Journal COPAS n°26

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=> Les loups dans la bergerie
Moderniser les organisations, moderniser l'encadrement

1/Une légion de poupées russes
2/ La pauvreté des organisations identitaires
3/ Quel management pour des organisations plus différenciées?

=> Un groupe d'amélioration des services publics
Rapprocher les services publics des usagers

1/ La fonction d'accueil
2/ La fonction de service
3/ La fonction de coordination
4/ Les conditions du fonctionnement
5/ Les effets : les productions
6/ Les effets induits

=> Formation à distance
Utiliser les NTIC pour la formation à distance: une ouverture pour désenclaver les zones rurales

1/ Mieux toucher les publics en zone rurale: principes et outils
2/ Les avancées concrètes apportées par l'expérimentation
3/ Les difficultés rencontrées
4/ Les quelques réflexions sur les conditions de transférabilité de l'expérimentation FOAD
5/ En conclusion

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Journal COPAS n°26

  1. 1. Opasb Ị Colìseìl en PI`atiqUeS eĩ Alìalyses Sociales Les lOupS dans la bergeríe pơge 2 pơge B poge ì 2 EN QUESTION Les loups dons lu bergeríe Moderníser Ỉes orgơnísơtíons, moderníser l'encơđremen† /NTERVENTION Un groupe d'0mélìorctì0n des servíces publìcs Rơpprocher Íes services pubíìcs des Usơgers BONNE5 PAGES Formctíon Ò dístunce UfíÍí$er Ỉes NTIC pour Íơ Ỹormơtìon Ờ dìstơn- ce Ệ une ouverture pour désenclover [es Zones rurơles EN COUR5 Un ơperçu en queỈqUes Ỉígnes de nos ínferventíons Olc†UeỈÍeS ou récenfes Décembre 2001 n° 2Ó
  2. 2. Les loups Clclns lơ bergeríe chefs de servíce de foyers ơyonl été éducoleurs, des « respon- sobles terríìorìuux » ơycnf été Dơns lơ sì†Uơ†íon de pénurìe clC†Uelle, ìl devìenf de plus en ll Asslslơnls S°°l°Ux de c'rc°ns” críptíon », des dírecteurs dléfu- plus dìffícíle de recrufer des cudres dons le sec†eUr socìoll. . bllssemen† pour enfơnìs ơy0n† Ces dlffículfés ne Son† pos nouvelles, mơìs elles †ouchenf é†é chefs de service e'dUcỢ†ỉfSI uUìoUrd'hUí †oUs les secteurs. Ne peU†-on pos Ufìlíser ce††e e†C. con|onc†Ure dlfflclle pour renouveler nofre concepflon du ce†,e sí,Uu,ìon es, †rès lỉée Ò Iu mơnơgemen† Ệ Et sí d'ơU†res professìonnels é†ơìen† sollícífés question de lu légifimifé ef du pour encơdrer les frơvoìlleurs socíơux 8 PoUrrclì†-on évìfer le mũde d'0F9ƠnÍS0†í0n dU Sũcíơlí l`›Ọ`l.ũU clu' Clẻllfvìllé evì gvos pov le clĩcmp d Opịìll' Collon des CcrW.en?:ons colẫecll.-35 cle ÔÔ de 51, et des CHR5 Dơns les Sec' ấeurs Clllã ẻrnevgerìĩs *` lvós c`1 lc: Ị>:`lw- l›que xlỉze pcr exernole Ou OL). sẽ-l..Ce5 Out Ịìsrsolìrĩẫs lc pernìẻơb prolessưonnelle ỆSẢ llellelllelĩl Ịĩlưs g'OYT‹ẵe scénơrío des «loUp5 dons lơ bergerìe» 8 ll 0 fouiours éfé díffìcíle de recruter un chef de servíce ou Un dìreC†eUr d'ìnternol, mclìs uuioUrd'hUì, Ce sont des ser- víces frơdìfìonnellemenl plus « ơltructífs » comme l'AEMO ou les services socíơux quỉ sont fouchés. On ne revíendru pos sur les Cuuses bien Connues mơìnte- nclnf quí on1 généré Cetfe SÍÌUỢ- †ion Z dépurt Ò lơ re†rclí†e des « pupys-boomers», sulơìres peu utfrơctífs, Ò lo foìs en vuleur ubsolue et en vuleur relơtìve por roppor† QUX méfíers de buse, clccroíssement des res- ponsơbìlífés ef des rísques líés Ò lơ fonclíon de codre, díffícul- †és Ò exercer Une foncfíon d'au- †orífé dons Un secfeur Ỉrodílíonnellement empreínf d'Une culture « unti- Guforìfoíre », etc. Toutes ces données son† incon- fesfơbles ef leur coníoncfíon conduìl Ỏ Un tubleuu ussez sombre pour les 5 c`l l0 ons Ò Venír, en ce quí Concerne les posfes d”encc1dremenf Ủ pour- voìr. L'éqUu†ion semble ínso- luble. Mơís de quelle équctìon s'ugìt- Íl Ệ Tous les porơmètres sonl- íls fìxés de mơnìère uussí rígìde qU'ìl oppơroĩf Ò premíère lec- ture Ệ Reprenons les données. Que cherche-†-on quund on recrufe Un cơdre du Socíơl Ệ Lu plUpur† du temps, pour ne pos díre sys- témcltíquemenf, on cherche Ở recrufer quelqu'un oyonf déiò occupé Un posfe équívơlent précédemmenĩ, ou Un †rơ- Vuílleur socìơl munífesfcnl des quolífés d'enCudremen1. Bref, on ne sort pos du secteur d'oc- †íví†é, Voire du sous-secteur spécíulísé (l'enfonce, le Service socìơl, le hundìcup, lũ Vieílles- se, l'ínser†í0n, e†C.). C'est ơínsí que l'on frouve quasi sysfémơfiquement des « ie ne peux encudrer légìtìme- menl une équípe d'ìnÌerVe- n‹:ln†s socìơux que pơrce que i'ơí fuít ce méfìer Gupuruvơnl, que i'en Connclìs foufes les don- nées, les rísques el les difficul- fés, e1 que ie peux me siìuer comme soufíen fechníque e† Comme recours dons les ccls complexes ». Une légíon de poupées russes En fcIi†, le secteur es† essenfìel- lement construìf sur Une pro- blémofìque ỉdenfífơíre, eỶ les orgunìsotỉons Son† Cơlquées sur Id prédomìnonce e† lơ vơlorìso- fỉon quosí ubsolue du suvoír fơíre techníque. On se frouve frès souvenf devunf des orgunísufíons en poupées gìgognes : le dìrecìeur de l'cssocíu†ìon, Ợncíen †rơ- vuílleur socíơl, est responsuble devunf le Conseìl d'ơdmínÍs†ro- tíon, où l'on †roUve souvenf des Ỉruvuìlleurs socìoux retrơífés ou en ucfìvìfé ; ìl unìme les réuníons de dírec†eUrs d'étcl-
