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Journal COPAS n°23

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=> Le sujet flotte entre deux eaux
Dans le prolongement de l'article "Promotion et protection vont en bateau", quelle place pour le sujet dans la tension entre ces deux modèles? quelle conception de la société pour les intervenants sociaux?
1/ Protection et promotion présupposent en fait une conception du monde voisine
2/ Entre l'individu et la société, l'intervenant social
3/ Quelle interaction entre public, environnement social et intervenant social?
4/ En finir avec la victimisation des publics
5/ Limiter le terrain de l'intervention sociale, mais diversifier les leviers
6/ Prendre en compte la complexité des interactions
7/ Étendre les interventions collectives
8/ Penser différemment l'interaction sujet/environnement

=> Accompagner la politique municipale de prévention de la délinquance
1/ Les choix de la commune
2/ Des axes prioritaires en matière de prévention
3/ Le dispositif de prévention
4/ Installer le dispositif
5/ Faciliter et fluidifier les coopérations
6/ Travailler la communication
7/ Extériorité et proximité de l'intervenant

=> Enjeux des formations de base en Guyane... et ailleurs
1/ La formation comme bouche-trou
2/ Formation, identité et conflit
3/ Un exemple
4/ Le laboratoire guyanais

www.copas.coop

Copas est une société coopérative de conseil, spécialisée dans le domaine des politiques sociales.
Elle a été créée en 1983, et est composée de 7 salariés associés. Implantés en métropole lilloise et en Ile de France, nous intervenons sur tout le territoire. L’esprit coopératif se traduit dans notre organisation:
- une égalité des statuts : tous les salariés sont associés de la SCOT.
- des prises de décisions collectives : un conseil de direction élu tous les 3 ans, des réunions d’équipe bi-mensuelles.

Nous intervenons en conseil stratégique, recherche et développement, conduite de projets, audit et évaluation, formation et développement des ressources humaines... dans les champs de l’action sociale, du développement local et de l’insertion.

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Journal COPAS n°23

  1. 1. opas' / Conseil en Pratiques et Analyses Sociales Le sujet flotte entre deux eaux poge2 poge8 pogela EN QUEST/ ON Le suiet flotte entre deux eaux Dons le prolongement de | 'ortic| e de Jean- Bernord Dumortier « Promotion et protection vonl en boleou», quelle pioce pour le suiel dons lo tension entre ces deux modeles 3 Quelle conception de lo société pour les inlervenonts socioux 3 INTERVENTION Accompagner Ia politique municipale de prévention de la délinquance Une intervention qui s'inscrit dons lo durée. BONNES PAGES Enieux des formations de base en Guyane. .. et ailleurs Un regard éloigné pour ré-inlerroger sur le iond, le sens de nos actions. EN COURS Un opercu en quelques lignes de nos interventions cictuelles ou récentes Odobre 2000 n°23
  2. 2. Note I On note que les prisons on sonl l‘e><ac~ re syrnéirie, inriis ll stigm- sail la do per) iéger la societe des indivitlus at non l'iiii. 'r; -iso Dans les deux cos ll -, i a une ‘. lCilliiC, iéelle ou polentielle, a proleger cl 11:7 ennc-ri-. i Le sfiet ifliatte eritrre Dans son article du precedent numero inlilule « Promotion et pro- tection vont en baieau », notre col egue Jean-Bernard Dumortier oppose un « discours » promotionnel qui aurail le vent en poupe acluellement dans le travail social et qui disqualiiierait la vieille notion d'assistance, landis qu'un « imaginaire protecieur » conti- nuerail d'étre actil souterrainemenl, avec quelque raison el beau- coup de culpabilité. / /lais du cou , uelle lace our le su'el dans cette tension entre P Cl P P I promotion el protection 3 Cast ce que ie me propose d'appro- iondir, en discutant ou en prolongeani quelques pistes de rel exion amorcees par notre collegue : quand promotion et protection vonl en baieau. .. le suiet nage entre deux eaux. Protection et promotion présupposent en faif une conception du monde voisine Silean-Bernard Dumortier s'esl employé a opposer les deux imaginaires — l'imaginaire pro- tecleur el le discours promo- tionnel — , el 6: développer les ellets de la preponderance de l'un sur l'autre, il me semble tout aussi inleressant de constater qu'en lail, ils s'appuienl sur une conception du monde voisine. Dans les deux imaginaires, le rapport entre individu el socie- te est un rapport d'exteriorile ; les métaphores a l'oeuvre sont celles d'un ensemble (la socie- te) el d'é emenls (les individus) dont les liens sont plus ou moins élroits. l'integration insisierait sur a plus ou moins grande inti- mile eniretenue par l’indiviclu avec la sociele, la lluidite des rapporls qu'ils entretiennent ; l'insertion seroii la dynamique qui permet de remellre dans le corps social des individus exclus ou desallllies. Oue l'on accompagne, que l'on assiste, ou encore que l'on lacilile le processus, l'image est loncie- rement la meme : il y a deux lieux, et le travailleur social agil pour rapprocher l'un de lIaulre. Nous sommes dans une topique du rapport des indivi- dus au social, la dynamique de ce rapport se siiuant dans les passerelles entre les lieux. La notion d'employabilile me pcirait une bonne illustration de cetle topique dans l'imaginai- re promolionnel : selon que l'in- dividu est alcoolique, age de plus de cinquante ans, d'origi- ne maghrebine et de bon niveau scolaire, le curseur se placera dilléremmenl sur cetie échelle d'employabililé. On visualise donc quIil y a un che- min a parcourir pour l'insertion prolessionnelle, plus ou moins long selon les caracieristiques de l'individu. EELEX 6 Mix La notion d'inlegration en milieu ordinaire des travailleurs handicapes illuslre bien quant a elle l'imaginaire protecleur ; ici, il n'y a plus de curseur sur une echelle, qui induisait une conlinuiie du lien entre societe el individu. Le lien est disconti- nu : on nest pas employable ou on est employable. lIétrangete au social est irre- ductible, et ne peut élre lraitée que par des amenagemenls ou des apprivoisemenls. On peut réduire la distance entre indivi- du el sociele, on ne peut l’abo- lir. Pour l'imaginaire protecleur, le monde est carremenl hostile, el il taut en proleger les individus ; autant dire que l'insertion nIesl pas l'ob[ectil prioriiaire. ll sIagii pluiét de creer autour de l'indi- vidu une poclie d'isolement qui maintiendra la distance avec le monde, en reduisanl le plus possible les interactions entre individu el societe. l’élablissement (les loyers, les maisons d'enlanls. ..] est la rea- lisalion la plus évidenle issue de cel imaginaire‘. Cette conception a donne lieu a la creation d'associations protec- trices, menanl des actions de lobbying au nom de la vulne- rabilité de leur public doni elles deiendent les « iniéréls >> contre le reste du monde. Dans le discours promotionnel, le chemin est diiiicile qui mene
