sée. » « Etre dans le journal c’est venir sur un terrain qui “appartient” au consommateur et qui lui est cher. C’est un registre relationnel plus affectif, celui de la lecture, de l’im- plication aux réalités quotidiennes et locales actuelle- ment difficiles pour chacun… » « Pour dessiner un avenir à une marque de produits alimen- taires, on doit avant tout s’interroger sur ce que doit contenir la valeur de marque vue du consommateur. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui nos premiers concurrents sont finalement les non-marques MDD ! » « Pour la prochaine fois, nous irons plus loin dans cette idée de proxi- mité : mieux sensibiliser et mobili- ser en amont notre force de vente (41 vendeurs pour 5 secteurs géo- graphiques) pour relayer efficace- ment l’opération dans les linéaires. Vous voyez, je me surprends à rai- sonner national-local ! » verbatIm “Être dans le journal, c’est venir sur un terrain qui appartient au consommateur”
  3. 3. Retour au village... et création de nouveaux villages en centres-villes Jusque dans les années cinquante, le commerce traditionnel de petite surface (moins de 100 m2 le plus souvent) était dominant, sa fonction de proximité correspondait aux besoins (produits de première nécessité, moyens de transport limités) d’une population vivant en centre-ville, dans les quartiers urbains ou dans des bourgs ruraux. La situation évolua rapidement et les années 1950-1960 furent celles de la “grande distribution”. S’ouvrirent en 1949 le premier centre Leclerc, entre 1955 et 1960 les premiers supermarchés avec une surface de vente entre 400 et 2 500 m2 , en 1963 le premier hypermarché supérieur à 2 500 m2 en périphérie et en 1969 les deux premiers centres commerciaux qui inauguraient un concept original alliant une grande surface alimentaire (un hyper) et une galerie de boutiques dotées d’une offre diversifiée. La périphérie des villes fut le choix d’implantation privilégié en raison de la disponibilité du foncier et de son coût moins élevé, des facilités d’accès et de stationnement avec la possibilité de réaliser des parkings aux dimensions adaptées. L’effet pervers fut un problème d’esthétique urbaine et d’engorgement du trafic. Il est vrai que les habitudes des consommateurs avaient changé : l’habitat glissait aussi vers la périphérie et les courses se faisaient en voiture, les déplacements automobiles à des fins d’achats étaient alors considérés comme “normaux”. Depuis 1999, la population des espaces ruraux croît au même rythme que l’ensemble de la population française (0,7 % par an). Dans le même temps, la croissance de la population des grandes villes s’accélère : dans la moitié des cinquante premiers pôles urbains, la ville-centre croît plus vite que la banlieue... où sont installés les supermarchés. La croissance retrouvée des espaces ruraux et des grandes villes depuis le début des années 2000 remet en question le déploiement des différentes formes de vente et contribue à remodeler le tissu commercial. Commerces de proximité : la tendance s’inverse Ainsi, selon une étude publiée en 2009 par l’INSEE, le nombre de magasins de proximité a diminué entre 1999 et 2007, mais bien moins vite que lors de la période précédente, entre 1993 et 1999. Et dans quelques secteurs (meubles, sport et loisirs, vêtements…), les petits commerces sont même plus nombreux. Ce n'est pas pour autant la fin des hyper- marchés, dont les ouvertures continuent. Mais leur croissance, en nombre, est moins rapide que par le passé : 2,3 % de 1999 à 2007 contre 2,9 % de 1993 à 1999. Cette évolution, selon Georges Chetochine, expert de la grande distribution, a plusieurs causes. “En ville comme à la campagne, dit-il, les petits commerces ont profité de l'arrivée dans le centre des hard discounters (Aldi et Lidl). Quand les gens viennent y faire leurs courses alimentaires, ils en profitent pour faire des achats dans les magasins avoisinants.” Beaucoup de petits commerces sont ainsi entrés de plain-pied dans le XXIe siècle. Ils ont “relooké” leur surface de vente, se sont dotés de sites Internet et ont soigné leur accueil, un des points faibles des centres commerciaux installés en banlieue. Les préoccupations de développement durable et l'envolée régulière du prix de l'essence incitent aussi à moins prendre sa voiture pour faire ses courses. L’esthétique urbaine est par ailleurs aujourd’hui un thème fondamental irriguant toute politique publique. Les évolutions de la durée du travail permettent d’accorder plus de temps aux loisirs et à la culture