  3. 3. ỄÐŨ Ê@UỮ3ẩ Expérímenter une uutre forme d'ínvestígutíon iudiciuire L'0ss0ciơtíon Olgu Spitzer gère Ò Poris un service d'enquêtes socícles et d'in- vestígutíons menées sur ordonnonce des iuges pour enfants. Elle souhuite expé- en protection de l'enf0nce rimenter une modulité d'enquête qui permette de répondre de mclnière Ò lc fois plus Odơptée et plus dynumique tont Ỏ lu demonde des mdgistrơts qu'cUx situutíons des íeunes et de leurs fomilles. L'‹:1ccent est mis notomment sur l'explicítction uuprès des fomilles des rcisons de l'interVention iudíciuí- re, l'extension du Champ d'observOtion cux ressources potentielles de lu situation et non sur les seules díffícultés fơmilíules, et lu diversifìcution des oríentotions en fin d'investigutíon. blíssement ou de service, eux- mêmes uncìens trơvclilleurs sociclux, Ceux-ci dirigent des chefs de service ơnciens truvuilleurs sociuux, qui encơdrent des tro- voílleurs sociơux, et eux-même forment des stogiclires, futurs truvuilleurs sociơux. Dons les ccs extrêmes (clubs de préventỉon, CHRS, etc.), il n'est pos exclu que les bénéficioires de l'uction menée se retrouvent Un iour trơvoílleurs sociơux, ce qui permet uinsi de boucler lcl boucle. Quơnt uux emplois íeunes employés dons ces Structures, ils remplocent les ơnciens « pré- stugiuires », et finissent rupíde- ment por réussír leur exumen d'entrée Ò l'lRTS local. Bref, les poupées gigognes sur 5 ou Ó niveơux ne sont pơs rores, et ce mode d'orgunisO- tion est lu norme dons le sec- teur du « sociũl historique ». LQ question est de suvoỉr ce que de †elles orgunisutions produí- sent, et pourquoi elles sem- blent imperméobles Ò toute évolutíon. L'un des uvuntuges de ces montơges instífutionnels est lo formidoble homéostusíe du système. Du ieune débutont Ò l'uncíen ẻducoteur proche de lo retrui- te, du directeur de service Ò l'emploi ieune qui rẽve de devenír éducuteur, tous pơrlent le même lclngclge. Certes, on se dispute sur les heures de récupércltíon, sur les écrits pro- fessionnels, sur l'ovencn† 234, on défend le territoire de telle ou †elle trìbu léducclteurs, uni- mơteurs, ossistclntes sociolesl, muis on est d'ơccord en géné- rơl sur les mơnières de fơìre, sur le proiet globol, sur lũ réglementution légitimơnt l'in- fervention, sur le bíen-fondé de lo mission, etc. Autrement dit, llorgơnisơtion présente Un degré de cohésion exceptíonnellement résístơnt Ò toute remíse en cơuse externe, et Ò toute corrosion interne. Un uutre ơvuntuge de l'orgu- nísdtion en poupée russe est son extrơordinoire cupucité Ò s'ơuto-regénérer. Qulun éducuteur soit mơlode, le chef de service peut le rem- plucer. Que celui-Ci porte en retruìte, Un « fũisclnt fonction » Vìendru colmoter lo brèche. L'orgunisutíon gígogne est en outre, c'est Un uvơntoge cer- tain, source de normơlisơtion interne et source d'économíes de formation. En eŕfet, un chef de service qui 0 déiờ trclvơíllé dons une uutre institution du même sous-sec- teur se trouverơ rorement dépuysé, et il pourrcl trunsférer su monière de fơire dons son nouveuu poste.
  4. 4. Lu pouvreté des orgonìsutíons ídentitoíres En revơnche, il est évident que ce modèle d'orgonisution pré- sente des inconvénients mơieurs. ll ressort d'obord de ce type d'orgonisơtìon un conformísme certơín, peu propíce Ò l'Ínno- votion. Cette réulíté est flu- grunte dons l'ensemble du secteur et découle d'une orgu- nisotion quí se légítime dơvon- tơge por lu trunsmìssion des sovoir-foire que por lũ mise en oeuvre de compétences diffé- renciées. Un cơdruge réglementoire et ơdministrotif rigorìste, et une orgonisution fondée sur l'iden- tité technique des professíons socioles sont les deux mũmelles de l/homéostosíe des systèmes d'intervention. Ả Ce títre, l'qncienneté n'est pos símplement le moteur de lc Convention Collective, elle est le moteur Orgonisotionnel principol. Un uutre ínconvénient províent de lu pouvreté des ressources de l'orgơnisơtion. Une cơructéristique des sys- tèmes d'octíons modernes est lu mise en réseou de ressources différenciées. N'importe quelle entreprise, dès qu'elle déposse le stude de lu micro-orgunìsotion, se dote de ressources différencìées : E!”"Jl ỵ`Ể)l. ZÍ,Í,K; Ĩl‹ị`ìFx`l comptcbles, informuticiens, vendeurs, veilleurs de nuit, ocheteurs, stơtísticiens, etc. se retrouvent portout, et le coeur de mẻtier ne s'íden†ìtie pos for- cément cux lígnes de produc- tion. Or, le social se coroctérise pur une orgunisutíon minimơliste en termes de mise en commun de ressources différenciées : seuls les psychologues et les comptobles, oinsi que quelques Directeurs des Ressources Humoines dons les grosses ussociotìons, ont droit de cité. Quơsiment pos de iuristes (dons Un secteur OÙ le droit, lo loi et lo réglementotion sont suns cesse évoqués), quelques rores sociologues, très peu d'ethnologues, cllors que les phénomẻnes socioux sont désormơis reconnus pour ce qu'ils sont et non comme un clgrégot de cos individuels... Quclnt cux spéciolìstes de l'or- gunisotion du truvoil, on les chercheru en vuin.