  3. 3. EN @@W§§ . ... ... ... ... ... .. . . Conduire une action recherche L'equipe de suivi des actions de lutte contre l'illettrisme de la Region Centre doit rendre compte de son activite oupres des com- monditoires. COPAS aide l’equipe o développer les outils de collecte de données, o organiser | 'inlormation, a mettre en lorme la presentation des résultots. Cette démorche de comprehension des dillérentes prestotions des structures permet de mettre en ploce un outil d'accompognement des actions plus pertinent, susceptible d'etre généralisé o lensemble du territoire. Terriforialisafion et démarche qualité Alin d'oméliorer le service rendu aux usogers, lo CAF de Saint-Quentin souhaiie réorganiser la territorialisation de son intervention. Ce projet ayont par ailleurs été retenu por la CNAF dans le cadre d'une " demarche qualité il a été demonde a COPAS d'oider l'or- gonisme (3 linoliser le projet de territoriolisation, en veillont o une articulation avec la démorche qualité. l'e><clu (3 l'insertion, mois celle- ci est tout (5 lo lois enviable et indispensable. Le curseur se déploce quasiment sans cli- quet, et | 'on peut lacilement reculer ou meme se perdre dans le dédale du processus d'inser- tion. Le moins qu'on puisse dire, c’est que cette place dans la socie- te se mérite, et nous sommes lo dans une logique de l'ellort et de la survie : il laut prendre sur soi, ou lutter contre soi, ou jouer des coudes, ou ruser, olin de vivre, car hors de la société, impossible de survivre. L'exc| usion seroii une jungle (cl. lo jungle de la rue pour les SDF, les jeunes errants, certains toxi- comones) et le processus d’in- sertion ramenerait a lo civilisa- tion. La promotion est a lo lois un droit et un devoir : tout homme a le droit d’etre inséré, et c'est donc le devoir de la société de les y oider, mots c’est aussi un devoir pour eux de s'insérer, et dans une telle conception, l'ex- clu ne peut que souhaiter étre inséré. Si l'exclusion a été de longue durée, le sujet peut avoir perdu le « code », et devient etranger ou monde qu’il a quitté ; celui- ci est alors une longue étrange- re qu’il laut decoder, approcher, opprivoiser ; l'ex- clu une sorte d'oventurier de l’orclte perdue, perdu dans un monde indillérent. Nous avons o une conception occidentelle de llexclusion : lo societe est dangereuse, et lois- se des blesses sur le bord de la route. ll y en a de plus en plus, et ils sont de plus en plus gravement blesses ; lo dillicul- te de l'intervention sociale oug- mente, et son cout egalement. Entre I’individu et la société, l'intervenant social Dons cette confrontation du mollieureux au monde sociol hostile, ou indillérent et neon- moins nécessaire et enviable, il y o en ellet un troisieme pro- togoniste : l'intervenant social. Le moins que l’on puisse dire, c'est que le discours promo- tionnel comme l'imaginoire pro- tecteur ont produit des intervenants ombivolents, o moins qu'o l’inverse ils ne soient eux-memes le révélateur d'un modele poradoxol : peu importe qui de la poule ou de l'oeul est le premier. Une gene ration de travailleurs sociaux est venue a ces métiers par méliance vis-o-vis de la socie- té, par relus de travailler << dans le systeme >> ; ceux-lo se retrou- vent bien dans l'imoginoire pro- tecieur : les exclus sont des victimes d'une societe impi- toyable, et il taut les proteger de so violence.
  4. 4. Notes 2 Ou le parent lOii le molheur de l'enlont , rnais nous sommes tou- jours ou coeur du " public- cible ' qui fair son propre molheur, ou besom en s'entredécl-n- rant. 3 Ou ne pro- iégor la societe que d'une rninorite, en tous cos dans une democra- lie. Quand on demonde a ces memes travailleurs sociaux de viser des objectils d'insertion sociale, ils sont portages : com- ment oeuvrer pour inserer dans une societe que l'on rejette soi- meme, ou dont on questionne lortement les voleurs 3 D’autont que nombre d'entre eux, ira- voillont en institution, ont vecu a l’abri de structures qui les tenaient eux-memes (5 l'ecart de la societe, et donc les en << pro- tégeaieni ». Prolessionnellement, ils n'ont souvent connu que le secteur social. Le monde — profession- nellement porlont — leur est inconnu au moins autant qu’il l'est aux « exclus >>. Comment, dans ces conditions, accompa- gner l'insertion des personnes 3 La clilliculte objective de la téche d'inseriion les conlorte dans la conviction que decide- ment la societe est impitoyable, qu'on leur demonde l'impos- sible, et que l'on heurte leurs convictions. Cette ambivalen- ce n'est certes pas etrangere ou malaise des intervenants sociaux. De son cote, la formation des travailleurs sociaux n'evolue que tres leniement, et reste lor- tement structuree par une conception psychologique de l'inadaptaiion sociale, qui pro- duit une approche individuelle de l'intervention sociale. Une conception psychologique : la personne laii son propre mal- EN Oi/ ES TIQN heur , sur land d'une societe hostile ou indillerente. ll loui donc l'oider a ne pas « en rojouter » dans son molheur 2. Une approche individuelle : les leviers utilises restent largement centres sur la personne concer- nee et son entourage le plus proche. Enlin, lo massilication des phe- nomenes d'exclusion vient inter- peller l’imaginaire protecleur comme le promotionnel : on ne peut proleger de lo societe qu'une minorite 3 , et l'interven- tion sociale etant lortement indi- viduelle, son cofit risque de devenir exorbitant. Lo societe devenant de plus en plus dure et exigeonte, les echecs de l'in- sertion mettent en question l'el- ficacite de l'intervention sociale et le discours promotionnel se heurte a la dure realite. D'ou un malaise general dans le ira- vail social, tous imaginaires conlondus. Quelle interaction entre public, environnement social et intervenant social ? ll nous semble qu'en lait les intervenants sociaux mettent en oeuvre des protiques d'un nou- veau genre qui sont les pre-