et moins aux “courses”. Le vieillissement des populations favorise également l’habitat en centre- ville et donc le commerce de proximité. Des cibles émer- gentes et variées “Cet engouement pour la proximité s'explique aussi par des facteurs objectifs”, estime Philippe Moati, directeur de recherches au Credoc. “Il y a une réduction de la taille des ménages. On trouve de plus en plus de solos ou de seniors qui n'ont pas besoin de faire de grosses courses et donc de se rendre dans des hypermarchés en banlieue”. Vieillissement de la population, mariage tardif et éclatement de la famille traditionnelle centrée sur le couple avec enfants : autant de facteurs qui jouent en faveur d’une relocalisation des commerces en centre-ville. Que ce soit chez les travailleurs pressés, les étudiants ne possédant pas de véhicules ou encore les personnes âgées aux déplacements limités, on ne peut qu’imaginer la croissance que devrait connaître ce secteur d’activité. Selon l'Insee, ce retour vers les commerces de proximité n'est pas une simple mode, mais devrait se confirmer dans les prochaines années. L’étude SIMM 2009 de TNS Media Intelligence enfonce le clou : les Français veulent pouvoir faire leurs courses près de chez eux. C’est un critère important pour 78 % d’entre eux. La moitié des consommateurs rêve de pouvoir y aller à pied ou en transport en commun, contre seulement 30 % en 2002. Et le shopping en centre-ville progresse lui aussi. C’est l’un des facteurs faisant souffrir les centres commerciaux. À l’avenir, le premier souhait des consommateurs est d’avoir plus de petits supermarchés dans les quartiers d’habitation, selon l’enquête SIMM. Il s’y ajoute des attentes en matière de services. Et chez certains l’envie de recréer un lien avec le commerçant. Le “convenience store”, nouvel eldorado des distributeurs Les enseignes de la grande distribution l’ont bien compris, qui développent toutes depuis l’an dernier leur propre concept du “convenience store” à la française et réorientent leur politique vers le commerce de proximité, comme le faisaient Franprix, Monoprix ou Petit Casino depuis longue date. Simply Market pour le groupe Auchan, U Express pour Système U, Intermarché Express ou encore Carrefour City (en ville) et Carrefour Contact (à la campagne), tous ont en commun de viser une clientèle de quartier avec des services adaptés : points de vente de taille réduite, horaires d’ouverture élargis pour coller au mieux à l’emploi du temps des citadins, caisses automatiques pour gagner du temps, service de livraison à domicile, produits prêts à consommer et plats préparés à réchauffer, voire restauration sur place. Le pari de “Chez Jean” (union Casino/Relay) : miser sur la multiplicité de l’offre : à la fois épicerie, point de vente de journaux, de billets de loto, de fleurs, mais aussi dépôt de pain, et même point d’accès wifi ou encore de recharge de batteries de téléphone portable. Reste à savoir comment vont coexister ces nouveaux commerces de proximité avec les commerces traditionnels de quartier… Pour en savoir plus : jpraffoux@spqr.fr ne Libre adopte une nouvelle formule avec une maquette modernisée et une Une repensée. Le quotidien obtient également sa 7e étoile OJD pour la meilleure progression de rie Presse Quotidienne du 7e jour pour l’année 2009 Les sites internet du groupe Nice Matin (nicematin.com, varmatin.com et corsematin.com) font peau neuve avec une e à plusieurs milliers de demandeurs d’emplois de publier gratuitement une petite annonce Nouvelle formule pour les titres du groupe La Dépêche du Midi (La Dépêche, ai à Bruxelles, la PQR organise la 9e édition du concours européen “best YET”, en association avec la presse quotidienne européenne, pour promouvoir la création publicitaire nt ainsi plus de clarté et de visibilité Le site internet de Sud Ouest propose une nouvelle formule avant de développer dans les mois qui viennent une version pour les marques de PQR au travers de leurs éditions print et des sites web Aubade a remporté le Grand Prix Impact 66 de la PQR en 2010 avec sa campagne pour la Saint Valentin “Liberté 360” : 360 K€ nets pour un crédit d’espace modulable print + web à utiliser entre le 12 juillet et le 31 août. Tous les détails sur www.leseminairepqr66.fr in situ marketing Les Français et les commerces de proximité Révolutionnant l’univers de la consommation, les grandes surfaces ont bousculé le commerce de proximité, incapable d’offrir aux consommateurs autant de références à des prix si compétitifs. Aujourd’hui, la tendance s’inverse : crise, hausse du carburant, croissance démographique des espaces ruraux et des grandes villes, démarche développement durable, volonté des consommateurs de ne pas céder à l’achat inutile et de retrouver qualité et traçabilité des produits… Les très grandes surfaces voient leur fréquentation stagner, au profit des commerces de proximité de centre-ville et de “centre-bourg”. Les grandes enseignes s’adaptent donc et lancent de nouveaux concepts de proximité. Évolution en moyenne annuelle du nombre de commerces de détail entre 1993 et 2007 Nombre de commerces de détail pour 10 000 habitants en 2007 Espace à Espace à Nombre de commerces pour 10 000 habitants Métropole dominante dominante rurale urbaine Alimentation générale / Supérette 4,2 5,9 3,8 Boulangerie / Pâtisseries 8,5 11,9 7,7 Alimentaire Boucherie / Charcuterie 4,0 5,8 3,6 Primeur 0,9 0,8 0,9 Supermarché / Hypermarché 1,8 2,4 1,7 Pharmacie Pharmacie 3,8 4,2 3,7 Magasin de vêtements 9,5 6,1 10,2 Magasin de chaussures 1,9 1,4 2,0 Magasin d’électroménager 2,0 1,8 2,0 Non-alimentaire Magasin de meubles 1,9 1,2 2,1 (hors pharmacie) Quincaillerie / Bricolage 2,0 2,7 1,9 Librairie 3,1 2,9 3,2 Sport et Loisirs 2,1 3,0 1,8 Fleuriste 2,8 3,4 2,7 Champ : France métropolitaine. Sources : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene) et Recensement de la population 2006. -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 1999-2007 1993-1999 TOTAL Fleuriste Sport & Loisir Librairie Quincaillerie / Bricolage Magasin de meubles Magasin d’électroménager Magasin de chaussures Magasin de vêtements Pharmacie Supermarché / Hypermarché Primeur Boucherie / Charcuterie Boulangerie / Pâtisserie Alimentation générale / Supérette -5 -4 -3 -2 1 02 -1 0 Champ : France métropolitaine. Sources : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene).
  4. 4. Votre PQR à vous, c'est où ? Je suis l’heureuse proprié- taire d’une maison à Sète dans le Languedoc Roussillon. Un coin pour l’âme encore plus que pour le cœur. Sur la colline, j’ouvre mes volets sur la mer - extraordinaire -, les Pyrénées et l’étang de Thau… Au loin par temps clair, le sommet enneigé du Mont Canigou vous laisse pantois ! Abonnée au Kiosque (la ver- sion web de Midi Libre), j’ouvre symboliquement mes volets chaque jour depuis Paris ! Je me rééquilibre à lire des sujets nationaux traités par les journalistes de la région. Je suis frappée par le profes- sionnalisme et la grande intelligence populaire avec lesquels les sujets nationaux sont traités, pour les actuali- tés culturelles notamment. Il y a une place pour la passion et la fraîcheur, avec ce côté très direct du commentaire qui interdit tout écran de fumée cérébral… c’est extrê- mement bien fait. Vos premières émotions PQR : le souvenir d’une anecdote ? Je suis née en Alsace au bibe- ron des DNA que mon père - qui était très cultivé - lisait chaque jour comme d’autres journaux. Les DNA y avaient un statut “normal” à côté de la presse nationale et alle- mande. C’est après que j’ai découvert le sens très péjora- tif appliqué par l’establish- ment à cette presse de région. Mais je suis une affreuse intellectuelle très détachée de l’establishment justement ! Rajoutez à cela ma passion pour Sète… Comment cette “affreuse intellectuelle” fâchée avec l’establishment décode- t-elle la spécificité PQR ? La PQR nous rappelle chaque jour avec fraicheur que tout ne passe pas par le moule ambiant et vaniteux de l’abs- traction intellectuelle et de la nébuleuse cérébrale généra- lisée ! Elle propose un ton, une façon très respectueuse et empathique de s’adresser horizontalement à des gens “normaux”. C’est une philosophie de la réalité qui sous-tend la PQR. Elle est une interpellation directe du lecteur dans son rôle actif qui est le sien pour puiser, dans les réalités du quotidien, le sens du bon- heur ! Avec sa vérité de lan- gage assumée comme valeur journalistique propre, cela dessine sociologique- ment une empathie, une considération de l’autre, un sentiment d’égalité, de rééquilibrage et de respect pour et entre les lecteurs. Aucune autre famille de presse ne sait faire cela, en résistant – paradoxe ? - à cette espèce d’embarque- ment effrayant (de l’ensem- ble du PAF comme de la presse) dans la fascination pour l’émotion, la captation du fil émotionnel et la stricte répétition des choses jusqu’à l’usure et l’implo- sion… Si vous discutiez avec des Présidents de journaux… Je leur donnerais ce conseil de revisiter leurs journaux vus comme système d’appro- priation de valeurs, dans l’idée de