  5. 5. On ne s'étonnero pos que les proiets techniques se résument souvent Ở Un clccompclgnement éducutif relcltivement indiffé- rencíé. On ne s'étonnero pos, non plus, que l'invoc<:ltion du droit des usclgers reste souvent incuntơtoire, lorsque les com- pétences íuridíques font défout Ò ce point. Enfin, le dernìer inconvenient est de réduire les Zones de confrontutions entre profes- sionnels ; por mdnque de confrontotions de points de vue, l'orgunÍsutÍon privílégie un seul référentiel (que ce soìt l'éducotif, l'insertion, l'c1ccom- pognement socicll, etc.) et néglige d'uutres dimensions tout oussi importclntes (tels que le droit, l'clnơlyse sociơle, l'in- terculturolité, etc.l. C'est oinsi que lo construction de Compromis, quí ccroctérise normulement toute orgơnisu- tíon, (en fonction des Zones dtinfluence ou de pouvoir des uns et des ơutres), devient ropidement Sons obiet, puisque tout le monde est, peu ou prou, d'ocCord sur tout et ỄN ©@@0Ứẵẵ Ếvoluer lo mise en oeuvre de lu mesure ASI dons lo région Centre Lo DRASS et lc DRTEFP du Centre ont sollicité COPAS pour mener Une étude-évoluotion de lo mesure « Appui social indivìduolìsé » telle qu'elle est mise en oeuvre uuprès de publics en difficulté dons leur recharche d'emploi ou dons lo résolution de leurs problèmes d'insertion sociole. L'étude est plus spéciulement orientée vers une opproche quulitutĩve de lo mise en oeuvre de lo mesure, ouprès de sites sẻlectionnés por le Comité de pilotoge. Aide ò lo formolisotion de proiet et occompognement ou cltongement Lo direction de lcl moison d'enfonts de Combrcli cl sollicité Une oide méthodologique pour mobiliser ses équipes sur une dynomique de proiet. Lo finolité de notre intervention est opérotionnelle, elle doit permettre de volorĩser et formcliser les protiques exis- tontes, de les inscrire dons des perspectives d'év0- lution et de chclngement. pơrtơge lcl même perception des choses 2 Quel monogement pour des orgunìsotions plus différenciées ? Pourrclit-on ulors imoginer d'outres orgclnistltions de tru- vơil intégront des profession- nels d”c1utres horizons que le trovơil socíơl proprement dit, en porticulier pour les fonctions de direction et de monơge- ment Ệ Autrement dit, ne pourroit-on pos « profiter » de lo crise de recrutement des codres issus du sérclil pour poser outrement les termes de l'équỢtion Ệ On peut en effet imoginer que des iuristes, des sociologues, des ethnologues, des urbo- nístes ou des diplômés de sciences po., des cudres venus du logement socíol ou des Missions locoles, de l'ANPE ou des CAF, d'onciens officiers, etc., puissent occuper des posi- tions d'enc‹:ldrement dons le secteur sociol. Au-delò de lo réoction immé- diote (« on omẻne des loups dons lcl bergerie » ou « com- ment pourroient-ils Com- prendre ce dont on polrle » 8), il est tout Ò foit possible d'imo- giner Sérieusement de telles configurations. Pour celo, il y C] lieu de lever les principoux verrous. Le premier obstocle Ò lever est bien sũr celui d'une Convention Vno:ìAteu'5 S GiỆ"IỆl5 d un cỏ`ẻ et éclucc- 'su's de l Outve Jvĩs e' des Cuties sur lc mission dợ CAT peu.en7 , ẻtfe très dilẫẻ' renves le com' prcmís Iéolisé , est iÔUiOUi5 inS^olJle (cn ` fire ‹ỆẾ5 :`ẻconOd1iqJe Ou .ers `e Sociol] rnG`5 ce:le instcoiliĩẻ 'eẫlè'e l`eXi5ĩen~ ce de .é:`- rcbes Clìoix -2-ĩ de .ẻr:'obles ofienĩcĩlors qui pYẻ'ePt Ỏ dẻbƠ`
  6. 6. Ểữl iẩểíôỳllüữẵểẵ Conseil Régionol Nord-Pcs de Colois : un progromme de formation pour les ieunes en difficulté En 2000 nous ovions oidé les services de lo Region Ò produíre un "codre de référence" pour les actions dites de Dynomique d'lnseI`tìon Frofessionnelle (DIF) destinées cux ieunes demondeurs d'emploi les plus en difficulté. Ce docu- ment est mointenont publié, et sert de référence Ò tous les octeurs. Nous entomons Ò prèsent un trovoìl d'occompognement de lo montée en quo- líté de ces octions qui s'étolero sur deux ons : suívi des dynomiques de rẻseoux territorìoux, copitolisotion et diffusion des innovotions, méthodes d'évoluotÍon, synergie ovec les outres progrommes, évolution des cohiers des chorges. collective, figée sur les métíers troditionnels, et fuisơnt peu de ploce cux outres díplômes, fonctions ou professions. Pour uutont, lo levée de cet obstocle ne peut être posée comme Un prẻclloble - sous peine de ne rien foíre - , cor c'est proboblement ovec l'orri- vée plus massive de « moutons Ò 5 pottes », exigeơnt Ò Choque foís de tordre les textes pour les emboucher qu'on uvuncerơ sur ce point, quand il oppơrơĩtro Cloirement que les soluriés foí- sont exceptions sont plus nom- breux que les soloriés « dons les clous ». Le deuxième obstocle, qui dépend du premier, Concerne lo rémunérotíon. Ce point est déiờ un obstocle Ò lo prise de responsobílité de truvoilleurs socioux de terrơin ; Ơ fortiorì, il décourơge les codres venus d'ailleurs. Les récents occords concernont les codres ont omélioré lu situotion, mois pos suffisum- ment pour rendre ces postes réellement Clttrclctífs. Mois l'obstơcle le plus impor- tont Concerne certoinement lo définition des métíers d'enco- drement. Trop souvent, le « coeur de mẻtier » de l'encodrement est perçu comme lơ copơcité Ò Clpporter un soutien technique oux opéroteurs de terruin, ovec, ou mieux, une greffe de techniques de gestion et de droit du trovoil. On reste en foit dons une ver- sion mi-industrielle, mí-ortÍso- nole du monogement : le contre-moĩtre est un oncien ouvrier reconnu pour ses Com- pétences