  5. 5. misses de | ’elaboration d’un nouvel imaginaire, ou en tous cos qui iemoignent d’une cer- tain decentrage par rapport a ces deux « modeles » ; voici les remoniements qui nous sem- blent les plus prometteurs. En finir avec la victimi- sation des publics L'intervention sociale reste encore structuree sur un mode- le medical, qui, de plus, est en train de se judiciariser : la conception « occidentelle » de l'exclusion, produit des blesses qui sont aussi des victimes. ll EN Qt/ 'Ef>7lOi’t est en effet troublant de voir les raffinements de differenciation que la handicapologie sociale a crées, et le nombre de moux divers et varies doni soulfrent les exclus. La liste en est decou- rageonte, - du ressort de l'al- coolisme, de la psychiatrie, de l’illettrisme, de l'origine etron- gere, de l'age, de l'hérédité familiale. .. la quand le toba- gisme 3) - et l'on tombe de Chorybde en Scylla a vouloir les traiter. Cela aboutit a se poser des objectifs dispropor- tionnes, et l'intervention est vouee a l'echec ; on est alors EN @@flfJlE§ . ... ... ... ... ... .. . . Développer les services cle proximité 6 I’é-chelle intercommunale Les communes de Pays de Valois (Oise) chercheni a mobiliser l'en- semble des acteurs autour du developpement des services de proximité . Pour donner un nouveou souffle aux clynamiques engogees, un colloque est organise, réunissant l'ensemble des acteurs concernes et notamment les elus et les responsables associatils. COPAS anime l'atelier " Aide a domicile — services aux particuliers '. S'appuyant sur une meilleure connoissonce muiuel- le, il s'agit de refléchir aux moyens de qualifier et mieux structurer l'oflre de services pour en permettre un developpement quantitatif adapté aux besoins. . ... ... ... ... ... ... . . . Un guide méthodologique c‘: destination des acteurs de terrain La Direction Nationale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse a fait appel a COPAS pour apporter son concours dans la production d'un guide traitant de la place des familles dans l'action educative sous man- dat judiciaire. tenté de demander plus de moyens, etc. Heureusement, il commence a etre admis moin- tenant qu’il est plus profitable de s’appuyer sur les potentiali- tes des personnes, de develop- per leurs capacites la ou elles existent, de valoriser leurs expe- riences, que cle tenter de soi- gner « toute lo misere du monde ». Mots il est encore plus troublant de voir a l'oeuvre le processus cle victimisation ; le sujet est un blesse, le blesse est une victi- me, et qui dit victime dit res- ponsable, sinon coupoble. Peu a peu, l'on constate un glisse- ment de la souffrance des per- sonnes - bien reelle — a leur victimisation. Ce processus n'est utile o personne, mais au contraire, enfonce le public dons ses difficultes, developpe une propension a la plainte chez les travailleurs sociaux, et signe la faillite structurelle de la collectivite, qui s'avere inca- pable d'éviter aux individus les moux dont ils souffrent. A la limite nous sommes tous des victimes de quelque chose, et du coup, pouvons tous pre- tendre a ce « statut », la vie étant en elle-meme traumatisan- te 4. Victimiser le public, c'est courir le risque de le structurer socia- lement autour de ses difficultes, de lui conferer une identité sociale autour de ses manques. Nate . 4 Cf un juge- meni de W97 qui a olloue une rente aux parents d'un enloni né triso- mique [l'hépilal leur ovait danne des resultats erra nes de l'omnro- centesel mais a refuse qu'e| |e soit versee directement é l'enfant cor ' le fait d‘etre en vie ne sauroit étre regorde comme un pre- judice sub» par l'enfont. ' in Revue Esprit Decembre 99 Quelle place pour les per- sonnes handi- copées 2
  6. 6. EN @ Q)lU'l~“§§ . ... ... ... ... ... .. . _ I. ’accés aux formations de base Les dispositifs de formation de base [dits aussi “ de lutte contre l’illettrisme "j sont souvent confrontes (3 la difficulte suivante : on sait que, sur le territoire considere, existe une importonte proportion de personnes qui maitrisent tres difficilement la lecture et l’ecriture. Pourtant, quand on met en place les forma- tions necessaires, elles ant du mol 6: trouver leur public. C’est notamment le cos dans le departement de Seine & Marne, malgre la mise en place d’im- portants moyens de formation au reperage (des travailleurs sociaux, des agents d'accueil, etc. ) et des prestations de bilan preparatoires o l'en- trée en formation. Nous allons tenter de mieux camprendre ce proble- me, a partir d'une enquete aupres du public lui-meme, et d'une reflexion avec tous les acteurs du dispositif departemental. Limiter le terrain de l'in- tervention sociale, mais diversifier les leviers Paral element, il est nécessaire de limiter les objectifs de l'in- tervention : le social n’est pas la societe, ne s'etend pas o la vie tout entiere. L'objectif d’in- tervention doit etre plus etroit, et l'exemple de l'intervention en milieu ouvert choisi dans son article par Jean-Bernard Dumortier (l'intervention se poursuit car l'educotion propo- see par le dispositif est toujours « meilleure » que celle que la famille d'origine dispensera jamais) pourrait etre etendu a bien d'autres interventions sociales sans fin, car sans but raisonnable et limite. Les per- sonnes sont toujours vulne- rables, marquees par leur passe, qu'elles soient anciens chémeurs, onciennes prosti- tuees, anciens jeunes de ban- lieue, anciens enfants maltroites ou anciens olcooliques. Parfois, les objectifs semblent plus ressortir du << faire en sorte que ca n'ait jamais existe » que de l'ame ioration de la situa- tion des gens. A l’inverse des objectifs qui doi- vent etre limites, les leviers et les methodes pourraient se diversifier, et l’on sait combien le cloisonnement des disposi- tifs a été néfaste au traitement des situations. En effet, les pro- blemotiques des personnes ne répondent pas aux classifica- iions, et surtout, les leviers qui déclencherant telle ameliora- tion dans la situation de la per- sonne sont éminemment variables, et pas forcement liees o l'aspect le plus manifes- te de leurs difficultes. On s'apercoit alors que c'est moins un ban diagnostic — infaisable —, que des tenta- tives, des essais, bref de l'ac- tion, qui permet peu a peu (3 la personne d’ameliorer so situa- tion. lnciter les intervenants sociaux a mobiliser d’autres dispositifs que ceux auxquels ils sont rattachés, a activer des reseaux differents afin de favo- riser des opportunites plus riches pour le public, devient de plus en plus nécessaire. Prendre en compte Ia complexité des interactions La trop grande hegemonie de lo psychologie dans les forma- tions, rencontrant l'hypothese de l'accident et du traumatisme qui s'en est suivi, produit une lecture des situations des per- sonnes, qui insiste logiquement sur l'histoire, l'origine, le passe, |'avant et l’apres de l'acci- dent. .. La tension entre les mode es protecieur et promo- tionnel envoie un message paradoxal aux personnes « vous etes le produit de ce que d’autres ont fait de vous, et vous n'y etes pour rien » et