rapprocher une pos- ture de marque avec les sys- tèmes de valeurs ambiants et en mutation, notamment chez les jeunes. Je suis sûre que les grands journaux de PQR qui feront ce travail de marque réussiront à aller au bout d’eux-mêmes avec grand succès. Je dis cela sans optimisme démesuré, parce que la PQR a cette chance historique d’avoir à la fois une ligne de force solide et un enracine- ment à la fois vertical et hori- zontal. Une posture de marque pour une question de réglage : vers quoi se projeter pour aller au bout d’elle- même, de sa nécessité et de sa raison d’être ! En tant que Présidente du collectif Démocratie et Communication, j’imagine que vous attendez beaucoup de la PQR ? L’abstention aux rendez-vous électoraux nous renvoie à nos failles citoyennes et civiques. Pour moi, c’est un engage- ment ni politique ni économi- que, autant maternel que citoyen : qu’ils votent, qu’ils y aillent, surtout les jeunes ! Nous sommes impliqués à ce que la presse écrite joue plei- nement son rôle dans ce com- bat citoyen. Parce que le journal régional est le lieu de synthèse naturel et global de la vie politique au niveau local, il peut être l’allié privilégié pour porter ce débat, pour mener ce combat. Je suis pro- che de la PQR pour cela ! Un petit slogan pour Midi libre ? Allez, juste un… La réalité à vivre. La PQR est la seule famille de presse qui ne se contente pas de donner à savoir et à voir… Propos recueillis par Verbahuit. Emmanuel de Chevigny. edechevigny@free.fr • Journée Mondiale du Commerce équitable 9 mai 2010 • Journée Internationale de la Biodiversité 22 mai 2010 • Fête des Mères 30 mai 2010 • Journée Mondiale de l’Environnement 5 juin 2010 • Journée Mondiale du Don du sang 14 juin 2010 • Fête des Pères 20 juin 2010 …Toutes les dates sur demande à votre régie. 14 juin 2009 : Journée Mondiale du Don du sang L’Etablissement Français du sang saisit l’occasion de la Journée Mondiale du Don du sang pour interpeller les Français sur cette grande cause nationale 2009. stabilo dates ma pqr a moi Evelyn Soum Président Directeur Général, Ailleurs Exactement. Présidente du Collectif Démocratie et Communication. Elle, c’est à Sète 5 juin 2009 : Journée Mondiale de l’environnement Siemens profite de cette journée dédiée à l’environnement pour promouvoir ses nouvelles aides auditives écologiques et rechargeables. 8 au 4 juin 2009 : Les journées de la Mer Dans le cadre du Grenelle de la Mer, le Ministère de l’Ecologie invite les Français à participer aux consultations publiques des Journées de la Mer. CSAencollaborationavecVERBAHUIT,créditphotos:Gettyimages.fr. Avec sa nouvelle offre ACCESS EVENEMENT, PQR 66 propose à tous les annonceurs un tarif exceptionnel de 195 K€ net, s’ils communiquent en pleine page quadri sur une des dates référencées. Photo:MarcCHAUMEIL Chaque jour, un bouquet de réalités à vivre autant qu’à lire… en direct sur www.pqr.org Mesures d’audience et média marchés • Audipresse PREMIUM 2009. Les tout premiers chiffres de la nouvelle étude d’audience de référence menée par Audipresse auprès des populations ACTIV (Décideurs Économiques) et EASY (Foyers à haut pouvoir d’achat). PQR 66 touche 2/3 de ces populations chaque semaine. • EPIQ 2009. Les derniers chiffres d’audience du PQR 66, de la PQN, de la PQG et de la PHR (accès gratuit, réservé aux agences & annonceurs). Tendance à la stabilité pour PQR 66. • EPIQ 2007-2009 (cumul – 75 000 itw). Tous les chiffres d’audience et les cartographies associées de 40 titres et 19 groupes de PQR. Mesures d’audience sur cibles Décideurs • Les Décideurs de la Grande Distribution (Ipsos). • Les Décideurs des Collectivités Territoriales (Ipsos). Mesures de l’efficacité • Suivi Impact 66 : plus de 3000 post-tests d’impact (IFOP). Base enrichie chaque année (IREP : “la Persistance Mémorielle” ; IREP 2009 : “Efficacité court terme et long terme”). • PQR-PRO : post-tests d’impact (TNS Sofrès) sur la cible des décideurs en entreprise (IREP : “CAWI & décideurs”). • PQR-SCAN : post-tests sur les ventes, marchés tests (Consoscan, Marketing Scan…). Autres infos sur www.pqr.org Les Unes du jour chaque matin, les études, les standards d’impact, les tarifs, les diffusions, les événements, les contacts commerciaux, les créations... Accès libre & newsletter. Contactez directement votre régie : • Com> Quotidiens 01 55 38 21 17 • Quotidiens Associés 01 53 75 78 20 Pour tout contact avec la Rédaction d’IMPACT PQR : 01 40 73 85 90 impact@spqr.fr • Été 21 juin 2010

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