et ses sovoir-fũire, et le directeur dlusíne est souvent lui-même expert dons l'eXercí- ce de l'ort, et frotté oux tech- niques de gestion, Poser le monogement d'équi- pe et le pilotoge institutionnel comme des compétences Ò port entière, Ò distinguer du soutien technique, est proboblement le préuluble qui permettro d'imo- giner lo venue d'outres codres, dont lcl légitimité ne se confon- droit pos ơvec leur expérience possée dons le mẻtier. Por uilleurs, il y cl lieu de prendre des précoutions sérieuses, quont cux dérives potentíelles ; on peut en effet croindre que les logiques mor- chondes, ou bureoucrotiques, ou símplement monogériơles ne Viennent prìver de leur Sens le mẻtier lui-même. Le sociol ne serclit plus ơlors qu'une octivité pormi d'oUtres, subissont de plein fouet lo logique de morchundisotion des services, ou lo logique de guichet udministrotif. De telles dérives ne sont pos illusoires, et doivent être tem-
  7. 7. pérées por un engugement professionnel fort. Toute lo question est de redé- finír cet engogement du cơdre, s'il n'est plus símplement dons lo tronsmission des bonnes protiques de lo profession ou dons lo bonne ơdministrcltion des ressources humoines. En réolité, l'engogement octuellement le plus nécessoi- re, Concerne l'íntégrơtion du sociơl dons une logique trclns- versơle de développement. Le socidl ne peut plus se conce- voir comme une entité en soi, Sons lien ovec les outres poli- tíques (l'hubitot, lu sécurité, le développement économique, l'oménogement du territoire, l'ẻduCotion, etc.). Si l'on prend tont soit peu cette hypothèse QU séríeux, il oppo- roĩt Cllors cloirement que le monogement du sociơl ne peut plus se limiter Ò lu connoisson- ce du « mẻtier » ni Ò lo régle- mentotion du secteur. Lo notíon de développement devient centrole, et le mundge- ment consíste Ò se doter (et Ở doter l'orgonisotion) d'une ơppréhension strotégique des ressources disponibles, d'une oncllyse pertinente d'un terri- toire donné, d'une compréhen- sion des liens ovec les outres polítìques en ieu, et d'une cupocité Ò piloter et Ò foíre évo- luer des dispositifs socioux qui ne trouvent plus leurfin en eux- mẽmes. Autrement dit, l'orgo- nisotion ne peut plus se confondre ovec une simple « ligne de production » de ser- vices reproductibles, réglemen- tẻs, et immuobles. Une orgclnisotion doit se doter, dons cette configurotion, de ressources strotégiques nette- ment plus développées, en vue diintégrer llensemble des dis- positifs utilísés dons une vision politique de développement. Ce n/est proboblement pos en chdrgeơnt les trovơilleurs socioux de terroin d'Une nou- velle mission de « développeur- clinicíen », telle qu'on peut lơ Voir uppơruĩtre ici ou lờ que l'on pourrơ prendre en compte réellement les notíons incon- tournobles de développement, mois en enrichíssont llorgoní- sơtíon por des oppolts d'cutres disciplines, et por un monoge- ment dovontoge strotégique que technique. Autrement dit, le codre n'est plus símplement le « primus inter pores », celui qui, sorti du rong, trouve sd légitimité dons les sovoir-fclire socioux, mois celui qui, plus distoncié de lo « production » elle-même, est copoble de piloter une organi- sotion díversifiée, orticulée ovec les outres ressources du territoire. En ce sens, loin d'être « les loups dons lo bergerie », les codres « venus d'ailleurs » peu- vent utilement contribuer Ỏ intégrer ~ Sons les ctssimiler - dicutres professions Ò l'inté- rieur même des équipes, et Ỏ gorơntir Une différenciotion interne que le modèle trodì- tìonnel ne foit que tolérer dons une logique d'ơssimilotion (de « digestion ») redoutcble d'ef- ficocité. Jeon-Bernord Dumortìer ì
  8. 8. Un groupe d'oméliorcItion des services publics Deux communes du dépclrtement du Nord ont mis en plclce un SIVU (Syndíco† lntercommunol Ò Vocơtíon Unique) qui sert de support Ở lo politique ville sur un quortier Ò chevol sur les 2 territoires communơux. Un des oxes prioritoires de cette politique Vise Ở développer lơ quolité des services publics sur le quortier. COPAS, oprès ơvoir réolisé l'évoluo- tion de lo politique ville locole, est invité Ò mettre en ploce l'onimotion des services publics de proximité. Différents obiectifs sont pour- suivis quí concernent les diffé- rentes fonctions des services 2 Lo fonction d'occUeil Elle est souvent située dons un équipement précis, sur des postes structurés outour de tôches de secrétoriot, de gui- chet, de stondord. Elle est considérée comme déterminunte por les usogers. ll s'ogít en effet de roccourcir lo distclnce ou public dons le service rendu, tont du point de vue temporel, spotiol que cul- turel, en s'‹Jppuyont sur des ogents dont on volorise lo Connoissonce et lo sensibilitẻ por lo fréquentotíon quotidien- ne des usogers. ll s'ogit ensui- te de créer des espoces et des orgonisotions qui permettent le décloisonnement, l'onimotíon des services publics, le troite- ment en temps réel des demondes des usogers. Lo fonction de service ll s'ogit de tenter de remédier oux dysfonctionnements insti- tutionnels, notomment liés oux dífficultés rencontrées por les odministrotions foce oux popu- lotions désignẻes en difficulté, Ò leur orgonisotion verticole et cloisonnée, en renforçont le lien entre les différentes odmi- nistrotions et institutions, ofin qu'elles se révèlent plus per- méobles entre elles pour ossou- plir les formolités et égolement pour simplifier les Circuits. Ce qui suppose lo prise en compte