  7. 7. « maintenant, a vous de jouer, et seulement (5 vous », avec un fantasme d'eternel recommen- cement et cle revision du passe, evidemment impossibles. Les echecs de l'insertion sont ren- voyés c‘: des causes resiclant dans l'histoire des personnes, qui « mettent en echec » les ten- tatives d'insertion : les victimes, en plus, ouraient des compar- tements mosochistes. ll ne s'agit evidemment pas ici de nier la souffrance des per- sonnes, mais de questionner l'omnipresence d'une appro- che strictement psychologique de l'exclusion et de l'insertion. Celle-ci fait porter o l'individu le poids de son echec, tout en oberant largement l'avenir en le faisant dependre trap uni- quement de l'histoire du sujet. Pourquoi les sujets/ objets de l'action sociale ont-ils tant de passe et si peu d'ovenir 3 étendre les interventions collectives Les intervenants sociaux peu- vent envisager aujourd’hui de completer leurs interventions « personnalisees » par des actions collectives, et les exemples se multiplient dans les secteurs les plus varies, meme si de nombreux obstacles insti- tutionnels et personnels limitent les meilleures volontes. Ainsi, un intervenant dans le cadre des tutelles aux prestations sociales qui decouvre que plu- EN QUESTION sieurs familles concernees habi- tent le meme immeuble peut envisager une action en parte- nariat avec d'autres services pour ogir sur l'ensemble des familles, et fociliter des solida- rites entre elles, et ce molgré un mandat personnalisé au deport. L'incitation des publics (1 se regrouper, dans le cadre des conseils d'etab| issement par exemple, et a faire entendre une voix plus collective, oblige également les travailleurs sociaux o modifier leur approche des personnes. Penser clifféremment l’interaction suiet/ envi- ronnement La societe n’est pas un monde ferme, un « grand etablisse- ment » qui entourerait le sujet, avec plus ou moins de passe- relles ; le social habite le sujet, structure l'individu, la societe n’est pas extérieure o | ’indivi- du, mais elle l’occupe. ll parait donc plus operont de considerer le social comme une energie, une dynamique, plu- tot que comme un « ensemble » dont les sujets seraient des par- ties. La nouvelle place d'acteur et de << citoyen » reconnue de plus en plus fortement au public concerne par l'intervention sociale, decentre celui-ci de so place cl’ « objet » de l'interven- tion ; s'il en reste la cible, il ne s'y reduit plus. A ce titre, l'intervention sociale a davantage besoin d'une phi- losophie de l'action que d'ou- tils de diagnostic. Et le chantier que Jean-Bernard Dumortier appelle de ses voeux consiste moins en la construction d'un compromis entre deux imagi- naires qu'en l'adoption d'un regard neuf sur les situations des sujets. Mireille Berbesson ) Publication : La Direction cle / 'Action Sociale du / Vlinistere de / 'Emploi et cle / a Sofidorité vient de pub/ ier dans la Collection « jeunes », le « guide méthodo/ ogique de / a démarche cle diagnostic portage sur / 'errance et / a grande margina/ ité a'es jeunes » que nous avons realise suite aux travaux menés par trois cabinets dans I4 deportements.
  8. 8. Zitcconnpeigrnerr flat jaofii-igtue marnicijoale ole prevention ole Ila ofellirnejiuarmce Grande Synthe est une commune d'un peu moins de 25 OOO habi- tants dans lagglomeration de Dunkerque. Camme beaucoup d'autres secteurs tres urbanises elle est confrontee a des prob inquance et 61 la montee de l'expression par ses habitants de de emes d'un sentiment dinsecurite. Depuis 19% elle a pris de nouvelles orientations pour agir dans ces domaines et s'est dotee d'un coor- dinateur de la prevention de la de inquance sans pour autant mettre en place de CCPD l tel qulon peut en trouver dans d'autres communes. Elle s'inscrit neanmoins fortement dans le Conseil d'Agglomeration de Prevention de la Delinquance et a, en outre, signe en lQQ8 un Contrat Local de Sécurité avec l'Etat. C'est dans ce coniexte de mise en oeuvre des nouvelles orienta- tions que nous accompagnons la ville en travaillant avec ses tech- niciens a tous niveaux, mais aussi avec les elus. les choix de la commune Pour lensemble de son action, l'equipe municipale a pose des choix ambitieux notamment dans les modes de relation qu'elle cherche a entreienir avec l'en- semble des citoyens. On reirou- ve bien evidemment ces caracteristiques dans le domai- ne de la prevention de la delin- quance comme pour l'ensemble de ses domaines d'intervention. ll n’est pas ici de notre propos d’en faire une presentation compete ; nous en evoquerons trois aspects qui ont été essentiels o prendre en compte dans le travail qui a été mene. - La participation des habitants : Grande Synthe a une « culture- participative >> deja oncienne et parfaitement integree par ban nombre d'habitants ; les reunions publiques et les lieux de debats ne manquent pas, des oteliers ouverts o la population ont été mis en place dans des domaines aussi divers et importants que l'ur- banisme ou la securite par exemple. - L'accessibi ite et la proximité des elus : les elus de la ville sont fre- quemment en contact direct avec les habitants et chocun peut sus- citer une rencontre collective avec le moire et/ ou des membres de l'equipe municipale pour dialo- guer, exprimer des attentes, avoir des informations sur l'action menee et les projets, etc. - Transversolite et articulation : aucun axe de l'action municipa- le n’est a considerer isolement et il est primordial de chercher a creer des synergies entre les inter- ventions des differents services pour renforcer les effets des actions menees. Concretement cela se traduit par de nombreuses reunions de concertatian multi- formes et (3 tous niveaux, integrant o la fois les personnels munici- poux et les autres institutions et acteurs presents sur la ville. Des axes prioritaires en matiére de prevention En W96, la prevention de la delinquance a été affichee par le moire de la ville comme une orien- tation prioritaire, qu’il a comple- tee en P998 par la sécurite, dans le cadre de la preparation du CLS 2. S'oppuyant sur les obser- vations et les analyses des situa- tions sur le terrain, il a decline ces orientations en quatre axes essen- tiels : - Le travail autour de la taxicomanie - Les relations adultes-jeunes - La lutte contre la maltraitance - La communication Autour de chocun de ces axes, une commission réunissant les elus, les services de la ville et d'autres organismes et institutions concernes assure une fonction de veille en suivant les evolutions de la situation ou regard des pro- blemes qui lo cancerne plus direc- tement, en se tenant informee de toutes les actions menées dans Ce domaine, quel qu'en soit l'initia- teur ou loperateur, en veillont a ce que cellesci ne soient ni contra- dictoires ni redondantes ou « cancurrentes », et en reflechis- sant a de nouvelles pistes d'ac- tions qui lui apparaiiraient
  9. 9. /N fEP. /EN WON . /EN C@Ul-Re . ... ... ... ... .. . .Initiation 6 une méthodologie partagée Capos anime une formation de trois jours, au CNFPT du Nord Pas de Calais, o portir d’une experience italienne : " l'Observatoire de la Jeunesse de Turin " et de son adaptation au coniexte francais. Cinq com- munes en France oni mis en oeuvre lo demarche et deux l'ont inscrite dans la continuité. Sur ces sites lo methodologie a permis de renforcer le partena- riot local au travers la construction d'une image commune des risques et res- sources du territoire. . ... ... ... ... .. . . Définir un proiet d’étab| issement l'equipe de direction d'un etablissement constitue de plusieurs services 6: destination des personnes handicapees a fait oppel 6 COPAS pour un travail de definition de son projet d'etablissement. pertinentes. Pour travailler o leur traduction operationnelle sur le ter- rain, la commission peut se consti- tuer en groupes de travail. Par exemple, au sein de la com- mission Communication un grou- pe se penche plus particu sur la communication « officielle » au travers des journaux municipaux et du journal du CLS, un autre trai- te plus particulierement des actions o mener pour omeliorer la commu- nication << de proximite » sur ces ierement questions. Le dispositif de prevention Conformement a son souci de transversalite eta so volonte d'etre ou plus pres du terrain, la ville a confie aux personnels municipaux implantes sur les quartiers - agents de developpement, onimateurs, agents locaux de mediation sociale — ainsi qu‘aux educateurs de prevention specialises appar- tenant a une association avec laquelle la ville a passe conven- tion, lo mission de se constituer en « groupes-prevention ». Charges d'un diagnostic appro- fondi sur leur quartier, ils ont ensui- te (3 travailler ensemble les repanses o apporter aux pro- bemes, o lo fois - en renforcant « lo dimension pre ventive » de l'action que chocun mene déjo, - en ameliorant les synergies entre eux, - en mettant en place de nouvelles actions pour trailer de problemes particulierement sensibles sur le secteur (le groupe-prevention peut alors s'appuyer sur les groupes de travail évoques plus hautl, - en interpellont et sollicitant les autres acteurs (municipaux ou non] intervenant sur le terrain. Cette cooperation sur le terrain ne peut valablement se mettre en place si les responsobles hierar- chiques ne sont pas eux aussi impliques dans cette recherche d'articulation et de synergies dans un objectif de prevention de la delinquance. lls se sont donc constitues en comité tech- nique et suivent les trovaux des groupes-prevention, volident les choix d'action et si necessaire veillent o resouclre les difficultes organisationnelles et techniques qui mettraient en peril les actions concertees sur le terrain. Le coorclinateur quant a ui veille o faire le lien entre les groupes-prevention pour que les questions soient prises en compte de focon globale a l'echelle de la ville et pas seulement a une dimension de quortier. If a une vue d'ensemble des trovaux menes sur les differents axes, il sollicite les partenaires exterieurs o la ville dont il recherche la contri- bution o a politique menee, il alerte les directeurs et les elus sur les aspects qui lui paraissent signi- ficatifs d'une evolution du << cli- mat » et de la situation sur la ville pour reorienter l'action si neces- saire. ll veille o l'orticulation etroi- te avec les orientations et actions definies dans le cadre du CLS, et
  10. 10. l0 pour ce faire travaille etroitement avec la personne chargee de la mise en oeuvre de ce contrat. « Installer » le dispositif Un certain nombre de derives guette un tel dispositif base sur la transversalite et une large concer- tatian a tous les niveaux : multi- plicité des reunions dont on ne maitrise pas tres bien l'objet, risque de redondance, difficulte a prendre des decisions claires, manque de lisibilite pour les pro fessionnels impliques comme pour les partenaires. If a donc ete neces- saire d‘etre particulierement vigilant o ces risques en etant attentif au fonctionnement de l'ensemble : - Definir le plus clairement pos- sible, l'objet, la competence et la composition optimale de toutes les instances et tous les groupes inscrits dans le dispositif - Veiller a la circulation de | ’infor- motion entre les différentes com- missions, groupes thematiques et groupes plus operationnels comme entre les differents niveaux hierarchiques - A quelque niveau que ce soit, s'attacher a animer les rencontres pour que les debats soient reelle ment productifs - Systematiquement produire une trace ecrite des conclusions dune rencontre eta plus forte raison des decisions prises. Faciliter et fluidifier les coopérations En outre, meme si le choix de la transversalite s'inscrit dans la cul- lllTEPVElt'TlON Publication : Les fonds de soutien aux initiatives proposent aux habitants des quartiers, un fonds destine au financement de leurs projets, gere avec une grande souplesse, oinsi qu'un accompagnement pour les alder ct réaliser ces actions. Depuis 7993, la Fandation de France contribue a leur reconnaissance eta leur developpement, dans le cadre de son programme / nitiatives et Citoyenneté. Au moment or) la politique de la ville encourage la creation de Fonds de Participation des Habitants, la Fandation de France souhaite portager son experience avec les communes, les pro- fessionnels de la politique de la ville, /es associations, les habi- tants, Cet ouvrage, dont COPAS a réa/ isé la coordination, décrit leurs modalités de creation, analyse leurs effets, et propose ensui- te une reflexion sur / importance et les limiles de la contribution des Fonds de Participation Habitants au renouveau du débat democratique local. << L'appor/ des fonds de soulien a l'initiative » Collection Reflexion - Fandation de France ture presente de longue date a Grande Synthe, les coopérations ne sont pas faciles a mettre en oeuvre sur des questions aussi dif- ficiles et delicates que la preven- tion de la delinquance. Rattaches o differents services ou directions municipales, voire a des orga- nismes exterieurs o la ville, tous les professionnels ont des modali- tes de travail, des cadres de refe rence et des contraintes organisationnelles differents. Meme s’ils se connaissent pour se rencontrer frequemment sur le terrain, prendre en charge ensemble la prevention de lo delinquance n’allait pas de soi. If a follu organiser des temps de ren- contre reguliers, aborder les ques- tions de fond sur les voleurs que chocun defend, questionner les cultures professionnelles, faire tomber les a priori, clarifier les missions respectives, pour arriver o se donner des methodes de travail en commun. Les groupes-prevention notam- ment ont <5 portager leur connais- sance du terrain, analyser les situations rencontrees, apprécier ce qui necessite une vigilance par- ticuliere, definir des objectifs com- muns et enfin decider des modes d’action les mieux adaptés. ll ne s'agit pas necessairement de mener de nouveoux projets, mais le plus souvent de chercher o coordonner et articuler dans le temps des actions entrant dans