différenciée des indivi- dus por l'oménogement des espoces, por lo mise en scène de relotions positives, por lo cir- culotion de l'information entre agents, oinsi que por lo notíon de service public, de service ou public. Lo fonction de coordinotion L'évolution d'une culture bureoucrotique Ò une culture de service implique lo mobili- sotion des ogents de terroin, des responsobles institution- nels et des usogers. On glisse vers un modèle en réseou qu'il fout orguniser pour pouvoir mobiliser les res- sources disponibles ou service de l'usoger por lo connoisson- ce plus précise des ottentes, por des délégotions plus lorges oux ogents de terroin, por lo concertotion oux différents niveoux hiérorchiques. Quelques hypothèses guident l'oction : l'omẻlior‹.1tion du ser- vice public sero d'‹:lutont plus effective qu'il y ouro Concor- donce entre une volonté poli- tique de tronsformotion et un désir de chongement ressenti por les ogents locoux du servi- ce public. Un ogent rend d'outont mieux service que so Contribution o du sens pour luí, pour ses col- lègues, pour les usogers. Lo coordinotion sero d'outont plus efficoce que les ogents locoux seront ossociẻs Ò lo mise en ploce du réseou, en contri- buont oux oménogements ins- titutionnels et protiques des services.
  9. 9. ỄZNĨ ẾCỘQŨZÊÌS ............. .. Délinquonce et insécurité dons un quortier de Besonçon Le quortier de Cloirs Soleils, ờ Besonçon, est porticulièrement morqué por une réputotion de quortier dongereux. Décidée Ò investir des moyens importonts dons so requolificotion, lo municipolité de Besonçon o décidé de foire réoli- ser une étude préoloble sur lo situotion de lo dẻlinquonce et le Sentiment d'insécurité. Chorgé de cette étude, COPAS devro vérifier l'étot réel des fclits de dẻlinquonce dons ce quortier, formuler des onolyses écloiront son fonctionnement spécifique, éloborer enfin, des préconisotions pour une nméliorotion des modolités d'in- tervention de lo puissonce publique. l.es conditions du fonctionnement L'intervention développé oinsi en priorité lo connoissonce mutuelle des ogents, tont sur le plon personnel que sur le plon de leur institution, de ses mis- sions, des systèmes de controintes qui les limitent. Elle cherche Ò optimiser les res- sources humoines en utilisont ou mieux les potentiels et compé- tences de chocun, en les osso- ciont Ò lo résolution de leurs propres situotions-problẻmes. Cette préoccupotion premíère s'inscrit dons un codre plus lorge ; en effet différents groupes sont constitués, qui correspon- dent Ò une strotégie d'ensemble orticulont des fonctions com- plémentoires. Les ogents, mon- dutés por leur hiérorchie pour porticiper ou réseou, trovoillent collectívement les points rele- vés comme problémotiques por les membres du groupe. lls imoginent des options de réso- lution en mettont en commun leurs ressources, leurs compé- tences ; ils se réunissent tous les mois. De nombreux services sont invités : les personnels municipoux de l'étot-civil, du service ieunesse, les services de lo poste, de lo police notíono- le, de lo prévention du Conseil Générol, de l'Éducotion Notionole, le service de trons- ports de l'ogglomérotion, de lo PMI, le boilleur principol du quortier. Le groupe des usogers des ser- vices publics, rossemble des hobitonts du quortier concerné por l'opérotion, représentotifs de lo populotion ou nom de leur offiliotion Ò une ossocio- tion, Ở un syndicot, etc. ll se réunit une fois por trimestre pour foire étot de ses préoccu- potions et souhoits en ce qui Concerne les modes de fonc- tionnement des services publics. Un groupe de référents institu- tionnels, opportenont oux mêmes institutions que leurs ogents, se réunit oussi une fois por trimestre pour volider lo démorche et envisoger les oius- tements orgonisotionnels éven- tuellement générés por les réflexions et propositions des ogents. Récemment les membres du groupe d'clgents et les respon- sobles de l'opérotion ont tenu Ò mettre en ploce un groupe d'élus des deux communes pour qu'ils signifient leur impli- cotion dons le processus en volidont ses orientutions et en tiront les conséquences des productions dons leur domoi- ne de compétences. Après une période d'opprivoi- sement, les différentes moduli- tés protiques d'une séonce-type sont colées. Le début de lo séonce est offecté oux différentes nouvelles du
  10. 10. l0 quortier : que s'est-il possé depuis lo fois derníère 8 Les ogents s'informent des évène- ments et situotions porticulières dons le quortier. Lo seconde poltie est consocrée Ò llonolyse d'une situotion-pro- blème pour l'un ou l'outre des ogents. Un ogent expose une situotion qui l'o mis en difficul- té, il peut foire étot d'une diffi- culté personnelle 1 i'oi eu peur, ie n'oi pos été Ò I'oise..., égo- lementd'une difficulté tech- nique : ie ne sois pos Ò quỉ cldresser quond il y o telle ou telle demonde..., ou d'un obs- tocle institutionnel : ie ne sơís pos comment diffuser telle ou telle informotỉon dons mon ser- vice... Les outres membres du groupe recherchent collective- ment les différentes options qui permettroient d'ovoncer pour résoudre lo situotion, ou pour clméliorer les choses. lls se réportissent les rôles Ò tenir dons le codre de lloptíon rete- nue. Les effets : les productions Les groupes ont évoqué des situotions concernont essentiel- lement deux préoccupotions : lu sécurité sur le quortier et dons les tronsports publics, et Io situotion des logements. D'clutres questions sont obor- dées plus morginolement, il s'ogit des tensions dons les éto- blissements scoloires, les modes d'occès oux services de ỄN @`@lUữ2S ............ .. Prévention spéciolisée Ỗ Clìelles : un controt d'obiectif qui o du sens Lo signoture d'un controt dlobiectíf entre une commune, un déportement et une équípe de prévention spéciolisée est porfois une procédure ossez for- melle. Ce n'est pos le cos Ò Chelles, en Seine-et-Morne, où l'enieu est une remíse Ò plot des relotions entre lléquipe et lo municipcllité et l'ẻlo- borotion de portenuriots plus équilibrés. COFAS o donc été chclrgé Ỏ lo foís d'occompogner l'èquípe dons l'éloborotion du controt d'obiectif, et de contribuer ou pilotoge de l'ensemble de lo démorche. lo police, l'occessibilité pro- tique des services. Les groupes ont mis en oeuvre un certoin nombre d'oménoge- ments destinés Ò troiter les dif- férentes questions posées. À titre d'exemple, ce qui concer- ne lloccès oux services publics : le groupe des ogents o mis en forme une ploquette d'infor- motion, le « guide des ser- vices », qvll répertorie l'ensemble des services Ò dispositíon du public, en déclinont différentes rubriques descriptives de choque service : lo personne Ò contocter, les míssions, les conditions d'occès..` Deux ver- sions ont été réolisées : une Ò destinotion des usogers, qui est ờ leur dispositíon dons tous les services publics, une Ò destino- tion des ogents des différents services, pour qu'ils connois- sent les responsobilités de chu- cun et qu'ils puissent orienter plus focilement les usogers vers le service compétent. Des pon- neoux d'informotions sur les horoires et les chongements éventuels des permonences ont été opposés en plusieurs endroits. En ce qui Concerne les ques- tions de sécurité, les policiers ont réduit les démorches de dépôt de plointe en proposont un formuloire simplifié. Les boilleurs ont Créé des ploges horoires de permo-
  11. 11. nences téléphoníques pour réduire lo distonce Ở l'usoger dons ses différentes dé- morches Z qulil s'ogisse de demondes de trovuux, ou d'en- tretien des espoces communs, etc. Les effets induits S'il est évident que pour les usogers, les chclngements les plus oppréciés sont ceux qui oméliorent protiquement lo quolité des services, les ogents font étot dfoutres ocquis qui tiennent oux processus inscrits dons lo démorche. Les clgents ont pu éprouver le Sentiment d'ovoìr prise sur les situotions, sur les conditions d'exercice de leur fonction et que les choses peuvent chon- ger. lls odoptent oinsi une ottí- tude plus positive por ropport Ở leur trovoíl, Ò leur odminis- trotion, Ò leurs copocitẻs per- sonnelles. Purler du quortier pour lequel on trovoille le rend plus sympo, les uns et les outres ont des choses Ở roconter qui ne sont pos toutes négotives, ils peu- vent mesurer que des situotions se sont oméliorées... même s'il reste encore beoucoup Ò foire l Trovoiller dons un environne- ment positif chonge le regord qu'on porte sur lo populotion, sur les situotions. Por oilleurs, cette expérience rend les ogents plus proches du quor- tier et de ses hobitonts, et pour les hobitonts cette proximité les rend plus occessibles. Les débots développent un sen- timent d'opportenonce Ò une couse commune, on prend conscience collectívement d'une perception différenciée, mois portclgée, des situotions et des problẻmes. Le troitement des situotions- problèmes o souvent foit émer- ger le souci de donner une significotion Ò son interven- tion : on comprend les tenonts et oboutissonts des polítìques des différentes odministrotions, des positionnements des élus... qui ne sont pos réductibles Ò des questions protiques de munogement ou d'équilibre économique. Pouvoir donner du sens Ò son trovoil focilite son exercice. Enfin pouvoir foire étot de ses difficultés, de ses inquiétudes, pour ovoncer et non pos pour se ploindre, o modifié l'ottitu- de de plusieurs ogents plus « ossurés » dons leurs fonctions, ils ont pu utiliser le groupe comme lieu d'écoute ottentive et comprehensive, comme res- source pour sítuer relotivement ses propres problẻmes, comme lieu de proposition. Emmonuel Sion ) ll
  12. 12. l2 ilD'›Es l Si l`C1vĩiCwe len crgorĩisme de lO1mOl'Olìl ef le Siũglílite len Ce^tre 1-Crloas dẻlccolỉ- sẻl Se `vO`e"" et con7'nur`-`<Jue'ĩt ịlíĩl le llois des comèrcs .'.eb el :ro- øv pvxμ erìảlằmble 50ll sur oidinoteui Soll Ò pcrỹlv cỉe documenỹs pcpiefs qJ'i's Cn* chcculì sơμs es ,eựx Formotion Ò distclnce : utílísotion des nouvelles technologies d'informotion et de Communicotion (NTIC) en milieu rurol Formotion ouverte et Ỏ distonce (FOADl 2 cette expérimen- totion, finoncée por lo DRTEFP et le Conseil Régionol, dons le codre du progromme notionơl FORE de lo DGEFB dont lo mise en oeuvre o été confié ou C2 RP et ou CUEEB s'est dérou- lée sur 3 ons dons lo région Nord-Pos de Colois. Elle visoit Ờ étudier les modolités et conditions de mise en ploce de formotions « Ò distonce » Z comment l'utilisotion des NTIC peut-elle permettre de désenclover les Zones isolées, tou- cher les publics en voie dlexclusion, et éviter que lơ généro- lisotíon mclssíve des nouvelles technologies ne soit un nouveou focteur d'eXclusion. Mieux toucher les publics en zone rurole l : principes et outils Ce volet de l'expérimentotion porte sur lo mise en ploce de lieux décentrolisés, Ò portir des- quels pourroient se dérouler lo formotion d'un opprenont z - Les bornes-relois, points d'oc- Cueil de