  11. 11. les competences plus speciliques cles uns ou des autres. Que ce soit séparement avec chaque groupe dans son quartier , ou au cours de plusieurs iournees ou ils etaient tous reunis, nous avons tra- vai e avec eux er partir des situa- tions concretes qu’ils rencontrent sur le terrain. A plusieurs reprises, autour de pro blemes particulierement sensibles et complexes, nous avons en outre anime la rel exion associant les groupes—prévention avec d'autres services concernes et iusque-la peu impliques dans les dynamiques de prevention. Ce meme type de demarche a aussi pu etre mene a plusieurs reprises avec le comité technique ou cer- tains groupes de travail. l'ensemble de ces trovaux a per mis de progressivement reperer les dillicultes de lonctionnement du dispositil et de decider de réaiustements par rapport au pro iet initialement concu. Ces reaiusr tements ont chaque lois été dans un souci de simplilier et « lluidi- lier » les relations et interactions en évitant le piege toujours pre- sent de mettre en place une nou- velle instance ou un nouveau groupe de travail chaque lots qu'un prob eme nouveou se pre- sente. Truvailler Ia communica- tion Si les questions comme celle de la taxicomanie, de la maltraitan- ce ou des relations adultes-jeunes etaient deia lortement prises en compte, la communication autour des questions de prevention de la de n'avait iusque-ld pas lait l'ob]et inquance et de securite d'une reflexion particuliere. Nous avons donc porte notre attention sur ce theme et plus clirectement apporte notre contribution a la mise en place de cette quatrieme commission, au reperage des problemes a traiter et a la defini- tion — voire meme a la mise en place — d'actions autour de cette question. Meme si la communication ne contribue pas en elle-meme a diminuer les actes de délinquan~ ce, elle doit permettre de ne pas laisser enller exagerement un sen- timent d'insecurite base sur des appreciations lausses de la reali- te. ll slagit a la tois d'inlormer de la situation sans masquer les pro blemes mais sans non plus laisser libre cours a la dramatisation et aux rumeurs, et de faire connaitre les actions menees. Ce travail est mené en lien etroit avec le secrétaire general. Plusieurs axes ont été retenus : ~ La communication des elus avec la population qu’il s'agisse de la communication et l'inlormation << descendante » et << ollicielle >> au travers de supports ecrits, ou la communication de proximité lors de rencontres inlormelles ou ll
  12. 12. 12 de reunions avec les habitants. Outre un travail en lien etroit avec le service communication de la ville, nous avons anime deux semi- naires pour travailler avec les elus a la lois sur le Fond et sur la lorme. - La sensibilisation des agents municipaux de proximite aux enieux de la communication par rapport au sentiment d'insecurite qu'expriment les habitants. — La necessite de faire connaitre l'action menee par la ville en matiere de prevention aupres de l'ensemble des services munici- paux . — La necessite d’étre (‘J l'écoute des agents de terrain, notamment lors- qu'ils ont été victimes d'incivilités ou d'agressions et de les soutenir comme de chercher (3 les aider a mieux gerer ces situations dilliciles. Extériorité et proximité de l'intervenant Intervention « au long cours », c’est bien un travail d’accompagne- ment que nous menons dans ce coniexte. Loin d'une etude qui nous aurait permis de degager quelq ues preconisations dont nous aurions ensuite laisse la responso- bilite a ceux qui « restent » sur le terrain, nous sommes nécessaire- ment concernes par sa mise en oeuvre. ll ne nous revient pas de « laire en direct » mais bien d'ai- der er progressivement construire un dispositil satislaisant, qui repond aux besoins et que tous peuvent s’approprier. Cela neces- site d'etre a l’ecoute des dillerents acteurs impliques, d'analyser les IN TE}? VE N HON / EN C@lifliE§ . ... ... ... ... ... ... . . . Faire évoluer les pratiques pour s’adapI'er aux évolutions des publics Compte tenu des evolutions du coniexte économique et social, en particulier sur son secteur géographique, le Service d’Accompagnement en Milieu Ouvert d’une l'APE| se trouve conlronté (‘J une evolution lorte des publics qu’il accom- pagne et des situations que les professionnels am <3 traiter. De ce fait, il s'interroge sur les ajustements nécessaires 6: son action. En nous appuyant sur l'analyse des situations rencontrées et des pratiques profession- nelles, nous aidons l'equipe a mieux comprendre les décalages qu’elle constate. Sur la base cle cette analyse partogée, nous cherchons a definir des modes d’intervention mieux aiustes er ces changements. dillicultes au lur et a mesure qu'elles se presentent, d'en com- prendre les enieux pour delinir des réaiustements ou de nou- veaux axes de travail. Les ren- contres lréquentes permettent progressivement d'etre au plus pres des réalites specifiques, de bien connaitre les personnes et les services et d’apporter des ele- ments qui ne soient pas trop deca- les. Meme lorsque nous allons plus avant dans l'operationnali- sation — comme ici sur l'axe com- munication — nous veillons a ce que rapidement, les renes soient prises par les services concernes. Mais en meme temps il est indis- pensable de garder une certaine exteriorite pour pouvoir continuer (3 interroger les choix et les pra- tiques, remettre en question ce qui sur le terrain apparait comme evi- dent et proposer des ouvertures la ou les situations paraissent blo quees. Meme si nous passons successivement d’un « chantier 1' <31 l'autre, voire meme en menons plusieurs de lront, chaque nouvel- le composante de notre interven- tion est negociee et delinie le plus clairement possible. Si, interve- nant de lacon suivie dans ce domaine, nous nous sentons tres concernes par la mise en oeuvre de la politique de prevention, nous ne pouvons etre acteurs a part entiere du dispositif mis en place. Veronique Persuy
  13. 13. BONNFS PAGES Enieux des formations cle base en Guyane. .. et ailleurs Nous avons realise une etude sur les enjeux civiques de tarma- tions de base en Guyane. C'est un terrain pour le moins tres parti- culier que ce departement lrancais iso e en Amerique du Sud et soumis depuis quelques annees (‘J des bouleversements demogra- phiques, sociaux et economiques considerables. On aurait donc pu imaginer qu’il soit un document pour les Guyanais et rien que pour eux. Pourtant, nous avons rapidement acquis la conviction que les themes de rel exion que nous avons ete amenes a degager sur ce terrain ont une portée plus vaste. Grérce (5 sa situation tres speci- lique, et d'une certaine maniere aberrante, la Guyane nous tend une sorte de miroir grossissant qui peut nous aider G voir et a com- prendre des enieux qui existent aussi chez nous, et qui n'ont pas moins d'importance, mais qui sont plus discrets, donc plus laciles er meconnaitre. C'est vrai de beaucoup d'aspects de la vie socia- le, et notamment de tout ce qui concerne la citoyennete, les appren- tissages de base et la relation entre les deux. Le but du chapitre dont nous extra- La formation comme yons ces pages est de mettre en bouche-trou evidence les plus importants de ces enieux, en laisant c‘: chaque lois le lien entre une thematique generale, valable partout et notamment dans l'ensemble du territoire lrancais, et les lormes particulieres sous lesquelles elle se manileste sur le territoire guya- Notre vision de la lormation est encore souvent dominee par une vision transmissive du processus en ieu : apprendre, ce serait laire advenir du savoir la 00 il man- quait auparavant (dans le cer- veau de l'apprenant), en le nais. Nous avons repris ici seule ment un des themes abordes. Figurent egalement dans le rap- port complet des rellexions sur la signilication du mot « illettrisme >>, sur ’interculturalite, sur la citoyen- nete, la relation aux langues, les enieux collectils de la Formation, la prise en compte de la vie socia- le inlormelle ou la dimension lami- liale. prélevant ailleurs (dans le cerveau du lormateur). C'est ce qu'on a nomme parlois l une conception bancaire de la lormation : l'op- prentissage serait comme un vire mentd'un compte bien tourni a un autre, debiteur. Le seul enieu residerait dans ce remplacement d'un vide (ou d'une erreurl par le savoir vrai ou approprie. ll en va notamment ainsi pour les savoirs dits de base, notamment linguis- tiques : quelqu’un qui ne savait pas (parler Francois, lire, ecrire, compterl va maintenant savoir : une incapacité est remplace par une competence. Formation, identité el conflit Mais ce n’est pas si simple. .. 1/ Acquerir des savoirs nouveoux, c'est aussi devenir quelqu'un d'autre, c'est changer d'identité. D'une part par un etlet direct du savoir nouveau, qui peut m'ame ner (‘J penser, ogir, sentir autre- ment, eta etre percu dilleremment par moi-meme et par les autres. Mais aussi et surtout parce que changer de savoir c'est changer dappartenance : passer du grou- pe de ceux qui ne savent pas (qui savent autrement) au groupe de ceux qui savent, par exemple du groupe de ceux qui ne lisent pas au groupe de ceux qui lisent, etc. 1/ Notre identité personnelle se londe ainsi sur notre appartenan- ce C‘: des identites collectives, :5 des groupes, pratiques ou sym- boliques. Mais les groupes ne se deiinissent pas independamment les uns des autres, mais par difie renciation vis-a-vis des autres groupes : etre « ceci », c'est sou- vent surtout ne pas etre << cela », voire etre le contraire de « cela ». Et cette dillerenciation est souvent vecue sur le mode du cont/ it : changer de savoirs, c'est donc aussi changer de camp, avec les resonances et les reactions que 13 Note l [expression est cle Paulo Freire
  14. 14. 14 Notes ’ 2 jean-Claude Kaullmann r la Home can/ uga / e, Analyse du couple par son tinge » Nathan EN . ... ... ... ... ... .. Etudier | ’encadrement dans le secteur social La Direction Generale de l’Action Sociale a conFie (‘J COPAS une etude sur l'encadrement dans le secteur social, qui sera menee (‘J partir des tra- voux deie realises et d'une investigation sur site . Elle cherchera (J produire un reperage sullisarnment precis et exhaustiF des conditions d’exercice et de Formation des cadres. . ... ... ... ... ... .. Pour un diagnostic paltagé des problemes d’errance La DDASS de Maine et Loire et le CCAS d'Angers ont Fait oppel a COPAS pour mener une demarche de diagnostic portage sur les problemes d'errance au centre ville et aider (J la delinition d'une politique institutionnelle coherente. cela peut susciter, notamment en termes de Fidelite/ trahison. V Enlin, les rapports entre les groupes sociaux sont non seule- ment souvent conllictuels, mais ils sont souvent marques par une relation de domination, c'est-a- dire qu'un des deux groupes benelicie d'une position systema- tiquement plus Favorable dans les rapports de pouvoir et dans les comparaisons sociales (il est percu comme « mieux » que l'autre). Si la detention d'un savoir donne est associee (J la diFFeren- ce entre deux groupes en relation cle domination, se situer visa-vis de ce savoir (la rechercher ou le reieter) sera une maniere de se situer vis-a‘-vis de la domination ellememe. Pour les dominés, ce sera souvent une experience tres ambivalente, puisque acquerir le savoir des dominants, c'est a la Fois légitimer la domination [puisque ie reconnais la valeur de ce que possedent les daminants] et remettre en cause la barriere qui separe les deux groupes (puisque ie veux m'appraprier cette valeur dont i'etais aupara- vant exclu). Un exemple lllustrons ces idees par un exemple, volontairement tres elat- gne de ce qui nous interessera principalement ici, mais dont l'im- portance n’echappera a person- ne : apprendre a repasser, pour un homme 2 . D’un point de vue simplement « boncaire >>, la ques- tion parait simple : il ne savait pas, il va apprendre, plus ou moins Facilement (an dira peut- etre qu’il est plus ou moins << doue ») et ensuite il saura. Mais ce savoir est considere, dans la culture specilique qui est la nétre, comme associe (‘J l'identite Femi- nine. Apprendre (‘J repasser, pour cet homme, ce sera donc remettre en cause une partie de son iden- tite masculine [il peut le souhaiter, mais ca ne veut pas dire que ce sera simple pour autant). De plus, la Femme qui est peut-etre (‘J ses cétes delinit, elle, so propre iden- tite de Femme par opposition (‘J la masculinite : il est donc possible qu’elle vive cet apprentissage comme une remise en question d'un aspect de la relation de complementarite entre eux deux. Enlin, comme les rapports hommes / Femmes sont aussi des rapports de domination, le Fait d'apprendre (‘J repasser, pour un homme, represente aussi une prise de position quanta l’evolu- tion de ce rapport (par exemple, ici, dans un sens « antisexiste »). Ces enjeux sont presents dans pratiquement tous les apprentis- sages, mais il va de soi qu'ils seront particulierement viFs autour des competences communica- tionnelles de base, et autour des questions de citoyennete. l. e Ioboratoire guyanais En Guyane, toutes ces questions sont particulierement vives, en rai- son de la situation et de l'histoire