proximité (nombreuses, répurties sur tout le territoire) : renseignement sur les formo- tions, occueil, orientcltíon, prise de rendez-vous (centre sociol, CCAS, PAIO, municipoux...), cyber-Centres - Les Centres-relois : d'oÙ peu- vent se tenir des séonces defor- motion en communiquont Ò dístonce ovec le formoteur lportoge d'écron, web-cumz l. Sur ploce, des « tuteurs » opportent un oppui technique pour llutilisotíon de motériel et peuvent, selon les cos, être personnes-relois pour le for- moteur, - Enfin, une portie de lo formo- tion se déroule plus « clossi- quement» :en orgonisme de formotion (« en présentiel »). Cette formule focilite Io formo- tion en évitont des déplơce- ments (économie en tronsport, en frois de gorde d'enfonts), et permet d'en moduler le rythme et le volume de monière indi- viduolisée. Por exemple, il est possible de trovoiller chez soi sur outil-popíer le Soir, ou oux heures où les orgonismes de formotion sont fermés (en « outo-formotion »). Les ovoncées concrètes opportées por llexpérimentotion lmpocts pour les équipes de for- motion : en plus dlovoír permis l'extension de l'utilisotìon de l'informotique et des NTIC por les équipes de formotion, l'ex- périmentotion o généré un trovoil conséquent de coopérotion, d'échonges entre les formcl- teurs ou niveou régionol et ce, même pour les équipes iso- lées. Llopport en motière pédogo- gique n'est pos des moíndres 2 « Le proiet mfc ouvert dloutres portes en pédogogie et cl chon- gé mo vision du trovoil en ote- lier clossique » (un formoteur). Impocts sur les stơgiơires : il slogít d'un public qui siinter- disoit presque lfutílisotion d'un ordinoteur l« c'est pos pour nous ») et pour qui l'opproche et l'utilisotion des NTIC o fovo- risê Une forte volorisotion de l'imoge de soi, d'oÙ une gron- de motivotion. Consensus Sur Une formotion « hybride » Z l'íntérêt de mélon- ger lo formotion en orgonisme ovec lo formotion en centre- relois et l'outo-formotion semble ovoír été repéré por tous Z celo permet de gorder Une port de trovoil en collectif, . de ne pos être touìours seul
  13. 13. devont son écron. ll s'ogit en foit de moduler, quosiment ou cos por cos, les « doses » du cocktoil : quelle port de choque mode de trovoil dons un modu- le deformation Ệ Ces réflexions sont ờ relier Ò lo viobílité économique de lo for- motion Ò distonce 2 por exemple, si lo Visio-conférence peut mobiliser un formoteur pour un Seul stogioire, celo peut être compensé en portie por le temps d'outo-formotion. Les difficultés rencontrées Difficulté pour toucher des por- tenoires sur les sites les plus éloi- gnés : les démorches de prospection pour mettre en ploce les lieux décentrolisés prennent beoucoup de temps : il fout repẻrer les portenoires potentiels, convoincre les hiẻ- rorchies, les équipes, instoller lo structure qui en découle, for- mer les occueillonts et tuteurs, ossurer le suivi des sites une foís qu'ils sont instollés. L'oxe inỉtiol des «pubIiCS éloi- gnés de lo formotion » n'o pos été troité Z il s'ogissoit d'un des oxes les plus complexes de l'ex- périmentotion, mois oussi d'une de ses priorités. Des contocts doivent être pris ovec les portenoires ltrovoilleurs socioux, équipements socio- culturels, entreprises...) pour informer sur l'oction, trovcliller collectivement sur llinformotion du public et son orientotion vers les sites délocolisés en Cours d'instollotion. Or, ce trovoil de portenoricit de terroin est indis- pensoble pour l'extension du proiet ou niveou d'un territoi- re. Quelques réflexions sur les conditions de tronsférobilité de l'expérimentotion FOAD Liées ou milieu rurol : il est indispensoble de prévoir un temps importont de prospec- tion, de recherche pour lo mise en ploce des bornes et centres- relois, et le suivi de leur fonc- tionnement. Un occompognement tech- nique pourroit suivre ces démorches 2 por exemple, ossocier les référents formotion de ces territoires 2 coordino- teurs emploi formotion, relois techniques territorioux... L'eXtension du proiet oux Zones les plus éloignées posse por un moilloge serré des portenoires pouvont informer et orienter les personnes, une communico- tion cloire sur les lieux déloco- lisés (où 8 quond Ệ Ò qui slodresser Ệ) et lo formotion et sensibilisotion des occueillclnts et des tuteurs. ỄN kẾ@UuRẫ Ếvcluer le fonctionnement du foyer déportementol de i'Enfonce en Loire Atlontique Le Conseil Générol de Loire Atluntique gère en direct le foyer de l'Enfonce et souhoite, ovont de démorrer concrètement les trovoux liés ou schémo déportementol de l'Enfonce et de lo Fomille, procéder Ò une étude dio- gnostique du foyer. Après ovoir interrogé les prescripteurs et prin- cipoux portenoires du foyer, en omont et en ovol de son intervention, nous orgoniserons des groupes de trovoil Ủ l'interne pour proposer des pistes de recentroge ou d'oméliorotion. lầ