  15. 15. tres particu iere clu pays, et en par- ticulier de so composition extre- mement << me angee >> 1 presence de nombreux etrangers ou jeunes d'origine etrangere (Caribeens, Surinamiens, Bresiliens, Asiati- ques, principalement) ; presence, au sein de la population native, de groupes culturels tres diFFerents, tels que les Creoles, les Amerindiens ou les Bushinenge ; presence, enfin, de Metropoli- tains et d'Antillois, iuridiquement Francois mais « etrangers » au ter- ritoire. .. Lo question de l'identite se pose ainsi de maniere complexe : V L'identite guyanaise est en construction. Elle o longtemps ete assimi ee (‘J l'identite creo e, et elle tente au[ourd'hui d'y integrer les multip es autres cultures de la societe guyanaise, Mais le stotut de departement Francois, et la presence massive des institutions correspondantes, pose de diffi- ciles questions d'articulation. V L'identite des communautes est tres difficile d apprehender : par exemple, le groupe des « Creoles » est tres heterogene ; ou encore, les Bushinenge, qui peuvent indiFFeremment etre nes en Guyane ou ou Surinam, se repartissent entre plusieurs groupes. La communoute amerin- dienne est elle aussi divisee en plusieurs communautes, trois ins- to ees sur le littoral, trois o l'inte- rieur, le tout debordant les Frontieres guyanaises. V L'identite politique des indivi- dus est elle-meme complexe : la question renvoie (‘J des apporte nances multiples, selon qu'on Fait reference 6: son origine, (‘J son parcours migratoire, (‘J so notio- nalite, (‘J son proiet, personnel ou Familial. Les parcours migrotoires des personnes leur ont permis de croiser d'autres communautes, de lier leur destin, de s'entremeler ; des choix ont pu etre operes, qui montrent que ces appartenances ne sont pas toujours subies mais aussi construites strategiquement. L'identite guyanaise en construc- tion accueille ces diverses appar- tenances. La maitrise du modele Francois pourra-telle permettre de tronscender ces diverses apparte nonces sans les effacer ou les nier 3 D’outre port, les differences tres manifestes entre les communau- tes en presence, et les diFFicu tes sociales tres vives qui se rencon- trent lo comme ailleurs, donnent porfois aux relations entre groupes une dimension conflic- tuelle particulierement sensible (meme si elles ne debouchent que tres rarement sur des aFFronte- mentsl. Enlin l'histoire de la colonisation, d'une part, et des migrations recentes, d'outre port, ont laisse leur marque sur les relations de domination, qui opposent non seulement les plus riches aux plus pauvres, comme partaut ailleurs, mais aussi, parFois, les groupes ethniques ou culturels. Dons de telles conditions, il semble clair que vouloir apprendre le Francois ou l’ecritu- re va prendre, pour tous les acteurs, un sens qui va bien ou- dela d'une simple question d'oc- quisition de competences manquantes. Claude Coquelle Mireille Berbesson 15
  16. 16. Veronique PERSUY O3 20 so 41 O2 veronique. persuy@online. Fr Laurent BARBE O1 56 O2 62 74 ltbarbe@anline, Fr Emmanuel SION O3 20 77 O5 47 e. sion@online. fr Gilles RIVET 01 so 12 71 52 gil| es. rivet@online. Fr Mireille BERBESSON Ol ()4 94 83 37 mireille. berbesson@online. Fr Claude COQUELLE O3 28 3o 84 (S4 claude. coquelle@online. Fr Jean-Bemard DUMORIIER 03 28 36 20 87 ib. dumortier@online. Fr Philippe CORMONT Ol 42 47 84 78 philippe. cormont@online. Fr COPAS o etabli avec Annie Bocquet des modalites de collaboration reguliére. Elle apporte oinsi so contribution (5: un certain nombre de nos interventions et porticipe 61 nos trovaux. Nous inteivenons en conseil stialegique, recherche et developpement, conduite de projets, audit et evaluation, Formation et developpement cles ressources l7Ul710lI1(, ‘$. .. Nos partis pris : une collaboration etroite avec nos clients la souci d'une opeiotionnolité immediate, des interventions sur mesure. COPAS est une societe cooperative do conscil, speciali- see clans / e (Jlomoine des politiques sociales, cieee en 1983, 8 consultants. Quelques references Ministére de l’emploi et des affaires sociales : Aide au diagnostic portage sur l'errance des ieunes — Fédération des Centres d'insertion : Accompagnement de demarches experimentales d'insertion pour les ieunes — Département du Val d'Oise 2 Elaboration du schema departemental du handicap - GPLI/ Conseil Régional et DRTEFP Basse Normandie 2 Expertise du dispositif regional de lutte contre l’illettrisme - Union Régionale des PACT Nord Pas cle Calais 2 Proiet strategique d'organisation — DRPJJ Centre Limousin Poitou Charentes : Reflexion regionale sur les mesures iudiciaires de milieu ouvert - APF Meaux 2 Elaboration du proiet de service - Secours Catholique 2 Animation d'un séminaire national des cadres - Conseil Régional Nord Pas de Calais : Mise en place de comites d'usagers de la Formation professionnelle - FNARS 2 Etude sur les pratiques d'insertion par léconomique et elabora- tion d’un outil d'auto-diagnostic - Conseil Régional lle de France : Action recherche pour le développement de l’in- dividualisation dans les Plateiormes de Formation pour les jeunes - Petits Freres des Pctuvres : Evaluation des seiours de vacances - Promolaf lle de France : Actions prioritaires regionales sur le proiet d'etablissement et le proiet indivi- dualise — Fandation de France : colloque " Vieillissement - CCAS Tourcoing : Evaluation et reorientation des politiques gerontologiques - DRTEFP de Corse 2 Animation du reseau des missions locales et constitution d'un observatoire - Conseil Général Seine et Marne : Diagnostic et orientation strategique des mesures de milieu ouvert - APEl Lille : Mise en place du reseau territorial d'intervention - Conseil Régional Midi Pyrénées : Aide methodologique au proiet d'etab| isse- ments des CFA - Ville de Valenciennes 2 Aide au diagnos- tic des quartiers - Conseil Général du Val d’Oise: colloque " Image et lien social " - DRTEFP Norcl Pas de Calais : recherche-action sur la citoyennete en Formation - des personnes handicapees " Secretariat ' Guylaine PRE O3 20 57 89 25 ‘» , _ guyloine. pre@online. Fr Secretariat O3 20 57 89 25 ma. l:>acquet@online. Fr Marie-Ange BACQUET opas’ tel: 03 20 57 89 25 Fax: 03 20 57 89 22 5 rue Monnoyer 59 800 LILLE changemenl d'adresse, (3 compter du 1/12/2000 2 bis, rue des Jardii 59 800 LILLE et nouveaux E-Mail iSSN. 1254 8758

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