  14. 14. l4 O J f Lo question prímordíole du sens Ở donner oux outils ll s'ogit d'éviter l'effet « mode- godget » des NTIC pour concré- tiser l”opport quulitotíf et fonctionnel de ces nouveoux outils, foute de quoi, leur utilí- sotion risque de décliner dès lo « mode » possée. Por exemple, lcl visio-conféren- ce est-elle utilisée comme outil de formotion (séonces defor- motion en simultoné) ou comme outil de suivi et de régulotion c`l distonce Ệ Et pourquoi tel rôle plutôt que lloutre 2 Aspects orgonisotionnels ll est Ò prévoir por les orgo- nismes et finonceurs, les évo- lutions liées Ỏ lo formotion et Ỏ lo coopérotion Ò distonce dons l'orgonisotion du trovoil des formoteurs (réflexion sur les temps collectifs de réunion Ò distonce). -'_' `“.; ..-'›ŕ. N :`.“f c fl . `l: Ị '^ . Aspects motériels ll est primordiol d'orgoniser un recensement initiol du motériel existont sur le territoire pour ossurer lo compotibilité et pré- voir les finoncements en équi- pements informotiques. ll seroít égolement intéressont de réfléchir ‹`:l Une fonction d'ossis- tonce technique locole qui répondroit ropidement oux dys- fonctionnements (por exemple, des « ogents informcltiques » ossuront lo mointenonce pour toutes les Structures). Enfin, ce nouveou motériel NTIC, omène Ở imoginer un oménogement spécifique des locoux de formotion (pour que les Visio-conférences puissent se dérouler dons de bonnes conditions por exemplel. En conclusion L'implontotion en milieu rurol impose un portenoriot fort ovec les communes, une négocio- tion sur les modolités d'instol- lotion des centres, et peut-être une imogincltion, une créotivi- té, sur les types de lieux, et dlocteurs (ímplicotion des bénévoles, des personnes-res- sources). C'est l'occosíon de communi- quer ovec de nouveoux interio- cuteurs, d'outres types de public, pour élorgir lioccès Ò lo formotion. Enfin, les ospects orgonisotion- nels sont Ò prévoir, cor le public mobilisé doit ressentir ropide- ment lo plus-volue de lo formo- tion Ò distonce, et non pos subir tous les oléos de l'instollotion qui pourroient le découroger lopérotionnolité du motériel, ouverture et fonctionnement des lieux décentrolisés...). Binh Dô-Coulot
  15. 15. Nos références 2 DGAS Z diơgnostic portơgé sur llerrơnce des ieunes dons les déportements - Souvegorde des Yvelines : recherche-oction sur les orientotions de l'AEMO - Conseil générol Seine et Morne : évolucltion et défini- tion du schémo déportementcll de lo fomílle, llenfonce et lfodolescence - CCPD Ville de Coloís : soutien méthodologique oux trovơux de liobservcltoire du développement sociol - Fondotion de Fronce 2 pilotoge du progromme lnitiotives et citoyenneté - DRTEFP Houte Morne Z expertise des prestotions de suivi et dfoc- compognement des demondeurs d'emploi - Conseil Régioncll Nord, Pus-de-Colois Z occompognement de lcl politique dlévclluotion et de développement de lo quolité des formotions - Amilor Z onimotion d'une oction-recherche sur l'occompognement en réseou - FAS : étude-oction sur l'occès Ở l'opprentissoge et Ò l'insertion professionnelle des ịeunes d'origine étrongère - Ville de Morseille Z évoluotion d'un progromme visont Ò renforcer l'intervention de proximité en direction des usogers de drogues - CAF du Cher et de Le Hovre Z dynomique de développement sociol locol et démorches porticipotives DGAS : étude sur llencơ- drement dons le secteur sociol - Amicole du Nid Z formotion ou proiet ossociotif - PROMOFAF Ile de Fronce et Poys de Loire I formotion ou Proịet lndividuolisé - Associotion Tutéloire oux lnodoptés lATll 2 éloboro- tion porticipotive du proiet ossociotif (200 soloriés et CA) - Centre Régionol de Ressources Pédogogiques Nord, Pcs-de-Colois Z évclluotion du dispositíf expérimentol <<Formotion Ouverte et Ò Distonce>> - DDASS des Deux Sèvres 2 évoluotion d'un progromme dfẻchonges de seringues - Froternité Bonlieue des Petits Frères des Puuvres ; oppui ou développement des nouvelles implontotions de l'ossociotion - DGAS Z occompognement de lo définition du schémo ncltioncll des formotions socioles - DRTEFP Nord, Pos-de- Colois : oppui méthodologique Ỏ lo ploteforme de professionnolisotion des emplois-ịeunes <<médioteurs socioux>> - CCPD Ville d'Holluin Z occompognement de lo mise en ploce d'ơteliers-porents - Conseil Générol de Seine et Morne : diơgnostic préolclble Ò liimplontơtion diéquipes de prévention dons les contons rurclux Nos publicotions : Accompclgnement sociol et insertion et Guide prơtique de l'occompognement sociol. UNIOPSS - Éditions Syros 1995 Difficultés de vie et formotion et Obiectif citoyenneté, deux ouvroges issus du trovoil de l'otelier permonent d'évoluotion. C2RP Nord, Pcls-de-Colois - i995 Le F.l.L. (Formotions individuolíséesl monuel Ò l'usoge des octeurs de lo formotion. Lo Documentotion Fronçoise - lọọó Prévention de lo dẻlinquonce : politique et protiques. Editions ESF - i998 Agỉr ensemble. Fondotion de Fronce - 1999 Articulotion entre le proiet d'étoblissement et le proiet individuolísé. PROMOFAF - lọ?? Guide méthodologique de Io démorche de diognostic portogé sur l”erronce et lơ gronde morginolité des ieunes. DAS - 2000 Schémo Notìonol des Formotions Socioles. DGAS - 2001 Formotions ouvertes et Ò distonce. C2 RP Nord, Pus-de-Colois - 200i lõ
  16. 16. COPaS Nous intervenons en Conseil strdté- gique, recherche et développement, conduite de proíets, oudít et évoluo- tion, formotion et développement des ressources humoínes... N05 portís pris : une colloborotíon étroíte ovec nos clients, [e souci d'une opérơtíonnolíté immédíote, des interventíons sur mesure. COPAS est une Société coopẻrotive de Conseil, spéciolisée dons le domoi- _ ,` o`o` XX ne des politiques socíoles, créée en . V po ^Ỗ èxsø 7983, 70 consultants. E ` A, ọo8QỞ©C ‹x //r/ OPQV X ` `“"øV Ùfầ Ồ W& lẻl: 03 28 OẨF 54 24 fox: 03 28 OẨF 54 25 2 bis, rue des Jordins 59 800 LILLE L I °‹~ l Â. , c° i_ -is ` QV' ầ I 'o 0 bs `, ^ ‹ Q “L _ ø -~.v-..` :k0 O bx ° v `F l óa-dv sồ ©°° iựâồê `,,4,,/'/ ỘQSWỌỐỌƠ âo ISSN 125A 8758

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